Le Canal du Midi (1/13/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (4/7) : de l’écluse de Puichéric à l’écluse d’Homps

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Puichéric à l’écluse d’Homps.

Voici  le 13ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Puichéric et Homps.

Après m’être rafraichi dans la très agréable buvette épicerie de l’écluse de Puichéric, un petit peu épuisé en cette fin d’après midi du 4ème jour de ma promenade, j’enfourche ma bicyclette pour parcourir les derniers kilomètres jusqu’à ma prochaine étape, Homps, et l’hôtel restaurant situé sur la rive droite du cours d’eau peu avant l’arrivée sur le port.

Voici les ouvrages remarquables que je vous énumère sur le trajet, hors écluses : la cale de Las Bauges, l’aqueduc de Ribassel, 1694, le pont de La Redorte, 17ème siècle et remanié en 1937, le Port de La Redorte, Le Pont Neuf de La Redorte, 1780, une des « bijoux » architecturaux du Canal du Midi, l’épanchoir de l’Argent Double,1694, l’aqueduc de l’Argent Double, 1689, le bâtiment de la 3ème dînée (pour les barques de poste en provenance de Toulouse), les ponts de la Métairie du Bois et de Jouarres, 17ème siècle, l’aqueduc de l’étang de Jouarres, 1679, Homps et son port, qui a pris son essor au 19ème siècle.

Je poursuis mon trajet le long des 6 km 313 du 50ème bief du cours d’eau, le bief de Jouarres, pour arriver sur le port de La Redorte, d’où partaient les embarcations de tonneaux de vin ou de pierres marbrières du Minervois tant vers l’Est que vers l’Ouest, selon les besoins.

Mai 2014

Mai 2014

Sur la photo ci dessous en bas, le Pont Neuf de La Redorte traversé par la route qui mène au village.

Jeudi 16 août 2012

Je marque une pause sur cet ouvrage remarquable qu’est l’épanchoir de l’Argent Double, plus majestueux encore que celui de Villepinte, plus récent (1739). Il fut conçu par Vauban suite aux dégâts des crues de la rivière et que la chaussée ne suffisait pas à contenir. A la fois épanchoir et déversoir, cet élégant ouvrage à 11 arches traversé par une allée en calades, fut terminé en 1694 par Jean David. J’y suis d’ailleurs retourné un an après pour de nouvelles prises de vues.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Juste après l’épanchoir, sur les 4 vues ci dessous, l’aqueduc à débordement de l’Argent Double, datant de 1689 permet aussi aux excédents d’eaux du Canal du Midi de se jeter dans la rivière du même nom qui se jette dans l’Aude un peu plus loin, laquelle, comme ses « consoeurs » dans la région, peut être la cause de crues très impressionnantes.

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Mai 2014

Mai 2014

Mai 2014

Je poursuis ma progression vers le bâtiment de la  dînée du 3ème jour de la barque de poste en provenance de Toulouse, qui s’appelait « Le Cabaret de La Redorte » (photo en bas à gauche). Tout comme halte qui se respectait, existait autrefois une chapelle qui, faute d’entretien et tombant en ruines, fut détruite au début du 20ème siècle. J’approche du pont de la Métairie du Bois, 17ème siècle et son tablier en dos d’âne, traversée par une route qui mène à Azille, que vous pouvez apercevoir en panoramique depuis le Canal du Midi (photo ci dessous). Derrière, se trouve la Montagne Noire au niveaux du Pic de Nore, 1 211 m, à son point culminant, lequel offre un panorama exceptionnel par temps clair, du Pays Toulousain à la Méditerranée, sans oublier la chaine des Pyrénées. Se trouve aussi à proximité du Pic le Roc de Peyremaux, 1008 m.

Jeudi 16 août 2012

J’atteins l’écluse de Jouarres, à bassin simple, construite en 1679, à 143 km 059 de la Garonne et à l’altitude de 49m, et le 50 ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse, situé sur la 39ème commune sur les 63 que traverse le cours d’eau, Azille. Tout comme à Herminis et Marseillette, à noter un important dénivelé, 3 m 62, nettement au dessus de la moyenne qui est de 2 m 50. Je constate avec satisfaction l’état impeccable du bâtiment, entretien que l’on serait en droit d’attendre sur tous les bâtiments du Canal du Midi.

