Le Canal du Midi (1/8/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (8/9) : de l’écluse de Béteille à l’écluse d’Herminis

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Béteille à l’écluse d’Herminis.

Voici  le 8ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Béteille et l’écluse d’Herminis.

Par l’écluse de Béteille (la 33ème à franchir, à bassin simple, altitude 123 m, à 86 km 309 de la Garonne), située sur Alzonne (25ème commune sur les 63 que traverse le Canal), je pénètre dans un nouveau pays, le Carcassonnais, sur lequel je vais consacrer 4 articles dont celui ci qui va vous emmener jusqu’à l’écluse d’Herminis, à l’entrée de la commune de Carcassonne. Le Canal coule dans se pays sur une quarantaine de km et traverse 10 communes.
Pour rappel, je précise que j’atteins cette écluse en début de l’après midi du 3ème jour de ma randonnée à bicyclette depuis Toulouse. En commençant par cet ouvrage, situé sur  Montréal, j’ai une petite pensée pour le couple de comédiens Philippe Noiret/Monique Chaumette qui ont longtemps habité dans les environs et je me remémore une scène à la fin du film « La vie et rien d’autre » tournée sur cette commune. Ici était autrefois la 2ème dinée de la barque de poste venant de Toulouse. Cependant, je n’ai trouvé ni chapelle, ni bâtiment ayant pu servir d’auberge. Tout comme à Castelnaudary, je n’ai pas bien cherché non plus.

Comme je l’ai précisé sur mes précédents écrits, la végétation méditerranéenne s’invitera de plus en plus suivant que je progresserai vers l’Est et je découvrirai les 1ères vignes sur Villesèquelande. Elles apparaissent aussi dès Alzonne et même autrefois, elles « montaient » jusqu’à Castelnaudary avant de disparaître au profit des céréales pour cause sans doute de la qualité médiocre des cépages, peut être aussi par ce que les cultivateurs du Lauragais n’ont pas cherché  à améliorer leur production. La qualité de la terre explique sans doute ce changement et  la tradition céréalière caractérise plus ce pays que la tradition vigneronne.

Voici la liste des ouvrages sur le trajet (hors écluses) : la Cale St Jean, l’aqueduc de l’Espitalet (1689), le pont de Sainte Eulalie (1885), le pont de Villesèque (17ème siècle), l’aqueduc de Delfay (1689), l’épanchoir de Villesèque (17ème et 18ème siècles), le pont de Sauzens (1854), l’aqueduc de Sauzens (1691), et le pont de Rocles (1681).

Mercredi 15 août 2012

C’est parti pour les 7 km 471 du bief de Villesèque (le 34ème, traversant Montréal, Alzonne, Sainte Eulalie, Villesèquelande, Caux et Sauzens), le long duquel je découvrirai encore malheureusement des platanes malades et enfin un 1er panneau pédagogique informant les usagers des précautions à prendre pour éviter la propagation du chancre coloré. Fort heureusement, il reste encore suffisamment de végétation pour pouvoir envisager de pédaler à une heure ou il est plutôt conseillé de faire la sieste et cela sur tout le parcours du Canal du Midi. Sur la 2ème photo à gauche à partir du haut, la cale St Jean et sur la dernière en bas à droite, l’aqueduc de l’Espitalet.

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Après le pont de Ste Eulalie (1885, 3ème photo en bas à gauche), c’est aux alentours du pont de Villesèque (17e siècle, dernière photo en bas à droite), que j’aperçois les 1ères vignes. Assoiffé comme rarement je l’ai été, je constate malheureusement que les grappes ne sont pas encore mures (elles le seront après Carcassonne en cette période de l’année). Je me faisais pourtant à l’idée d’en avaler une pour me désaltérer.

Mercredi 15 août 2012

Arrivée sur l’écluse éponyme, la 34ème à franchir par les navigants, à bassin simple, altitude 122 m et distante de 93 km 78 de la Garonne. Elle est précédée par l’épanchoir de Villesèque.

Il est à noter également la proximité de Villesèquelande, village dans lequel se trouve un orme, tout comme plus loin, à Poilhes, dans l’Hérault (je l’évoquerai dans mon article sur le parcours du Canal dans ce secteur).

Mercredi 15 août 2012

Encore 4 km 740 à parcourir sur 35ème bief retenu par l’écluse de Lalande sur un chemin de hallage à la qualité plus discutable sur quelques sections de son parcours. Je découvre de nouveau un tag, mode d’expression qui me convient plus sur des piles de ponts en béton gris (par ce qu’il leur apporte une plus value esthétique) que  sur un ouvrage ancien. L’avant dernière photo à droite vous présente  le pont de Rocles, datant de 1681. Sur le volet végétatif, je découvre de plus en plus de cyprès au fur et à mesure que je progresse vers l’Est.

