Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Négra au Seuil de Naurouze.
—
Voici le 4ème article sur le récit de ma promenade à vélo le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine couvrant le trajet entre l’écluse de Negra et l’écluse Océan (Canal du Midi).
J’en énumère les ouvrages hors écluses : la cale de Thesauque, le pont de Vieillevigne, 17ème siècle remanié en 1960, l’aqueduc de Gardigeol, 1689, l’aqueduc de l’Hers, 1690 remanié en 1773, le pont d’Encassan, 1673, l’aqueuc du Radel, 1689, le pont de Maraval, 19ème siècle, Port Lauragais, 1984, le pont ferroviaire du Maraval, marquant la limite entre la Haute Garonne et l’Aude, là ou se termine la piste asphaltée en provenance de Toulouse (en données 2012).
C’est par le bief de Négra, le 10e du Canal que j’entame ma 2e journée de randonnée à vélo, direction Castelnaudary. Je découvre une œuvre originale que je qualifierais de « Land Art ». Sans doute l’artiste bohème qui en est l’auteur habite dans les environs.
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Ci-dessous, la 10e écluse (de Laval, 1673), au km 37,525, à l’altitude de 170 m et à bassins doubles située sur la commune de Gardouch.
—
Mardi 14 août 2012
—
Je poursuis sur le 11e bief, éponyme, d’une longueur de 1 km 428, entièrement sur Gardouch, pour atteindre la 11e écluse portant le même nom, à bassin simple, au km 38.953 et à 173 m d’altitude, en ayant franchi auparavant l’aqueduc enjambant le ruisseau Gardijol (photo en haut à droite).
—
Mardi 14 août 2012
—
Je trouve ce lieu particulièrement harmonieux, lapidairement et végétalement parlant, ne serait-ce que par ce pont.
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
C’est parti pour 4 km 097 sur le 12e bief (que retient l’écluse ci-dessus) sur Gardouch et Renneville direction la prochain ouvrage, le 12e à franchir depuis Toulouse, à bassin simple », au km 43.050, à 176 m d’altitude, située et portant le nom de la 2e commune citée. A noter, mon passage sur l’aqueduc enjambant l’Hers.
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Le bief suivant, le 13e, sur 2km 843, traverse Renneville et Avignonet Lauragais, dernière commune en Haute Garonne. Je croise des cyclistes, nombreux en cette saison. En revanche, je rencontrerai beaucoup moins de marcheurs au long cours. Mon expérience sur 2 roues me donne envie de longer les 240 km du Canal à pied, très certainement pour découvrir d’autres sensations.
Du Seuil de Naurouze à Toulouse et après avoir longé la rigole de la Plaine, vient s’ajouter un des itinéraires des chemins de St Jacques de Compostelle, la Via Tolosana, d’Arles à Pampelune. Ce trajet croise d’ailleurs également un autre canal, en Espagne celui-ci, le Canal d’Aragon.
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Voici l’avant dernière écluse en Haute-Garonne, l’écluse d’Encassan, la 13e à franchir par les navigants, à bassins doubles, au km 45.983, à 185 m d’altitude, sur Avignonet (je remarque la maison éclusière de plain-pied, une des plus petites du cours d’eau.
—
Mardi 14 août 2012
—
Le 14e bief, de 1 km 560 offre une vue sur Avignonet, commune sur laquelle se situe la 14e écluse du Canal, l’écluse d’Emborrel (km 47,893, altitude 189 m).
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Le bief d’Emborrel, le 15e (4 km 157) nous permet d’apercevoir de nouveau Avignonet, entre dans le département de l’Aude sur la commune de Montferrand. Le Canal débouche sur Port-Lauragais, complexe portuaire, hôtelier, également une aire de l’Autoroute des 2 mer (A61) Toulouse Narbonne, et un musée.
—
Mardi 14 août 2012
—
Mardi 14 août 2012
—
Le pont de chemin de fer de la ligne transversale Bordeaux-Toulouse-Narbonne marque la fin de la Haute Garonne, et, en données 2012, de la piste cyclable asphaltée. En pénétrant à vélo dans l’Aude, un chemin de halage en terre et cailloux remplace la voie goudronnée que je retrouverai de nouveau entre l’écluse de la Planque et le Grand Bassin de Castelnaudary, d’une part, entre Béziers et Port-Cassaflières sur Portiragnes d’autre part.
Je termine cet article par l’approche de l’écluse Océan et du Seuil de Naurouze.
Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Castanet à l’écluse de Negra.
—
Voici le 3ème article sur le récit de ma promenade à vélo le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine couvrant le trajet entre l’écluse de Castanet et l’écluse de Negra (Canal du Midi).
