Sédentarité ou mobilité

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (9-2) : l’habitat par rapport au mode de vie.

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Dès les premières constructions de son habitat, l’homme a eu à choisir entre mobilité et pérennité, et ce à travers les siècles. De quelles manières a été guidé ce choix ? Par quels matériaux s’est-il exprimé ?

La mobilité aura été d’abord la caractéristique de l’habitat humain, de par le besoin de se nourrir, par la chasse et ou la cueillette de végétaux, fruits dits « sauvages » et légumes comestibles. La maitrise du feu a permis ensuite non seulement de pouvoir mieux digérer, mais aussi de se chauffer et de s’éclairer (ce qui a permis les peintures rupestres dans les grottes, par exemple).

Par la suite les modes de vie, les contraintes environnementales, climatiques, les ressources disponibles et les systèmes sociaux qui sont apparus au fur et à mesure que les sociétés humaines s’organisaient, ont déterminé le choix entre la mobilité et la pérennité.

Selon les options choisies, les matériaux de construction n’ont pas été les mêmes.

Pour les sociétés nomades, l’habitat correspond à une vision immédiate et cyclique du temps, déterminé par les saisons, les pâturages. Les matériaux doivent être donc légers, démontables et transportables, comme de nos jours, les yourtes des peuples nomades asiatique ou les tentes des Touaregs.

Matériaux privilégiés : bois, branchages, peaux animales, feutres, tissus végétaux, cordes, os. Ils sont légers, faciles à monter et à démonter. Idéaux pour des déplacements fréquents.

Pour les sociétés sédentaires, la conception de l’habitat s’inscrit dans la projection dans le futur, autrement dit, la mise en place d’une transmission dans la continuité. Les matériaux doivent être résistants, comme la pierre et ils sont choisis dans le cadre de la recherche d’un habitat durable, protégeant les récoltes, les individus et les biens sur le long terme

Matériaux privilégiés : pierre, terre crue, brique, puis mortier et béton. Le bois, utilisé également dans un premier temps, a été abandonné, pour cause d’incendies. Ainsi, le Pont Neuf est le… plus ancien pont de la capitale dans la mesure où il a été décidé de ne plus faire construite des ouvrages en bois.

Ces matériaux sont lourds, résistants au temps, la pierre en particulier (comme le Pont du Gard, ou le pont romain d’Argenton sur Creuse, utilisé bien après la chute de l’Empire d’occident, ou encore le pont antique de Saint-Chamas, dans les Bouches-du-Rhône, traversé par les automobiles encore après la Libération en 1945.

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pièces graphiques, travail personnel

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Un climat inhospitalier oblige à des solutions souples et adaptables alors qu’un territoire stable qui offre des ressources abondantes incite à se sédentariser et à envisager des constructions durables, qui deviennent un marqueur d’identité, de pouvoir, d’enracinement dans des sociétés centralisées et hiérarchisées. 

Les matériaux utilisés par les civilisations sédentaires rendent donc possible la construction de maisons fixes, lesquelles groupées forment un village, puis une ville et impliquent une main-d’œuvre qualifiée appelée à travailler dans le cadre d’une planification.

Il n’est cependant pas judicieux d’opposer forcément l’habitat nomade et l’habitat sédentaire. Dans certaines sociétés et dans certains cas de figure, des structures avant tout conçues pour un mode de vie sédentaire peuvent être adaptées à la mobilité si les impératifs économiques amènent à tout remettre en question. Je pense à la maison alsacienne à colombages qui est en fait un « kit » et qui peut être démontable pour être remontée ailleurs. On en trouve de très beaux exemples d’habitats remontés à l’Ecomusée, près de Mulhouse.

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A l’inverse des exemples précédemment cités, les individus appelés « gens du voyage », donc nomades, ont un habitat non démontable, mais mobile : la roulotte, laquelle, hélas, a tendance à disparaître au profit de caravanes ou camping-cars standardisés.

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Pour conclure, ce sont les modes de vie, le rapport du territoire au temps, les contraintes naturelles et l’organisation sociale qui ont amené, les stigmatisations hélas de certains groupes d’individus, avec des conséquences dramatiques parfois (comme ce fut le cas pour les pogroms), qui ont amené, qui amènent et qui amèneront les civilisation a choisir entre la mobilité et la pérennité. Il est à noter cependant que les civilisations nomades ont tendance à se sédentariser ou semi sédentariser. L’habitat est alors le reflet des choix exprimés à travers les matériaux qui révèlent à la fois le savoir-faire technique et la manière dont l’individu se projette dans son environnent. Les fermes dans le Massif du Jura en sont un très bel exemple.

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pièce graphique, travail personnel

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Nicolas globe croqueur et photographe.

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Le capital culturel dans la création architecturale

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (9-1) : ce qu’il faut avoir pour savoir exercer dans ces professions.

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En tant que créateur, qu’est ce qui apporte une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture et de l’architecture intérieure dans la conception d’un projet de qualité ?  

Un « bagage » culturel, complété par des connaissances techniques et une approche critique, permettent au créateur d’être « armé » pour apporter des réponses pertinentes et créatives sur l’approche d’un projet afin d’en obtenir un résultat de qualité.

Une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture et de l’architecture intérieure en est la base essentielle. S’informer sur les styles, les œuvres et les courants déjà existants, qui représentent une source inépuisable d’inspiration permet ensuite d’apporter des réponses personnelles innovantes, originale et pertinentes. Elle permet aussi de réinterpréter et conceptualiser en puisant dans un vaste réservoir d’idées, de formes, de matériaux.

Le contexte historique, économique, culturel, et social ainsi que les innovations apparues à différentes époques sont les leviers qui expliquent le pourquoi des choix non seulement portés les formes, les organisations spatiales, les partis pris décoratifs, mais également sur l’obligation de certains renoncements. Par exemple, l’absence de la construction de la deuxième tour de la cathédrale de Strasbourg s’explique par la nature du terrain qui ne permettait pas d’en supporter la charge. Pour le projet de la cité idéale imaginée par Riquet sur le canal du Midi au Seuil de Naurouze, le constat de l’envasement dans le bassin principal apporté par les eaux captées sur la Montagne Noire et l’insuffisance des connaissances techniques pour envisager leur évacuation n’auraient pas permis aux embarcations d’y stationner. Le projet avait donc été abandonné.

Un créateur averti sur certaines contraintes lui permet d’anticiper sur des éventuels renoncements et de proposer un projet cohérent avec ce qu’impose l’environnement.  

Une relative bonne connaissance des références historiques (personne ne connait tout, cela se saurait !!!) permet un regard critique sur les références du passé mais aussi sur les tendances du présent. Il devient possible alors de défendre des choix de conception à l’aide d’arguments solides et cohérents.

