L’architecture intérieure et quelques indices sur la pratique de la profession

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (8) : définitions de cette profession.

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1. Lors de sa mission, les leviers (les moyens) dont dispose l’architecte d’intérieur.

Les leviers se définissent sur le plan relationnel, créatif sans oublier le volet technique et une exigence dans la recherche du fonctionnel.

Tout d’abord, un souci d’organisation de l’espace, en repensant, si besoin, la distribution des pièces, des circulations, des ouvertures, des volumes afin d’optimiser la surface disponible. Cela passe par la création, modification ou suppression de cloisons, par une intervention sur les hauteurs sous les plafonds ou faux-plafonds ou alors, proposer des espaces modulables.

Une intervention sur le gros œuvre peut être possible, comme remplacer une partie d’un mur porteur par une poutre porteuse pour agrandir une pièce, tout en prenant soin de faire appel aux professions compétentes, comme celle d’un bureau d’études, pour étudier la faisabilité et vérifier si elle est réalisable ou non. Attention ! pour un appartement, toute modification sur le gros œuvre est soumise aussi au vote des copropriétaires lors d’un assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Cela entraine un rallongement de temps dans la réalisation d’un projet.

Viennent ensuite le choix des matériaux, des couleurs et, d’une palette chromatique adaptée (pas plus de 10 couleurs de préférence, ce que recommandent certains magazines spécialisés, mais chaque projet a sa spécificité), la sélection des revêtements, des textures, des finitions.

L’architecte d’intérieur définit, en phase avec son client, l’ambiance, la luminosité et la perception des volumes. Les matériaux peuvent aussi s’inscrire dans des contraintes techniques, environnementales, et/ou budgétaires.

Il peut intégrer également du mobilier de série ou sur mesure. Pour cela, il est contraint d’adapter l’espace aux usages du client, sans oublier une identité esthétique affirmée. Le mobilier permet aussi de structurer l’espace.

L’éclairage est aussi important. En harmonisant lumière naturelle et éclairage artificiel l’architecte d’intérieur contribue à une « mise en scène » par la mise en valeur des volumes, et, non seulement, crée des ambiances, mais aussi améliore le confort visuel.

Le plan technique n’est pas à négliger non plus, puisque l’architecte d’intérieur, informé des normes, des contraintes du bâtiment et du budget, peut ainsi concevoir un projet réalisable, conforme à la réglementation et économiquement cohérent.

La relation avec le client et les intervenants est importante, pour la réussite d’une mission. Elle se traduit par l’écoute, la compréhension des besoins, et contribue à harmoniser les relations entre les différents acteurs d’un projet (artisans, fournisseurs, bureaux d’études).

Pour conclure, l’architecte d’intérieur dispose de leviers combinant créativité, technique et gestion humaine, clés de la réussite pour apporter à un espace une fonctionnalité, une esthétique, afin de satisfaire son client.

2. Différence entre un architecte d’intérieur et un décorateur.

L’étendue de leur mission, leur niveau d’intervention et leurs compétences techniques ne sont pas les mêmes.

La mission de l’architecte d’intérieur consiste à concevoir et transformer les volumes intérieurs en agissant sur la structure essentiellement non porteuse, la distribution des pièces, les circulations, l’éclairage, l’ergonomie et les usages. Il intervient non seulement sur la création ou la suppression de cloisons, la conception de mobilier qui peut être sur mesure, comme précisé plus haut, mais aussi sur la coordination des travaux, en tenant compte de la dimension technique et réglementaire, ainsi qu’un suivi de chantier. Il se base sur des plans, ce qui lui permet de penser le projet dans sa globalité.

La mission du décorateur, quant à lui, c’est l’intervention sur l’aspect esthétique d’un lieu existant, sans intervenir sur sa structure. Son travail consiste à choisir des couleurs, des matériaux, du mobilier, des textiles, des objets décoratifs afin d’apporter des ambiances en mettant en valeur un espace, sans y modifier son organisation et ses volumes. Il peut se baser sur des plans, mais présenter des perspectives d’ambiance accompagnées de planches de présentation dites « planches de tendances » ou « mood boards » (type de collage qui peut être composé d’images, de texte et d’échantillons de matériaux selon le choix de son créateur).

Les deux professions sont complémentaires, d’ailleurs, dans les grandes agences, ils travaillent souvent « de concert », mais l’architecte d’intérieur dispose d’un champ d’action plus large que celui du décorateur.

A noter cependant que les compétences demandées à un décorateur s’inscrivent largement dans celles d’un architecte d’intérieur.

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Planches et perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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3. Signification et rôle du « Maître d’œuvre ».

Le maître d’œuvre est la personne ou l’entité en charge de concevoir, coordonner et suivre la réalisation d’un projet de construction, de rénovation dans le cadre de la demande du commanditaire, c’est-à-dire un client, une fratrie ou des associés, appelé(s) maître(s) d’ouvrage.

La personne peut être un architecte, un architecte d’intérieur et l’entité peut être un bureau d’études ou une entreprise spécialisée.

Toute mission du maître d’œuvre commence par la mise en place d’un projet, par l’analyse des besoins, l’élaboration des plans et visuels d’ambiance, des choix esthétiques, rendus possibles s’ils sont réalisables techniquement parlant, et de l’estimation des coût (dans la pratique, souvent sous-estimés, hélas). La phase suivante consiste à préparer le dossier de consultation des entreprises et de proposer au client des artisans, même si ces derniers peuvent parfois aussi souhaiter en proposer, pour des raisons d’affinité. Sur ce point, par le « bouche à oreille », un bon artisan est précédé par sa réputation et souvent le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage s’accordent sur le choix de celui-ci.

Pendant la durée du chantier, le maître d’œuvre coordonne l’intervention des différents partenaires, organise les réunions régulières, vérifie la conformité des travaux par rapport aux plans, au budget, aux délais et aux normes en vigueur. Sa position d’interlocuteur clé entre le client et les entreprises, garantit le bon déroulement dans l’avancement du projet afin de répondre aux attentes du client

4. Différence entre une maîtrise d’ouvrage privée et une maîtrise d’ouvrage publique.

La différence repose sur l’identité du commanditaire. S’ajoutent les intentions du projet et l’encadrement juridique.

La maîtrise d’ouvrage privée désigne une personne physique ou qui commande un projet pour le faire réaliser avec son propre financement, qu’il soit issu de ses économies et/ou d’un emprunt contracté auprès d’une banque ou après d’un autre particulier, par exemple.

La personne physique peut être un particulier qui fait rénover son appartement ou un promoteur qui veut faire construire un ou des immeubles de logements, un commerçant qui veut faire transformer sa boutique ou un restaurateur qui souhaite faire aménager un local.

Un chef d’entreprise qui représente lui-même ou un groupe de personnes, comme un conseil d’administration peut aussi être considéré comme un maître d’œuvre privé, dans le cadre d’un projet en aménagement de bureaux

La maîtrise d’ouvrage publique concerne une personne ou un groupe de personne représentant un organisme public, qui engage des sommes qui ne sont pas issues de ses ou de leurs propres revenus. Il a pour mission d’agir au mieux dans le cadre de l’intérêt général.

Les projets sont financés par des fonds public dans le cadre de règles bien établies, comme le concours des appels d’offre. Les projets dans le secteur scolaire ou hospitalier entrent dans ce cadre.

Ce sont les intérêts individuels ou économiques avec une organisation plus flexible qui déterminent la maîtrise d’œuvre privée alors que la maîtrise d’ouvrage publique concerne l’intérêt collectif avec des procédure réglementaires très encadrées.

5. Exemple d’un cas concret : élaboration d’une proposition d’honoraires.

Réalisation un devis pour un éventuel futur client, fleuriste de profession.

Ce dernier souhaite l’aménagement de sa nouvelle boutique située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville.

Le local mesure environ 60 m2, et le budget maximum est de 85 000 HT.

Un forfait de 900 € HT est proposé pour l’élaboration du dossier EDL. Pour le reste, le taux de rémunération habituel pour ce genre de mission des de 9 pour cent, répartis comme suit :

ESQ : 2%, soit 1700 € HT.

