A travers cette publication, je vous fais partager une promenade automnale sur le bief de Trèbes du Canal du Midi le jeudi 2 novembre 2017, en me focalisant sur un ouvrage.
L’aqueduc de l’Orbiel, un des plus anciens en France, fut terminé en 1690 et fait partie des onze aqueducs situés entre Carcassonne et Béziers. Colin et Launay, ingénieur missionné par Vauban, prit comme modèle le pont-canal du Répudre de Riquet. L’importance des ouvertures des voutes nous indique déjà ce qu’étaient l’ampleur des crues, qui ne faiblissent pas en ce début de 21e Siècle, réchauffement climatique oblige. Vauban, souhaitant perfectionner le tracé du Canal du Midi, tout simplement pour le pérenniser, a fait contribuer à isoler le fleuve artificiel des rivières. Dans l’exemple précis de cet aqueduc, le parcours initial du bief s’en trouve raccourci, alors que celui de Riquet s’adaptait au relief naturel imposé, avant de rencontrer un cours d’eau naturel par ce qu’on appelait une chaussée. L’ancien segment en amont fut converti en rigole d’alimentation de 321 m pour capter les eaux de la rivière. C’est ce qu’on appelle une prise d’eau.
Ci-dessous, l’ouvrage en amont au printemps et à l’automne, à trois années d’intervalles. Il est à noter la coupe de certains arbres sur les bords de la rivière et le remplacement des platanes du canal par du chêne, essence choisie sur cette section.
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Jeudi 3 mai 2014 et jeudi 2 novembre 2017
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Je m’éloigne provisoirement de l’ouvrage, côté aval, pour pouvoir admirer ses arches
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Jeudi 3 mai 2014
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La présence d’un tag que j’ai découvert, aussi graphiquement intéressant qu’il puisse être, n’apporte pas, à mon avis, une plus-value à l’esthétique de l’ouvrage (image automnale).
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Jeudi 16 août 2012 et jeudi 2 novembre 2017
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Ci-dessous, trois vue en amont de l’ouvrage sur trois saisons.
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Samedi 3 mai 2014
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Jeudi 16 août 2012 et jeudi 2 novembre 2017
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Huit essences d’arbres ont été retenues pour remplacer les platanes malades sur différentes sections du canal. Le chêne de Toulouse à l’écluse de Laval, puis l’érable plane jusqu’au Seuil de Naurouze, le chêne de nouveau jusqu’à Castelnaudary, le tilleul à grandes feuilles de Castelnaudary à Carcassonne, le chêne de Carcassonne à Trèbes, le peuplier blanc de Trèbes à Argens Minervois, le chêne d’Argens-Minervois à Ouveillan, le micocoulier d’Ouveillan à Béziers, le chêne de Béziers à l’écluse de Bagnas, puis le pin d’Alep, le tamaris et mûrier blanc jusqu’à l’étang de Thau. Concernant le Canal de la Robine, le chêne a été retenu entre Sallèles d’Aude et l’écluse de Sainte Lucie, puis le pin d’Alep, le tamaris et mûrier blanc jusqu’à Port-la-Nouvelle.
C’est sur l’image de ce panneau que j’achève ce récit.
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Jeudi 2 novembre 2017
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C’est tout! , pour le moment.
Nicolas.
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