Le Canal du Midi (1/12/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (3/7) : du bief de Marseillette à l’écluse de Puichéric

Canal du Midi (2012-2022) : du bief de Marseillette à l’écluse de Puichéric.

Voici  le 12ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre le bief de Marseillette et l’écluse de Puichéric.

C’est par le percement du rocher de Marseillette que le Canal du Midi entre dans le 4ème pays qu’il traverse, le Minervois. En consultant différents site sur internet, il m’est indiqué que la « ligne » de partage entre le climat océanique aquitain et le climat méditerranéen passe à cet endroit, « ligne » par ailleurs qui traverse le département de  l’Aude entre Villeneuve Minervois et Caunes Minervois, Rustiques et Badens, Trèbes et Marseillette, Floure et Barbaira, puis, plus au sud, du côté de Limoux. En conversant dans une boutique vinicole de Carcassonne, j’ai appris que le climat méditerranéen commençait réellement à La Redorte (et à l’écluse de Puichéric sur le Canal). Je reste cependant persuadé, par les paysages que j’ai quand même eu le temps d’observer, qu’une transition d’abord douce s’opère  dès le Seuil de Naurouze, puis se précise vers Villesèquelande, ou commencent les vignes, et encore plus à la sortie de Carcassonne aux écluses du Fresquel, et de façon évidente à La Redorte. Du côté de la Montagne Noire, la végétation diffère sur ses 2 versants, le côté nord offrant des similitudes avec les massifs jurassiens ou vosgiens.

Sans plus tarder, en cet après midi de mon 4ème jour de randonnée à bicyclette, après m’être restauré à Trèbes et à l’heure de la sieste, je découvre le cours d’eau traversant le rocher de Marseillette (photo en haut à gauche), au relief accidenté qui me laisse deviner aisément la difficulté rencontrée lors du percement du Canal du Midi à cet endroit.

 Jeudi 16 août 2012

Voici l’énumération des ouvrages sur ce trajet, hors écluses : l’aqueduc de Mercier (1689), un épanchoir à vannes du 18ème siècle, un épanchoir à siphon de 1781, le pont de Marseillette (1856), un segment rectifié sur 500m en 1943, l’aqueduc de St Martin (1690), l’aqueduc de l’Aiguille (17ème siècle, remanié en 1774 et 1807), le pont de Puichéric (17ème siècle), et la cale de Puichéric (1749).

Je précise que le bief de Marseillette se situe à mi chemin sur le Canal du Midi. Nous nous trouvons à équidistance du Bassin de l’Embouchure à Toulouse en direction de l’Ouest, d’une part, et du Phare des Onglous, à Marseillan, en direction de l’Est, d’autre part.

J’approche de l’écluse de Marseillette, datant de 1679, le 45e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale, a bassin simple, au km 127,394, à l’altitude de 79 m, située sur la commune éponyme (photos du bas). Je longe ensuite ce joli village sur sa rive gauche (photo du haut). L’écluse est précédée de l’épanchoir à siphon de Marseilette, d’une conception très ingénieuse qui  permet l’évacuation du trop plein d’eau, et qui  en interrompe son évacuation quand le miroir d’eau descend au bon niveau. Autrement dit, ce système automatique ne demande aucune intervention humaine.

Jeudi 16 août 2012.

Sur le site, un plaisancier qui semble rencontrer quelques difficultés à faire fonctionner son bateau de location, ce qui oblige les touristes à devoir patienter sur le bassin, sans évoquer non plus les autres qui attendent en amont et en aval, mais qu’importe !!!, tout le monde semble garder sa (très) bonne humeur et après tout, nous sommes en vacances, non !!!???

Jeudi 16 août 2012

Je progresse ensuite sur les 3 km 308 du 46e bief du Canal, le bief de Fonfile, agréablement arboré, qui serpente sur les communes de Marseillette et Blomac. Il est à noter de nombreux vignobles dans les environs et, a ce sujet, mes découvertes sur internet me font penser à ce qu’à écrit Jean-Pierre Lagache, sur son blog consacré à ce beau département qu’est l’Aude, à propos d’un couple de vignerons, spécialisé dans le bio, qui possède une exploitation à Laure Minervois, Nicole et Jean-Baptiste (aujourd’hui malheureusement décédé). Comme l’histoire du Canal du Midi est étroitement lié au vin, j’ai donc pensé utile de vous faire prolonger mon récit par la lecture de son article en vous transmettant le lien à la fin de mon récit.

