Une approche sur l’étude des styles et du Mobilier (2)

Art, peinture, décoration et architecture (3-2) : du style Louis XVI au directoire.

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Le mobilier Louis XVI et Directoire.

Le mobilier Louis XVI :

Le Style Louis XVI s’étend sur presque une cinquantaine d’années,  précisément entre 1750 et 1795. Sans doute en réaction du style qui l’a précédé, et particulièrement le style Rocaille, les lignes contournées sont abandonnées pour les préférer à des lignes droites, accompagnées par une ornementation d’une grande légèreté. Sous l’influence de Marie-Antoinette, plus portée sur les arts décoratifs que son époux, l’époque est éprise de plus de naturel et de plus de simplicité.
Plutôt une grande sobriété, des meubles équilibrés et bien proportionnés, de formes géométriques comme le carré, l’ovale, le rectangle, et le rond.

Ci-dessous, les formes géométriques des meubles Louis XVI.

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Les éléments géométriques de l’Antiquité sont repris comme, pour n’en citer que quelques uns, les perles, les entrelacs, les gouttes, les denticules.

Des nouveautés, comme le chapelet de piastres, les baguettes enrubannées, le médaillon ovale. S’ajoutent des références à la faune, comme des représentations de l’aigle, du dauphin, de la tête de bélier, du sphinx grec (à corps de lion ailé et buste féminin).


Abondance de production de meubles Louis XVI, conçus avec goût et fantaisie. Retour de l’inspiration des formes antiques et de leur pureté en partie grâce aux fouilles effectuées sur les sites d’Herculanum et de Pompéi.

Le papier peint apparait, ainsi que les motifs en trompe-l’œil, et le désir d’imiter, se fait plus présent, grâce aux talents des peintres : faux marbres, faux bois, imitation à la perfection de la pierre, du métal etc…

Emploi de plaques de porcelaine dans le mobilier, ainsi que des laques d’Extrême-Orient. Beaucoup de bois sont peints ou laqués en couleur claire: blanc, gris, gris-bleu, vert, ivoire, rose, lilas, rehaussé de filets dorés.

Le bronze doré est toujours présent et un alliage de cuivre, d’étain et de zinc appelé chrysocale, avec pour effet d’imiter l’or, fait son apparition.

Pour les essences de bois : L’acajou est très employé, moucheté, moiré, chenillé ou ronceux, verni (au tampon) ou ciré, en placage pour les grandes surfaces, en massif pour les montants des meubles. L’ébène revient à la mode, le palissandre, le hêtre, le noyer ciré, l’érable, l’if, l’amarante, le chêne pour les bâtis, les fonds et les tiroirs. Les meubles plus ordinaires sont polis, les plus beaux, plaqués ou marquetés.

Une mention particulière pour la marqueterie aux essences en bois de rose, de palissandre ou en bois de violette de conception géométrique, grecque, en guirlandes de fleurs, en bouquets, en damiers. Les motifs floraux ont une grande importance.

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Rien n’est perdu. On utilise aussi les défauts du bois : la loupe, la ronce de noyer.

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A noter que la coloration des meubles sous Louis XVI est nettement plus foncée que ceux du règne qui a précédé.

Entamé déjà sous Louis XV, l’importance apportée à l’hygiène, qui plus est, sous l’impulsion de la reine, augmente. Elle possède, par exemple, une baignoire à sabots. Le visuel ci-dessous nous montre qu’elle pouvait être conçue avec autant de raffinement qu’une commode, un bureau ou un siège.

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Les salles de bains feront leur apparition par la suite. Autre nouveauté, la table de la salle à manger. Autrement dit, l’attribution de fonction pour chaque espace va d’avantage se développer.

De grands ébénistes vont accompagner le mouvement, comme Jean-François Leleu, Jean-Henri-Riesner, la famille Jacob, particulièrement Georges et François-Honoré-Georges, Martin Carlin. Ne pas oublier, non plus, un ciseleur, comme Caffiéri ou le sculpteur Houdon.

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Le mobilier :

Avant d’en établir la liste, arrêtons-nous sur le piétement.

