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Avant d’entrer plus dans les détails, voici en résumé les grandes caractéristiques de la période entre la Restauration et le style Napoléon III.
Le style Restauration préfère les lignes simples et les courbes harmonieuses en opposition au style Empire. Meubles en petites dimensions et d’avantage de recherche de confort dans les sièges. Le frêne et l’érable aux teintes blondes et plus lumineuses sont préférés à l’acajou.
Apparition du sofa, de la chauffeuse, et le pouf font leur apparition. Très prisés également, les guéridons, les consoles, et les tables de nuit.
Révolution industrielle oblige, sous Louis-Philippe, la machine outil permet une production de meubles moins coûteux, certes, mais aussi moins raffinés. Comme les meubles sont produits en série, l’ornementation se fait plus rare. Grand retour de l’acajou.
Très prisés, le fauteuil Voltaire, apparu sous la Restauration, tout comme le fauteuil crapaud recouvert de velours et souvent sur roulettes.
Un éclectisme poussé au paroxysme , avec des résultats plus ou moins heureux, apparait avec le style Napoléon III. Inspirations et combinaisons puisées dans le style Boulle et sur tous les styles qui ont précédés, sans oublier les références égyptiennes et celle de l’extrême-Orient (Chine, Japon).
Le rôle du tapissier dans un aménagement intérieur prend une ampleur notable.
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Le mobilier Restauration :
Inscrit dans un style qui se situe entre 1815 et 1830, la rigidité et la symétrie du style précédent fait place à des formes qui s’incurvent et s’arrondissent, autrement dit, la ligne courbe succède à la ligne droite dans la conception du mobilier, qui devient plus confortable, moins imposant, donc plus intime et plus charmant.
Bien que sur le plan politique, le régime cherche à s’inscrire dans une rupture et une réaction autoritaire (surtout sous Charles X), sur le plan esthétique, décoratif et architectural, par soucis économiques aussi, les commandes commencées seront poursuivies et terminées. Certains principes sur le mobilier seront aussi conservés mais mis au goût du jour. Autrement dit, le réalisme économique primera sur toute autre considération.
La révolution industrielle approchant, la mécanisation permettra de fabriquer du mobilier en plus grand nombre, même si la conception artisanale ne disparaitra pas, mais ne concernera que les plus fortunés.
Sans être dénuée d’intérêt, le rendu des meubles conçus selon la production industrielle n’atteindra pas la qualité de finition ni l’âme de ceux conçus selon les techniques artisanales.
Les essences de bois :
Usage de bois clairs, parfois mouchetés, comme l’érable, le citronnier, le platane, l’if, l’oranger, la loupe d’orme, le thuya, le sycomore. Incrustation de motifs en bois sombre comme l’amarante ou le palissandre.
L’ornementation : Incrustations de bois clair ou foncé. Pour les motifs, la palmette Empire est conservée mais elle est plus petite et plus arrondie. Emploi des rinceaux, des feuillages, des guirlandes, des cornes d’abondance, des rosaces, des parapluies, des étoiles, des fleurettes, des cols de cygne, des chevaux, des mains, des chimères, des nymphes, des victoires, des génies.
Le piétement : Droit ou cambré sur la face avant, en sabre sur la face arrière, en griffe, à tête de bélier, en X, en forme de lyre ou de palmette. Les pieds sont terminés en cuisse de grenouille essentiellement pour les sièges et annoncent le style Louis-Philippe.
Les chaises : La chaise gondole, la plus courante, la chaise à pieds console, dossier a croisillon, marqueterie à filets, la chaise cathédrale, à dossier ajouré, pieds à balustre, la chaise curule, dossier incurvé, la chaise à dossier en forme de demi-cercle, la chaise de réception à dossier droit, peinte en blanc rehaussé d’or.
Les fauteuils : Aux dossiers rectangulaires, avec accotoirs droits à manchettes ou en col de cygne replié, en griffon ou en chimère. Pour les sièges moins luxueux, les motifs sont très simplifiés. De nombreux fauteuils en gondoles, aux bras souvent détachés en forme de dauphins ou de cygnes stylisés, ou en console terminée par une volute (une continuité, en quelque sorte, du style Empire). Nouveau : apparition du fauteuil Voltaire, qui est un siège bas, au dossier élevé, renversé ou ondulé. Fauteuils style cathédrale en acajou ou en bois clair, dossiers ajourés. Fauteuils curules à dossier renversé et bergère de ligne assez lourde.