Jeudi 16 août 2012

Jeudi 16 août 2012

Me voici sur l’écluse de Fonfile (ou Rachin), datant de 1679, le 46e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale, à bassins triples, à 130 km 702 de la Garonne, et à l’altitude  de 76 m., située sur la commune de Blomac. Un des points de rencontre avec la RD 610, la route Minervoise.

Jeudi 16 août 2012

S’ensuit les 1 km 242 du 47e bief, le bief de St Martin, retenu par l’écluse éponyme. Tout comme une journée de saison qui se respecte, il fait assez chaud et je marque parfois des pauses pour cueillir des grappes de raisin, déjà mur sur ce secteur dès la deuxième quinzaine du mois d’août.

Jeudi 16 août 2012

L’écluse de St Martin, datant de 1679, le 47e ouvrage à franchir depuis Toulouse, à bassins doubles, au km 131, 344 depuis  la Garonne et à l’altitude de 67 m, se distingue par ses bassins de 30 m de long pour 5 m 35 sur ses plus grandes largeurs, autrement dit, les plus petits du Canal du Midi. J’ose espérer que les façades du bâtiment seront vite ré enduites.

Jeudi 16 août 2012

Je longe les 1 km 763 du 48e bief, le bief de l’Aiguille pour accéder à l’écluse la plus décorée et quitte Blomac pour entrer sur Puichéric, la 37e commune sur les 64 que traverse le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

 Voici l’écluse de l’Aiguille, datant de 1679, à 133 km 707 de la Garonne, a bassin doubles , à 59 m au dessus du niveau de la mer. Joël Barthes, en poste depuis 1978, n’est pas seulement éclusier, mais aussi un artiste, sculpteur en particulier. A partir de matériaux de récupération, du bois et du fer essentiellement, drainés par le canal ou trouvé au bord du chemin, cet ancien routier façonne des créations dignes de son imagination, en puisant dans le bestiaire, comme en témoigne ce crocodile ma fois fort inoffensif, ou en prenant comme référence un chanteur comme Brassens. Affinant son savoir faire au fil des années, certaines de ses sculptures sont animées. Cet artiste bohème à la main verte, puisque les fleurs et plantes ne sont pas oubliées, qui travaille sérieusement sans se prendre au sérieux, n’hésite pas non plus à s’inspirer de l’anatomie humaine.

Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer, mais ne manquerai pas de le faire lors d’un prochain passage. Je pourrai ainsi en écrire un nouvel article.

Jeudi 16 août 2012

 J’enfourche mon vélo sur les 3 km 039 du 49e bief, retenu par l’écluse de Puichéric, sur le trajet duquel je traverse un des 3 ouvrages franchissant un cours d’eau conçu par Riquet, l’aqueduc de l’Aiguille (photo ci dessous en haut à droite), construit au 17ème siècle, puis reconstruit en 1774 et remanié en 1807, par l’ajout d’une arche surbaissée. L’ouvrage enjambe une rigole qui, tour à tour, a évacué les eaux saumâtres des étangs de Marseillette, qui furent asséchés, devenant ensuite une rigole servant à irriguer les champs aux alentours. Les descendants de Riquet auraient aimé utiliser l’espace pour établir un nouveau réservoir pour l’alimentation du Canal du Midi mais les autorités politiques d’abord royalistes, puis républicaines s’y opposèrent.

Il est a noter une cale et un ponceau à proximité du pont qui précède 4 autres cales situées entre l’écluse suivante et le port de la Redorte. Un lavoir existait aussi autrefois sur ce bief.

Sur la photo ci dessous en bas, le pont de Puichéric (ou de Rieux), typique des architectures des ponts du 17ème siècle, traversée par la route qui mène au village. Pour l’anecdote, un ado tout habillé s’apprête à faire un plongeon, très certainement pour épater ses copains et ses copines, alors que la baignade dans le Canal est interdite.

