De Paris à Meaux à vélo, automne 2025

Le long du canal de l’Ourcq sur près de 55 km.

0-0-0

1 / Écluses et biefs sur le parcours.

0-0-0

Point de jonction entre les Canaux Saint-Martin, Saint-Denis et le canal de l’Ourcq (PK 00,00 km).

0-0-0

Au premier plan, le Canal Saint-Martin, au fond, de Canal de l’Ourcq, à gauche, le Canal Saint-Denis.

0-0-0

De la jonction à l’écluse de Sevran (13,41 km).

0-0-0

Aux alentours du Parc de la Villette.

0-0-0

1 (1) / Écluse de Sevran (PK 13,41 : lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

0-0-0

Tag à l’écluse de Sevran.

0-0-0

0-0-0

1 (2) / Bief de Sevran (19,49 km).

0-0-0

Au départ de l’écluse, en direction de Meaux.

0-0-0

Entre Claye-Souilly et l’écluse de Fresne-sur-Marne.

0-0-0

2 (1) / Écluse de Fresnes-sur-Marne (PK 32,90 : lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

0-0-0

2 (2) / Bief de Fresnes-sur-Marne (7,47 km).

0-0-0

Belle demeure ancienne et authentique sur les bords du canal.

0-0-0

3 (1) / Écluse de Vignely (PK 40,37 : lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

0-0-0

3 (2) / Bief de Vignely (7,13 km).

0-0-0

0-0-0

4 (1) / Écluse de Villenoy (PK 47,50 : lien site « Au fil de l’Ourcq »), arrivée sur Meaux.

0-0-0

0-0-0

4 (2) / Bief de Villenoy (7,41 km).

0-0-0

Contournement sur Meaux, avec des panoramiques sur la ville et sa cathédrale (tour en restauration en automne 2025, donc entourée d’échafaudages).

0-0-0

5 (1) / Écluse de Meaux/Saint-Lazare (PK 54,91 : lien site « Au fil de l’Ourcq »), fin du parcours.

0-0-0

À l’Est de la ville.

0-0-0

2 / Écluses et biefs hors parcours.

0-0-0

5 (2) / Bief de Meaux/Saint-Lazare (9,82 km).

0-0-0

Diaporama.

0-0-0

6 (1) / Écluse de Varreddes (PK 64,73 : lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

0-0-0

6 (2) / Bief de Varreddes (32,47 km), avec un « invité » surprise.

0-0-0

Diaporama.

0-0-0

0-0-0

7 (1) / Écluse de Mareuil-sur-Ourcq (PK : 97,20 : Lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

Diaporama.

0-0-0

7 (2) / Bief de Mareuil-sur-Ourcq (2,50 km, l’Ourcq canalisé).

0-0-0

À noter que c’est en amont de l’écluse de Mareuil que l’Ourcq canalisé cède la place au canal de l’Ourcq dans la mesure ou la rivière bifurque pour suivre son cours en partie en parallèle avant d’aller se jeter dans la Marne.

0-0-0

0-0-0

8 (1) / Écluse de la Queue-d’Ham (PK 99,70 : lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

0-0-0

8 (2) / Bief de la Queue-d’Ham (2,73 km, l’Ourcq canalisé).

0-0-0

Diaporama.

0-0-0

9 (1) / Écluse de Marolles-sur-Ourcq (PK 102,43 km : lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

Diaporama.

0-0-0

9 (2) / Bief de Marolles-sur-Ourcq (1,84 km, l’Ourcq canalisé).

0-0-0

Diaporama.

0-0-0

10 (1) / Écluse de la Ferté-Milon (PK 104, 27 km : lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

Diaporama.

0-0-0

10 (2) / Bief de la Ferté-Milon (3,56 km, l’Ourcq canalisé).

0-0-0

0-0-0

11 (1) / Silly-la-Poterie, extrémité de l’Ourcq canalisé, (PK 107,83 : lien site « Au fil de l’Ourcq »).

0-0-0

Le canal de l’Ourcq, ou, plus précisément, l’Ourcq canalisé, se termine, ou débute, selon le sens choisi, au lieu dit « Port-aux-Perches ».

0-0-0

0-0-0

À gauche, l’Ourcq en amont, au fond, le départ de l’Ourcq canalisé, à droite, la bifurcation vers Port-aux-perches.

0-0-0

Diaporama.

0-0-0

A noter l’élégante architecture de l’ancienne gare de Silly-la-poterie, située sur ce qui était autrefois la ligne ferroviaire de Rethondes à la Ferté-Milon.

0-0-0

0-0-0

Nicolas globe croqueur.

0-0-0

Site consacré au canal de l’Ourcq sur ce lien (site « Au fil de l’Ourcq », et aussi sur le lien FB).

Histoire du canal de l’Ourcq sur ce lien (site « Au fil de l’Ourcq », et aussi sur le lien FB).

0-0-0

Une approche sur l’étude des styles et du Mobilier (5)

Art, peinture, décoration et architecture (3-5) : du style Restauration au style Napoléon III.

0-0-0

Page 1.

Avant d’entrer plus dans les détails, voici en résumé les grandes caractéristiques de la période entre la Restauration et le style Napoléon III.

Le style Restauration préfère les lignes simples et les courbes harmonieuses en opposition au style Empire. Meubles en petites dimensions et d’avantage de recherche de confort dans les sièges. Le frêne et l’érable aux teintes blondes et plus lumineuses sont préférés à l’acajou.

Apparition du sofa, de la chauffeuse, et le pouf font leur apparition. Très prisés également, les guéridons, les consoles, et les tables de nuit.

Révolution industrielle oblige, sous Louis-Philippe, la machine outil permet une production de meubles moins coûteux, certes, mais aussi moins raffinés. Comme les meubles sont produits en série, l’ornementation se fait plus rare. Grand retour de l’acajou.

Très prisés, le fauteuil Voltaire, apparu sous la Restauration, tout comme le fauteuil crapaud recouvert de velours et souvent sur roulettes.

Un éclectisme poussé au paroxysme , avec des résultats plus ou moins heureux, apparait avec le style Napoléon III. Inspirations et combinaisons puisées dans le style Boulle et sur tous les styles qui ont précédés, sans oublier les références égyptiennes et celle de l’extrême-Orient (Chine, Japon).

Le rôle du tapissier dans un aménagement intérieur prend une ampleur notable.

0-0-0

Page 2.

Le mobilier Restauration :

Inscrit dans un style qui se situe entre 1815 et 1830, la rigidité et la symétrie du style précédent fait place à des formes qui  s’incurvent et s’arrondissent, autrement dit, la ligne courbe succède à la ligne droite dans la conception du mobilier, qui devient plus confortable, moins imposant, donc plus intime et plus charmant.

Bien que sur le plan politique, le régime cherche à s’inscrire dans une rupture et une réaction autoritaire (surtout sous Charles X), sur le plan esthétique, décoratif et architectural, par soucis économiques aussi, les commandes commencées seront poursuivies et terminées. Certains principes sur le mobilier seront aussi conservés mais mis au goût du jour. Autrement dit, le réalisme économique primera sur toute autre considération.

La révolution industrielle approchant, la mécanisation permettra de fabriquer du mobilier en plus grand nombre, même si la conception artisanale ne disparaitra pas, mais ne concernera que les plus fortunés.

Sans être dénuée d’intérêt, le rendu des meubles conçus selon la production industrielle n’atteindra pas la qualité de finition ni l’âme de ceux conçus selon les techniques artisanales.

Les essences de bois :

Usage de bois clairs, parfois mouchetés, comme l’érable, le citronnier, le platane, l’if, l’oranger, la loupe d’orme, le thuya, le sycomore. Incrustation de motifs en bois sombre comme l’amarante ou le palissandre.

L’ornementation : Incrustations de bois clair ou foncé. Pour les motifs, la palmette Empire est conservée mais elle est plus petite et plus arrondie. Emploi des rinceaux, des feuillages, des guirlandes, des cornes d’abondance, des rosaces, des parapluies, des étoiles, des fleurettes, des cols de cygne, des chevaux, des mains, des chimères, des nymphes, des victoires, des génies.

Le piétement : Droit ou cambré sur la face avant, en sabre sur la face arrière, en griffe, à tête de bélier, en X, en forme de lyre ou de palmette. Les pieds sont terminés en cuisse de grenouille essentiellement pour les sièges et annoncent le style Louis-Philippe.

Les chaises : La chaise gondole, la plus courante, la chaise à pieds console, dossier a croisillon, marqueterie à filets, la chaise cathédrale, à  dossier ajouré, pieds à balustre, la chaise curule, dossier incurvé, la chaise à dossier en forme de demi-cercle, la chaise de réception à dossier droit, peinte en blanc rehaussé d’or.

Les fauteuils : Aux dossiers rectangulaires, avec accotoirs droits à manchettes ou en col de cygne replié, en griffon ou en chimère. Pour les sièges moins luxueux, les motifs sont très simplifiés. De nombreux  fauteuils en  gondoles, aux bras souvent détachés en forme de dauphins ou de cygnes stylisés, ou en console terminée par une volute (une continuité, en quelque sorte, du style Empire). Nouveau : apparition du fauteuil Voltaire, qui est un siège bas, au dossier élevé, renversé ou ondulé. Fauteuils style cathédrale en acajou ou en bois clair, dossiers ajourés. Fauteuils curules à dossier renversé et bergère de ligne assez lourde.

0-0-0

0-0-0

Les canapés : Très bas, la ceinture servant parfois de socle, en méridienne, chevets de hauteur inégale reliés par un troisième dossier. Ils peuvent être en forme de haricot, ou à dossiers dits « en chapeau de gendarme», c’est à dire un canapé à deux montants inspiré du lit bateau. Pour ceux dit « en sofa »,  la ceinture forme la base, avec de gros coussins en tête-à-tête, à deux places.

Les commodes : En bois clair, incrustées de bois sombre ou le contraire (« commodes a l’anglaise »). La corniche reste lourde, et les pieds sont bas et trapus. De nombreux tiroirs, mais plus de colonnes ni de pilastres.

0-0-0

0-0-0

Les lits : Les plus courants : les lits bateau, en acajou, avec des incrustations de bois clair ou en citronnier, ou des incrustations d’amarante. Les pieds sont bas et en forme de palmette, de lyre, ou de volute. Ils peuvent être peints et dorés.

0-0-0

0-0-0

Les secrétaires :<En général à abattant droit avec une partie inférieure fermée par une porte à deux vantaux.

En dos d’âne, ou en cylindre, vastes et imposants qui se combinent parfois avec des chiffonniers et des bibliothèques.

Les consoles : Rien de particulièrement innovant par rapport à celles de l’Empire. Les supports sont galbés et annoncent le style Louis Philippe.

Les tables : En guéridon reposant sur un pied central et un trépied, avec des montants formés parfois de cols de cygne. Plus massives à plusieurs pieds reliés par un plateau inférieur. Beaucoup de petites tables, servantes à deux tablettes.

0-0-0

Page 3.

Le mobilier Louis-Philippe :

Inscrit dans un style qui se situe entre 1830 et 1848, il est massif et confortable. Retour des influences non seulement de la Renaissance, surtout, du Moyen Age (avec retour du gothique, banni depuis la Renaissance), mais aussi du style Louis XV. En demeurant très proche de la Restauration, il en incarne une certaine continuité. Le mobilier s’industrialise et se simplifie, révolution industrielle oblige.

Notes personnelles : Au XIXe siècle, le Moyen-âge est idéalisé, fantasmé comme un âge d’or de la chevalerie, en contraste avec la modernité industrielle qui peut représenter un saut vers l’inconnu. L’architecture, religieuse surtout, mais aussi le mobilier, n’échappe pas à ce courant et les résultats sont plus ou moins heureux. Autrement dit, parfois un pastiche, qui peut être réussi ou raté, même se cette notion reste subjective.

Les essences de bois : Usage surtout de l’acajou , mais aussi du merisier, du noyer, en particulier de la ronce de noyer, de la loupe d’orme, du hêtre, de l’érable, du sycomore, de l’olivier, du citronnier, du platane, du palissandre, du bois exotiques, du thuya, de la racine d’if rougeâtre. Le bois peut être peint en noir est orné de motifs également peints.

L’ornementation : Le mobilier Louis-Philippe étant extrêmement simple et sans ornementation puisque fabriqué en série, il est difficile d’évoquer les motifs. Cependant, on en retrouve comme la cuisse de grenouille, très caractéristiques, et des motifs peints comme les fleurs, les animaux, les paysages.

Quelques traits distinctifs comme la doucine pour le haut des armoires, des secrétaires et des commodes. Aussi des montants droits aux angles arrondis. Egalement des panneaux en général plats et sans moulures, ainsi que des accotoirs tournés à l’excès en corne de bélier et en crosse, le double boudin. Les rocailles  et les volutes annoncent le style Napoléon III. Quasi disparition des bronzes. Pour les entrées de serrures, le cuivre ou le laiton le remplace. Nombreuses copies Louis XV, mais avec des moulures à plus forte saillie et une ornementation moins fine, réduite à sa plus simple expression.

Le piétement : Robuste, tourné à la machine, droit à balustre, à colonne, tournés en spirale, cannelé ou galbé, formant une volute dans le haut, à col de cygne, à gaine, en griffe de lion, à toupie, en console terminée en palmette.

Les sièges : Plus confortables et aux angles arrondis, en acajou, en palissandre, en noyer, en érable, en ébène. Les pieds arrière sont déversés, les pieds avant souvent galbés en console ou cannelés. Ils se rattachent à la ceinture par une petite crosse en palme ou en feuille déroulée. Les accoudoirs sont terminés en volute, en crosse ou en col de cygne. Les chaises, faites à la machine et en série comme tous les autres meubles. En noyer, en érable, en palissandre, avec quelques pieds à balustre, pieds arrière en sabre, pieds avant galbés terminés par une volute ou à gaine. Elles sont en gondole, à croisillons, à barreaux horizontaux, à dossier plat et garni de tissu, à barreaux verticaux, d’inspiration gothique (chaise cathédrale). Quelques tabourets en X.

Trois types de fauteuils. /Le classique, presque toujours en acajou, il dossier cintré et accotoirs enroulés en crosse, avec pieds galbés. En corbeille, le dossier étant d’un seul tenant avec les côtés. Le fauteuil Voltaire à haut dossier relevé, accotoirs très rembourrés, lignes droites, est très à la mode.

Les commodes : Plus de garnitures en bronze ni colonnes. Elles sont en acajou et en noyer, plates, généralement à quatre tiroirs, avec une  façade et des côtés droits, et des pieds très bas. Souvent, le haut du meuble, qui comprend un tiroir, est galbé en doucine. Le dessus est recouvert de marbre gris ou blanc sans gorge.

0-0-0

0-0-0

Soucis d’hygiène plus pointues obligent, apparition de la commode toilette. Elle contient cuvette, pot à eau et miroir, et le dessus s’ouvre.

Les lits : Les lits-bateau, à deux dossiers égaux qui s’évasent en console et se terminent en crosse. Souvent en acajou, il repose sur une base haute et massive et des pieds extrêmement bas. Les lits de repos, beaucoup plus légers avec des montants parfois garnis de tissu.

0-0-0

0-0-0

Les bureaux : Les secrétaires en acajou ou en palissandre sont formés de deux parties. La partie inférieure est munie de tiroirs, la partie supérieure comprend un abattant, qui abrite une série de casiers et de petits tiroirs, parfois ornés de colonnettes. On trouve aussi beaucoup de secrétaires en acajou avec l’intérieur en bois clair. Les pieds sont bas et massifs, parfois ornés d’une sculpture à volute. Le dessus est en marbre gris ou blanc, ou plus rarement en acajou. Le sommet garni d’un tiroir se termine en doucine. Ils peuvent être aussi entièrement droits. On les appelle « Louis-Philippe à angles droits ». Les bureaux plats classiques : ils sont à plusieurs tiroirs et deux tirettes de côté. Les bureaux dos d’âne sont parfois surmontés d’une petite armoire à deux portes. Les pieds sont cannelés, galbés ou simplement droits. On trouve aussi des bureaux à cylindre, des bonheurs du jour, certains bureaux inspirés du gothique, surmontés de chapiteaux à ogive.

Les tables : Les tables de salle à manger, en acajou, parfois moiré en « feuille de fougère », ou en noyer. Le plateau comporte deux abattants. Rondes ou ovales à 4. 6 ou. 8 pieds, souvent montés sur des roulettes.

Autre mobilier :Les guéridons classiques en acajou à plateau ovale et festonnés, circulaires et recouverts de marbre, soutenus par un pied central en forme de gros balustre ou lourdement sculptés, qui se divise en quatre pieds, terminés parfois en griffe de lion. Les petits guéridons ont souvent des dessus mobiles qui basculent.

Les coiffeuses et les jardinières. Toutes ces petites tables sont très répandues dans les salons et les chambres à coucher. Les coiffeuses sont munies d’un miroir, ovale ou rond, qui pivote autour d’un axe, recouverte de marbre blanc.

Ci-dessous, un modèle d’inspiration Louis XV en tulipier et en marqueterie.

0-0-0

0-0-0

Les tables de nuit,  hautes et cylindriques, avec une porte. Dessus de marbre.

Les tables à jeu, en deux modèles A pieds cannelés, plateau rectangulaire à double boudin. Elles s’ouvrent, formant alors un plateau carré. De petite taille, à dessus de marbre, avec deux ou trois tablettes.

Les tables à ouvrage, composées d’un plateau rectangulaire à deux boudins qui repose sur 4 pieds en console et reliés entre eux par un plateau ovale ou une traverse.

Les consoles de bois sombre, à dessus de marbre. Deux pieds en crosse reposent sur une base et se terminent souvent par des griffes de lion. La ceinture comprend un tiroir.

Les bibliothèques et les armoires. Leurs sculptures sont les mêmes que celles des commodes et des secrétaires: souvent droites ou en doucine, même piétement.

Les armoires en acajou, ou d’inspiration gothique en palissandre et en sycomore. Elles sont garnies de glaces ovales ou rondes.

En revanche, les productions régionales sont plus sobres, comme l’exemple de cette armoire tourangelle ci-dessous.

0-0-0

0-0-0

Les bibliothèques, en acajou, parfois en ébène, avec des portes vitrées.