Il est essentiel de tenir compte de l’évolution des modes de vie, des usages, des fonctionnalités dans les espaces définis de manière à savoir anticiper la conception des espaces mieux adaptés aux besoins contemporains tout en prenant en compte l’équation de la mémoire et de l’identité des lieux. Cela concerne particulièrement les projets de réhabilitation et de rénovation. La reconversion en campus universitaire des bâtiments et de la tour, conçus par l’architecte René Lefébure dans les années 1930, de l’ancienne imprimerie du magazine « L’Illustration » à Bobigny en est un exemple.

Afin d’espérer pouvoir pérenniser son projet, un créateur doté de solides valeurs culturelles aura peut-être la chance de donner plus de sens et de profondeur à son projet, par ce que l’architecture ne se limite pas qu’à une intention fonctionnelle et esthétique, mais aussi devient un symbole, une référence, comme l’exemple de Bobigny cité plus haut.

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Représentations graphiques de l’imprimerie de la revue « L’Illustration » à Bobigny

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Aspect non négligeable avant d’entamer toute démarche de projet :

Il s’agit du « profil » du client et dans quelle catégorie il s’inscrit.

1 / Clients au capital économique plus faible et au capital culturel plus important :

La pièce maîtresse va être la bibliothèque, visible dans le salon. Le reste du mobilier peut être dit « de seconde main » avec une place importante de la couleur.

Présence aussi de nombreuses affiches et mise en valeur de ce qui représente la culture.

Goût artistique prononcé dans des espaces généralement plus petits.

Le plutôt manque de moyens va être compensée par une hyper personnalisation esthétique et une mise en avant des supports de culture, comme le lecteur vinyles, par exemple.

Présence de plantes vertes.

La télévision n’est généralement pas d’une dimension excessive.

2 / Clients au capital économique plus fort et au capital culturel plus faible :

Ce qu’on appelle les « nouveaux riches », comme des participants aux émissions de télé dite « réalité » issus d’un milieu, certes respectable, cependant pas forcément particulièrement étoffé culturellement parlant, mais qui ont acquis un gros capital économique en peu de temps.

Intérieurs avec de grands espaces et de belles hauteurs sous plafonds mais avec une esthétique minimaliste et mise en valeur de matériaux chers et ostentatoires, comme le marbre ou du mobilier laqué blanc.

Il faut voir les marques et la télévision est mise en valeur grâce à ses proportions gigantesques.

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3 / Clients au capital économique et culturel important :

Un idéal, selon moi, d’autant que je n’en fait pas partie.

Habitent dans des grands appartements haussmanniens, aux généreux volumes et belles hauteurs sous plafonds, aux cheminées, lambris moulures et beaux parquets de grande qualité.

Esthétique discrète, minimaliste et non ostentatoire, avec des meubles d’une grande valeur qui sont pratiquement ou sont carrément des œuvres d’art, en réalité dits « hors de prix ».

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La télévision, est soi discrète, ou soit cachée par une œuvre d’art ou par un meuble amovible, soit présente mais avec la projection d’une œuvre d’art.                                                                 

Le « Quiet Luxury » ou « Old Money » est très prisé également et se caractérise par des volumes dit « cathédrale » et des matériaux à dominante mat et sombres.

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Même si elles sont plus ou moins singées parfois, les références en décoration des personnes ayant la chance d’appartenir cette catégorie inspirent les personnes des trois autres.

4 / Clients au capital économique et culturel plus faible :

Intérieurs propres et bien rangés.

Mobilier chiné ou récupération de ceux de la famille, ou encore acheté dans des magasins Ikéa, But ou Conforama.

Place importante accordée aux objets transmis par la famille et des photos de famille.

Recherche de distinction par la technologie de masse comme l’installation de rubans LED au plafond.

Chauffe-eau et tuyauts apparents dans la cuisine.

L’intérieur a pour fonction de créer un environnement défensif par rapport à l’extérieur.

En conclusion :

Bien entendu, les catégories ne sont pas figées, les clients peuvent également rentrer dans les « cases » de deux ou plusieurs d’entre elles, voire les quatre.

Mes visuels numériques ci-dessous, d’un salon et d’une salle à manger pourraient correspondre à une synthèse entre la catégorie 1 et 3.

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Pour ce qui concerne les prestations d’un architecte d’intérieur ou d’un décorateur, les catégories 2 et 3 sont sensées les concerner d’avantage, un peu moins pour la première et plus rarement pour la quatrième. Cependant, il est intéressant de travailler avec cette dernière afin de chercher à concilier la recherche du « beau » avec un budget serré.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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En annexe, deux vidéos sur les 4 catégories citées plus haut.

1 / Capital économique plus faible et capital culturel plus important.

2 / Capital économique plus important et capital culturel plus faible.

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3 / Capital économique et capital culturel au maximum (l’idéal !!!).

4 / Capital économique et capital culturel plutôt modeste.

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L’architecture intérieure et quelques indices sur la pratique de la profession

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (8) : définitions de cette profession.

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1. Lors de sa mission, les leviers (les moyens) dont dispose l’architecte d’intérieur.

Les leviers se définissent sur le plan relationnel, créatif sans oublier le volet technique et une exigence dans la recherche du fonctionnel.

Tout d’abord, un souci d’organisation de l’espace, en repensant, si besoin, la distribution des pièces, des circulations, des ouvertures, des volumes afin d’optimiser la surface disponible. Cela passe par la création, modification ou suppression de cloisons, par une intervention sur les hauteurs sous les plafonds ou faux-plafonds ou alors, proposer des espaces modulables.

Une intervention sur le gros œuvre peut être possible, comme remplacer une partie d’un mur porteur par une poutre porteuse pour agrandir une pièce, tout en prenant soin de faire appel aux professions compétentes, comme celle d’un bureau d’études, pour étudier la faisabilité et vérifier si elle est réalisable ou non. Attention ! pour un appartement, toute modification sur le gros œuvre est soumise aussi au vote des copropriétaires lors d’un assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Cela entraine un rallongement de temps dans la réalisation d’un projet.

Viennent ensuite le choix des matériaux, des couleurs et, d’une palette chromatique adaptée (pas plus de 10 couleurs de préférence, ce que recommandent certains magazines spécialisés, mais chaque projet a sa spécificité), la sélection des revêtements, des textures, des finitions.

L’architecte d’intérieur définit, en phase avec son client, l’ambiance, la luminosité et la perception des volumes. Les matériaux peuvent aussi s’inscrire dans des contraintes techniques, environnementales, et/ou budgétaires.

Il peut intégrer également du mobilier de série ou sur mesure. Pour cela, il est contraint d’adapter l’espace aux usages du client, sans oublier une identité esthétique affirmée. Le mobilier permet aussi de structurer l’espace.

L’éclairage est aussi important. En harmonisant lumière naturelle et éclairage artificiel l’architecte d’intérieur contribue à une « mise en scène » par la mise en valeur des volumes, et, non seulement, crée des ambiances, mais aussi améliore le confort visuel.

Le plan technique n’est pas à négliger non plus, puisque l’architecte d’intérieur, informé des normes, des contraintes du bâtiment et du budget, peut ainsi concevoir un projet réalisable, conforme à la réglementation et économiquement cohérent.

