La publication d’Isabelle Werck (6) : « Vivaldi », suite

Isabelle Werck nous livre ici en deuxième partie, ses réflexions sur Vivaldi.

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Antonio VIVALDI (Suite).

La réputation de Vivaldi s’étend rapidement dans toute l’Europe, presque malgré lui. Les commandes princières affluent de toutes parts. Son éditeur, Roger, qui publie aussi Haendel ou Corelli, est à Amsterdam, une ville que Vivaldi découvre ( ?) en 1738. Mais son œuvre circule un peu partout à l’état de simple manuscrit, et le droit d’auteur pour les compositeurs n’existe tout simplement pas. Les Quatre Saisons sont archi-connues dans le monde, adaptées pour des instrumentariums en tout genre, y compris la cornemuse ou, sous la plume de Jean-Jacques Rousseau, pour flûte solo. A côté de toutes les pages qui nous sont parvenues, il y a aussi celles qui n’ont pas été conservées… Vivaldi ne rencontre pas Bach, mais Bach connaît ses concertos pour violon qu’il estime beaucoup : il en transcrit plusieurs pour le clavier, et son propre style en devient légèrement italianisant, plus spontané.

Talonné par l’urgence, mais aussi par son inspiration, notre compositeur peut boucler dix concertos en trois jours, un opéra en cinq. Il faut avouer que parfois il se copie un peu lui-même, mais cela fait partie du jeu, c’est largement permis à l’époque baroque qui en principe ne laisse entendre une œuvre qu’une seule fois, pas plusieurs. Le Président Charles des Brosses, magistrat-reporter qui laisse un témoignage détaillé sur l’Italie au Siècle des Lumières, rencontre Vivaldi : celui-ci lui confie qu’il a inventé une sténographie lui permettant de terminer un concerto plus rapidement qu’un copiste ne peut en transcrire toutes les parties ! La personnalité jaillissante du musicien est bien en harmonie avec son temps, l’ère baroque, qui aime les prodiges théâtraux, les palais sortant de terre en un jour et les dei ex-machina tombant des nuages.

Mais pour lui le grand genre est l’opéra. Il se vante d’en avoir écrit 94 ; il en reste 43 identifiés, un peu moins nombreux si on tient compte des copiés-collés, et 21 plus ou moins complets. Leurs livrets plutôt faibles ne les favorisent pas… Son plus bel opéra, écrit tout à loisir pour les jeunes filles de la Piétà serait… son oratorio, Juditha Triumphans, qui sous couvert d’une victoire biblique, célèbre une victoire navale contre l’ennemi turc.

Dans le domaine lyrique, malgré sa fécondité et son acharnement, Vivaldi se heurte dans Venise à certaines frustrations. Des 14 salles que possède la ville, ne lui sont concédées que les moins importantes ; il n’a jamais accès aux théâtres les plus prestigieux comme San Giovanni Grisostomo et San Cassiano, tenus par des nobles ; il doit être son propre imprésario dans les Théâtres Sant’ Angelo et San Moisè, très secondaires, où il s’occupe presque de tout, et investit de sa poche. Les stars du chant ne sont pas pour lui : il doit découvrir des talents nouveaux. La concurrence des Napolitains, qui s’invitent à Venise en mettant en vedette leurs castrats (Vivaldi ne partage pas vraiment ce goût pervers) lui fait de l’ombre. Et il n’a pas que des amis : le compositeur Benedetto Marcello, d’origine noble, se moque de lui dans le texte satirique Il Teatro alla moda, où il le caricature sous le nom transparent d’Aldiviva !

Ayant du mal à imposer ses opéras dans sa ville natale, Vivaldi voyage, organise des tournées dans le nord de l’Italie ; la Pietà lui accorde des congés de bien mauvaise grâce, stipule dans les contrats suivants qu’il doit rester, et tente de l’astreindre à un rythme de concertos bimensuels.