Jeudi 16 août 2012

Sur la photo ci dessous, vous pouvez apercevoir le joli village de Puichéric avec son église Notre Dame construite à partir de 1269, agrandie et remaniée jusqu’en 1879. Le clocher date du 14ème siècle. Le château, dans lequel Riquet fit étape (photo ci dessous en bas),  ne se visite pas, ce qui signifie aucunement qu’il est impossible d’y séjourner, dans la mesure où il abrite des chambres d’hôtes (en données 2012, ce qui ne sera peut être pas toujours le cas, à l’instar de la « Maison Coste » aménagée avec goût, à Carcassonne qui a cessé d’acueillir des clients cette année là). Le bourg est traversé par la route minervoise et l’ancien chemin de fer Moux-Caunes-Minervois (photo ci dessous en haut à droite). Entre 1989 et 2001, la commune eût pour maire un personnage au nom prédestiné, Jean-Claude Canal.

Jeudi 16 août 2012

C’est sur l’écluse de Puichéric, datant de 1679, le 49e ouvrage à franchir par les navigants depuis Toulouse, à bassins doubles, au km 136, 740 et à l’altitude de 57 m que je termine mon récit. Ici se trouve une petite épicerie buvette fort agréable.

Jeudi 16 août 2012

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Quelques endroits sympathiques pour y faire étape ou séjourner :

Le château de St Aunay à Puichéric.

Le château de Puichéric.

Chambres d’hôtes « La Demeure vigneronne » à Blomac

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/11/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (2/7) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette (équidistant de Toulouse et de Marseillan).

Voici  le 11ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Villedubert et le bief de Marseillette.

Je reprend donc le récit de mon trajet là ou j’ai terminé l’article précédent, à savoir sur l’écluse de Villedubert.

Pourquoi ai-je choisi de terminer cet article sur un bief plutôt que sur une écluse ? Tout simplement par ce que c’est sur le bief de Marseillette que se termine la commune de Trèbes et commence celle de Marseillette, c’est surtout sur ce bief que l’on quitte le Carcassonnais pour entrer dans le Minervois, c’est aussi sur ce bief que l’on se trouve à mi chemin du Canal, c’est notamment sur ce bief que l’on rencontre les 1er champs d’oliviers, et c’est enfin sur ce bief que commence le climat méditerranéen, bien qu’il soit admis qu’il débute réellement à La Redorte. Cecit dit, le climat de Carcassonne est considéré comme « intermédiaire », à savoir océanique avec une influence méditerranéenne, accentuée par la présence d’essences amenées par l’homme caractéristiques de celles que l’on trouve autour de ce que les Romains appelaient « Mare Nostrum ». Il suffit aussi d’observer l’architecture de la ville, plus ressemblante à celles de ses voisines de Narbonne et Béziers qu’à celle de Toulouse.

Pour terminer ma parenthèse climatique, le réchauffement tant annoncé pour ces 100 prochaines années (même s’il y a réduction de diffusion de gaz à effets de serre) va très certainement aussi modifier la donne et « offrir » un climat à Carcassonne qui s’apparentera plus à celui des rivages de la Grande Bleue qu’à celui des rivages de l’Océan.

Après avoir marqué une pause à l’écluse de Villedubert, avoir cueilli et avalé une grappe de raisin sur la treille au dessus des fenêtres du bâtiment, me revoici parti, direction Trèbes le long des 4 km 641 du 44ème bief.

