Déambulation dans les locaux d’une compagnie d’assurances

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (13) : Dans un environnement haussmannien parisien.

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Voici quelques uns de mes visuels qui s’inscrivent dans le cadre d’un travail demandé par un architecte pour un aménagement des locaux d’une compagnie d’assurance à Paris.

Le parti-pris décoratif repose sur une mise en tension maîtrisée entre patrimoine et contemporanéité.

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L’atrium

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Le projet s’appuie sur les codes de l’architecture haussmannienne — moulures, symétrie, matériaux nobles — pour affirmer une image institutionnelle forte, rassurante et pérenne.

À cette base classique s’ajoute une intervention contemporaine lisible : mobilier design, luminaires graphiques, dispositifs verriers et traitement scénographique de l’art. Ces éléments introduisent contraste, modernité et dynamisme, sans altérer la lisibilité du cadre existant.

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Les circulations

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L’ensemble construit une esthétique sobre et élégante, où les circulations sont pensées comme des galeries, et les espaces majeurs comme des lieux de représentation.

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Tableaux contemporains représentés de façon presque « muséale »

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Le projet exprime ainsi une identité double : crédible et patrimoniale, mais aussi actuelle et ouverte — à l’image d’une compagnie d’assurances qui conjugue tradition et innovation.

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Une des salles de réunions

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C’est tout…, pour le moment !

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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De l’avant-projet à la réalisation, en passant par le suivi de chantier

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (12) : Quelques principes à appliquer dans la marche à suivre.

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1 – Lors d’un problème technique sur un chantier, ce qui guide les choix. 

Tout d’abord, une bonne expérience dans la pratique du chantier permet d’anticiper les éventuels problèmes qui pourraient apparaitre. Toutefois, sur mes 35 années de salariat en tant que dessinateur-projeteur, je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu qu’un chantier se déroulait sans son lot de problèmes, et qui peuvent être la cause de retards dans le planning. À ce sujet et à ma connaissance, le chantier de restauration de la cathédrale de Notre-Dame de Paris aura bien été le seul s’être déroulé sans dépasser la « dead line ». À l’inverse, la date de la mise en service de la ligne de métro 15 du Grand Paris Express, qui reliera le Pont de Sèvres (Boulogne-Billancourt) à Noisy-le-Grand, est sans cesse reportée : programmée au départ fin 2025, elle est prévue, normalement si tout va bien, courant 2027.

Pour entrer dans le vif du sujet, il faut prendre en compte une hiérarchie de critères qui commence par la sécurité, puis le respect de la conformité réglementaire, la faisabilité technique accompagnant la cohérence du projet architectural, la prise en compte des contraintes économiques et temporelles, normalement qui garantissent par la suite la résistance dans le temps et la pérennité.

La sécurité : celles des intervenants, les ouvriers en particulier, puis des usagers en tenant compte du bâti existant, le tout dans le respect des normes (accessibilité, hygiène, incendie, structure).

La conformité réglementaire : respect des normes en vigueur, des règles d’urbanisme, prise en compte du Document Technique Unifié établi par la Commission Générale de Normalisation du Bâtiment, sans oublier l’avis des bureaux de contrôle et assurances.

La faisabilité technique : vérification de compatibilité avec la structure existante (dans le cas d’une rénovation et/ou d’un agrandissement), vérification également sur la concrétisation des solutions proposées sur un chantier, et anticipation sur la disponibilité des matériaux et de leur quantité nécessaire, sans négliger non plus les savoir-faire.

La cohérence avec le projet architectural : vérifier que l’intention architecturale, spatiale, esthétique et fonctionnelle soit respectée. Le projet doit permettre d’affirmer les choix esthétiques sans subir des contraintes techniques au détriment de l’esthétique.

La prise en compte des contraintes économiques et temporelles : respect du budget et du planning dans le cadre du rapport du coût et de la durabilité. Sur ce point, ne vaut-il mieux pas une solution plus onéreuse mais plus durable avec le budget prévu plutôt qu’une autre moins onéreuse et moins durable qui obligera une nouvelle intervention avec un budget qui ne sera pas forcément prévu !!!???

La pérennité et la durabilité : solutions qui « tiennent la route » dans le temps, en tenant compte de la maintenance (c’est un budget aussi !), l’impact environnemental et l’évolutivité.

Pour conclure : toujours privilégier des solutions sûres, conformes, techniquement viables, sans s’éloigner de l’esprit du projet et tout en restant réaliste sur le plan du coût et du délai. Sur le volet de l’esprit du projet, la Sagrada Familia, à Barcelone, qui est sur le point d’être terminée, en est un exemple et je suis à peu près certain qu’Antoni Gaudí serait très heureux aujourd’hui du résultat.

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2 – Un client adresse à l’architecte d’intérieur le chèque de règlement du lot de peinture afin que vous le rétrocédiez à l’entreprise. Devra t’il l’accepter ? Pourquoi ?

En principe, non, sauf en cas de pratique très encadrée.

L’architecte ou l’architecte d’intérieur réceptionne les factures en fonction des travaux réalisés. Il donne ensuite son « feu vert » au client, il transmet un duplicata au client avec la mention « bon pour facture » de manière à ce que ce dernier puisse envoyer le chèque à l’entreprise.

L’architecte ou l’architecte d’intérieur serait amené, s’il acceptait un chèque d’un client à son nom, à intervenir sur un maniement de fonds pour le compte d’un tiers, donc, de devenir un intermédiaire financier, ce qui peut être juridiquement sensible, à moins d’un mandat écrit qui stipule qu’il est autorisé à recevoir des fonds pour le compte de l’entreprise. Pour cela, il doit disposer d’une assurance spécifique pour le maniement des fonds, utiliser un compte bancaire séparé et assurer une traçabilité rigoureuse des sommes. Ces précautions servent à éviter la mise en cause de sa responsabilité civile, le litige en cas de non-paiement ou de malfaçons, le soupçon de gestion de fait ou de pratique illégale.

De toutes façons, le client doit établir son chèque à l’ordre de l’entreprise, et il est plus pratique qu’il l’envoie ou le remette en main propre à l’entreprise. Eventuellement, il peut l’envoyer ou le remettre en main propre à l’architecte ou l’architecte d’intérieur, lequel se chargera ensuite de le transmettre de la manière de son choix à l’entreprise.

Pour conclure, un de mes anciens professeurs, feu Pierre Gautier Delaye (1923-2006), qui fut décorateur, architecte d’intérieur, graphiste et designer industriel, nous expliquait que la pratique de la profession, c’était « dix pour cent de création et quatre-vingt-dix pour cent d’emmerdements ». Inutile donc de s’en ajouter avec ce qui n’entre, à priori, pas dans les attributions d’un architecte ou architecte d’intérieur.

3 – Dans le cadre d’une estimation du montant des travaux avant de passer à la phase DCE, comment estimez la TVA ?

En phase d’avant-projet sommaire ou avant-projet définitif, l’estimation budgétaire est toujours calculée en hors taxe. Il est ensuite inséré une taxe en valeur ajoutée selon la catégorie dans laquelle rentre le projet. En cas de manque d’information au stade de l’avancement de celui-ci, il est appliqué un taux estimatif.

Le double affichage hors taxe (HT) et toutes taxes comprises (TTC) est appliqué de façon à faire comprendre au client que le taux du TTC peut varier. C’est ce que font les entreprises généralement.

La TVA se définit selon le statut du client et/ou de la nature des travaux.

L’architecte ou l’architecte d’intérieur est donc obligé d’appliquer un taux indicatif selon la nature du projet.

Cependant, avant le DCE, il est souvent impossible d’être certain de l’attribution exacte du type de TVA selon le type de travaux, également sur l’éligibilité au taux réduit ou non, la situation fiscale exacte du client, et les déclarations que le client signera (attestation TVA). Ce sont donc les entreprises qui seront amenées à déterminer le taux définitif de la TVA.

L’architecte ou l’architecte d’intérieur applique un taux indicatif en fonction du projet. Voici quelques exemples :

SituationTVA estimée
Construction neuve20 %
Rénovation / réhabilitation10 %
Rénovation logement > 2 ans (sous conditions)10 %
Travaux d’amélioration énergétique ciblés5,5 %

Le taux retenu est donc celui qui a le plus de chances de s’appliquer, compte tenu des infos connues à ce stade. Au départ, de toutes façons, travaux et honoraires sont fixés en HT.

4 – Qu’est-ce qu’un carottage ou un sondage ? Quelques exemples.

En construction, le carottage et le sondage désignent des opérations de perçage d’un sol ou d’un mur existant, dans le but d’une analyse qui sera un peu différente.

Le carottage est une opération qui consiste à percer un matériau en en prélevant un cylindre appelée carotte, pour l’analyser, ce qui permet de connaître la composition d’un matériau, sa résistance, son épaisseur, sa qualité, ce qui permet de contrôler la conformité d’un ouvrage.

Un carottage peut aussi servir à percer un sol ou un mur pour faire passer des câbles d’un niveau à un autre d’un bâtiment ou d’une pièce à une autre si un mur est porteur. Il peut aussi servir à intégrer des structures pour renforcer un ouvrage.

En architecture, le matériau concerné est principalement le béton, en voirie, les enrobés, en géologie, les sols durs et la roche.

Une dalle en béton peut être carottée pour mesurer sa résistance à la compression, un mur porteur avant une démolition partielle, dans le but de voir s’il est possible de faire deux pièces en une, par exemple.

Il est considéré comme partiellement destructif mais d’une très grande précision.

Un sondage est une opération qui consiste à explorer, avec ou sans prélèvement, un sol ou un ouvrage pour en connaitre sa composition.

Il permet d’informer sur la nature d’un sol, identifier éventuellement la présence d’eau et/ou de vides, et s’avère très utile pour adapter les fondations d’un projet. Exemple : lors de la construction de l’Opéra Garnier à Paris au XIXe siècle, il a fallu composer avec la présence d’une poche d’eau.

5 – Comment investir des combles dont les entraits de fermes descendent très bas (moins de 1,80 m) ?

Quand les entraits de fermes descendent très bas (en dessous de 1,80 m) et sans toucher à la structure, il est quand même possible de concevoir une pièce à vivre avec ce constat très simple de se mouvoir là où on peut se tenir debout et ranger là ou on est obligé de se baisser (placards, tiroirs, étagères, lit bas, bureau, futon). Cette solution offre l’avantage de ne pas envisager de travaux structurels, d’avoir un coût maitrisé et de ne pas déstabiliser la structure de la toiture.