APS : 2%, soit 1700 € HT.

PRO, suivi de chantier, le pourcentage restant, 4%, soit 3400 € HT.

Calcul du montant du devis.

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6. Signification de l’abréviation APS ?

Il s’agit d’un Avant-Projet Sommaire.

L’APS correspond à une approche d’un projet qui succède à la phase du state de l’analyse du projet et des premières esquisses au cours de laquelle le maître d’œuvre (architecte ou architecte d’intérieur) introduit les grandes lignes afin de définir l’organisation générale des espaces, les principes d’aménagement, les intentions esthétiques ainsi que les premières options techniques.

L’APS inclut généralement des plans simplifiés, des esquisses plus élaborées que celles de la phase précédente, une première estimation du coût des travaux et une vérification de la faisabilité du projet par rapport au programme et au budget du client.

Cette étape permet de valider l’idée générale du projet avant d’entamer des études plus détaillées comme l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-projet Détaillé).

Important : en partant d’une « page blanche » et dans la démarche d’éviter des « coquilles » au moment du chantier, il est évidemment préférable de faire établir, par un géomètre, un fond de plan précis d’état des lieux, qui nécessite un relevé sur site très rigoureux et qui demande une somme de travail non négligeable. L’architecte d’intérieur ou l’entreprise n’ayant pas les moyens de s’offrir de tels services devra s’y atteler, ce qui représente un facteur temps non négligeable. Partir sur un APS, pour poursuivre ensuite sur un APD (Avant-Projet Définitif), un PRO (Projet de Conception générale), un DCE (Dossier de Consultation des Entreprise) puis un DOE  (Dossier des Ouvrages Exécutés) sans une base avec des fonds de plan exacts risquent d’entrainer, au moment du suive de chantier, le constat d’une impossibilité d’installer un équipement ou un module qu’un artisan aura fait construire préalablement (j’ai hélas été témoin de ces situations pendant mes 35 années de salariat, par ce que certains maîtres d’ouvrage étaient pingres). « Si le travail n’est pas bien fait, il faudra le refaire » déclarait feu le Chef Paul Bocuse.

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Perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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7. APS : Cas pratique pour un client fleuriste.

Vous continuez à travailler pour un client fleuriste, d’ailleurs votre travail est déjà bien entamé. En effet, vous avez réalisé un état des lieux complet, et votre client vous a validé le choix d’esquisse.

Dans le cadre de l’APS, détaillez et expliquez les documents que vous allez fournir à votre client.

La boutique est située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville de Tours.

Le local, tout en longueur, actuellement, vide, mesure environ 60 m2. Il est tout en longueur. Il dispose d’une façade côté rue de 3 m 50 de large, ainsi que d’une petite cour fermée à l’arrière.

Pour ce client fleuriste, dans le cadre de l’APS, et après la prise de connaissance de l’état des lieux et de la validation de l’esquisse, je vais fournir au client un ensemble de pièces graphiques et techniques claires et pédagogiques afin de lui permettre de comprendre et d’adhérer au projet, d’en valider les principes et d’anticiper la suite de la mission.

– Je fournis un plan d’aménagement du local (généralement à l’échelle 1/50e pour une petite surface ou 1/100e pour une plus grande) représentant l’aménagement général de la boutique de 60 m². Pour ce cas précis, j’opterai pour le choix de l’échelle 1/50e.

J’aurais pris soin, préalablement de me baser sur un fond de plan juste soit à partir d’un relevé sur place et retranscrit sur un plan, soit en ayant fait appel à un géomètre qui m’aura fourni son fond de plan d’après ses propres relevés « in situ ».

Afin de permettre au client de visualiser ce que sera le fonctionnement de sa boutique, je lui établis le document suivant qui montrera :

La répartition des espaces : espace de vente, vitrine côté rue, espace dédié à la préparation florale, l’espace de stockage, sans oublier l’accès à la cour arrière par lequel passeront les poubelles.

Les circulations à l’intérieur du local. Attention, pour ce qui s’agit de l’espace de vente, ne pas oublier d’intégrer les normes d’accès aux personnes à mobilité réduite.

L’implantation du mobilier (le comptoir, les présentoirs, les étagères, la chambre froide à température positive éventuelle, qui est plus que conseillé pour un fleuriste).

Le commerçant pourra ainsi visualiser le fonctionnement de sa boutique au quotidien.

– Je fournis aussi un plan de zonage et de circulation, dans le cadre de la recherche d’un confort de travail, matérialisé par des « pavés » de couleurs différentes afin de distinguer ce qui est accessible à la clientèle, ce qui n’est réservé qu’au personnel et les flux clients et les flux de travail.

– Je fournis ensuite des élévations intérieures, afin de se projeter dans l’espace et exploiter la hauteur sous plafond, complétées par une coupe longitudinale dans le sens de la longueur du local (voire d’autres coupes si nécessaire).

Je pourrai ainsi mettre en avant le traitement des murs avec les modules adaptés, les hauteurs du mobilier, et le rapport entre le sol, les volumes et la lumière, bien que ce point soit d’avantage mis en valeur par la présentation de perspectives en 3D, faites à la main et/ou en infographie (ou le mix des deux).

– Je complète par l’ajout de pièces graphiques qui sont « flatteuses », à savoir les perspectives 3D évoquées plus haut afin d’illustrer l’ambiance générale de la boutique, dévoiler le style souhaité, de mettre en valeur de la vitrine de 3 m 50 sur la rue et indiquer le lien visuel avec la cour arrière.

Cette phase du travail permet au client de se projeter émotionnellement dans son futur commerce.

– Je n’oublie pas non plus de fournir une planche d’ambiance, ou mood board, incluant les matériaux choisis, les couleurs dominantes, les textures compatibles avec un univers végétal, et les principes d’éclairage avec une lumière chaleureuse permettant la mise en valeur des fleurs et plantes.

– J’ajoute aussi une notice descriptive sommaire, apport indispensable aux pièces graphiques dans laquelle je détaille le concept général de la boutique, les choix d’aménagement dans les contraintes d’un local aux formes allongées et à la façade étroite et les principes techniques comme l’éclairage ou la ventilation.

– Je termine par fournir une estimation budgétaire prévisionnelle sommaire du coût des travaux, par grands postes : démolition, aménagement, mobilier, éclairage… afin de permettre de vérifier si le budget du client permet la réalisation ou non du projet. Une réponse positive offre la possibilité de poursuivre vers l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-Projet Détaillé).

– Pour conclure, et avant d’entrer dans la phase plus détaillée et technique, les pièces inclues dans l’APS définissent une base de validation dans un projet et permettent au client, fleuriste pour ce cas précis, de comprendre l’organisation de son futur lieu de travail, son ambiance et son fonctionnement.

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Boutique de fleurs et plantes, visuel générée par l’IA

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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« BB »

Une approche nuancée en forme d’hommage » face à sa complexité et ses contradictions.

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Assurément pour celle qui a contribué à l’esthétique cinématographique de la « Nouvelle vague », aussi pour celle qui a chanté, avec Gainsbourg.

Notamment, pour celle qui défendait la cause animale, même si elle avait apporté son suffrage à un noble en toc qui allait chasser en Afrique, ce qu’elle ne pouvait ignorer. La défense de la vie d’un éléphant sur ce continent ou d’un cerf en forêt de Chambord n’était-elle pas à mettre sur le même plan que celui d’un bébé phoque !!!???

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Certainement pas pour celle qui déversait des idées nauséabondes et avait fini par manquer d’humanité, sans doute par ce que sa jeunesse avait foutu le camp.

Qu’aurait pensé Brigitte Bardot, jeune fille, de la vieille dame aux idées controversées qu’elle était devenue !!!???

Qu’est devenue celle qui dansait avec fougue dans le film  » Et Dieu créa… la femme » !!!??? (film qui aura contribué à faire de Brigitte Bardot un symbole sexuel de celle qui a eu le courage de tout se permettre, au mépris du qu’en dira-t-on, et une version évoluée des « pin-up »).