J’en enumère la liste des ouvrages remarquables, hors écluses : les aqueducs de Castanet et de Rieumory, 1689, l’aqueduc à siphon de la Joncasse, 1736, les ponts de Deyme et de Donneville, 17ème siècle, le pont de Montgiscard, 1673, le pont de Baziège (ou d’en Rouzaut), 1841, la cale et l’aqueduc de Nostre-Seigne, 1689, enjambant le ruisseau éponyme, l’aqueduc déversoir d’Ayguevives, 1687, le port de Baziège, 17ème siècle et remanié finalement inutilement au 20ème, dans l’espoir d’une réutilisation du canal pour le transport des marchandises, les céréales en particulier, l’aqueduc d’Encons, 1689, le pont d’En Serny ou de Montesquieu, 17ème siècle, remanié en 1890, et l’aqueduc de Negra ou de la Thésauque (du nom du ruisseau), 1687, près de l’écluse.
J’entre maintenant en Lauragais, du moins, je le suppose, 2e pays sur les 7 que traverse le Canal, sur 70 km ,19 communes dont 10 sur le versant Océan, 29 écluses dont 16 sur le versant Méditerranée et 29 biefs dont 11 côté Toulouse sans oublier le bief de partage (15 biefs coté océan en cumulant le Lauragais et le pays Toulousain). Les limites des pays restent floues, certains considèreront que le Lauragais commence réellement à Montgiscard, voire Deyme… Je me suis appuyé sur une carte qui délimite ce pays et qui indique qu’il commence sur Castanet.
L’écluse de Castanet,1673, remaniée en 1978, à bassin simple (anciennement à bassins doubles),15 km 715 de la Garonne, altitude 148 m sur la commune de Castanet Tolosan. est la 4e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse et la 1ere sur le parcours à se caractériser par sa conception à bajoyers elliptiques, autrement dit dotée d’une esthétique plus gracieuse, baroque diront certains.
—
Lundi 13 août 2012
—
Lundi 13 août 2012
—
Ici, l’occasion d’une pause désaltérante offre la possibilité de remarquer un ou plusieurs saules pleureurs répondant à un code végétal bien précis, à savoir l’approche d’écluses. Des plaques sur leurs bâtiments avec les distances de l’écluse qui précède et de celle qui suit , permet de se repérer. Seulement ni un code couleur unique, ni une police de lettres et chiffres uniforme ne les caractérise. Je n’évoque pas non plus leur entretien très inégal, comme vous pouvez le voir sur la photo en haut à gauche, qui laisse sérieusement à désirer. J’aurai l’occasion d’en découvrir fort heureusement dans de meilleurs états. Je constaterai aussi la disparition de l’une d’elles (en ce mois d’août 2012, sur le site de La Planque). Je suis également très surpris par la présence d’un pavillon préfabriqué, à mon avis, incompatible avec l’environnement d’un cours d’eau tri centenaire. C’est comme si l’on trouvait ces constructions bon marchés aux proportions étriquées (apparues dans les années 60 et qui ont tant défiguré la France) entre le Château de Versailles et les Grands Bassins. Au moins serait-il judicieux de lui apposer un enduit aux tons ocres et de reconsidérer sa toiture !!! Je ne jette évidemment pas la pierre aux personnes qui logent dans ces habitations mais aux concepteurs de celles-ci, plus soucieux d’objectifs économiques (dans tous les sens du terme) qu’esthétiques et, visiblement, sans prendre en compte de ce que leurs ainés avaient imaginé dans leurs réflexions sur la réalisation de logements bon marchés. Je pense, par exemple, à Jean Prouvé, architecte, créateur de meubles, designer, rejeton d’une famille d’artistes et d’artisans, fils du peintre « Art Nouveau » Victor Prouvé. On peut découvrir à Paris, sur le quai Alexandre III une de ses architectures. De mon humble avis, que certains ne partageront peut être pas, ses réalisations auraient été du meilleur effet sur les bords du Canal. Au cours de ma randonnée, je serai confronté à un constat bien réel de l’état insuffisant de certains bâtiments éclusiers et autres, moi qui avais tant idéalisé le Canal du Midi. J’énumèrerai au fur et à mesure les communes que traversent les biefs, comme ici, sur le 5e, entièrement situé sur Castanet-Tolosan, long de 1 km 705 qui mène à l’écluse de Vic, 1673, remaniée en 1965 …
—
Lundi 13 août 2012
—
Lundi 13 août 2012
—
… 5e écluse à franchir par les navigants, à bassin simple, d’une altitude de 151 m et au km 17.420 et toujours sur cette commune.
—
Lundi 13 août 2012
—
Après l’arrêt photo qui s’imposait, je m’engage à longer à vélo le bief de Vic, long de 7 km 495, 6e du Canal, qui serpente sur Castanet-Tolosan, Pechabou, Pompertuzat, Deyme, Donneville et Montgiscard , sur lequel se distinguent les ponts de Deyme et de Donneville, à l’architecture caractéristique des ponts anciens du Lauragais, couverts de briques rouges. A noter également mon passage sur l’aqueduc qui enjambe le ruisseau des Auzellens. Je précise que l’on doit ces ponts-canaux à Vauban, lequel, soucieux d’améliorer l’œuvre de Riquet après sa mort, a fait entreprendre des travaux complémentaires dans le soucis de rendre ce cours d’eau artificiel plus performant, le plus indépendant possible des caprices des rivières et ruisseaux environnants, ainsi que les dégâts de leurs crues, surtout sur le secteur méditerranéen (Minervois, Narbonnais, Biterrois et pays du Bassin de Thau).