Les instruments de musique sont très à la mode, le piano surtout, dû à Erard et à Pleyel. Il est rectangulaire à caisse épaisse, soutenu par le pied en colonnes massives réunies par un piétement sans pédale ou à pédales placées sous une lyre. A cette époque apparaissent aussi le casier à musique et le tabouret de piano à vis mobile.

0-0-0

Page 4.

Le mobilier Napoléon III :

Style éclectique situé entre 1850 et 1890, il se prolonge suite à la fin du second Empire. Il s’exprime en architecture par le style haussmannien avec un Paris qui se transforme sous l’impulsion du Préfet Haussmann.

Tout d’abord c’est la copie et la réinterprétation des styles précédents (Louis XIV, Louis XV pour les salons, rocaille et bois doré, Louis XVI pour les chambres à coucher, Renaissance et particulièrement Henri II pour les salles à manger).

Le style Napoléon III proprement dit succède aux réinterprétations et prendra son véritable caractère : poirier noirci, incrustations de nacre, petits meubles, bibelots, sièges capitonnés.

En ébénisterie,  on utilise le procédé de contreplacage qui consiste à coller de chaque côté d’un panneau une feuille de bois mince de 3 à 4 mm d’épaisseur, dont les fibres sont croisées à 90° par rapport à celles du panneau.

Ci-dessous, les principes de construction.

0-0-0

0-0-0

Les essences de bois : Du bois sombre ou laqué noir, du noyer, du poirier, de l’ébène, du palissandre, de l’’acajou veiné ou ciré, de l’érable, de l’amarante ou du bois de violette.
Usage d’un bois exotique, le pitchpin, qui apparaît en 1863. Autrement, du bois teinté, du contre-placage.
On emploie aussi le carton bouilli et le cuir pour les petits meubles, ou du papier mâché, pressé dans un moule pour réaliser des sièges ou des guéridons. Beaucoup d’incrustations de nacre, d’écaille, de  porcelaine ou de cuivre d’émail.

Le décor peut être aussi peint sur du bois sombre.

Le piétement : Pas de piétement « signature » pour ce style. Réemplois de pieds cambrés, style Louis XV, de pieds cannelés, ou de quelques pieds à balustre.

L’ornementation : Peu de bronzes. Une certaine préférence cependant pour les motifs de style louis XV, des moulures découpées, des feuilles d’acanthe, de la chinoiserie, de la rocaille.

Peu de motifs propres au style. On peut cependant énumérer des fleurs en bouquet, en corbeille, de nœuds, des rubans, des feuilles, des filets d’or, des médaillons, des têtes féminines et des masques en bronze doré. Des paysages aussi, et application de la marqueterie de cuivre et d’écaille pour les meubles d’inspiration Boulle.

0-0-0

0-0-0

Les variétés de sièges : Chaises en acajou, en noyer, en palissandre, en ébène, en poirier noirci, en  bambou, en osier, en rotin. Elles sont nombreuses avec une grande variété de formes, avec des dossiers non garnis à barreaux, circulaires et découpés, à palmettes ou à dessins de bambou.
Elles sont parfois légères, entièrement en paille, en bois peint doré ou noir, incrustées de nacre à dessins et à filets or.

Sièges cannés, capitonnés ou simplement recouverts de tissu.

Trois types de fauteuils : En cuir bouilli, sièges garnis, dossiers arrondis décorés de fleurs, d’oiseaux et de paysages. En acajou d’inspiration Louis XV, munis de roulettes et recouverts d’étoffes.

Les fauteuils crapaud, entièrement en tissu, sans bois apparent, sauf pour le piétement, bordés d’une frange haute avec un dossier rond et creux, parfois légèrement enroulé vers l’arrière.

0-0-0

0-0-0

Les sièges sont capitonnés.

Les canapés sont souvent petits, à deux ou trois places, bas, et garnis de franges, de volants ou de passementerie diverses, avec un dossier arrondi ou irrégulier.

Les chauffeuses sont des chaises basses, sans bois apparent et capitonnées et frangée jusqu’à terre.

Les confidents. A deux places, avec un assemblage de deux fauteuils à dossier bas, reliés entre eux par une liaison en forme d’S. Autre variante, les indiscrets, avec trois places en hélice.

0-0-0

0-0-0

Les bornes, de forme circulaire, aux dossiers centraux coniques qui servent souvent de support a des plantes vertes. Elles sont placées au centre d’une pièce, en général un salon.

Les poufs ronds sont  recouverts d’étoffes et garnis de franges jusqu’au sol. Il en existe aussi reposant sur quatre pieds de bois noir, au siège recouvert de tapisseries. Un modèle typique de l’époque, le pouf à cordes, entièrement sculpté à la main, en bois naturel ou doré. Plus rares, des chaises et des glaces à cordes.

Les guéridons : En acajou et surtout en poirier noirci, avec un plateau circulaire ou festonné. Enrichis d’incrustations de nacre et de motifs peints et dorés comme des fleurs, des fruits, ou des chinoiseries. Equipés de pieds à balustre, à motifs dorés reposant sur un trépied.

Les buffets : A deux vantaux, en bois peint ou incrusté de nacre, filets et motifs or.

Les bureaux et les secrétaires : En acajou, en teck ou en bois noir, à moulures et incrustations de cuivre, d’écaille et de nacre, enrichis de bouquets romantiques, et motifs d’inspiration chinoise.

Autres petits meubles Napoléon III : Les bibliothèques tournantes, en palissandre, ou en ébène, sorte de guéridon dont le pied central est entouré de casiers où l’on place les livres.

Les jardinières aux formes variées, les tables gigognes à plateaux multiples, les étagères en acajou ou en ébène, à colonnettes sculptées. Les meubles de vannerie et de rotin manille qui sont des meubles de serre et de jardin d’hiver. Chaises, fauteuils, canapés.

Les lits : Souvent adossés au mur avec la tête plus élevée que le pied. Ils sont en bois blanc, ou blanc et or,  en bois noir incrusté de nacre et d’émail, en bois de rose avec décors de porcelaine. Ils sont souvent ornés de bronzes et de rideaux posés de chaque côté à la tète du lit.

0-0-0

0-0-0

Le style Henri II :

C’est le nom donné au XIXe siècle aux arts décoratifs, à l’architecture et au mobilier qui s’inspire de la Seconde Renaissance française (correspondant au règne du roi Henri II). Le mobilier français copiant et réinterprétant ce style est fabriqué en série et à profusion, surtout les buffets, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

Ci-dessous, une pièce imposante attribuée à Joseph Alexis Bailli, vers 1855, et une déclinaison industrielle du mobilier Henri II.

0-0-0

0-0-0

Ebénistes sous Napoléon III :

Mathieu Befort (1813-1880), dit Befort Jeune, se spécialise dans la fabrication de meubles en marqueterie Boulle

Henri-Auguste Fourdinois (1830-1907).

Jules-Auguste Fossey (1806-1858).

Guillaume Grohé (1808-1885)

Charles Jeanselme (1856-1930) conçoit notamment un meuble exceptionnel transformable pouvant servir de table de toilette, de lit, et de secrétaire.

Paul Sormani (1817-1866).

Jean-Pierre Tahan (1813-1892).

Les entreprises Mercier Frères et Krieger, grandes maisons d’ébénisterie, sont en pleine explosion.

Louis-Auguste-Alfred Beurdeley (1808-1882), ébéniste et bronzier.

0-0-0

0-0-0

Une approche sur l’étude des styles et du Mobilier (4)

Art, peinture, décoration et architecture (3-4) : autour de la méridienne de madame Récamier.

0-0-0

Page 1.

Les visuels ci-dessous nous présentent, d’une part, du mobilier de style Directoire, qui se rapproche du style Empire, surtout pour les figures égyptiennes, avec, comme « pièce maitresse », la méridienne, au centre, similaire à celle présentée sur le tableau, d’autre part, « Portrait de Juliette Récamier » peint par Jacques-Louis David, peint en 1800.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Page 2.

Voici la liste détaillée du mobilier présenté sur le visuel ci-dessous.

0-0-0

0-0-0

1. Médaillon représentant un buste féminin avec le visage de profil. Une figure qui pourrait rappeler madame Récamier. Probablement fabriqué à la Manufacture de Nast, à Paris.

2. Tabouret avec un piétement en X se terminant par des pattes de lion. Assise en velours couleur crème. Essence de bois : apparemment en amarante.

0-0-0

0-0-0

3. Fauteuil à dossier haut, garni de velours couleur vert olive tant sur l’assise que sur le dossier en crosse. Piétements arrière en crosse de sabre et piétements avant en balustre et se terminant en toupie. Les accoudoirs, au dessous ajourés, reposent sur des sphinx féminins ailés (sphinges), eux même coiffés de formes en toupie qui retiennent les dits accoudoirs. Un cône sur chacune de leur partie avant viennent « couronner » les têtes des sphinx. Essences de bois : placage de citronnier et d’amarante.

0-0-0

0-0-0

4. Fauteuils, en deux exemplaires sur le visuel. Garnis de velours couleur vert olive tant sur les assises que sur les dossiers en crosse, les parties pleines sous les accoudoirs et les rembourrages sur ces derniers. Piétements arrière en crosse de sabre et piétements avant en balustre, et se terminant en toupie. Les dessous des accoudoirs, pleins, se rattachent aux sphinx ailés, d’une part et s’appuient sur l’assise arrière, d’autre part. Mêmes caractéristiques pour les formes en toupies et les cônes au dessus des têtes des sphinx que pour le fauteuil 3. Essences de bois : placage de citronnier et d’amarante.

0-0-0

0-0-0

5. Siège, garni de velours couleur crème, tant sur l’assise que sur le dossier en crosse. Piétements arrière en crosse de sabre et piétements avant en balustre et se terminant en toupie. Essences de bois : placage de citronnier et d’amarante. Deux têtes de lions, apparemment, décorent le dessus de la ceinture sur la partie avant du siège.

0-0-0

Page 3.

0-0-0

0-0-0

6. Méridienne, d’un seul tenant, garnie de velours couleur vert olive, tant sur l’assise que sur les dossiers en crosse d’égale hauteur et qui se terminent en cambrure vers l’extérieur. Huit piétements. Les quatre en avant en balustre, pieds surmontés de cinq volumes ronds de type chapelet et se terminant en toupie, alors que les quatre pieds arrière, en crosse de sabre (contrairement au modèle peint sur le tableau de David). Un motif, animalier sans doute une abeille, au-dessus de la ceinture vient « coiffer » les deux piétements avant centraux. Cet élégant lit de repos est en arabesque et de style « à la turque ».

0-0-0

0-0-0

7. Fauteuil aux mêmes caractéristiques que les fauteuils 4, à la différence que les dessous des accoudoirs sont ajourés et que lesdits accoudoirs ne sont pas rembourrés.

A noter que les fauteuils avec ou sans manchettes (3, 4, 5 et 7) présentent tous des cambrures de dossiers vers l’extérieur. Celui répertorié en numéro 5 est de type gondole avec des accotoirs reliés à la ceinture par un motif décoratif.

Les autres fauteuils, à joues ouvertes, ou, selon, à joues garnies, ont des consoles d’accotoirs sculptées de sphinges ailées, avec des accotoirs reliés aux montants du dossier courbés par un motif décoratif de palmettes.

0-0-0

0-0-0

8. Guéridon au piétement central octogonal incurvé, et apparemment marqueté, avec des médaillons en bronze incrustés au centre sur quatre des huit faces. D’une essence de bois apparemment en amarante, un plateau circulaire en marqueterie cerclé en bronze repose sur le pied. Une incrustation d’un filet en bronze semble entourer la base du piétement central. Le piétement à la base n’est pas visible. Sans doute similaire à celui représenté sur le tableau de François-Louis Dejuinne, Madame Récamier à l’Abbaye-aux-bois, peint en1849 (à gauche de la toile).

0-0-0

0-0-0

Page 4 et fin.

0-0-0

0-0-0

9. Buste en bronze, d’inspiration antique et pourrait présenter des similitudes avec madame Récamier représenté sur le tableau de David (drapé transparent du buste, par exemple, et la coiffe en bandeau).

Conclusion : une grande unité dans l’assemblage du mobilier présenté sur le visuel et sans doute inspiré du tableau d’Auguste-Gabriel Toudouze, Le Salon de Madame Récamier à l’Abbaye-aux-bois, peint en 1849.

0-0-0

0-0-0

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

Une approche sur l’étude des styles et du Mobilier (3)

Art, peinture, décoration et architecture (3-3) :l e style Empire.

0-0-0

Page 1.

Notes personnelles :

Pour une meilleure compréhension des Arts Décoratifs et du mobilier en particulier sur la période qui suit la chute de Napoléon Ier en 1815, il m’apparait nécessaire d’évoquer, en préambule, le mobilier Empire. Chaquestyle, même s’il s’inscrit en rupture, a toujours repris quelques principes du style qui l’a précédé et annonce, d’une certaine manière, le style qui va suivre. Pour citer un exemple, voici ci-dessous, l’exemple du lit bateau.

0-0-0

0-0-0

Le mobilier Empire :

Inscrit dans un style qui se situe entre 1804 et 1815, il est imposant mais d’une grande richesse, et subit toujours l’influence de l’art antique tout en s’alourdissant.

Les essences de bois :

Essentiellement de l’acajou, ronceux, moiré, moucheté, massif pour les meubles luxueux, en placage pour les meubles plus modestes. Le bâti du meuble est souvent collé assez grossièrement. L’acajou est parfois incrusté d’ébène, de bois clair ou d’acier.
Autres essences : l’érable, la loupe d’orme, le citronnier, avec incrustations d’acajou.
De rares meubles en bois peint blanc et quelques meubles rustiques en noyer.

L’ornementation :

Peu de sculptures dans le style Empire, mais beaucoup de motifs de bronze mat ou brillant, doré, noir ou vert antique. Nombreuses colonnes, droites, effilées avec laurier en bronze doré, chapiteau et base de métal doré.

Les principaux motifs : trophées antiques et guerriers, emblèmes impériaux comme le « N » couronné, l’abeille, l’aigle impérial, les étoiles, motifs égyptiens comme le sphinx, lotus. Pour les motifs animaliers, ce sont les griffons, les chimères, les centaures, les dauphins, les cygnes, les oiseaux, les losanges avec un trèfle central, des couronnes de roses et,  surtout pour les serrures, des oves, des rais de cœurs, des trèfles, des femmes aux ailes déployées et enroulées, sans oublier la branche de laurier, l’acanthe allongée et stylisée, les rosaces formées de feuilles à quatre lobes.

0-0-0

Page 2.

Le piétement :

Piétements lourds, en colonne, en balustre, en gaine de sabre, en pieds d’animaux et griffes de lion, en griffons, en cariatides ailées. Ils se prolongent par des visages féminins, ou des sphinx ailés et font suite aux accoudoirs pour les sièges. Ils se terminent souvent en toupie carrée.

0-0-0

0-0-0

Les sièges :

Ils en imposent, mais sont plus confortables que sous le Directoire. Les pieds antérieurs sont droits et travaillés. Ils montent sans interruption jusqu’aux accotoirs, auxquels ils se rattachent souvent par un buste féminin.
Les accotoirs sont droits et rembourrés. Ils reposent parfois sur des cygnes ou des lions ailés.
La ceinture du siège est large et sculptée de motifs : étoiles, rosaces, palmettes.
Les dossiers sont la plupart du temps droits, carrés et rembourrés.

Les chaises. En acajou, en bois exotique, en bois peint en gris ou en vert.

Quatre types de dossiers :

En crosse, forme empruntée au style Directoire.

En gondole.

Droits, surmontés d’un fronton triangulaire.

A bandeau.

La ceinture est ornée des motifs du style: palmettes, dessins géométriques.
Les pieds arrière sont en sabre.

0-0-0

Page 3.

Les fauteuils. Imposants, souvent chargés de bronze doré. Pieds en forme de gaine dont l’extrémité inférieure est souvent en griffe de lion, en palmette renversée, ou en pied de sarcophage, l’extrémité supérieure étant un buste féminin ou une tète égyptienne.
Les dossiers sont généralement droits ou légèrement enroulés vers l’arrière.
Les bras se terminent souvent en col de cygne, boule ou simplement en angle droit.

Les tabourets. Ils reviennent à la mode et sont très répandus. Les tabourets Empire sont en forme d’X, sans accotoirs ou avec accotoirs, style sièges curules.

Les canapés. Le canapé devient un meuble fixe, très bas, il se rapproche du lit. Le canapé Empire est à deux dossiers d’égale hauteur enroulés vers le haut.

Piétement des canapés:
soit formé par la ceinture elle-même qui est un bloc reposant sur le sol;
soit deux par deux cubes ou deux griffes de lion.

0-0-0

0-0-0

Page 3.

Les tables :

Rondes, très rarement rectangulaires ou hexagonales. Elles sont formées d’un plateau circulaire en bois, marbre, porphyre ou mosaïque.

Piétements les plus courants:

Un groupe de trois ou quatre pieds reposant sur une base uniforme ou triangulaire, pieds en colonne ou cariatides (sphinx, lions, chimères).

Un gros pied central sur une base triangulaire.

Un pilier central se divisant à la base en trois pieds terminés par des griffes de lion.

Les petites tables :

Elles sont rondes, carrées ou rectangulaires.

La table de nuit ou somno, massive et cubique.

La table bouillotte, légère et ronde, dessus de marbre, tiroirs et tirettes.

La table jardinière, en bronze doré et ciselé reposant en général sur un trépied formé d’animaux ailés ou de figures.

La table à ouvrage.

Les guéridons :

Ce sont des tablettes rondes, le plus souvent en marbre. Plusieurs déclinaisons :

A base et plateau circulaires de même dimension reliés par trois ou quatre colonnettes, motif au centre du plateau inférieur.

A pieds simples et légers.

A base triangulaire sur trois pieds souvent incurvés.

Les tables coiffeuse : 

Réduites souvent à un miroir posé sur un meuble, mais parfois une combinaison de psychés et de consoles, rares cependant.