Finalement, son état d’esprit n’avait t-il pas fini par rejoindre celui de cette infirmière qui l’avait agressée dans un ascenseur au début des années 1960 par ce que jugée trop émancipée !!!???

On est en droit de se poser la question.

Sans doute est-elle devenue la personne « lambda » que sa vieillesse a obligée à devenir, par résignation peut-être alors qu’elle aurait pu en faire une force dans cette belle profession qu’est l’actorat, comme l’a su faire, d’ailleurs, Jeanne Moreau ou savent le faire Catherine Deneuve ou Line Renaud.

On ne déboulonne pas la statue de l’icône qu’elle est (re)devenue, post mortem, pour le moment, d’autant plus qu’oser apporter une vision ne serait-ce qu’un tant soit peu nuancée, serait synonyme d’un aller simple à l’échafaud médiatique, mais qu’en sera-t-il dans un bon nombre d’années !!!???

Je reste à court d’arguments, finalement, pour poursuivre cette publication, par ce je n’ai peut-être jamais été doué pour l’improvisation, autrement dit « qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, je n’ai pas de texte !!!??? »

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Lien sur Brigitte Bardot et sur sa filmographie.

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L’interview de Brigitte Bardot par Mireille Dumas.

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Bonne année 2026

Faites de votre vie un rêve et d’un rêve une réalité.

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Je commence cette publication, par la citation de Saint-Exupéry : « Faites de votre vie un rêve et d’un rêve une réalité ». Et si beaucoup de doutes m’ont traversé, c’est qui m’aura plutôt motivé en cette année 2025, par forcément évidente, par ce que concerné par un licenciement économique après 31 ans dans une même entreprise.

Je ne me suis pas laissé et ne me laisse pas abattre dans la mesure ou j’entreprend des formations de perfectionnement dans le but de me réinsérer de nouveau dans le monde du travail (eh oui, même à 60 ans, il faut y croire).

Je vous ai fait et vous ferai partager d’ailleurs quelques publications relatives à ces formations, sur des sujets en architecture, ou en design.

Par ailleurs, passé un merveilleux séjour en Espagne avec mon ami aquarelliste Alain Marc, qui nous a emmené à Madrid, et à Tolède.

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La Puerta del Sol, à Madrid

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Vous avez pu découvrir mes publications sur la capitale espagnole et l’Escurial en 2025 et je vous prépare celle sur et les moulins de Consuegra et Tolède au printemps 2026.

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La belle gare de Tolède, d’inspiration mauresque

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2025 aura été aussi l’occasion de faire connaissance avec un autre aquarelliste, Christophe Dubesset, avec qui j’ai partagé un séjour sur l’Ile de Ré en août.

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Le pont de l’Île de Ré depuis Rivedoux-plage

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Mon objectif de relier Paris à Tours à vélo, commencé en 2021, aura aussi été atteint, après avoir longé le canal d’Orléans et la Loire à partir de cette ville.

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Bief du Milieu de Grignon sur le canal d’Orléans

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Le fleuve à Chaumont-sur-Loire

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Et pour ce qui s’agit des canaux, j’ai également longé, à l’automne, le canal de l’Ourcq de Paris à Meaux.

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Canal de l’Ourcq, sur le bief de Fresnes-sur-Marne

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De nombreux projets détermineront ma feuille de route pour l’année qui commence et celles qui suivront. Je ne manquerai pas de vous en faire part sur mes publications.

Bonne et heureuse année 2026 à toutes et à tous, qu’elle vous soit heureuse et belle à défaut d’espérer un monde meilleur, ce qui reste une utopie.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Différents liens relatifs à cette publication.

Echappées ibériques 2025 (1) : lien sur un nouvel onglet.

Echappées ibériques 2025 (2) : lien sur un nouvel onglet.

Un été à l’Île-de-Ré : lien sur un nouvel onglet, et lien sur le site des Urban Sketchers France.

De Paris à Tours à vélo en 14 étapes :lien sur un nouvel onglet.

La Loire à vélo par Nicolas : lien sur un nouvel onglet.

Sur le canal de l’Ourcq : lien sur un nouvel onglet.

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En bonus, les vœux de mon ami aquarelliste Alain Marc, une de mes sources d’inspiration.

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et sur ce lien.

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Un parterre végétal dans un hall.

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (7-2) : analyse d’un aménagement paysager.

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Description générale et l’intention du décorateur.

Tout d’abord, le lieu entre dans ce qui pourrait être défini comme un « espace servant » (circulations, couloirs, escaliers). Ceux-ci, ayant plutôt été négligés par les architectes et les décorateurs autrefois, retrouvent un gain d’intérêt afin de les placer à égalité avec les espaces servis (les pièces à vivre). Pour ce qui est du domaine d’un local professionnel, ce qui semble être le cas sur la photo ci-dessus, soigner architecturalement et décorativement parlant un « espace servant » est une « porte d’entrée » avantageuse pour le client qui se rend dans une entreprise, et surtout, contribue aussi à son image, son sérieux et sa crédibilité.

Le challenge est donc réussi pour ce cas précis.

Au style moderne et épuré de ce hall, équipé de grandes baies vitrées, aux lignes droites, aux couleurs apaisantes du lieu, aux matériaux qui s’harmonisent comme le bois des marches d’escalier, le gris dit « lunaire » du carrelage, l’acier de la rampe d’escalier, également présent sur les supports des marches, s’intègre parfaitement un « volet » végétal reposant sur un « tapis » de galets.

La structure ouverte, la circulation fluide entre les niveaux, contribuent à ce que cette harmonie entre le minéral, le végétal et le style d’inspiration industrielle soit parfaitement réussi. De plus, ces plantes posées sur les galets, complétées par la touche élégante du bosquet dans le pot en terre, permet de théâtraliser la cour le patio, que les larges baies vitrées invitent à découvrir. L’escalier extérieur et le lierre qui de déploie sur le mur s’en trouvent ainsi valorisés.

L’objectif du décorateur de créer un espace fonctionnel, esthétique et apaisant est tout à fait atteint. Il est souligné par la combinaison du style contemporain et de l’apport naturel, créant ainsi une atmosphère calme et raffinée.

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Mon avis quant à l’effet produit en terme décoratif.

Le l’effet obtenu est un espace raffiné et sans fioritures ni surcharges. Non seulement la végétation intérieure contribue incontestablement à un esprit de tranquillité et participe à une transition douce entre les espaces, mais les lignes architecturales rigoureuses, les choix des couleurs, complétées par le matériau choisi pour les marches apporte un équilibre harmonieux et sophistiqué entre minéral, végétal et architectural.

L’esthétique du décor est aussi une plus-value à la mise en valeur de l’architecture.

Cependant, même si les intentions à travers la jardinière et son positionnement dans l’espace, consistent à apporter de la chaleur à ce lieu plutôt froid, le résultat reste trop compact et un peu « timide ». L’emprise au sol de la jardinière, restant délimitée et cadrée par des dalles carrelées grises, le parti-pris peut nous faire penser à un ensemble manquant de volume et de luxuriance. Renforcer le jeu des verticalités inhérentes à l’escalier central, à l’aide d’un déploiement plus généreux de la végétation aurait permis d’accentuer le côté « patio ».

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Edit sur quelques conseils avisés pour l’entretien des plantes.

Les plantes supportent les températures tempérées. L’excès de chaleur ou le froid est contre indiqué.

La plante à besoin de lumière pour vivre et particulièrement fabriquer sa chlorophylle.

Il est indiqué de laver les feuilles d’une plante avec des produits spécialement adaptés comme le savon noir ou doux très dilué. L’eau doit être à température ambiante.

Le printemps est la saison indiquée pour apporter de l’engrais à la plante. A proscrire en hiver par ce qu’elle est au repos. L’engrais en bâton a une action plus lente par ce que la diffusion dans le sol est progressif et permet de la nourrir plusieurs semaines.

L’engrais est bon pour les feuilles et leur couleurs. Il permet aussi une pousse plus rapide des plantes.

Les plantes se portent bien dans un pot contenant de la terre humide. Cependant, celui-ci doit avoir un trou en drainage pour évacuer l’excès d’eau.