Jeudi 16 août 2012

Je m’engage maintenant sur les 3 km 688 du 51e bief du Canal, direction Homps et l’écluse éponyme, qui marque la fin de ma 4 ème étape. J’y retrouverai un couple d’anglais rencontrés 3 jours plus tôt, lors de ma première étape. Passé le pont de Jouarres, 17 ème siècle (photo ci dessous en haut à droite), les 2 rives ombragées du Canal du Midi m’annoncent l’arrivée sur le pont bleu piétonnier du port (photo ci dessous en bas à droite)

Jeudi 16 août 2012

Le port d’Homps, 3ème en importance sur le Canal du Midi du temps de son activité économique, permit aux péniches, grâce à l’élargissement du cours d’eau, de faire demi tour. Il se développa au 19ème siècle, parallèlement au vignoble languedocien. Ici partaient des tonneaux tant vers l’Est que vers l’Ouest. Aujourd’hui, un port de plaisance contribue à faire de ce lieu une attraction touristique. Aux bâtiments anciens dotés d’un certain cachet viennent s’ajouter de nouvelles constructions dites « traditionnelles » de style néo méridionales, à l’esthétique certes agréable, qui se réfèrent aux constructions anciennes mais sans leurs proportions harmonieuses, à proximité de la marina, sur la rive gauche.

Jeudi 16 août 2012

Ci dessous, 4 vues de la passerelle d’Homps reliant les 2 rives du Canal du Midi et permettant d’accéder au port dans lequel de nombreux bateaux stationnent en cette saison. A voir également dans le village : le Chai (Maison des Vins du Minervois), le lac de Jouarres, l’église paroissiale néo romane du 19ème siècle bien dans le style « France profonde », surtout le clocher, la chapelle romane Saint-Michel du 11ème siècle, la tour de chevaliers de Malte, 12ème siècle.

Jeudi 16 août 2012

Durant mon trajet, j’ai eu l’occasion de nombreuses fois de croiser différends « attirails » cyclistes, comme celui, sur la photo ci dessous à gauche, permettant de stocker des bagages ou d’y placer des enfants en bas âge.

Les plaisanciers choisissent le plus souvent d’alterner promenade fluviale et promenade sur deux roues. Il faut dire aussi que les environs du Canal méritent aussi le détour

Jeudi 16 août 2012

Le Canal du Midi est bordé de belles architectures qui contribuent à l’honorer. Homps n’échappe pas à la règle comme cette magnifique bâtisse Napoléon III dans laquelle les propriétaires ont eue la bonne idée d’en faire des chambres d’hôtes (en données 2012) : « Le Domaine Val Auclair » (photos ci dessous à droite et en bas).

Jeudi 16 août 2012

Et c’est sur la vue du bief à la sortie du port et du village et à l’approche de l’écluse que je termine cet article « En Minervois jusqu’à Homps ».

Jeudi 16 août 2012

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/12/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (3/7) : du bief de Marseillette à l’écluse de Puichéric

Canal du Midi (2012-2022) : du bief de Marseillette à l’écluse de Puichéric.

Voici  le 12ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre le bief de Marseillette et l’écluse de Puichéric.

C’est par le percement du rocher de Marseillette que le Canal du Midi entre dans le 4ème pays qu’il traverse, le Minervois. En consultant différents site sur internet, il m’est indiqué que la « ligne » de partage entre le climat océanique aquitain et le climat méditerranéen passe à cet endroit, « ligne » par ailleurs qui traverse le département de  l’Aude entre Villeneuve Minervois et Caunes Minervois, Rustiques et Badens, Trèbes et Marseillette, Floure et Barbaira, puis, plus au sud, du côté de Limoux. En conversant dans une boutique vinicole de Carcassonne, j’ai appris que le climat méditerranéen commençait réellement à La Redorte (et à l’écluse de Puichéric sur le Canal). Je reste cependant persuadé, par les paysages que j’ai quand même eu le temps d’observer, qu’une transition d’abord douce s’opère  dès le Seuil de Naurouze, puis se précise vers Villesèquelande, ou commencent les vignes, et encore plus à la sortie de Carcassonne aux écluses du Fresquel, et de façon évidente à La Redorte. Du côté de la Montagne Noire, la végétation diffère sur ses 2 versants, le côté nord offrant des similitudes avec les massifs jurassiens ou vosgiens.

