Le Canal du Midi (1/11/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (2/7) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette (équidistant de Toulouse et de Marseillan).

Voici  le 11ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Villedubert et le bief de Marseillette.

Je reprend donc le récit de mon trajet là ou j’ai terminé l’article précédent, à savoir sur l’écluse de Villedubert.

Pourquoi ai-je choisi de terminer cet article sur un bief plutôt que sur une écluse ? Tout simplement par ce que c’est sur le bief de Marseillette que se termine la commune de Trèbes et commence celle de Marseillette, c’est surtout sur ce bief que l’on quitte le Carcassonnais pour entrer dans le Minervois, c’est aussi sur ce bief que l’on se trouve à mi chemin du Canal, c’est notamment sur ce bief que l’on rencontre les 1er champs d’oliviers, et c’est enfin sur ce bief que commence le climat méditerranéen, bien qu’il soit admis qu’il débute réellement à La Redorte. Cecit dit, le climat de Carcassonne est considéré comme « intermédiaire », à savoir océanique avec une influence méditerranéenne, accentuée par la présence d’essences amenées par l’homme caractéristiques de celles que l’on trouve autour de ce que les Romains appelaient « Mare Nostrum ». Il suffit aussi d’observer l’architecture de la ville, plus ressemblante à celles de ses voisines de Narbonne et Béziers qu’à celle de Toulouse.

Pour terminer ma parenthèse climatique, le réchauffement tant annoncé pour ces 100 prochaines années (même s’il y a réduction de diffusion de gaz à effets de serre) va très certainement aussi modifier la donne et « offrir » un climat à Carcassonne qui s’apparentera plus à celui des rivages de la Grande Bleue qu’à celui des rivages de l’Océan.

Après avoir marqué une pause à l’écluse de Villedubert, avoir cueilli et avalé une grappe de raisin sur la treille au dessus des fenêtres du bâtiment, me revoici parti, direction Trèbes le long des 4 km 641 du 44ème bief.

jeudi 16 août 2012

Voici la listes des ouvrages et sites naturels sur le bief de Trèbes : l’aqueduc de Déjean (1689), le déversoir de Dejean (ou de la Raye, XVIIIe siècle), un passelis (« passage aménagé pour contourner un obstacle naturel appelé pertuis mais, contrairement à celui-ci, dépourvu de système de fermeture et simplement constitué d’une glissière en pente douce » : extrait du dictionnaire fluvial du site du projet Babel), le pont de la Rode (XVIIe siècle) une prise d’eau complétée d’une rigole d’alimentation correspondant à l’ancien tracé du Canal menant à la chaussée de l’Orbiel avant qu’il n’en soit détourné par un aqueduc, le pont-canal d’Orbiel et l’aqueduc de St Félix (1690), la cale de St Félix (XVIIIe siècle), l’épanchoir et le pont de St Julia (XIXe siècle et 1854 plus précisément pour le second ouvrage cité), le pont de Millepetit (XIXe siècle), le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe siècle), l’aqueduc de Millegrand (1690). Au delà, le Canal du Midi pénètre dans le Minervois en perçant dans le rocher de Marseillette et entre sur cette commune.

Sur les photos ci dessous, j’approche de Trèbes en apercevant son clocher, d’autant plus visible que des platanes ont été coupés à cet endroit, avec en arrière plan, la Montagne d’Alaric.

jeudi 16 août 2012

Le pont de la Rode, à l’architecture bien typique des ouvrages du XVIIe siècle et ressemblant beaucoup au pont Vieux de Castelnaudary, marque l’entrée sur la ville. Lui succède ensuite la rigole d’alimentation de la prise d’eau de l’Orbiel, et le pont-canal pris en photo sur ses versants nord et sud.

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Me voici maintenant sur les rives du Canal du Midi au cœur de la ville dans laquelle je décide de m’arrêter pour déjeuner avant de longer les berges arborées d’une nouvelle espèce de platanes en direction de l’écluse, plus résistante aux champignons. Cet endroit était, il n’y a pas si longtemps encore, abrité par des arbres gigantesques qui permettaient d’agréables promenades ombragées. A noter l’intérêt patrimonial, architectural, esthétique et historique de l’église St Etienne de Trèbes (XIIIe et XIVe siècle, en gothique languedocien), et l’intérêt gustatif de la confiturerie vendant des produits artisanaux (photo en bas à gauche).

jeudi 16 août 2012

J’accède à l’écluse à bassins triples de Trèbes, datant de 1679, 44e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis le commencement du Canal du Midi à Toulouse, à 118 km 184 de la Garonne, à l’altitude de 84 m, et autrefois le 2e arrêt du soir de la barque de la poste en provenance de Toulouse (la couchée).