Pour meubler l’espace d’un grand appartement, j’utilise des arbres d’appartements. Quelques exemples sur ce lien.

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Deux études de Land Art

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (7-1) : d’un travail de Nils Udo à une composition personnelle.

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1 / Analyse d’une œuvre de Land Art de Nils Udo.

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Titre de l’œuvre : Riss à Cordellava, pétales appelées « langues de feu ».

Artiste, Nils Udo, né en 1937, d’abord peintre, puis se spécialisant dans le Land art à partir des années 1970.

Année de conception : 1990, lieu, Île de la Réunion.

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Description de l’installation :

Création dans un paysage volcanique composé de coulées de lave solidifiée et de fissures dans la roche, verticales et horizontale. Disposition de part et d’autre de la fissure la plus prononcée de pétales rouges appelées « langues de feu » (une référence à la lave du volcan en fusion).

Contraste entre les nuances de gris de la lave solidifiée et la couleur des pétales, complété d’un relief incurvé qui rappelle une vague d’eau ou la dune d’un paysage désertique.

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Description des éléments naturels qui composent l’installation paysagère.

La lave solidifiée se compose principalement de silicates de fer et de magnésium. En refroidissant, elle se contracte, et crée des fissures et des craquelures, comme on peut le découvrir sur la photo ci-dessus. Les pétales dites « langue de feu » sont issues de la végétation tropicale avoisinante, et plus particulièrement du poinsettia, d’un rouge intense, très présent dans le paysage naturel environnant.

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C’est d’ailleurs sans doute pourquoi Nils Udo a porté son choix sur ces pétales, pour le contraste avec la lave solidifiée. Une recherche de complémentarité de couleurs a sans doute aussi motivé l’artiste puisque les pétales s’harmonisent avec les nuances grises-vertes du minéral, surtout à certaines heures de la journée.

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Ce que les éléments naturels mis en scène révèlent.

La lave solidifiée signifie que la nature a toujours le dernier mot, par contre, sur un temps très long. Les matières minérales symbolisent l’austérité, la dureté, voire temporairement l’hostilité. Elles nous démontrent qu’elles sont très difficilement transformables (très difficiles de sculpter dans de la pierre volcanique). D’ailleurs, ce n’était pas l’intention de l’artiste, à savoir transformer la nature, mais plutôt de nous sensibiliser à ce que contient le paysage, et la fissure, cicatrice au sol, symbolise la terre en transformation, une faille, une trace de tension interne. Pour l’accentuer, Nils Udo a choisi d’aligner les pétales de part et d’autre de celle-ci. C’est ici la seule intervention humaine dans la création de cette œuvre éphémère.

A l’invincibilité du minéral s’oppose la fragilité des pétales rouges de poinsettia, disposées de manière à nous donner l’illusion d’une lave qui sort du volcan, autrement dit, comme si celui-ci respirait encore. Elles symbolisent non seulement la beauté passagère, la délicatesse du monde vivant, particulièrement celui de la flore, mais aussi la fragilité et l’éphémère face à la brutalité minérale.

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Les éléments naturels « metteurs en scène ».

L’organisation naturelle, juste complété par la discrète intervention humaine de Nils Udo qu’aura été, pour rappel, de placer les pétales autour de la fissure. Cela peut se définir comme une théâtralisation.

Le décor principal : la lave solidifiée, dégageant une atmosphère qui absorbe la lumière et évoquant une ambiance figée, propre à la puissance récurrente du volcan, quand il se réveille.

La ligne directrice : la fissure qui donne une direction au regard et suggère une circulation. Elle peut évoquer une narration par ce que c’est par elle que l’énergie semble circuler.

Les actrices de la scène : les pétales, malgré leur couleur rouge vif et leurs formes qui évoquent les flammes, la chaleur. Elles n’en restent pas moins un symbole de vie passagère en opposition à la pérennité du minéral.

Enfin, la mise en scène se définit aussi par le contraste : sombre/clair, dur / fragile, froid/chaud, immobile à moyen terme, dans l’échelle du temps pour la lave du volcan / vivant à court terme dans la même échelle du temps pour les pétales qui seront amenées à se faner, à se dessécher, et à se décomposer, du moins beaucoup plus rapidement que le minéral, qui finira lui aussi par être modifié et érodé par un autre élément naturel, l’eau.

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Mon ressenti, forcément subjectif et personnel, face à cette œuvre d’art.

Humilité face à la force de la nature, aussi un dialogue avec elle, une approche sans artifices, une source inépuisable d’inspiration. C’est à l’être humain de s’adapter à la nature pour être en harmonie avec elle et non le contraire, comme longtemps les temps modernes nous l’ont fait croire, dès la Révolution industrielle, par exemple.

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Pour conclure.

Ce qui m’intéresse le plus, c’est la démarche choisie, c’est-à-dire une intervention après avoir observé un lieu. Il a su utiliser uniquement des éléments naturels pour finaliser son travail. Cela prouve que la nature reste une source d’inspiration inépuisable pour tout artiste qui souhaite créer, par ce qu’elle fournit tous les éléments pour cela, comme le feuillage, les branches, les fleurs.

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2 / Ma proposition personnelle autour d’un arbre.

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Description : labyrinthe en pétales de coquelicots autour d’un arbre. Ci-dessous, la vue globale de ma proposition.

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Ma proposition vient-elle révéler ou transformer le paysage existant ?

Elle n’a pas la prétention de transformer de manière pérenne le paysage. Vouloir le transformer exigerait très certainement, avant de le valider, des autorisations administratives auprès des organismes habilités, plus encore s’il s’agissait d’un site naturel classé. Il révèle, en revanche, une partie d’un paysage. Le résultat éphémère issue du parti pris choisi, consiste à placer des pétales de coquelicots autour d’un arbre en s’appuyant sur la trame d’un labyrinthe circulaire.

Tout au plus, au préalable, l’usage d’une tondeuse ou débrousailleuse sur la surface circulaire aura été nécessaire afin de mettre toutes les chances de mon côté et de placer les pétales correctement.

En revanche, cette intervention révèle le paysage environnant, qui reste intact. L’arbre choisi, autour duquel s’articulent les pétales, est mis en valeur. La structure du lieu est également mise en valeur par l’horizontalité qui est soulignée. Une intervention qui a pour aspiration, je l’espère, à nous amener à voir un paysage autrement.

Ici, un décor principal, le paysage, un point central qui détermine un axe, l’arbre, et un cheminement, le labyrinthe. Cette création peut nous amener à dialoguer avec un lieu et son environnement proche. La véritable transformation s’opèrera dans la tête de individus qui découvriront cette création, par le regard qui lui sera porté.

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Description, en quelques lignes, de mes intensions.

La mise en valeur du lieu. Le labyrinthe circulaire de pétales nous invite à diriger le regard et vers l’arbre, cœur du dispositif et lui donner une place centrale, on pourrait dire presque sacrée, dans le but de souligner son rôle de repère dans le paysage.

Une réflexion personnelle intérieure par une déambulation qui nous engage dans une relation intime avec le lieu, le temps et le rythme de la nature, d’autant plus que le labyrinthe nous suggère un cheminement lent et méditatif.

Recherche d’un contraste entre les coquelicots et l’herbe verte sur laquelle il repose, d’une part, et entre ces pétales et l’ensemble de l’environnement. Une richesse voulue par une distinction chromatique forte mais harmonieuse avec la verdure environnante.

Certaines personnes pourront y trouver aussi une dimension symbolique et spirituelle, en transformant un espace naturel en lieu de réflexion et de contemplation. Le cercle et le labyrinthe évoquent des notions universelles : cycle de la vie, retour à l’origine, chemin intérieur.

Ce projet revêt une dimension éphémère, vouée à disparaître à court terme, comme, par exemple, aux premières rafales de vent. Il s’inscrit dans une démarche respectueuse de l’environnement qui n’en sera pas altéré durablement par ce qu’aucune transformation permanente n’est opérée.

J’évoquais les autorisations administratives plus haut, mais il est nécessaire de s’assurer qu’avant de concrétiser quelque projet de Land art quels qu’il soient, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation du propriétaire du terrain, si le lieu retenu se trouve sur une propriété privée.