Sans plus tarder, en cet après midi de mon 4ème jour de randonnée à bicyclette, après m’être restauré à Trèbes et à l’heure de la sieste, je découvre le cours d’eau traversant le rocher de Marseillette (photo en haut à gauche), au relief accidenté qui me laisse deviner aisément la difficulté rencontrée lors du percement du Canal du Midi à cet endroit.

 Jeudi 16 août 2012

Voici l’énumération des ouvrages sur ce trajet, hors écluses : l’aqueduc de Mercier (1689), un épanchoir à vannes du 18ème siècle, un épanchoir à siphon de 1781, le pont de Marseillette (1856), un segment rectifié sur 500m en 1943, l’aqueduc de St Martin (1690), l’aqueduc de l’Aiguille (17ème siècle, remanié en 1774 et 1807), le pont de Puichéric (17ème siècle), et la cale de Puichéric (1749).

Je précise que le bief de Marseillette se situe à mi chemin sur le Canal du Midi. Nous nous trouvons à équidistance du Bassin de l’Embouchure à Toulouse en direction de l’Ouest, d’une part, et du Phare des Onglous, à Marseillan, en direction de l’Est, d’autre part.

J’approche de l’écluse de Marseillette, datant de 1679, le 45e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale, a bassin simple, au km 127,394, à l’altitude de 79 m, située sur la commune éponyme (photos du bas). Je longe ensuite ce joli village sur sa rive gauche (photo du haut). L’écluse est précédée de l’épanchoir à siphon de Marseilette, d’une conception très ingénieuse qui  permet l’évacuation du trop plein d’eau, et qui  en interrompe son évacuation quand le miroir d’eau descend au bon niveau. Autrement dit, ce système automatique ne demande aucune intervention humaine.

Jeudi 16 août 2012.

Sur le site, un plaisancier qui semble rencontrer quelques difficultés à faire fonctionner son bateau de location, ce qui oblige les touristes à devoir patienter sur le bassin, sans évoquer non plus les autres qui attendent en amont et en aval, mais qu’importe !!!, tout le monde semble garder sa (très) bonne humeur et après tout, nous sommes en vacances, non !!!???

Jeudi 16 août 2012

Je progresse ensuite sur les 3 km 308 du 46e bief du Canal, le bief de Fonfile, agréablement arboré, qui serpente sur les communes de Marseillette et Blomac. Il est à noter de nombreux vignobles dans les environs et, a ce sujet, mes découvertes sur internet me font penser à ce qu’à écrit Jean-Pierre Lagache, sur son blog consacré à ce beau département qu’est l’Aude, à propos d’un couple de vignerons, spécialisé dans le bio, qui possède une exploitation à Laure Minervois, Nicole et Jean-Baptiste (aujourd’hui malheureusement décédé). Comme l’histoire du Canal du Midi est étroitement lié au vin, j’ai donc pensé utile de vous faire prolonger mon récit par la lecture de son article en vous transmettant le lien à la fin de mon récit.

Jeudi 16 août 2012

Jeudi 16 août 2012

Me voici sur l’écluse de Fonfile (ou Rachin), datant de 1679, le 46e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale, à bassins triples, à 130 km 702 de la Garonne, et à l’altitude  de 76 m., située sur la commune de Blomac. Un des points de rencontre avec la RD 610, la route Minervoise.

Jeudi 16 août 2012

S’ensuit les 1 km 242 du 47e bief, le bief de St Martin, retenu par l’écluse éponyme. Tout comme une journée de saison qui se respecte, il fait assez chaud et je marque parfois des pauses pour cueillir des grappes de raisin, déjà mur sur ce secteur dès la deuxième quinzaine du mois d’août.

Jeudi 16 août 2012

L’écluse de St Martin, datant de 1679, le 47e ouvrage à franchir depuis Toulouse, à bassins doubles, au km 131, 344 depuis  la Garonne et à l’altitude de 67 m, se distingue par ses bassins de 30 m de long pour 5 m 35 sur ses plus grandes largeurs, autrement dit, les plus petits du Canal du Midi. J’ose espérer que les façades du bâtiment seront vite ré enduites.

