0-0-0
Voici le 39ème et avant-dernier récit photographique de ma randonnée à vélo le long des 240 km du du Canal du Midi. Il sera question du trajet entre l’écluse de Prades et le Phare des Onglous, où se termine (où commence, c’est selon le sens choisi), le Canal du Midi.
J’ai atteint cette écluse le 7ème jour, c’est à dire le dimanche 19 août 2012 en milieu d’après-midi. Le programme du trajet défini par « Randovélo » se terminait à Agde et n’incluait donc pas le trajet final. J’ai donc pris l’initiative de faire l’aller-retour, soit 18 km de plus pour vraiment accomplir l’objectif que je m’étais fixé, à savoir longer le canal d’un bout à l’autre.
Voici la 63e écluse depuis Toulouse (je compte l’écluse Notre-Dame à Béziers qui n’est plus en service, en données 2022, alors qu’elle n’est pas référencée sur Wikipédia). Nous sommes ici, tout comme le fleuve, à une altitude à 5 m au dessus du niveau de la mer, à 232 km 900 de la Garonne et à 7 km 869 de de l’Etang de Thau et du phare des Onglous.
0-0-0

0-0-0
Il n’est pas tout à fait exact de définir cet ouvrage comme une écluse, dans la mesure ou, ici, il n’est point question de différence de niveau. On pourrait plutôt le définir comme porte de garde .Il est à remarquer aussi que les bajoyers sont ici droits.
Datant de 1868, sa fonction permet d’isoler le bief suivant du canal des crues de l’Hérault. En « temps normal », les portes restent ouvertes et le bief est au niveau du fleuve.
Il est à noter qu’en 2022, contrairement à 2012, les platanes ont disparus et que le site est complètement différent.
0-0-0

0-0-0
Avant la construction de cet ouvrage, le canal reprenait en amont sur la rive gauche du fleuve et les embarcations, venant d’un canal parallèle sur la rive droite, étaient dirigées à l’aide d’une treille, semblable à celle sur l’Aude au niveau de l’écluse-épanchoir du Gailhousty, avant que le courant ne permettent de les rediriger et, surtout, de bien les axer.
Une crue eu raison à la fois du canal parallèle et l’usage de la treille fut abandonné. Elle est encore visible, parait-il mais encombrée par les ronces. En revanche, celle se trouvant au dessus de l’Aude, entre le Canal de Jonction de la Robine et celui de la Robine, est bien visible.
0-0-0

0-0-0
Je me lance sur les 2,7 km du dernier bief du Canal du Midi, autrement dit, le bief de Bagnas.
L’ancien pont ferroviaire et maintenant routier de Saint-Bauzély, datant de 1897, enjambe le bief.
Entre Montpellier et Béziers, avant que la SNCF ne soit créée en 1937, deux compagnies ferroviaires étaient en concurrence dans le secteur, donc deux itinéraires reliaient Montpellier à Agde. La principale, à deux voies, était gérée par le Paris-Lyon-Méditerranée jusqu’à Sète et le Paris-Orléans-Midi depuis cette ville, et se faufilait entre l’étang de Thau et la mer. L’autre itinéraire, à voie unique, passait par le nord de l’étang et rejoignait Agde par ce pont. Il ne reste plus rien, en voie ferrée, de ce tracé, à l’exception d’une partie du tracé de la ligne 2 du Tramway de Montpellier à partir de Saint-Jean-de-Védas.
0-0-0

0-0-0
A noter sur la photo de gauche de la planche ci-dessous la présence d’un bac, qui permet, quand il est couplé à une dragueuse, de récupérer les déchets au fond du cours d’eau.
0-0-0

0-0-0

0-0-0
Arrivée ici sur la dernière écluse du canal , en venant de Toulouse. Il s’agit de la 64e écluse depuis la ville rose (je compte l’écluse Notre-Dame à Béziers qui n’est plus en service, en données 2022, alors qu’elle n’est pas référencée sur Wikipédia) Nous sommes à 235 km 600 de la Garonne et à 5 lm 159 de l’étang de Thau. Nous basculons ici sur le pays de Thau.
0-0-0

0-0-0
La maison éclusière, à la restauration un peu discutable, comme les fenêtres trop larges en rez-de-chaussée, menuiseries de fenêtres à petits-carreaux, néo-rustiques kitch, et le mur à mi-hauteur, avait autrefois une plaque.
0-0-0

0-0-0
Nous somme encore ici dans une ambiance végétale « familière » du Canal du Midi, alors qu’après le bief, pratiquement aucun arbre ne le borde (en données 2022).