Les pieds sont droits et légers, en colonnette cannelée en longueur ou en spirale, en colonnette droite, carrée à angles vifs, plus rarement en carquois, en flambeaux, en fuseaux ou en lyre. Ils se terminent en sabot, en serre d’aigle ou en toupie et sont raccordés aux meubles par le cube souvent orné d’une rosace.

Au profil du cavet appliqué sur les supports d’accotoirs succède le léger balustre.

Ci-dessous, les formes des pieds et celles des dossiers de chaises et des chevets de lits.

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Les peintures des sièges et des lits, lesquels sont parfois dorés où au naturel, s’accordent avec les tons des tentures de la pièce. Apparition de la toile de Jouy.

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Les sièges :

En noyer ou en hêtre. Souvent en bois peint de couleur pâle, en acajou surtout, bois laqué ou simplement ciré. Certains sièges, certes très luxueux et dorés, sont, en revanche, moins confortables que ceux de l’époque précédente, mais gagnent en finesse et en équilibre. Leurs pieds sont en colonnette amincie à la base, cannelée, ou en spirale et sont raccordés à la ceinture par un cube orné d’une rosace ou d’une marguerite. A noter que les pieds arrière restent droits.

Les chaises Louis XVI sont en noyer, hêtre ou acajou, ou en bois doré. Elles peuvent être peintes, composés de pieds ronds et cannelés, en gaine, ou parfois en console. Leurs dossiers sont très variés : carrés, en lyre, bois ajouré, en raquette, en gerbe, à chapeau, à médaillon ou à colonnes détachées, entièrement en bois ou garnis de tissu. Elles peuvent être garnies de cuir ou de tissu et sont cannées ou paillées.

Les bureaux :

Les bureaux en cylindre. Très en vogue, appelés de nos jours bureaux américains (moins chic !!!). Ce sont plutôt des meubles dits masculins, par leur aspect imposant. Le dessus du meuble est en marbre, à galerie de cuivre. Un volet arrondi s’abaisse de haut en bas et actionne le plateau du bureau lui-même. Sous le plateau: tiroirs et niches et possèdent huit pieds en groupe de quatre et lorsqu’ils sont plus petits quatre pieds seulement.

Les bureaux plats.  Pieds droits, en gaine, dessus droit et recouvert de cuir, à angles arrondis ou vifs. La ceinture comprend trois ou cinq tiroirs avec des poignées sont en forme d’anneau.

Le bonheur du jour. Meuble précieux, typiquement féminin, il est formé d’une table sur laquelle repose en retrait une petite armoire fermée par deux portes de bois, glace ou vitre, parfois abritant une bibliothèque. Le plateau peut être simple ou avec un abattant cylindrique. Le dessus est en bois ou en marbre, entouré d’une galerie de bronze ou de bois.

Ci-dessous, l’exemple d’une table circulaire et d’un bonheur du jour.

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Les secrétaires :

On peut les diviser en trois parties.

La partie inférieure garnie de trois tiroirs ou de deux vantaux

La partie moyenne qui comprend l’abattant formant tablette lorsqu’il est ouvert et découvrant les tiroirs et les casiers. Ils sont en général réalisés avec des compas d’abattants, qui suivent leur mouvement et retiennent ledit abattant.

La partie supérieure munie d’un tiroir formant la ceinture est recouverte de marbre, parfois entourée d’une galerie de cuivre.

Les pieds sont en bas en toupie ou en gaine, et se prolongent dans les montants en colonne, plats ou à pans coupés.

Les commodes :

En général, leurs façades sont plates et rectangulaires, en lignes droites, en acajou, avec un dessus de marbre gris ou blanc, et des motifs en bronze ciselé. Elles ont entre 70 cm et 1 m 20 de largeur. Deux types se distinguent, à deux tiroirs, aux pieds élevés, à trois tiroirs, aux pieds bas.

Le piétement : à balustre, en toupie, en pied de biche qui se prolonge dans les montants et la ceinture.
Même si les commodes Louis XVI les plus courantes sont rectangulaires et droites, souvent à trois petits tiroirs dans la partie supérieure, avec rosaces de bronze, avec des motifs très caractéristiques en rectangle aux angles rentrants, colonnes à cannelures sur les côtés, il en existe aussi avec des profils différents :

En demi-lune construite sur un plan en arc de cercle, souvent adossée au trumeau. Parfois elles se caractérisent par les tiroirs du milieu qui forment saillie sur la façade.