Pour poursuivre la description du lieu, j’ai choisi un extrait du fascicule (bilingue) de Philippe Valentin « Le Canal du Midi de long en large », accompagné de 4 cartes :

« Les voyageurs prenaient leurs quartiers dans l’hôtellerie non loin du pont. Vous ne pouvez manquer la vaste minoterie aux fenêtres béantes près de la triple écluse et l’ancien moulin de 1700 qui fait un angle de 45 degrés avec l’axe du Canal. Trèbes sépare la 1ère tranche des travaux octroyés à Riquet en 1666 de la seconde jusqu’à l’étang de Thau. octroyée le 3 juin 1669. »

Je souligne qu’initialement, il était prévu que le Canal de Midi se termine en amont de l’écluse, les navigants devant terminer leur trajet vers Narbonne sur l’Aude. Cependant, les caprices des crues du fleuve qui  rendaient l’activité batelière  incertaine, voire impossible parfois, on eu vite raison de cette hypothèse et il fut décidé de poursuivre le cours d’eau artificiel jusqu’à la mer.

Je poursuis donc la description de Philippe Valentin :

« Dès lors, l’entreprise devint colossale. Des chantiers sur tous les fronts, de la Montagne Noire à ligne principale, occupaient 8 000 à 12 000 ouvriers, tous susceptibles de désertion suivant leurs intérêts. Pour les fidéliser, une ordonnance de Monseigneur de Besons, intendant de la justice, police et des finances en Languedoc, promit à chacun quelques facilité dont un salaire fixe et avantageux, même en cas de maladie ou d’arrêt de travail pour intempéries. Ces avantages sociaux inédits exaspéraient les employeurs à fort besoin de main-d’œuvre incapables ou peu désireux de s’aligner ».

Autrement dit, les avantages sociaux avant l’heure.

Sans plus tarder, je vous laisse découvrir l’ouvrage de Trèbes, à trois bassins, entourés de bâtiments dont l’un d’eux, à l’esthétique intéressante, attend une restauration pour le remettre en valeur.

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

Après l’arrêt qui s’imposait sur l’écluse, je m’engage, sur mon vélo en ce début d’après midi sur les 9 km 210 du 45ème bief retenu par l’écluse de Marseillette, direction le Minervois. A noter sur la photo en bas à gauche l’épanchoir de Saint Julia qui offre la possibilité, par un système de vannes de vidanger le bief par le fond du lit pour l’entretien. Sur la photo à droite, le pont de Millepetit (XIXe siècle) au tablier en bois construit, tout comme son homologue éponyme à l’ouvrage cité plus haut, de relier les domaines aux vignes qui s’y rattachaient, situées entre le Canal et l’Aude. Je souligne également que le fleuve coule plus ou moins parallèlement et pas très loin du cours d’eau entre Carcassonne et Saint Nazaire d’Aude.

jeudi 16 août 2012

Je remarque un groupe d’adolescent(e)s répartis sur 2 canoës en promenade d’agrément.

 jeudi 16 août 2012

Amoureux de belles architectures, je ne manque pas de remarquer non plus l’élégante bâtisse du domaine de Millepetit et une certaine émotion me gagne dans la mesure ou elle me rappelle la maison de mes grands parents maternels à Saint Epain, en Indre et Loire. Tous mes merveilleux souvenirs d’enfance me reviennent tout à coup alors que je ne m’attendais pas du tout à cela dans la mesure ou elle se situe géographiquement à 500 km de la Touraine. Bien que chaque région adopte son style architectural propre, je conclus aisément qu’il existe dans notre pays un modèle de demeure bourgeoise dont on retrouve la trame plus ou moins dans tout l’hexagone, symbolisant aussi un signe extérieur de richesse en se distinguant du style régional. Par exemple, ici, point de tuiles romaines mais de l’ardoise, très certainement importée d’Anjou et moins lourde sur les charpentes. Les pigeonniers se retrouvent aussi beaucoup dans le sud de la France. Il en existe de très beaux exemples en Gascogne, dans le Périgord et dans l’Albigeois.