—
Lundi 13 août 2012
—
Je choisis de faire une pause sur un banc à proximité de l’ouvrage enjambant le ruisseau des Auzellens, l’aqueduc de Rieumory sur la commune de Péchabou …
—
Lundi 13 août 2012
—
… avant de découvrir les 2 intéressants ponts cités plus haut et portant le nom des localités sur lesquelles il sont situés. Le 1er marque la frontière entre celle qui porte son nom et Pompertuzat.
—
Lundi 13 août 2012
—
J’approche de l’écluse de Montgiscard et le pont éponyme, 1673, ouvrage remanié en 1965, la 6e, au km 24,915, à l’altitude de 159 m, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), située sur la commune éponyme, et son lavoir, le mieux conservé du Canal du Midi. A noter, dans son environnement, en arrière-plan, un clocher à peigne, caractéristique des églises du sud de la France et du Languedoc en particulier.
—
Lundi 13 août 2012
—
Lundi 13 août 2012
—
Lundi 13 août 2012
—
Lundi 13 août 2012
—
Au départ de l’écluse, le 7e bief, le bief de Montgiscard, d’une longueur de 3 km 195, traverse cette commune et Ayguevives. J’avais déjà repéré une péniche salon de thé et avais anticipé une pause rafraichissante… en omettant qu’elle était fermée ce jour, comme beaucoup de commerces les lundis.
—
Lundi 13 août 2012
—
Je poursuis donc ma route à vélo, à l’heure de la sieste en été, autrement dit au moment où il fait le plus chaud. Cependant, l’ombre des arbres en altère les effets et me permet d’apprécier ma promenade en bicyclette même à 2 heures de l’après-midi. J’approche du pont de de Baziège, 1841, précédé de l’aqueduc de Nostre Seigne, 1689., à l’architecture caractéristique des ponts anciens du Lauragais.
—
Lundi 13 août 2012
—
Lundi 13 août 2012
—
Voici l’écluse d’Ayguevives, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), 1673 et remaniée en 1978, au km 28,110 de la Garonne. à l’altitude de 159 m sur la commune éponyme et 7e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse. Le pont au 1er plan est celui de l’ex nationale 113 Bordeaux Marseille, la route des deux mers.
—
Lundi 13 août 2012
La maison éclusière (d’une belle architecture au cachet certain) ainsi que sa plaque sont ici bien entretenus. Il est à noter que c’est la dernière écluse à avoir été mise aux normes au gabarit des péniches dans l’éventuelle réutilisation du cours d’eau pour le transport des marchandises. Pour cause d’abandon de cet objectif, travaux n’ont pas été poursuivi sur les ouvrages suivants.
—
Lundi 13 août 2012
—
L’aqueduc d’Ayguevives, 1687, à 2 arches, servant aussi de déversoir de l’excédent d’eau du canal. enjambant le ruisseau de l’Amadou est situé sur le 8e bief, le bief d’Ayguevives, long de 1 km 502, serpentant sur la commune éponyme. Direction le seul endroit qui porte le nom d’un animal, l’écluse du Sanglier…
—
Lundi 13 août 2012
—
… située à 29 km 612 de la Garonne, à 163 m d’altitude, à bassins doubles, sur Ayguevives et 8e ouvrage sur le Canal. Les ouvriers travaillant à cet endroit auraient été amenés à tuer un gros sanglier menaçant. Voici sans doute la raison de l’origine du nom du lieu.
—
Lundi 13 août 2012
—
Lundi 13 août 2012
—
Après avoir longé ce bief caractérisé par un pont tout en briques rouges là aussi (le pont d’En Serny,ou de Montesquieu, 17ème siècle et remanié en 1890, distant de 31 km 492 de la Garonne et 213 km 373 de l’Etang de Thau), me voici rendu à l’écluse de Negra, 1673, à bassin simple, 9e à franchir par les navigants (au km 33.315, altitude 166 m) et sa chapelle. Une glacière existait aussi, aujourd’hui disparue. C’est ici qu’autrefois, la barque de poste (qui, comme elle ne l’indique pas, ne transportait que des personnes et non du courrier) marquait son 1er arrêt, la dînée. Les voyageurs désireux de se rendre à la prière avaient tout à loisir de le faire. Aujourd’hui, en 2012, cet endroit est un point de ralliement d’une des compagnies de bateaux de plaisance. Tout de suite après l’écluse, l’aqueduc de la Thessauque etla cale du même nom, là ou se rencontraient le Canal du Midi et l’ancien cours du ruisseau, Les cales, nombreuses sur le ruban d’eau, se caractérisent par un un bassin de décantation et un radier en pierre au niveau de l’eau.
Ici se termine ma 1ère journée de mon trajet sur 2 roues . Je me dirige donc vers une maison d’hôtes dans les environs.