Jeudi 16 août 2012

Je longe les 1 km 763 du 48e bief, le bief de l’Aiguille pour accéder à l’écluse la plus décorée et quitte Blomac pour entrer sur Puichéric, la 37e commune sur les 64 que traverse le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

 Voici l’écluse de l’Aiguille, datant de 1679, à 133 km 707 de la Garonne, a bassin doubles , à 59 m au dessus du niveau de la mer. Joël Barthes, en poste depuis 1978, n’est pas seulement éclusier, mais aussi un artiste, sculpteur en particulier. A partir de matériaux de récupération, du bois et du fer essentiellement, drainés par le canal ou trouvé au bord du chemin, cet ancien routier façonne des créations dignes de son imagination, en puisant dans le bestiaire, comme en témoigne ce crocodile ma fois fort inoffensif, ou en prenant comme référence un chanteur comme Brassens. Affinant son savoir faire au fil des années, certaines de ses sculptures sont animées. Cet artiste bohème à la main verte, puisque les fleurs et plantes ne sont pas oubliées, qui travaille sérieusement sans se prendre au sérieux, n’hésite pas non plus à s’inspirer de l’anatomie humaine.

Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer, mais ne manquerai pas de le faire lors d’un prochain passage. Je pourrai ainsi en écrire un nouvel article.

Jeudi 16 août 2012

 J’enfourche mon vélo sur les 3 km 039 du 49e bief, retenu par l’écluse de Puichéric, sur le trajet duquel je traverse un des 3 ouvrages franchissant un cours d’eau conçu par Riquet, l’aqueduc de l’Aiguille (photo ci dessous en haut à droite), construit au 17ème siècle, puis reconstruit en 1774 et remanié en 1807, par l’ajout d’une arche surbaissée. L’ouvrage enjambe une rigole qui, tour à tour, a évacué les eaux saumâtres des étangs de Marseillette, qui furent asséchés, devenant ensuite une rigole servant à irriguer les champs aux alentours. Les descendants de Riquet auraient aimé utiliser l’espace pour établir un nouveau réservoir pour l’alimentation du Canal du Midi mais les autorités politiques d’abord royalistes, puis républicaines s’y opposèrent.

Il est a noter une cale et un ponceau à proximité du pont qui précède 4 autres cales situées entre l’écluse suivante et le port de la Redorte. Un lavoir existait aussi autrefois sur ce bief.

Sur la photo ci dessous en bas, le pont de Puichéric (ou de Rieux), typique des architectures des ponts du 17ème siècle, traversée par la route qui mène au village. Pour l’anecdote, un ado tout habillé s’apprête à faire un plongeon, très certainement pour épater ses copains et ses copines, alors que la baignade dans le Canal est interdite.

Jeudi 16 août 2012

Sur la photo ci dessous, vous pouvez apercevoir le joli village de Puichéric avec son église Notre Dame construite à partir de 1269, agrandie et remaniée jusqu’en 1879. Le clocher date du 14ème siècle. Le château, dans lequel Riquet fit étape (photo ci dessous en bas),  ne se visite pas, ce qui signifie aucunement qu’il est impossible d’y séjourner, dans la mesure où il abrite des chambres d’hôtes (en données 2012, ce qui ne sera peut être pas toujours le cas, à l’instar de la « Maison Coste » aménagée avec goût, à Carcassonne qui a cessé d’acueillir des clients cette année là). Le bourg est traversé par la route minervoise et l’ancien chemin de fer Moux-Caunes-Minervois (photo ci dessous en haut à droite). Entre 1989 et 2001, la commune eût pour maire un personnage au nom prédestiné, Jean-Claude Canal.

Jeudi 16 août 2012

C’est sur l’écluse de Puichéric, datant de 1679, le 49e ouvrage à franchir par les navigants depuis Toulouse, à bassins doubles, au km 136, 740 et à l’altitude de 57 m que je termine mon récit. Ici se trouve une petite épicerie buvette fort agréable.

Jeudi 16 août 2012

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Quelques endroits sympathiques pour y faire étape ou séjourner :

Le château de St Aunay à Puichéric.

Le château de Puichéric.

Chambres d’hôtes « La Demeure vigneronne » à Blomac

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/11/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (2/7) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette (équidistant de Toulouse et de Marseillan).

Voici  le 11ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Villedubert et le bief de Marseillette.

Je reprend donc le récit de mon trajet là ou j’ai terminé l’article précédent, à savoir sur l’écluse de Villedubert.