Mercredi 15 août 2012

Je finis par atteindre la 35ème écluse du Canal du Midi, à double bassins, au km 98.520 de la Garonne, à l’altitude de 116 m. J’entre sur la commune de Carcassonne, ce qui ne signifie nullement que je suis rendu au pied des remparts de la cité ou de la gare. Il me restera à parcourir encore 8 km pour atteindre le centre ville. Par contre, au niveau de l’ouvrage de Lalande, du bief et de l’ouvrage d’Herminis, le cours d’eau frôle la commune de Pennautier, située dans le Cabardès, un des pays qui compose le département de l’Aude sur la partie le Nord-Ouest de son territoire. A noter la présence de ce panneau en bois indiquant les directions de quelques grandes métropoles mondiales (avec leurs distances orthodromiques, autrement dit, « à vol d’oiseau »).

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Je poursuis mon trajet le long du 36ème bief, un des plus courts, long de 0 km 270 et retenu par l’écluse d’Herminis, le 36ème ouvrage, à bassin simple, au km 98,790 de la Garonne. J’y étais déjà venu faire un repérage le mardi 23 août 2011.

Mercredi 15 août 2012

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

C’est sur ce lieu que je termine ce récit, 8ème article consacré à mon trajet en bicyclette le long de Canal du Midi de Toulouse à Marseillan. Voici la péniche d’hôtes « Mirage » amarrée près de l’écluse.

Mardi 23 août 2011

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Le récit de mon séjour sur la péniche « Mirage » en août 2013, sur ce lien.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/7/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (7/9) : du Grand Bassin à l’écluse de Béteille

Canal du Midi (2012-2022) : du Grand Bassin de Castelnaudary à l’écluse de Béteille.

Voici  le 7ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre  le Grand Bassin de Castelnaudary et l’écluse de Béteille.

En cette journée ensoleillée du mercredi 15 août 2012, après une nuit passée dans un agréable hôtel sur les bords du Canal (à la reception duquel une sympathique vieille dame veille à la bonne marche de l’établissement), et avec vue sur le cours d’eau,  j’enfourche mon vélo de bon matin pour ma 3ème étape, direction Carcassonne. Je ne manque pas de m’arrêter sur l’écluse de St Roch, 1ère  à 4 bassins du parcours depuis Toulouse,  à 65 km 909 de la Garonne, à l’altitude de 170 m et  21e ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Le climat ici est de type océanique dégradé (en données 2012), bien que l’architecture de la ville évoque plutôt le midi méditerranéen que le midi Toulousain.
Ce lieu aurait impressionné Thomas Jefferson en 1787, du temps ou il était ambassadeur des États-Unis en France. Grand admirateur de notre pays, c’est au cours d’un se ses voyages, en observant les gerbes d’eaux produites par les vantelles, qu’il aurait fait la comparaison avec les Grandes Eaux de Versailles.
Nous nous trouvons toujours sur Castelnaudary, juste après le Grand Bassin, autrefois la 1ère étape de la couchée de la Barque de Poste en provenance de Toulouse. Au début du XXe siècle se dressaient plusieurs moulins aux alentours, comme en témoignent les cartes postales anciennes.
Comme toutes étapes qui se respectaient sur le Canal, se trouvait une chapelle à proximité, que je n’ai pas trouvée. Je reconnais  ne pas avoir bien cherché non plus, ne voulant prendre du retard sur mon étape (une décision prémonitoire dans la mesure ou je suis arrivé à Carcassonne juste avant que n’éclate un orage). Quand bien même je l’aurais repérée  qu’il m’eut été impossible de la visiter dans la mesure ou elle se situe sur un domaine privé. De toutes façons, j’ai bien l’intention de séjourner de nouveau dans des endroits précis le long du cours d’eau et de le relonger à bicyclette, dans l’espoir, cette fois ci, de faire partager cette promenade à mes proches et aux membres de ma famille.
Pour ajouter une considération esthétique, on ne peut que regretter l’aspect de ce mirador certes fonctionnel, mais qui se réfère plus aux maisons d’arrêt, aux terrains de manœuvres militaires ou aux architectures de l’époque du Rideau de Fer qu’à celles, élégantes, du temps de Riquet. Un bâtiment dans l’esprit de celui de l’épanchoir du Gailhousty, que je vous ferai découvrir dans un article ultérieur, ou une architecture à la Nicolas Ledoux eussent été plus justifiés.

