Etude du local d’un designer… et bien plus encore.

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (10-1) : .de visuels graphiques aux visuels numériques générés par l’IA.

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1 / Le local du designer.

A partir d’un plan DAO dressé à l’aide du logiciel AutoCad, que vous pouvez découvrir ci-dessous, j’ai entamé une esquisse pour aboutir au résultat final d’un visuel numérique généré par l’IA.

Il s’agit d’un projet d’aménagement d’un bureau pour un designer.

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Pour passer à la 3D, j’ai d’abord débuté par une esquisse à la mine graphite. Je me suis fait aider par l’IA pour la représentation extérieure.

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Vient ensuite la représentation en couleur (techniques utilisées : l’aquarelle, le crayon de couleur et le stylo bille).

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J’ai ainsi pu ensuite générer par l’IA une première représentation numérique avant d’entamer quelques retouches sur Photoshop. Tout comme sur les pièces graphiques, la vue est en grand angle afin de valoriser le projet vis à vis du client, choix que font aussi les promoteurs immobiliers pour valoriser leurs projets d’appartements, par exemple.

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Le visuel ci-dessus m’a permis ensuite de générer un résultat par l’IA avant de « fignoler » le rendu final, pour corriger quelques incohérences. A noter que l’effet grand angle a encore été accentué.

A noter aussi que je n’ai pas réussi à faire intégrer la perspective du bureau et des chaises dans le grand angle, ce qui explique la différence avec le visuel précédent. L’IA m’a également ajouté une petite plante à droite des objets design exposés sur le meuble, ce que je n’avais pas demandé. Je me suis résolu, finalement, à la conserver.

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Les intentions dans l’organisation spatiale :

Le bureau est situé, à l’angle de la rue, avec une lumière naturelle important grâce à trois surfaces vitrées dont une est une baie. C’est un atout majeur dans l’aménagement que je propose, tout en veillant à limiter l’éblouissement sur les écrans de travail, qui se trouveront le plus éloignée de l’apport lumineux principal.

Trois espaces : accueil clients et rangement, espace de travail informatique et l’espace de la création et du dessin, à côté duquel le designer peut présenter ses dernières créations.

1 / Le bureau principal est positionné perpendiculairement à la baie vitrée principale afin d’atténuer les reflets sur les écrans et permet l’installation d’un poste informatique à double écran, selon les souhaits du designer. Le deuxième écran plat est orientable de manière à s’adapter par rapport aux reflets des vitres, à la lumière naturelle selon la rotation de l’ensoleillement et l’heure de la journée.
Deux chaises visiteurs sont placées en face du bureau, assurant une relation directe et conviviale lors des rendez-vous clients, sans gêner la circulation. A noter aussi que la circulation tient compte des normes PMR, notamment le respect du diamètre minimum requis de 1 m 50 pour la rotation d’un fauteuil roulant.

L’imprimante est positionnée derrière le poste de travail, sur un meuble bas dédié, facilitant ainsi son accès tout en limitant les déplacements.

2 / Une table à dessin est installée entre deux arrivées lumineuses situées de part et d’autre de celle-ci. En retrait du passage principal, son emplacement permet une utilisation confortable, sans interférer avec les flux liés à l’accueil des visiteurs.
L’espace est pensé comme celui d’un « corner » propice à la créativité et au travail manuel.

3 / Un rangement bas est privilégié le long de la baie vitrée afin de conserver la sensation d’espace, ne pas obstruer la lumière naturelle et de permettre au designer d’exposer ses créations visibles aussi de la rue. Ce rangement bas et celui (avec étagères, placé contre le mur permettent le stockage du matériel, des dossiers et des fournitures tout en restant facilement accessibles (il est indiqué sur le plan mais pas représenté sur mes visuels).

4 / Pas de gros travaux envisagés, d’autant que le local est sain, d’une part, mais aussi, d’autre part, dans le but de respecter le budget restreint du client. L’aménagement repose essentiellement sur le positionnement du mobilier existant ou standard, sans intervention sur la structure du bâti.