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Matériaux utilisés.

Ici, point de matériaux, mais ce petit pavot sauvage à fleur rouge vif présent à proximité : le coquelicot, en grande quantité, certes !!!

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Le titre.

« Rituel pour un arbre ».

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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3 / Pour aller plus loin : Les nouvelle approches de la création architecturales et paysagères.

Le processus créatif :

Le processus créatif est le chemin qui conduit d’une idée à sa réalisation, sa traduction plastique et visuelle. Il constitue toute la démarche de progression entre la naissance d’une idée et sa concrétisation finale : sa mise en forme.

Installations paysagères :

Souvent éphémères, ces œuvres appelées « installations paysagères » se posent et s’inscrivent dans le paysage un instant : elles sont traversées par le visiteur, qui peut les arpenter, les expérimenter, mais la plupart du temps, elles ne sont visibles et lisibles qu’après leur disparition, sur supports visuels (photographie, vidéo).

Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) :

Même si ces nouveaux outils de communication tels que la vidéo, la photo, etc., rendent plus visible l’art ou son contenu, il n’en reste pas moins que tout art s’accompagne d’un regard critique.

Et c’est bien cette notion de message qui compte et qui reste source de toute expression artistique : ce que l’artiste a voulu dire, questionner et évoquer, et son expression plastique et esthétique n’en sont que renforcées.

Le processus :

Les architectes acceptent l’idée que la forme de leur édifice puisse résulter d’une écriture graphique libre, hasardeuse, sans principes esthétiques convenus, sans trames ni principe constructif qui structure la réflexion de l’architecte.

En résultent alors des projets aux formes extravagantes ou agressives, des formes étirées, déstructurées, qui font la singularité de nombreux édifices d’aujourd’hui.

La place du corps :

Tout le travail de l’architecte consiste donc, certes, à concevoir une volumétrie faite d’espaces dédiés à des fonctions distinctes, intégrés dans l’environnement qui l’entoure, mais doit aussi intégrer dans sa construction la question des usages à l’intérieur même de cette volumétrie.

En ce sens, la fonctionnalité redevient une question très importante pour les architectes, pourtant mise de côté pendant certaines années.

Les déplacements, les circulationsentre espaces, font le « rythme » de l’architecture ; les « pleins » qui composent les murs et volumes s’écrivent donc avec et autour des « vides ».

Nous parlons d’« espaces servis » (les pièces à vivre) et d’« espaces servants » (les circulations : couloirs, escaliers).

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« Louis Ghost »

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (6-3) : une signature Philippe Starck.

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On ne présente plus Philippe Starck, né en 1949, et qui est un « touche à tout », autrement dit qu’il est intervenu et intervient sur les domaines qui vont de l’architecture à la création d’objets design dits « domestiques », comme son presse-citron, par exemple, en passant par des aménagements d’établissements recevant du public, comme le Café Coste à Paris ou de la création de mobilier, comme le fauteuil « Louis Ghost » que j’ai choisi de vous présenter.

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Aux origines : Dans le cadre d’une collaboration entre le designer et l’enseigne italienne Kartell, spécialisé dans la vente de mobilier contemporain, le fauteuil date de 2002 et fera partie d’éléments qui symboliseront très probablement le design du début du XXIe siècle. Il prend pour modèle le modèle du fauteuil à médaillon inventé par le menuisier en sièges Louis Delanois en 1769. Sans doute un clin d’œil de Philippe Starck pour la dénomination de son siège !!!???

Caractéristiques : 54 cm de largeur, 94 cm de hauteur, 67 cm de hauteur pour les accoudoirs, 47 cm pour l’assise, et pesant 5 kg 4. Pour le procédé de fabrication, le polycarbonate est injecté dans un moulage. Ce polymère dispose d’excellentes propriétés mécaniques et d’une résistance thermique permettant une utilisation entre −100 °C et 120 °C, qui fait de ce fauteuil tant un meuble d’intérieur que d’extérieur. Il est empilable.

La silhouette d’un fauteuil emprunté à un style du passé, à savoir le style Louis XVI, qui symbolise l’ordre, la rationalité et le pouvoir aristocratique, se voit transposée grâce au choix d’un matériau transparent issu d’une création industrielle mise au point en 1953 par les chercheurs Schnell, Bottenbruch et Krimm.

Pour l’analyse proprement dite, le siège est réduit à une pure forme graphique qui se réfère au souvenir d’un style dans une présence réduite au minimal, et révèle la distance qui nous sépare du modèle historique. La transparence confère à l’objet une dimension spectrale, autrement dit, sans la présence du bois, des textiles et des ornements, le fauteuil est visible mais presque désincarné.

La prouesse technique que permet le bicarbonate, offre la possibilité à Starck de sceller une rencontre entre l’héritage du luxe du passé et la logique industrielle contemporaine. Ainsi, une icône du pouvoir absolu d’autrefois peut être reproduite en milliers d’exemplaires. Ce qui relevait de la fabrication artisanale, donc plus rare, est transposé dans la fabrication industrielle en série. L’objet, et plus précisément le meuble du XVIIIe siècle, signe de distinction et de prestige social, devient un produit plutôt de masse (par ce son coût reste, quand même assez élévé), sans pour autant banaliser son prestige. La portée symbolique en est amplifiée et ce fauteuil pourra très certainement être considéré comme une icône du design contemporain, qui ne s’interdit rien, pas même de revisiter les formes du passé.

Ci-dessous, un de mes visuels numériques d’une salle à manger dans lequel j’ai intégré ce modèle. La bibliothèque encastrée est de la marque Lundia, le fauteuil sous la lampe est le modèle « Egg », conçu en 1958 par Arne Jacobsen, la table est une version haute du modèle « Coffee Table » conçue par Isamu Noguchi en 1944 pour Herman Miller. Elle est éclairée par la lampe suspendue « Ar Arco » qui a vu le jour à la fin des années 1940 grâce aux frères Castiglioni, qui repose sur un pied en marbre de Carrare blanc. A droite se dresse un bahut « Riflesso », issu de l’imagination de Charlotte Perriand en 1939.

Pour terminer, une création sculpturale d’après la seconde guerre mondiale, « L’Homme de la Mancha », de Jean Marc, Roger Bienvenue Carrière, résistant, poète, sculpteur, peintre et conteur occitan.

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Pour en revenir au « Louis Ghost », la révolution dans sa conception réside aussi sur le fait que le moulage soit monobloc. D’autres créations antérieures ont été aussi conçues en polymère, mais en pièces détachées ensuite assemblées. Je pense, par exemple, à la chaise « Universale » (1967) du designer italien Joe Colombo (1930-1971).

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Pour en faire une lecture qui se réfère à la pensée de Jean Baudrillard, le fauteuil Louis Ghost devient un signe culturel, un marqueur social, un élément du vocabulaire visuel de la modernité. D’ailleurs, s’il rencontre un succès certain dans les magazines, les hôtels design et les espaces institutionnels, c’est qu’il tient à sa capacité à communiquer immédiatement en devenant lisible au premier regard, identifiable sans ambiguïté, et même presqu’un logo, penseront certains. L’objet-usuel symbolise ainsi un élément d’un système de signes, un vecteur de reconnaissance et de connivence.

Pour conclure, « Louis Ghost » est non seulement un fauteuil mais participe à un dispositif critique comme une réflexion matérialisée sur le statut de l’objet dans un monde où l’image domine l’usage, où le symbole prévaut sur la fonction, et où le design devient le lieu privilégié d’une interrogation sur la culture elle-même. À la fois présence et absence, hommage et déconstruction, icône et fantôme, il condense en une seule pièce les questionnements qui ont traversé, traversent et traverseront le design du XXIᵉ siècle.

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Nicolas globe croqueur.

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« Lotus »

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture(6-2) : présentation d’un prototype innovant.

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« Lotus » est une installation qui fut présentée à la Corderie dans le cadre de la biennale d’Architecture de Venise en 2008.

Création de l’architecte et urbaniste irako-britannique Zaha Hadid (1950-2016), « Lotus » représente une réalisation qui illustre ce qu’est le mouvement déconstructiviste auquel elle était une figure.