jeudi 16 août 2012

Voici la listes des ouvrages et sites naturels sur le bief de Trèbes : l’aqueduc de Déjean (1689), le déversoir de Dejean (ou de la Raye, XVIIIe siècle), un passelis (« passage aménagé pour contourner un obstacle naturel appelé pertuis mais, contrairement à celui-ci, dépourvu de système de fermeture et simplement constitué d’une glissière en pente douce » : extrait du dictionnaire fluvial du site du projet Babel), le pont de la Rode (XVIIe siècle) une prise d’eau complétée d’une rigole d’alimentation correspondant à l’ancien tracé du Canal menant à la chaussée de l’Orbiel avant qu’il n’en soit détourné par un aqueduc, le pont-canal d’Orbiel et l’aqueduc de St Félix (1690), la cale de St Félix (XVIIIe siècle), l’épanchoir et le pont de St Julia (XIXe siècle et 1854 plus précisément pour le second ouvrage cité), le pont de Millepetit (XIXe siècle), le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe siècle), l’aqueduc de Millegrand (1690). Au delà, le Canal du Midi pénètre dans le Minervois en perçant dans le rocher de Marseillette et entre sur cette commune.

Sur les photos ci dessous, j’approche de Trèbes en apercevant son clocher, d’autant plus visible que des platanes ont été coupés à cet endroit, avec en arrière plan, la Montagne d’Alaric.

jeudi 16 août 2012

Le pont de la Rode, à l’architecture bien typique des ouvrages du XVIIe siècle et ressemblant beaucoup au pont Vieux de Castelnaudary, marque l’entrée sur la ville. Lui succède ensuite la rigole d’alimentation de la prise d’eau de l’Orbiel, et le pont-canal pris en photo sur ses versants nord et sud.

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Me voici maintenant sur les rives du Canal du Midi au cœur de la ville dans laquelle je décide de m’arrêter pour déjeuner avant de longer les berges arborées d’une nouvelle espèce de platanes en direction de l’écluse, plus résistante aux champignons. Cet endroit était, il n’y a pas si longtemps encore, abrité par des arbres gigantesques qui permettaient d’agréables promenades ombragées. A noter l’intérêt patrimonial, architectural, esthétique et historique de l’église St Etienne de Trèbes (XIIIe et XIVe siècle, en gothique languedocien), et l’intérêt gustatif de la confiturerie vendant des produits artisanaux (photo en bas à gauche).

jeudi 16 août 2012

J’accède à l’écluse à bassins triples de Trèbes, datant de 1679, 44e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis le commencement du Canal du Midi à Toulouse, à 118 km 184 de la Garonne, à l’altitude de 84 m, et autrefois le 2e arrêt du soir de la barque de la poste en provenance de Toulouse (la couchée).

Pour poursuivre la description du lieu, j’ai choisi un extrait du fascicule (bilingue) de Philippe Valentin « Le Canal du Midi de long en large », accompagné de 4 cartes :

« Les voyageurs prenaient leurs quartiers dans l’hôtellerie non loin du pont. Vous ne pouvez manquer la vaste minoterie aux fenêtres béantes près de la triple écluse et l’ancien moulin de 1700 qui fait un angle de 45 degrés avec l’axe du Canal. Trèbes sépare la 1ère tranche des travaux octroyés à Riquet en 1666 de la seconde jusqu’à l’étang de Thau. octroyée le 3 juin 1669. »

Je souligne qu’initialement, il était prévu que le Canal de Midi se termine en amont de l’écluse, les navigants devant terminer leur trajet vers Narbonne sur l’Aude. Cependant, les caprices des crues du fleuve qui  rendaient l’activité batelière  incertaine, voire impossible parfois, on eu vite raison de cette hypothèse et il fut décidé de poursuivre le cours d’eau artificiel jusqu’à la mer.

Je poursuis donc la description de Philippe Valentin :

« Dès lors, l’entreprise devint colossale. Des chantiers sur tous les fronts, de la Montagne Noire à ligne principale, occupaient 8 000 à 12 000 ouvriers, tous susceptibles de désertion suivant leurs intérêts. Pour les fidéliser, une ordonnance de Monseigneur de Besons, intendant de la justice, police et des finances en Languedoc, promit à chacun quelques facilité dont un salaire fixe et avantageux, même en cas de maladie ou d’arrêt de travail pour intempéries. Ces avantages sociaux inédits exaspéraient les employeurs à fort besoin de main-d’œuvre incapables ou peu désireux de s’aligner ».

Autrement dit, les avantages sociaux avant l’heure.

