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Voici le 5ème article sur le récit de ma promenade à vélo le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine couvrant le trajet entre l’écluse Océan et l’écluse Méditerranée (Canal du Midi).
J’en énumère les ouvrages hors écluses : l’aqueduc de Baraigne, 1689 remanié en 1950, le pont du Ségala, 1840, le port du Ségala, 19ème siècle.
Je redécouvre l’écluse Océan (15e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse, au km 51,190, altitude culminante de 193 m) baptisée ainsi par ce qu’elle permet l’accès aux biefs qui mènent le navigant vers Toulouse, le Canal de Garonne, la Garonne, l’estuaire de la Gironde et l’Atlantique. A titre de comparaison, le trajet le plus court par la route jusqu’à l’Embouchure n’est que de 47 km.
Je précise que j’étais venu l’avant-veille faire un repérage pour me familiariser avec le site sur lequel je découvre un arboretum d’essences provenant essentiellement du bassin méditerranéen (pins d’Alep, micocouliers, érables sycomores, cèdres de l’Atlas, merisiers, et bien sur, platanes). Les architectures en pierres succèdent peu à peu à celles habillées en briques, tant sur les bâtiments que sur les ponts. Bien que le climat soit encore océanique (en données 2012), l’ambiance végétale et lapidaire nous plonge dans une ambiance déjà méditerranéenne d’autant plus qu’à partir du Seuil de Naurouze, le paysage tend également à ressembler de plus en plus à celui de la Toscane.
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Dimanche 12 août et mardi 14 août 2012
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J’abandonne pour une petite heure le Canal pour m’engager sur une allée arborée, très certainement empruntée par les pèlerins qui choisissent l’itinéraire partant d’Arles et se rendant à St Jacques de Compostelle via Toulouse. Je décide de faire une pause au pied de l’Obélisque de Riquet, En 1825, ses héritiers firent ériger un monument en son hommage. On peut y lire la dédicace suivante : «À Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, auteur du canal des Deux Mers en Languedoc».
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Mardi 14 août 2012
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Mardi 14 août 2012
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Ci-dessous, vous pouvez apercevoir l’emplacement d’un l’ancien réservoir éphémère vite abandonné pour cause d’ensablement récurrent. Riquet avait souhaité ici l’édification d’une cité idéale finalement jamais réalisée.
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Mardi 14 août 2012
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Je retrouve de nouveau le cours d’eau à l’écluse (je remarque ce superbe cèdre) pour longer le bief de partage et découvre l’arrivée de la Rigole de la Plaine sans laquelle le Canal n’existerait pas. Celle ci, se joignant la rigole de la Montagne aux Thomasses capte différents cours d’eaux originaires de la Montagne Noire qui se dirigent autant vers l’Atlantique que la Méditerranée. Le procédé élaboré par Riquet fut complété par Vauban pour cause d’insuffisances d’alimentations. Sa conception permettait et permet toujours d’arroser les terres agricoles de plus en plus gourmandes pour cause de rendement. Il est fort à parier qu’à l’avenir, la retenue d’eau du Barrage de St Ferréol ne suffira plus pour alimenter le Canal et que de nouvelles solutions seront à chercher ailleurs. Cependant, la vocation du Canal est d’irriguer les terres ce qui lui a permis de continuer à exister même en périodes ou il a connu un entretien à minima.
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Dimanche 12 août et mardi 14 août 2012
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Mardi 14 août 2012
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A mon humble avis, le chemin le long du cours d’eau est difficilement praticable sur 3 endroits dont cette section sur ce bief avant d’arriver sur le port du Ségala. Le cycliste est obligé de mettre pied à terre s’il croise un autre cycliste ou un piéton. Je n’aurai pas à trop connaître cet inconvénient dans la mesure où mon horaire de passage correspondait à l’heure du déjeuner. Par contre, j’aurai la surprise d’apercevoir … un homme nu en train de pêcher. Je prendrai en photo également un tronc d’arbre au profil intéressant (photo du bas).
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Mardi 14 août 2012
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Le port du Ségala (terme occitan pour désigner du seigle, ce qui confirme que nous sommes bien dans une région céréalière) se caractérise par la présence d’un lavoir, certes moins important que celui de l’écluse de Montgiscard, et d’un élégant pont de pierre. Je me trouve dans un hameau lui même situé sur Labastide d’Anjou, 16e commune que traverse ce 16e bief du Canal du Midi. Autrefois se trouvaient ici des tuileries, et il en existent encore en 2012.
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Mardi 14 août 2012
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A travers un chemin de nouveau plus praticable et arboré de platanes se profile l’écluse Méditerranée (56 km 380 de la Garonne, altitude 193 m. Commune : Mas-Saintes-Puelles. 16e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse, ouvrage à bassin simple). A partir d’ici, le Canal du Midi amorce tout doucement sa descente sur 184 km vers l’Etang de Thau (46 écluses en service et 46 biefs navigables en données 2012).
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Mardi 14 août 2012
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C’est tout, pour le moment !
Nicolas.
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Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.
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Retour sur la liste des articles consacrés à ma randonnée à vélo.
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Autres sites :
Le site du Canal des deux mers à vélo.
Le site Vélo-Canaux-Dodo.
Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/
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Une de mes aquarelles.
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