La relation avec le client et les intervenants est importante, pour la réussite d’une mission. Elle se traduit par l’écoute, la compréhension des besoins, et contribue à harmoniser les relations entre les différents acteurs d’un projet (artisans, fournisseurs, bureaux d’études).

Pour conclure, l’architecte d’intérieur dispose de leviers combinant créativité, technique et gestion humaine, clés de la réussite pour apporter à un espace une fonctionnalité, une esthétique, afin de satisfaire son client.

2. Différence entre un architecte d’intérieur et un décorateur.

L’étendue de leur mission, leur niveau d’intervention et leurs compétences techniques ne sont pas les mêmes.

La mission de l’architecte d’intérieur consiste à concevoir et transformer les volumes intérieurs en agissant sur la structure essentiellement non porteuse, la distribution des pièces, les circulations, l’éclairage, l’ergonomie et les usages. Il intervient non seulement sur la création ou la suppression de cloisons, la conception de mobilier qui peut être sur mesure, comme précisé plus haut, mais aussi sur la coordination des travaux, en tenant compte de la dimension technique et réglementaire, ainsi qu’un suivi de chantier. Il se base sur des plans, ce qui lui permet de penser le projet dans sa globalité.

La mission du décorateur, quant à lui, c’est l’intervention sur l’aspect esthétique d’un lieu existant, sans intervenir sur sa structure. Son travail consiste à choisir des couleurs, des matériaux, du mobilier, des textiles, des objets décoratifs afin d’apporter des ambiances en mettant en valeur un espace, sans y modifier son organisation et ses volumes. Il peut se baser sur des plans, mais présenter des perspectives d’ambiance accompagnées de planches de présentation dites « planches de tendances » ou « mood boards » (type de collage qui peut être composé d’images, de texte et d’échantillons de matériaux selon le choix de son créateur).

Les deux professions sont complémentaires, d’ailleurs, dans les grandes agences, ils travaillent souvent « de concert », mais l’architecte d’intérieur dispose d’un champ d’action plus large que celui du décorateur.

A noter cependant que les compétences demandées à un décorateur s’inscrivent largement dans celles d’un architecte d’intérieur.

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Planches et perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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3. Signification et rôle du « Maître d’œuvre ».

Le maître d’œuvre est la personne ou l’entité en charge de concevoir, coordonner et suivre la réalisation d’un projet de construction, de rénovation dans le cadre de la demande du commanditaire, c’est-à-dire un client, une fratrie ou des associés, appelé(s) maître(s) d’ouvrage.

La personne peut être un architecte, un architecte d’intérieur et l’entité peut être un bureau d’études ou une entreprise spécialisée.

Toute mission du maître d’œuvre commence par la mise en place d’un projet, par l’analyse des besoins, l’élaboration des plans et visuels d’ambiance, des choix esthétiques, rendus possibles s’ils sont réalisables techniquement parlant, et de l’estimation des coût (dans la pratique, souvent sous-estimés, hélas). La phase suivante consiste à préparer le dossier de consultation des entreprises et de proposer au client des artisans, même si ces derniers peuvent parfois aussi souhaiter en proposer, pour des raisons d’affinité. Sur ce point, par le « bouche à oreille », un bon artisan est précédé par sa réputation et souvent le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage s’accordent sur le choix de celui-ci.

Pendant la durée du chantier, le maître d’œuvre coordonne l’intervention des différents partenaires, organise les réunions régulières, vérifie la conformité des travaux par rapport aux plans, au budget, aux délais et aux normes en vigueur. Sa position d’interlocuteur clé entre le client et les entreprises, garantit le bon déroulement dans l’avancement du projet afin de répondre aux attentes du client

4. Différence entre une maîtrise d’ouvrage privée et une maîtrise d’ouvrage publique.

La différence repose sur l’identité du commanditaire. S’ajoutent les intentions du projet et l’encadrement juridique.

La maîtrise d’ouvrage privée désigne une personne physique ou qui commande un projet pour le faire réaliser avec son propre financement, qu’il soit issu de ses économies et/ou d’un emprunt contracté auprès d’une banque ou après d’un autre particulier, par exemple.

La personne physique peut être un particulier qui fait rénover son appartement ou un promoteur qui veut faire construire un ou des immeubles de logements, un commerçant qui veut faire transformer sa boutique ou un restaurateur qui souhaite faire aménager un local.

Un chef d’entreprise qui représente lui-même ou un groupe de personnes, comme un conseil d’administration peut aussi être considéré comme un maître d’œuvre privé, dans le cadre d’un projet en aménagement de bureaux

La maîtrise d’ouvrage publique concerne une personne ou un groupe de personne représentant un organisme public, qui engage des sommes qui ne sont pas issues de ses ou de leurs propres revenus. Il a pour mission d’agir au mieux dans le cadre de l’intérêt général.

Les projets sont financés par des fonds public dans le cadre de règles bien établies, comme le concours des appels d’offre. Les projets dans le secteur scolaire ou hospitalier entrent dans ce cadre.

Ce sont les intérêts individuels ou économiques avec une organisation plus flexible qui déterminent la maîtrise d’œuvre privée alors que la maîtrise d’ouvrage publique concerne l’intérêt collectif avec des procédure réglementaires très encadrées.

5. Exemple d’un cas concret : élaboration d’une proposition d’honoraires.

Réalisation un devis pour un éventuel futur client, fleuriste de profession.

Ce dernier souhaite l’aménagement de sa nouvelle boutique située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville.

Le local mesure environ 60 m2, et le budget maximum est de 85 000 HT.

Un forfait de 900 € HT est proposé pour l’élaboration du dossier EDL. Pour le reste, le taux de rémunération habituel pour ce genre de mission des de 9 pour cent, répartis comme suit :

ESQ : 2%, soit 1700 € HT.

APS : 2%, soit 1700 € HT.

PRO, suivi de chantier, le pourcentage restant, 4%, soit 3400 € HT.

Calcul du montant du devis.

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6. Signification de l’abréviation APS ?

Il s’agit d’un Avant-Projet Sommaire.

L’APS correspond à une approche d’un projet qui succède à la phase du state de l’analyse du projet et des premières esquisses au cours de laquelle le maître d’œuvre (architecte ou architecte d’intérieur) introduit les grandes lignes afin de définir l’organisation générale des espaces, les principes d’aménagement, les intentions esthétiques ainsi que les premières options techniques.

L’APS inclut généralement des plans simplifiés, des esquisses plus élaborées que celles de la phase précédente, une première estimation du coût des travaux et une vérification de la faisabilité du projet par rapport au programme et au budget du client.

Cette étape permet de valider l’idée générale du projet avant d’entamer des études plus détaillées comme l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-projet Détaillé).