Sans plus tarder, je vous laisse découvrir l’ouvrage de Trèbes, à trois bassins, entourés de bâtiments dont l’un d’eux, à l’esthétique intéressante, attend une restauration pour le remettre en valeur.

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

Après l’arrêt qui s’imposait sur l’écluse, je m’engage, sur mon vélo en ce début d’après midi sur les 9 km 210 du 45ème bief retenu par l’écluse de Marseillette, direction le Minervois. A noter sur la photo en bas à gauche l’épanchoir de Saint Julia qui offre la possibilité, par un système de vannes de vidanger le bief par le fond du lit pour l’entretien. Sur la photo à droite, le pont de Millepetit (XIXe siècle) au tablier en bois construit, tout comme son homologue éponyme à l’ouvrage cité plus haut, de relier les domaines aux vignes qui s’y rattachaient, situées entre le Canal et l’Aude. Je souligne également que le fleuve coule plus ou moins parallèlement et pas très loin du cours d’eau entre Carcassonne et Saint Nazaire d’Aude.

jeudi 16 août 2012

Je remarque un groupe d’adolescent(e)s répartis sur 2 canoës en promenade d’agrément.

 jeudi 16 août 2012

Amoureux de belles architectures, je ne manque pas de remarquer non plus l’élégante bâtisse du domaine de Millepetit et une certaine émotion me gagne dans la mesure ou elle me rappelle la maison de mes grands parents maternels à Saint Epain, en Indre et Loire. Tous mes merveilleux souvenirs d’enfance me reviennent tout à coup alors que je ne m’attendais pas du tout à cela dans la mesure ou elle se situe géographiquement à 500 km de la Touraine. Bien que chaque région adopte son style architectural propre, je conclus aisément qu’il existe dans notre pays un modèle de demeure bourgeoise dont on retrouve la trame plus ou moins dans tout l’hexagone, symbolisant aussi un signe extérieur de richesse en se distinguant du style régional. Par exemple, ici, point de tuiles romaines mais de l’ardoise, très certainement importée d’Anjou et moins lourde sur les charpentes. Les pigeonniers se retrouvent aussi beaucoup dans le sud de la France. Il en existe de très beaux exemples en Gascogne, dans le Périgord et dans l’Albigeois.

jeudi 16 août 2013

J’atteint très rapidement à vélo le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe) puis l’aqueduc éponyme, un très bel exemple d’architecture que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de photographier. Cet ouvrage fut commandé par Vauban et réalisé par les maîtres maçons Colin et Launay, et se caractérise par une voûte en grès (sources « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin).

jeudi 16 août 2013

Je quitte ainsi le Carcassonnais et la 34ème commune que traverse le Canal du Midi pour entrer dans un 4ème pays, le Minervois. J’achève ainsi mon récit « En Carcassonnais jusqu’au bief de Marseillette »

C’est tout, pour le moment !

 

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Une autre approche sur le Canal à Trèbes et dans les environs sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles sur le pont-canal de l’Orbiel.

Le Canal du Midi (1/10/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (1/7) : de la cité fortifiée à l’écluse de Villedubert

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Carcassonne à l’écluse de Villedubert.

Voici  le 10ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Carcassonne et l’écluse de Villedubert.

En cette magnifique journée du jeudi 16 août 2012, j’entame ma 4ème étape à vélo commencée le lundi 13 au bassin de l’Embouchure à Toulouse, extrémité occidentale du Canal du Midi, là ou a été posée la 1ère pierre de ce long ruban d’eau de 240 km qui permettait un raccourci pour la batellerie qui n’avait plus à faire un grand détour par le Détroit de Gibraltar pour relier les côtes atlantiques au côtes méditerranéennes françaises.

Il est à noter surtout le rôle économique et civil qu’aura connu le Canal du Midi alors qu’il avait été envisagé de lui ajouter une fonction militaire, notamment pour permettre aux navires de guerre de l’époque de relier les 2 mers sans avoir a se frotter à ceux des puissances étrangères et parfois hostiles. Vauban aurait d’ailleurs souhaité, pour cela, la conception d’ouvrages aux gabarits plus importants, en particulier les écluses, mais il n’a pas été suivi dans ce souhait.