5 / L’ancienne identité visuelle était incompatible avec l’activité du designer, notamment la couleur mauve des murs. J’ai donc choisi un environnement mural blanc qui reste la dominante majoritaire, à l’exception d’un mur zébré et coloré, en guise d’accompagnement, afin d’amener un peu de « peps ». Le choix du mobilier, sauf pour la table à dessin et le tabouret haut, se répartit entre couleur sombre et bois blond afin de s’harmoniser avec le parquet.

Sur ces deux liens ci-dessous, voici ce qui représente pour moi le « Graal » dans l’image numérique en architecture et en décoration, à côté desquels j’ai conscience que je reste un « petit joueur ».

Valentin studio à Lyon et Alexis Chenot.

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2 / La planche tendance pour un salon de coiffure.

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Organisation de l’espace

L’aménagement privilégie des circulations fluides et dégagées, garantissant une lecture claire des volumes sans rupture visuelle. Les espaces s’ouvrent les uns sur les autres pour créer une continuité naturelle entre les zones, tandis que le mobilier, soigneusement positionné, accompagne intuitivement les déplacements. Conçus comme des lieux de vie évolutifs, les espaces sont multifonctionnels et modulables, capables de s’adapter aux différents usages et moments de la journée.

Luminosité

La lumière occupe une place centrale dans le projet, avec une recherche constante d’apport maximal en lumière naturelle. Des voilages légers et des rideaux en textiles naturels filtrent délicatement la lumière tout en préservant l’intimité. L’éclairage artificiel, doux et indirect grâce à des appliques, prolonge cette atmosphère apaisante. Une température de lumière chaude vient renforcer le sentiment de confort et de sérénité.

Palette de couleurs

La palette chromatique, douce et naturelle, a été pensée pour créer une ambiance équilibrée et rassurante.
Le terracotta apporte une touche de chaleur et de caractère, le vert olive instaure un lien subtil avec la nature et favorise l’apaisement, tandis que le beige constitue une base lumineuse et intemporelle, soulignant l’élégance du lieu.

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3 / Les principales différences entre architecture intérieure et décoration.

En architecture intérieure, le domaine de compétence se définit dans la transformation de l’espace et de l’intervention sur la modification des volumes par leur redistribution. S’ajoutent les contraintes techniques comme la prise en compte de la lumière naturelle, le choix des matériaux, le respect des normes de sécurité, ce qui nécessite, bien souvent, des travaux importants.

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Visuels numériques d’un atrium, travail personnel

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En décoration, il est question d’habiller l’espace, d’agir sur l’ambiance générale, pour la (re)valoriser d’une part, et par la prise en compte de l’esthétisme, d’autre part : choix des couleurs, du mobilier, des textiles des luminaires et des objets utilitaires et décoratifs. Cela entraine des travaux moins importants que ceux dans le domaine de l’architecture intérieure.

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Visuels numériques d’un appartement, travail personnel

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Pour résumer, l’architecture intérieure, c’est le gâteau, et la décoration, la cerise sur le gâteau. Bien entendu, les domaines de compétences en architecture intérieure permettent aussi de maitriser ceux en décoration. Dans la logique des choses, une formation dans la profession d’architecte d’intérieur inclue aussi celle de la décoration.

Concrètement, une intervention en architecture intérieure permet de changer les emplacements des pièces d’une maison ou d’un appartement alors que ce n’est pas le cas dans une intervention décoration.

Pour entrer dans un cas de figure plus précis, dans les prochaines années, la règlementation va devenir plus stricte (et donc onéreuse pour l’ensemble de la population) sur la question de la mise aux normes de l’isolation des maisons et appartements. Une mauvaise isolation (classement énergétique E ou F) ne permettra plus aux propriétaires de louer leurs logements. Pour un immeuble pouvant être isolé sur l’extérieur, cela concernera un architecte. En revanche, pour un immeuble avec une isolation à effecteur à l’intérieur, cela concernera d’abord l’architecte d’intérieur, puis le décorateur.

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4 / La notion d’ergonomie appliquée au projet architectural.