Important : en partant d’une « page blanche » et dans la démarche d’éviter des « coquilles » au moment du chantier, il est évidemment préférable de faire établir, par un géomètre, un fond de plan précis d’état des lieux, qui nécessite un relevé sur site très rigoureux et qui demande une somme de travail non négligeable. L’architecte d’intérieur ou l’entreprise n’ayant pas les moyens de s’offrir de tels services devra s’y atteler, ce qui représente un facteur temps non négligeable. Partir sur un APS, pour poursuivre ensuite sur un APD (Avant-Projet Définitif), un PRO (Projet de Conception générale), un DCE (Dossier de Consultation des Entreprise) puis un DOE  (Dossier des Ouvrages Exécutés) sans une base avec des fonds de plan exacts risquent d’entrainer, au moment du suive de chantier, le constat d’une impossibilité d’installer un équipement ou un module qu’un artisan aura fait construire préalablement (j’ai hélas été témoin de ces situations pendant mes 35 années de salariat, par ce que certains maîtres d’ouvrage étaient pingres). « Si le travail n’est pas bien fait, il faudra le refaire » déclarait feu le Chef Paul Bocuse.

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Perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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7. APS : Cas pratique pour un client fleuriste.

Vous continuez à travailler pour un client fleuriste, d’ailleurs votre travail est déjà bien entamé. En effet, vous avez réalisé un état des lieux complet, et votre client vous a validé le choix d’esquisse.

Dans le cadre de l’APS, détaillez et expliquez les documents que vous allez fournir à votre client.

La boutique est située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville de Tours.

Le local, tout en longueur, actuellement, vide, mesure environ 60 m2. Il est tout en longueur. Il dispose d’une façade côté rue de 3 m 50 de large, ainsi que d’une petite cour fermée à l’arrière.

Pour ce client fleuriste, dans le cadre de l’APS, et après la prise de connaissance de l’état des lieux et de la validation de l’esquisse, je vais fournir au client un ensemble de pièces graphiques et techniques claires et pédagogiques afin de lui permettre de comprendre et d’adhérer au projet, d’en valider les principes et d’anticiper la suite de la mission.

– Je fournis un plan d’aménagement du local (généralement à l’échelle 1/50e pour une petite surface ou 1/100e pour une plus grande) représentant l’aménagement général de la boutique de 60 m². Pour ce cas précis, j’opterai pour le choix de l’échelle 1/50e.

J’aurais pris soin, préalablement de me baser sur un fond de plan juste soit à partir d’un relevé sur place et retranscrit sur un plan, soit en ayant fait appel à un géomètre qui m’aura fourni son fond de plan d’après ses propres relevés « in situ ».

Afin de permettre au client de visualiser ce que sera le fonctionnement de sa boutique, je lui établis le document suivant qui montrera :

La répartition des espaces : espace de vente, vitrine côté rue, espace dédié à la préparation florale, l’espace de stockage, sans oublier l’accès à la cour arrière par lequel passeront les poubelles.

Les circulations à l’intérieur du local. Attention, pour ce qui s’agit de l’espace de vente, ne pas oublier d’intégrer les normes d’accès aux personnes à mobilité réduite.

L’implantation du mobilier (le comptoir, les présentoirs, les étagères, la chambre froide à température positive éventuelle, qui est plus que conseillé pour un fleuriste).

Le commerçant pourra ainsi visualiser le fonctionnement de sa boutique au quotidien.

– Je fournis aussi un plan de zonage et de circulation, dans le cadre de la recherche d’un confort de travail, matérialisé par des « pavés » de couleurs différentes afin de distinguer ce qui est accessible à la clientèle, ce qui n’est réservé qu’au personnel et les flux clients et les flux de travail.

– Je fournis ensuite des élévations intérieures, afin de se projeter dans l’espace et exploiter la hauteur sous plafond, complétées par une coupe longitudinale dans le sens de la longueur du local (voire d’autres coupes si nécessaire).

Je pourrai ainsi mettre en avant le traitement des murs avec les modules adaptés, les hauteurs du mobilier, et le rapport entre le sol, les volumes et la lumière, bien que ce point soit d’avantage mis en valeur par la présentation de perspectives en 3D, faites à la main et/ou en infographie (ou le mix des deux).

– Je complète par l’ajout de pièces graphiques qui sont « flatteuses », à savoir les perspectives 3D évoquées plus haut afin d’illustrer l’ambiance générale de la boutique, dévoiler le style souhaité, de mettre en valeur de la vitrine de 3 m 50 sur la rue et indiquer le lien visuel avec la cour arrière.

Cette phase du travail permet au client de se projeter émotionnellement dans son futur commerce.

– Je n’oublie pas non plus de fournir une planche d’ambiance, ou mood board, incluant les matériaux choisis, les couleurs dominantes, les textures compatibles avec un univers végétal, et les principes d’éclairage avec une lumière chaleureuse permettant la mise en valeur des fleurs et plantes.

– J’ajoute aussi une notice descriptive sommaire, apport indispensable aux pièces graphiques dans laquelle je détaille le concept général de la boutique, les choix d’aménagement dans les contraintes d’un local aux formes allongées et à la façade étroite et les principes techniques comme l’éclairage ou la ventilation.

– Je termine par fournir une estimation budgétaire prévisionnelle sommaire du coût des travaux, par grands postes : démolition, aménagement, mobilier, éclairage… afin de permettre de vérifier si le budget du client permet la réalisation ou non du projet. Une réponse positive offre la possibilité de poursuivre vers l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-Projet Détaillé).

– Pour conclure, et avant d’entrer dans la phase plus détaillée et technique, les pièces inclues dans l’APS définissent une base de validation dans un projet et permettent au client, fleuriste pour ce cas précis, de comprendre l’organisation de son futur lieu de travail, son ambiance et son fonctionnement.

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Boutique de fleurs et plantes, visuel générée par l’IA

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Quelques éléments de réponse sur les principes artistiques et sur la composition

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (1 et 2) : art graphique, publicité, design, architecture.

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Précisions sur la question 1 : composition statique, dynamique, très dynamique et désordonnée.

Précisions sur la question 11 : « design » est rattaché au mot français « dessein » (projet) et au geste de dessiner « dessin ».

A noter aussi le rapport « couleur lumière » – « couleur matière » qui interfèrent l’une sur l’autre et qui sous-entend les problèmes liés à la réfraction, réflexion, lumière induite, influence de la lumière réfléchie sur l’ombre, etc…

Précisions sur la question 13 en cliquant sur le lien Wikipédia.

Précisions sur la question 14 : cette appellation vient du mot japonais et qui est traduite par « trop mignons »

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Deuxième partie : propositions d’habillage graphique sur une automobile, à partir de visuels de Roy Lichtenstein.

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Précisions sur la question 1 : pendant la Renaissance, les artistes commencent à utiliser les apports des mathématiques, des sciences et de la géométrie, afin d’élaborer de nouvelle règles dans la construction et l’organisation de l’espace. C’est ainsi que la perspective est inventée pour représenter une vision du monde qui place l’Homme au centre de l’Univers. l’architecte Léon Battista Alberti (1404-1472) en est le premier théoricien.