Pourquoi ai-je choisi de terminer cet article sur un bief plutôt que sur une écluse ? Tout simplement par ce que c’est sur le bief de Marseillette que se termine la commune de Trèbes et commence celle de Marseillette, c’est surtout sur ce bief que l’on quitte le Carcassonnais pour entrer dans le Minervois, c’est aussi sur ce bief que l’on se trouve à mi chemin du Canal, c’est notamment sur ce bief que l’on rencontre les 1er champs d’oliviers, et c’est enfin sur ce bief que commence le climat méditerranéen, bien qu’il soit admis qu’il débute réellement à La Redorte. Cecit dit, le climat de Carcassonne est considéré comme « intermédiaire », à savoir océanique avec une influence méditerranéenne, accentuée par la présence d’essences amenées par l’homme caractéristiques de celles que l’on trouve autour de ce que les Romains appelaient « Mare Nostrum ». Il suffit aussi d’observer l’architecture de la ville, plus ressemblante à celles de ses voisines de Narbonne et Béziers qu’à celle de Toulouse.

Pour terminer ma parenthèse climatique, le réchauffement tant annoncé pour ces 100 prochaines années (même s’il y a réduction de diffusion de gaz à effets de serre) va très certainement aussi modifier la donne et « offrir » un climat à Carcassonne qui s’apparentera plus à celui des rivages de la Grande Bleue qu’à celui des rivages de l’Océan.

Après avoir marqué une pause à l’écluse de Villedubert, avoir cueilli et avalé une grappe de raisin sur la treille au dessus des fenêtres du bâtiment, me revoici parti, direction Trèbes le long des 4 km 641 du 44ème bief.

jeudi 16 août 2012

Voici la listes des ouvrages et sites naturels sur le bief de Trèbes : l’aqueduc de Déjean (1689), le déversoir de Dejean (ou de la Raye, XVIIIe siècle), un passelis (« passage aménagé pour contourner un obstacle naturel appelé pertuis mais, contrairement à celui-ci, dépourvu de système de fermeture et simplement constitué d’une glissière en pente douce » : extrait du dictionnaire fluvial du site du projet Babel), le pont de la Rode (XVIIe siècle) une prise d’eau complétée d’une rigole d’alimentation correspondant à l’ancien tracé du Canal menant à la chaussée de l’Orbiel avant qu’il n’en soit détourné par un aqueduc, le pont-canal d’Orbiel et l’aqueduc de St Félix (1690), la cale de St Félix (XVIIIe siècle), l’épanchoir et le pont de St Julia (XIXe siècle et 1854 plus précisément pour le second ouvrage cité), le pont de Millepetit (XIXe siècle), le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe siècle), l’aqueduc de Millegrand (1690). Au delà, le Canal du Midi pénètre dans le Minervois en perçant dans le rocher de Marseillette et entre sur cette commune.

Sur les photos ci dessous, j’approche de Trèbes en apercevant son clocher, d’autant plus visible que des platanes ont été coupés à cet endroit, avec en arrière plan, la Montagne d’Alaric.

jeudi 16 août 2012

Le pont de la Rode, à l’architecture bien typique des ouvrages du XVIIe siècle et ressemblant beaucoup au pont Vieux de Castelnaudary, marque l’entrée sur la ville. Lui succède ensuite la rigole d’alimentation de la prise d’eau de l’Orbiel, et le pont-canal pris en photo sur ses versants nord et sud.

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Me voici maintenant sur les rives du Canal du Midi au cœur de la ville dans laquelle je décide de m’arrêter pour déjeuner avant de longer les berges arborées d’une nouvelle espèce de platanes en direction de l’écluse, plus résistante aux champignons. Cet endroit était, il n’y a pas si longtemps encore, abrité par des arbres gigantesques qui permettaient d’agréables promenades ombragées. A noter l’intérêt patrimonial, architectural, esthétique et historique de l’église St Etienne de Trèbes (XIIIe et XIVe siècle, en gothique languedocien), et l’intérêt gustatif de la confiturerie vendant des produits artisanaux (photo en bas à gauche).

jeudi 16 août 2012

J’accède à l’écluse à bassins triples de Trèbes, datant de 1679, 44e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis le commencement du Canal du Midi à Toulouse, à 118 km 184 de la Garonne, à l’altitude de 84 m, et autrefois le 2e arrêt du soir de la barque de la poste en provenance de Toulouse (la couchée).