Terme apparu au milieu de XIXe siècle, l’ergonomie vient du grec ancien, « érgon » (travail, action, œuvre) et « nómos » (règle, loi, principe), et vise à adapter l’environnement bâti à l’être humain et qui n’est pas destinée seulement aux valides. Pour ce qui s’agit de personnes à mobilité réduite, même s’il est aisé de constater qu’il y a eu beaucoup de progrès sur ces cinquante dernières années, beaucoup reste à accomplir (constat sur ce point par rapport à mes 35 années de vie professionnelle et sur la prise en compte des règles PMR dans le traitement des projets).

Elle se traduit par deschoix dimensionnels, spatiaux, techniquesafin de rendre les espacesadaptés pour tous.

Dans le but faire coïncider la forme, la fonction et l’usage, placer l’utilisateur au cœur du projet, afin d’être agréable à vivre. Elle doit tenir compte de la sécurité et de la facilité d’utilisation. S’ajoutent la prise en compte des dimensions et des mouvements du corps humain, des usages et des pratiques, des capacités physiques et sensorielles, sans oublier le confort physique et psychologique.

Voici des exemples concrets dans le périmètre d’intervention d’un architecte d’intérieur.

Logement :

Dans la cuisine, un plan de travail adapté sur sa hauteur, prise en compte des distances entre évier–plaque–réfrigérateur (triangle d’activité).Les couloirs d’un logement doivent être suffisamment larges pour permettre théoriquement le passage d’une à mobilité réduite (idéalement d’une largeur de 1 m 50, correspondant à l’encombrement du diamètre de rotation d’un fauteuil). Dans la salle de bain, surtout pour les personnes vieillissantes, privilégier une douche dite « à l’italienne » avec barre d’appui et sols antidérapants plutôt qu’une baignoire.

Pour le rangement, les placards doivent être accessibles, ni trop hauts, ni trop profonds, et n’obligeant pas un effort excessif.

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Visuel numérique, travail personnel

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Etablissements scolaires :

Tables et chaises adaptés, bien entendu, à la taille des élèves. Un éclairage naturel est à privilégier pour le confort visuel et par ce qu’elle est plus rassurante, plus apaisante. Un équipement est à prendre en compte également pour un confort acoustique, et composé de matériaux ininflammables pour éviter de nouveau le drame de l’incendie du bar de Crans-Montana en Suisse, fin 2025, début 2026, provoqué par un élément acoustique inadapté. La circulation doit se matérialiser par des escaliers sécurisés, des rampes adaptées et un repérage clair des espaces.

Hôpitaux et autres établissements de santé :

Dans les chambres, un accès facile au lit, des commandes à portée de main, un éclairage modulable. Dans les couloirs, des dimensions larges adaptés aux brancards et fauteuils roulants et une signalétique apaisante, simple et lisible. Enfin, les postes de travail doivent répondre au confort du personnel dans l’accomplissement de ses tâches.

Bureaux :

Hauteurs des bureaux adaptés pour un confort de travail, des circulations aux dimensions permettant des déplacements fluides, un confort thermique et visuel comme pour les établissements scolaires, et intégration d’espaces de pause. Respect de ratios qui sont environ de 0,08 à 0,12 personne / m².

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Autres espaces accueillant du public (gares, centre commerciaux, etc…) :

Repères visuels clairs, sols tactiles, rampes, éclairage étudié et adapté, parcours d’évacuation rationnels, assises adaptées dans les espaces d’attente, comme est conçue la gare de Montpelier-Sud-de-France, par exemple.

Point important :

Le confort thermique, qui va devenir de plus en plus important ces prochaines années et des normes plus exigeantes, avec notamment une des pistes d’isolation envisagée à l’aide un matériau plus onéreux, certes, mais plus efficace que la laine de verre qui ne protège que du froid, la laine de bois, qui protège aussi du chaud.

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Une pizzeria parisienne (1)

Du visuel graphique aux visuels numériques générés par IA.

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Bonjour a toutes et à tous.