Les consoles :

Meubles typiques de l’époque impériale.
Deux pieds avant à cariatides; sphinx, lyres ou griffons; les pieds arrière sont d’une grande simplicité.
Ceinture décorée ; motif ornemental au centre et de chaque côté au-dessus des montants.
La console repose sur un socle massif.

0-0-0

0-0-0

Page 4.

Les commodes :

Rectangulaires et en bois sombre, recouvertes d’un plateau de marbre gris foncé ou noir.

Les commodes Empire sont le plus souvent à trois ou quatre tiroirs et ornées de bronze, avec des cariatides aux angles et des palmettes.

Elles peuvent être aussi composées d’un tiroir en ceinture et de ventaux qui referment trois rangées de tiroirs comme sur l’exemple ci-dessous, en acajou et encadrée de bronzes dorés, estampillé Jacob Desmalter.

0-0-0

0-0-0

Les bureaux :

Les tables à écrire :

Quatre pieds puissants reliés par une traverse portent un épais plateau à dessus coulissant qui recouvre la table à écrire proprement dite.

Les bureaux ministre :

Meubles importants et lourds, caissons latéraux et tiroirs superposés, socle plein. Une nouveauté: le bureau-piano, dont le plateau peut s’élargir et reculer au moyen d’un mécanisme à crémaillère.

Le secrétaire à abatant (le plus courant).

Simples et élégants. En acajou massif avec un intérieur le plus souvent en citronnier. Plateaux en marbre aux montants étroits surmontés de cariatides ou de cygnes. Tiroir situés sous la tablette supérieure.  La partie supérieure comprend l’abattant qui découvre une série de tiroirs et de niches encadrés parfois par un portique ou une arcade à colonnettes. La partie inférieure se compose de trois tiroirs ou deux vantaux.

0-0-0

Page 5.

Les secrétaires à cylindres.

Imposants, composés d’un corps en cylindre supporté par deux groupes de quatre pieds. Au-dessus du cylindre: une bibliothèque ou une rangée de tiroirs.

Les bonheurs du jour. 

Plus rares avec un corps massif et rectangulaire reposant sur une sorte de console rectangulaire à socle.

Les psychés :

Composés de deux montants droits en colonne ronde ou carrée, ornés de motifs de bronze et de guirlandes surmontées d’un motif comme une pomme de pin, ou une tête antique, ou  une urne, ou un vase. Souvent munies de bras de lumière, parfois montées sur un sphinx ailé. Le cadre cerne une grande glace rectangulaire ou ovale. Le piétement est en socle massif ou formé de quatre pieds bas en X.

Les armoires :

Moins à la mode sous ce style, on trouve plutôt  à cette époque le bas d’armoire pus à la mode qui est une sorte de commode haute à deux vantaux dissimulant souvent des tiroirs.

Les bibliothèques :

Imposantes et généralement sans pieds. Elles reposent sur leur soubassement et sont à grandes vitrines, qui s’arrêtent souvent en hauteur aux 2/3 du meuble. La partie inférieure est plus ou moins décorée.

0-0-0

0-0-0

Page 6.

Les lits :

Pas de lits de milieu. Les lits Empire sont adossés au mur et sont souvent posés sur une estrade.

Le lit-bateau, ou en gondole est rehaussé de bronze, simplement peint ou sculpté, avec eux traversins à la tête et au pied. Les deux dossiers sont d’égale hauteur et incurvés vers l’extérieur.

Le lit droit, avec deux dossiers droits, à pilastres ou à cariatides.

Ci-dessous, « Chambre de l’Empereur à Versailles », travail d’étudiant (Académie Charpentier, section architecture intérieure, promotion 1990).

0-0-0

0-0-0

En ce qui concerne l’hygiène, le mobilier n’est pas en reste, et concerne la table de toilette et le lavabo. 

Les meubles les plus courants sont les tables de toilette qui se composent d’une ceinture à plateau de marbre, supportées par des pieds en X ou en lyre. Sur le plateau, de chaque côté, deux montants de bronze en forme de candélabre ou de carquois à bras de lumière supportant un miroir mobile.

Les lavabos, inspirés du trépied antique se composent de trois pieds terminés en griffe d’animal reposant sur une base, avec deux plateaux. Celui, en partie supérieure porte la cuvette, l’autre, en partie inférieure est appelé aussi tablette d’entrejambe et porte le pot à eau.

0-0-0

Page 7.

Deux pièces emblématiques du style Empire :

L’athénienne :

Une athénienne est un meuble qui peut avoir trois fonctions, lavabos comme ici, jardinière ou brûle-parfum. Le mot apparaît en 1763, sous le règne de Louis XV, au moment de la présentation du tableau éponyme de Joseph-Marie Vien, qui montrait une prêtresse à Athènes célébrant le culte d’Athéna en utilisant un meuble de ce type. Le tableau fut largement gravé et diffusa ce type de meuble dans l’Europe entière.

0-0-0

0-0-0

Ce meuble ne pouvait qu’être un élément soulignant le prestige de l’Empereur Napoléon Ier, qui n’a pas manqué de s’en commander une, et c’est l’orfèvre Martin-Guillaume Biennais qui s’en est chargé en 1800.

Ci-dessous, les détails reprennent les codes qui caractérisent le style Empire comme les pattes de lion, les dauphins qui ornent les pieds du meuble à la jointure de la tablette qui porte l’aiguière en argent, ce vase à eau, muni d’une anse et d’un bec, sans oublier les cygnes qui supportent la bassine.

0-0-0

0-0-0

Page 8.

La méridienne :

0-0-0

0-0-0

Rendu plus célèbre grâce au tableau « Madame Récamier » peint par David, cette œuvre inspiré des artistes, comme René Magritte ou des contemporains et des publicitaires en particulier, comme ceux qui ont imaginé la campagne d’affichage et le spot télévisuel de la marque Jean Prévost en 1982.

Bien qu’opposante au régime de Napoléon Ier, ce qui lui vaudra l’exil, d’ailleurs, madame Récamier, paradoxalement, n’en a pas moins adopté le style du mobilier de l’époque.  Autrement dit, ce tableau est un élément qui contribue à la valorisation du style Empire qui se réfère à une antiquité romaine fantasmée et idéalisée, accentué par la pose du modèle et les plus du drapé de sa robe. Tout laisse à supposer que madame Récamier se voudrait patricienne romaine. Le candélabre à gauche non seulement contribue à l’équilibre du tableau, mais aussi accentue l’esprit antique.

A noter que la hauteur des deux dossiers en crosse de la méridienne est identique mais il existe aussi des modèle avec des hauteurs différentes.

L’essence du bois semble être de l’acajou moucheté, mais le piétement qui se termine en toupie est accentué par l’application d’un vernis foncé, contrairement aux autres parties sur lesquelles est appliqué un vernis clair. Cependant, le meuble qui a servi de modèle est en placage de citronnier et d’amarante.

Les ornemanistes et les ébénistes sous l’Empire :

Charles Percier (1764-1838) et Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853) sont les deux principaux architectes-décorateurs du Consulat et de l’Empire.

Georges II Jacob (1768-1803) et François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter (1770-1841).

0-0-0

Page 9 et fin.

0-0-0

0-0-0

Page 11.

Analyse du mobilier ci-dessous.

0-0-0

0-0-0

Le nom : Console murale

Le style : Premier Empire

La fonction : Meuble d’apparat servant de support, pour les mettre en valeur des pièces tout aussi prestigieuses, voire plus que le meuble lui-même. Cela peut-être des vases, et/ou une pendule, un buste, « à la gloire » de tel ou tel personnage important à commencer par l’Empereur lui-même.

Les matériaux des différentes parties : chêne, acajou, bronze patiné et doré, marbre bleu veiné.

Les particularités : de bas en haut : socle rectangulaire apparemment en chêne sur lequel reposent en façade deux cariatides en bronze patiné et doré, elles même posées sur un support en bronze doré. Les deux pilastres arrière en acajou, encastrés au sol par une ceinture rectangulaire apparemment en bronze doré sont aussi ceinturés sur leur partie supérieure par deux filets du même métal et du même rendu.

Deux filets en bronze doré de largeur différente ceinturent la partie sommitale en acajou avant que celle-ci ne parte en bizot. Repose sur celle-ci un plateau en marbre bleu veiné.

Conclusion : un meuble, le plus utilisé à cette époque, inspiré de ceux estampillés des frères Jacob, François-Honoré-Georges et Georges comme l’exemple sur la planche suivante. C’est uns ensemble strictement symétrique fait de lignes pures et droites. Les deux piliers pleins en arrière et qui rejoignent le socle rectangulaire massif est typique du style Empire, tout comme les deux cariatides, ces figures féminines drapées et sculptées qui sont empruntées aux temples antiques. Elles symbolisent un témoignage de l’influence antiquisante du style Empire

Par la reprise de ce type d’éléments, Napoléon souhaitait ainsi s’identifier aux empereurs historiques.

0-0-0

Page 12.

Pour aller plus loin :

Console estampillée des frères Jacob.

0-0-0

0-0-0

Page 13.

Biographie des frères Jacob et de leur ascendant et du descendant de François-Honoré-Georges (extraite du site https://www.napoleon.org/).

Georges Jacob (1739-1814), le père, le grand Jacob, est né à Cheny, près de Migennes (Yonne), le 6 juillet 1739.

Il était le fils d’Étienne Jacob (1705-1755), vigneron, et de Françoise Beaujean, son épouse. À la mort de son père, Georges vient à Paris, travaille chez un maître ébéniste et accède à la maîtrise en présentant, pour son chef-d’œuvre, un petit fauteuil de bois doré (4 septembre 1765). Deux ans plus tard, il épouse, à Paris, Jeanne Loyer, originaire d’une famille de brodeurs, âgée de seize ans (1751-1817) ; ils auront cinq enfants, dont les deux aînés, Georges II et François seront, eux aussi, des ébénistes.

Très vite, une belle clientèle permet à Georges Jacob d’installer ses ateliers, d’abord rue de Cléry, puis, en 1775, 57, rue Meslée (aujourd’hui Meslay, Paris, IIIe), avec de vastes ateliers et hangars, où il occupe, au premier étage, un appartement d’une dizaine de pièces. Il fabrique alors, dans le style Louis XVI, du mobilier de salon et de chambre à coucher (fauteuils, chaises, canapés et lits de repos). Notamment, il est le fournisseur des Tuileries, de Marie-Antoinette et des princes, frères du Roi.
Lors de la Révolution, il est ruiné par l’Émigration (ses débiteurs partent sans le payer). Et, compte tenu des événements, il abandonne le style Louis XVI et opte pour le style gréco-romain, imaginant de nouvelles formes et employant essentiellement l’acajou, en véritable précurseur du style Empire. Cette novation se retrouve dans le mobilier qu’il fournit au peintre David et celui qu’il fabrique, en collaboration avec Percier et Fontaine, pour la salle de la Convention. Sa production porte l’estampille G.Jacob.

Sous la Terreur, il passe, par trois fois, devant le Tribunal révolutionnaire, accusé d’avoir travaillé pour Capet et les ci-devant nobles. Malgré le don de 500 crosses de fusils et la protection de David, il est incarcéré à la Conciergerie et n’est libéré qu’après le 9 thermidor (27 juillet 1794).

Ensuite, Georges Jacob, qui a 55 ans, fait confiance à ses deux fils aînés, Georges II et François, depuis longtemps associés à ses travaux. Il leur loue son entreprise, sous la raison sociale de Jacob Frères (1796), puis, après la mort de l’aîné, Georges II (1803), en constituant avec le cadet la Société Jacob-Desmalter et Cie, qui travaillera activement pendant tout l’Empire. Georges Jacob père est arbitre auprès du Tribunal de commerce de Paris.
Cependant, la crise économique et les retards de paiement de l’État entraînent la faillite de la société en octobre 1813. Georges Jacob, qui s’était porté caution, est ruiné. Agé de 74 ans, en mauvaise santé, il se retire dans une institution de Chaillot. En novembre 1813, l’architecte Fontaine, qui surveille les travaux du palais du Roi de Rome, sur la colline de Chaillot, le présente à Napoléon, qui promet de le secourir. Mais l’Empire touche à sa fin et Georges Jacob meurt peu après, rue Meslay, le 5 juillet 1814.

0-0-0

Page 14.

Georges II Jacob, dit l’Aîné (1768-1803).

Né à Paris, le 26 mai 1768, il travaille très tôt avec son père et il est associé avec son frère, François, sous la raison sociale Jacob Frères ; les deux frères exerceront cette activité de 1796 à 1803, date de la mort de Georges II.
Demeuré célibataire, Georges II Jacob vivait dans la maison familiale, rue Meslée. De santé fragile, il s’occupait surtout de l’administration de l’affaire. C’est son frère, François, qui assurait la direction technique de la fabrique. Leurs productions porteront l’estampille Jacob Frères, Rue Meslée. Elles rappellent encore par l’élégance de leurs lignes et l’emploi de l’acajou et de différents bois, ornés de diverses incrustations, celles de la période précédente (Guy Ledoux-Lebard). Leur nouvelle ligne générale met fin à la sévérité caractérisant le style Directoire et autorise à une première rencontre avec les formes tout en rondeur de la période qui s’annonce, celle de l’harmonieux et apaisé Consulat (David Chanteranne).

C’est aux Frères Jacob que Joséphine Bonaparte commande des meubes délicats, aux formes nouvelles, pour sa maison de la rue Chantereine. Peu après, ils meublent l’hôtel de Madame Récamier, rue du Mont Blanc (Chaussée d’Antin), selon les projets de l’architecte Berthault (voir Le mobilier de Mme Récamier, par D.Chanteranne, Revue Napoléon Ier, n°6, janvier-février 2001, p.66). Le lit de Mme Récamier (Musée du Louvre) utilise, pour la première fois, la forme  » bateau  » ainsi que les cygnes au titre de la décoration.
En 1800, le Premier Consul leur commande tout le mobilier de Malmaison et celui des Tuileries. Parmi leurs autres clients, on peut citer le général Moreau, Cambacérès, Gaudin, Mlle Mars…

Aux expositions des produits de l’Industrie de l’an IX (18 septembre 1801) et de l’an X (22 septembre 1802), installées dans les galeries du Louvre (1), les frères Jacob sont récompensés par une médaille d’or :  » Leur style est d’un plus grand caractère, les détails de la sculpture y sont traités avec perfection « .
Quant Chaptal visite leur fabrique, en mars 1803, il y découvre de nombreux ateliers : menuiserie en bâtiment, menuiserie en meubles, sculpture en figures, sculpture en ornements, tournage, peinture et dorure, ébénisterie, polissage, fonte moulure, dorure sur métaux, moulure, tapisserie et serrurerie-mécanique : 322 ouvriers, 11 contremaîtres et 9 apprentis y travaillent.
Les projets de dessins de meubles, demandés à Percier et Fontaine, sont mis en oeuvre par les meilleurs artistes et artisans de l’époque. Toutes les espèces de bois sont utilisées, surtout l’acajou, l’ébène et l’if des Indes.

Georges II Jacob meurt à Paris, le 23 octobre 1803, à 35 ans. Il est inhumé à l’ancien cimetière Sainte-Marguerite jouxtant l’église de même nom (actuellement, 36, rue Saint-Bernard, Paris XIe).

François-Honoré-Georges Jacob (1770-1841).

Né à Paris, le 6 février 1770, il avait, lui aussi, fait son apprentissage chez son père et ajouté à son nom patronymique celui de Desmalter, en souvenir d’une terre de ses aïeux, à Cheny, en Bourgogne,  » Les Malterres « . Il s’était marié, le 21 avril 1798, avec Adélaïde Anne Lignereux, âgée de seize ans, fille de l’ébéniste Lignereux, dont il aura 5 enfants (4 filles et 1 fils, Georges Alphonse, voir ci-dessous).

0-0-0

Page 15.

À la mort du fils aîné, Georges II, le grand Georges Jacob, le père, revient aux affaires et forme une nouvelle société avec son fils cadet, François (13 novembre 1803), sous la raison sociale Jacob Desmalter et Cie. Les productions de cette nouvelle société porteront l’estampille Jacob D (Desmalter), R. Meslée, ou, plus rarement, J.D. Leur activité est intense, les commandes affluent.
Bientôt, la société est à son apogée et les fils Jacob accèdent au titre envié de  » Menuisier-ébéniste-fabricant de meubles et bronzes de Leurs Majestés Impériales… ».
Ils vont meubler la Cour impériale et les grandes familles françaises, mais un tiers de leur production partira à l’étranger. Le garde-meuble impérial reste le principal client des Jacob et il est impossible de citer les centaines de meubles qu’ils livrent pour les résidences impériales, tant en France (Tuileries, Élysée, Malmaison, Saint-Cloud, Compiègne, Fontainebleau, Rambouillet, Trianon, Strasbourg) qu’à l’étranger (château Stupinigi près de Turin, de Monte-Cavallo à Rome et de Laeken, aux portes de Bruxelles).
Il faut y ajouter les fournitures pour le service de l’Empereur aux armées (2) pour ses frères et soeurs, le Corps législatif, le conseil d’État, ou celles fournies à l’occasion du sacre à Notre-Dame.
Parmi les plus célèbres : la chambre de Napoléon Ier et celle de l’Impératrice Joséphine (Malmaison), le trône des Tuileries, celui de Saint-Cloud (1804), installé à Fontainebleau en 1808 (Fontainebleau, Musée Napoléon Ier), le grand serre-bijoux de Joséphine (1809, Louvre), le berceau du Roi de Rome commandé en 1810 avant sa naissance (Fontainebleau).

Comme on a pu l’écrire :  Le mobilier Empire demande à être bien regardé. Les lignes sont toujours claires, les proportions parfaites. Parfois injustement taxé de rigidité, il étonne par la variété des détails que l’on découvre et qui, souvent discrets, contribuent à une harmonie d’ensemble. Le parti décoratif reste, le plus souvent, un savoir-faire du bois  » (Marie-Noëlle de Grandy, Le style Empire, sous la direction de Bernard Chevallier, Valmont Éditeur, octobre 2000, un magnifique ouvrage). Sur le joli ton de l’acajou, se détachent des ornements en bronze doré et ciselé, qui forcent l’admiration.