Pour optimiser l’espace, il est parfaitement envisageable d’intervenir sur la structure de la charpente avec impérativement, en préambule la sollicitation d’un ingénieur structure / bureau d’études bois qui opérera des calculs. Les entraits existants empêchant l’écartement des murs, ils seront remplacés par des poutres retroussées, un portique ou un système métallique.

Ci-dessous, une solution proposée. Attention, la hauteur sous l’entrait dans la nouvelle configuration ne doit pas être en dessous de 1 m 80. Pour une « respiration spatiale », surtout pour des personnes de grande taille, privilégier plutôt une hauteur de 2 m 40.

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Autre cas de figure. Il est possible de modifier une ferme pour la remonter, autrement dit, la retrousser. Opération réalisée par un charpentier avec faisabilité à étudier dès le début du projet.

Les entraits existants seront découpés et reposeront sur des jambes de force de part et d’autre, les contrefiches seront ôtées et le poinçon sera découpé et reposera sur un nouvel entrait retroussé.

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Une autre solution consiste à abaisser le plancher, mais il ne faut pas que la hauteur sous plafond du niveau en dessous soit inférieure à 1 m 80 (Loi Carrez), si celle-ci est une pièce à vivre.

Pour conclure, tout va se déterminer selon le budget et les besoins, s’il s’agira d’une pièce à vivre ou d’un « comble de dépannage » prévu plutôt pour de l’archivage.

6 – Comment appelle t’on la partie du mur située immédiatement au-dessus d’une ouverture dans un mur porteur (porte ou fenêtre), à quoi sert-elle ?

Cette partie se nomme le linteau et il sert non seulement à soutenir, mais aussi à répartir le poids d’un mur ou d’une structure au-dessus d’une ouverture, ce qui permet de transmettre les charges vers les côtés de celle-ci, autrement dit, vers les montants ou les parties pleines du mur. Important : vérifier que la résistance des montants ou des murs soit en capacité de supporter ces charges.

Une ouverture, cela peut être envisagé pour y placer une porte, une porte fenêtre, le percement d’une cloison porteuse pour agrandir un espace et réunir deux pièces, par exemple.

Un linteau et aussi un élément qui participe à l’esthétique architecturale comme sur ce très bel exemple du visuel ci-dessous représentant un de ceux situés sur le minaret de la Grande Mosquée de Kairouan, en Tunisie, avec des motifs sculptés d’un raffinement remarquable. La notion de la beauté associée à une solution technique, en quelque sorte.

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7 – Présentation de deux systèmes, faisant partie de la couverture, et complétant la charpente bois, sur lesquels sont fixées les tuiles d’un bâtiment.

Il s’agit des liteaux et des voliges.

Les liteaux sont des lattes en bois, espacées, et fixées à la charpente, perpendiculairement aux chevrons plus précisément. Ils sont plus adaptés pour la pose de tuiles mécaniques ou de tuiles romaines.

Leur fonction consiste à ce que la tuile puisse se « poser » et, pour une meilleure résistance aux intempéries et aux vents forts en particulier, être accrochée.

Autrement dit les liteaux sont plus adaptés à recevoir des tuiles à emboitements ou à crochets.

A noter que les liteaux et les chevrons reposent sur une étanchéité, afin de prévenir des fuites d’eau.

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Tout types de revêtements de toitures ne sont pas forcément adaptés aux liteaux, comme l’ardoise, par exemple. Il existe une autre manière de procéder qui s’appellent les voliges.

Les voliges sont des planches de bois fines plates de 10 à 20 mm d’épaisseur, utilisées en charpente et couverture de toiture et destinées à supporter des tuiles plates ou des tuiles en ardoises qui sont cloutées.

Elles sont fixées les unes à côté des autres, avec parfois un petit espacement, sur les chevrons.

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8 – La différence entre un parquet traditionnel massif et un parquet stratifié.

Le parquet traditionnel massif est composé entièrement en bois massif, aux essences comme le chêne ou le hêtre, par exemple. Il est conçu pour durer et il peut être poncé pour être rénové plusieurs fois, ce qui lui donne un aspect plus authentique, patiné et chaleureux. Son coût reste plus élevé que le parquet stratifié, il est plus sensible à l’humidité et nécessite une pose techniquement parlant plus pointue.

On en trouve dans les beaux appartements haussmanniens parisiens, par exemple, avec un assemblage à chevrons, ou dits « à points de Hongrie ».

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Il peut être également à lattes, comme on peut le découvrir sur le visuel ci-dessous.

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Aménagement d’appartement, travail personnel dans le cadre d’une commande pour un architecte (rénovation d’un bâti ancien)

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Le parquet stratifié , d’1 cm d’épaisseur maximum, est constitué de lames présentant un empilement de plusieurs couches ou de plusieurs strates fines qui peuvent être en bois massif ou en aggloméré. La couche supérieure peut être en imitation bois ou en bois massif. Son coût est moins onéreux et les modèles hauts de gamme offre une bonne résistance à l’usure quotidienne, contrairement aux modèles bas de gamme avec des lattes qui ont tendance à se désolidariser et à se gondoler avec le temps. Il n’est pas ponçable et une fuite d’eau, causée par un chauffe-eau défectueux peut lui être fatal, même pour les modèles de bonne qualité.

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Aménagement d’un salon, travail personnel

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Le parquet traditionnel, de 3 cm d’épaisseur, dégage une patine et une authenticité que n’offrira jamais le parquet stratifié, encore moins pour les modèles en vinyle qui les imite et restent, à mon avis, très kitch. J’ai toujours pensé que c’est plus authentique de choisir un matériau pour ce qu’il est plutôt que pour ce qui veut être, exception faite du trompe l’œil qui s’intègre dans une dimension artistique. A ce sujet, la déco de l’Hôtel du Palais à Biarritz assemble harmonieusement le marbre et le marbre en trompe l’œil.

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C’est tout,… pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Déambuler d’une rue élégante vers un jardin de rosiers

Ambiance urbaine (1) : des architectures raffinées dans leur environnement.

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1 / La rue élégante :

L’usage du logiciel Photoshop combiné à l’IA permet des rendus d’ambiance urbaine sympathiques et je vous présente ci-dessous, deux lieux imaginaires, à commencer par une rue élégante de jour et de nuit.

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2 / Le jardin de rosiers :

Ambiance calme et détendue par une après-midi ensoleillée. A noter, comme petit « clin d’œil » pour mon ami aquarelliste Alain Marc : la reprise d’une sculpture de mains de feu son père, le peintre, sculpteur, résistant et conteur occitan Jean Marc (Roger Bienvenue Carrière de son vrai nom (18 mai 1924 / 23 mai 2008), que l’on peut découvrir, en réalité, dans un parc à Eragny, dans le département du Val-d’Oise.

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Pour terminer, voici l’endroit où se dresse la sculpture évoquée plus haut.

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C’est tout,… pour le moment !

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Du plan à la représentation 3D

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (11) : Les modes d’expression graphiques et infographiques en décoration, architecture et architecture intérieure.

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1 – Explication d’une vue en plan. A quelle hauteur doit-elle être réalisée ?

Il s’agit d’une représentation horizontale graphique en deux dimensions (longueur et largeur) d’un bâtiment, d’un aménagement intérieur, d’une scénographie, d’une voirie etc…, tracée à la main, ou sur un écran d’ordinateur à l’aide de logiciels spécialisés de dessins assistés par ordinateur (DAO) comme AutoCAD, le plus utilisé.

Le résultat consiste à obtenir la vision de ce que l’on coupe horizontalement, depuis la hauteur conventionnelle de coupe définie à 1 mètre, voire à 1 mètre 20 du sol (ce qu’il faut préciser) et ce qui se trouve entre la hauteur et le sol.

Pour l’architecture et l’architecture intérieure, un plan permet de connaitre les dimensions de ce que l’on veut représenter, les dispositions des pièces, les emplacements des murs, cloisons, poteaux, fenêtres, portes, et de distinguer les circulations.

Une hiérarchisation sur l’épaisseur des traits en continu permet une distinction structurelle sur les éléments représentés (murs porteurs, cloisons, vitres, etc…). Afin d’intégrer la troisième dimension pour aider dans la compréhension du plan, des traits en discontinus sont représentés pour tout ce qui se trouve, dans l’espace, au-dessus du trait de coupe.

La cotation permet d’apporter des informations sur les dimensions ainsi que des textes, comme pour l’indication des hauteurs sous plafonds, sous poutres etc…

Ci-dessous, la représentation d’une salle de bains et l’explication des choix de l’aménagement.

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C’est un petit local, sans fenêtre et le battant de la porte dans le sens de l’intérieur de celui-ci va rendre plus difficile encore une implantation de salle de bains avec ce qui est demandé d’aménager. J’ai donc décidé de remplacer la porte battante pleine par une porte coulissante vitrée et placée côté couloir afin de permettre une « respiration spatiale » et d’amener de la lumière naturelle, en partant du principe de la présence d’une fenêtre dans le passage mitoyen. Hauteur sous faux plafond / 2 m 50.

Pour une meilleure évacuation de l’humidité, une VMC est indispensable, complétée par des grilles d’aération afin d’éviter l’apparition des cloques sur les surfaces peintes et le plafond en particulier (même avec de la peinture anti humidité).

J’ai choisi d’implanter la baignoire de façon qu’elle puisse être remplacée par une douche dite « à l’italienne » plus adaptés aux personnes dites du « troisième âge », moins agiles.

Prévu aussi, un porte savon accroché au mur de la baignoire, côté robinetterie ainsi qu’une poignée d’accoudoir sur ce même mur afin d’aider la personne à se relever.

Une vasque encastrée sera implantée dans un caisson à tiroirs, suffisamment profond pour pouvoir placer derrière la vasque les brosses à dents, verre à dents, « karcher » à dents et autres rasoirs électriques. Le plateau du caisson est placé à 0 m 95 du sol. Est prévu aussi au moins une prise de courant et un interrupteur si on choisit d’implanter un plafonnier à spots.

Au-dessus, et à 0 m 25 de la vasque, un rangement haut avec portes à miroirs de 0 m 60 de largeur, 0 m 75 de hauteur et de 0 m 20 profondeur.

Au-dessus de la cuvette WC, je prévois une étagère de 0 m 80 de largeur, 0 m 02 d’épaisseur et de 0 m 20 de profondeur implantée à 1 m 50 du sol. Ne pas oublier non plus le support papier hygiénique.

Pour terminer, un radiateur sèche serviettes accroché sur le mur à l’opposé de la baignoire avec sa base positionnée à 1 m du sol.

