0-0-0
Voici la 1ère des 4 ou 5 publications que je prévois de mettre en ligne sur un stage aquarelle en Espagne (Madrid et Tolède) en compagnie de mon ami Alain Marc (du 10 au 16 mai 2025).
Le 1er volet est consacré à mon arrivée sur la capitale espagnole en train.
Confortablement installé dans l’AVE (TGV espagnol) depuis Barcelone (et après avoir passé une nuit épuisante dans un bus low-cost depuis Paris, Flix Bus, 15 h de trajet – alternative de repli par ce que grève SNCF oblige), me voici à l’approche de Madrid après 2 h 30 de trajet (sans arrêt).
0-0-0
0-0-0
J’ai choisi de mettre à profit le temps libre que j’avais devant moi pour découvrir les différents matériels de trains à grande vitesses stationnés en gare d’Atocha.
Mais avant d’évoquer les rames, penchons-nous sur la gare.
0-0-0
0-0-0
Le 9 février 1851, la deuxième ligne de chemins de fer d’Espagne fut inaugurée pour relier Madrid et Aranjuez. La gare de Puerta de Atocha, fut la première gare ferroviaire de la ville, et n’était, à l’époque, qu’un simple quai en bois.
La gare s’est agrandie à deux reprises par la suite : en 1865 puis en 1892. À la fin de cette période, un élément très emblématique a été apporté : la toiture de la nef principale, pensée par l’ingénieur Saint-James, et qui s’étend sur 152 mètres de longueur, 48 de portée et 27 de hauteur.
Après la rénovation mise en œuvre par Rafael Moneo entre 1984 et 1992, la gare de la Puerta de Atocha est devenue un complexe formé de deux bâtiments : l’ancien et le contemporain, lequel est destinée au trafic ferroviaire – terminus de l’AVE (le TGV espagnol), longs trajets et réseau de trains de banlieues –, alors que l’ancien reste consacrée aux bureaux de la RENFE et à un complexe commercial et de loisirs qui abrite un sympathique jardin tropical, avec plus de 7 000 plantes de 400 espèces.
J’aurais adoré le découvrir et c’est d’ailleurs pour cela que je me suis perdu dans la gare, tirant une valise lourde comme un âne mort, pour reprendre une expression d’Alain.
Un long tapis roulant similaire à celui de la stations de Métro de Montparnasse ou de Châtelet à Paris, une aire en travaux entre le nouvel édifice et l’ancien, une bâche qui cachait l’ensemble, et le bruit insupportable des marteaux piqueur, m’en ont dissuadé.
0-0-0
0-0-0
Je me suis d’ailleurs « posé » pour croquer les voyageurs en partance.
0-0-0
0-0-0
À noter qu’Atocha est aussi la gare de départ et d’arrivée du Train de Cervantès qui permet de découvrir, à moins d’une heure de trajet, Alcalá de Henares, la ville natale de l’auteur de Don Quichotte.
J’aurai l’occasion de revenir sur Don Quichotte et son auteur sur le 3e volet consacré à Tolède et ses environs.
A noter la magnifique façade de la partie ancienne de l’édifice, conçue à l’époque ou l’économique ne primait pas sur le sens de l’esthétique.
0-0-0
0-0-0
On ne peut pas dire, et ce n’est qu’une opinion personnelle, que la partie contemporaine me fasse autant « kiffer », comme diraient les jeunes.
0-0-0
0-0-0
0-0-0
Et c’est justement par les visuels des quais que j’aborde le matériel voyageur que j’ai découvert sur le site.
0-0-0
0-0-0
0-0-0
0-0-0
Tout d’abord, la rame dans laquelle j’ai voyagé entre Barcelone et Madrid, un modèle conçu par Siemens, et semblable aux rames circulant en Allemagne.