Vivaldi entretient une relation privilégiée avec une jeune contralto, Anna Giró (son nom, d’origine française, était Giraud) une ancienne élève de trente-deux ans sa cadette. Celle-ci est à la fois son interprète, son « écolière » dit-il, sa secrétaire et son infirmière. Car l’asthmatique Vivaldi a besoin d’auxiliaires de vie, il ne peut se déplacer qu’en gondole ou en carrosse, il faut lui faire les courses, etc. Il confie à la jeune fille des rôles dans ses opéras, où elle se montre brillante, peut-être davantage par son jeu dramatique que par sa voix. Mais le beau Stabat Mater pour alto solo a peut-être été écrit pour elle. Rien ne prouve que « l’Annina du prêtre roux », comme on l’appelait gentiment, ait eu avec lui d’autre relation que cette amitié artistique et pratique. Elle n’habite pas sous son toit, ne va le voir que flanquée de sa mère et de sa sœur. C’est aux portes de la ville de Ferrare, où il compte monter un opéra, que Vivaldi rencontre des ennuis : l’évêque prétend interdire l’entrée à ce drôle de prêtre qui ne dit pas la messe, écrit des opéras profanes et s’entoure de femmes. Vivaldi se défend dans une grande lettre, le plus long document qu’il nous ait laissé, où il affirme la parfaite « honnêteté » de ces dames aux yeux de tous, et l’« étroitesse de poitrine » qui le handicape.

La ferveur religieuse de Vivaldi s’exprime dans sa musique sacrée. Il y témoigne de sa foi avec une grande gaîté ! Plusieurs œuvres prennent une dimension majestueuse quand elles se partagent en double-chœur, suivant la tradition vénitienne de Saint Marc qui divise chœur et orchestre en deux tribunes : ainsi le Dixit Dominus RV 594, ou le Beatus vir RV 597. Les deux groupes vocaux, loin de rivaliser, collaborent au contraire pour créer une sorte de voûte sonore, profonde et habitée comme un plafond peint à fresque. En peinture, le contemporain vénitien de Vivaldi, c’est Tiepolo.

Il est triste de penser qu’Antonio Vivaldi, ce personnage si pétillant, dont la musique est si enjouée, ait connu une fin obscure, pour ne pas dire lamentable. Pourquoi, la soixantaine passée, décide-t-il brusquement de quitter Venise ? Pourquoi vend-il à La Pietà tous ses concertos pour la somme dérisoire d’un ducat chacun, comme s’il était pressé de s’en aller ?

Certes, il a noué une valorisante amitié avec l’empereur d’Autriche, Charles VI ; pendant la visite du souverain à Venise, ses ministres se plaignaient qu’il s’entretenait davantage avec Vivaldi en trois semaines qu’avec eux en deux ans ! Vivaldi part soudainement à Vienne, peut-être convaincu qu’il y trouvera le couronnement de sa carrière. Malheureusement, quand il y parvient, son impérial ami vient de mourir, et ses successeurs, qui ne le connaissent pas, le gardent bien froidement à distance. Vivaldi meurt isolé dans la petite maison d’une veuve sur la Kärtnerstrasse, d’une « inflammation interne » : une crise d’asthme fatale ? Il reçoit l’enterrement minimal des pauvres gens à la cathédrale Saint Etienne, et sa tombe disparaît en peu de semaines. Parmi les petits chanteurs de la cathédrale figure peut-être le jeune Joseph Haydn. Actuellement, une plaque dorée sur le sol de la Kärtnerstrasse, près de l’Opéra de Vienne (la maison exacte n’est pas déterminée) commémore le décès autrichien du maestro.

Après sa mort mystérieuse dans l’anonymat, Vivaldi disparaît longuement des mémoires ; son nom reste enseveli pendant plus de deux siècles. Sa résurrection ne commence qu’en 1913 avec les travaux du musicologue Marc Pincherle, et c’est par Bach que celui-ci trouve sa trace : qui est donc ce Vivaldi dont Jean-Sébastien a transcrit les concertos ? A partir de 1945, notre compositeur connaît une première popularité par le microsillon ; en 1947, le Danois Peter Ryom entreprend le catalogue complet de ses ouvrages, et le sigle RV suivi d’un chiffre signifie : Ryom Verzeichnis, « catalogue Ryom ». La suite, vous la connaissez : Les Quattro Stagioni deviennent un tube, plus ressassé encore que la Petite musique de nuit de Mozart. La musique sacrée est popularisée plus tard, dans les années 1970-80 ; et l’intérêt pour les opéras est encore plus récent.