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Les canapés : Très bas, la ceinture servant parfois de socle, en méridienne, chevets de hauteur inégale reliés par un troisième dossier. Ils peuvent être en forme de haricot, ou à dossiers dits « en chapeau de gendarme», c’est à dire un canapé à deux montants inspiré du lit bateau. Pour ceux dit « en sofa », la ceinture forme la base, avec de gros coussins en tête-à-tête, à deux places.
Les commodes : En bois clair, incrustées de bois sombre ou le contraire (« commodes a l’anglaise »). La corniche reste lourde, et les pieds sont bas et trapus. De nombreux tiroirs, mais plus de colonnes ni de pilastres.
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Les lits : Les plus courants : les lits bateau, en acajou, avec des incrustations de bois clair ou en citronnier, ou des incrustations d’amarante. Les pieds sont bas et en forme de palmette, de lyre, ou de volute. Ils peuvent être peints et dorés.
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Les secrétaires :<En général à abattant droit avec une partie inférieure fermée par une porte à deux vantaux.
En dos d’âne, ou en cylindre, vastes et imposants qui se combinent parfois avec des chiffonniers et des bibliothèques.
Les consoles : Rien de particulièrement innovant par rapport à celles de l’Empire. Les supports sont galbés et annoncent le style Louis Philippe.
Les tables : En guéridon reposant sur un pied central et un trépied, avec des montants formés parfois de cols de cygne. Plus massives à plusieurs pieds reliés par un plateau inférieur. Beaucoup de petites tables, servantes à deux tablettes.
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Le mobilier Louis-Philippe :
Inscrit dans un style qui se situe entre 1830 et 1848, il est massif et confortable. Retour des influences non seulement de la Renaissance, surtout, du Moyen Age (avec retour du gothique, banni depuis la Renaissance), mais aussi du style Louis XV. En demeurant très proche de la Restauration, il en incarne une certaine continuité. Le mobilier s’industrialise et se simplifie, révolution industrielle oblige.
Notes personnelles : Au XIXe siècle, le Moyen-âge est idéalisé, fantasmé comme un âge d’or de la chevalerie, en contraste avec la modernité industrielle qui peut représenter un saut vers l’inconnu. L’architecture, religieuse surtout, mais aussi le mobilier, n’échappe pas à ce courant et les résultats sont plus ou moins heureux. Autrement dit, parfois un pastiche, qui peut être réussi ou raté, même se cette notion reste subjective.
Les essences de bois : Usage surtout de l’acajou , mais aussi du merisier, du noyer, en particulier de la ronce de noyer, de la loupe d’orme, du hêtre, de l’érable, du sycomore, de l’olivier, du citronnier, du platane, du palissandre, du bois exotiques, du thuya, de la racine d’if rougeâtre. Le bois peut être peint en noir est orné de motifs également peints.
L’ornementation : Le mobilier Louis-Philippe étant extrêmement simple et sans ornementation puisque fabriqué en série, il est difficile d’évoquer les motifs. Cependant, on en retrouve comme la cuisse de grenouille, très caractéristiques, et des motifs peints comme les fleurs, les animaux, les paysages.
Quelques traits distinctifs comme la doucine pour le haut des armoires, des secrétaires et des commodes. Aussi des montants droits aux angles arrondis. Egalement des panneaux en général plats et sans moulures, ainsi que des accotoirs tournés à l’excès en corne de bélier et en crosse, le double boudin. Les rocailles et les volutes annoncent le style Napoléon III. Quasi disparition des bronzes. Pour les entrées de serrures, le cuivre ou le laiton le remplace. Nombreuses copies Louis XV, mais avec des moulures à plus forte saillie et une ornementation moins fine, réduite à sa plus simple expression.
Le piétement : Robuste, tourné à la machine, droit à balustre, à colonne, tournés en spirale, cannelé ou galbé, formant une volute dans le haut, à col de cygne, à gaine, en griffe de lion, à toupie, en console terminée en palmette.