0-0-0
0-0-0
0-0-0
A noter aussi, ouverture de la concurrence oblige, la présence de rames familières, puisque j’ai retrouvé nos TGV duplex repeints aux couleurs de la filiale low-cost Ouigo Espagne, filiale de la Sncf présente sur les lignes à grandes vitesses espagnoles. L’habillage est différent du bleu et du violet de nos trains Ouigo français. Il est regrettable, à mon avis, à la date de mai 2025, que les rames en France n’atteignent pas Barcelone, ce qui permettrait une correspondance entre les rames des 2 opérateurs.
Dans les Ouigo circulant en Espagne, la 1ère classe à été conservée, contrairement aux rames en France.
0-0-0
0-0-0
Un 3e opérateur, low-cost celui-ci, est présent sur les mêmes trajets, une filiale de la Renfe, Avlo. Dans ces rames, l’espace est optimisé : 2 rangés de sièges d’un coté du couloir central, 3 de l’autre.
0-0-0
0-0-0
0-0-0
Un quatrième opérateur, plus haut de gamme, se distingue par ces rames semblables à celle de la livrée frecciarossa qui circulent en Italie. Iryo est une filiale des chemins de fer italiens.
0-0-0
0-0-0
Sur la version espagnole, contrairement à la version italienne, qui circule sur Paris-Milan, Paris-Lyon et Paris-Marseille (en données 2025), n’existe pas la classe exécutive.
0-0-0
0-0-0
Ci-dessous, une rame « première génération » des chemins de fer espagnols, conçue par Astom, une version ibérique en blanc de nos TGV orange, puis gris. A d’abord circulé sur la première LGV Madrid-Séville dès 1992, puis sur l’ensemble du réseau. C’est ce type de rame, en données 2025, que les voyageurs sur le trajet Madrid-Marseille peuvent emprunter (avec arrêt à Agde, ce que j’avais remarqué lors d’une de mes promenades sur le canal du Midi en 2014).
0-0-0
0-0-0
Autres matériel à grande vitesse sur le réseau, le « canard » (« pato » en espagnol), avec un « bec » qui nous rappelle celui de cet animal. Conçu par Talgo, ces rames S 102 et S 130 peuvent circuler autant sur les voies à écartement standard (1 m 435), qu’à écartement ibérique (1 m 668), en passant par ce que j’appellerais un écarteur d’essieux (un « cambiador » comme disent les espagnols). Les rames circulant entre Madrid et Pampelune, par exemple, doivent passer par un écarteur d’essieux quand elles quittent la LGV à Saragosse pour poursuivre sur la ligne classique à écartement ibérique (« ancho ibérico » comme disent les espagnols).
0-0-0
0-0-0
Un autre type de rame peut rouler sur les voies aux 2 écartements, l’Alvia 120 que vous pouvez decouvrir sur led visueld ci-dessous.. Ce matériel assure les liaisons Saint-Sebastien-Barcelone, par exemple.
0-0-0
0-0-0
Ci-dessous, un autre matériel (AVANT), destiné celui-ci à des liaisons grande vitesse plutôt régionales, comme sur la liaison Madrid-Tolède.
0-0-0
0-0-0
Pour terminer, une rapide évocation de l’autre grande gare de Madrid, la gare de Chamartin-Clara Campoamor, d’une architecture datant de 1967, destinée au réseau à destination du Nord et Nord-Est du pays (lignes aux 2 écartements), mais aussi à destination de Saragosse, Tarragone et Barcelone pour les lignes à écartement ibérique. Elle est située à 7 km 800 de la gare d’Atocha par liaisons de 3 tunnels (2 à voies à écartement ibérique – liaisons de banlieue et des trains grandes lignes -, et le dernier, à écartement standard – TGV).
0-0-0
0-0-0
C’est tout, pour le moment !!!
Nicolas globe croqueur (et photographe).
0-0-0
Lien d’Alain Marc à propos du séjour.
0-0-0
Lien d’Alain Marc et de Daniel Pascot pour déposer des fichiers :
https://alain-marc.fr/nextcloud/index.php/s/XktPszWKcZtrwLs
0-0-0