En desserte plate sur la façade, comprenant deux ou trois tiroirs et, de chaque côté, deux étagères latérales, superposées.

En console, meuble élégant en demi-cercle, haute ceinture avec tiroir, tablette beaucoup plus basse.

En console servante, ouverte de face ainsi que sur les côtés, tiroir supérieur dans la ceinture.

Ci-dessous, commode attribuée à Riesner, château de Chantilly.

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Les chiffonniers :

Les plus courants mesurent 1 m 50 de hauteur sur 30 cm de largeur, et comportent généralement cinq tiroirs.

Les tables :

Les tables de salles à manger commencent à se répandre et sont en acajou ou en bois fruitier, de formes rondes ou parfois ovales, avec rallonges et abattants sur les côtés. Les pieds sont nombreux, quatre, six, huit en général, ronds, cannelés ou gainés en forme de carquois. Celles à six couverts sont sans rallonges.

Les petites tables :

La table à la Tronchin. Par un système de crémaillère, une tablette munie d’un abattant était haussée au niveau désiré, l’abattant lui-même pouvait s’incliner de toutes les façons.

La table en rognon. Souvent à trois tiroirs, dessus en marbre entouré d’une galerie de bronze. La table à jeu et la table à trictrac.

La table bouillotte. La table bouillotte est circulaire, avec un dessus de marbre ceinturé d’une galerie, deux petits tiroirs et des tablettes dites à tirants.

La table liseuse. Elle est formée de deux plateaux circulaires montés sur un même pied. Elle sert aussi de table à ouvrage comme de table à déjeuner.

Le guéridon. Une seule tablette toujours un pied tripode.

Les vitrines (nouveau) :

Elles sont nouvelles à cette époque.  Ce sont des armoires vitrées, destinées à placer des bibelots et les protéger de la poussière, et sont garnies de montants ou de simples baguettes moulurées, avec des pieds souvent en toupie.

Les lits :

En acajou ou en bois peint, parfois dorés, avec des montants sont en bois, le plus souvent garnis de tissu, et à dossiers droits, ou à chapeau, ou à colonnes détachées surmontées d’un plumet ou d’une pomme de pin.

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Autres mobiliers :

L’athénienne est un meuble qui s’inspire du trépied antique. Dans l’Antiquité, le trépied était un petit meuble tripode soutenant une cuve. Généralement en bronze, il pouvait également être en cuivre, en argent, en pierre ou en or. Certains étaient d’usage courant et faisaient office de brasero, d’autres, étaient offerts dans les sanctuaires en hommage aux divinités.

C’est un haut meuble tripode de forme circulaire ou hexagonale supportant un plateau incurvé ou droit. Ses trois pieds sont généralement réunis par des entretoises formant tablette ou socle.

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La tricoteuse servait d’appoint près d’un siège ou d’une table de salle à manger.

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La jardinière. Ci-dessous, un exemplaire en acajou de Cuba.

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Le mobilier Directoire :

Une harmonieuse transition entre le style Louis XVI et le style Empire, estimé pouvant s’étaler sur quinze ans entre 1789 et 1804 (période révolutionnaire de 1789 à 1792, de la Convention entre 1792 et 1795, du Directoire entre 1795 et 1799 et du Consulat entre 1799 et 1804), mais s’étalant plutôt entre 1792 et 1804.

Les bouleversements historiques sur cette période par la disparition provisoire de la clientèle de luxe (noblesse et haut clergé), accentués par la suppression des corporations obligent à avoir une approche différente dans l’artisanat, ce qui ne vaut pas dire que rien ne se passe.

Ce qui caractérise le style Directoire, c’est toujours de se référencer à l’art antique mais avec une interprétation avec plus de légèreté (le style dit « à l’étrusque »).

Le style Directoire est un style néo-classique.

Les essences de bois :

Dans la continuité de la période précédente, c’est surtout de l’acajou et des bois fruitiers qui sont utilisés comme le citronnier, l’érable, l’orme, le noyer, le hêtre pour les bois peints. Ils sont blancs, gris, vert d’eau ou soufre à filets ou à dessins. Peintures jaspées et faux marbre. Beaucoup d’incrustations d’ébène.