jeudi 16 août 2013

J’atteint très rapidement à vélo le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe) puis l’aqueduc éponyme, un très bel exemple d’architecture que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de photographier. Cet ouvrage fut commandé par Vauban et réalisé par les maîtres maçons Colin et Launay, et se caractérise par une voûte en grès (sources « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin).

jeudi 16 août 2013

Je quitte ainsi le Carcassonnais et la 34ème commune que traverse le Canal du Midi pour entrer dans un 4ème pays, le Minervois. J’achève ainsi mon récit « En Carcassonnais jusqu’au bief de Marseillette »

C’est tout, pour le moment !

 

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Une autre approche sur le Canal à Trèbes et dans les environs sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles sur le pont-canal de l’Orbiel.

Le Canal du Midi (1/10/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (1/7) : de la cité fortifiée à l’écluse de Villedubert

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Carcassonne à l’écluse de Villedubert.

Voici  le 10ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Carcassonne et l’écluse de Villedubert.

En cette magnifique journée du jeudi 16 août 2012, j’entame ma 4ème étape à vélo commencée le lundi 13 au bassin de l’Embouchure à Toulouse, extrémité occidentale du Canal du Midi, là ou a été posée la 1ère pierre de ce long ruban d’eau de 240 km qui permettait un raccourci pour la batellerie qui n’avait plus à faire un grand détour par le Détroit de Gibraltar pour relier les côtes atlantiques au côtes méditerranéennes françaises.

Il est à noter surtout le rôle économique et civil qu’aura connu le Canal du Midi alors qu’il avait été envisagé de lui ajouter une fonction militaire, notamment pour permettre aux navires de guerre de l’époque de relier les 2 mers sans avoir a se frotter à ceux des puissances étrangères et parfois hostiles. Vauban aurait d’ailleurs souhaité, pour cela, la conception d’ouvrages aux gabarits plus importants, en particulier les écluses, mais il n’a pas été suivi dans ce souhait.

Je reprend donc le cours de mon trajet là ou je l’avais terminé la veille, c’est à dire à l’écluse de Carcassonne, près du port, face à la gare, au km 105 depuis la Garonne, à l’altitude de 106 m et 38ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Direction d’Homps, ma prochaine étape. Carcassonne est la 30ème commune sur les 63 que traverse le Canal du Midi (en données 2012).

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

Je vous donne aussi la raison pour laquelle je « sectionne » autant mes articles sur la traversée d’un pays alors que je pourrais tout regrouper. Tout simplement par ce que l’insertion de nombreuses photos risquerait de ralentir l’apparition de l’article sur l’écran au risque de faire renoncer certains internautes à la lecture de celui-ci. J’ajoute donc au maximum 15 images à chacun de mes écrits. Quand je m’attellerai au « chapitre » du Grand Bief, le sujet sera abordé en plusieurs parties. Il est à noter également que je suis retourné prendre des photos sur plusieurs endroits du Canal un an après mon trajet sur des lieux que j’estimais ne pas avoir pris en photo suffisamment correctement la première fois.