Les sièges : Plus confortables et aux angles arrondis, en acajou, en palissandre, en noyer, en érable, en ébène. Les pieds arrière sont déversés, les pieds avant souvent galbés en console ou cannelés. Ils se rattachent à la ceinture par une petite crosse en palme ou en feuille déroulée. Les accoudoirs sont terminés en volute, en crosse ou en col de cygne. Les chaises, faites à la machine et en série comme tous les autres meubles. En noyer, en érable, en palissandre, avec quelques pieds à balustre, pieds arrière en sabre, pieds avant galbés terminés par une volute ou à gaine. Elles sont en gondole, à croisillons, à barreaux horizontaux, à dossier plat et garni de tissu, à barreaux verticaux, d’inspiration gothique (chaise cathédrale). Quelques tabourets en X.
Trois types de fauteuils. /Le classique, presque toujours en acajou, il dossier cintré et accotoirs enroulés en crosse, avec pieds galbés. En corbeille, le dossier étant d’un seul tenant avec les côtés. Le fauteuil Voltaire à haut dossier relevé, accotoirs très rembourrés, lignes droites, est très à la mode.
Les commodes : Plus de garnitures en bronze ni colonnes. Elles sont en acajou et en noyer, plates, généralement à quatre tiroirs, avec une façade et des côtés droits, et des pieds très bas. Souvent, le haut du meuble, qui comprend un tiroir, est galbé en doucine. Le dessus est recouvert de marbre gris ou blanc sans gorge.
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Soucis d’hygiène plus pointues obligent, apparition de la commode toilette. Elle contient cuvette, pot à eau et miroir, et le dessus s’ouvre.
Les lits : Les lits-bateau, à deux dossiers égaux qui s’évasent en console et se terminent en crosse. Souvent en acajou, il repose sur une base haute et massive et des pieds extrêmement bas. Les lits de repos, beaucoup plus légers avec des montants parfois garnis de tissu.
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Les bureaux : Les secrétaires en acajou ou en palissandre sont formés de deux parties. La partie inférieure est munie de tiroirs, la partie supérieure comprend un abattant, qui abrite une série de casiers et de petits tiroirs, parfois ornés de colonnettes. On trouve aussi beaucoup de secrétaires en acajou avec l’intérieur en bois clair. Les pieds sont bas et massifs, parfois ornés d’une sculpture à volute. Le dessus est en marbre gris ou blanc, ou plus rarement en acajou. Le sommet garni d’un tiroir se termine en doucine. Ils peuvent être aussi entièrement droits. On les appelle « Louis-Philippe à angles droits ». Les bureaux plats classiques : ils sont à plusieurs tiroirs et deux tirettes de côté. Les bureaux dos d’âne sont parfois surmontés d’une petite armoire à deux portes. Les pieds sont cannelés, galbés ou simplement droits. On trouve aussi des bureaux à cylindre, des bonheurs du jour, certains bureaux inspirés du gothique, surmontés de chapiteaux à ogive.
Les tables : Les tables de salle à manger, en acajou, parfois moiré en « feuille de fougère », ou en noyer. Le plateau comporte deux abattants. Rondes ou ovales à 4. 6 ou. 8 pieds, souvent montés sur des roulettes.
Autre mobilier :Les guéridons classiques en acajou à plateau ovale et festonnés, circulaires et recouverts de marbre, soutenus par un pied central en forme de gros balustre ou lourdement sculptés, qui se divise en quatre pieds, terminés parfois en griffe de lion. Les petits guéridons ont souvent des dessus mobiles qui basculent.
Les coiffeuses et les jardinières. Toutes ces petites tables sont très répandues dans les salons et les chambres à coucher. Les coiffeuses sont munies d’un miroir, ovale ou rond, qui pivote autour d’un axe, recouverte de marbre blanc.
Ci-dessous, un modèle d’inspiration Louis XV en tulipier et en marqueterie.
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Les tables de nuit, hautes et cylindriques, avec une porte. Dessus de marbre.