Mais les difficultés économiques (la crise de 1810), les retards de paiement de l’État, les prévisions optimistes du fils Jacob, qui avait vu trop grand, la volonté d’éviter des licenciements, entraînent la faillite (15 octobre 1813). Les scellés sont apposés sur les magasins et l’appartement de la rue Meslée. Cependant, les créanciers renouvellent leur confiance, accordent un concordat (18 février 1815) et la maison retrouve sa prospérité.
Sous la Restauration, elle reçoit des commandes de Louis XVIII, pour les résidences royales, de la duchesse de Berry, pour Rosny-sur-Seine, et de nombreux particuliers.
Le 1er janvier 1825, François Honoré Georges Jacob cède son affaire à son fils, Georges Alphonse, et se rend en Angleterre, appelé par le roi Georges IV, pour décorer Windsor. Après un séjour à Rome (1833), il revient à Paris, où il meurt, le 15 août 1841, à 71 ans.

0-0-0

Page 16 et fin.

Georges Alphonse Jacob-Desmalter (Paris, 25 février 1799, Paris, 7 juin 1870).

Il avait été l’élève de son père et de l’architecte Percier. Il prend la direction de l’affaire le 1er janvier 1825. Mais ne pouvant rivaliser avec les fabriques modernes (le métier s’était trop industrialisé), il cède son affaire, en 1847, à la maison Janselme, et se consacre désormais, jusqu’à sa mort, à l’architecture. Il avait épousé Hortense Ballu, soeur de Théodore Ballu, un architecte réputé.

Ci-dessous, deux fauteuils d’une suite de quatre du château de Fontainebleau, créés par le frères Jacob.

0-0-0

0-0-0

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

0

Une approche sur l’étude des styles et du Mobilier (2)

Art, peinture, décoration et architecture (3-2) : du style Louis XVI au directoire.

0-0-0

Page 1.

Le mobilier Louis XVI et Directoire.

Le mobilier Louis XVI :

Le Style Louis XVI s’étend sur presque une cinquantaine d’années,  précisément entre 1750 et 1795. Sans doute en réaction du style qui l’a précédé, et particulièrement le style Rocaille, les lignes contournées sont abandonnées pour les préférer à des lignes droites, accompagnées par une ornementation d’une grande légèreté. Sous l’influence de Marie-Antoinette, plus portée sur les arts décoratifs que son époux, l’époque est éprise de plus de naturel et de plus de simplicité.
Plutôt une grande sobriété, des meubles équilibrés et bien proportionnés, de formes géométriques comme le carré, l’ovale, le rectangle, et le rond.

Ci-dessous, les formes géométriques des meubles Louis XVI.

0-0-0

0-0-0

Page 2.

Les éléments géométriques de l’Antiquité sont repris comme, pour n’en citer que quelques uns, les perles, les entrelacs, les gouttes, les denticules.

Des nouveautés, comme le chapelet de piastres, les baguettes enrubannées, le médaillon ovale. S’ajoutent des références à la faune, comme des représentations de l’aigle, du dauphin, de la tête de bélier, du sphinx grec (à corps de lion ailé et buste féminin).


Abondance de production de meubles Louis XVI, conçus avec goût et fantaisie. Retour de l’inspiration des formes antiques et de leur pureté en partie grâce aux fouilles effectuées sur les sites d’Herculanum et de Pompéi.

Le papier peint apparait, ainsi que les motifs en trompe-l’œil, et le désir d’imiter, se fait plus présent, grâce aux talents des peintres : faux marbres, faux bois, imitation à la perfection de la pierre, du métal etc…

Emploi de plaques de porcelaine dans le mobilier, ainsi que des laques d’Extrême-Orient. Beaucoup de bois sont peints ou laqués en couleur claire: blanc, gris, gris-bleu, vert, ivoire, rose, lilas, rehaussé de filets dorés.

Le bronze doré est toujours présent et un alliage de cuivre, d’étain et de zinc appelé chrysocale, avec pour effet d’imiter l’or, fait son apparition.

Pour les essences de bois : L’acajou est très employé, moucheté, moiré, chenillé ou ronceux, verni (au tampon) ou ciré, en placage pour les grandes surfaces, en massif pour les montants des meubles. L’ébène revient à la mode, le palissandre, le hêtre, le noyer ciré, l’érable, l’if, l’amarante, le chêne pour les bâtis, les fonds et les tiroirs. Les meubles plus ordinaires sont polis, les plus beaux, plaqués ou marquetés.

Une mention particulière pour la marqueterie aux essences en bois de rose, de palissandre ou en bois de violette de conception géométrique, grecque, en guirlandes de fleurs, en bouquets, en damiers. Les motifs floraux ont une grande importance.

0-0-0

0-0-0

Rien n’est perdu. On utilise aussi les défauts du bois : la loupe, la ronce de noyer.

0-0-0

Page 3.

A noter que la coloration des meubles sous Louis XVI est nettement plus foncée que ceux du règne qui a précédé.

Entamé déjà sous Louis XV, l’importance apportée à l’hygiène, qui plus est, sous l’impulsion de la reine, augmente. Elle possède, par exemple, une baignoire à sabots. Le visuel ci-dessous nous montre qu’elle pouvait être conçue avec autant de raffinement qu’une commode, un bureau ou un siège.

0-0-0

0-0-0

Les salles de bains feront leur apparition par la suite. Autre nouveauté, la table de la salle à manger. Autrement dit, l’attribution de fonction pour chaque espace va d’avantage se développer.

De grands ébénistes vont accompagner le mouvement, comme Jean-François Leleu, Jean-Henri-Riesner, la famille Jacob, particulièrement Georges et François-Honoré-Georges, Martin Carlin. Ne pas oublier, non plus, un ciseleur, comme Caffiéri ou le sculpteur Houdon.

0-0-0

Page 4.

Le mobilier :

Avant d’en établir la liste, arrêtons-nous sur le piétement.

Les pieds sont droits et légers, en colonnette cannelée en longueur ou en spirale, en colonnette droite, carrée à angles vifs, plus rarement en carquois, en flambeaux, en fuseaux ou en lyre. Ils se terminent en sabot, en serre d’aigle ou en toupie et sont raccordés aux meubles par le cube souvent orné d’une rosace.

Au profil du cavet appliqué sur les supports d’accotoirs succède le léger balustre.

Ci-dessous, les formes des pieds et celles des dossiers de chaises et des chevets de lits.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Les peintures des sièges et des lits, lesquels sont parfois dorés où au naturel, s’accordent avec les tons des tentures de la pièce. Apparition de la toile de Jouy.

0-0-0

Page 5.

Les sièges :

En noyer ou en hêtre. Souvent en bois peint de couleur pâle, en acajou surtout, bois laqué ou simplement ciré. Certains sièges, certes très luxueux et dorés, sont, en revanche, moins confortables que ceux de l’époque précédente, mais gagnent en finesse et en équilibre. Leurs pieds sont en colonnette amincie à la base, cannelée, ou en spirale et sont raccordés à la ceinture par un cube orné d’une rosace ou d’une marguerite. A noter que les pieds arrière restent droits.

Les chaises Louis XVI sont en noyer, hêtre ou acajou, ou en bois doré. Elles peuvent être peintes, composés de pieds ronds et cannelés, en gaine, ou parfois en console. Leurs dossiers sont très variés : carrés, en lyre, bois ajouré, en raquette, en gerbe, à chapeau, à médaillon ou à colonnes détachées, entièrement en bois ou garnis de tissu. Elles peuvent être garnies de cuir ou de tissu et sont cannées ou paillées.

Les bureaux :

Les bureaux en cylindre. Très en vogue, appelés de nos jours bureaux américains (moins chic !!!). Ce sont plutôt des meubles dits masculins, par leur aspect imposant. Le dessus du meuble est en marbre, à galerie de cuivre. Un volet arrondi s’abaisse de haut en bas et actionne le plateau du bureau lui-même. Sous le plateau: tiroirs et niches et possèdent huit pieds en groupe de quatre et lorsqu’ils sont plus petits quatre pieds seulement.

Les bureaux plats.  Pieds droits, en gaine, dessus droit et recouvert de cuir, à angles arrondis ou vifs. La ceinture comprend trois ou cinq tiroirs avec des poignées sont en forme d’anneau.

Le bonheur du jour. Meuble précieux, typiquement féminin, il est formé d’une table sur laquelle repose en retrait une petite armoire fermée par deux portes de bois, glace ou vitre, parfois abritant une bibliothèque. Le plateau peut être simple ou avec un abattant cylindrique. Le dessus est en bois ou en marbre, entouré d’une galerie de bronze ou de bois.

Ci-dessous, l’exemple d’une table circulaire et d’un bonheur du jour.

0-0-0

0-0-0

Page 6.

Les secrétaires :

On peut les diviser en trois parties.

La partie inférieure garnie de trois tiroirs ou de deux vantaux

La partie moyenne qui comprend l’abattant formant tablette lorsqu’il est ouvert et découvrant les tiroirs et les casiers. Ils sont en général réalisés avec des compas d’abattants, qui suivent leur mouvement et retiennent ledit abattant.

La partie supérieure munie d’un tiroir formant la ceinture est recouverte de marbre, parfois entourée d’une galerie de cuivre.

Les pieds sont en bas en toupie ou en gaine, et se prolongent dans les montants en colonne, plats ou à pans coupés.

Les commodes :

En général, leurs façades sont plates et rectangulaires, en lignes droites, en acajou, avec un dessus de marbre gris ou blanc, et des motifs en bronze ciselé. Elles ont entre 70 cm et 1 m 20 de largeur. Deux types se distinguent, à deux tiroirs, aux pieds élevés, à trois tiroirs, aux pieds bas.

Le piétement : à balustre, en toupie, en pied de biche qui se prolonge dans les montants et la ceinture.
Même si les commodes Louis XVI les plus courantes sont rectangulaires et droites, souvent à trois petits tiroirs dans la partie supérieure, avec rosaces de bronze, avec des motifs très caractéristiques en rectangle aux angles rentrants, colonnes à cannelures sur les côtés, il en existe aussi avec des profils différents :

En demi-lune construite sur un plan en arc de cercle, souvent adossée au trumeau. Parfois elles se caractérisent par les tiroirs du milieu qui forment saillie sur la façade.

En desserte plate sur la façade, comprenant deux ou trois tiroirs et, de chaque côté, deux étagères latérales, superposées.

En console, meuble élégant en demi-cercle, haute ceinture avec tiroir, tablette beaucoup plus basse.

En console servante, ouverte de face ainsi que sur les côtés, tiroir supérieur dans la ceinture.

Ci-dessous, commode attribuée à Riesner, château de Chantilly.

0-0-0

0-0-0

Page 7.

Les chiffonniers :

Les plus courants mesurent 1 m 50 de hauteur sur 30 cm de largeur, et comportent généralement cinq tiroirs.

Les tables :

Les tables de salles à manger commencent à se répandre et sont en acajou ou en bois fruitier, de formes rondes ou parfois ovales, avec rallonges et abattants sur les côtés. Les pieds sont nombreux, quatre, six, huit en général, ronds, cannelés ou gainés en forme de carquois. Celles à six couverts sont sans rallonges.

Les petites tables :

La table à la Tronchin. Par un système de crémaillère, une tablette munie d’un abattant était haussée au niveau désiré, l’abattant lui-même pouvait s’incliner de toutes les façons.

La table en rognon. Souvent à trois tiroirs, dessus en marbre entouré d’une galerie de bronze. La table à jeu et la table à trictrac.

La table bouillotte. La table bouillotte est circulaire, avec un dessus de marbre ceinturé d’une galerie, deux petits tiroirs et des tablettes dites à tirants.

La table liseuse. Elle est formée de deux plateaux circulaires montés sur un même pied. Elle sert aussi de table à ouvrage comme de table à déjeuner.

Le guéridon. Une seule tablette toujours un pied tripode.

Les vitrines (nouveau) :

Elles sont nouvelles à cette époque.  Ce sont des armoires vitrées, destinées à placer des bibelots et les protéger de la poussière, et sont garnies de montants ou de simples baguettes moulurées, avec des pieds souvent en toupie.

Les lits :

En acajou ou en bois peint, parfois dorés, avec des montants sont en bois, le plus souvent garnis de tissu, et à dossiers droits, ou à chapeau, ou à colonnes détachées surmontées d’un plumet ou d’une pomme de pin.

0-0-0

0-0-0

Page 8.

Autres mobiliers :

L’athénienne est un meuble qui s’inspire du trépied antique. Dans l’Antiquité, le trépied était un petit meuble tripode soutenant une cuve. Généralement en bronze, il pouvait également être en cuivre, en argent, en pierre ou en or. Certains étaient d’usage courant et faisaient office de brasero, d’autres, étaient offerts dans les sanctuaires en hommage aux divinités.

C’est un haut meuble tripode de forme circulaire ou hexagonale supportant un plateau incurvé ou droit. Ses trois pieds sont généralement réunis par des entretoises formant tablette ou socle.

0-0-0

0-0-0

La tricoteuse servait d’appoint près d’un siège ou d’une table de salle à manger.

0-0-0

0-0-0

La jardinière. Ci-dessous, un exemplaire en acajou de Cuba.

0-0-0

0-0-0

Page 9.

Le mobilier Directoire :

Une harmonieuse transition entre le style Louis XVI et le style Empire, estimé pouvant s’étaler sur quinze ans entre 1789 et 1804 (période révolutionnaire de 1789 à 1792, de la Convention entre 1792 et 1795, du Directoire entre 1795 et 1799 et du Consulat entre 1799 et 1804), mais s’étalant plutôt entre 1792 et 1804.

Les bouleversements historiques sur cette période par la disparition provisoire de la clientèle de luxe (noblesse et haut clergé), accentués par la suppression des corporations obligent à avoir une approche différente dans l’artisanat, ce qui ne vaut pas dire que rien ne se passe.

Ce qui caractérise le style Directoire, c’est toujours de se référencer à l’art antique mais avec une interprétation avec plus de légèreté (le style dit « à l’étrusque »).

Le style Directoire est un style néo-classique.

Les essences de bois :

Dans la continuité de la période précédente, c’est surtout de l’acajou et des bois fruitiers qui sont utilisés comme le citronnier, l’érable, l’orme, le noyer, le hêtre pour les bois peints. Ils sont blancs, gris, vert d’eau ou soufre à filets ou à dessins. Peintures jaspées et faux marbre. Beaucoup d’incrustations d’ébène.

L’ornementation :

Les principaux motifs sont : des palmettes grecques, des vases antiques, des urnes sculptées, des colonnes détachées, des flèches, des lions ailés, des rosaces inscrites dans un losange ou un carré, des dragons, des sirènes, des bustes féminins avec ailes d’aigles, des sphinx grecs portant sur la tête un panier de fruits.


S’ajoutent des motifs révolutionnaires comme la victoire ailée coiffée d’une lyre, des rameaux de chêne, des tables de la loi, des mains jointes, des yeux  et des coqs gaulois, des casques et des trophées, des peupliers, des cocardes, des piques.

Ce que l’on trouve couramment sur les sièges et sur les armoires sont la marguerite, à la ceinture et à la tête des pieds, et le losange, sur les armoires, les dossiers et les supports d’accotoir des sièges

Les bronzes sont peu nombreux : plaques de cuivre en losange, en écusson, têtes d’animaux, petits masques de personnages, quelques baguettes.

Le piétement :

Il est  en colonnettes trapues, à gaine, ronds, cannelés et se termine souvent en boule.
Le piétement arrière des sièges est le plus couramment en sabre, parfois en patte d’animal.

En page suivante, quelques exemples de piétements et d’ornementations.

0-0-0

Page 10.

0-0-0

0-0-0

Les sièges :

Les chaises et les fauteuils n’ont pas encore l’aspect imposant du style Empire et  sont souvent en bois clair, en acajou ou en bois peint.

On trouve le dossier à crosse, le sommet s’enroule en volute vers l’arrière, ou le dossier à corne légèrement concave et cintré, il s’évase de bas en haut et se termine soit en volute, soit en angle aigu.

Deux traits caractérisent ces sièges : la palmette en coquille surmontant les bras des fauteuils ou le carré, lequel, auparavant était inscrit parallèlement au cube, mais est maintenant inscrit en diagonale, et contient une rosace ou une marguerite.

L’essence du bois des chaises est en acajou, en bois fruitier, en hêtre, et quelques-unes sont peintes. Les motifs sont sombres sur fond clair, et le dossier est généralement entièrement en bois. La forme la plus courante est le haut dossier terminé par un large barreau décoré en bas-relief, la partie centrale étant ajourée, en palmette, ou en losange ou à simple grille.

Les pieds sont droits, ronds ou carrés et ceux en arrière sont renversés, dits « à l’étrusque ».

Les chaises sont recouvertes de tissu à rayures.

Les fauteuils ont les mêmes caractéristiques que ces dernières, avec des accotoirs terminés en boule ou en volute, et reposent sur des supports en balustre qui rejoignent la ceinture.

Les sièges curules, inspirés des sièges antiques, ont des bras et les pieds formant un X.

Les commodes :

Elles sont géométriques et simples, à cotés droits et plats. Les moulures sont rares. Composées à trois tiroirs, dont celui du haut plus étroit. Pieds droits, généralement à gaine, ou en griffe de lion.

Les commodes sont souvent ornées de colonnes en forme de cariatide, palmettes ou couronnes à chaque angle.

0-0-0

Page 11.

Les tables :

Les salles à manger sont très répandues, avec des tables ovales ou rondes, à abattants, en acajou ou en bois peint, à 4 ou 6 pieds.

Les petites tables :

La table bouillotte, servant au jeu de carres, est ronde avec un dessus de marbre, deux tiroirs et deux tablettes mobiles.

Les guéridons, sont toujours en acajou, de forme ronde, à dessus en marbre ou en bois. Ils reposent sur un fût et une base en trépied.

Les psychés (nouveau) :

Création du Consulat, c’est le meuble typique des « merveilleuses » et de Joséphine. Il s’agit d’une grande glace basculante prise entre deux montants verticaux au socle massif, entourée d’un cadre bandeau. Est parfois montée sur des pieds en X.
Lorsqu’ils sont droits, ces accessoires sont surmontés d’un emblème de bronze, vase, urne, tête antique, guirlandes, enroulements. Souvent ils portent deux bras de lumière en métal ciselé sur les côtés.