Voicie une vue 3D non contractuelle par rapport au plan, d’une salle de bains d’un appartement haussmannien. Le local est petit, d’où une porte vitrée coulissante au verre sablé pour libérer de l’espace, et des zelliges marocains sur les murs de l’espace baignoire (montage Photoshop puis optimisation par l’IA). L’usager peut choisir le mode bain ou douche, d’où la nécessité d’une baie coulissante vitrée.

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2a – La symbolisation d’une coupe sur un plan (nature des traits, épaisseur, désignation, direction…).

On symbolise un trait de coupe sur un plan afin d’indiquer une élévation. Il peut être représenté par une ligne et deux autres lignes plus courtes placées perpendiculairement à ses extrémités et complétées par des flèches dans le sens ou on lira l’élévation. Le trait de coupe peut être plus épais que les lignes du plan afin de le repérer rapidement. On y ajoute une lettre de l’alphabet ou un chiffre qui servira à l’appellation de l’élévation. Parfois, les lettres sont retenues pour les traits de coupes représentées dans le sens des abscisses sur un plan et les chiffres pour ceux dans le sens des ordonnées, ou l’inverse.

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2b – Le représentation en 3D d’après le plan ci-dessus.

Voici plusieurs moyens d’exprimer une représentation d’un local en 3D d’après un plan.

Tout d’abord, à la mine graphite.

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Ensuite en représentation couleur (techniques en aquarelle, crayons de couleur et stylo bille).

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Il est ensuite possible de générer une vision par l’IA à partir du visuel ci-dessus et d’y apporter des retouches par l’intermédiaire du logiciel Photoshop.

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Et enfin, après quelques ajustements, opérer une génération (presque) optimale par l’IA. Il est nécessaire ensuite de vérifier s’il n’y a pas d’incohérences et de retoucher ci-besoin.

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3 – Calcul d’un escalier.

Un couple de clients qui souhaite investir les combles non occupés de leur maison. Ils ont un enfant en bas âge. Il n’y a pas d’escalier menant à l’étage. Il faudra donc calculer les dimensions du futur escalier, et il devra être plutôt compact par ce que peu de place au rez-de-chaussée.

Il y a actuellement une trappe d’accès aux combles et vous avez ainsi pu mesurer la hauteur entre le sol fini du rez-de-chaussée et celle des combles : celle-ci est de 2,95 m.

Calculez le nombre de marches, leur hauteur, la dimension de giron que vous préconisez ainsi que la longueur de la ligne de foulée et la largeur de l’escalier. Expliquez vos calculs et précisez les éléments à prendre en compte pour la conception du garde-corps et de l’escalier en général.

Dans l’objectif de concevoir un escalier confortable et conforme à la réglementation en vigueur, il faut d’abord analyser la hauteur à franchir entre le sol fini au rez-de-chaussée et le sol fini dans les combles. Il est de 2 m 95 ou 295 cm. Prendre en compte la présence d’un enfant en bas âge en y amenant une sécurité renforcée par l’implantation d’une barrière au début et à la fin de l’escalier afin de le sécuriser s’il échappe temporairement à la surveillance de ses parents

A noter également que la distance barreaux de la barrière de protection et du garde-corps de l’escalier ne doivent pas dépasser 0 m 11, de manière à ce que l’enfant n’aille pas se pencher ou se coincer la tête.

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La largeur de l’escalier :

Je préconise un passage libre de 0 m 90.

La hauteur de la rampe :

Je préconise une hauteur de 1 m.

Le nombre et la hauteur des marches :

Une hauteur de marche confortable se situe entre 16 et 18 cm.

Pour 18 marches, j’obtiens un « petit » 16,40 cm. Pour 17 marches, j’obtiens un « petit » 17, 36 cm. Contrainte d’escalier compact oblige, pour cause de peu de place au rez-de-chaussée, je vais donc opter pour la solution à 17 marches.

Le giron ou la profondeur de marche :

Selon la formule de Blondel : . Attention ! Ne pas descendre en dessous de 60 cm ce qui compromettrait cette valeur de confort.

 J’obtiens donc un giron de 29,32 cm. Je choisis donc d’arrondir à 30 cm.

Le nombre de girons correspond au nombre de marches moins 1. J’ai donc 17 marches et 16 girons.

La ligne de foulée et sa longueur :

La ligne de foulée correspond à l’addition des girons, et pour cet escalier de 16 girons, ma longueur de ma ligne de foulée sera de 4 m 80.

La hauteur d’échappée et les dimensions de la trémie :

Pour un confort spatial, d’une part, pour éviter une sensation d’écrasement, et dans la mesure ou la taille des êtres humains des générations plus jeunes sont supérieures à celles de leurs aîné(e)s, j’ai choisi une hauteur d’échappée de près de 2 m 21, ce qui me permet d’établir une longueur de trémie de presque 4 m 02. La hauteur minimale autorisée de 1 m 90 me semblerait trop « oppressante » visuellement parlant.

A noter que pour une question de « respiration d’espace », le plus souvent et, quand j’ai été amené a dessiner des plans d’escaliers et si cela me le permettait, j’ai opté pour une ligne de foulée et une trémie de dimensions similaires.

Précision sur la hauteur du plancher séparant le rez-de-chaussée des combles :

Son épaisseur est de de 0 m 20.

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4 – Je suis dans le salon de ma maison, situé au rez-de-chaussée. Les chambres des enfants sont situées à l’étage, ma chambre est au-dessus de celles des enfants, dans les combles aménagés. De combien d’étages se compose ma maison, sachant qu’elle n’a pas de sous-sol ? Combien a-t ’elle de niveaux ?

Étages n’est pas « synonyme » de niveau dans la construction. Pour rappel, le salon est au rez-de-chaussée, qui est considéré comme un niveau mais pas comme un étage. Les chambres des enfants se situent au premier étage mais au deuxième niveau, vu que le rez-de-chaussée correspond au premier niveau de la maison, qui ne comporte pas de sous-sol. La chambre parentale, est située au deuxième étage et au troisième niveau de la maison. Chaque plancher est considéré comme un niveau.

Voici quelques pays ou le rez-chaussée est considéré comme un niveau mais pas comme un étage : Allemagne, Benelux, Espagne, France, Irlande, Italie, Suisse, tous dans l’Union Européenne, Royaume-Uni, hors Union Européenne. Dans le Monde, Brésil, Canada, USA, Mexique.

Les quelques autres pays ou le rez-de-chaussée est à la fois considéré comme un niveau et un étage dans l’Union Européenne : Bulgarie, Grèce, Finlande, Pays Baltes, Roumanie, Suède. Hors Union Européenne : la Norvège.

Les quelques autres pays dans le même cas de figure que les exemples précédents : Ukraine, Russie et quelques autres pays européens, Chine, Corée du Sud, Japon.

5 – Aménagement d’une rampe dans la salle d’attente d’une maison médicale (accueillant un médecin généraliste, un psychologue, un réflexologue). Le problème est qu’il y a une marche de 13 cm de haut entre la salle d’attente et le couloir menant aux bureaux des praticiens. Explication de la contrainte réglementaire qu’implique cette marche, avec les mesures qui vont être imposées. Calcul et dimensions de cette rampe.

Une maison médicale est un établissement recevant du public (ERP) et doit être accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR). Les ressauts, selon la réglementation, doivent rester très faibles. Concrètement, ce n’est pas plus de 2 cm, voire 4 cm si chanfreiné à ≤33 %. Dans la pratique, et pour éviter la chute de personnes âgées à la validité réduite, marchant avec une canne et avec une aptitude visuelle qui n’es plus celle de sujets plus jeunes, même un ressaut de 2 cm présente un risque de chute. Pour ce cas de figure, il est préférable de prévoir en amont une pente dans l’intervention sur le ragréage du sol.

13 cm dépasse donc cette « tolérance » et il est donc obligatoire d’envisager une pente qui sera de 5 % pour une question de confort, même si une pente de 6 % peut être admise, voire un peu plus comme 8 %, qui peut être tolérée mais pas conseillée.

La réglementation impose une largeur minimale de 120 cm de passage libre pour un couloir. La largeur de la rampe doit tenir compte de cette dimension en laissant un passage libre entre mains courantes installées de part et d’autre de la longueur de la rampe. Elle sera donc de 125 cm de largeur et doit être aussi antidérapante. La hauteur minimale demandée de la main courante est de 80 cm, mais privilégier plutôt 90 ou 100 cm. Prévoir aussi une bordure chasse-roues.

Pour avoir été en contact avec du personnel d’EHPAD, il avait été remarqué que pour des personnes âgées souffrant d’incontinence urinaire, le fait que leur main soit en contact avec une main courante métallique, conductrice de températures froides, contribuait à aggraver cette indisposition. Opter donc pour une main courante d’un matériau comme le bois, par exemple.

Pour avoir une maman de 93 ans (en 2025), relativement valide pourtant, je connais l’importance des mains courantes.

Voici la formule : .

Pour une pente de 5 %, ce sera 0,13 / 0,05 = 2,60 m.

Si le couloir est suffisamment long et qu’il n’y a pas de portes sur les murs latéraux et sur une distance de 2 m 60 au moins, la pente pourra démarrer à la limite du local de la salle d’attente et du couloir. A noter aussi qu’en cas de présence de portes sur les murs latéraux, la largeur du couloir devra être supérieure à 1 m 50 correspondant au rayon de giration d’un fauteuil PMR.

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C’est tout,… pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Etude du local d’un designer… et bien plus encore.

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (10) : de visuels graphiques aux visuels numériques générés par l’IA.

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1 / Le local du designer.

A partir d’un plan DAO dressé à l’aide du logiciel AutoCad, que vous pouvez découvrir ci-dessous, j’ai entamé une esquisse pour aboutir au résultat final d’un visuel numérique généré par l’IA.

Il s’agit d’un projet d’aménagement d’un bureau pour un designer.

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Pour passer à la 3D, j’ai d’abord débuté par une esquisse à la mine graphite. Je me suis fait aider par l’IA pour la représentation extérieure.

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Vient ensuite la représentation en couleur (techniques utilisées : l’aquarelle, le crayon de couleur et le stylo bille).

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J’ai ainsi pu ensuite générer par l’IA une première représentation numérique avant d’entamer quelques retouches sur Photoshop. Tout comme sur les pièces graphiques, la vue est en grand angle afin de valoriser le projet vis à vis du client, choix que font aussi les promoteurs immobiliers pour valoriser leurs projets d’appartements, par exemple.