Pour poursuivre la description du lieu, j’ai choisi un extrait du fascicule (bilingue) de Philippe Valentin « Le Canal du Midi de long en large », accompagné de 4 cartes :

« Les voyageurs prenaient leurs quartiers dans l’hôtellerie non loin du pont. Vous ne pouvez manquer la vaste minoterie aux fenêtres béantes près de la triple écluse et l’ancien moulin de 1700 qui fait un angle de 45 degrés avec l’axe du Canal. Trèbes sépare la 1ère tranche des travaux octroyés à Riquet en 1666 de la seconde jusqu’à l’étang de Thau. octroyée le 3 juin 1669. »

Je souligne qu’initialement, il était prévu que le Canal de Midi se termine en amont de l’écluse, les navigants devant terminer leur trajet vers Narbonne sur l’Aude. Cependant, les caprices des crues du fleuve qui  rendaient l’activité batelière  incertaine, voire impossible parfois, on eu vite raison de cette hypothèse et il fut décidé de poursuivre le cours d’eau artificiel jusqu’à la mer.

Je poursuis donc la description de Philippe Valentin :

« Dès lors, l’entreprise devint colossale. Des chantiers sur tous les fronts, de la Montagne Noire à ligne principale, occupaient 8 000 à 12 000 ouvriers, tous susceptibles de désertion suivant leurs intérêts. Pour les fidéliser, une ordonnance de Monseigneur de Besons, intendant de la justice, police et des finances en Languedoc, promit à chacun quelques facilité dont un salaire fixe et avantageux, même en cas de maladie ou d’arrêt de travail pour intempéries. Ces avantages sociaux inédits exaspéraient les employeurs à fort besoin de main-d’œuvre incapables ou peu désireux de s’aligner ».

Autrement dit, les avantages sociaux avant l’heure.

Sans plus tarder, je vous laisse découvrir l’ouvrage de Trèbes, à trois bassins, entourés de bâtiments dont l’un d’eux, à l’esthétique intéressante, attend une restauration pour le remettre en valeur.

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

Après l’arrêt qui s’imposait sur l’écluse, je m’engage, sur mon vélo en ce début d’après midi sur les 9 km 210 du 45ème bief retenu par l’écluse de Marseillette, direction le Minervois. A noter sur la photo en bas à gauche l’épanchoir de Saint Julia qui offre la possibilité, par un système de vannes de vidanger le bief par le fond du lit pour l’entretien. Sur la photo à droite, le pont de Millepetit (XIXe siècle) au tablier en bois construit, tout comme son homologue éponyme à l’ouvrage cité plus haut, de relier les domaines aux vignes qui s’y rattachaient, situées entre le Canal et l’Aude. Je souligne également que le fleuve coule plus ou moins parallèlement et pas très loin du cours d’eau entre Carcassonne et Saint Nazaire d’Aude.

jeudi 16 août 2012

Je remarque un groupe d’adolescent(e)s répartis sur 2 canoës en promenade d’agrément.

 jeudi 16 août 2012

Amoureux de belles architectures, je ne manque pas de remarquer non plus l’élégante bâtisse du domaine de Millepetit et une certaine émotion me gagne dans la mesure ou elle me rappelle la maison de mes grands parents maternels à Saint Epain, en Indre et Loire. Tous mes merveilleux souvenirs d’enfance me reviennent tout à coup alors que je ne m’attendais pas du tout à cela dans la mesure ou elle se situe géographiquement à 500 km de la Touraine. Bien que chaque région adopte son style architectural propre, je conclus aisément qu’il existe dans notre pays un modèle de demeure bourgeoise dont on retrouve la trame plus ou moins dans tout l’hexagone, symbolisant aussi un signe extérieur de richesse en se distinguant du style régional. Par exemple, ici, point de tuiles romaines mais de l’ardoise, très certainement importée d’Anjou et moins lourde sur les charpentes. Les pigeonniers se retrouvent aussi beaucoup dans le sud de la France. Il en existe de très beaux exemples en Gascogne, dans le Périgord et dans l’Albigeois.

jeudi 16 août 2013

J’atteint très rapidement à vélo le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe) puis l’aqueduc éponyme, un très bel exemple d’architecture que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de photographier. Cet ouvrage fut commandé par Vauban et réalisé par les maîtres maçons Colin et Launay, et se caractérise par une voûte en grès (sources « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin).

jeudi 16 août 2013

Je quitte ainsi le Carcassonnais et la 34ème commune que traverse le Canal du Midi pour entrer dans un 4ème pays, le Minervois. J’achève ainsi mon récit « En Carcassonnais jusqu’au bief de Marseillette »

C’est tout, pour le moment !