0-0-0
A noter ici un épanchoir à 4 vannes, conçu par Vauban afin d’évacuer les éventuels trop-plein d’eau venant de l’Hérault. Enfin, il avait surtout son utilité avant la création de l’écluse-porte-de-garde de Prades. Un excès de prudence n’est pas un luxe dans un pays ou quand les pluies tombent, lors d’un épisode dit « cévenol », par exemple, elles sont torrentielles et dévastatrices. L’autre fonction de cet ouvrage permet l’alimentation des rizières environnantes.
0-0-0

0-0-0
Ci-dessous, le panneau des horaires de passages de l’écluse, comme on le trouve sur tous les autres ouvrages du Canal du Midi.
0-0-0

0-0-0
Au delà, la dernière partie du canal se trouve au niveau de la mer. Le chemin, étroit mais praticable, s’éloigne un peu du canal avant de le rejoindre au dernier virage avant la longue ligne droite qui mène au phare des Onglous. Je ne sais pas si l’autre rive est praticable. J’irai tester à l’occasion.
0-0-0

0-0-0
Le dernier pont s’appelle le « pont du maire », ou le « pont des Onglous ». Je retrouve de nombreuses pistes cyclables qui permettent de se rendre à Marseillan, ou à Sète, par ce qu’à partir de là, l’itinéraire qui mène au phare est en « cul de sac ».
Pour les marcheurs ou les cyclistes fatigués et qui ont la flemme de retourner sur Agde alors qu’ils en viennent, la gare de Marseillan-plage se trouve à proximité.
0-0-0

0-0-0

0-0-0
Avant dernier « spot » sur le trajet, le Port des Onglous, qui abrite l’école de voile des Glénans (en données 2022). Sur la plaque, la ville de Sète avec son ancienne orthographe. En 1927, par arrêté ministériel, l’orthographe actuelle est adoptée définitivement, l’ancienne étant jugée équivoque. Cependant, sous l’Ancien régime, on écrivait indifféremment Sette, Septe, Cète, ou Cept.
Selon Wikipédia, Sète a changé de nom à plusieurs reprises. Ce nom, De Ceta, Seta, ou Cetia au Moyen Âge, trouve son origine dans la forme qu’a le mont Saint-Clair vu des villes alentour, faisant penser à une baleine surplombant la mer (du latin cetus, ou du grec kêtos, baleine (cetus en latin, et kêtos en grec)). Selon une autre hypothèse, le nom viendrait du terme pré-indo-européen set qui désigne une montagne. Elle fut à un moment appelée Montmorencette après l’édification d’un fort sur le mont par le duc de Montmorency.
Avant 1666, le futur port de SETE se trouvait sur le territoire de la commune de FRONTIGNAN, le mont Saint Clair faisait partie du diocèse de Montpellier jusqu’au bas de la colline. En 1666, sous le règne de Louis XIV, commence l’édification du port et on écrit le plus souvent Sète mais aussi Sette ou Cette.
Au début du XVIIIe siècle, Cette devient l’écriture officielle, ce qui n’empêche pourtant pas les auteurs d’utiliser des orthographes différentes.
Le 23 octobre 1793, le conseil municipal décide que Cette « équivoque le pronom » et que la ville s’appellera Sète. Mais quelques années plus tard, Cette réapparaît, et ce jusqu’en 1927. Le 27 août de cette même année, le conseil municipal, présidé par le maire de l’époque, Honoré Euzet, s’appuie sur les arguments avancés en 1793 pour solliciter le changement de nom auprès des pouvoirs publics, une demande satisfaite par un décret en date du 20 janvier 1928. Georges Brassens évoque ce changement de nom dans sa chanson Jeanne Martin.
Sète est surnommée « l’île singulière » ou encore « l’île bleue ».
En occitan, la ville se nomme Seta.
0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0
J’aperçois le « point final » de mon périple de 7 jours (à une moyenne de 9 km/h, arrêts divers compris, comme les pauses photos ou les pauses déjeuner, ou désaltérantes), avec, en « toile de fond », colline de la ville chère à Georges Brassens.
0-0-0

0-0-0
Un dernier effort et j’y suis.
0-0-0

0-0-0
Phare des Onglous : terminus. Je ne manque pas d’envoyer des textos à ma famille et à mon père en particulier dans la mesure ou c’est lui qui m’a inspiré d’entreprendre ce périple,… alors qu’il ne l’aura jamais fait !!!
0-0-0

0-0-0
La présence de ce phare permet et a permis aux embarcations de mieux pouvoir se guider sur l’étang de Thau, surtout à l’époque de la recherche d’accélération de la navigation entre Toulouse, Sète et Beaucaire. Contrairement aux apparence, se guider sur cet étang s’avère très difficile très difficile, non seulement par mauvais temps, mais aussi par les faibles profondeurs et la présence des parcs à huitres.
Développer là-dessus demanderait une ou plusieurs publications, ce que je pourrais peut-être envisager par la suite. Cependant, les installations ont bénéficiées des découvertes issues des toutes dernières recherches dans ce domaine de l’ingénieur Augustin Fresnel (1888-1827), l’inventeur de l’optique moderne.
Je retrouve deux espagnols que j’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs étapes. Je croiserai à mon retour, un couple avec leur enfant de 4 ans, rencontré aussi plusieurs fois.
0-0-0

0-0-0
Ainsi se termine ce « challenge » comme me l’a souligné par la suite, un collègue de travail, sur 7 jours et 300 km de parcourus, en comptant l’aller-retour de l’écluse Bayard, ou se trouvait mon hôtel, au bassin de l’embouchure à Toulouse, la bifurcation vers Narbonne et retour, ainsi que l’aller-retour Agde-étang de Thau.
Ce récit, accompagné de 544 « planches » de photos, n’est cependant pas achevé et je vous invite à retourner ver la table des matières pour lire la 40e et dernière publication.
0-0-0
C’est tout,… pour le moment !!!
Nicolas globe croqueur (et photographe).
0-0-0
Retour sur la liste des articles consacrés à ma randonnée à vélo.
0-0-0
Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.
0-0-0
Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/
0-0-0