Les lits :

Ils sont souvent en bois peint à filets et motifs foncés avec deux dossiers à colonnettes détachées encadrant un panneau sur le fronton, orné d’un motif, et se termine en volute.
On trouve aussi les lits de repos à deux dossiers à crosse ou une méridienne à un seul dossier.

0-0-0

0-0-0

Page 12.

Analyse de Meuble.

0-0-0

0-0-0

Le nom : Secrétaire à abattant.

Le style : Louis XVI.

La fonction : Meuble de travail, et pour être plus précis, un meuble de bureau servant à l’écriture, à la correspondance, au rangement des documents supposément plus ou moins confidentiels (sinon, il n’y aurait pas de serrure) et courriers. Il peut aussi servir à la lecture, en fait, l’usage est à discrétion de la personne qui choisit sa destination. Au XXIe siècle, il peut servir à poser un ordinateur portable pour l’utiliser.

Les matériaux des différentes parties : placage acajou, orné de filets de bronze doré pour le piétement et les trois parties. Plateau en marbre, qui semble être gris sur la photo.

Les particularités : de bas en haut : piétements en toupie (bronze doré à la base, puis acajou cerclé de bronze doré). Viennent ensuite deux ventaux plaqués acajou dans chacun desquels est incrusté un cadre de baguettes en bronze doré, alliage qui entoure aussi les quatre serrures de ce meuble. Vient ensuite le plateau qui s’ouvre à l’horizontal dans lequel est encastré un cadre en baguettes de bronze doré. Sur la troisième et sommitale partie, un tiroir en façade conçu en façade de la même manière que les deux premières parties et complétée par deux poignées du même matériau que les parties métalliques du meuble. De forme architecturée, sa façade et ses côtes sont encadrés de colonnes cannelées.

Très certainement derrière l’abattant, des tiroirs, des casiers, et un revers gainé de cuir.

Conclusion : un meuble d’une extrême sobriété, peut-être pas d’époque, mais conçu dans l’esprit des secrétaires de l’ébéniste Etienne Avril (1748-1791). Le mobilier, dans les années 1780, reflétait le goût français pour les meubles en acajou, inspiré par une anglomanie caractérisée par une fascination pour l’esthétique, les manières, et le savoir faire outre Manche qui a largement inspiré les Arts décoratifs français de la fin de l’Ancien Régime et souligné par le choix de l’essence de bois utilisé dans la fabrication des meubles britanniques.

0-0-0

Page 13.

Pour aller plus loin :

Secrétaire en acajou estampillé Etienne Avril.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Page 14 et fin.

Biographie sommaire d’Etienne Avril (extraite du site https://www.anticstore.com/)

Etienne Avril (1748-1791) – ébéniste – maîtrise obtenue le 23 novembre 1774 : Exerce sous le règne de Louis XVI, il se caractérise par ses meubles aux panneaux encadrés de baguettes de bronze.

Appelé Avril l’aîné pour ne pas le confondre avec son frère Pierre, Etienne Avril, ouvre sa boutique principale rue de Charenton, à l’angle de la rue Moreau mais également quelques magasins près de la porte Saint-Antoine. On le sollicite pour de nombreuses commandes, notamment la reine Marie-Antoinette pour son appartement du château de Saint-Cloud.

Au cours de son activité d’ébéniste, Etienne Avril vend « quantité de commodes, consoles, bibliothèques, secrétaires et chiffonniers en acajou et bois des Indes, des tables de nuit,… ». Ses meubles sont le plus souvent en acajou et en satiné. Ils se caractérisent par des lignes rigoureuses et simples et des grandes surfaces unies, typiques du style de Louis XVI. L’œuvre d’Avril se compose également, mais en moins grande quantité, de meubles en placage de citronnier, de bois de rose et de quelques modèles en marqueterie géométrique. Les formes sont nettes, légères, bien proportionnées, les bronzes presque absents, visibles uniquement aux entrées de serrures et parfois sous forme de fines baguettes d’encadrements qui soulignent de l’architecture du meuble. Enfin, bien que moins fréquents, il réalise quelques meubles d’appui et tables tric trac en acajou.

A l’aube de la Révolution, Etienne Avril cède sa boutique de la rue de Charenton pour ne garder que les magasins de la porte Saint-Antoine. Après son décès, plusieurs ventes aux enchères, de plusieurs jours à chaque fois, sont organisées afin de les vider du nombre incalculable de ses marchandises accumulées.

0-0-0

0-0-0

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

Une approche sur l’étude des styles et du Mobilier (1)

Art, peinture, décoration et architecture (3-1) : du Moyen-Âge au style Louis XV.

0-0-0

Avant d’entrer plus dans les détails, voici en résumé les grandes caractéristiques de la période entre le Moyen-Âge et le style Louis XV.

La période du Moyen-Âge connaît une évolution lente. Bien qu’il existât déjà dans l’Antiquité, le mobilier est l’ancêtre de celui qui suivra dans les siècles à venir.

Il est lourd, stable est assez rudimentaire. Deux meubles principaux : le banc en chêne et le coffre, multifonction. Le mobilier était mobile du fait que leur propriétaires étaient itinérants.

Pour ce qui concerne la Renaissance, le meuble typique est le buffet, et, dans une moindre mesure, l’armoire. La sédentarisation fait que les pièces des habitations se voient désormais tendre à une fonction précise, attribution qui sera affinée dans les siècles qui suivront.

Les murs des grandes salles sont tendus de tapisserie, non seulement dans un but esthétique, mais aussi pour isoler du froid. L’ornementation se fait lourde et les meubles toujours massif, bien qu’une recherche d’affinement pointe son nez quand on s’approche du siècle de Louis XIV.

Sous le règne du monarque absolu, tout n’est que rayonnement et éclat. Les meubles devienne luxueux, aux essences de bois en chêne, ébène ou noyer, sculptés et dorés. Le château de Versailles, qui lui même s’inspire du château de Vaux-le-Vicomte, est la grande réalisation de Charles le Brun, qui conçoit des pièces en enfilade. Les scènes mythologiques ornent les murs et les plafonds et le mobilier devient un décor.

André-Charles Boulle, qui sera évoqué dans les pages détaillées ci-dessous est l’ébéniste du roi.

Le style Régence annonce celui de Louis XV et allégera la décoration alors que la recherche du confort rendra les meubles plus petits et maniables.

Le style Louis XV, raffiné et élégant, se caractérise par des lignes courbes et serpentines. L’ornementation de forme rocaille s’inspire des coquillages.

Le rococo, enfin, fera de la spirale son ornementation préférée. Le style Transition prend naissance en réaction contre les outrances du style Louis XV.

0-0-0

Les grandes caractéristiques de la période s’étendant entre le Moyen-Âge et le style Louis XV.

0-0-0

Page 1.

La définition du meuble est un volume, un bien qui peut être déplacé, en opposition à l’immeuble qui ne peut être déplacé. Un groupe de meuble s’appelle le mobilier.

La différence entre le meuble de style et le meuble d’époque, c’est que la conception du premier est postérieure à la période auquel il se réfère. Autant dire que des meubles d’époque sont plus rares que les meubles de style, surtout pour ce qui concerne ceux du Moyen Âge , et qui ont essentiellement disparus, mais que l’on peut voir représentés sur certaines enluminures.

Il est à noter également qu’un meuble d’époque restauré à plus de 35 % de sa constitution n’est plus considéré comme tel. Malheureusement, parfois, trop de parties sont abimées et doivent être remplacées par des répliques exactes, par exemple, pour ce qui concerne la marqueterie, assez fragile. Il en va de même en architecture avec l’exemple récent de la restauration de Notre-Dame de Paris.

Mobilier au Moyen Âge pré roman et roman (du Ve au XIIe siècle):

Constitution assez sommaire, sous forme de coffres, qui font office aussi d’armoires, de sièges, de tables, voire de lits.

La conception de ce mobilier se définit de la manière suivante : panneaux de planches en chêne (essence pratiquement exclusive pour cette période), assemblées par l’intermédiaire soit de traverses entaillées clouées, soit par des pentures appliquées clouées. Les têtes de clous sont travaillées par un souci d’esthétique. Le cuir est parfois utilisé pour protéger les panneaux.

La chaise existe aussi (avec le repose pieds), en chêne, a dossier vertical et à pieds tournés. Le fer forgé ou le bronze est aussi utilisé.

Le lit est à décor d’arcades et existe sous sa version pliable.

La table est constituée de planches et de tréteaux.

Mobilier au Moyen Âge gothique (du XIIIe au XVe siècle):

Les ouvriers sont regroupés en corporations avec une hiérarchie qui commence par les apprentis, qui deviennent ensuite compagnons et, pour certains, maîtres, après avoir présenté un chef-d’œuvre devant une commission d’examen appelée jurande.

Voici une définition plus précise du menuisier, extraite sur le site https://passerelles.essentiels.bnf.fr&nbsp;:

« Le terme « menuisier » provient du latin minutiare (rendre menu). Car, contrairement au charpentier qui travaille les grosses pièces de bois, le menuisier n’œuvre que sur des petites pièces (mobilier, volets, panneaux, parquets…). Il est aussi appelé « charpentier de petite cognée ». Si cette distinction est effective en 1280, le métier de menuisier s’est parfois confondu avec celui d’ébéniste ou de lambrisseur. On pouvait également appeler les menuisiers en fonction de leurs spécialités : huchers, huchiers, ou faiseurs de huche (spécialistes des meubles), huissiers faiseurs d’huis (spécialistes des portes et des fenêtres), lambrisseurs (murs intérieurs et plafonds)… Pendant l’Ancien Régime, les menuisiers faisaient partie de la grande corporation des Charpentiers ».

0-0-0

Page 2.

Un affinement et un raffinement dans les motifs empruntés à l’architecture font leur apparition comme la reproduction des fenestrages, des décors de panneaux dits « serviette » ou « parchemin plissé ».

Les représentations humaines et naturelles supplantent peu à peu les représentations bestiaires.

Les décors étaient principalement sculptés, mais le moulurage refait son apparition au XVe siècle par une technique d’assemblage par quart de cercle ou par couple d’onglet fictive.

Les techniques d’assemblage s’affinent, les chevilles en bois remplacent les clous, apparition de la queue d’aronde pour permettre d’assembler  à angle droits et l’apparition des colles de peau ou de la colle de fromage au milieu du XIIIe siècle permet des assemblages à plat joints.

De nouveaux outils apparaissent, sans doute grâce à ce l’évolution dans l’art du mobilier qui avait un siècle d’avance de l’autre côté des Alpes à une époque ou le Royaume de France était encore empêtré dans la guerre de cent ans, peu propice à l’épanouissement des arts, de l’architecture et de l’artisanat.

Ils servaient à affiner le traitement du bois comme le rabot, la varlope, le rifflart par exemple.

Le bois retenu était toujours principalement le chêne, comme à l’époque romane, mais certains artisans locaux travaillaient avec les essences des arbres qui se situaient à proximité de leur lieu de travail. Le circuit court, en quelque sorte.

La variété de meubles de cette période (hors lits et sièges) :

Le coffre (rangement), la huche et le bahut (fonction de conservation alimentaire, comme le pain).

L’armoire (fonction religieuse puisqu’elle servait à ranger les vêtements du prêtre), le buffet, apparu au XVe siècle (partie inférieure à l’air libre et partie supérieure composée d’une ou deux ventaux et parfois d’un ou de deux tiroirs).

Le dressoir (pour permettre de présenter de la vaisselle aux métaux précieux).

Le lectrin (servant de support à des livres, ou un prie-Dieu équipé d’un pupitre pour le soutien d’ouvrages).

La table (avec les mêmes caractéristiques de celles de l’époque romane).

Le lit : à colonnes et des menuiseries à baldaquin et fermé par des tentures qui, outre leur aspect décoratif, permet une isolation et une intimité. Une variante dite « en épervier » avec le ciel du tissu accroché au plafond par des cordons.

La variété de sièges :

Le banc, l’archebanc (coffre avec dossiers et accotoirs) le faudesteuil (métallique, bronze ou fer, quelquefois pliant), la chaire (pour les hauts dignitaires religieux, elle est « coiffée » en majesté par des étoffes ou un ensemble en bois sculpté, complété par un coussin de velours au XVe siècle), les stalles (rangées de sièges, qui peuvent être relevés, liés les uns aux autres et alignés le long des murs du chœur des cathédrales, églises, collégiales ou abbatiales), la scabelle (siège en bois peu élevé et facilement transportable).

Pour terminer, il est à noter que la plupart du mobilier était polychrome, donc, les couleurs ont disparues avec le temps. L’approche de la peinture sur le mobilier sur l’époque qui va suivre ne sera pas la même.

0-0-0

Page 3.

Notes personnelles :

Les cours au Moyen Âge étaient itinérantes et le mobilier était transporté de château en château.

Lors des Croisades, les combattants occidentaux ont constaté l’avance qu’avaient prise leurs adversaires orientaux sur le raffinement et l’élégance de leurs résidences. Pour ne rester que sur le volet esthétique, sans avoir besoin d’aller si loin, l’Espagne mauresque au Moyen Âge était plus en avance sur ce point également. Une des merveilles architecturales que sont l’Alhambra et le Generalife à Grenade le démontre.

Les tapisseries murales, très présentes aussi dans les châteaux, n’avaient pas qu’une fonction esthétique. Elles servaient aussi d’isolant.

Mobilier à la Renaissance italienne (XVe et XVIe siècle) :

Nécessaire de l’évoquer ici puisqu’elle inspirera ensuite la Renaissance française.

Une rupture sur ce qui précède  puisque le style gothique est rejeté au profit de références à l’Antiquité.

L’architecture inspire les créateurs du mobilier : fronton, entablement, colonne, pilastre, arcade.

La sculpture et la mouluration, déjà présente sur le style qui précède, est reprise pour la décoration en relief, ainsi que la polychromie matérialisée non seulement par la peinture, mais aussi par le stuc (mélange de chaux et de sable, ou de la poudre de marbre, ou encore de la poudre de brique), ou l’incrustation de pâtes colorées, de la marqueterie de différentes essences de bois, d’écaille, d’ivoire, de marbres ou de pierres de couleur.

Représentations humaines, animalières et naturelles. Le Noyer est préféré au chêne par ce que plus facile à sculpter.

Le mobilier :

Le coffre, avec un panneau sur la façade principale richement sculpté.

Le cabinet, à deux corps et à volet abattant sur la partie supérieure qui abrite des tiroirs,

La table, d’abord inspirée du modèle romain, composée d’un plateau rectangulaire qui peut être en marbre ou pierres précieuses, supporté par deux pieds reliés par une entretoise. Par la suite, elle est composée de pieds tournés en balustres et réunis par quatre traverses. Dans la ceinture coulissent deux tiroirs.

Le lit, composé de colonnes supportant un baldaquin.

Pour les sièges, le sgabello, à dossier en forme d’éventail et aux pieds courbes, le sédia, à tenailles repris sur un modèle antique, et le fauteuil rembourré, à accotoirs (bras horizontaux disposés de part et d’autre) et à haut dossier.

0-0-0

Page 4.

Mobilier à la Renaissance française (XVIe siècle) :

Une transition par rapport à ce qui précède  puisque le style gothique est repris à la première Renaissance, sous Louis XII et harmonisé avec des références antiques. En revanche, à la seconde Renaissance, sous François Ier, Henri II, François II, Charles IX et Henri III, il est abandonné.

Une continuité dans la structure par rapport à l’époque gothique (châssis assemblé à tenons et mortaise) et une nouveauté puisque le raccordement des moulures se fait à 45° d’onglet. L’assemblage à queues d’aronde simples et recouvertes est une technique pratiquée également.

Le huchier désormais appelé menuisier applique les principes de la construction architecturale. Tout comme pour la Renaissance italienne, le noyer est préféré au chêne par ce que plus facile à sculpter. Cependant, dans un esprit pratique de « circuit court », sans doute que, parfois, d’autres essences de bois ont été retenues pour la fabrication d’un meuble.

Le mobilier :

Le coffre, avec un panneau en façade très sculpté, comme pour la Renaissance italienne.

Le buffet, avec, parfois, du marbre incrusté.

Le cabinet : meuble sur pieds dont la façade comporte des tiroirs et des portes, est apparu à la Renaissance, directement inspirés de l’architecture antique. Un des « pièces maitresses » est exposée au musée de la Renaissance d’Ecouen, et date d’environ 1550. Il est appelé le « cabinet vénitien », d’un créateur inconnu qui a réalisé un exemplaire peu commun en forme de théâtre antique avec un travail sur la perspective tout à fait dans l’esprit de la Renaissance. Chaque anneau de la façade cache 31 tiroirs visibles mais aussi des cachettes invisibles dissimulées dans les tiroirs. Pour souligner d’avantage l’esprit Renaissance de ce meuble grandiose, le menuisier artiste a sculpté, sur tous les compartiments, les épisodes de la vie d’Achille, ce héros grec de la guerre de Troie que sa mère a plongé dans les eaux du Styx, le fleuve des Enfers, pour le rendre invincible.

Autre définition, extraite du site du musée de la Renaissance d’Ecouen : « Le cabinet vénitien est encore un exemple, et des plus somptueux, du compagnonnage très étroit qui se crée au XVIe siècle entre le mobilier et l’architecture. Sa composition évoque irrésistiblement Palladio et particulièrement son théâtre olympique de Vicence. D’autant que les innombrables arcatures bordées de balustrades encadrent des scènes peintes sur nacre, semblables à des petites fenêtres nous dévoilant la vie animée et colorée d’un monde inconnu. Ces façades en étages sont ponctuées de niches à fond bleu, ornées de statues en métal doré. Au centre, une sorte d’abside est surmontée d’une demi-coupole. Ce joyeux foisonnement recèle des dizaines de tiroirs miniatures, qu’on ouvre en tirant sur de petits anneaux fixés à des mufles de lions. Le tout est entièrement recouvert de plaquettes de nacre peintes d’arabesques d’or et de fleurs de couleur. Le cabinet, dépositaire des objets précieux, est lui-même devenu un bijou ».

0-0-0

0-0-0

Page 5.

La table, d’inspiration de celle de la Renaissance italienne. Viennent ensuite des modèles plus élaborés, à huit ou neuf pieds et des volets coulissants permettent d’en augmenter la surface).