Mercredi 15 août 2012

Il est à noter les ouvrages suivants sur ce trajet (hors écluses), que je n’ai pas tous remarqués, je le reconnais, mais qui méritent d’être énumérés : la cale de Gay, l’épanchoir du Vivier, (18e siècle), la cale de la Criminelle, l’aqueduc de Tréboul (1689),le déversoir de Villepinte (1839), l’aqueduc de Mézéran (1693), l’épanchoir de Villepinte (1739), la cale d’Arnaud Guilhem (18e siècle), le port de Bram, bien sur, l’aqueduc de Rebenty (1689), le pont ferroviaire (1854) et le pont du Diable (17e siècle), conçu bien après l’époque ou passait l’antique Via Aquitania. Je ne vous en évoquerai que quelques uns, d’ou mon désir de refaire autant de fois que nécessaire et sans jamais m’en lasser, le trajet, qu’il soit sur 2 roues, à pied ou en bateau.

En route maintenant pour parcourir les derniers km en Lauragais tout d’abord le long du bief de Gay 22ème du Canal,  long de 1 km 533, avant d’atteindre l’écluse  à double bassins (67 km 442 de la Garonne. altitude 159 m et 22ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse). En observant plus attentivement la photo du bas, vous remarquerez une voute sous laquelle coulent des fontaines. Celle-ci est tout ce qui reste du moulin de Gay aujourd’hui disparu. Seul subsiste un circuit de dérivation permettant d’orienter le trop plein d’eau sans passer par l’ouvrage. Mon ami Jean-François le décrit très bien sur le site et accompagne ses explications par un zoom sur celle-ci.

Mercredi 15 août 2012

S’ensuit le bief et l’écluse du Vivier et l’entrée sur St Martin Lalande,  commune qui compte le plus d’écluses (en données 2012) : 6 au total (écluses du Vivier, de Guillermin, de Saint-Sernin, de Guerre, de La Peyruque et de La Criminelle). Même la Ville Rose du temps ou fonctionnaient les ouvrages de Garonne et Matabiau n’en comprenait pas autant.
Ce bief est le 23e  du Canal, long de 1 km 653 et l’ouvrage à triple bassins qui le retient se situe à  69 km 095 de la Garonne, d’une altitude de 154 m,  et 23e à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale.
A ce niveau, j’ai déjà parcouru 19 communes sur les 63 que traverse le cours d’eau. Je remarque sur la rive opposée au chemin de hallage une architecture plutôt atypique pour la région que je qualifierais de style néo-périgourdin se caractérisant par des menuiseries de fenêtres hétéroclites (ci dessous, 2ème photo en partant du haut). A noter une ancienne minoterie, comme il en existait beaucoup le long du Canal du Midi (bâtiment imposant sur les 2 photos du bas).

Mercredi 15 août 2012

Ce 24ème bief (de Guillermin) ne mesure que 0 km 418  (un des plus courts et rectiligne), et l’écluse du même nom à bassin simple d’une altitude de 147 m se trouvant à 69 km 513 de la Garonne, à 141 km 039 du Phare des Onglous et de l’Étang de Thau, extrémité orientale du chef d’œuvre de Riquet. Je découvre ici une des plus petites maisons éclusières, à un seul niveau. J’en découvrirai d’autres, moins nombreuses cependant que celle à 2 niveaux.

Mercredi 15 août 2012

Voici maintenant quelques considérations esthétiques , qui me donnent l’occasion d’un paragraphe « coup de gueule », en observant le bâtiment de l’écluse de St Sernin (4ème photo en partant du haut).

Il est à regretter le manque d’unité au niveau du marquage des fenêtres et ces petits carreaux totalement anachroniques que l’on a que trop « soupé » tellement ils sont présents sur de nombreuses maisons françaises depuis les années 70. Je déplore également que les fenêtres du rez-de-chaussée aient été rétrécies pour les aligner aux proportions standards étriquées proposées par les fabricants dans des magasins de bricolage qui vendent également des matériaux d’imitation en toc et de mauvais goût (fausses pierres, fausses briques, poutres en plastique ou en polystyrène se voulant en bois etc… ), dans le but de faire croire à l’acheteur crédule qu’il vivra dans un environnement du standing de ceux qui peuvent s’offrir de vrais matériaux (exemple, le faux style Tudor en Grande Bretagne). Les volets manquent aussi d’unité, notamment à cause de ce modèle « en Z » trop répandu. Décidément, le Canal du Midi mériterait  une charte plus pointue  permettant le maintien d’une esthétique harmonieuse, au besoin en attribuant des subventions aux habitants de ces maisons éclusières pour leur permettre d’atteindre cet objectif. Il existe pourtant des magazines spécialisés en décoration et des supports audiovisuels comme cette excellente émission diffusée les mercredis et samedis (en données 2012) « La Maison France 5 ». Malheureusement, j’en conclus qu’en règle générale, l’accès bon goût reste le privilège de ceux qui ont les moyens, à moins d’être averti et d’avoir de l’ « huile de coude » de manière à créer un environnement au standing supérieur.