Le texte et se schéma qui suivent ont pour source un extrait sur Wikipédia :

Alberti a donné une méthode de construction de la décroissance de la profondeur apparente des carreaux lorsque l’on s’éloigne de la ligne de terre en perspective.

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Rédigé vers 1435, son De Pictura, Traité de la peinture « imprimé en 1511 à Nuremberg, soulève une question qui sera au XVIIe siècle à l’origine du développement de la géométrie projective : quelles sont les propriétés géométriques communes à deux perspectives d’une même figure. Pendant tout un siècle encore, la portée des méthodes de perspective restera relativement restreinte et ne dépassera guère les cadres des tableaux d’artistes »[3]. Mais par la suite, notamment grâce à son usage en cartographie qui va révolutionner entre autres la balistique, la géographie et l’astronomie, « l’intégration des méthodes projectives dans le corps des mathématiques enrichira et renouvellera la géométrie.

Quelques réalisation d’Alberti à Florence :

Le Palais Rucellai (1446-1451), le petit Temple du Saint Sépulcre (1467), la façade de la basilique Santa Maria Novella (1470).

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Difficile de ne par penser au tableau « La cité idéale » en observant les architectures d’Alberti.

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Précisions sur l’interprétation : certains spécialistes ont prétendu qu’en fait, Mona Lisa pouvait avoir été inspiré par un modèle masculin, notamment Salaï. Pour ma part, je ne me contenterai de noter que se dégage, tant sur le tableau de « La Joconde  » que sur le « Saint Jean-Baptiste » (avec Salaï ayant servi de modèle à Léonard de Vinci), une pointe plus ou moins affirmé de malice dans les sourires.

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Pour aller plus loin sur le rapport « couleur matière » et « couleur lumière » (interférences de l’une sur l’autre ce qui sous-entend les problèmes liés à la réfraction, réflexion, lumière induite, influence de la lumière réfléchie sur l’ombre, etc…), je vous invite à cliquer sur les liens ci-dessous :

« Comment la lumière agit sur la couleur, pigments et réfraction dans les couleur ».

Nicolas globe croqueur.

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Un article des « Echos » que je partage (1)

« Architecte : Quand l’image de rêve du métier s’effondre », par Florent Vairet.

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Charrette, bas salaires, mauvaise reconnaissance de leur travail… après des années de silence, un grand nombre de jeunes architectes font enfin connaître leur mal-être. Pour comprendre ce malaise qui touche largement la profession, nous avons enquêté sur les difficultés économiques rencontrées par les agences d’architecture qui mettent sous pression tout un corps de métier.

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Entre 10 à 20 % des diplômés de 2015 se sont réorientés, selon l’enquête « Archigraphie 2020 », publiée en décembre dernier par l’Ordre des architectes. (iStock)

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On le sait, les architectes ne comptent pas leurs heures« On est passionné par les formes, on s’épuise jusqu’à dessiner le meilleur bâtiment », confie Estelle, jeune diplômée. Les journées sont longues. Parfois les nuits. Ce sont les fameuses « charrettes » qui ont, depuis plus d’un siècle, rendu tristement célèbre la profession. « Dans mon ancienne agence, les départs à 4 heures du matin étaient réguliers. Et une fois tous les deux mois, on faisait une nuit blanche », témoigne Paul. Des moments conviviaux, se rappelle-t-il, durant lesquels ils mettent la musique et commandent des sushis avec l’objectif impérieux de boucler le projet. « Le problème est qu’on n’est pas du tout productif. En général, on est très fatigué, et on multiplie les pauses. » Paul a fini par se tourner vers l’urbanisme, où la culture de la charrette est moins forte.

Ces horaires à rallonge ne sont pas des exceptions. On dit qu’ils sont même croissants en fonction de la réputation de l’agence. Plus cette dernière est prestigieuse, plus la culture de la charrette est forte« Les archi donnent tout pour le prestige, surtout en début de carrière », souligne Paul. Guillaume est passé par les mêmes affres. « Je mettais toute mon énergie dans l’agence et il n’y avait jamais la reconnaissance qui allait avec. » Les semaines de 50 heures et les week-ends au bureau ont fini par avoir raison de sa motivation. « Je suis parti en vacances en Australie pour couper et je me suis rendu compte que je n’arrivais plus à dormir », se rappelle celui qui a par la suite préféré monter sa propre agence.

Ce surinvestissement des architectes est largement relaté à travers les différentes interviews. Certains tentent de le justifier par la passion du métier. D’autres y voient plutôt un mythe entretenu dès l’entrée en études. « Les écoles nationales d’architecture mythifient ce surinvestissement, poussant parfois jusqu’à l’épuisement », se désole Sophie Szpirglas, enseignante dans ces écoles et dirigeante de Methodus, un cabinet qui conseille entre autres des agences d’architecture sur leur organisation. ​ Derrière ces écoles qui poussent la charrette, on retrouve les profs qui encouragent à faire toujours le mieux possible , à la multiplication des esquisses et des maquettes jusqu’à obtenir la forme optimale. Un exemple notable est la journée commune à toutes ces écoles, consacrée au cours de projet. « C’est le moment le plus important, si tu le rates, tu rates ton année, assure Guillaume également maître de conférences. Chaque étudiant travaille comme un fou, sous l’effet d’une course à l’échalote entre les profs : c’est à celui qui fera le plus bosser ses étudiants… »

Des stages rythmés comme un travail à la chaîne .

Les profs en école d’architecture revêtent souvent une figure tutélaire que l’on écoute sans sourciller. Sans compter qu’ils peuvent être les futurs employeurs. Guillaume voit en ce modèle pyramidal un héritage des Beaux-Arts. « Les études fonctionnaient par atelier qui était dirigé par une personne tout en haut . »

Une culture de la charrette avec un prof tout-puissant, ce modèle s’est depuis longtemps reproduit en agence. Et avec ses dysfonctionnements, accentués en outre par les impératifs économiques. Les étudiants architectes ont été habitués à produire, produire et encore produire, sans réelle gestion de leur temps. « Une fois en agence, on produit la nuit pour respecter les deadlines », souligne Estelle. Et d’ajouter : « L’école ne nous apprend pas à nous organiser. »

A cette désorganisation, s’ajoute parfois la désillusion. Si l’école entraîne les étudiants à produire les projets les plus aboutis possibles, le travail en agence est souvent tout autre. Les stagiaires découvrent l’énorme poids de la gestion de projet, des contraintes administratives, politiques et financières imposées par une myriade d’acteurs de la construction entre lesquels s’exercent des rapports de force compliqués. « On tombe des nues ! peste Paul. On a été formés pour 5 à 10 % de nos tâches en agence. Résultat : on se sent incompétents. Cela fait cinq ans que j’exerce et je commence à peine à me sentir à l’aise. »

Les stages, vécus comme une douche froide, cantonnent souvent les architectes en herbe à des tâches répétitives, comme la conception en chaîne de portes ou de fenêtres. « Mes trois stages ont été très difficiles. Je ne faisais rien d’intéressant, j’étais livré à moi-même… », raconte Frédéric. « Tous les jours pendant six mois, je devais faire le tour des immeubles qui étaient en passe d’être livrés pour recenser sur une tablette la peinture écaillée ou les portes qui se fermaient mal. Je n’ai jamais fait d’architecture », confie Corentin, désabusé face à l’échec de ce stage de fin d’études. Cette expérience au sein de cette grande agence le plonge dans un profond malaise. « J’ai commencé à me dire que les chefs s’étaient dit que je n’étais pas au point. » Après ce stage, le jeune homme perd confiance en lui. Pendant un an et demi, il ne remet plus un pied dans une agence.