À partir d’un de mes visuels graphiques réalisé il y a quelques années dans le cadre d’une commande d’un architecte (peint à la gouache), voici les versions que j’ai pu en tirer en rendus numériques générés par l’IA.

L’original :

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Versions numériques diurnes :

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Version numérique au crépuscule :

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Version numérique nocturne :

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Sédentarité ou mobilité

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (9-2) : l’habitat par rapport au mode de vie.

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Dès les premières constructions de son habitat, l’homme a eu à choisir entre mobilité et pérennité, et ce à travers les siècles. De quelles manières a été guidé ce choix ? Par quels matériaux s’est-il exprimé ?

La mobilité aura été d’abord la caractéristique de l’habitat humain, de par le besoin de se nourrir, par la chasse et ou la cueillette de végétaux, fruits dits « sauvages » et légumes comestibles. La maitrise du feu a permis ensuite non seulement de pouvoir mieux digérer, mais aussi de se chauffer et de s’éclairer (ce qui a permis les peintures rupestres dans les grottes, par exemple).

Par la suite les modes de vie, les contraintes environnementales, climatiques, les ressources disponibles et les systèmes sociaux qui sont apparus au fur et à mesure que les sociétés humaines s’organisaient, ont déterminé le choix entre la mobilité et la pérennité.

Selon les options choisies, les matériaux de construction n’ont pas été les mêmes.

Pour les sociétés nomades, l’habitat correspond à une vision immédiate et cyclique du temps, déterminé par les saisons, les pâturages. Les matériaux doivent être donc légers, démontables et transportables, comme de nos jours, les yourtes des peuples nomades asiatique ou les tentes des Touaregs.

Matériaux privilégiés : bois, branchages, peaux animales, feutres, tissus végétaux, cordes, os. Ils sont légers, faciles à monter et à démonter. Idéaux pour des déplacements fréquents.

Pour les sociétés sédentaires, la conception de l’habitat s’inscrit dans la projection dans le futur, autrement dit, la mise en place d’une transmission dans la continuité. Les matériaux doivent être résistants, comme la pierre et ils sont choisis dans le cadre de la recherche d’un habitat durable, protégeant les récoltes, les individus et les biens sur le long terme

Matériaux privilégiés : pierre, terre crue, brique, puis mortier et béton. Le bois, utilisé également dans un premier temps, a été abandonné, pour cause d’incendies. Ainsi, le Pont Neuf est le… plus ancien pont de la capitale dans la mesure où il a été décidé de ne plus faire construite des ouvrages en bois.

Ces matériaux sont lourds, résistants au temps, la pierre en particulier (comme le Pont du Gard, ou le pont romain d’Argenton sur Creuse, utilisé bien après la chute de l’Empire d’occident, ou encore le pont antique de Saint-Chamas, dans les Bouches-du-Rhône, traversé par les automobiles encore après la Libération en 1945.

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pièces graphiques, travail personnel

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Un climat inhospitalier oblige à des solutions souples et adaptables alors qu’un territoire stable qui offre des ressources abondantes incite à se sédentariser et à envisager des constructions durables, qui deviennent un marqueur d’identité, de pouvoir, d’enracinement dans des sociétés centralisées et hiérarchisées. 

Les matériaux utilisés par les civilisations sédentaires rendent donc possible la construction de maisons fixes, lesquelles groupées forment un village, puis une ville et impliquent une main-d’œuvre qualifiée appelée à travailler dans le cadre d’une planification.

Il n’est cependant pas judicieux d’opposer forcément l’habitat nomade et l’habitat sédentaire. Dans certaines sociétés et dans certains cas de figure, des structures avant tout conçues pour un mode de vie sédentaire peuvent être adaptées à la mobilité si les impératifs économiques amènent à tout remettre en question. Je pense à la maison alsacienne à colombages qui est en fait un « kit » et qui peut être démontable pour être remontée ailleurs. On en trouve de très beaux exemples d’habitats remontés à l’Ecomusée, près de Mulhouse.