L’armoire (à deux corps et richement décorée). Un des plus beaux exemples est l’armoire de Clairvaux, exposé au musée de la Renaissance à Ecouen. Fidèle à l’intérêt porté aux références de l’Antiquité grecque et romaine, le menuisier a sculpté directement dans le bois des figures mythologiques à chaque angle de la partie supérieure du mobilier. Il s’agit de canéphores, ces jeunes filles chargées de porter les corbeilles d’offrande lors des cérémonies religieuses. Les panneaux, quant à eux, sont richement décorés des fameuses corbeilles de fruits, d’oiseaux et de fleurs, autant d’éléments que la Renaissance affectionne particulièrement. Cette « pièce maitresse » s’inscrit dans la droite lignée de ce que réalisait un célèbre menuisier bourguignon, sculpteur et graveur également, Hugues Sambin.

0-0-0

0-0-0

Le lit : surmonté d’un baldaquin, comme pour les périodes précédentes, le lit à quenouilles est supporté par des colonnes d’angle généralement tournées.

La chaise à bras, avec un dossier qui ne dépasse plus la tête de la personne assise. L’assise est droite.

La caquetoire, à siège de conception trapézoïdale fixe ou à pivot avec un dossier incliné et à revers d’environ 12°. Le début d’un soucis d’ergonomie, en quelque sorte.

La chaise à vertugale ou vertugadin, une réplique du sgabello (à dossier en forme d’éventail et aux pieds courbes). Catherine de Médicis a importé le modèle italien.

Le siège à tenailles, inspiré de son modèle italien.

0-0-0

Page 6.

Évocation sommaire du mobilier  Renaissance flamande, espagnole et anglaise (XVIe siècle) :

Flandre : l’Art régional mosan, très florissant, développé dès le Moyen-Âge, autour de Liège et Dinant, a influencé le mobilier à la Renaissance. Une continuité plutôt qu’une rupture, en quelque sorte. Le goût flamand influencera ensuite l’Ecole de Bourgogne et le style Louis XIII.

Espagne : le style plateresque, une combinaison harmonieuse entre les influences chrétienne et arabo-musulmanes, notamment l’assemblage des motifs géométriques et des motifs figuratifs. Surtout utilisé à la première et seconde Renaissance, la troisième, sous le règne de Philippe II se concentre plus sur une influence italienne et devient plus sévère.

Une des pièces emblématiques de ce style est le vargueño (ou bargueño), du nom du village de Vargas (ou Bargas) près de Tolède, le centre de fabrication de ce mobilier. C’est une forme de cabinet à volet abattant composé d’un coffre mobile avec des poignées qui pouvait être posé sur un piétement caractérisé par un ensemble de colonnettes tournées.

0-0-0

0-0-0

Angleterre : même si le mobilier est conçu selon les critères provenant d’une influence italienne, c’est surtout l’influence flamande qui prédomine, d’où une certaine sobriété (rythme horizontal des couronnements, pas de frontons arqués ni de cariatides. Les panneaux sont à compartiments géométriques et le décor sculpté est plus léger que ce qui se fait dans le Royaume de France.

0-0-0

Page 7.

Mobilier Louis XIII (XVIIe siècle) :

Le style Louis XIII s’étend de 1610 jusqu’à la prise de pouvoir par Louis XIV en 1661. Il ne s’arrête donc pas à la mort du Roi en 1643.

Dans le style Louis XIII, les éléments de décoration en architecture sont appliqués sur le mobilier. Le rendu peut être soit sobre et droit, soit très chargé. Les inspirations sont italiennes et flamandes. Une des caractéristiques est le décor en pointe de diamant.

Autres éléments d’ornementation : la croix de Malte simple ou à facettes, les cornes d’abondance, les vases aux arrondis accentués, les motif fruitiers comme la pomme ou la poire, les palmes et les masques de chérubins, les godrons disposés en éventail, les branches de laurier et de palmier entrecroisées, les feuilles d’acanthe, les aigles aux ailes déployées, la tête de femme entourée d’une guirlande de draperie, le cartouche de forme allongée à bords renflés, la rosace, les colonnes placées aux angles de certains meubles et sculptées dans les montants, les panneaux simples formés de rectangles moulurés sur les bords. Les rectangles sont encastrés dans des panneaux et légèrement en relief, l’étroite moulure plane servant de bordure. Un nouveau  savoir faire sur les systèmes de montage permet l’utilisation de moulures en bois tourné, sculptées profondément.

Pour le piétement : en balustres, en chapelets, en pieds bas ou en spirale, ou dits « os de mouton ». Pour les bahuts et les armoires, le pied droit à section rectangulaire prolongeant le montant du meuble, et le « fromage », sorte de boule aplatie.

Pour les sièges et les tables, les pieds sont reliés entre eux par des traverses d’entrejambe, parfois sans aucune décoration, parfois larges et sculptées.

Un nouveau procédé de construction voit le jour et consiste à coller des feuillets d’ébène de 8 à 10 mm d’épaisseur,  qui sont sculptés en bas relief. Les menuisiers maitrisant cette technique seront appelé ébénistes et une nouvelle corporation apparait ainsi.

Deux autres nouvelles techniques apparaissent aussi : les incrustations de lames de bois ou de feuilles de marbre, et l’assemblage de morceaux de bois assemblés, d’essence similaires ou différentes pour créer un décor. Autrement dit, la marqueterie.

A noter aussi que c’est aux alentours de 1610 qu’émergent les prémices du concept de la décoration intérieure avec l’attribution des fonctions des pièces. La tapisserie est un élément important dans cette intention.

Le mobilier :

Les chaises : essentiellement en noyer, avec des pieds reliés par des traverses, et à la base par entrejambe en H. Les pieds avant sont réunis par une entretoise haute formant blason décoratif. Les dossiers sont hauts mais étroits et sans bois apparent. Ils sont recouverts de tissu, de cuir ou de tapisserie. Apparition des chaises cannées et paillées, des chaises à arcades d’inspiration espagnole, des chaises à pieds obliques. Les chaises à vertugadin sont spécialement conçues pour les imposantes et larges robes des dames. Les formes des tabourets sont carrés ou rectangulaires.

Les tables : en bois massif, chêne, châtaignier ou noyer.

La grande table est une table de monastère. Elle est formée d’un long plateau de 1 m 80 à 4 m, sur 60 à 80 cm de large, qui repose sur deux gros pieds à facettes placés dans l’axe central du plateau et s’appuyant sur des patins.

La petite table, peut être parfois aussi en chêne avec des incrustations. Les pieds et les traverses sont tournés en spirales, balustres, ou en chapelets avec une traverse d’entrejambe en H ou en fourche. Elle porte souvent en son centre un vase ou une toupie. Elle comporte en général un grand tiroir en ceinture.

Les lits : toujours adossés au mur, à dais ou à baldaquin. Trois soubassements masquent les pieds. Le ciel repose sur quatre colonnes de bois tourné ou recouvert d’étoffe. Ils peuvent être dissimulés sous de grandes tentures qui peuvent être relevées. Au-dessus, aux quatre coins, sont placés des ornements comme des vases, des représentations humaines, des bouquets de fleurs.

Les cabinets : à la mode sous Louis XIII, riches et précieux, ornés de marqueteries, d’incrustations, décorés de bas ou hauts-reliefs. Ils sont composés d’un corps supérieur en longueur, fermé par deux ou plusieurs portes, supportés par des colonnes étroites ou torses ou  cariatides, le tout reposant sur un socle. Leur décoration intérieure est aussi chargée que celle de l’extérieur. Même si l’ébène domine, on trouve aussi d’autres matières comme l’écaille, l’ivoire, la nacre, des pierres dures ou des métaux tels que le cuivre et l’étain.

Les armoires : elles supplantent les coffres devenus plus rares. En chêne ou en noyer, elles se déclinent en deux versions :

A deux ventaux : elles peuvent s’élancer à 2 m 50 et sont sculptées soit de pointes de diamant ou composées de simples panneaux décorés et ornés de colonnettes tournées, indépendantes ou encastrées dans les montants. Elles sont moins fines que les armoires de petites dimensions.

A quatre portes ou bahuts à deux corps superposés : les moins nombreuses sont celles dont le corps supérieur est plus étroit et légèrement en retrait. Elles sont souvent ornées d’un mufle de lion tenant un anneau métallique servant de poignée et sont surmontées d’une corniche plus ou moins sculptée.

Chacune d’elles reposent sur des pieds à section rectangulaire ou en forme de sphère écrasée.

0-0-0

Page 8.

Mobilier Louis XIV (deuxième moitié du XVIIe siècle et tout début du XVIIIe siècle) :

Sur une durée de 1643 et 1715 (durée du règne du Roi), il comprend trois périodes distinctes; la première, encore tout empreinte du style Louis XIII jusqu’en 1661, la seconde jusqu’ en 1685, à son apogée, et la dernière, moins faste, pour des raisons économiques (les guerres sont coûteuses et les caisses de l’Etat se vident). Le mobilier, en plus d’être utilitaire, devient un élément de décor. Une théâtralisation en quelque sorte !!! (ce qui n’a rien d’étonnant sous ce règne).

Ont été crées des manufactures et des ateliers royaux qui ont permis à l’artisanat de se hisser à un niveau tels qu’il servira d’exemple à l’Europe pour les deux siècles qui suivront.

Le style du mobilier ne s’aligne plus forcément les choix en architecture, même si, centralisation du régime de la monarchie absolue avec à sa tête un Louis XIV qui estimait n’avoir de compte à rendre à personne à part Dieu, l’unité de style et la discipline des artistes est imposée.

Les références à l’antiquité restent fortes, mais s’ajoute une influence décorative extrême-orientale grâce à l’importation de porcelaines en provenance de Chine et du Japon, obtenus à bas prix. Un contexte économique qui a permis un enrichissement esthétique, en quelque sorte. Mais comme les créateurs n’avaient de ces lointaines contrées que de très vagues notions, toute la latitude était laissée à la fantaisie, d’où le terme « chinoiserie ».

Les essences retenues sont le chêne, l’ébène, le le noyer, le poirier noirci. Certains meubles en bois massif sont sculptés et dorés. Les bâtis sont en bois massif également.

La marqueterie est très utilisée, surtout par le plus célèbres des ébénistes, Boulle, qui développe le procédé du placage.

Des matériaux d’origine animales sont utilisés (la corne, l’écaille, la nacre, l’ivoire, l’os) ou minérales (le cuivre et l’étain), ou le bois de couleur.

Pour protéger ces assemblages délicats, sur les arêtes de meubles sont fixés des garnitures décoratives en bronze ciselé et dorés.

L’ornementation appliquée au style Louis XIV est nombreuse, riche variée, raffinée, parfaitement exécutée et d’une symétrie rigoureuse. En voici quelques exemples.

La coquille du pèlerin, large et plate, en relief, la feuille d’acanthe, la palmette, les deux L entrelacés,
le soleil, bien sûr, avec, en son centre, souvent une tête féminine. 

Les rinceaux qui sont des branches de feuilles et de fruits enroulées, les treillis, de losanges quadrillés et semés de perles ou de petites fleurs, les trophées, les draperies, les arcs, les glaives, les boucliers et les tridents, les cornes de bélier, les volutes en C ou en S, les chutes de feuillage, les triples cercles de liane sur les montants des armoires, les culots.
Les moulures sont sculptées: oves, perles, cannelures.
Beaucoup de bronzes dorés, gravés ou ciselés: la feuille d’acanthe, la palmette ou éventail au-dessus d’un masque féminin, les mascarons ou les têtes de faunes grimaçantes.

0-0-0

Page 9.

En cette fin du XVIIe siècle, l’ornementation se fait plus gracieuse et plus libre, et la structure du meuble s’émancipe de la rigidité du style classique. Elle est symbolisée par des lignes harmonieusement galbées.

Les pieds sont droits et déclinés en balustre, en gaine à section carrée, ornementés, marquetés, en console autrement dit en forme d’S peu accentué.
Ils se terminent en toupie, en sphère écrasée, en griffe, en patte de lion, en sabot cubique et sont souvent en bois doré ou en marqueterie, sobres ou sculptés. Les entretoises sont en forme de console avec, en leur centre, un motif sculpté.

Le mobilier :

Les sièges, chaises et fauteuils.

Les sièges : en bois sculpté, souvent doré. Plus ou moins confortables malgré leur rembourrage et leur garniture d’étoffe. L’assise se trouve à 45 cm du sol, voire moins, avec des pieds en colonne carrée, ou légèrement galbés, reliés entre eux par des entretoises en croisillon et souvent ornés d’une coquille.
La hiérarchie sociale à cette époque détermine les sièges:

Le carreau, le plus simple, coussin quadrangulaire que l’on posait par terre pour s’asseoir.

Le placet, un tabouret à quatre pieds droits en balustre, avec un châssis rigide et rectangulaire, maintenu par un entrejambe en H, et souvent surmonté d ‘un motif au centre et d’une hauteur généralement de 41 cm.

Le ployant, plus rare, un tabouret avec des pieds en X, et les deux X étant reliés entre eux par une traverse.

Les fauteuils, en deux déclinaisons.

Le fauteuil classique : l’accotoir os de mouton, de la fin du style Louis XIII, évolue vers l’accotoir en console, ainsi que les pieds et les traverses. Certains pieds sont en balustre. Dossier très important, incliné en arrière et dont le dévers peut atteindre 20 cm. L’entretoise en H ou en X comporte au centre de la traverse une ou plusieurs volutes.

Le fauteuil de commodité ou de confessionnal : ancêtre de la bergère Louis XV, muni de deux joues rembourrées sous les accotoirs qui sont eux-mêmes tapissés, dossier à deux oreilles, fond du siège monté en creux, coussin de duvet posé dessus.

Les tables, en deux déclinaisons.

La console d’applique, placée contre un mur, très rare, seulement décorée sur trois faces, en bois doré et très sculpté, avec un dessus en marbre, en mosaïque de Florence, en marqueterie ou en porphyre d’Égypte. Il repose souvent sur des figures féminines, des mascarons ou des masques, entourés de rinceaux, de guirlandes et de festons. Les pieds sont verticaux ou arqués et rentrés vers l’intérieur, et un croisillon qui comporte en son centre un motif. Initialement à quatre pieds ce meuble n’en aura plus que deux.

La table de milieu large et richement décorée, composée de quatre pieds en gaine ou en balustre, ou en pied de biche avec deux courbes en S superposées. Avec une ceinture est très sculptée, et un motif central, on trouve aussi des tables en mosaïque de Florence à pieds balustre.

Pour ce qui concerne la table de la salle à manger, elle n’apparaitra en tant que tel que sous Louis XVI. Pour le moment, elle consiste simplement en une planche posée sur des tréteaux et recouverte d’un tapis.

0-0-0

Page 10.

Les bureaux.

Reposent, au début du règne de Louis XIV, sur huit pieds jumelés, plaqués d’écaille, de cuivre ou d’étain. Le piétement est très particulier : deux groupes de quatre pieds reliés entre eux par deux traverses croisées en diagonale et supportant chacun les deux corps de tiroirs (bureau de type Mazarin ).

0-0-0

0-0-0

A la fin du règne, ils prennent le nom de tables à écrire. Conservent seulement quatre pièces d’angle et comportent un alignement de tiroirs sous la ceinture. Les pieds sont arqués et ornés de bronze. Ils sont appelés pieds de biche. Tout comme les consoles, ils sont composés de plateaux de marqueterie,
de marbre ou de mosaïque, les tabliers sont abondamment sculptés, les tiroirs étant moins nombreux.

Les commodes.

Remplacent le coffre et le bahut. La commode Louis XIV est composée de quatre, trois ou deux tiroirs. Elle est l’œuvre de Charles Boulle. Deux déclinaisons.

La commode tombeauà un ou deux tiroirs.

La commode à panse remplieà deux ou trois tiroirs. La tablette de dessus est généralement en marbre. Elles sont en marqueterie à dessins: arabesques, ornements végétaux ; en bois sculpté rehaussé de bronzes ou en laque façon Chine.

Les guéridons :

Plus décoratifs que fonctionnels, appelés aussi torchères, ils possèdent le plus souvent trois pieds. Composés d’un plateau supporté par un corps représentant une figure allégorique ou un personnage maure. Leur plateau est toujours circulaire.

Les armoires.

En bois massif ou en marqueterie, elles conservent leur forme, sont rectangulaires et vastes, à un ou deux battants. Les panneaux sont nus ou décorés de motifs végétaux ou de pointes de diamant, parfois ornés de motifs en bronze. L’armoire a une corniche saillante et repose sur des pieds en sphère aplatie ou en griffe de lion. Beaucoup d’armoires parmi les meubles estampillés Boulle.

La bibliothèque.

Elle fait son apparition. Elle est à hauteur d’appui avec des ventaux grillagés à l’origine, mais remplacés par une vitre par la suite.

0-0-0

Page 11.

Mobilier Régence (première moitié du XVIIIe siècle) :

Un style de transition sur une période courte, huit ans, de 1715 à 1723. Il « s’assagit » par rapport au ce qui précédait. Les lignes s’assouplissent et se courbent avec de la légèreté et de la fantaisie. Les références des ordres antiques sont plus librement interprétées. D’avantage de recherche dans l’élégance, surtout dans la conception des tables par la suppression des traverses d’entrejambe et galbe des pieds dits « pieds de biche » qui se terminent en « sabots ».

Une fine ornementation sculptée vient décorer les meubles en bois massif.

Pas d’innovation cependant sur l’ornementation en relief, obtenu par l’emploi des bronzes ciselés et dorés.

Sur la marqueterie, on préférera les placages de bois satinés, de palissandre, d’amarante, de bois de rose et de violette. Tout cela est assemblé en frisage le plus souvent.

Les autres essences de bois : Chêne, ébène (moins utilisé), poirier noirci, noyer, bois fruitier, hêtre, bois à veinures et à nœuds.

Les motifs ornementaux pour le mobilier : la coquille à cinq branches, la feuille d’acanthe dissymétrique, le palmier, les rinceaux courbes, la tête de faune et celle de femme coiffée d’un diadème, les fonds quadrillés ou pointillés, à motifs rocaille inspirés de l’art baroque italien : fleurs, rochers, plantes, coquillages, légumes, fruits, animaux. Toujours des motifs asiatiques: chinoiseries, pagodes, chapons, singes, fleurs exotiques.