 

Nicolas.

 

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Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Une autre approche sur le Canal à Trèbes et dans les environs sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles sur le pont-canal de l’Orbiel.

Le Canal du Midi (1/10/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (1/7) : de la cité fortifiée à l’écluse de Villedubert

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Carcassonne à l’écluse de Villedubert.

Voici  le 10ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Carcassonne et l’écluse de Villedubert.

En cette magnifique journée du jeudi 16 août 2012, j’entame ma 4ème étape à vélo commencée le lundi 13 au bassin de l’Embouchure à Toulouse, extrémité occidentale du Canal du Midi, là ou a été posée la 1ère pierre de ce long ruban d’eau de 240 km qui permettait un raccourci pour la batellerie qui n’avait plus à faire un grand détour par le Détroit de Gibraltar pour relier les côtes atlantiques au côtes méditerranéennes françaises.

Il est à noter surtout le rôle économique et civil qu’aura connu le Canal du Midi alors qu’il avait été envisagé de lui ajouter une fonction militaire, notamment pour permettre aux navires de guerre de l’époque de relier les 2 mers sans avoir a se frotter à ceux des puissances étrangères et parfois hostiles. Vauban aurait d’ailleurs souhaité, pour cela, la conception d’ouvrages aux gabarits plus importants, en particulier les écluses, mais il n’a pas été suivi dans ce souhait.

Je reprend donc le cours de mon trajet là ou je l’avais terminé la veille, c’est à dire à l’écluse de Carcassonne, près du port, face à la gare, au km 105 depuis la Garonne, à l’altitude de 106 m et 38ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Direction d’Homps, ma prochaine étape. Carcassonne est la 30ème commune sur les 63 que traverse le Canal du Midi (en données 2012).

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

Je vous donne aussi la raison pour laquelle je « sectionne » autant mes articles sur la traversée d’un pays alors que je pourrais tout regrouper. Tout simplement par ce que l’insertion de nombreuses photos risquerait de ralentir l’apparition de l’article sur l’écran au risque de faire renoncer certains internautes à la lecture de celui-ci. J’ajoute donc au maximum 15 images à chacun de mes écrits. Quand je m’attellerai au « chapitre » du Grand Bief, le sujet sera abordé en plusieurs parties. Il est à noter également que je suis retourné prendre des photos sur plusieurs endroits du Canal un an après mon trajet sur des lieux que j’estimais ne pas avoir pris en photo suffisamment correctement la première fois.

J’approche de la 39ème écluse du Canal, l’écluse de St Jean, à bassin simple, située à 108 km 162 de la Garonne, à l’altitude de 102 m, située sur Carcassonne après avoir parcouru les 2 km 864 de ce 39e bief éponyme. Le pont de la déviation de la D 6113, ex RN 113 Bordeaux Marseille, précède l’écluse. Cette ancienne route nationale  pouvait être qualifiée de  « route des deux mers », côtoyant l’itinéraire du Canal du Midi depuis Toulouse jusqu’à cet endroit mais s’en éloignant sur le trajet Carcassonne Narbonne.  Cet axe principal, tout comme l’autoroute, n’est pourtant pas le chemin le plus court pour se rendre à Béziers. Une route touristique secondaire, appelée « Route Minervoise », aux numérotations suivantes en D 118, D 149, D620, D101, D 610, D11 dans l’Aude, puis D5 dans l’Hérault, très intéressante, longe l’itinéraire du Canal du Midi jusqu’à la ville natale de Riquet. J’ai emprunté ce chemin en août 2013 pour  « immortaliser » de nombreux endroits sur le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Voici les 0 km 763 du 40ème bief, précédant la 40ème écluse, celle du Fresquel double (au km 108,925 de la Garonne, altitude 97 m), et sur lequel on peut découvrir le Pont de Friedland (photo en haut à gauche, datant de 1810, comme l’écluse), et surtout, le pont-canal du Fresquel, enjambant la rivière éponyme, ouvrage dans le plus pur style Vauban, datant de 1810, à 3 arches, commun au cours d’eau et à la route Minervoise franchissant ensemble cet obstacle naturel, exemplaire unique sur le Canal du Midi d’un ouvrage à la fois fluvial et routier. C’est ici que le nouveau tracé  rejoint le tracé originel. Auparavant, il rencontrait le Fresquel par l’intermédiaire d’une chaussée. Un épanchoir se trouve à proximité ainsi qu’une rigole d’alimentation, la 1ère depuis le Seuil de Naurouze (sources, « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin). Je reconnais volontiers ne pas être allé découvrir cet ouvrage lors de mes 2 passages, ce que je ne manquerai pas de faire lors d’une prochaine promenade pédestre, muni de la documentation nécessaire afin de ne rien oublier.
Pour se référer au domaine cinématographique, c’est à cet endroit qu’une scène du film « Le Petit Baigneur » (1968) a été tournée (quand une vedette dépasse une automobile).

 Lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2013

Ci dessous les 2 écluses du Fresquel séparées par le 41e bief, le bief du Fresquel Simple, le plus court du Canal du Midi, de 105 m. Sur la photo ci-dessous en haut, vous pouvez apercevoir le bief et les 2 écluses, ainsi que le mirador permettant un contrôle de l’ensemble.

Jeudi 16 août 2013

L’écluse du Fresquel simple (pas besoin de préciser le nombre de bassins) est la 41ème écluse à franchir par les navigants en provenance de Toulouse, au km 109,030 de la Garonne,à 94 m d’altitude. A noter la coupe des platanes atteins de la maladie du chancre coloré.

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

C’est parti pour parcourir le 42e bief, le bief de l’Evèque, long de  3 km 763, traversant les communes de Carcassonne, Villemoustaussou, Villalier et Villedubert. C’est à partir de là que j’ai commencé à entendre chanter les cigales et que le paysage se donne des accents de plus en plus méditerranéens. Sur cette section se trouvent les ouvrages suivants : l’épanchoir du Fresquel (XIXe siècle et remanié en 1920), le Pont Rouge, datant de 1920 (2 photos du bas), le Pont de la Mijeanne (XVIIe siècle), l’aqueduc déversoir de Trapel (1689).

Jeudi 16 août 2013

J’approche maintenant de l’écluse et passe sur l’aqueduc déversoir de Trapel (photo en bas à gauche) qui permet l’évacuation des excédents d’eau du Canal, et qui le permettait aussi du temps de la chaussée en amont sur le Fresquel. L’ouvrage repose sur 2 voutes. C’es ici aussi que je me suis aperçu que la vitesse des péniches et autre bateaux (à la condition du respect de la limitation de vitesse de 8 km/h) était inférieure à celle d’un cycliste.

Jeudi 16 août 2013

J’approche de la 42ème écluse, l’écluse de l’Evêque, à bassin simple, avec son bâtiment bien entretenu. Amoureux des belles architectures, je remarque également une somptueuse propriété de pierres et de briques à proximité au milieu d’un  magnifique jardin.

Jeudi 16 août 2013

J’aborde le 43ème bief, celui de Villedubert, long de 0 km 750, bordé de jeunes platanes replantés. Il faudra attendre au moins une vingtaine d’années avant que ceux ci n’abritent les promeneurs d’une ombre conséquente. Au fond, sur la photo à gauche, la Montagne d’Alaric qui s’étend sur une quinzaine de kilomètres d’Est en Ouest, culminant à 600 m.

Jeudi 16 août 2013

Et c’est sur la 43ème écluse du Canal du Midi, à bassin simple que je termine mon récit , avant dernier récit sur la traversée du 3ème pays que traverse le cours d’eau. Nous nous trouvons à 113 km 543 de la Garonne, à l’altitude de 86 m sur la commune éponyme, la 33ème depuis Toulouse (sur 63).
Désireux de me désaltérer, je tente d’attraper une grappe de raisin sur la treille du bâtiment éclusier et constate que celui-ci est mûr, contrairement aux grappes des vignes aux abords de l’écluse d’Herminis, la veille. Géographiquement parlant, l’écluse de Villedubert, à proximité de l’Aude, se situe à l’extrémité Est de la commune de Carcassonne alors que l’écluse d’Herminis se situe à limite Ouest de celle-ci (12 km environs à vol d’oiseau entre les 2 endroits). J’en conclus que la « ligne de partage » des dates de maturité du raisin correspond grosso modo à une verticale Nord-Sud similaire à celle de l’arrivée à maturité du raisin du côté de Limoux.

Jeudi 16 août 2013

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

 

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

 

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