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A l’inverse des exemples précédemment cités, les individus appelés « gens du voyage », donc nomades, ont un habitat non démontable, mais mobile : la roulotte, laquelle, hélas, a tendance à disparaître au profit de caravanes ou camping-cars standardisés.

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Pour conclure, ce sont les modes de vie, le rapport du territoire au temps, les contraintes naturelles et l’organisation sociale qui ont amené, les stigmatisations hélas de certains groupes d’individus, avec des conséquences dramatiques parfois (comme ce fut le cas pour les pogroms), qui ont amené, qui amènent et qui amèneront les civilisation a choisir entre la mobilité et la pérennité. Il est à noter cependant que les civilisations nomades ont tendance à se sédentariser ou semi sédentariser. L’habitat est alors le reflet des choix exprimés à travers les matériaux qui révèlent à la fois le savoir-faire technique et la manière dont l’individu se projette dans son environnent. Les fermes dans le Massif du Jura en sont un très bel exemple.

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pièce graphique, travail personnel

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Nicolas globe croqueur et photographe.

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Le capital culturel dans la création architecturale

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (9-1) : ce qu’il faut avoir pour savoir exercer dans ces professions.

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En tant que créateur, qu’est ce qui apporte une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture et de l’architecture intérieure dans la conception d’un projet de qualité ?  

Un « bagage » culturel, complété par des connaissances techniques et une approche critique, permettent au créateur d’être « armé » pour apporter des réponses pertinentes et créatives sur l’approche d’un projet afin d’en obtenir un résultat de qualité.

Une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture et de l’architecture intérieure en est la base essentielle. S’informer sur les styles, les œuvres et les courants déjà existants, qui représentent une source inépuisable d’inspiration permet ensuite d’apporter des réponses personnelles innovantes, originale et pertinentes. Elle permet aussi de réinterpréter et conceptualiser en puisant dans un vaste réservoir d’idées, de formes, de matériaux.

Le contexte historique, économique, culturel, et social ainsi que les innovations apparues à différentes époques sont les leviers qui expliquent le pourquoi des choix non seulement portés les formes, les organisations spatiales, les partis pris décoratifs, mais également sur l’obligation de certains renoncements. Par exemple, l’absence de la construction de la deuxième tour de la cathédrale de Strasbourg s’explique par la nature du terrain qui ne permettait pas d’en supporter la charge. Pour le projet de la cité idéale imaginée par Riquet sur le canal du Midi au Seuil de Naurouze, le constat de l’envasement dans le bassin principal apporté par les eaux captées sur la Montagne Noire et l’insuffisance des connaissances techniques pour envisager leur évacuation n’auraient pas permis aux embarcations d’y stationner. Le projet avait donc été abandonné.

Un créateur averti sur certaines contraintes lui permet d’anticiper sur des éventuels renoncements et de proposer un projet cohérent avec ce qu’impose l’environnement.  

Une relative bonne connaissance des références historiques (personne ne connait tout, cela se saurait !!!) permet un regard critique sur les références du passé mais aussi sur les tendances du présent. Il devient possible alors de défendre des choix de conception à l’aide d’arguments solides et cohérents.

Il est essentiel de tenir compte de l’évolution des modes de vie, des usages, des fonctionnalités dans les espaces définis de manière à savoir anticiper la conception des espaces mieux adaptés aux besoins contemporains tout en prenant en compte l’équation de la mémoire et de l’identité des lieux. Cela concerne particulièrement les projets de réhabilitation et de rénovation. La reconversion en campus universitaire des bâtiments et de la tour, conçus par l’architecte René Lefébure dans les années 1930, de l’ancienne imprimerie du magazine « L’Illustration » à Bobigny en est un exemple.

Afin d’espérer pouvoir pérenniser son projet, un créateur doté de solides valeurs culturelles aura peut-être la chance de donner plus de sens et de profondeur à son projet, par ce que l’architecture ne se limite pas qu’à une intention fonctionnelle et esthétique, mais aussi devient un symbole, une référence, comme l’exemple de Bobigny cité plus haut.