Des innovations cependant : création de la forme galbée par le procédé du chantournement (opération qui consiste à découper le contour d’une planche selon une ligne courbe ou sinueuse).

Trois tiroirs sur les commodes qui sont conçues « en tombeau », c’est-à-dire que les formes sont inspirées des sarcophages et tombeaux antiques.

D’avantage de recherche de confort et un peu plus de soucis ergonomiques. Sièges plus maniables, le dossier s’abaisse, le cannage est le plus souvent employé sur les assises de dossiers (ou alors garnis). Les supports d’accotoirs sont placés en retrait, les pieds sont cambrés et les entretoises ne sont plus forcément intégrées.

Le mobilier :

Les sièges conservent la ligne des sièges de la fin du style Louis XIV, ils sont garnis de tissu ou souvent cannés, comme indiqué plus haut.


Les chaises et les fauteuils en hêtre et en noyer, parfois en chêne. Les dossiers sont plus bas et de moins en moins entièrement garnis de tissu, le cadre à bois apparent se répand. Les pieds galbés en pied de biche, comme indiqué plus haut, puis en S, sont bas. Les traverses disparaissent. La ceinture galbée en accolade est ornée d’une coquille centrale.


Spécifiquement pour les fauteuils, manchettes rembourrées reposant sur des consoles d’accotoirs en forme d ‘S à crosses de feuillage stylisées. Le haut du dossier est chantourné, mais les côtés sont rectilignes.


Les bergères à oreillesrembourrées, à manchettes. Le siège est garni d’un coussin.

Les Commodes,  ventrues et à pieds courts. Profil sinueux dit profil en arbalète.
Du bronze employé de façon légère: feuillages et feuille d’acanthe.

0-0-0

Page 12.

Les bureaux, plats en poirier noirci. Cinq tiroirs à caissons dont un central – quatre pieds galbés terminés en sabot – filets de cuivre – serrures et poignées en bronze doré. Un exemple, un bureau plat exécuté par Boulle en 1715, année de la mort du Roi Louis XIV, et qui fait partie de la nombreuse collection du Duc d’Aumale au château de Chantilly. C’est peut-être une des dernières commandes de l’ébéniste qui a décidé de « passer la main » à ses quatre fils après la disparition du souverain.

0-0-0

0-0-0

Les lits à quenouille disparaissent peu à peu. Ils deviennent à bois apparent, à deux dossiers ou à trois côtés rembourrés, au fronton chantourné et décoré.

L’ébéniste le plus célèbre du règne de Louis XIV : André-Charles Boulle :

Né le 10 novembre 1642 à Paris, mort le 29 février 1732 dans la même ville,  il n’est pas seulement un ébéniste, fondeur, ciseleur, doreur, et dessinateur français du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle. Ébéniste du Roi, il innovât en s’employant à associer du bronze doré à l’ébénisterie. Son talent, ses nombreuses commandes, sa longévité et son succès auprès de ses contemporains expliquent la profusion de ses œuvres.

Ci-dessous, quelques unes de ses créations.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Des horloges et des cassettes sont aussi à l’actif de Boulle.

Il est à noter aussi que les instruments de musique, porcelaines, vaisselle et autres accessoires accompagnaient le mobilier.

0-0-0

0-0-0

Notes personnelles sur l’hygiène en préambule avant d’évoquer la période suivante :

A partir du règne de Louis XV, le rapport à l’hygiène corporelle se perfectionnera et, avec l’arrivée des premières salles de bains, le mobilier adapté fera son apparition, comme la baignoire sabot, par exemple.

La chaise percée, déjà existante antérieurement, sera, bien entendu, un meuble qui aura sa place dans un cabinet de toilette.

Des horloges et des cassettes sont aussi à l’actif de Boulle.

Il est à noter aussi que les instruments de musique, porcelaines, vaisselle et autres accessoires accompagnaient le mobilier.

0-0-0

0-0-0

Notes personnelles sur l’hygiène en préambule avant d’évoquer la période suivante :

A partir du règne de Louis XV, le rapport à l’hygiène corporelle se perfectionnera et, avec l’arrivée des premières salles de bains, le mobilier adapté fera son apparition, comme la baignoire sabot, par exemple.

La chaise percée, déjà existante antérieurement, sera, bien entendu, un meuble qui aura sa place dans un cabinet de toilette.

0-0-0

Page 13.

Mobilier Louis XV et dit « de transition » (milieu du XVIIIe siècle) :

C’est la légèreté et l’élégance qui va primer sur une construction simple et rationnelle. Détachement par rapport aux références antiques dans un premier temps avant d’y revenir dans le style dit de transition.

Formes de meubles galbées avec des pieds toujours en console et des traverses découpées en arbalète. Le style italien va beaucoup influencer le mobilier Louis XV, comme on peut le voir, par exemple, avec cette console génoise du XVIIIe siècle et qui fait partie de la nombreuse collection du Duc d’Aumale au château de Chantilly.

0-0-0

0-0-0

Sont utilisées les essences de bois suivantes : chêne, noyer, hêtre poli, naturel, laqué (laque noire et or, laque rouge) ou peint de couleurs tendres (blanc, rose, bleu, lilas, vert clair) parfois à plusieurs tons et à filets, le bois d’amarante et le bois de violette. L’acajou massif ou en placage, le prunier, le frêne pour les meubles moins beaux; le bois sculpté et doré est encore très à la mode. Beaucoup de marqueterie et de placage.

Le placage de bois des îles est à compartiments ou à mosaïque. Encadrement des panneaux de bandes en bois de couleur et de filets. Les motifs sont en damiers, losanges, rosaces, et en lignes géométriques.

Emploi dans la marqueterie des bois de différentes couleurs, ce qui permet de véritables compositions décoratives de motifs floraux, de scènes, de personnages, de guirlandes ou bouquets.

L’importation de panneaux en laque de Chine ou de Coromandel permet de les appliquer sur les bâtis des meubles.

En 1728, les frères Martin, de Paris, inventent une imitation de laque à base de copal, qui sera appelé « le vernis Martin », en vue de concurrencer les laques de Chine et du Japon, et surtout, moins coûteux.

Décoration riche s’inspirant du style Régence (chinoiseries) et de la rocaille, il est à noter une absence de symétrie. Elle sera de nouveau présente dans la transition.

Pour les motifs, emploi de la coquille, dissymétrique, la feuille d’acanthe, les feuillages entrelacés, les oiseaux, les bouquets, les fruits, ainsi que tous les attributs amoureux.

Les motifs « rocaille »  sont souvent extravagants, tourmentés, asymétriques, inspirés surtout de certains coquillages.

Pour les chinoiseries, toujours en vogue, représentation de  mandarins, magots, pêchers, paysages, statues à personnages.

Pour  les cartouches emploi de la coquille ailée à deux carquois entrecroisés, guirlandes de fleurs.

La tête de femme est encadrée de « rocaille » et de beaucoup de fleurs. Représentation aussi de chutes, de fleurs enroulées, et la petite fleur remplace la coquille Louis XIV sur les sièges.

Les bronzes et les cuivres sont très employés aussi pour les serrures, les extrémités des pieds, les angles,

Arêtes, avec des motifs identiques à ceux du bois sculpté.

Moulures légères, découpées, chantournées et marbres gris, rouge, rose, vert, orange ou bleu.

Le piétement pour  tous les meubles, des tables et des sièges sont en en forme de pied de biche, c’est-à-dire constituées par deux sections superposées et contrariées formant un S, gracieux et légers, en général terminés en sabot de bois ou de métal ou en petit pied vertical.

0-0-0

Page 14.

Le mobilier :

Les sièges :

Légers et confortables, en bois sculpté naturel, doré ou peint avec une décoration sobre. Exemple le plus courant, deux ou trois fleurettes au centre de la ceinture et du haut du dossier, les lignes sont courtes, sans angles droits, des pieds en S plus ou moins prononcés. Garnis de tissu et parfois cannés.

Les chaises et les fauteuils ont une essence de bois en hêtre, en noyer, en bois peint de couleur claire, ou doré. De forme trapézoïdale, le dossier est violoné et chantourné en haut et en bas. Les pieds sont en S, en pied de biche appuyé sur un petit dé en bois. Les dossiers sont à la reine quand ils sont droits, en cabriolet s’ils s’incurvent légèrement, ou en lyre (plus rare). Elles sont parfois ornées de motifs rocaille, et souvent cannées.

Les accotoirs sont garnis de manchettes et reposent sur des consoles en retrait légèrement rembourrées et ne prolongent plus les pieds.

On retrouve des types de fauteuils comme :

Le  cabriolet, léger,  à dossier concave et violoné, c’est-à-dire étranglé en son milieu;

La bergère, plus importante et plus profonde, à joues pleines, bassse et garnie d’un épais coussin de plume. Elle se décline en bergère à confessionnal (à deux larges oreilles) et la bergère en gondole.

Le fauteuil marquise, pour deux personnes, appelé parfois demi-canapé, avec un bois apparent et un dossier bas.

Le fauteuil de bureau ou de cabinet, une création très caractéristique du style Louis XV. Le plan forme un demi-cercle; le siège formant saillie en avant est supporté par un pied. Les trois autres pieds sont disposés de façon symétrique autour de celui-ci. Le dossier est bas et arrondi. Ils sont souvent garnis de cuir ou cannés. Le fauteuil de toilette est de forme analogue.

Les canapés, à dossier chantourné, souvent à trois places, à joues pleines. Ils sont en gondole ou en corbeille.

Les chaises longues. Elles sont très à la mode: ce sont des bergères allongées en une ou deux parties, à un ou deux dossiers. Elles sont en duchesse, en ottomane, en sofa, en sultane.

Les tabourets à ceinture décorée, à pieds de biche.

Les commodes :

En acajou, en noyer ou en palissandre, marquetées, vernies ou laquées, recouvertes de marbre à bords chantournés. Elles sont ornées de bronzes dorés et ciselés.
Les deux formes les plus fréquentes.

La commode à pieds élevés et cambrés, à deux tiroirs superposés, fine et élégante.

La commode à pieds bas et trapus, à plusieurs tiroirs, beaucoup plus massive.

Appellation des commodes : en tombeau, à la Régence (très ventrue, à trois tiroirs), religieuse (petite et étroite), en console.

La chiffonnière, petit meuble dérivé de la commode, plus haut que large. Il est porté par des pieds généralement élevés; à deux ou trois tiroirs dont un s’ouvre sur le côté; très décoré, laqué et peint de sujets chinois, ou marqueté.

0-0-0

Page 15.

Les tables :

Elles deviennent légères et maniables, sans traverses d’entrejambe, pas encoire de table de salle à manger (planche et tréteaux).
Celles  que l’on peut trouver sont en général de petites dimensions avec un piétement le plus souvent en pied de biche, terminé par des sabots en bronze doré ou par une volute reposant sur un petit dé; les ceintures sont abondamment découpées et décorées de motifs: coquille Louis XV; motifs « rocaille », rinceaux d’acanthe.

Les variétés des petites tables que l’on déplace :

La table à jeu, souvent à plateau mobile muni d’un damier pour le jeu de trictrac (jeu de société de hasard raisonné pour deux joueurs qui se joue avec des dés sur un tablier semblable à celui du backgammon. Il appartient à la famille des jeux de tables).

La table servante, ronde, carrée ou triangulaire.

La table à écrire, qui contient un tiroir et une tablette que l’on peut tirer.

La table à ouvrage, à tiroir et à plateau formant traverse.

La table de chevet, qui se décline en deux types. Une petite armoire à deux vantaux surmontée d’un casier à volet coulissant en lames de bois, et d’un tiroir.

Une armoire plus haute à deux vantaux, sous un casier à volet coulissant sans tiroir.

Les tables de toilette appelées aussi coiffeuses ou poudreuses, dessus à trois abattants, celui du milieu s’élevant verticalement et formant miroir. A l’intérieur des deux abattants encadrant le miroir se trouve un compartimentage; dans la ceinture deux tiroirs latéraux, un tiroir central et une tirette.
Autres petites tables: la liseuse, la table d’accouchée à pupitre amovible, pieds courts et bras de lumière.

0-0-0

Page 16.

Les bureaux :

Le bureau plat, rectangulaire à coins arrondis, pieds cambrés ornés de feuilles en bronze doré. Il est souvent en chêne plaqué de palissandre, à trois tiroirs: un au centre, droit et légèrement en retrait; les deux autres suivent la forme de la ceinture. Un exemple ci-dessous qui fait partie de la nombreuse collection du Duc d’Aumale au château de Chantilly.

0-0-0

0-0-0


Le bureau à cylindre apparaît vers 1750, souvent en marqueterie avec abattant à cylindre fermant tablettes tiroirs intérieurs.

0-0-0

0-0-0

Le bureau dos d’âne, meuble féminin, petit et fin, avec un abattant incliné découvrant tablettes et tiroirs.
Le bureau capucin, bureau de dame à cachettes, à secrets et à ressorts dissimulés. L’abattant est brisé horizontalement: la partie supérieure se relève et découvre en elle-même une série de casiers; la partie inférieure forme table à écrire lorsqu’elle s’abat. Petits tiroirs latéraux qui s’actionnent au moyen de ressorts cachés.
Il y a encore beaucoup d’autres petits bureaux de dame fins et marquetés.
Le secrétaire de dame en marqueterie, divisé en deux parties: l’une, inférieure fermée par deux vantaux, l’autre supérieure, par un abattant ou deux volets coulissants, découvrant une série de tiroirs et une petite armoire; tiroir horizontal entre les deux parties.

0-0-0

Page 17 et fin.

Les consoles :

En bois naturel ou doré, elles sont très sculptées, à deux pieds cambrés abondamment décorés, souvent de motifs «rocaille », soutenant une tablette recouverte de marbre qui peut être bleu, vert, rouge, blanc veiné. Elles sont placées sous les glaces.

Les lits :

De forme très variées, en voici trois déclinaisons :

Le lit à la duchesse, à ciel d’où tombent de grands rideaux qui dégagent entièrement l’avant du lit.

Le lit d’ange, à dossier de bois apparent; il est surmonté d’un ciel;

Le lit à la polonaise, petit dôme à quatre rideaux relevés par des embrasses

Le mobilier régional :

Ce sont les meubles de province, dits « rustiques » en bois massif, c’est-à-dire sans placage : les moulures et les sculptures sont directement taillées dans le bois. Les essences les plus répandues: chêne et noyer. Viennent ensuite: le merisier, le poirier, l’amandier, le hêtre et le sapin.

A noter que la technique du vernissage était dite « au tampon » qui permet une finition et donne une patine avec le temps, contrairement à la technique moderne de fabrication du mobilier néo-rustique, dite « au pistolet » qui se prétend donner un aspect « vieilli ».

Quelques exemples typiques :

Lebuffet Louis XVbas d’armoire surmonté d’un corps à étagères;
Le garde-manger provençal, les armoires Louis XVde grandes dimensions, à deux ou trois panneaux moulurés; fronton cintré sur les côtés, traverse inférieure décorée et festonnée.
Les meubles dérivés de l’armoire: la bonnetière, petite armoire à une porte, la panetière provençale, le pétrin.

Quelques ébénistes célèbres de l’époque de Louis XV :

Les premières estampilles furent celles des ébénistes David Roentgen, Georges Jacob, Gonthière, Jean-François Leleu, Louis Dufour, Avisse, Cresson, Louis Delanois, Bernard; Boudin, Dubois, Delorme (meubles de laque , marqueterie), Dumoulin (commodes laquées style rocaille), Cressent, Gaudreau Joseph; Lacroix, Migeon, Oeben, Peridies.

La signature du maître ébéniste est précédée de J.M.E (initiales des mots juré maître ébéniste). La signature est placée en général sous le marbre pour les commodes et les secrétaires, les sièges sont signés sur le dossier ou à l’intérieur du bâti.

0-0-0

Nicolas globe croqueur (et photographe).

0-0-0

Canal du Midi, le long du bief de l’Évêque en automne

Randonnée pédestre photographique colorée à Trèbes et sur les 3 km 763 de ce bief.

0-0-0

Au départ de l’écluse de l’ Évêque (1680), en direction de Carcassonne.

0-0-0

0-0-0

Diaporama du bief, direction l’aqueduc de Trapel.

0-0-0

0-0-0

L’aqueduc de Trapel, 1689.

Il est formé d’un large déversoir plan à fleur d’eau. Deux voutes passent sous le canal et s’ouvrent à l’aplomb du déversoir qui évacuait les eaux excédentaires du Fresquel avant la construction du pont-canal (sources fascicule « Le canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin).

0-0-0

0-0-0

Diaporama au fil du bief, direction le pont de la Mijeanne.

0-0-0

0-0-0

Diaporama sur l’arrivée au pont de la Mijeanne.

0-0-0

0-0-0

Au pont de la Mijeanne, XVIIe siècle.

0-0-0

0-0-0

Arrivée sur le pont Rouge (1920).

0-0-0

0-0-0

Diaporama en direction des écluses du Fresquel, simple et double.

Franchissement de l’ancienne prise d’eau du Fresquel, laquelle peut être remise en marche ci besoin. En aval, une prise d’eau sur l’Aude qui date de 1870 (sources fascicule « Le canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin).

0-0-0

0-0-0

Arrivée sur les écluses du Fresquel.

Ces ouvrages sont à bassin simple pour la première écluse, à bassins doubles pour la seconde. Entre les deux, le plus court bief du canal du Midi.

0-0-0

0-0-0

Ci-dessous, un visuel généré par Intelligence Artificielle.

0-0-0

0-0-0

Pour terminer, un visuel aquarellé du canal.

0-0-0

0-0-0

Nicolas globe croqueur.

0-0-0

Les épanchoirs, déversoirs ou siphons expliqués sur ce lien.

0-0-0

Quelques éléments de réponse sur les principes artistiques et sur la composition

Art, peinture, décoration et architecture (1 et 2) : art graphique, publicité, design, architecture.

0-0-0

1/1

Précisions sur la question 1 : composition statique, dynamique, très dynamique et désordonnée.