L’ornementation :

Les principaux motifs sont : des palmettes grecques, des vases antiques, des urnes sculptées, des colonnes détachées, des flèches, des lions ailés, des rosaces inscrites dans un losange ou un carré, des dragons, des sirènes, des bustes féminins avec ailes d’aigles, des sphinx grecs portant sur la tête un panier de fruits.


S’ajoutent des motifs révolutionnaires comme la victoire ailée coiffée d’une lyre, des rameaux de chêne, des tables de la loi, des mains jointes, des yeux  et des coqs gaulois, des casques et des trophées, des peupliers, des cocardes, des piques.

Ce que l’on trouve couramment sur les sièges et sur les armoires sont la marguerite, à la ceinture et à la tête des pieds, et le losange, sur les armoires, les dossiers et les supports d’accotoir des sièges

Les bronzes sont peu nombreux : plaques de cuivre en losange, en écusson, têtes d’animaux, petits masques de personnages, quelques baguettes.

Le piétement :

Il est  en colonnettes trapues, à gaine, ronds, cannelés et se termine souvent en boule.
Le piétement arrière des sièges est le plus couramment en sabre, parfois en patte d’animal.

En page suivante, quelques exemples de piétements et d’ornementations.

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Les sièges :

Les chaises et les fauteuils n’ont pas encore l’aspect imposant du style Empire et  sont souvent en bois clair, en acajou ou en bois peint.

On trouve le dossier à crosse, le sommet s’enroule en volute vers l’arrière, ou le dossier à corne légèrement concave et cintré, il s’évase de bas en haut et se termine soit en volute, soit en angle aigu.

Deux traits caractérisent ces sièges : la palmette en coquille surmontant les bras des fauteuils ou le carré, lequel, auparavant était inscrit parallèlement au cube, mais est maintenant inscrit en diagonale, et contient une rosace ou une marguerite.

L’essence du bois des chaises est en acajou, en bois fruitier, en hêtre, et quelques-unes sont peintes. Les motifs sont sombres sur fond clair, et le dossier est généralement entièrement en bois. La forme la plus courante est le haut dossier terminé par un large barreau décoré en bas-relief, la partie centrale étant ajourée, en palmette, ou en losange ou à simple grille.

Les pieds sont droits, ronds ou carrés et ceux en arrière sont renversés, dits « à l’étrusque ».

Les chaises sont recouvertes de tissu à rayures.

Les fauteuils ont les mêmes caractéristiques que ces dernières, avec des accotoirs terminés en boule ou en volute, et reposent sur des supports en balustre qui rejoignent la ceinture.

Les sièges curules, inspirés des sièges antiques, ont des bras et les pieds formant un X.

Les commodes :

Elles sont géométriques et simples, à cotés droits et plats. Les moulures sont rares. Composées à trois tiroirs, dont celui du haut plus étroit. Pieds droits, généralement à gaine, ou en griffe de lion.

Les commodes sont souvent ornées de colonnes en forme de cariatide, palmettes ou couronnes à chaque angle.

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Les tables :

Les salles à manger sont très répandues, avec des tables ovales ou rondes, à abattants, en acajou ou en bois peint, à 4 ou 6 pieds.

Les petites tables :

La table bouillotte, servant au jeu de carres, est ronde avec un dessus de marbre, deux tiroirs et deux tablettes mobiles.

Les guéridons, sont toujours en acajou, de forme ronde, à dessus en marbre ou en bois. Ils reposent sur un fût et une base en trépied.

Les psychés (nouveau) :

Création du Consulat, c’est le meuble typique des « merveilleuses » et de Joséphine. Il s’agit d’une grande glace basculante prise entre deux montants verticaux au socle massif, entourée d’un cadre bandeau. Est parfois montée sur des pieds en X.
Lorsqu’ils sont droits, ces accessoires sont surmontés d’un emblème de bronze, vase, urne, tête antique, guirlandes, enroulements. Souvent ils portent deux bras de lumière en métal ciselé sur les côtés.

Les lits :

Ils sont souvent en bois peint à filets et motifs foncés avec deux dossiers à colonnettes détachées encadrant un panneau sur le fronton, orné d’un motif, et se termine en volute.
On trouve aussi les lits de repos à deux dossiers à crosse ou une méridienne à un seul dossier.