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Le visuel ci-dessus m’a permis ensuite de générer un résultat par l’IA avant de « fignoler » le rendu final, pour corriger quelques incohérences. A noter que l’effet grand angle a encore été accentué.

A noter aussi que je n’ai pas réussi à faire intégrer la perspective du bureau et des chaises dans le grand angle, ce qui explique la différence avec le visuel précédent. L’IA m’a également ajouté une petite plante à droite des objets design exposés sur le meuble, ce que je n’avais pas demandé. Je me suis résolu, finalement, à la conserver.

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Les intentions dans l’organisation spatiale :

Le bureau est situé, à l’angle de la rue, avec une lumière naturelle important grâce à trois surfaces vitrées dont une est une baie. C’est un atout majeur dans l’aménagement que je propose, tout en veillant à limiter l’éblouissement sur les écrans de travail, qui se trouveront le plus éloignée de l’apport lumineux principal.

Trois espaces : accueil clients et rangement, espace de travail informatique et l’espace de la création et du dessin, à côté duquel le designer peut présenter ses dernières créations.

1 / Le bureau principal est positionné perpendiculairement à la baie vitrée principale afin d’atténuer les reflets sur les écrans et permet l’installation d’un poste informatique à double écran, selon les souhaits du designer. Le deuxième écran plat est orientable de manière à s’adapter par rapport aux reflets des vitres, à la lumière naturelle selon la rotation de l’ensoleillement et l’heure de la journée.
Deux chaises visiteurs sont placées en face du bureau, assurant une relation directe et conviviale lors des rendez-vous clients, sans gêner la circulation. A noter aussi que la circulation tient compte des normes PMR, notamment le respect du diamètre minimum requis de 1 m 50 pour la rotation d’un fauteuil roulant.

L’imprimante est positionnée derrière le poste de travail, sur un meuble bas dédié, facilitant ainsi son accès tout en limitant les déplacements.

2 / Une table à dessin est installée entre deux arrivées lumineuses situées de part et d’autre de celle-ci. En retrait du passage principal, son emplacement permet une utilisation confortable, sans interférer avec les flux liés à l’accueil des visiteurs.
L’espace est pensé comme celui d’un « corner » propice à la créativité et au travail manuel.

3 / Un rangement bas est privilégié le long de la baie vitrée afin de conserver la sensation d’espace, ne pas obstruer la lumière naturelle et de permettre au designer d’exposer ses créations visibles aussi de la rue. Ce rangement bas et celui (avec étagères, placé contre le mur permettent le stockage du matériel, des dossiers et des fournitures tout en restant facilement accessibles (il est indiqué sur le plan mais pas représenté sur mes visuels).

4 / Pas de gros travaux envisagés, d’autant que le local est sain, d’une part, mais aussi, d’autre part, dans le but de respecter le budget restreint du client. L’aménagement repose essentiellement sur le positionnement du mobilier existant ou standard, sans intervention sur la structure du bâti.

5 / L’ancienne identité visuelle était incompatible avec l’activité du designer, notamment la couleur mauve des murs. J’ai donc choisi un environnement mural blanc qui reste la dominante majoritaire, à l’exception d’un mur zébré et coloré, en guise d’accompagnement, afin d’amener un peu de « peps ». Le choix du mobilier, sauf pour la table à dessin et le tabouret haut, se répartit entre couleur sombre et bois blond afin de s’harmoniser avec le parquet.

Sur ces deux liens ci-dessous, voici ce qui représente pour moi le « Graal » dans l’image numérique en architecture et en décoration, à côté desquels j’ai conscience que je reste un « petit joueur ».

Valentin studio à Lyon et Alexis Chenot.

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2 / La planche tendance pour un salon de coiffure.

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Organisation de l’espace

L’aménagement privilégie des circulations fluides et dégagées, garantissant une lecture claire des volumes sans rupture visuelle. Les espaces s’ouvrent les uns sur les autres pour créer une continuité naturelle entre les zones, tandis que le mobilier, soigneusement positionné, accompagne intuitivement les déplacements. Conçus comme des lieux de vie évolutifs, les espaces sont multifonctionnels et modulables, capables de s’adapter aux différents usages et moments de la journée.

Luminosité

La lumière occupe une place centrale dans le projet, avec une recherche constante d’apport maximal en lumière naturelle. Des voilages légers et des rideaux en textiles naturels filtrent délicatement la lumière tout en préservant l’intimité. L’éclairage artificiel, doux et indirect grâce à des appliques, prolonge cette atmosphère apaisante. Une température de lumière chaude vient renforcer le sentiment de confort et de sérénité.

Palette de couleurs

La palette chromatique, douce et naturelle, a été pensée pour créer une ambiance équilibrée et rassurante.
Le terracotta apporte une touche de chaleur et de caractère, le vert olive instaure un lien subtil avec la nature et favorise l’apaisement, tandis que le beige constitue une base lumineuse et intemporelle, soulignant l’élégance du lieu.

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3 / Les principales différences entre architecture intérieure et décoration.

En architecture intérieure, le domaine de compétence se définit dans la transformation de l’espace et de l’intervention sur la modification des volumes par leur redistribution. S’ajoutent les contraintes techniques comme la prise en compte de la lumière naturelle, le choix des matériaux, le respect des normes de sécurité, ce qui nécessite, bien souvent, des travaux importants.

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Visuels numériques d’un atrium, travail personnel

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En décoration, il est question d’habiller l’espace, d’agir sur l’ambiance générale, pour la (re)valoriser d’une part, et par la prise en compte de l’esthétisme, d’autre part : choix des couleurs, du mobilier, des textiles des luminaires et des objets utilitaires et décoratifs. Cela entraine des travaux moins importants que ceux dans le domaine de l’architecture intérieure.

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Visuels numériques d’un appartement, travail personnel

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Pour résumer, l’architecture intérieure, c’est le gâteau, et la décoration, la cerise sur le gâteau. Bien entendu, les domaines de compétences en architecture intérieure permettent aussi de maitriser ceux en décoration. Dans la logique des choses, une formation dans la profession d’architecte d’intérieur inclue aussi celle de la décoration.

Concrètement, une intervention en architecture intérieure permet de changer les emplacements des pièces d’une maison ou d’un appartement alors que ce n’est pas le cas dans une intervention décoration.

Pour entrer dans un cas de figure plus précis, dans les prochaines années, la règlementation va devenir plus stricte (et donc onéreuse pour l’ensemble de la population) sur la question de la mise aux normes de l’isolation des maisons et appartements. Une mauvaise isolation (classement énergétique E ou F) ne permettra plus aux propriétaires de louer leurs logements. Pour un immeuble pouvant être isolé sur l’extérieur, cela concernera un architecte. En revanche, pour un immeuble avec une isolation à effecteur à l’intérieur, cela concernera d’abord l’architecte d’intérieur, puis le décorateur.

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4 / La notion d’ergonomie appliquée au projet architectural.

Terme apparu au milieu de XIXe siècle, l’ergonomie vient du grec ancien, « érgon » (travail, action, œuvre) et « nómos » (règle, loi, principe), et vise à adapter l’environnement bâti à l’être humain et qui n’est pas destinée seulement aux valides. Pour ce qui s’agit de personnes à mobilité réduite, même s’il est aisé de constater qu’il y a eu beaucoup de progrès sur ces cinquante dernières années, beaucoup reste à accomplir (constat sur ce point par rapport à mes 35 années de vie professionnelle et sur la prise en compte des règles PMR dans le traitement des projets).

Elle se traduit par deschoix dimensionnels, spatiaux, techniquesafin de rendre les espacesadaptés pour tous.

Dans le but faire coïncider la forme, la fonction et l’usage, placer l’utilisateur au cœur du projet, afin d’être agréable à vivre. Elle doit tenir compte de la sécurité et de la facilité d’utilisation. S’ajoutent la prise en compte des dimensions et des mouvements du corps humain, des usages et des pratiques, des capacités physiques et sensorielles, sans oublier le confort physique et psychologique.

Voici des exemples concrets dans le périmètre d’intervention d’un architecte d’intérieur.

Logement :

Dans la cuisine, un plan de travail adapté sur sa hauteur, prise en compte des distances entre évier–plaque–réfrigérateur (triangle d’activité).Les couloirs d’un logement doivent être suffisamment larges pour permettre théoriquement le passage d’une à mobilité réduite (idéalement d’une largeur de 1 m 50, correspondant à l’encombrement du diamètre de rotation d’un fauteuil). Dans la salle de bain, surtout pour les personnes vieillissantes, privilégier une douche dite « à l’italienne » avec barre d’appui et sols antidérapants plutôt qu’une baignoire.

Pour le rangement, les placards doivent être accessibles, ni trop hauts, ni trop profonds, et n’obligeant pas un effort excessif.

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Visuel numérique, travail personnel

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Etablissements scolaires :

Tables et chaises adaptés, bien entendu, à la taille des élèves. Un éclairage naturel est à privilégier pour le confort visuel et par ce qu’elle est plus rassurante, plus apaisante. Un équipement est à prendre en compte également pour un confort acoustique, et composé de matériaux ininflammables pour éviter de nouveau le drame de l’incendie du bar de Crans-Montana en Suisse, fin 2025, début 2026, provoqué par un élément acoustique inadapté. La circulation doit se matérialiser par des escaliers sécurisés, des rampes adaptées et un repérage clair des espaces.

Hôpitaux et autres établissements de santé :

Dans les chambres, un accès facile au lit, des commandes à portée de main, un éclairage modulable. Dans les couloirs, des dimensions larges adaptés aux brancards et fauteuils roulants et une signalétique apaisante, simple et lisible. Enfin, les postes de travail doivent répondre au confort du personnel dans l’accomplissement de ses tâches.

Bureaux :

Hauteurs des bureaux adaptés pour un confort de travail, des circulations aux dimensions permettant des déplacements fluides, un confort thermique et visuel comme pour les établissements scolaires, et intégration d’espaces de pause. Respect de ratios qui sont environ de 0,08 à 0,12 personne / m².

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Autres espaces accueillant du public (gares, centre commerciaux, etc…) :

Repères visuels clairs, sols tactiles, rampes, éclairage étudié et adapté, parcours d’évacuation rationnels, assises adaptées dans les espaces d’attente, comme est conçue la gare de Montpelier-Sud-de-France, par exemple.

Point important :

Le confort thermique, qui va devenir de plus en plus important ces prochaines années et des normes plus exigeantes, avec notamment une des pistes d’isolation envisagée à l’aide un matériau plus onéreux, certes, mais plus efficace que la laine de verre qui ne protège que du froid, la laine de bois, qui protège aussi du chaud.