J’approche de la 39ème écluse du Canal, l’écluse de St Jean, à bassin simple, située à 108 km 162 de la Garonne, à l’altitude de 102 m, située sur Carcassonne après avoir parcouru les 2 km 864 de ce 39e bief éponyme. Le pont de la déviation de la D 6113, ex RN 113 Bordeaux Marseille, précède l’écluse. Cette ancienne route nationale  pouvait être qualifiée de  « route des deux mers », côtoyant l’itinéraire du Canal du Midi depuis Toulouse jusqu’à cet endroit mais s’en éloignant sur le trajet Carcassonne Narbonne.  Cet axe principal, tout comme l’autoroute, n’est pourtant pas le chemin le plus court pour se rendre à Béziers. Une route touristique secondaire, appelée « Route Minervoise », aux numérotations suivantes en D 118, D 149, D620, D101, D 610, D11 dans l’Aude, puis D5 dans l’Hérault, très intéressante, longe l’itinéraire du Canal du Midi jusqu’à la ville natale de Riquet. J’ai emprunté ce chemin en août 2013 pour  « immortaliser » de nombreux endroits sur le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Voici les 0 km 763 du 40ème bief, précédant la 40ème écluse, celle du Fresquel double (au km 108,925 de la Garonne, altitude 97 m), et sur lequel on peut découvrir le Pont de Friedland (photo en haut à gauche, datant de 1810, comme l’écluse), et surtout, le pont-canal du Fresquel, enjambant la rivière éponyme, ouvrage dans le plus pur style Vauban, datant de 1810, à 3 arches, commun au cours d’eau et à la route Minervoise franchissant ensemble cet obstacle naturel, exemplaire unique sur le Canal du Midi d’un ouvrage à la fois fluvial et routier. C’est ici que le nouveau tracé  rejoint le tracé originel. Auparavant, il rencontrait le Fresquel par l’intermédiaire d’une chaussée. Un épanchoir se trouve à proximité ainsi qu’une rigole d’alimentation, la 1ère depuis le Seuil de Naurouze (sources, « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin). Je reconnais volontiers ne pas être allé découvrir cet ouvrage lors de mes 2 passages, ce que je ne manquerai pas de faire lors d’une prochaine promenade pédestre, muni de la documentation nécessaire afin de ne rien oublier.
Pour se référer au domaine cinématographique, c’est à cet endroit qu’une scène du film « Le Petit Baigneur » (1968) a été tournée (quand une vedette dépasse une automobile).

 Lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2013

Ci dessous les 2 écluses du Fresquel séparées par le 41e bief, le bief du Fresquel Simple, le plus court du Canal du Midi, de 105 m. Sur la photo ci-dessous en haut, vous pouvez apercevoir le bief et les 2 écluses, ainsi que le mirador permettant un contrôle de l’ensemble.

Jeudi 16 août 2013

L’écluse du Fresquel simple (pas besoin de préciser le nombre de bassins) est la 41ème écluse à franchir par les navigants en provenance de Toulouse, au km 109,030 de la Garonne,à 94 m d’altitude. A noter la coupe des platanes atteins de la maladie du chancre coloré.

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

C’est parti pour parcourir le 42e bief, le bief de l’Evèque, long de  3 km 763, traversant les communes de Carcassonne, Villemoustaussou, Villalier et Villedubert. C’est à partir de là que j’ai commencé à entendre chanter les cigales et que le paysage se donne des accents de plus en plus méditerranéens. Sur cette section se trouvent les ouvrages suivants : l’épanchoir du Fresquel (XIXe siècle et remanié en 1920), le Pont Rouge, datant de 1920 (2 photos du bas), le Pont de la Mijeanne (XVIIe siècle), l’aqueduc déversoir de Trapel (1689).

Jeudi 16 août 2013

J’approche maintenant de l’écluse et passe sur l’aqueduc déversoir de Trapel (photo en bas à gauche) qui permet l’évacuation des excédents d’eau du Canal, et qui le permettait aussi du temps de la chaussée en amont sur le Fresquel. L’ouvrage repose sur 2 voutes. C’es ici aussi que je me suis aperçu que la vitesse des péniches et autre bateaux (à la condition du respect de la limitation de vitesse de 8 km/h) était inférieure à celle d’un cycliste.

Jeudi 16 août 2013

J’approche de la 42ème écluse, l’écluse de l’Evêque, à bassin simple, avec son bâtiment bien entretenu. Amoureux des belles architectures, je remarque également une somptueuse propriété de pierres et de briques à proximité au milieu d’un  magnifique jardin.

Jeudi 16 août 2013

J’aborde le 43ème bief, celui de Villedubert, long de 0 km 750, bordé de jeunes platanes replantés. Il faudra attendre au moins une vingtaine d’années avant que ceux ci n’abritent les promeneurs d’une ombre conséquente. Au fond, sur la photo à gauche, la Montagne d’Alaric qui s’étend sur une quinzaine de kilomètres d’Est en Ouest, culminant à 600 m.