Précisions sur la question 11 : « design » est rattaché au mot français « dessein » (projet) et au geste de dessiner « dessin ».

A noter aussi le rapport « couleur lumière » – « couleur matière » qui interfèrent l’une sur l’autre et qui sous-entend les problèmes liés à la réfraction, réflexion, lumière induite, influence de la lumière réfléchie sur l’ombre, etc…

Précisions sur la question 13 en cliquant sur le lien Wikipédia.

Précisions sur la question 14 : cette appellation vient du mot japonais et qui est traduite par « trop mignons »

0-0-0

1/2

Deuxième partie : propositions d’habillage graphique sur une automobile, à partir de visuels de Roy Lichtenstein.

0-0-0

0-0-0

2/1

Précisions sur la question 1 : pendant la Renaissance, les artistes commencent à utiliser les apports des mathématiques, des sciences et de la géométrie, afin d’élaborer de nouvelle règles dans la construction et l’organisation de l’espace. C’est ainsi que la perspective est inventée pour représenter une vision du monde qui place l’Homme au centre de l’Univers. l’architecte Léon Battista Alberti (1404-1472) en est le premier théoricien.

Le texte et se schéma qui suivent ont pour source un extrait sur Wikipédia :

Alberti a donné une méthode de construction de la décroissance de la profondeur apparente des carreaux lorsque l’on s’éloigne de la ligne de terre en perspective.

0-0-0

0-0-0

Rédigé vers 1435, son De Pictura, Traité de la peinture « imprimé en 1511 à Nuremberg, soulève une question qui sera au XVIIe siècle à l’origine du développement de la géométrie projective : quelles sont les propriétés géométriques communes à deux perspectives d’une même figure. Pendant tout un siècle encore, la portée des méthodes de perspective restera relativement restreinte et ne dépassera guère les cadres des tableaux d’artistes »[3]. Mais par la suite, notamment grâce à son usage en cartographie qui va révolutionner entre autres la balistique, la géographie et l’astronomie, « l’intégration des méthodes projectives dans le corps des mathématiques enrichira et renouvellera la géométrie.

Quelques réalisation d’Alberti à Florence :

Le Palais Rucellai (1446-1451), le petit Temple du Saint Sépulcre (1467), la façade de la basilique Santa Maria Novella (1470).

0-0-0

0-0-0

Difficile de ne par penser au tableau « La cité idéale » en observant les architectures d’Alberti.

0-0-0

0-0-0

2/2

0-0-0

Précisions sur l’interprétation : certains spécialistes ont prétendu qu’en fait, Mona Lisa pouvait avoir été inspiré par un modèle masculin, notamment Salaï. Pour ma part, je ne me contenterai de noter que se dégage, tant sur le tableau de « La Joconde  » que sur le « Saint Jean-Baptiste » (avec Salaï ayant servi de modèle à Léonard de Vinci), une pointe plus ou moins affirmé de malice dans les sourires.

0-0-0

0-0-0

Pour aller plus loin sur le rapport « couleur matière » et « couleur lumière » (interférences de l’une sur l’autre ce qui sous-entend les problèmes liés à la réfraction, réflexion, lumière induite, influence de la lumière réfléchie sur l’ombre, etc…), je vous invite à cliquer sur les liens ci-dessous :

« Comment la lumière agit sur la couleur, pigments et réfraction dans les couleur ».

Nicolas globe croqueur.

0-0-0

Echappées ibériques 2025 (2) Madrid et l’Escurial / Madrid y El Escorial

Visuels graphiques et photographiques

0-0-0

Madrid, gare d’Atocha / estación de Atocha :

0-0-0

Diaporama graphique / presentación gráfica.

  • La gare de Madrid Atocha au printemps 2025.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Madrid, belles architectures, Gran via / bellas arquitecturas, Gran vía

0-0-0

Diaporama graphique et photographique / presentación gráfica y fotográfica.

0-0-0

Madrid, Calle de Montera :

0-0-0

Diaporama graphique / presentación gráfica.

0-0-0

Madrid, Puerta del Sol :

0-0-0

Diaporama graphique / presentación gráfica.

0-0-0

La distance entre le point zéro des routes radiales françaises et le point zero des routes radiales espagnoles.

La distancia entre el punto cero de las carreteras radiales francesas y el punto cero de las carreteras radiales españolas.

0-0-0

Madrid, Plaza de Oriente :

0-0-0

Diaporama graphique / presentación gráfica.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

Madrid, Plaza mayor :

0-0-0

0-0-0

Madrid, Le Musée du Prado / Museo del Prado :

0-0-0

0-0-0

Madrid, parc du Retiro / parque del Retiro.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

0-0-0

L’Escurial / El Escorial.

0-0-0

Creative Commons 3.0 Ввласенко https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:El_Escorial_View_from_the_north-west.jpg

0-0-0

Diaporama graphique / presentación gráfica.

0-0-0

0-0-0

0-0-0

C’est tout, … pour le moment !!! / Eso es todo, … por ahora!!!

0-0-0

Nicolas globe croqueur.

0-0-0

Pour aller plus loin, la publication de mon ami Alain Marc sur ce lien / Para ir más allá, la publicación de mi amigo Alain Marc en este enlace.

0-0-0

Paris Casablanca à vélo par Mouad

Un défi sportif et une traversée de trois pays ou comment le bonheur se construit dans les rêves d’enfant.

0-0-0

Bonjour a toutes et à tous.

Après avoir consacré une publication sur l’exploit ambitieux du sympathique Edgar Savigny sur son Paris -Athènes à pied, je vous fais partager une autre expérience le non moins ambitieux projet de Mouad Moussali, 25 ans, de relier la France au Maroc à vélo (Paris à Casablanca). La cause qu’il défend est d’offrir 3000 euro de dons en matériel aux orphelins du Maroc.

La ville de Pontoise lui a consacré un article que vous pouvez découvrir sur un lien en fin de publication.

A noter que les liens ne seront visibles que pour les abonné(e) instagram (compte @mouad_tdm).

0-0-0

Présentation.

0-0-0

0-0-0

FRANCE : 18 étapes.

0-0-0

Vendredi 05/09/2025 : annonce du départ depuis Paris, parvis de la Tour Eiffel.

0-0-0

0-0-0

Visuel graphique sur Paris de de Nicolas, auteur de cette publication

0-0-0

Note importante : le calcul des distances reportées sur cette publications sont celles renseignées par Mouad, mais comme il ne renseigne pas toujours, j’inscrit donc une distance estimée.

0-0-0

1er jour, samedi 06/09/2025 : 40 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

2ème jour, dimanche 07/09/2025 : 38 km. Ville d’étape d’arrivée, Epernon (Eure-et-Loir), près avoir fait une pause dans le jardin du château de Rambouillet. Cumul : 78 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

3ème jour, lundi 08/09/2025 : 42 km. Ville d’étape d’arrivée : Fontenay-sur-Eure (Eure-et-Loir) après un arrêt à Chartres. Cumul, 120 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

4ème jour, mardi 09/09/2025 : 54 km. Ville d’étape d’arrivée, Saint-Agil (Loir et Cher). Cumul : 174 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

5ème jour, mercredi 10/09/2025 : 48 km. Ville d’étape de l’arrivée, Loir-en-Vallée (Sarthe, et en limite du Loir-et-Cher). Cumul : 222 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

6ème jour, jeudi 11/09/2025 : 85 km. Ville d’étape de l’arrivée, Courléon (Maine-et-Loire, et en limite de l’Indre-et-Loire). Cumul : 307 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

7 ème jour, vendredi 12/09/2025 : 62 km. Ville d’étape d’arrivée, Brion-près-Thouet (Deux-Sèvres) . Cumul : 358 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

8 ème jour, samedi 13/09/2025 : 74 km. Ville d’étape d’arrivée, Breuil-Barret (Vendée) . Cumul : 432 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

9 ème jour, dimanche 14/09/2025 : distance estimée 55 km. Ville d’étape d’arrivée, environs de La Rochelle (Charente-Maritime) . Cumul : 487 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

10 ème jour, lundi 15/09/2025 : distance estimée 98 km. Ville d’étape d’arrivée, Montalivet (Gironde) . Cumul : 585 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

11 ème jour, mardi 16/09/2025 : repos (Montalivet).

0-0-0

0-0-0

12 ème jour, mercredi 17/09/2025 : 88 km. La ville d’étape d’arrivée est à Andernos-les-Bains (Gironde) . Cumul : 650 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

13 ème jour, jeudi 18/09/2025 : kilométrage depuis le point de départ, ville d’étape d’arrivée, et kilométrage de parcourus, depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris, non précisés.

0-0-0

0-0-0

14 ème jour, vendredi 19/09/2025 : arrivée sur Pau (Pyrénées-Atlantiques). kilométrage depuis le point de départ, et kilométrage de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris, non précisés.

0-0-0

0-0-0

Du samedi 20 au mercredi 24/09/2025, repos à Pau.

0-0-0

Calicéo, lien.

0-0-0

Une mise au point sur la cagnotte.

0-0-0

0-0-0

À noter que le décompte de Mouad n’inclus pas les jours de repos à Pau.

0-0-0

15 ème jour, jeudi 25/09/2025 : 48 km environ (non précisé). La ville d’étape d’arrivée est à Orthez (Pyrénées-Atlantiques). Cumul : 906 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

16 ème jour, vendredi 26/09/2025 : 76 km environ (non précisé). La ville d’étape d’arrivée est à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Cumul estimé : 982 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

17 ème jour, samedi 27/09/2025 : 18 km environ (non précisé). La ville d’étape d’arrivée est à Bidart (Pyrénées-Atlantiques). Cumul estimé : 1000 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

18 ème jour, dimanche 28/09/2025 : 30 km environ (non précisé). La ville d’étape d’arrivée est à Fontarabie, en Espagne . Cumul estimé : 1030 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

Un diaporama sur le parcours français.

0-0-0

0-0-0

Les stories sur le parcours français.

https://www.instagram.com/stories/highlights/18526067299028876/

https://www.instagram.com/stories/highlights/18025081409742168/

https://www.instagram.com/stories/highlights/18063690176597294/

https://www.instagram.com/stories/highlights/18077292122012485/

0-0-0

ESPAGNE : 20 étapes.

0-0-0

19 ème jour, lundi 29/09/2025 : 47 km environ (non précisé). La ville d’étape d’arrivée est à Tolosa. Cumul estimé : 1077 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

20 ème jour, mardi 30/09/2025 : 52 km environ (non précisé). La ville d’étape d’arrivée est à Mondragón. Cumul estimé : 1129 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

21 ème jour, mercredi 01/10/2025 : 45 km environ (non précisé). La ville d’étape d’arrivée est à Trespuentes. Cumul estimé : 1174 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

22 ème jour, jeudi 02/10/2025 : 38 km environ (non précisé). La ville d’étape d’arrivée est à Miranda de Ebro. Cumul estimé : 1212 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

23 ème jour, vendredi 03/10/2025, 44 km environ (non précisé). Ville d’étape d’arrivée, Belodaro . Cumul : 1256 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

24 ème jour, samedi 04/10/2025, 50 km environ (non précisé). Ville d’étape d’arrivée, Burgos . Cumul : 1306 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

Dimanche 05/10/2025, une journée de repos à Burgos. N’entre pas dans le décompte des jours qui suivront.

0-0-0

25 ème jour, lundi 06/10/2025, 80 km environ (non précisé). Ville d’étape d’arrivée, Baltanás . Cumul : 1386 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

26 ème jour, mardi 7/10/2025, 62 km (non précisé). Ville d’étape d’arrivée, Valladolid . Cumul : 1448 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

Notes personnelles : elle n’a rien d’autre à foutre, la Guarda Civil !!!???

Nuit à l’hôtel offert par Fleur. Merci à elle.

0-0-0

27 ème jour, mercredi 8/10/2025, 50 km (non précisé). Ville d’étape d’arrivée, Rueda. Cumul : 1498 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

Note personnelle : nuit à l’hôtel offert par Fleur. Merci à elle.

0-0-0

28 ème jour, jeudi 9/10/2025, 68 km (non précisé). Ville d’étape d’arrivée, Aldeasca de la Frontera . Cumul : 1566 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

29 ème jour, vendredi 10/10/2025, 65 km (non précisé). Ville d’étape d’arrivée, Piedrahita . Cumul : 1631 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

30 ème jour, samedi 11/10/2025, 64 km (non précisé). Ville d’étape d’arrivée, Navaconsejo. Cumul : 1695 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

31 ème jour, dimanche 12/10/2025, 86 km (non précisé). Ville d’étape d’arrivée,Cañaveral. Cumul : 1781 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

32 ème jour, lundi 13/10/2025, 72 km. Ville d’étape d’arrivée, Aldea del Cano. Cumul : 1853 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

33 ème jour, mardi 14/10/2025, 113 km. Ville d’étape d’arrivée, Los Santos de Maimona. Cumul : 1966 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

34 ème jour, mercredi 15/10/2025, 50 km. Ville d’étape d’arrivée, Monesterio . Cumul : 2016 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

Note personnelle : nuit à l’hôtel offert par Fleur. Merci à elle.

Mouad fait étape à l’hôtel Desconecta 2 à Monestrio (lien ici).

0-0-0

Le room tour de l’hôtel Desconecta 2.

0-0-0

0-0-0

35 ème jour, jeudi 16/10/2025, 89 km. Ville d’étape d’arrivée, Guillena Las Pajanosas . Cumul : 2105 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

36 ème jour et 37 ème jour, vendredi 17/10/2025 et samedi 18/10/2025, 85 km pour le jour 36 et 78 km pour le jour 37. Villes d’étapes d’arrivée, Las Cabezas de San Juan pour le jour 36 et Medina Sidonia pour le jour 37 . Cumul : 2268 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

38 ème jour, dimanche 19/10/2025, 71 km. Ville d’étape d’arrivée, Tarifa et embarquement pour le Maroc. Cumul : 2387 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

Les stories sur le parcours espagnol.

https://www.instagram.com/stories/highlights/18192391087321884/

0-0-0

Un diaporama sur le parcours espagnol.

0-0-0

0-0-0

Arrivée au Maroc (Tanger).

0-0-0

0-0-0

0-0-0

FB interview Tanger 24 : lien. FB interview avec le guide : lien. FB interview Chouf TV : lien. YouTube interview Mochabir : lien.

0-0-0

MAROC : 7 étapes.

0-0-0

39 ème jour, mardi 21/10/2025, après quelques jours de repos à Tanger, 40 km. Ville d’étape d’arrivée, Asilah (qui ressemble à Essaouira). Cumul : 2427 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

2 jours de repos à Asilah.

0-0-0

40 ème jour, vendredi 24/10/2025, 47 km. Ville d’étape d’arrivée, Larache. Cumul : 2474 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

Une rencontre footballistique avec des enfants.

0-0-0

0-0-0

41 ème jour, samedi 25/10/2025, 40 km. Ville d’étape d’arrivée, Moulay Bousselham. Cumul : 2514 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

42 ème jour, dimanche 26/10/2025, 90 km. Ville d’étape d’arrivée Kénitra. Cumul : 2604 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

A noter : arrivée de deux nouveaux compagnons à quatre pattes, à savoir des chats, dont l’un récupéré aux environs de Ben Mansour.

0-0-0

0-0-0

Aquarelle de de Nicolas, auteur de cette publication

0-0-0

Une journée de pêche.

0-0-0

0-0-0

43 ème jour, lundi 27/10/2025, 40 km. Ville d’étape d’arrivée Rabat. Cumul : 2644 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

44 ème jour, mardi 28/10/2025, 42 km. Ville d’étape d’arrivée Bouznika. Cumul : 2686 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

45 ème jour, mercredi 29/10/2025, 52 km. Ville d’étape d’arrivée Casablanca. Cumul : 2738 km de parcourus depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris.

0-0-0

0-0-0

Bilan : 45 jours de pédalage, comme dit Mouad, et 9 jours de repos.

0-0-0

Compte YouTube sur ce lien.

https://www.youtube.com/@MOUAD_TDM

0-0-0

Compte TikToc sur ce lien (avec les lives cuisine).

0-0-0

Melanie Franz

Artist. Children's Book Illustrator. Visual Storyteller.

Venessa Yatch

Autrice et peintre

pascalecoutouxpeintre

VENEZ DÉCOUVRIR MES AQUARELLES ET PEINTURES

Temps de pause

Le temps retrouvé. Loisirs créatifs, Beaux-arts, vie quotidienne

Aude Berliner

CARNETS DE VOYAGES CROQUIS AQUARELLE Aude Berliner Créa au Mont d'Or cours, stages Lyon, Alpes, Jura, Provence, Bretagne, Portugal, Italie, Espagne

Michel SIDOBRE Mon Sud

Création cinématographique et littéraire/Patrimoine

Histoires de voyage

Comme une envie de partager mes randonnées au long cours !

L’ aquarelle en toute simplicité

Ce blog est destiné aux amoureux de l’aquarelle (histoire, matériels, tutoriels, astuces etc)

ASTRADIE

LIBERTE - RESPECT- FORCE

Les chemins de Marie

Once a year go someplace you've never been before

le canard du midi

Quoi de neuf dans le coin(coin) ?

Passions des Années 50

Années fifties, sixties, rock and roll, pin up

François Le Guen

Réalisateur

Le blog voyage Monsieur Jetlag

Blogueur voyageur, conseils voyage et hôtels de luxe. Retrouvez l'essentiel pour voyager, s'évader et découvrir le monde !

Art et Semence

Poésie et prose : où aller ?

En Quête d'Ancêtres

N'oublions rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir (Anatole France)

Dessins au jour le jour

© JM Ucciani Dessinateur

VOYAGE ONIRIQUE

"Rêve onirique & Bulle d'évasion"

L’Avis du Néophyte

Partagez votre passion du cinéma !

Mathias Bon Studio

BROCANTE ET DÉCORATION D’INTÉRIEUR

lecinemaungran.wordpress.com/

Bienvenue à tous les amoureux du Septième Art

Aquarelles Philippe Marty

Le voyage en images

L'ATELIER EN BALADE

Just another WordPress.com site

Blog du Canal du Midi

Le voyage en images

Christian Colin

Le voyage en images