Le fantasme de l’architecte artiste face à la réalité économique.

Pourtant, ces tâches répétitives et séquencées ne sont pas l’apanage de Corentin. Les agences, en particulier les grandes, ont largement besoin de ces jeunes pour effectuer ces missions routinières et s’occuper de la conception en cascade d’esquisses et de maquettes. Une déception par rapport à l’image qu’ils avaient projetée sur le métier de leur rêve. Un phénomène étudié par Véronique Biau, enseignante-chercheuse à l’école nationale d’architecture de Paris-La Villette. « Il y a une forme de déqualification des jeunes diplômés de niveau master qui sont souvent employés à la place des dessinateurs projeteurs, une profession de niveau BAC+2/3 qui a disparu », explique cette architecte urbaniste de l’Etat.

A ce quotidien dégradé, il faut ajouter la précarité : les CDD restent souvent la règle en début de carrière. Sans oublier de faibles salaires (entre 1.400 et 1.900 euros) pour cinq ans d’études minimum. Résultat : entre 10 à 20 % des diplômés de 2015 se sont réorientés, selon l’enquête « Archigraphie 2020 », publiée en décembre dernier par l’Ordre des architectes.

Pour Véronique Biau, la profession s’est identifiée durant des siècles à l’architecte-artiste, sur la base d’une vocation valorisant le rapport personnel à sa production, la liberté de création, la passion, le dépassement de soi. « Une œuvre évaluée essentiellement sous l’angle de ses qualités plastiques et de sa capacité à engendrer des émotions mais cette vision est de plus en plus déconnectée de la réalité », explique la chercheuse, auteure du livre « Les architectes au défi de la ville néolibérale ».

Alors pourquoi un certain nombre d’écoles continuent-elles de former les étudiants à être des architectes-artistes, décidant du projet en quasi-capitaine de navire ? Un décalage qui s’explique une fois encore par la tradition héritée des Beaux-Arts (et rappelons que les écoles d’architecture dépendent non pas du ministère de l’Enseignement supérieur mais du ministère de la Culture). Contrairement à l’Allemagne ou à la Suisse, les études d’architecture françaises sont très axées sur la création et peu sur la technique, avec un fort bagage en sciences humaines au détriment de la compréhension économique du secteur. Quel est le pouvoir d’un élu ? D’où̀ vient l’argent ? Pour qui travaille- t-on ? Le processus politique et économique des projets ne serait pas considéré comme faisant partie du métier ou du moins est-il relégué à une place secondaire dans l’enseignement dispensé.

« La ville est devenue un produit financier »

Mathieu Delorme, Maître de conférences et codirigeant de l’agence Atelier Georges

Pour Mathieu Delorme, maître de conférences à l’école d’architecture de la ville et des territoires de Paris Est, cela tient en partie à des enseignements véhiculant une vision restreinte des métiers de l’architecture, « encore trop souvent réduite à l’acte de construire dans les cadres confortables d’une commande publique qui a les moyens ». Un secteur public rêvé où les professionnels ont toutes les libertés de concevoir des formes architecturales contemporaines. « Mais les enseignements s’intéressent plus rarement aux situations de projets plus ordinaires, dans des conditions très contraintes voire intenables ! ». Or c’est pourtant ces projets qui sont les plus représentatifs du marché, les plus contraints économiquement et ceux auxquels les étudiants seront massivement confrontés une fois leur diplôme en poche.

« La France forme encore des architectes super-cultivés alors qu’aujourd’hui la majorité des opérateurs économiques et immobiliers qui font la ville ont une culture extrêmement faible. L’étudiant qui arrive avec son bagage culturel en réunion, eh bien, ça ne passe pas », pointe Mathieu Delorme, également codirigeant de l’agence d’urbanisme, de paysage et d’architecture Atelier Georges. Et ainsi de conclure : « Le problème est qu’un jeune diplômé n’a jamais vu le prix d’une fenêtre et n’a pas les bases du fonctionnement économique de notre société. Or, si la fenêtre ne rentre pas dans le tableau Excel, c’est foutu et sa créativité ne peut être mobilisée sur les montages économiques du projet d’architecture, par incompétence. »

La fin de l’architecte star.

Pour ce paysagiste de formation et diplômé de l’Essec, la ville est bel et bien devenue un produit financier. Autrement dit, il faut bosser vite, et que les projets crachent de l’argent. Tout ceci crée une pression au boulot avec un rythme parfois infernal qui peut provoquer des burn-out. Pour lui, la raison se trouve dans l’organisation des structures. « En France, la profession d’architecte est encore majoritairement structurée comme de l’artisanat alors que les conditions de la production architecturale a très fortement muté dans son financement et la structuration des acteurs », explique ce professionnel. Il faudrait passer à l’échelle industrielle pour s’adapter aux logiques d’investissement des acteurs de la construction, avec des méthodes de travail mais aussi des tailles critiques. Rappelons que la part des entreprises d’architecture ayant entre 1 et 2 salariés est de 54,5 %.

Avec une proportion toujours plus grande de clients privés, les règles changent. « La commande privée amène une forte exigence de profit et donc de maîtrise des processus, rajoute Véronique Biau. Sans compter que cela s’accompagne d’une montée des exigences normatives, notamment concernant la performance environnementale. »

Comme les agences ne savent pas encaisser ce rythme industriel imposé par les donneurs d’ordre, elles perdent du terrain, souvent au profit de bureaux d’études remplis d’ingénieurs formés à ces enjeux. « La rémunération des sociétés d’architecture a fondu, alors que l’on nous demande toujours plus de taches et de travail, assure ce dirigeant qui souhaite rester anonyme. Aujourd’hui, la rentabilité d’une société d’architecture tient sur la compression de ses charges de masse salariale. » Il donne l’exemple d’une agence installée à côté de la sienne : « la structure a du travail pour 4 ou 5 salariés mais elle n’en embauche que 2,5 équivalents temps plein car les honoraires ne permettent pas plus. Résultat : ils font des charrettes avec des horaires de 55-60 heures par semaine ».

Les architectes, ces « mauvais » chefs d’entreprise ?