Jeudi 16 août 2013

Et c’est sur la 43ème écluse du Canal du Midi, à bassin simple que je termine mon récit , avant dernier récit sur la traversée du 3ème pays que traverse le cours d’eau. Nous nous trouvons à 113 km 543 de la Garonne, à l’altitude de 86 m sur la commune éponyme, la 33ème depuis Toulouse (sur 63).
Désireux de me désaltérer, je tente d’attraper une grappe de raisin sur la treille du bâtiment éclusier et constate que celui-ci est mûr, contrairement aux grappes des vignes aux abords de l’écluse d’Herminis, la veille. Géographiquement parlant, l’écluse de Villedubert, à proximité de l’Aude, se situe à l’extrémité Est de la commune de Carcassonne alors que l’écluse d’Herminis se situe à limite Ouest de celle-ci (12 km environs à vol d’oiseau entre les 2 endroits). J’en conclus que la « ligne de partage » des dates de maturité du raisin correspond grosso modo à une verticale Nord-Sud similaire à celle de l’arrivée à maturité du raisin du côté de Limoux.

Jeudi 16 août 2013

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

 

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

 

Le Canal du Midi (1/9/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (9/9) : de l’écluse d’Herminis à l’écluse de Carcassonne

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse d’Herminis à l’écluse de Carcassonne.

Voici  le 9ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse d’Herminis et l’écluse de Carcassonne.

A ce niveau de la narration de mon trajet à vélo le long des 240 km du Canal du Midi, d’une part, et au moment ou j’écris ces lignes, en septembre 2013, d’autre part beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, si j’ose faire ce clin d’œil.

Désireux d’approfondir mes connaissances sur ce cours d’eau, j’ai eu l’occasion depuis août 2012 d’y retourner faire 3 séjours, 2 en mai et 1 en août 2013 à des endroits différents. Les 2 premiers étaient au Somail et à Toulouse. Pour le 3ème, tirant le bilan de ma banque de données photographique, j’ai décidé de retourner faire des prises de vues aux endroits que j’estimais n’avoir pas suffisamment approfondis. En tenant compte de l’avancement de mes récits, j’ai choisi le trajet entre l’écluse d’Herminis et le pont du Caylus. J’aurais aimé « pousser » jusqu’à Agde et notamment faire une marche le long de la liaison entre le Canal et la Méditerranée du côté de Vias, mais je n’en ai pas eu le temps. Je précise aussi que les remarques de nombreux internautes soulignant l’augmentation en qualité de mes mises en page et de mes images  au fur et à mesure de l’avancement de mes écrits m’ont encouragé à persister dans cette démarche. Autrement dit, je vais vous faire partager dans ce qui va suivre non seulement les photos précédant et couvrant la période de ma randonnée sur 2 roues, mais aussi celles que j’ai été faire entre le 26 et le 28 août 2013. Dans le feu de l’action et dans l’euphorie de mes congés d’été, j’ai immédiatement choisi de mener à bien ce projet juste après un séjour à l’Ile Maurice, pays dans lequel j’ai eu l’occasion de peindre de nombreuses aquarelles, que je vous présenterai  sur le blog des croqueurs de nature (je vous inviterai à cliquer sur le lien en fin de récit). A noter que pour découvrir mes travaux graphiques sur le thème du Canal du midi, vous pouvez également vous rendre sur la rubrique « les aquarelles de Nicolas » sur ce blog.

Je commence donc ce  récit par l’écluse d’Herminis, le 36ème ouvrage, à bassin simple, au km 98,790 de la Garonne. Après m’y être arrêté pour me désaltérer de 2 verres de jus d’orange dans le café restaurant situé au bâtiment de l’ouvrage, j’enfourche de nouveau ma bicyclette en direction du centre ville de Carcassonne. Je n’éprouve pas le besoin de me désaltérer habituellement, excepté au moment d’un effort physique important et continu, qui plus est sous un soleil de plomb. A ces moments précis, je passe sur l’extrême opposé et j’éprouve, au contraire, le besoin de me rafraîchir plus que la moyenne.

Je constate la présence de la péniche d’hôte « Mirage » dans laquelle je séjournerai 1 an plus tard.

Je vous présente donc des photos en mode panoramique de l’écluse prises le lundi 26 août 2013.