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5 / Analyse symbolique et sensible.

Contexte
Un client est directeur d’une école de danse et souhaite réaménager le hall d’accueil de son école.

Identité, image, clientèle
L’espace à réaménager est très grand car l’établissement est implanté dans un ancien garage pour automobiles. Le hall d’accueil est un espace qui sert à l’information sur les différents cours proposés et leurs plannings (danse classique, danse moderne, jazz, hip-hop, danse africaine, zumba, pour enfants et adultes), grâce à la présence d’une hôtesse d’accueil. Il servira aussi d’espace de rencontre avec le public lors de démonstrations ou portes ouvertes, il pourra accueillir des buffets et des petites expositions.
Il servira de plus d’espace de détente pour les élèves, avec l’installation d’une machine à café et de canapés.

Les notions à rechercher
Tout ce qui peut se rapporter à ce projet par ce que la démarche se situe au début d’un travail d’analyses symbolique et sensible.
La prise en compte de la symbolique du lieu est possible mais ne doit pas constituer l’élément principal de votre recherche.
Dans un premier temps, une liste des notions et adjectifs qui vont servir de base au choix de vos concepts. Vous appuyez vos recherches sur l’étude de l’énoncé ci-dessus.
Dans un second temps, un choix parmi les notions évoquées et deux ou trois associations de notions, qui illustreront chacune un concept.

Pièce fournies :

  • Une liste conséquente de notions variées et explorant une grande diversité de pistes. Vingt notions à fournir au minimum.
  • La sélection de deux ou trois concepts associant des notions choisies dans la première liste.

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Je commence donc par dresser la liste des notions en me positionnant à la place de celui qui vient de l’extérieur, pour ensuite aller à l’intérieur.

1 / Autour de l’espace :

Acoustique, amplitude, la barre (danse classique), chaine hi-fi, chronomètre, circulation, console de son, éclairage, enceintes, lecteur audio, matière, miroir, musique, parquet, piano, projecteur, résonnance, respiration, texture, scène, transparence, volume.

Autour de l’identité du lieu :

Contemporanéité, créativité, culture, diversité, émancipation, expression corporelle, inclusivité, mixité, modernité, styles pluriels, scène, tradition, vitalité.

Autour de cet établissement recevant du public :

Accessibilité, accueil, chaleur humaine, convivialité, cocon, échange, empathie, ouverture, partage, rencontre, sécurité.

Autour de la discipline de la danse proprement dite :

Corps, dynamique, élan, évacuation, énergie, expression, fluidité, improvisation, mouvement, rythme, souplesse.

2 / Association de notions et de concepts :

2-1 / Le hall est déjà la scène :

Association des notions de mouvement, expression corporelle, scène, rencontre, énergie.

La symbolique réside sur le constat que le hall n’est pas qu’un simple espace d’attente mais aussi une « antichambre » et extension de la scène, de manière à ce que la danse soit déjà perceptible (présence d’écrans de grandes dimensions, par exemple). Il permet, d’une certaine façon, une introduction avant une chorégraphie et de vivre un « after » après avoir assisté à celle-ci. Ainsi, les corps, les gestes, les démonstrations et la présence du public contribuent à apporter une atmosphère vivante et expressive.

2-2 / Le hall, un espace fluide et accueillant :

Association des notions de fluidité, circulation, ouverture, lisibilité, respiration, lumière.

Il est conçu comme un espace qui guide naturellement, et de manière à pouvoir se repérer facilement. La fluidité incarne non seulement le mouvement dansé, mais aussi le confort d’un lieu accueillant et apaisant. Pourquoi-pas un mini bar qui servirait ce qu’on appelle de la petite restauration (à condition que la qualité de la nourriture soit à la hauteur du lieu où elle est servie).

2-3 / La diversité dans le et en mouvement :

Association des notions de mixité, diversité, rythme, culture, partage, vitalité et action.

Le résultat souhaité cherche à mettre en valeur la richesse des styles dans la danse et des publics qu’ils pourraient intéresser. Le but est de faire de ce hall, un lieu de mixage culturel, afin d’associer l’énergie collective à la pluralité des pratiques artistiques.

Ci-dessous, la salle de spectacle du Zinga Zanga, située à Béziers, sur les bords du canal du Midi, qui offre une capacité d’accueil allant de 450 places pour les dîners spectacles, jusqu’à 2300 places pour les concerts. Cet établissement se classe juste derrière le Zénith de Montpellier.
On l’écrit Zinga Zanga mais il faut prononcer «Zingo Zango», petit clin d’œil à l’Occitanie et qui évoque le tic-tac du métronome qui guide le rythme ou le bruit de la batterie dans divers orchestres de bal, de concerts de jazz, ou les sons des musiques électroniques.

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C’est tout,… pour le moment!!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Une pizzeria parisienne (1)

Du visuel graphique aux visuels numériques générés par IA.

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Bonjour a toutes et à tous.

À partir d’un de mes visuels graphiques réalisé il y a quelques années dans le cadre d’une commande d’un architecte (peint à la gouache), voici les versions que j’ai pu en tirer en rendus numériques générés par l’IA.

L’original :

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Versions numériques diurnes :

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Version numérique au crépuscule :

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Version numérique nocturne :

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Sédentarité ou mobilité

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (9-2) : l’habitat par rapport au mode de vie.

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Dès les premières constructions de son habitat, l’homme a eu à choisir entre mobilité et pérennité, et ce à travers les siècles. De quelles manières a été guidé ce choix ? Par quels matériaux s’est-il exprimé ?

La mobilité aura été d’abord la caractéristique de l’habitat humain, de par le besoin de se nourrir, par la chasse et ou la cueillette de végétaux, fruits dits « sauvages » et légumes comestibles. La maitrise du feu a permis ensuite non seulement de pouvoir mieux digérer, mais aussi de se chauffer et de s’éclairer (ce qui a permis les peintures rupestres dans les grottes, par exemple).

Par la suite les modes de vie, les contraintes environnementales, climatiques, les ressources disponibles et les systèmes sociaux qui sont apparus au fur et à mesure que les sociétés humaines s’organisaient, ont déterminé le choix entre la mobilité et la pérennité.

Selon les options choisies, les matériaux de construction n’ont pas été les mêmes.

Pour les sociétés nomades, l’habitat correspond à une vision immédiate et cyclique du temps, déterminé par les saisons, les pâturages. Les matériaux doivent être donc légers, démontables et transportables, comme de nos jours, les yourtes des peuples nomades asiatique ou les tentes des Touaregs.

Matériaux privilégiés : bois, branchages, peaux animales, feutres, tissus végétaux, cordes, os. Ils sont légers, faciles à monter et à démonter. Idéaux pour des déplacements fréquents.

Pour les sociétés sédentaires, la conception de l’habitat s’inscrit dans la projection dans le futur, autrement dit, la mise en place d’une transmission dans la continuité. Les matériaux doivent être résistants, comme la pierre et ils sont choisis dans le cadre de la recherche d’un habitat durable, protégeant les récoltes, les individus et les biens sur le long terme

Matériaux privilégiés : pierre, terre crue, brique, puis mortier et béton. Le bois, utilisé également dans un premier temps, a été abandonné, pour cause d’incendies. Ainsi, le Pont Neuf est le… plus ancien pont de la capitale dans la mesure où il a été décidé de ne plus faire construite des ouvrages en bois.

Ces matériaux sont lourds, résistants au temps, la pierre en particulier (comme le Pont du Gard, ou le pont romain d’Argenton sur Creuse, utilisé bien après la chute de l’Empire d’occident, ou encore le pont antique de Saint-Chamas, dans les Bouches-du-Rhône, traversé par les automobiles encore après la Libération en 1945.

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pièces graphiques, travail personnel

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Un climat inhospitalier oblige à des solutions souples et adaptables alors qu’un territoire stable qui offre des ressources abondantes incite à se sédentariser et à envisager des constructions durables, qui deviennent un marqueur d’identité, de pouvoir, d’enracinement dans des sociétés centralisées et hiérarchisées. 

Les matériaux utilisés par les civilisations sédentaires rendent donc possible la construction de maisons fixes, lesquelles groupées forment un village, puis une ville et impliquent une main-d’œuvre qualifiée appelée à travailler dans le cadre d’une planification.

Il n’est cependant pas judicieux d’opposer forcément l’habitat nomade et l’habitat sédentaire. Dans certaines sociétés et dans certains cas de figure, des structures avant tout conçues pour un mode de vie sédentaire peuvent être adaptées à la mobilité si les impératifs économiques amènent à tout remettre en question. Je pense à la maison alsacienne à colombages qui est en fait un « kit » et qui peut être démontable pour être remontée ailleurs. On en trouve de très beaux exemples d’habitats remontés à l’Ecomusée, près de Mulhouse.

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A l’inverse des exemples précédemment cités, les individus appelés « gens du voyage », donc nomades, ont un habitat non démontable, mais mobile : la roulotte, laquelle, hélas, a tendance à disparaître au profit de caravanes ou camping-cars standardisés.

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Pour conclure, ce sont les modes de vie, le rapport du territoire au temps, les contraintes naturelles et l’organisation sociale qui ont amené, les stigmatisations hélas de certains groupes d’individus, avec des conséquences dramatiques parfois (comme ce fut le cas pour les pogroms), qui ont amené, qui amènent et qui amèneront les civilisation a choisir entre la mobilité et la pérennité. Il est à noter cependant que les civilisations nomades ont tendance à se sédentariser ou semi sédentariser. L’habitat est alors le reflet des choix exprimés à travers les matériaux qui révèlent à la fois le savoir-faire technique et la manière dont l’individu se projette dans son environnent. Les fermes dans le Massif du Jura en sont un très bel exemple.

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pièce graphique, travail personnel

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Nicolas globe croqueur et photographe.

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Le capital culturel dans la création architecturale

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (9-1) : ce qu’il faut avoir pour savoir exercer dans ces professions.

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En tant que créateur, qu’est ce qui apporte une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture et de l’architecture intérieure dans la conception d’un projet de qualité ?  

Un « bagage » culturel, complété par des connaissances techniques et une approche critique, permettent au créateur d’être « armé » pour apporter des réponses pertinentes et créatives sur l’approche d’un projet afin d’en obtenir un résultat de qualité.