Quand Igor Stravinsky passe par Venise, alors très occupée de Vivaldi qu’elle redécouvre, le compositeur russe est un peu agacé de ce que l’on ne s’occupe pas autant de lui-même, et avanceque « Vivaldi a composé 300 fois le même concerto pour violon ». Eh bien non. Si le prêtre roux produit à tour de bras, et s’autocopie légèrement, il n’ennuie jamais. Il est aussi fécond que ses contemporains, Bach, Telemann ou Haendel.

Le style musical de Vivaldi possède deux grandes tendances. La première, la plus connue, celle qui est exploitée aujourd’hui jusque dans les publicités, est sa facette gaie, extravertie et sympathique. A un tempo soutenu, des formules très faciles à identifier rebondissent : tonalités clairement définies, mélodies en arpèges montants ou descendants, en gammes escaladantes ou ruisselantes : c’est si simple comme langage, si enfantin presque, que cela semble issu tout droit de sources populaires. Il y a quelque chose de pseudo-folklorique dans la verve vivaldienne. Pourtant il donne à ce matériau sans prétention beaucoup de prestance et une variété inouïe ; à sa géniale évidence on reconnaît aussitôt la griffe du maître. En effet, ses phrases musicales si dansantes sont jalonnées de jeux rythmiques imprévus, dissymétries et syncopes qui font tout le sel du fameux tempo vivaldiano. Il adore aussi les effets d’écho, les instruments ou les voix qui se répondent à l’identique.

L’autre facette, plus grave, est celle des mouvements lents (mouvements centraux des concertos) et des méditations sérieuses. On s’intéresse moins à ce Vivaldi-là, et pourtant… en coulisse il exprime ses secrètes tristesses, il laisse errer sa pensée avec un admirable sens des modulations, qui contredit la facilité apparente de sa face ensoleillée. Ses enchaînements d’accords, au charme mélancolique, semblent alors flotter au fil des canaux sombres où se reflètent les lumières des palazzi.

Mais, qu’elle soit gaie ou pensive, l’énergie de la musique vivaldienne reste communicative, comme une source de joie frémissante qui nous suit partout.

Isabelle Werck.

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La publication d’Isabelle Werck (5) : « Vivaldi » et bien plus encore

Isabelle Werck nous livre ici en première partie, ses réflexions sur Vivaldi.

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ANTONIO VIVALDI 1678-1741 :

Le prêtre roux et Venise.

Inséparable de l’atmosphère turbulente et éclatante de Venise, Antonio Vivaldi est aujourd’hui l’un des compositeurs classiques les plus populaires ; aucune œuvre n’a été aussi enregistrée -et rebattue- que ses Quatre Saisons, mais il a laissé bien d’autres pages irrésistiblement attachantes.

La Venise où naît Vivaldi est encore une république indépendante, mais en déclin ; la découverte du Nouveau Monde, les attaques des Turcs ont considérablement affaibli l’opulence marchande de cette Sérénissime qui dominait autrefois la Méditerranée. Dans une fête perpétuelle, Venise dilapide son héritage et s’efforce d’oublier le crépuscule où elle s’enfonce. L’art, la musique surtout, y occupent une place essentielle ; les réjouissances du carnaval s’étendent alors pendant cinq mois et demi ( !) de l’Ascension au 30 juin, du premier lundi d’octobre au 15 décembre, et du 26 décembre au Mardi Gras à minuit ; les musiciens ont fort à faire pendant ce temps-là pour divertir une foule des fêtards, où se promènent bien des princes incognito sous leurs masques. Dans le « ridotto », on joue aux cartes, et l’on joue gros ; le compositeur Albinoni, par exemple, n’a pas besoin de sa musique pour vivre, car sa famille exploite une fabrique fort prospère de cartes à jouer. Cette société réclame une musique sans cesse renouvelée, qui sache surprendre et plaire du premier coup. Celle, pétillante et si souvent enjouée, d’Antonio Vivaldi va non seulement conquérir d’emblée le public vénitien, mais connaître de son vivant une réputation européenne.