Lundi 26 août 2013

Lundi 26 août 2013

Au passage, je vous énumère les ouvrages que je traverserai jusqu’à l’écluse de Carcassonne (hors écluses sauf 2) : l’aqueduc de Saume (1679), l’Epanchoir de Foucault (XVIIe siècle et remanié en 1810), les anciennes écluses triples de Foucault et doubles de Villaudy, l’aqueduc de l’Arnousse, quand le tracé du Canal évitait la ville, l’aqueduc de l’Arnoussette, le pont du chemin de fer de la ligne secondaire qui se dirige vers Limoux (je vous expliquerai plus loin pourquoi j’évoque cet ouvrage), la tranchée de l’Estagnole, le pont d’Iéna, la passerelle de l’Estagnole, le pont Marengo et le pont de la Paix.

Je longe à vélo en cette fin d’après midi du 15 août 2012 les 1 km 376 du 37ème bief retenu par l’écluse de la Douce,  le 37ème ouvrage situé à 100 km 166 de la Garonne, à bassin simple, d’une altitude de 109 m. Je croise de nombreux joggeurs. Au pied de l’écluse, la fameuse péniche évoquée plus haut.

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

Je poursuis donc sur les du 38ème bief, retenu par l’écluse de Carcassonne, en centre ville. Carcassonne, ce n’est pas seulement une aire urbaine, mais c’est aussi la campagne, dans laquelle est situé, par exemple, le hameau d’Herminis. J’atteins assez rapidement le bâtiment de l’Epanchoir de Foucault. Le tracé du Canal rectifié au début du XIXe siècle pour desservir le centre ville débute à partir d’ici et comme le nom de l’ouvrage  l’indique, les excédents d’eaux se déversent dans le lit de l’ancien tracé pour se diriger vers le Fresquel, tout proche.

Pour décrire le lieu, je n’ai rien trouvé de mieux que de citer une phrase de l’excellent fascicule de Philippe Valentin, « Le Canal du Midi de long en large » qui se décline en 4 cartes et en bilingue français/anglais : « La maison de garde rappelle que le territoire longiligne était un fief ou le seigneur et ses descendants exerçaient la police et la justice. Ces personnages importants du système Riquet surveillaient et sanctionnaient la pêche, la baignade, la fraude, contrôlaient les voyageurs turbulents ou les pirates d’eau douce ».

Mardi 23 août 2011

Mercredi 15 août 2012 et mardi 23 août 2011

Vous pouvez voir sur la photo ci dessous en haut à gauche l’écoulement des exédants aquatiques évoqués plus haut. Jusqu’au XIXe siècle, le Canal contournait la ville par le nord via deux ouvrages aujourd’hui disparus,  l’écluse triple de Foucault (elle est représentée sur un plan accolé au bâtiment) et l’écluse double de Villaudy. Les contraintes du relief doublé du refus des autorités de la ville à verser leur obole pour trancher la colline de l’Estagnole ont eu raison, dans un 1er temps, d’un tracé qui semblait pourtant d’une évidence !!! Il est à souligner que Carcassonne, très dynamique, estimait sans doute n’avoir pas besoin d’une plus value. Comme toujours, c’est après que vient les moments des regrets et, il faudra attendre la veille de la Révolution pour qu’enfin, la décision de bon sens de rapprocher le cours d’eau de la ville soit prise. La percée de la colline fut décidée et les 2 nouvelles écluses de Carcassonne et de St Jean remplacèrent, sur le nouveau tracé, celles précédemment citées sur l’ancien tracé.

D’ailleurs, à partir de la colline, les piétons et cyclistes doivent s’éloigner du chemin de halage pour ne le retrouver qu’à l’écluse., faute de balisage. A noter sur la photo en bas à droite, le pont du chemin de fer à l’emplacement exact du passage du Méridien de Paris, ou, sous sa dénomination plus contemporaine, la Méridienne Verte.