Une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture et de l’architecture intérieure en est la base essentielle. S’informer sur les styles, les œuvres et les courants déjà existants, qui représentent une source inépuisable d’inspiration permet ensuite d’apporter des réponses personnelles innovantes, originale et pertinentes. Elle permet aussi de réinterpréter et conceptualiser en puisant dans un vaste réservoir d’idées, de formes, de matériaux.

Le contexte historique, économique, culturel, et social ainsi que les innovations apparues à différentes époques sont les leviers qui expliquent le pourquoi des choix non seulement portés les formes, les organisations spatiales, les partis pris décoratifs, mais également sur l’obligation de certains renoncements. Par exemple, l’absence de la construction de la deuxième tour de la cathédrale de Strasbourg s’explique par la nature du terrain qui ne permettait pas d’en supporter la charge. Pour le projet de la cité idéale imaginée par Riquet sur le canal du Midi au Seuil de Naurouze, le constat de l’envasement dans le bassin principal apporté par les eaux captées sur la Montagne Noire et l’insuffisance des connaissances techniques pour envisager leur évacuation n’auraient pas permis aux embarcations d’y stationner. Le projet avait donc été abandonné.

Un créateur averti sur certaines contraintes lui permet d’anticiper sur des éventuels renoncements et de proposer un projet cohérent avec ce qu’impose l’environnement.  

Une relative bonne connaissance des références historiques (personne ne connait tout, cela se saurait !!!) permet un regard critique sur les références du passé mais aussi sur les tendances du présent. Il devient possible alors de défendre des choix de conception à l’aide d’arguments solides et cohérents.

Il est essentiel de tenir compte de l’évolution des modes de vie, des usages, des fonctionnalités dans les espaces définis de manière à savoir anticiper la conception des espaces mieux adaptés aux besoins contemporains tout en prenant en compte l’équation de la mémoire et de l’identité des lieux. Cela concerne particulièrement les projets de réhabilitation et de rénovation. La reconversion en campus universitaire des bâtiments et de la tour, conçus par l’architecte René Lefébure dans les années 1930, de l’ancienne imprimerie du magazine « L’Illustration » à Bobigny en est un exemple.

Afin d’espérer pouvoir pérenniser son projet, un créateur doté de solides valeurs culturelles aura peut-être la chance de donner plus de sens et de profondeur à son projet, par ce que l’architecture ne se limite pas qu’à une intention fonctionnelle et esthétique, mais aussi devient un symbole, une référence, comme l’exemple de Bobigny cité plus haut.

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Représentations graphiques de l’imprimerie de la revue « L’Illustration » à Bobigny

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Aspect non négligeable avant d’entamer toute démarche de projet :

Il s’agit du « profil » du client et dans quelle catégorie il s’inscrit.

1 / Clients au capital économique plus faible et au capital culturel plus important :

La pièce maîtresse va être la bibliothèque, visible dans le salon. Le reste du mobilier peut être dit « de seconde main » avec une place importante de la couleur.

Présence aussi de nombreuses affiches et mise en valeur de ce qui représente la culture.

Goût artistique prononcé dans des espaces généralement plus petits.

Le plutôt manque de moyens va être compensée par une hyper personnalisation esthétique et une mise en avant des supports de culture, comme le lecteur vinyles, par exemple.

Présence de plantes vertes.

La télévision n’est généralement pas d’une dimension excessive.

2 / Clients au capital économique plus fort et au capital culturel plus faible :

Ce qu’on appelle les « nouveaux riches », comme des participants aux émissions de télé dite « réalité » issus d’un milieu, certes respectable, cependant pas forcément particulièrement étoffé culturellement parlant, mais qui ont acquis un gros capital économique en peu de temps.

Intérieurs avec de grands espaces et de belles hauteurs sous plafonds mais avec une esthétique minimaliste et mise en valeur de matériaux chers et ostentatoires, comme le marbre ou du mobilier laqué blanc.

Il faut voir les marques et la télévision est mise en valeur grâce à ses proportions gigantesques.

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3 / Clients au capital économique et culturel important :

Un idéal, selon moi, d’autant que je n’en fait pas partie.

Habitent dans des grands appartements haussmanniens, aux généreux volumes et belles hauteurs sous plafonds, aux cheminées, lambris moulures et beaux parquets de grande qualité.

Esthétique discrète, minimaliste et non ostentatoire, avec des meubles d’une grande valeur qui sont pratiquement ou sont carrément des œuvres d’art, en réalité dits « hors de prix ».

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La télévision, est soi discrète, ou soit cachée par une œuvre d’art ou par un meuble amovible, soit présente mais avec la projection d’une œuvre d’art.                                                                 

Le « Quiet Luxury » ou « Old Money » est très prisé également et se caractérise par des volumes dit « cathédrale » et des matériaux à dominante mat et sombres.

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Même si elles sont plus ou moins singées parfois, les références en décoration des personnes ayant la chance d’appartenir cette catégorie inspirent les personnes des trois autres.

4 / Clients au capital économique et culturel plus faible :

Intérieurs propres et bien rangés.

Mobilier chiné ou récupération de ceux de la famille, ou encore acheté dans des magasins Ikéa, But ou Conforama.

Place importante accordée aux objets transmis par la famille et des photos de famille.

Recherche de distinction par la technologie de masse comme l’installation de rubans LED au plafond.

Chauffe-eau et tuyauts apparents dans la cuisine.

L’intérieur a pour fonction de créer un environnement défensif par rapport à l’extérieur.

En conclusion :

Bien entendu, les catégories ne sont pas figées, les clients peuvent également rentrer dans les « cases » de deux ou plusieurs d’entre elles, voire les quatre.

Mes visuels numériques ci-dessous, d’un salon et d’une salle à manger pourraient correspondre à une synthèse entre la catégorie 1 et 3.

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Pour ce qui concerne les prestations d’un architecte d’intérieur ou d’un décorateur, les catégories 2 et 3 sont sensées les concerner d’avantage, un peu moins pour la première et plus rarement pour la quatrième. Cependant, il est intéressant de travailler avec cette dernière afin de chercher à concilier la recherche du « beau » avec un budget serré.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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En annexe, deux vidéos sur les 4 catégories citées plus haut.

1 / Capital économique plus faible et capital culturel plus important.

2 / Capital économique plus important et capital culturel plus faible.

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3 / Capital économique et capital culturel au maximum (l’idéal !!!).

4 / Capital économique et capital culturel plutôt modeste.

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L’architecture intérieure et quelques indices sur la pratique de la profession

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (8) : définitions de cette profession.

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1. Lors de sa mission, les leviers (les moyens) dont dispose l’architecte d’intérieur.

Les leviers se définissent sur le plan relationnel, créatif sans oublier le volet technique et une exigence dans la recherche du fonctionnel.

Tout d’abord, un souci d’organisation de l’espace, en repensant, si besoin, la distribution des pièces, des circulations, des ouvertures, des volumes afin d’optimiser la surface disponible. Cela passe par la création, modification ou suppression de cloisons, par une intervention sur les hauteurs sous les plafonds ou faux-plafonds ou alors, proposer des espaces modulables.

Une intervention sur le gros œuvre peut être possible, comme remplacer une partie d’un mur porteur par une poutre porteuse pour agrandir une pièce, tout en prenant soin de faire appel aux professions compétentes, comme celle d’un bureau d’études, pour étudier la faisabilité et vérifier si elle est réalisable ou non. Attention ! pour un appartement, toute modification sur le gros œuvre est soumise aussi au vote des copropriétaires lors d’un assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Cela entraine un rallongement de temps dans la réalisation d’un projet.

Viennent ensuite le choix des matériaux, des couleurs et, d’une palette chromatique adaptée (pas plus de 10 couleurs de préférence, ce que recommandent certains magazines spécialisés, mais chaque projet a sa spécificité), la sélection des revêtements, des textures, des finitions.

L’architecte d’intérieur définit, en phase avec son client, l’ambiance, la luminosité et la perception des volumes. Les matériaux peuvent aussi s’inscrire dans des contraintes techniques, environnementales, et/ou budgétaires.

Il peut intégrer également du mobilier de série ou sur mesure. Pour cela, il est contraint d’adapter l’espace aux usages du client, sans oublier une identité esthétique affirmée. Le mobilier permet aussi de structurer l’espace.

L’éclairage est aussi important. En harmonisant lumière naturelle et éclairage artificiel l’architecte d’intérieur contribue à une « mise en scène » par la mise en valeur des volumes, et, non seulement, crée des ambiances, mais aussi améliore le confort visuel.

Le plan technique n’est pas à négliger non plus, puisque l’architecte d’intérieur, informé des normes, des contraintes du bâtiment et du budget, peut ainsi concevoir un projet réalisable, conforme à la réglementation et économiquement cohérent.

La relation avec le client et les intervenants est importante, pour la réussite d’une mission. Elle se traduit par l’écoute, la compréhension des besoins, et contribue à harmoniser les relations entre les différents acteurs d’un projet (artisans, fournisseurs, bureaux d’études).

Pour conclure, l’architecte d’intérieur dispose de leviers combinant créativité, technique et gestion humaine, clés de la réussite pour apporter à un espace une fonctionnalité, une esthétique, afin de satisfaire son client.

2. Différence entre un architecte d’intérieur et un décorateur.

L’étendue de leur mission, leur niveau d’intervention et leurs compétences techniques ne sont pas les mêmes.

La mission de l’architecte d’intérieur consiste à concevoir et transformer les volumes intérieurs en agissant sur la structure essentiellement non porteuse, la distribution des pièces, les circulations, l’éclairage, l’ergonomie et les usages. Il intervient non seulement sur la création ou la suppression de cloisons, la conception de mobilier qui peut être sur mesure, comme précisé plus haut, mais aussi sur la coordination des travaux, en tenant compte de la dimension technique et réglementaire, ainsi qu’un suivi de chantier. Il se base sur des plans, ce qui lui permet de penser le projet dans sa globalité.

La mission du décorateur, quant à lui, c’est l’intervention sur l’aspect esthétique d’un lieu existant, sans intervenir sur sa structure. Son travail consiste à choisir des couleurs, des matériaux, du mobilier, des textiles, des objets décoratifs afin d’apporter des ambiances en mettant en valeur un espace, sans y modifier son organisation et ses volumes. Il peut se baser sur des plans, mais présenter des perspectives d’ambiance accompagnées de planches de présentation dites « planches de tendances » ou « mood boards » (type de collage qui peut être composé d’images, de texte et d’échantillons de matériaux selon le choix de son créateur).