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Page 12.

Analyse de Meuble.

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Le nom : Secrétaire à abattant.

Le style : Louis XVI.

La fonction : Meuble de travail, et pour être plus précis, un meuble de bureau servant à l’écriture, à la correspondance, au rangement des documents supposément plus ou moins confidentiels (sinon, il n’y aurait pas de serrure) et courriers. Il peut aussi servir à la lecture, en fait, l’usage est à discrétion de la personne qui choisit sa destination. Au XXIe siècle, il peut servir à poser un ordinateur portable pour l’utiliser.

Les matériaux des différentes parties : placage acajou, orné de filets de bronze doré pour le piétement et les trois parties. Plateau en marbre, qui semble être gris sur la photo.

Les particularités : de bas en haut : piétements en toupie (bronze doré à la base, puis acajou cerclé de bronze doré). Viennent ensuite deux ventaux plaqués acajou dans chacun desquels est incrusté un cadre de baguettes en bronze doré, alliage qui entoure aussi les quatre serrures de ce meuble. Vient ensuite le plateau qui s’ouvre à l’horizontal dans lequel est encastré un cadre en baguettes de bronze doré. Sur la troisième et sommitale partie, un tiroir en façade conçu en façade de la même manière que les deux premières parties et complétée par deux poignées du même matériau que les parties métalliques du meuble. De forme architecturée, sa façade et ses côtes sont encadrés de colonnes cannelées.

Très certainement derrière l’abattant, des tiroirs, des casiers, et un revers gainé de cuir.

Conclusion : un meuble d’une extrême sobriété, peut-être pas d’époque, mais conçu dans l’esprit des secrétaires de l’ébéniste Etienne Avril (1748-1791). Le mobilier, dans les années 1780, reflétait le goût français pour les meubles en acajou, inspiré par une anglomanie caractérisée par une fascination pour l’esthétique, les manières, et le savoir faire outre Manche qui a largement inspiré les Arts décoratifs français de la fin de l’Ancien Régime et souligné par le choix de l’essence de bois utilisé dans la fabrication des meubles britanniques.

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Page 13.

Pour aller plus loin :

Secrétaire en acajou estampillé Etienne Avril.

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Page 14 et fin.

Biographie sommaire d’Etienne Avril (extraite du site https://www.anticstore.com/)

Etienne Avril (1748-1791) – ébéniste – maîtrise obtenue le 23 novembre 1774 : Exerce sous le règne de Louis XVI, il se caractérise par ses meubles aux panneaux encadrés de baguettes de bronze.

Appelé Avril l’aîné pour ne pas le confondre avec son frère Pierre, Etienne Avril, ouvre sa boutique principale rue de Charenton, à l’angle de la rue Moreau mais également quelques magasins près de la porte Saint-Antoine. On le sollicite pour de nombreuses commandes, notamment la reine Marie-Antoinette pour son appartement du château de Saint-Cloud.

Au cours de son activité d’ébéniste, Etienne Avril vend « quantité de commodes, consoles, bibliothèques, secrétaires et chiffonniers en acajou et bois des Indes, des tables de nuit,… ». Ses meubles sont le plus souvent en acajou et en satiné. Ils se caractérisent par des lignes rigoureuses et simples et des grandes surfaces unies, typiques du style de Louis XVI. L’œuvre d’Avril se compose également, mais en moins grande quantité, de meubles en placage de citronnier, de bois de rose et de quelques modèles en marqueterie géométrique. Les formes sont nettes, légères, bien proportionnées, les bronzes presque absents, visibles uniquement aux entrées de serrures et parfois sous forme de fines baguettes d’encadrements qui soulignent de l’architecture du meuble. Enfin, bien que moins fréquents, il réalise quelques meubles d’appui et tables tric trac en acajou.

A l’aube de la Révolution, Etienne Avril cède sa boutique de la rue de Charenton pour ne garder que les magasins de la porte Saint-Antoine. Après son décès, plusieurs ventes aux enchères, de plusieurs jours à chaque fois, sont organisées afin de les vider du nombre incalculable de ses marchandises accumulées.

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Melanie Franz

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