Un constat à tel point partagé qu’il pousse certains à tirer la sonnette d’alarme sur la situation financière des agences d’architecture. « Quelqu’un de normal qui auditerait une entreprise d’architecture hallucinerait au regard de la fragilité des équilibres comptables et du niveau de trésorerie. A l’agence, nous attendons encore le paiement de factures de 2017. » Même les délais de la puissance publique peuvent atteindre six mois. « On n’a pas de ​visibilité à plus de trois mois », explique-t-il.

Pourquoi une telle dégradation ? Le problème est apparu dans les années quatre-vingt-dix, selon Sophie Szpirglas du cabinet Methodus. « Il s’est développé une assistance à maîtrise d’ouvrage (bureaux d’études et de management) qui a pris la main sur une partie du marché. Et eux, savent vendre et sont efficaces dans les process. » A l’inverse, les architectes diplômés avant la réforme des études de 2008 n’ont pas été formés aux problématiques entrepreneuriales, comme l’art de la négociation ou les techniques de gestion d’entreprise. Conséquence : ils ont vu leurs marges s’éroder drastiquement. Encore aujourd’hui, « ils ont une très mauvaise connaissance de leur comptabilité analytique », assène Véronique Biau. Et Sophie Szpirglas de surenchérir : « Les architectes se sont laissés dévorer par leur passion et on voit toute une génération qui dirige en marchant sur la tête ».

Heureusement c’est en train de changer. Voilà une génération d’architectes qui arrivent aux manettes, dotée d’une formation entrepreneuriale. Pas question de reproduire les erreurs du passé pour Guillaume et Frédéric, tous deux associés au sein de la même agence. Ils n’ont que trop vu les carences dans la gestion financière mais aussi humaine, avec des jeunes utilisés comme variables d’ajustement. « Aujourd’hui, quand on accueille un stagiaire, on construit quelque chose en négatif de l’expérience que l’on a vécue, expliquent ces deux dirigeants à la tête de l’agence ALT. Une structure comme la nôtre devrait avoir trois ou quatre stagiaires pour faire avancer trois ou quatre projets en même temps. En réalité, on en est seulement à notre deuxième stagiaire en trois ans d’existence. »

Malgré ces bonnes volontés, ils reconnaissent des difficultés inhérentes au secteur, qui rendent difficile la pérennisation de la masse salariale. Le calendrier électoral fait valser les exécutifs locaux, et avec eux les projets immobiliers. Résultat : plus aucun projet n’est lancé quinze mois avant une échéance électorale. Et il faut attendre autant après l’élection, le temps que les nouvelles équipes décident des nouveaux projets à mettre sur la table. « C’est ainsi que les cycles d’embauches de CDD se calent nécessairement sur les calendriers électoraux, avec des purges durant les creux afin de s’ajuster. »

Le système des concours : 7 projets sur 10 à la poubelle !

Autre problème inextricable : les concours. L’architecte doit travailler deux fois pour obtenir un chantier : la première fois pour présenter son idée, et la deuxième fois pour réellement le concevoir. « Entre les deux, sept projets sur dix partent à la poubelle car non-retenus », décrypte Mathieu Delorme. Or, cette première étape n’est que très peu rémunératrice, les primes de concours et d’appels à projets étant minimes. Des étapes pourtant très chronophages. « Il faut déployer une énergie dingue pour être malin, disruptif et ça passe forcément par des périodes de charrette. C’est un système fou et peu rentable. » Avec des conséquences aussi sur les salaires des dirigeants : « Dans mon agence, on paye mieux nos salariés expérimentés que nous-mêmes. Les autres associés et moi réussissons à tenir car à côté, nous sommes tous profs. »

Pour sortir de l’ornière, les experts interrogés appellent les architectes à abandonner leur rôle de prestataires dans lequel ils se sont fait enfermer par les géants du BTP et les bureaux d’études et d’ingénierie. Sur ce sujet, Mathieu Delorme se veut optimiste. Le savoir-faire des architectes serait en passe de se revaloriser grâce aux nouvelles expertises exigées par le marché et l’émergence – encore très timide – de l’investissement à impact, écologique et socialement responsable. « Le bas carbone, les matériaux locaux et bio sourcés, autant d’éléments qui ouvrent la porte à plus de qualité et de responsabilité environnementale, estime-t-il. Nous sommes entrés dans une période de bouillonnement et les agences d’architecture doivent prendre le tournant sinon une fois de plus, d’autres acteurs, comme les boîtes d’ingénieurs, vont revendiquer ce savoir-faire. »

L’intérêt public comme boussole.

Sur ce terrain-là, les écoles semblent s’être mises au diapason. Des formations s’ouvrent en licence et master sur l’éco responsabilité, les nouveaux matériaux de construction, les dynamiques territoriales dans les bourgs et les espaces ruraux, les démarches participatives et l’attention à la petite échelle, aux usages et à « la ville de l’ordinaire », ainsi que sur l’enseignement du management et de l’économie de projet au sein des écoles nationales d’architecture et de paysage, comme le double diplôme entre l’Essec et l’Ecole d’architecture de Versailles, les cours d’économie urbaine à l’Ecole d’architecture Paris-Belleville, à l’Ecole de la Ville et des Territoires Paris-Est ou encore l’école du paysage de Blois.

« L’économie, pas plus que l’architecture, n’est une « loi naturelle » à laquelle nous devons nous soumettre, mais bien un outil de notre propre création que nous devons penser, repenser sans cesse jusqu’à ce qu’il nous conduise au plus grand bien-être commun possible, au projet d’architecture d’intérêt public », affirme Mathieu Delorme. Certes toutes les agences ne partagent pas cette vision humaniste. Mais la nouvelle génération d’architectes, elle, semble moins encline à subir qu’à participer pro-activement à ces transformations, quitte à se lancer à son compte faute d’avoir trouvé employeur à son goût. « On observe que les jeunes architectes créent de plus en plus leur agence, souvent avec des camarades de promo, assure la chercheuse Véronique Biau. Il y a une forme de satisfaction qui revient sous la forme artisanale : se donner à fond, se mettre au cœur du projet, et même si ce n’est toujours pas bien payé, ils gardent une attention au processus de fabrication. »

 Florent Vairet (paru dans « Les Échos » le 7 janvier 2021).

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Retrouvez l’article sur ce lien.

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Le Paris de Ricardo Bofill (2022)

Promenade graphique et photographique dans un quartier de Paris conçu par cet architecte.

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En hommage à cet architecte né en 1939 à Barcelone, mort le 14 janvier 2022 dans cette même ville, qui a œuvré sur 500 projets dans une cinquantaine de pays, dont la France, notamment sur le quartier Antigone à Montpellier, j’ai décidé de me rendre sur et aux alentours de la place de la Catalogne, dans le quatorzième arrondissement de Paris, pour quelques prise de photos et une sortie Urban sketcher solo.

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D’inspiration architecturale dite « classique » avec des références à l’Antique revisités, le quartier en question, conçu dans les années quatre-vingt, débute place de la Catalogne, près de la gare Montparnasse et se délimite par les rues du Château, Alain et Guilleminot, ainsi que par les places Slimane Azem et de l’Abbé Jean Lebeuf.