Les deux professions sont complémentaires, d’ailleurs, dans les grandes agences, ils travaillent souvent « de concert », mais l’architecte d’intérieur dispose d’un champ d’action plus large que celui du décorateur.

A noter cependant que les compétences demandées à un décorateur s’inscrivent largement dans celles d’un architecte d’intérieur.

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Planches et perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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3. Signification et rôle du « Maître d’œuvre ».

Le maître d’œuvre est la personne ou l’entité en charge de concevoir, coordonner et suivre la réalisation d’un projet de construction, de rénovation dans le cadre de la demande du commanditaire, c’est-à-dire un client, une fratrie ou des associés, appelé(s) maître(s) d’ouvrage.

La personne peut être un architecte, un architecte d’intérieur et l’entité peut être un bureau d’études ou une entreprise spécialisée.

Toute mission du maître d’œuvre commence par la mise en place d’un projet, par l’analyse des besoins, l’élaboration des plans et visuels d’ambiance, des choix esthétiques, rendus possibles s’ils sont réalisables techniquement parlant, et de l’estimation des coût (dans la pratique, souvent sous-estimés, hélas). La phase suivante consiste à préparer le dossier de consultation des entreprises et de proposer au client des artisans, même si ces derniers peuvent parfois aussi souhaiter en proposer, pour des raisons d’affinité. Sur ce point, par le « bouche à oreille », un bon artisan est précédé par sa réputation et souvent le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage s’accordent sur le choix de celui-ci.

Pendant la durée du chantier, le maître d’œuvre coordonne l’intervention des différents partenaires, organise les réunions régulières, vérifie la conformité des travaux par rapport aux plans, au budget, aux délais et aux normes en vigueur. Sa position d’interlocuteur clé entre le client et les entreprises, garantit le bon déroulement dans l’avancement du projet afin de répondre aux attentes du client

4. Différence entre une maîtrise d’ouvrage privée et une maîtrise d’ouvrage publique.

La différence repose sur l’identité du commanditaire. S’ajoutent les intentions du projet et l’encadrement juridique.

La maîtrise d’ouvrage privée désigne une personne physique ou qui commande un projet pour le faire réaliser avec son propre financement, qu’il soit issu de ses économies et/ou d’un emprunt contracté auprès d’une banque ou après d’un autre particulier, par exemple.

La personne physique peut être un particulier qui fait rénover son appartement ou un promoteur qui veut faire construire un ou des immeubles de logements, un commerçant qui veut faire transformer sa boutique ou un restaurateur qui souhaite faire aménager un local.

Un chef d’entreprise qui représente lui-même ou un groupe de personnes, comme un conseil d’administration peut aussi être considéré comme un maître d’œuvre privé, dans le cadre d’un projet en aménagement de bureaux

La maîtrise d’ouvrage publique concerne une personne ou un groupe de personne représentant un organisme public, qui engage des sommes qui ne sont pas issues de ses ou de leurs propres revenus. Il a pour mission d’agir au mieux dans le cadre de l’intérêt général.

Les projets sont financés par des fonds public dans le cadre de règles bien établies, comme le concours des appels d’offre. Les projets dans le secteur scolaire ou hospitalier entrent dans ce cadre.

Ce sont les intérêts individuels ou économiques avec une organisation plus flexible qui déterminent la maîtrise d’œuvre privée alors que la maîtrise d’ouvrage publique concerne l’intérêt collectif avec des procédure réglementaires très encadrées.

5. Exemple d’un cas concret : élaboration d’une proposition d’honoraires.

Réalisation un devis pour un éventuel futur client, fleuriste de profession.

Ce dernier souhaite l’aménagement de sa nouvelle boutique située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville.

Le local mesure environ 60 m2, et le budget maximum est de 85 000 HT.

Un forfait de 900 € HT est proposé pour l’élaboration du dossier EDL. Pour le reste, le taux de rémunération habituel pour ce genre de mission des de 9 pour cent, répartis comme suit :

ESQ : 2%, soit 1700 € HT.

APS : 2%, soit 1700 € HT.

PRO, suivi de chantier, le pourcentage restant, 4%, soit 3400 € HT.

Calcul du montant du devis.

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6. Signification de l’abréviation APS ?

Il s’agit d’un Avant-Projet Sommaire.

L’APS correspond à une approche d’un projet qui succède à la phase du state de l’analyse du projet et des premières esquisses au cours de laquelle le maître d’œuvre (architecte ou architecte d’intérieur) introduit les grandes lignes afin de définir l’organisation générale des espaces, les principes d’aménagement, les intentions esthétiques ainsi que les premières options techniques.

L’APS inclut généralement des plans simplifiés, des esquisses plus élaborées que celles de la phase précédente, une première estimation du coût des travaux et une vérification de la faisabilité du projet par rapport au programme et au budget du client.

Cette étape permet de valider l’idée générale du projet avant d’entamer des études plus détaillées comme l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-projet Détaillé).

Important : en partant d’une « page blanche » et dans la démarche d’éviter des « coquilles » au moment du chantier, il est évidemment préférable de faire établir, par un géomètre, un fond de plan précis d’état des lieux, qui nécessite un relevé sur site très rigoureux et qui demande une somme de travail non négligeable. L’architecte d’intérieur ou l’entreprise n’ayant pas les moyens de s’offrir de tels services devra s’y atteler, ce qui représente un facteur temps non négligeable. Partir sur un APS, pour poursuivre ensuite sur un APD (Avant-Projet Définitif), un PRO (Projet de Conception générale), un DCE (Dossier de Consultation des Entreprise) puis un DOE  (Dossier des Ouvrages Exécutés) sans une base avec des fonds de plan exacts risquent d’entrainer, au moment du suive de chantier, le constat d’une impossibilité d’installer un équipement ou un module qu’un artisan aura fait construire préalablement (j’ai hélas été témoin de ces situations pendant mes 35 années de salariat, par ce que certains maîtres d’ouvrage étaient pingres). « Si le travail n’est pas bien fait, il faudra le refaire » déclarait feu le Chef Paul Bocuse.

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Perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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7. APS : Cas pratique pour un client fleuriste.

Vous continuez à travailler pour un client fleuriste, d’ailleurs votre travail est déjà bien entamé. En effet, vous avez réalisé un état des lieux complet, et votre client vous a validé le choix d’esquisse.

Dans le cadre de l’APS, détaillez et expliquez les documents que vous allez fournir à votre client.

La boutique est située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville de Tours.

Le local, tout en longueur, actuellement, vide, mesure environ 60 m2. Il est tout en longueur. Il dispose d’une façade côté rue de 3 m 50 de large, ainsi que d’une petite cour fermée à l’arrière.

Pour ce client fleuriste, dans le cadre de l’APS, et après la prise de connaissance de l’état des lieux et de la validation de l’esquisse, je vais fournir au client un ensemble de pièces graphiques et techniques claires et pédagogiques afin de lui permettre de comprendre et d’adhérer au projet, d’en valider les principes et d’anticiper la suite de la mission.

– Je fournis un plan d’aménagement du local (généralement à l’échelle 1/50e pour une petite surface ou 1/100e pour une plus grande) représentant l’aménagement général de la boutique de 60 m². Pour ce cas précis, j’opterai pour le choix de l’échelle 1/50e.

J’aurais pris soin, préalablement de me baser sur un fond de plan juste soit à partir d’un relevé sur place et retranscrit sur un plan, soit en ayant fait appel à un géomètre qui m’aura fourni son fond de plan d’après ses propres relevés « in situ ».

Afin de permettre au client de visualiser ce que sera le fonctionnement de sa boutique, je lui établis le document suivant qui montrera :

La répartition des espaces : espace de vente, vitrine côté rue, espace dédié à la préparation florale, l’espace de stockage, sans oublier l’accès à la cour arrière par lequel passeront les poubelles.

Les circulations à l’intérieur du local. Attention, pour ce qui s’agit de l’espace de vente, ne pas oublier d’intégrer les normes d’accès aux personnes à mobilité réduite.

L’implantation du mobilier (le comptoir, les présentoirs, les étagères, la chambre froide à température positive éventuelle, qui est plus que conseillé pour un fleuriste).

Le commerçant pourra ainsi visualiser le fonctionnement de sa boutique au quotidien.

– Je fournis aussi un plan de zonage et de circulation, dans le cadre de la recherche d’un confort de travail, matérialisé par des « pavés » de couleurs différentes afin de distinguer ce qui est accessible à la clientèle, ce qui n’est réservé qu’au personnel et les flux clients et les flux de travail.

– Je fournis ensuite des élévations intérieures, afin de se projeter dans l’espace et exploiter la hauteur sous plafond, complétées par une coupe longitudinale dans le sens de la longueur du local (voire d’autres coupes si nécessaire).

Je pourrai ainsi mettre en avant le traitement des murs avec les modules adaptés, les hauteurs du mobilier, et le rapport entre le sol, les volumes et la lumière, bien que ce point soit d’avantage mis en valeur par la présentation de perspectives en 3D, faites à la main et/ou en infographie (ou le mix des deux).

– Je complète par l’ajout de pièces graphiques qui sont « flatteuses », à savoir les perspectives 3D évoquées plus haut afin d’illustrer l’ambiance générale de la boutique, dévoiler le style souhaité, de mettre en valeur de la vitrine de 3 m 50 sur la rue et indiquer le lien visuel avec la cour arrière.

Cette phase du travail permet au client de se projeter émotionnellement dans son futur commerce.

– Je n’oublie pas non plus de fournir une planche d’ambiance, ou mood board, incluant les matériaux choisis, les couleurs dominantes, les textures compatibles avec un univers végétal, et les principes d’éclairage avec une lumière chaleureuse permettant la mise en valeur des fleurs et plantes.

– J’ajoute aussi une notice descriptive sommaire, apport indispensable aux pièces graphiques dans laquelle je détaille le concept général de la boutique, les choix d’aménagement dans les contraintes d’un local aux formes allongées et à la façade étroite et les principes techniques comme l’éclairage ou la ventilation.

– Je termine par fournir une estimation budgétaire prévisionnelle sommaire du coût des travaux, par grands postes : démolition, aménagement, mobilier, éclairage… afin de permettre de vérifier si le budget du client permet la réalisation ou non du projet. Une réponse positive offre la possibilité de poursuivre vers l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-Projet Détaillé).

– Pour conclure, et avant d’entrer dans la phase plus détaillée et technique, les pièces inclues dans l’APS définissent une base de validation dans un projet et permettent au client, fleuriste pour ce cas précis, de comprendre l’organisation de son futur lieu de travail, son ambiance et son fonctionnement.