Le déconstructivisme assume pleinement une rupture avec les traditions techniques et figuratives qui ont été, d’une certaine manière, la « matrice » dans la création architecturale.

« Lotus » est le fruit d’une fusion entre le mobilier et l’architecture, et aussi même aussi entre une sculpture et une architecture.

Aux caractéristiques suivantes, à savoir une création aux modules fragmentaires, avec des structures dépliables, une esthétique organique et fluide, il est tout à fait évident que le but recherché est avant tout d’adapter l’architecture à l’individu et non le contraire. L’espace n’est ainsi plus figé mais se plie ou s’ajuste, en fait, comme une fleur de lotus qui déploie ses pétales en quelque sorte. On part de l’objet vers l’espace et non l’inverse.

Pour ce qui s’agit de sa conception, c’est avant tout l’usage de logiciels de dessin assisté par ordinateur en trois dimensions, d’une part, et, d’autre part, le choix de matériaux composites et légers. La fibre de verre, la fibre de carbone, ou les résines polymères avec des panneaux sandwiches haute résistance ont permis les formes courbes et continues impossibles à réaliser avec des matériaux traditionnels. Peut-être un jour cela sera possible si un procédé industriel est inventé !!!???

La structure pliante en fragments et les articulations permettant différentes postures, autorise des modules à usage combinés comme un lit qui peut devenir un bureau, ou une paroi qui peut être un mobilier.

Les procédés de fabrication numériques comme la découpe CNC (dispositifs de fraisage automatisés qui fabriquent des composants industriels sans assistance humaine directe), également le thermoformage (technique permettant la réalisation de formes d’un matériau par chauffage) et le moulage composite, peuvent rendre, si c’est souhaité, chaque pièce unique tout en étant produite industriellement.

Cette installation, qui reste, à mon avis, encore au stade du prototype (comme un « concept car » pour l’automobile), représente de nouvelles pistes de réflexion dans l’approche de l’architecture et de son évolution. Il s’opère un glissement progressif de l’architecte vers un rôle de modeleur d’espaces transformables. « Lotus » semble être la concrétisation de la recherche d’une volonté de brouiller, voire d’effacer la frontière entre le contenu et le contenant, entre le mobilier et le bâtiment, et plus généralement, entre objet et espace.

Si le parti pris est futuriste, peut-être extraterrestre, même si je pense qu’il se réfère aussi au monde des insectes, ce projet est avant tout une réflexion humaniste et cherche à redonner à l’habitant un pouvoir d’action sur son espace, une liberté de transformer son environnement selon ses usages, ses rythmes, ses humeurs.

Pour conclure, certes, si « Lotus » contribue à une vision nouvelle du vivre-ensemble et du rapport au milieu habité, libérée des contraintes de l’espace qui s’imposent à l’architecture, il en reste cependant une, sur lequel l’habitant ne peut pas avoir un pouvoir d’action, en fait, que personne ne pourra jamais dominer et qui aura toujours le dernier mot, le climat.

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Nicolas globe croqueur.

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La question de l’image

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (6-1). Extrait d’un texte de Chloé Braunstein et Claire Fayolle (in Hors-Série « Beaux Art Magazine » : « le design »).

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« Les objets sont aujourd’hui des icônes, ou des copies d’icônes, conçus comme des images à partir d’images et pour l’image. Ils indiquent formellement leur changement de statut, ainsi que Philippe Starck le précise : « La fonction est indispensable à tout objet, même le plus futile. Mais il faut bien comprendre que, parfois, l’objet n’a pas la fonction que l’on croit. Par exemple, savoir lire que l’automobile transporte des symboles mais pas des personnes, ou que mon presse-citron n’est pas fait pour presser des citrons, mais pour amorcer une conversation ». En cela, il suit les pas de Jean Baudrillard, qui, dans les années 1970, avançait déjà : « Ce qui est consommé, ce ne sont pas les objets, mais la relation qui se consomme dans la série d’objets qui la donne à voir » (1).

Starck montre que l’objet a perdu son statut initial d’ustensile pérenne, qu’il est devenu signe de reconnaissance, d’appartenance et de connivence. L’objet pourrait presque se contenter de n’être qu’une image, support d’une marque au concept, mettant ainsi en cause sa propre matérialité. Et le designer est là, au milieu de cette complexité sémiologique, pour donner du sens et du contenu, et faire que le courant passe entre l’objet-outil et son utilisateur.

De son côté, le philosophe François Dagognet affirme que, contrairement à l’objet, l’image est souvent perçue comme « irréelle, fantomatisante, fugitive, alors que nous apercevons en elle l’équivalent du réel, mais délesté de sa pesanteur, de ses inutilités. Avec elle, il nous reste que l’essentiel. » (2).

(1) « Le système des objets », Jean Baudrillard, éd. Gallimard, 1968. (2) « Les Dieux sont dans la cuisine. Philosophie des objets et objets de la philosophie ». »

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Le texte nous sensibilise sur le fait que, dans le design contemporain, l’objet a une tendance à glisser vers un statut d’image symbolique, en évacuant en partie, l’essentiel, c’est-à-dire, sa fonction matérielle. Designers, philosophes et sociologues semblent constater qu’avant d’utiliser les objets, nous cherchons à en consommer les signes, les symboles et, surtout, les relations qu’ils représentent.

Chloé Braunstein et Claire Fayolle, en s’appuyant sur les pensées du designer Philippe Starck et des philosophes Jean Baudrillard et François Dagonnet, tentent d’apporter une analyse pertinente sur notre rapport aux objets de design et en particulier sur l’évolution que nous avons ou que nous pouvons avoir de leur perception. Tout d’abord considérés comme ce qu’ils doivent être, c’est-à-dire des outils, s’ajoute une dimension iconographique et peuvent même devenir des supports symboliques.

Petite parenthèse au résumé des principales idées de ce texte, il est à souligner aussi que, selon les références culturelles que tout à chacun a plus ou moins eu la chance ou pas de recevoir dans son éducation et de son instruction, il apparait impossible que la perception soit la même d’un individu à un autre. Pour exemple, dans le film « Intouchables », le personnage campé par Omar Sy dérobe une pièce précieuse et raffinée qu’est un Œuf de Fabergé pour l’offrir à sa mère de fiction qui n’a, hélas, pas reçu les codes pour en apprécier la valeur, étant donné qu’elle le compare à… un Kinder surprise (sic) !!!

Pour en « revenir à nos moutons », c’est l’image et seulement elle qui détermine la production des objets contemporains avec pour objectif d’être immédiatement reconnaissables pour qu’ils puissent être signifiants, donc obligatoirement photogéniques, quitte à faire passer au second plan, son utilité. Autrement dit, vendre avant de se soucier de ce que cela peut être bénéfique pour le consommateur. Dans le domaine alimentaire, ce que sont appelés « les fruits et les légumes moches » n’entrent pas dans les critères des circuits commerciaux par ce que ne répondant pas aux critères définis et imposés, alors que leur goût reste identique, voire peut-être meilleur que ce qui est considéré esthétiquement comme présentable.

Philippe Starck souligne la fonction symbolique, et la perception qui peut être, selon moi, plus ou moins consciente, et que des objets peuvent avoir des fonctions supplémentaires inattendues, comme pour l’exemple de l’automobile, ou des fonctions qui en font presque oublier celle pour laquelle il a été créé, comme pour l’exemple du presse-citron.

L’objet est devenu un signe, un marqueur social, qui doit avant tout « raconter une histoire ». Pour en revenir au domaine alimentaire, et plus précisément des spiritueux, il n’a pas fallu attendre les XXe et XXIe siècle pour s’interroger sur le rapport au produit. Dans le film, « Le souper », qui se passe en 1815, essentiellement axé sur le dialogue entre Talleyrand (interprété par Claude Rich), et Fouché (interprété par Claude Brasseur), la scène avec le cognac est absolument savoureuse. Le second ingurgite, d’une manière un peu rustre, le breuvage à la vitesse de celui qui boirait du petit lait, à la grande désolation du premier qui tente de lui expliquer, et de le convaincre sans y parvenir, que boire du cognac, c’est d’abord raconter une histoire.