Parenthèse d’humeur refermée, je note que le volet végétatif rattrape le niveau, la société de consommation n’ayant pas réussi à en faire des imitations en toc (et encore!). A souligner ce saule pleureur à la position particulière. J’observe également le bon état du chemin de hallage depuis Castelnaudary.

Mercredi 15 août 2012

Avant de poursuivre sur le 26ème bief de 0 km 937 retenu par l’écluse de Guerre, à bassin simple, à 71 km 033 de la Garonne et à l’altitude de 141 m, je remarque une route bordée d’une agréable enfilade de platanes (photo ci dessous à gauche). Durant mon trajet, je rencontrerai plusieurs fois des groupes de personnes comme cette famille nombreuse (3 membres visibles sur la photo du bas) partis de Lacanau-Océan pour se rendre à Sète sur une durée de 2 semaines. Nous nous dépasserons mutuellement jusqu’à ce que je les aperçoivent pour la dernière fois au niveau de Villesèquelande. J’en profite pour préciser que je projette de mon côté peut-être de longer un jour la Garonne depuis Bordeaux puis le Canal de Garonne de Castets-en-Dorthe jusqu’à Toulouse, ayant pris goût de longer les canaux à vélo.

Mercredi 15 août 2012

Je décide de photographier un groupe de canards, présents tout le long du cours d’eau avant de filer sur les 1 km 094 de ce 27ème bief, retenu par l’écluse à bassin simple de La Peyruque (72 km 127 de la Garonne, altitude : 139 m), à partir de laquelle s’élancent d’avantage les cyprès, autre repère végétal pour annoncer une écluse, au détriment des saules pleureurs. Pas de doutes, nous nous dirigeons bien vers la Grande Bleue et la flore caractérisant les paysages au climat méditerranéen s’invite petit à petit par petites touches. Gageons que l’intervention humaine y soit aussi un peu pour quelque-chose. Une halte agréable permet ici de se restaurer et de se rafraichir. Un des nombreux passionnés du Canal, instituteur et directeur d’école de profession (en données 2012), auteur de nombreux ouvrages sur le cours d’eau, mentionne cet établissement tenu par Frédérique et Jean-Louis (toujours en données 2012).

Mercredi 15 août 2012

Le court 28ème bief qui suit de 0 km 498, rectiligne et retenu par l’écluse à bassin simple de La Criminelle (72 km 625 de la Garonne, altitude : 137 m) bordée par un bâtiment a niveau unique me permet de zoomer sans problème  l’ouvrage précédent. j’y rencontre ici une famille remontant en sens inverse avec leurs chères têtes blondes qui choisissent de quitter l’embarcation provisoirement pour s’y rendre à pied.

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C’est par ce 29ème bief, long d’ 1 km 388, et totalement rectiligne, que je quitte la commune de St Martin Lalande pour pénétrer sur celles de Lasbordes et Pexiora (20 et 21ème dans le sens Ouest-Est) pour atteindre l’écluse à bassin simple de Tréboul (29e, 74 km 013 de la Garonne, altitude : 134 m). Je m’attarde en observant le paysage alentour aux accents toscans. Peu avant l’écluse, à noter l’aqueduc enjambant la rivière Tréboul (4ème photo en partant du haut).

Mercredi 15 août 2012

Le 30ème bief du Canal, de Villepinte, traverse Pexiora et Villepinte sur 3 km 800, toujours sur un chemin de hallage relativement bien entretenu. A noter, l’architecture singulière du pont routier éponyme sur la photo du bas (en 2 exemplaires sur le cours d’eau) typique des années 30. La technique du « bow-string » permet une distance plus importante des piles, situées du coup hors canal, de manière à libérer de l’espace pour la navigation. A proximité existait un lavoir et en 1950, des lavandières y venaient encore.