Mercredi 15 août 2012

En cette fin d’après-midi et juste avant que n’éclate un orage, je finis par atteindre le dernier ouvrage de ma 3ème journée à bicyclette et je vous le fais découvrir sans plus tarder sur les photos ci dessous, dont une présentée en mode panoramique. Il est à noter que les ponts du secteur se réfèrent à quelques batailles napoléoniennes notoires (Iena, Marengo). Les travaux du tracé et du port se sont terminés en 1810, sous le 1er Empire, ceci expliquant celà. Ce n’est qu’à l’approche du milieu du XIXe siècle que les bâtiments pour  accueillir les voyageurs, vont sortir de terre, dans le cadre du service accéléré de la navigation mise en place pour concurrencer les diligences, elles même plus rapides grâce à une amélioration des routes du Languedoc. Avec l’arrivée du chemin de fer que ces structures seront naturellement aptes à offrir un cadre adapté aux usagers du train.

Vous remarquerez, sur la photo en haut à gauche, au pied de la passerelle de l’Estagnole (1974), une architecture « Art Nouveau » et sur le panoramique, le port à gauche (direction Béziers) et le pont de l’ex rn 113 (Bordeaux-Marseille), à l’opposé (direction Toulouse).

Mercredi 15 août 2012 et lundi 26 août 2013

L’écluse de Carcassonne est le 38ème ouvrage à franchir par les navigants, à 105 km 288 de Toulouse, à bassin simple, à l’altitude de 106 m. Il est à noter, comme dans la Ville Rose, que la gare se trouve à son pied. A titre de comparaison, les distances ne sont que de 90 km par la route et le chemin de fer.

Mercredi 15 août 2012 et lundi 26 août 2013

Mercredi 15 août 2012

Je ne terminerai pas ce récit  sans vous faire partager quelques photos d’une excellente maison d’hôtes dans laquelle j’ai eu la chance de séjourner, aménagée avec beaucoup de goût, « La Maison Coste » et son jardin intérieur. Malheureusement, le propriétaire a cessé son activité fin 2012 et quand je suis retourné en repérage le lundi 26 août 2013, le nouvel acheteur, visiblement n’a pas repris l’activité. Existait aussi à l’entrée de l’établissement, un magasin de décoration mêlant harmonieusement le contemporain et le classique comme le style « campagne chic ».

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

 

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

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Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le récit de mon séjour sur la péniche « Mirage » en août 2013, sur ce lien.

Pour celles et ceux qui ont eu la chance de séjourner à la « Maison Coste  » et qui regrettent qu’elle n’existe plus, adoreront sans doute « La maison Carcassonne » (site en anglais).

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/8/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (8/9) : de l’écluse de Béteille à l’écluse d’Herminis

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Béteille à l’écluse d’Herminis.

Voici  le 8ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Béteille et l’écluse d’Herminis.

Par l’écluse de Béteille (la 33ème à franchir, à bassin simple, altitude 123 m, à 86 km 309 de la Garonne), située sur Alzonne (25ème commune sur les 63 que traverse le Canal), je pénètre dans un nouveau pays, le Carcassonnais, sur lequel je vais consacrer 4 articles dont celui ci qui va vous emmener jusqu’à l’écluse d’Herminis, à l’entrée de la commune de Carcassonne. Le Canal coule dans se pays sur une quarantaine de km et traverse 10 communes.
Pour rappel, je précise que j’atteins cette écluse en début de l’après midi du 3ème jour de ma randonnée à bicyclette depuis Toulouse. En commençant par cet ouvrage, situé sur  Montréal, j’ai une petite pensée pour le couple de comédiens Philippe Noiret/Monique Chaumette qui ont longtemps habité dans les environs et je me remémore une scène à la fin du film « La vie et rien d’autre » tournée sur cette commune. Ici était autrefois la 2ème dinée de la barque de poste venant de Toulouse. Cependant, je n’ai trouvé ni chapelle, ni bâtiment ayant pu servir d’auberge. Tout comme à Castelnaudary, je n’ai pas bien cherché non plus.

Comme je l’ai précisé sur mes précédents écrits, la végétation méditerranéenne s’invitera de plus en plus suivant que je progresserai vers l’Est et je découvrirai les 1ères vignes sur Villesèquelande. Elles apparaissent aussi dès Alzonne et même autrefois, elles « montaient » jusqu’à Castelnaudary avant de disparaître au profit des céréales pour cause sans doute de la qualité médiocre des cépages, peut être aussi par ce que les cultivateurs du Lauragais n’ont pas cherché  à améliorer leur production. La qualité de la terre explique sans doute ce changement et  la tradition céréalière caractérise plus ce pays que la tradition vigneronne.