Né le 4 mars 1678, le jeune Antonio est le fils d’un barbier qui est aussi violoniste, Giovanni-Battista : de moins en moins barbier et de plus en plus violoniste, il joue dans la chapelle ducale de Saint Marc, participe à l’accompagnement orchestral des opéras, et devient directeur de la musique instrumentale à l’orphelinat des Mendicanti. Le père et le fils, rouquins tous les deux (on surnomme le père « Rossi » ou « Rossino ») auront une longue et bonne entente. Les guides touristiques de l’époque les signalent comme un duo de violonistes qu’il ne faut pas rater.

La mère, Camilla Calicchio, est la fille d’un tailleur. A la naissance d’Antonio, saluée par un tremblement de terre, l’enfant est si chétif que la sage-femme se dépêche de l’ondoyer. Il survit pourtant ; et tout au long de son existence, Vivaldi souffrira d’une santé délicate, très probablement d’asthme, tout en faisant preuve d’une surprenante résistance. Des sept enfants de la famille, il est apparemment le seul musicien, et ses parents, pour lui assurer un avenir décent, le destinent au sacerdoce : à l’époque, les prêtres compositeurs ou professeurs de musique ne sont pas rares. Le voici donc qui assimile rapidement le latin dès l’âge de six ans, qui reçoit la tonsure à quinze ; par dispense pour des raisons de santé, il ne loge pas au séminaire et rentre chez ses parents le soir. Il ne cesse pendant tout ce temps d’étudier passionnément la musique ; il a été admis très jeune dans l’orchestre de Saint Marc, réorganisé par le grand violoniste Legrenzi ; il assiste depuis les coulisses aux spectacles d’opéra où participe son père. Venise possède plusieurs salles d’opéra et plus tard Vivaldi, que nous connaissons surtout comme auteur de concertos, secondairement comme auteur de musique sacrée, va beaucoup consacrer ses efforts au théâtre lyrique.

Le voilà ordonné prêtre à vingt-cinq ans. Il porte, comme les prêtres de l’époque, un costume proche du costume civil, avec culotte, bas, souliers à boucles, tricorne, mais en noir avec un rabat blanc. Dès son ordination, il est embauché à l’orphelinat de La Pietà. Il y restera 36 ans, avec des éclipses ; mais avant d’aller plus loin, il nous faut rappeler ce que sont à l’époque ces institutions vénitiennes ou napolitaines, les hospices ou ospedali.

Dans cette Venise dissipée, où beaucoup de bébés sont malvenus, puis exposés, abandonnés sur les marches des églises, existent des institutions charitables ; quatre d’entre elles recueillent les filles : la Pietà (« la pitié »), les Mendicanti mentionnés ci-dessus (« les mendiants ») les Incurabili, et Ospedaletto (petit hôpital). Malgré leurs noms, ce sont des orphelinats féminins, doublés, depuis le XVIe siècle, de prestigieuses écoles de musique. On appelle aussi ces institutions des « conservatoires », parce qu’on y conserve les enfants, en les sauvant de la mort, mais le terme a fini par désigner, comme on sait, des académies de musique. A la Pietà par exemple, sur un millier de pupilles, 140 environ sont choisies parmi les plus douées ; on leur enseigne toutes sortes d’instruments, cordes, clavecin, orgue, bois, cuivres, chant ; leur formation est très poussée et elles donnent des concerts chaque dimanche. On vient même de l’étranger entendre ces charmants orchestres de demoiselles tout de blanc vêtues, dirigés par l’une ou l’autre d’entre elles, ensembles à la sonorité parfaite, à l’interprétation entraînante. C’est ainsi que nous est parvenu le témoignage de Jean-Jacques Rousseau, réputé à l’époque comme compositeur, qui a même été invité à prendre le thé dans leur parloir.