Le texte poursuit par l’analyse que fait Jean Baudrillard sur la manière de consommer les objets qui repose avant tout sur les relations symboliques qu’ils incarnent, ce qui dépasse leur simple utilité, au point même, peut-être, de la faire presque passer pour insignifiante.

L’analyse se poursuit par la matérialité de l’objet qui devient secondaire au profit du support conceptuel ou au vecteur d’identité visuelle qu’il représente. Le designer a donc pour mission de redonner du sens de manière à clarifier les enjeux symboliques afin de maintenir et, surtout, de redéfinir et renforcer le lien entre l’objet et l’utilisateur.

François Dagonnet pousse la réflexion en opposant l’objet à l’image, souvent perçue comme irréelle, fugitive, voire subjective, même si elle retient l’essentiel du réel, débarrassée de ce qui pourrait se définir comme une lourdeur matérielle, et elle peut posséder une puissance d’évocation et de signification qui dépasse parfois l’objet lui-même.

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Nicolas globe croqueur.

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La  » toujours » petite histoire de Nicolas Dürr, photographe, artiste, et donateur pour le Canal du Midi

Mon attachement à ce cours d’eau.

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Je reproduis ci-dessous mon entretien avec VNF, il y a quelques années et vous livre mes nouvelles impressions depuis l’interview.

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« VNF : Véritable passionné, vous êtes donateur au projet de replantation du canal du Midi. En parlez-vous autour de vous ?

Nicolas : Je le fais à chaque fois que j’en ai l’occasion, avec les lecteurs de mes publications, avec les personnes que je rencontre. Je suis heureux que le « volet » environnemental soit traité dans sa (bio)diversité, et que plus de 7 nouvelles essences d’arbres soient plantées. Je ne désespère pas non plus qu’un remède soit trouvé afin de continuer à profiter de l’ombre des platanes restants.

Il est indispensable que chacun se mobilise pour protéger ce patrimoine datant du 17e siècle, aujourd’hui menacé par le chancre coloré. Il faut que de nouveaux arbres soient plantés, afin qu’ils projettent de nouveau leur ombre majestueuse sur notre canal ».

Faire un don en faveur du projet de replantation, c’est un investissement dans l’avenir. Pensons aux générations futures qui profiteront de ce patrimoine universel ! »

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Je précise que je me rends régulièrement sur les bords du canal du Midi, surtout au printemps et qu’après l’avoir longé à vélo d’un bout à l’autre, je me donne comme objectif de le parcourir à pied. Je reste également un donateur régulier pour la replantation.

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« VNF : Quel est votre plus beau souvenir/belle expérience avec le canal du Midi ?

Nicolas : Mes plus beaux souvenirs ? Mon périple à vélo, les moments passés à peindre, seul ou en séjour artistique…

En fait, mes plus belles expériences du canal du Midi sont des moments partagés. Notamment avec l’aquarelliste toulousaine Elisabeth Penou. J’aimerais bien partager d’autres séjours en aquarelle avec Alain Marc et Christian Colin, que j’apprécie aussi.

Le canal m’a aussi permis de rencontrer Robert Mornet, créateur de l’exemplaire unique d’une réplique de barque de poste de 1818, l’embarcation la plus rapide des voyageurs sur le canal du Midi avant l’arrivée du Chemin de Fer. »

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Elisabeth Penou organise régulièrement des sorties sur le long du cours d’eau, surtout aux environs de Toulouse, et cela n’a pas échappé à l’émission « Echappées belles » diffusé en 2025 consacré au canal du Midi. Vous pourrez en retrouver le lien sur le site de France TV.

Il est à noter que Robert Mornet, décédé en 2022, a bénéficié aussi de l’aide précieuse d’Alain Dorado, qui, en tant qu’Architecte naval, a donc bénévolement numérisé les plans pour la construction. Il a également formé Robert a la construction navale, chose qui lui était étrangère, prodigué des conseils et son expertise, travaillé a la construction de la barque au Vigan pendant toute la durée de la construction jusqu’en 2011.

Pour rappel, le terme « poste » appliqué à cette barque, qui n’a très certainement jamais transporté de courrier, correspond à une unité de mesure de 4 lieues soit 15,2 km environ. Cependant, la lieue n’était pas uniforme à travers le pays et 4 lieues correspondaient plutôt, selon les dires de Robert, à une distance entre 12 et 14 km dans le Languedoc.

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Une de mes présentations graphiques sur la barque de poste navigant sous les Ouvrages du Libron.

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C’est après ma première randonnée à bicyclette que j’ai également pu rencontrer Jean-François, autrefois un ami, quand nous collaborions sur un de ses blogs et, surtout, créateur d’un site très bien documenté sur le canal du Midi.

Ma passion pour le canal du Midi m’amène à m’intéresser à d’autres canaux, comme le Canal Saint-Martin, le Canal de l’Ourcq ou le canal d’Orléans.

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Belle demeure remarquable, ancienne et authentique sur les bords du canal de l’Ourcq, construite à l’époque où les bâtiments avaient encore de beaux volumes et non soumis à des normes proportionnelles étriquées, comme, par exemple, les 2 m 50 de hauteur sous plafonds qui ne permettent pas une monumentalité sur un architecture.

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Canal d’Orléans, écluse du Gué des Cens

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« VNF : En quelques mots, que vous inspire le canal ?

Nicolas : Sérénité, évasion, beauté naturelle, beauté architecturale, histoire… la grande comme la petite. »

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Une de mes présentations graphiques du canal du Midi en automne aux environs de Capestang.

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Pour aller plus loin, voici une vidéo d’une interview de feu Robert Mornet par Roger Closset en cliquant sur ce lien.

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C’est tout,… pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

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Mes randonnées à pied sur les canaux de Brienne, du Midi, de Jonction et de la Robine depuis 2013.

Le long du canal de l’Ourcq.

Le long du canal d’Orléans.

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Présentation du travail d’Alain Dorado sur ce lien.

A propos d’Alain Marc, de Christian Colin, d’Elisabeth Penou.

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Une de mes présentations graphiques nocturnes sur le bas-relief de Lucas au bassin de l’Embouchure et aux Ponts-Jumeaux à Toulouse

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La Cité Radieuse

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (5-2) : focus sur la création de Le Corbusier à Marseille.

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Voici une analyse d’une réalisation architecturale. Il s’agit de la Cité Radieuse de Marseille, par Le Corbusier.

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Contexte :

La Cité Radieuse est la première commande publique de l’architecte et urbaniste Le Corbusier (1887-1965), qui est inclue dans le cadre du programme de chantiers expérimentaux pour la reconstruction de l’après-guerre.

Intention :

La conception voulue par le Corbusier est en fait, une synthèse du modèle des cités jardins périphériques et de celui de la grande ville. Il retient le caractère individuel du logement et le rapport architecture / nature d’une part, et la notion de densité urbaine et du binôme logement / équipement, d’autre part, indissociable, selon lui, à toute forme d’habitat moderne. Les pilotis libèrent le sol et permet la promenade ou laisse place aux terrains de jeux.

Le Corbusier a voulu un « village vertical » (avec la place du village, autrement dit, un seul hall d’entrée pour 330 appartements), et a cherché à mettre l’humain au centre de ses préoccupations en répondant à ses besoins, essentiellement sociaux, par des espaces collectifs, une rue commerçante pour répond aux nécessités de tous les jours, l’école pour l’instruction, le cinéma et la bibliothèque pour la culture, la terrasse pour les rencontres.

L’ajout des couleurs (douces) n’est pas neutre non plus et a pour vocation d’apaiser les esprits.

Structure générale :

Barre d’habitations commencée, 1947 et terminée en 1952, construites sur pilotis et répondant aux besoins de reconstruction de logement après la Seconde Guerre Mondiale.

Dimensions : 137 mètres de long, 24 mètres de large et 56 mètres de hauteur.

Matériau utilisé, béton armé gris, agrémenté par des touches de couleurs sur les murs des balcons.