Les tables à jeu, en deux modèles A pieds cannelés, plateau rectangulaire à double boudin. Elles s’ouvrent, formant alors un plateau carré. De petite taille, à dessus de marbre, avec deux ou trois tablettes.
Les tables à ouvrage, composées d’un plateau rectangulaire à deux boudins qui repose sur 4 pieds en console et reliés entre eux par un plateau ovale ou une traverse.
Les consoles de bois sombre, à dessus de marbre. Deux pieds en crosse reposent sur une base et se terminent souvent par des griffes de lion. La ceinture comprend un tiroir.
Les bibliothèques et les armoires. Leurs sculptures sont les mêmes que celles des commodes et des secrétaires: souvent droites ou en doucine, même piétement.
Les armoires en acajou, ou d’inspiration gothique en palissandre et en sycomore. Elles sont garnies de glaces ovales ou rondes.
En revanche, les productions régionales sont plus sobres, comme l’exemple de cette armoire tourangelle ci-dessous.
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Les bibliothèques, en acajou, parfois en ébène, avec des portes vitrées.
Les instruments de musique sont très à la mode, le piano surtout, dû à Erard et à Pleyel. Il est rectangulaire à caisse épaisse, soutenu par le pied en colonnes massives réunies par un piétement sans pédale ou à pédales placées sous une lyre. A cette époque apparaissent aussi le casier à musique et le tabouret de piano à vis mobile.
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Le mobilier Napoléon III :
Style éclectique situé entre 1850 et 1890, il se prolonge suite à la fin du second Empire. Il s’exprime en architecture par le style haussmannien avec un Paris qui se transforme sous l’impulsion du Préfet Haussmann.
Tout d’abord c’est la copie et la réinterprétation des styles précédents (Louis XIV, Louis XV pour les salons, rocaille et bois doré, Louis XVI pour les chambres à coucher, Renaissance et particulièrement Henri II pour les salles à manger).
Le style Napoléon III proprement dit succède aux réinterprétations et prendra son véritable caractère : poirier noirci, incrustations de nacre, petits meubles, bibelots, sièges capitonnés.
En ébénisterie, on utilise le procédé de contreplacage qui consiste à coller de chaque côté d’un panneau une feuille de bois mince de 3 à 4 mm d’épaisseur, dont les fibres sont croisées à 90° par rapport à celles du panneau.
Ci-dessous, les principes de construction.
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Les essences de bois : Du bois sombre ou laqué noir, du noyer, du poirier, de l’ébène, du palissandre, de l’’acajou veiné ou ciré, de l’érable, de l’amarante ou du bois de violette.
Usage d’un bois exotique, le pitchpin, qui apparaît en 1863. Autrement, du bois teinté, du contre-placage.
On emploie aussi le carton bouilli et le cuir pour les petits meubles, ou du papier mâché, pressé dans un moule pour réaliser des sièges ou des guéridons. Beaucoup d’incrustations de nacre, d’écaille, de porcelaine ou de cuivre d’émail.
Le décor peut être aussi peint sur du bois sombre.
Le piétement : Pas de piétement « signature » pour ce style. Réemplois de pieds cambrés, style Louis XV, de pieds cannelés, ou de quelques pieds à balustre.
L’ornementation : Peu de bronzes. Une certaine préférence cependant pour les motifs de style louis XV, des moulures découpées, des feuilles d’acanthe, de la chinoiserie, de la rocaille.
Peu de motifs propres au style. On peut cependant énumérer des fleurs en bouquet, en corbeille, de nœuds, des rubans, des feuilles, des filets d’or, des médaillons, des têtes féminines et des masques en bronze doré. Des paysages aussi, et application de la marqueterie de cuivre et d’écaille pour les meubles d’inspiration Boulle.
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Les variétés de sièges : Chaises en acajou, en noyer, en palissandre, en ébène, en poirier noirci, en bambou, en osier, en rotin. Elles sont nombreuses avec une grande variété de formes, avec des dossiers non garnis à barreaux, circulaires et découpés, à palmettes ou à dessins de bambou.
Elles sont parfois légères, entièrement en paille, en bois peint doré ou noir, incrustées de nacre à dessins et à filets or.