Les ospedali rivalisent entre eux, et leur public ne demande qu’à être captivé. Dans cette atmosphère sage de l’orphelinat, un peu confinée mais débordante de vie et d’émulation, Vivaldi est d’abord professeur de violon, avant de devenir compositeur en titre. A la fois surveillé et efficacement secondé par des répétitrices, des duègnes qui sont d’anciennes élèves, il va trouver à la Pietà un véritable laboratoire où il épanouira ses plus belles qualités. On ne peut pas dire qu’il soit bien payé, mais il est plus gâté par exemple que Jean-Sébastien Bach, qui doit se battre sans arrêt dans son Eglise Saint Thomas pour faire admettre l’importance de la musique. Don Antonio, comme on l’appelle, dispose de jeunes exécutantes motivées, dans une culture où la musique se doit d’être brillante et expressive. Toute son œuvre s’en retrouve imprégnée de spontanéité et d’une sorte de fièvre candide.

Avec tout cela, notre musicien est prêtre… mais un peu original. A ses débuts, il dit la messe tous les matins à La Pietà pendant un an et demi ; et les messes à l’époque sont longues. Mais à trois reprises il doit s’interrompre à cause d’un malaise. Les mauvaises langues prétendent qu’il a couru à la sacristie pour noter un thème de fugue, mais ce genre de remarque le met hors de lui. En fait, il souffre d’« étroitesse de poitrine », comme il dit ; il s’arrange donc pour avoir une dispense et il cesse de dire la messe, définitivement. Son handicap ne l’empêche pas de déployer par ailleurs une indomptable énergie : de composer rapidement une abondante production ; de diriger ; de jouer du violon en virtuose éblouissant : Vivaldi est en quelque sorte le Paganini de son époque et fait chanter son instrument avec un engagement inégalable ; de s’échapper, enfin, de la Pietà pour monter ses opéras dans tout le nord de l’Italie. Admettons qu’il soit sincère, mais, de façon psychosomatique, il est malade ici, et en pleine forme là-bas… Pour le reste, il affiche beaucoup de dévotion et ne lâche jamais son bréviaire.

Qui dit Vivaldi, dit concerto, et en particulier le concerto pour soliste, qui oppose celui-ci au groupe orchestral. Ce n’est pas Vivaldi qui a inventé de toutes pièces ce nouveau genre, mais il l’a largement développé. Le concerto vivaldien, en trois mouvements presque toujours (vif-lent-vif, schéma hérité de l’ouverture à l’italienne), devient alors une forme musicale d’une étonnante longévité historique, qui se maintient, assimilant avec robustesse les différents styles, jusqu’au vingtième siècle. Les Quatre Saisons sont quatre concertos pour violon solo avec orchestre à cordes et clavecin (basse continue).

Comme l’orchestre de la Piétà lui permettait toutes sortes de recherches, Vivaldi a écrit, à côté de ses 275 concertos pour violon et 40 pour plusieurs violons, bien d’autres concertos pour flûte ou flûte à bec, basson, cors, trompettes… Sa plume prend un évident plaisir à jouer avec les coloris, il est un des pionniers dans la notion d’orchestration. Il aime aussi beaucoup les doubles concertos : deux violons, ou deux mandolines, deux cors, deux bassons, qui dialoguent continuellement… c’est qu’il faut occuper et valoriser toutes ces petites élèves !

Toutefois les 7/8 de sa production concertante sont pour instruments à cordes, et l’instrument-roi de notre compositeur reste évidemment le violon. En son temps, celui-ci a atteint presque exactement sa forme actuelle, mais il sonne un peu moins brillamment que ceux d’aujourd’hui, notamment à cause de la forme de l’archet, qui est encore convexe. A ses recueils de concertos pour violon Vivaldi donne des titres baroques : L’Estro armonico, 1711 (traduisons par : « L’invention, la fantaisie musicale »), La Stravaganza, 1713 (si d’aucuns le traitent d’extravagant, qu’à cela ne tienne ! Traduisons par : « l’Inspiration fantasque »), Il cimento dell’ armonia e dell’ invenzione, 1725 (« L’affrontement entre la technique et l’inspiration »). C’est dans ce dernier volume que figurent les Quatre Saisons, véritable tour de force où les audaces proviennent des nécessités descriptives, et où la description s’inscrit quand même dans le strict canevas du concerto : leur célébrité n’est pas volée.

A suivre…

Isabelle Werck.

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En guise de « post-scriptum », puisqu’une part non négligeable de l’existence de Vivialdi avait pour cadre Venise, je vous présente quelques un de mes visuels sur cette cité à l’inspiration inépuisable.

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