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Représentations graphiques de l’imprimerie de la revue « L’Illustration » à Bobigny

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Aspect non négligeable avant d’entamer toute démarche de projet :

Il s’agit du « profil » du client et dans quelle catégorie il s’inscrit.

1 / Clients au capital économique plus faible et au capital culturel plus important :

La pièce maîtresse va être la bibliothèque, visible dans le salon. Le reste du mobilier peut être dit « de seconde main » avec une place importante de la couleur.

Présence aussi de nombreuses affiches et mise en valeur de ce qui représente la culture.

Goût artistique prononcé dans des espaces généralement plus petits.

Le plutôt manque de moyens va être compensée par une hyper personnalisation esthétique et une mise en avant des supports de culture, comme le lecteur vinyles, par exemple.

Présence de plantes vertes.

La télévision n’est généralement pas d’une dimension excessive.

2 / Clients au capital économique plus fort et au capital culturel plus faible :

Ce qu’on appelle les « nouveaux riches », comme des participants aux émissions de télé dite « réalité » issus d’un milieu, certes respectable, cependant pas forcément particulièrement étoffé culturellement parlant, mais qui ont acquis un gros capital économique en peu de temps.

Intérieurs avec de grands espaces et de belles hauteurs sous plafonds mais avec une esthétique minimaliste et mise en valeur de matériaux chers et ostentatoires, comme le marbre ou du mobilier laqué blanc.

Il faut voir les marques et la télévision est mise en valeur grâce à ses proportions gigantesques.

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3 / Clients au capital économique et culturel important :

Un idéal, selon moi, d’autant que je n’en fait pas partie.

Habitent dans des grands appartements haussmanniens, aux généreux volumes et belles hauteurs sous plafonds, aux cheminées, lambris moulures et beaux parquets de grande qualité.

Esthétique discrète, minimaliste et non ostentatoire, avec des meubles d’une grande valeur qui sont pratiquement ou sont carrément des œuvres d’art, en réalité dits « hors de prix ».

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La télévision, est soi discrète, ou soit cachée par une œuvre d’art ou par un meuble amovible, soit présente mais avec la projection d’une œuvre d’art.                                                                 

Le « Quiet Luxury » ou « Old Money » est très prisé également et se caractérise par des volumes dit « cathédrale » et des matériaux à dominante mat et sombres.

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Même si elles sont plus ou moins singées parfois, les références en décoration des personnes ayant la chance d’appartenir cette catégorie inspirent les personnes des trois autres.

4 / Clients au capital économique et culturel plus faible :

Intérieurs propres et bien rangés.

Mobilier chiné ou récupération de ceux de la famille, ou encore acheté dans des magasins Ikéa, But ou Conforama.

Place importante accordée aux objets transmis par la famille et des photos de famille.

Recherche de distinction par la technologie de masse comme l’installation de rubans LED au plafond.

Chauffe-eau et tuyauts apparents dans la cuisine.

L’intérieur a pour fonction de créer un environnement défensif par rapport à l’extérieur.

En conclusion :

Bien entendu, les catégories ne sont pas figées, les clients peuvent également rentrer dans les « cases » de deux ou plusieurs d’entre elles, voire les quatre.

Mes visuels numériques ci-dessous, d’un salon et d’une salle à manger pourraient correspondre à une synthèse entre la catégorie 1 et 3.

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Pour ce qui concerne les prestations d’un architecte d’intérieur ou d’un décorateur, les catégories 2 et 3 sont sensées les concerner d’avantage, un peu moins pour la première et plus rarement pour la quatrième. Cependant, il est intéressant de travailler avec cette dernière afin de chercher à concilier la recherche du « beau » avec un budget serré.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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En annexe, deux vidéos sur les 4 catégories citées plus haut.

1 / Capital économique plus faible et capital culturel plus important.

2 / Capital économique plus important et capital culturel plus faible.

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3 / Capital économique et capital culturel au maximum (l’idéal !!!).

4 / Capital économique et capital culturel plutôt modeste.

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Melanie Franz

Artist. Children's Book Illustrator. Visual Storyteller.

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