Le bâtiment repose sur 36 pilotis. La terrasse est coiffée de 2 cheminées sculpturales et a accueilli un gymnase avant qu’il ne soit transformé en centre d’art en 2013. L’orientation du bâtiment a été choisie selon l’axe du cheminement du soleil, autrement dit, les façades principales sont orientées à l’Est et à l’Ouest.

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Respect de la réglementation des établissements recevant du public oblige, un escalier d’évacuation permet d’évacuer le centre commercial situé au 3ème étage.

L’ensemble abrite 337 appartements, un centre commercial et culturel, une crèche, d’abord, une école maternelle ensuite, un hôtel de 21 chambres. L’usage de la terrasse est partagé entre les désirs des habitants et les temps de récréations des enfants de l’école maternelle.

Caractéristiques particulières qui ont structuré le projet :

Le principe du Modulor caractérise le bâtiment. C’est un système de mesures lié à la morphologie humaine basé sur le nombre d’or et la suite de Fibonacci, calculé par le quotient de sa taille (1m83) par la hauteur de son nombril (1m13) qui de 1,619, soit le nombre d’or au millième près. Celui-ci est d’ailleurs matérialisé par une empreinte sur le béton à la base de l’immeuble ainsi que sur un petit vitrail.

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Organisation des appartements :

Les appartements conçus en emboitements, se présentent comme des petites maisons familiales à double niveau prolongées par des loggias qui font office de jardin, avec un caractère fermé pour préserver l’intimité du logement, sans oublier l’apport de la nature dans le celui-ci. Le résultat est un mélange d’idées empruntées d’une part, à un programme immobilier formulé par le Groupe de l’habitation franco-américain que Le Corbusier a découvert dans une publicité en 1922 et d’autre part à la chartreuse de Galluzo au Val d’Ema en Italie, visitée en 1907.

Selon l’architecte, le logis se définit comme le contenant « d’une famille » qui peut être inséré dans une « ossature portante », conçue comme une structure d’accueil. Après avoir défini une cellule de base, elle va permettre d’assembler 2 cellules orientées et imbriquées autour d’une rue intérieure, ce qui aboutit à un système d’étage courant qui s’organise sur trois niveaux. De larges couloirs départagent les cellules de part et d’autre du bâtiment et sont conçus comme un espace de circulation et, là aussi, de rencontre entre les habitants. Au dernier étage, le déambulatoire, fait face à la mer. 

Pourquoi ce projet m’a marqué ?

Les innovations esthétiques de Le Corbusier, à savoir les pilotis, les fenêtres plus larges que hautes, les avancées de façades en balcons, le toit terrasse.

Le pari de rendre heureux et satisfaits les habitants de la Cité Radieuse aura été réussi. Le Corbusier, cet « ami des hommes » voulait « à tout prix créer pour eux et, peut-être malgré eux, les conditions du bonheur ». Après plus de 70 ans, certains copropriétaires y habitent depuis 1952, et leur niveau de vie, plutôt élevé permet l’entretien de la résidence.

Focus sur la conception des appartements.

On y trouve 14 configurations d’appartements et une 15ème, la chambre d’hôtel. Celle, la plus courante est le duplex traversant de type E2. Tous les appartements sont conçus selon la combinaison de 3 cellules de base. D’abord l’entrée, la cuisine et la salle commune, puis la chambre des parents et la salle de bains, enfin les chambres d’enfants et les installations sanitaires. Les logements peuvent être destinés à des célibataires, à des couples ou à des familles ayant 2 à 8 enfants. 321 appartements composent l’immeuble, auxquelles s’ajoutent 14 chambres d’hôtel.

Un appartement comme à l’origine, et correspondant au type le plus courant, appelé E2, a été reconstitué à l’identique dans ses moindres détails à partir de 2002. Il s’agit d’un duplex de plus d’une centaine de m2, avec une mezzanine orientée est/ouest. La surface habitable est de 98 m2 à laquelle s’ajoutent 2 loggias qui totalisent un peu plus de 11m2. L’ensemble correspond à un appartement de type 4, avec une largeur de 3 m 66 et une profondeur de 24 m, balcons compris.

Particulièrement novateur pour l’époque, la distribution de l’appartement est pensée pour permettre à la fois le regroupement familial dans la salle commune et l’isolation de chacun. L’aménagement intérieur inclue rangements et le mobilier repose sur une recherche de spatialité associée à celle de fonctionnalité, grâce aux travaux conjoints de Le Corbusier, Charlotte Perriand et Jean Prouvé.

Au 1er niveau, une porte de couleur rouge avec une boite aux lettres incorporée marque l’entrée de l’appartement, surmontée d’un éclairage artificiel indirect. Sur la gauche, on peut découvrir un casier de livraison en tôle bleu qui fait la liaison avec la cuisine. En partie basse de la porte d’entrée, un portillon permet un accès direct à la glacière sous l’évier, en partie haute, le compteur électrique. La couleur des casiers varie d’un étage à un autre, et confère aux rues, leur identité. La polychromie des portes d’entrée est complétée, en façade, par les brise-soleils et stores.

Sur la gauche de la petite entrée, la cuisine est dissimulée au regard. En revanche, l’accès est direct à la salle de séjour composé de la salle à manger et du salon ne faisant qu’un, ce qui confère une fluidité spatiale, à laquelle participe la cuisine ouverte. Elle a été voulue par Le Corbusier pour permettre à la personne aux fourneaux de pouvoir s’intégrer aux conversations de celles présentes dans la salle de séjour qui se caractérise par sa double hauteur, ce qui confère un beau volume spatial et, surtout, une pénétration lumineuse. Elle s’ouvre sur une loggia, équipée d’une dalle brise-soleil horizontale. Un seuil en chêne massif permet l’accès à la loggia, et peut faire office de banquette qui se soulève et dissimule un radiateur, détail significatif de l’art et de la manière de Le Corbusier et de Charlotte Perriand de chercher à conjuguer fonctionnalité et agrément.

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La cuisine ouverte est très fonctionnelle et très bien équipée : une plaque chauffante électrique, un évier en fonte d’aluminium riveté à un plan de travail en tôle d’aluminium incrusté de carreaux de céramique, un broyeur électromécanique de déchets organiques, une hotte aspirante, une glacière, des rangements en partie basse et des rangements hauts avec éclairage intégré, un meuble passe plat que coiffe un plateau de bar en bois massif. Les portes coulissantes, laquées en couleur sont équipées de poignées de bois ergonomiques conçues par Jean Prouvé.

Un escalier métallique avec des marches en chêne, signé Jean Prouvé permet l’accès au 2ème niveau. On y trouve un couloir avec du rangement et du mobilier intégrés aux murs, comme dans l’ensemble de l’appartement, d’ailleurs (placards aux portes coulissantes et niches de rangement). C’est une manière d’optimiser l’espace en réduisant l’apport de meubles personnels. Ainsi, aucune place n’est perdue, le couloir donnant accès aux toilettes et à la douche bateau réservée aux enfants.

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La chambre parentale en mezzanine au-dessus de la salle de séjour est éclairée par la lumière de la verrière. Aménagée avec 2 tables de nuit de part et d’autre de l’emplacement du lit, d’un meuble à langer qui est encastré, d’un garde-corps bibliothèque et d’un placard équipé d’une porte à double battant. Cette chambre permet l’accès à la salle de bains dans laquelle se trouve une baignoire, un bidet et un lavabo.

Les 2 chambres d’enfant mesurent 1 mètre 83 en largeur et 8 mètres en longueur, et sont traitées en symétrie. Chacune d’elle se définit en trois espaces : un coin toilette avec lavabo séparé par une armoire du coin repos, et un coin activités. Une grande cloison coulissante aux faces recouvertes d’ardoisine, sert de tableau noir aux enfants. Fermée, elle garantit l’intimité, ouverte elle permet un espace d’activité ou un terrain de jeu. Deux grandes niches carrées peuvent faire office de bibliothèque.

Ci-dessous, des visuels des chambres d’enfant.

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Et pour terminer, voici des exemples d’aménagements d’appartements dans la Cité Radieuse.

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C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

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