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Boutique de fleurs et plantes, visuel générée par l’IA

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Deux études de Land Art

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (7-1) : d’un travail de Nils Udo à une composition personnelle.

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1 / Analyse d’une œuvre de Land Art de Nils Udo.

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Titre de l’œuvre : Riss à Cordellava, pétales appelées « langues de feu ».

Artiste, Nils Udo, né en 1937, d’abord peintre, puis se spécialisant dans le Land art à partir des années 1970.

Année de conception : 1990, lieu, Île de la Réunion.

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Description de l’installation :

Création dans un paysage volcanique composé de coulées de lave solidifiée et de fissures dans la roche, verticales et horizontale. Disposition de part et d’autre de la fissure la plus prononcée de pétales rouges appelées « langues de feu » (une référence à la lave du volcan en fusion).

Contraste entre les nuances de gris de la lave solidifiée et la couleur des pétales, complété d’un relief incurvé qui rappelle une vague d’eau ou la dune d’un paysage désertique.

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Description des éléments naturels qui composent l’installation paysagère.

La lave solidifiée se compose principalement de silicates de fer et de magnésium. En refroidissant, elle se contracte, et crée des fissures et des craquelures, comme on peut le découvrir sur la photo ci-dessus. Les pétales dites « langue de feu » sont issues de la végétation tropicale avoisinante, et plus particulièrement du poinsettia, d’un rouge intense, très présent dans le paysage naturel environnant.

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C’est d’ailleurs sans doute pourquoi Nils Udo a porté son choix sur ces pétales, pour le contraste avec la lave solidifiée. Une recherche de complémentarité de couleurs a sans doute aussi motivé l’artiste puisque les pétales s’harmonisent avec les nuances grises-vertes du minéral, surtout à certaines heures de la journée.

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Ce que les éléments naturels mis en scène révèlent.

La lave solidifiée signifie que la nature a toujours le dernier mot, par contre, sur un temps très long. Les matières minérales symbolisent l’austérité, la dureté, voire temporairement l’hostilité. Elles nous démontrent qu’elles sont très difficilement transformables (très difficiles de sculpter dans de la pierre volcanique). D’ailleurs, ce n’était pas l’intention de l’artiste, à savoir transformer la nature, mais plutôt de nous sensibiliser à ce que contient le paysage, et la fissure, cicatrice au sol, symbolise la terre en transformation, une faille, une trace de tension interne. Pour l’accentuer, Nils Udo a choisi d’aligner les pétales de part et d’autre de celle-ci. C’est ici la seule intervention humaine dans la création de cette œuvre éphémère.

A l’invincibilité du minéral s’oppose la fragilité des pétales rouges de poinsettia, disposées de manière à nous donner l’illusion d’une lave qui sort du volcan, autrement dit, comme si celui-ci respirait encore. Elles symbolisent non seulement la beauté passagère, la délicatesse du monde vivant, particulièrement celui de la flore, mais aussi la fragilité et l’éphémère face à la brutalité minérale.

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Les éléments naturels « metteurs en scène ».

L’organisation naturelle, juste complété par la discrète intervention humaine de Nils Udo qu’aura été, pour rappel, de placer les pétales autour de la fissure. Cela peut se définir comme une théâtralisation.

Le décor principal : la lave solidifiée, dégageant une atmosphère qui absorbe la lumière et évoquant une ambiance figée, propre à la puissance récurrente du volcan, quand il se réveille.

La ligne directrice : la fissure qui donne une direction au regard et suggère une circulation. Elle peut évoquer une narration par ce que c’est par elle que l’énergie semble circuler.

Les actrices de la scène : les pétales, malgré leur couleur rouge vif et leurs formes qui évoquent les flammes, la chaleur. Elles n’en restent pas moins un symbole de vie passagère en opposition à la pérennité du minéral.

Enfin, la mise en scène se définit aussi par le contraste : sombre/clair, dur / fragile, froid/chaud, immobile à moyen terme, dans l’échelle du temps pour la lave du volcan / vivant à court terme dans la même échelle du temps pour les pétales qui seront amenées à se faner, à se dessécher, et à se décomposer, du moins beaucoup plus rapidement que le minéral, qui finira lui aussi par être modifié et érodé par un autre élément naturel, l’eau.

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Mon ressenti, forcément subjectif et personnel, face à cette œuvre d’art.

Humilité face à la force de la nature, aussi un dialogue avec elle, une approche sans artifices, une source inépuisable d’inspiration. C’est à l’être humain de s’adapter à la nature pour être en harmonie avec elle et non le contraire, comme longtemps les temps modernes nous l’ont fait croire, dès la Révolution industrielle, par exemple.

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Pour conclure.

Ce qui m’intéresse le plus, c’est la démarche choisie, c’est-à-dire une intervention après avoir observé un lieu. Il a su utiliser uniquement des éléments naturels pour finaliser son travail. Cela prouve que la nature reste une source d’inspiration inépuisable pour tout artiste qui souhaite créer, par ce qu’elle fournit tous les éléments pour cela, comme le feuillage, les branches, les fleurs.

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2 / Ma proposition personnelle autour d’un arbre.

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Description : labyrinthe en pétales de coquelicots autour d’un arbre. Ci-dessous, la vue globale de ma proposition.

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Ma proposition vient-elle révéler ou transformer le paysage existant ?

Elle n’a pas la prétention de transformer de manière pérenne le paysage. Vouloir le transformer exigerait très certainement, avant de le valider, des autorisations administratives auprès des organismes habilités, plus encore s’il s’agissait d’un site naturel classé. Il révèle, en revanche, une partie d’un paysage. Le résultat éphémère issue du parti pris choisi, consiste à placer des pétales de coquelicots autour d’un arbre en s’appuyant sur la trame d’un labyrinthe circulaire.

Tout au plus, au préalable, l’usage d’une tondeuse ou débrousailleuse sur la surface circulaire aura été nécessaire afin de mettre toutes les chances de mon côté et de placer les pétales correctement.

En revanche, cette intervention révèle le paysage environnant, qui reste intact. L’arbre choisi, autour duquel s’articulent les pétales, est mis en valeur. La structure du lieu est également mise en valeur par l’horizontalité qui est soulignée. Une intervention qui a pour aspiration, je l’espère, à nous amener à voir un paysage autrement.

Ici, un décor principal, le paysage, un point central qui détermine un axe, l’arbre, et un cheminement, le labyrinthe. Cette création peut nous amener à dialoguer avec un lieu et son environnement proche. La véritable transformation s’opèrera dans la tête de individus qui découvriront cette création, par le regard qui lui sera porté.

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Description, en quelques lignes, de mes intensions.

La mise en valeur du lieu. Le labyrinthe circulaire de pétales nous invite à diriger le regard et vers l’arbre, cœur du dispositif et lui donner une place centrale, on pourrait dire presque sacrée, dans le but de souligner son rôle de repère dans le paysage.

Une réflexion personnelle intérieure par une déambulation qui nous engage dans une relation intime avec le lieu, le temps et le rythme de la nature, d’autant plus que le labyrinthe nous suggère un cheminement lent et méditatif.

Recherche d’un contraste entre les coquelicots et l’herbe verte sur laquelle il repose, d’une part, et entre ces pétales et l’ensemble de l’environnement. Une richesse voulue par une distinction chromatique forte mais harmonieuse avec la verdure environnante.

Certaines personnes pourront y trouver aussi une dimension symbolique et spirituelle, en transformant un espace naturel en lieu de réflexion et de contemplation. Le cercle et le labyrinthe évoquent des notions universelles : cycle de la vie, retour à l’origine, chemin intérieur.

Ce projet revêt une dimension éphémère, vouée à disparaître à court terme, comme, par exemple, aux premières rafales de vent. Il s’inscrit dans une démarche respectueuse de l’environnement qui n’en sera pas altéré durablement par ce qu’aucune transformation permanente n’est opérée.

J’évoquais les autorisations administratives plus haut, mais il est nécessaire de s’assurer qu’avant de concrétiser quelque projet de Land art quels qu’il soient, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation du propriétaire du terrain, si le lieu retenu se trouve sur une propriété privée.

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Matériaux utilisés.

Ici, point de matériaux, mais ce petit pavot sauvage à fleur rouge vif présent à proximité : le coquelicot, en grande quantité, certes !!!

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Le titre.

« Rituel pour un arbre ».

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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3 / Pour aller plus loin : Les nouvelle approches de la création architecturales et paysagères.

Le processus créatif :

Le processus créatif est le chemin qui conduit d’une idée à sa réalisation, sa traduction plastique et visuelle. Il constitue toute la démarche de progression entre la naissance d’une idée et sa concrétisation finale : sa mise en forme.

Installations paysagères :

Souvent éphémères, ces œuvres appelées « installations paysagères » se posent et s’inscrivent dans le paysage un instant : elles sont traversées par le visiteur, qui peut les arpenter, les expérimenter, mais la plupart du temps, elles ne sont visibles et lisibles qu’après leur disparition, sur supports visuels (photographie, vidéo).

Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) :

Même si ces nouveaux outils de communication tels que la vidéo, la photo, etc., rendent plus visible l’art ou son contenu, il n’en reste pas moins que tout art s’accompagne d’un regard critique.

Et c’est bien cette notion de message qui compte et qui reste source de toute expression artistique : ce que l’artiste a voulu dire, questionner et évoquer, et son expression plastique et esthétique n’en sont que renforcées.

Le processus :

Les architectes acceptent l’idée que la forme de leur édifice puisse résulter d’une écriture graphique libre, hasardeuse, sans principes esthétiques convenus, sans trames ni principe constructif qui structure la réflexion de l’architecte.

En résultent alors des projets aux formes extravagantes ou agressives, des formes étirées, déstructurées, qui font la singularité de nombreux édifices d’aujourd’hui.

La place du corps :

Tout le travail de l’architecte consiste donc, certes, à concevoir une volumétrie faite d’espaces dédiés à des fonctions distinctes, intégrés dans l’environnement qui l’entoure, mais doit aussi intégrer dans sa construction la question des usages à l’intérieur même de cette volumétrie.

En ce sens, la fonctionnalité redevient une question très importante pour les architectes, pourtant mise de côté pendant certaines années.

Les déplacements, les circulationsentre espaces, font le « rythme » de l’architecture ; les « pleins » qui composent les murs et volumes s’écrivent donc avec et autour des « vides ».

Nous parlons d’« espaces servis » (les pièces à vivre) et d’« espaces servants » (les circulations : couloirs, escaliers).

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Melanie Franz

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