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Pour commencer, je me suis positionné place de la Catalogne (repère 1 sur la vue aérienne), endroit très minéral au milieu duquel se situe une fontaine qui sera amenée à être remplacée prochainement par un espace végétatif.

Il est à noter aussi que c’est ici que débute le parcours de la Coulée Verte du sud parisien qui serpente sur 14 km jusqu’à la gare de Massy-Verrières, dans l’Essonne.

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Direction maintenant place de l’Abbé Jean Lebeuf, à l’une des extrémités Sud de l' »ensemble Bofill » (repère 2 sur la vue aérienne). Il est à noter l’accès piéton sous le porche au milieu de l’immeuble en quart de cercle qui mène sur la Place de Séoul (repère 3 sur la vue aérienne).

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À noter sur cette place de Séoul, tout comme l’autre place de l’Amphithéâtre (repère 5 sur la vue aérienne) ou c’est encore plus évident, que le verre et le minéral prédominent sur le végétal. Une absence de grands arbres permettrait cependant de rafraîchir l’endroit. Pourtant, ce quartier a pratiquement une quarantaine d’années (en données 2022). J’évoquais plus haut le projet futur de végétalisation de la place de la Catalogne. Espérons aussi que cela concerne ces deux places également.

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La rue Vercingétorix débute sur la place de la Catalogne et elle est exclusivement réservée aux piétons. Passé l’arche, puis la place Slimane Azem, et pour avoir plus de recul, je me positionne au pied de l’église Notre-Dame-du-Travail qui fait face au square du cardinal Wyzsynski.

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Cet édifice, achevé en 1902 et, selon des sources Wikipédia que je reproduis ici, a été « bâtie pour les très nombreux ouvriers logeant dans le 14e arrondissement, qui avaient la charge de monter les expositions universelles de Paris du début du XXe siècle », et « elle rend hommage à la condition ouvrière et aux sens que donne le mot « Travail » ».

Pour terminer, en puisant dans ma collection de cartes postales anciennes, voici à quoi ressemblait le lieu dans les années 1960.

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C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

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En bonus, une petite vidéo, visible tant que le lien fonctionnera.

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Visuels d’ambiance

Présentation de mes travaux graphiques et infographiques.

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Ambiances urbaines, en diaporama.

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Extérieurs façades, en diaporama.

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Extérieurs, enseignes, en diaporama.

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Selfs, restaurants d’entreprises en diaporama.

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Intérieurs, commerces et magasins en galeries marchandes, en diaporama.

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Intérieurs, bureaux et halls, en diaporama.

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Etude d’espaces de vie en 3 déclinaisons, en diaporama.

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Habitat domestique, intérieur de style en diaporama.

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Cuisines, en diaporama.

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Grande distribution (extérieurs), en diaporama.

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Grande distribution (intérieurs), en diaporama.

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Plateau tv.

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Divers visuels en diaporama.

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Nicolas Dürr.

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Promenade graphique parisienne autour de la place de la Bastille, 2019

Récit graphique en aquarelle et dessin des promenades parisiennes de Nicolas globe croqueur autour de la place de la Bastille en 2019.

C’est sur et aux environs de la place de la Bastille que je vous emmène, ce mois-ci, découvrir mes dessins et aquarelles.

Le bâtiment de l’Opéra et la colonne constituent les deux symboles de cet endroit célèbre de la capitale.

Au détour de mes promenades aux salons d’antiquités à proximité, un chérubin et un pantin articulé m’ont principalement inspiré, sans oublier un bouddha birman du début du 19ème siècle.

A proximité de la place de la Bastille se trouvent des endroits remarquables, comme le Cours Damoye, le Cours de Février, le Cours de Juin, le Passage du Bail …

En me dirigeant vers le Canal Saint-Martin en direction de la Seine, je rencontre un sculpteur sur bois, Pierre Cucca.

Avant d’atteindre le Passage Saint-Paul, les immeubles du Boulevard Bourdon m’ont inspirées.

Le Passage Saint-Paul offre une vue sur l’entrée latérale de l’édifice qui ne manque pas d’intérêt.

Et c’est sur une libre interprétation d’un intérieur d’un restaurant italien du quartier que j’achève ce récit.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

En bonus, une vidéo sur Pierre Cucca, sculpteur.

Un samedi estival de la place Henri Krazucki au parc de Belleville, Paris 20e arrondissement

Le récit de Nicolas globe croqueur d’une sortie estivale dans le 20e arrondissement de Paris un samedi de 2019.

Quoi de mieux que de flâner dans des endroits de Paris, un peu hors des sentiers battus, pour vous traduire mes impression graphiques. C’est ce que j’ai choisi de faire par un samedi ensoleillé d’été 2019 dans le 20e arrondissement, dans le cadre d’une sortie organisée par Delphine Priollaud Stocket. Nous avons commencé par par la place Henri Krazucki…

… avant de poursuivre rue des cascades, dans laquelle je remarque une architecture remarquable, d’inspiration néo gothique.

Delphine nous a emmené à la villa de l’Ermitage, que je découvrais pour la première fois…

… avant de terminer par une vue panoramique sur Paris depuis le Parc de Belleville.

Nicolas globe croqueur

Un lieu dans Paris, la « Folie du treizième », 2016

Je vous invite à parcourir Paris hors des sentiers battus et de découvrir une des nombreuses « perles » architecturales nichées dans des arrières cours  au détour d’une rue de la capitale, dont on ne soupçonnerait même pas l’existence.

Voici la « Folie » du 13e arrondissement, située rue Lebrun. Cette architecture discrète et élégante du XVIIIe siècle  construite sans doute en 1727, reste l’unique exemplaire de ce qu’on appelait « les petites demeures de plaisance ».

Elle fut vendue en 1768 à un propriétaire qui avait le projet, apparemment, d’en faire une location. Le principal du Collège des Grassin y habitat en 1776, puis revendue en 1817. Un descendant d’une des familles des lissiers des Gobelins (métier dans le textile) en fut l’un des propriétaires.

Le premier étage de la tour d’angle, qui abrite un salon Louis XV, est doté des éléments architecturaux caractéristiques du XVIIIe siècle, comme les consoles et un très élégant balcon de pierre à rambarde en fer forgé finement travaillé, qui surmonte  une porte basse coiffée par un macaron sculpté.
Le jardin d’origine, équipé d’une glacière,  jouxtait les bâtiments des magasins de la Manufacture des draps et de teinture en écarlate.

2016-05-le-15-Paris-13e-cour-intérieure-20-rue-Lebrun-vue-02-rc

Pour terminer l’article, voici deux interprétations au dessin à la plume et en aquarelle de cet ensemble harmonieux.

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Nicolas, globe croqueur et photographe.

Un lien sur un blog traitant du Paris des sentiers battus, à propos de ce lieu en cliquant ici.

Pour découvrir mes articles d’un de mes autre blogs, celui des « Croqueurs de nature » présentant mes travaux graphique sur Paris et ailleurs, c’est en cliquant .

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