Sièges cannés, capitonnés ou simplement recouverts de tissu.
Trois types de fauteuils : En cuir bouilli, sièges garnis, dossiers arrondis décorés de fleurs, d’oiseaux et de paysages. En acajou d’inspiration Louis XV, munis de roulettes et recouverts d’étoffes.
Les fauteuils crapaud, entièrement en tissu, sans bois apparent, sauf pour le piétement, bordés d’une frange haute avec un dossier rond et creux, parfois légèrement enroulé vers l’arrière.
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Les sièges sont capitonnés.
Les canapés sont souvent petits, à deux ou trois places, bas, et garnis de franges, de volants ou de passementerie diverses, avec un dossier arrondi ou irrégulier.
Les chauffeuses sont des chaises basses, sans bois apparent et capitonnées et frangée jusqu’à terre.
Les confidents. A deux places, avec un assemblage de deux fauteuils à dossier bas, reliés entre eux par une liaison en forme d’S. Autre variante, les indiscrets, avec trois places en hélice.
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Les bornes, de forme circulaire, aux dossiers centraux coniques qui servent souvent de support a des plantes vertes. Elles sont placées au centre d’une pièce, en général un salon.
Les poufs ronds sont recouverts d’étoffes et garnis de franges jusqu’au sol. Il en existe aussi reposant sur quatre pieds de bois noir, au siège recouvert de tapisseries. Un modèle typique de l’époque, le pouf à cordes, entièrement sculpté à la main, en bois naturel ou doré. Plus rares, des chaises et des glaces à cordes.
Les guéridons : En acajou et surtout en poirier noirci, avec un plateau circulaire ou festonné. Enrichis d’incrustations de nacre et de motifs peints et dorés comme des fleurs, des fruits, ou des chinoiseries. Equipés de pieds à balustre, à motifs dorés reposant sur un trépied.
Les buffets : A deux vantaux, en bois peint ou incrusté de nacre, filets et motifs or.
Les bureaux et les secrétaires : En acajou, en teck ou en bois noir, à moulures et incrustations de cuivre, d’écaille et de nacre, enrichis de bouquets romantiques, et motifs d’inspiration chinoise.
Autres petits meubles Napoléon III : Les bibliothèques tournantes, en palissandre, ou en ébène, sorte de guéridon dont le pied central est entouré de casiers où l’on place les livres.
Les jardinières aux formes variées, les tables gigognes à plateaux multiples, les étagères en acajou ou en ébène, à colonnettes sculptées. Les meubles de vannerie et de rotin manille qui sont des meubles de serre et de jardin d’hiver. Chaises, fauteuils, canapés.
Les lits : Souvent adossés au mur avec la tête plus élevée que le pied. Ils sont en bois blanc, ou blanc et or, en bois noir incrusté de nacre et d’émail, en bois de rose avec décors de porcelaine. Ils sont souvent ornés de bronzes et de rideaux posés de chaque côté à la tète du lit.
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Le style Henri II :
C’est le nom donné au XIXe siècle aux arts décoratifs, à l’architecture et au mobilier qui s’inspire de la Seconde Renaissance française (correspondant au règne du roi Henri II). Le mobilier français copiant et réinterprétant ce style est fabriqué en série et à profusion, surtout les buffets, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.
Ci-dessous, une pièce imposante attribuée à Joseph Alexis Bailli, vers 1855, et une déclinaison industrielle du mobilier Henri II.
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Ebénistes sous Napoléon III :
Mathieu Befort (1813-1880), dit Befort Jeune, se spécialise dans la fabrication de meubles en marqueterie Boulle
Henri-Auguste Fourdinois (1830-1907).
Jules-Auguste Fossey (1806-1858).
Guillaume Grohé (1808-1885)
Charles Jeanselme (1856-1930) conçoit notamment un meuble exceptionnel transformable pouvant servir de table de toilette, de lit, et de secrétaire.
Paul Sormani (1817-1866).
Jean-Pierre Tahan (1813-1892).
Les entreprises Mercier Frères et Krieger, grandes maisons d’ébénisterie, sont en pleine explosion.
Louis-Auguste-Alfred Beurdeley (1808-1882), ébéniste et bronzier.
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