Voici la liste des ouvrages sur le trajet (hors écluses) : la Cale St Jean, l’aqueduc de l’Espitalet (1689), le pont de Sainte Eulalie (1885), le pont de Villesèque (17ème siècle), l’aqueduc de Delfay (1689), l’épanchoir de Villesèque (17ème et 18ème siècles), le pont de Sauzens (1854), l’aqueduc de Sauzens (1691), et le pont de Rocles (1681).

Mercredi 15 août 2012

C’est parti pour les 7 km 471 du bief de Villesèque (le 34ème, traversant Montréal, Alzonne, Sainte Eulalie, Villesèquelande, Caux et Sauzens), le long duquel je découvrirai encore malheureusement des platanes malades et enfin un 1er panneau pédagogique informant les usagers des précautions à prendre pour éviter la propagation du chancre coloré. Fort heureusement, il reste encore suffisamment de végétation pour pouvoir envisager de pédaler à une heure ou il est plutôt conseillé de faire la sieste et cela sur tout le parcours du Canal du Midi. Sur la 2ème photo à gauche à partir du haut, la cale St Jean et sur la dernière en bas à droite, l’aqueduc de l’Espitalet.

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Après le pont de Ste Eulalie (1885, 3ème photo en bas à gauche), c’est aux alentours du pont de Villesèque (17e siècle, dernière photo en bas à droite), que j’aperçois les 1ères vignes. Assoiffé comme rarement je l’ai été, je constate malheureusement que les grappes ne sont pas encore mures (elles le seront après Carcassonne en cette période de l’année). Je me faisais pourtant à l’idée d’en avaler une pour me désaltérer.

Mercredi 15 août 2012

Arrivée sur l’écluse éponyme, la 34ème à franchir par les navigants, à bassin simple, altitude 122 m et distante de 93 km 78 de la Garonne. Elle est précédée par l’épanchoir de Villesèque.

Il est à noter également la proximité de Villesèquelande, village dans lequel se trouve un orme, tout comme plus loin, à Poilhes, dans l’Hérault (je l’évoquerai dans mon article sur le parcours du Canal dans ce secteur).

Mercredi 15 août 2012

Encore 4 km 740 à parcourir sur 35ème bief retenu par l’écluse de Lalande sur un chemin de hallage à la qualité plus discutable sur quelques sections de son parcours. Je découvre de nouveau un tag, mode d’expression qui me convient plus sur des piles de ponts en béton gris (par ce qu’il leur apporte une plus value esthétique) que  sur un ouvrage ancien. L’avant dernière photo à droite vous présente  le pont de Rocles, datant de 1681. Sur le volet végétatif, je découvre de plus en plus de cyprès au fur et à mesure que je progresse vers l’Est.

Mercredi 15 août 2012

Je finis par atteindre la 35ème écluse du Canal du Midi, à double bassins, au km 98.520 de la Garonne, à l’altitude de 116 m. J’entre sur la commune de Carcassonne, ce qui ne signifie nullement que je suis rendu au pied des remparts de la cité ou de la gare. Il me restera à parcourir encore 8 km pour atteindre le centre ville. Par contre, au niveau de l’ouvrage de Lalande, du bief et de l’ouvrage d’Herminis, le cours d’eau frôle la commune de Pennautier, située dans le Cabardès, un des pays qui compose le département de l’Aude sur la partie le Nord-Ouest de son territoire. A noter la présence de ce panneau en bois indiquant les directions de quelques grandes métropoles mondiales (avec leurs distances orthodromiques, autrement dit, « à vol d’oiseau »).

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Je poursuis mon trajet le long du 36ème bief, un des plus courts, long de 0 km 270 et retenu par l’écluse d’Herminis, le 36ème ouvrage, à bassin simple, au km 98,790 de la Garonne. J’y étais déjà venu faire un repérage le mardi 23 août 2011.

Mercredi 15 août 2012

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

C’est sur ce lieu que je termine ce récit, 8ème article consacré à mon trajet en bicyclette le long de Canal du Midi de Toulouse à Marseillan. Voici la péniche d’hôtes « Mirage » amarrée près de l’écluse.

Mardi 23 août 2011

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Le récit de mon séjour sur la péniche « Mirage » en août 2013, sur ce lien.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

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