Mercredi 15 août 2012

Arrivée sur l’écluse de Villepinte, la 30ème, distante de 77 km 813 de la Garonne, à bassin simple, d’une altitude de 130 m, située sur la commune éponyme, la 22ème traversée par le cours d’eau. Il et à regretter que la plaque, là aussi, ait disparue, cependant remplacée par une typographie peinte, faute de mieux.

Mercredi 15 août 2012

S’ensuivent les 31èmes bief et écluse de Sauzens. Je pédale sur 1 km 685 (communes de Villepinte et Bram) avant d’atteindre l’ouvrage à bassin simple, d’une altitude de 127 m situé à 79 km 498 de la Garonne. A noter que les navigants ont franchi ici la moitié des écluses du Canal sur 1/3 de son parcours environ depuis Toulouse. 23 communes sur 63 ont été traversées depuis la Ville Rose.

Mercredi 15 août 2012

Le bief de Bram, le 32ème d’une longueur de 1 km 219, entièrement situé sur cette commune, aboutit sur l’écluse éponyme, distante de 80 km 717 de la Garonne, altitude 125 m, à bassin simple. Le bâtiment du contrôle intermédiaire des droits de navigation n’est plus très loin.

Mercredi 15 août 2012

L’ouvrage précède de peu le port de Bram, une halte bien sympathique pour se reposer, se désaltérer et se restaurer, ce que je ne manque pas de faire d’ailleurs. Ce lieu se situe sur le territoire de la commune éponyme qui marque la frontière du Lauragais.

Mercredi 15 août 2012

Après m’être surtout bien désaltéré, me revoici en route pour Carcassonne, sur ce bief de Béteille, le 33ème du Canal du Midi, dont les 5 km 592 traversent Bram (Lauragais), Alzonne et Montréal (Carcassonnais) , direction la prochaine écluse, qui marque l’entrée dans un autre pays. Une végétation plus méditerranéenne sera de plus en plus présente à partir ce cet ouvrage (de mon point de vue) . Je passe sous le pont (construit en 1854) de la ligne de chemin de fer Toulouse Narbonne, anciennement ligne de la compagnie P-O-Midi de Bordeaux à Sète qui aura eu finalement raison du Canal sur la rapidité du transport des marchandises, qui, elle même est sérieusement concurrencée par la route de nos jours .

Pour résumer, en 2012, les autoroutes, routes et chemins de fer ont pour utilité de transporter des personnes et des biens le plus vite possible, le Canal a pour principale utilité les loisirs (ce que ne peuvent s’offrir que les pays relativement privilégiés, comme le nôtre) et l’irrigation. En résumé, l’axe Toulouse Béziers, c’est un ruban d’eau artificiel, une route principale, une autoroute, un chemin de fer et peut-être demain un 2ème chemin de fer plus rapide dans la mesure ou est évoqué la construction d’une ligne TGV. Espérons que l’esthétique de ses ponts de cette future ligne (traversant le Canal et autres voies de communications) sera architecturalement plus intéressante que les ouvrages en finition béton gris des années 1970.

A noter également le pont du Diable (malheureusement pas photographié) que j’ai évoqué en début d’article.

C’est sur l’accès à l’écluse éponyme que s’achève mon récit « En Lauragais jusqu’à l’écluse de Béteille », là ou se situait la halte de la dînée du 2ème jour de la barque de poste venant de Toulouse. Tout comme les autres arrêts se trouvait ici le nécessaire et je terminerai par les considérations esthétiques extraites d’un texte d’une des 4 cartes de l’excellent travail du cartographe Philippe Valentin « Le Canal du Midi de long en large » : « Les voyageurs atteignaient l’écluse de Béteille pour la dînée à l’auberge. Les bâtiments du canal suivaient des normes strictes de construction : murs en brique, pierre de taille aux angles et autour des ouvertures, chambres, salle à manger et chapelle pavées de briques, sol de galets en cuisine. La vigne apparaît ou disparaît progressivement du paysage selon que vous filez vers l’Est ou l’Ouest. Au pied du pont dont le tablier fut refait en 1914, un captage pour l’irrigation nous rappelle l’autre vocation du canal ».

Sur cette dernière remarque, je préciserai que c’est grâce à cela que le cours d’eau s’est maintenu à l’époque ou l’administration du chemin de fer l’entretenait à minima pour des raisons très évidentes. C’est aussi l’irrigation qui justifie l’entretien et le maintien de l’existence d’autre canaux alors qu’ils ne sont plus voués à la navigation tant économique que de loisirs comme le Canal de Castille en Espagne (dans une région ou il y a encore moins d’eau qu’en Lauragais) ou le Canal désaffecté du Berry (en données 2012).

Mercredi 15 août 2012

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

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