Je reprend donc le cours de mon trajet là ou je l’avais terminé la veille, c’est à dire à l’écluse de Carcassonne, près du port, face à la gare, au km 105 depuis la Garonne, à l’altitude de 106 m et 38ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Direction d’Homps, ma prochaine étape. Carcassonne est la 30ème commune sur les 63 que traverse le Canal du Midi (en données 2012).

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

Je vous donne aussi la raison pour laquelle je « sectionne » autant mes articles sur la traversée d’un pays alors que je pourrais tout regrouper. Tout simplement par ce que l’insertion de nombreuses photos risquerait de ralentir l’apparition de l’article sur l’écran au risque de faire renoncer certains internautes à la lecture de celui-ci. J’ajoute donc au maximum 15 images à chacun de mes écrits. Quand je m’attellerai au « chapitre » du Grand Bief, le sujet sera abordé en plusieurs parties. Il est à noter également que je suis retourné prendre des photos sur plusieurs endroits du Canal un an après mon trajet sur des lieux que j’estimais ne pas avoir pris en photo suffisamment correctement la première fois.

J’approche de la 39ème écluse du Canal, l’écluse de St Jean, à bassin simple, située à 108 km 162 de la Garonne, à l’altitude de 102 m, située sur Carcassonne après avoir parcouru les 2 km 864 de ce 39e bief éponyme. Le pont de la déviation de la D 6113, ex RN 113 Bordeaux Marseille, précède l’écluse. Cette ancienne route nationale  pouvait être qualifiée de  « route des deux mers », côtoyant l’itinéraire du Canal du Midi depuis Toulouse jusqu’à cet endroit mais s’en éloignant sur le trajet Carcassonne Narbonne.  Cet axe principal, tout comme l’autoroute, n’est pourtant pas le chemin le plus court pour se rendre à Béziers. Une route touristique secondaire, appelée « Route Minervoise », aux numérotations suivantes en D 118, D 149, D620, D101, D 610, D11 dans l’Aude, puis D5 dans l’Hérault, très intéressante, longe l’itinéraire du Canal du Midi jusqu’à la ville natale de Riquet. J’ai emprunté ce chemin en août 2013 pour  « immortaliser » de nombreux endroits sur le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Voici les 0 km 763 du 40ème bief, précédant la 40ème écluse, celle du Fresquel double (au km 108,925 de la Garonne, altitude 97 m), et sur lequel on peut découvrir le Pont de Friedland (photo en haut à gauche, datant de 1810, comme l’écluse), et surtout, le pont-canal du Fresquel, enjambant la rivière éponyme, ouvrage dans le plus pur style Vauban, datant de 1810, à 3 arches, commun au cours d’eau et à la route Minervoise franchissant ensemble cet obstacle naturel, exemplaire unique sur le Canal du Midi d’un ouvrage à la fois fluvial et routier. C’est ici que le nouveau tracé  rejoint le tracé originel. Auparavant, il rencontrait le Fresquel par l’intermédiaire d’une chaussée. Un épanchoir se trouve à proximité ainsi qu’une rigole d’alimentation, la 1ère depuis le Seuil de Naurouze (sources, « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin). Je reconnais volontiers ne pas être allé découvrir cet ouvrage lors de mes 2 passages, ce que je ne manquerai pas de faire lors d’une prochaine promenade pédestre, muni de la documentation nécessaire afin de ne rien oublier.
Pour se référer au domaine cinématographique, c’est à cet endroit qu’une scène du film « Le Petit Baigneur » (1968) a été tournée (quand une vedette dépasse une automobile).

 Lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2013

Ci dessous les 2 écluses du Fresquel séparées par le 41e bief, le bief du Fresquel Simple, le plus court du Canal du Midi, de 105 m. Sur la photo ci-dessous en haut, vous pouvez apercevoir le bief et les 2 écluses, ainsi que le mirador permettant un contrôle de l’ensemble.

Jeudi 16 août 2013

L’écluse du Fresquel simple (pas besoin de préciser le nombre de bassins) est la 41ème écluse à franchir par les navigants en provenance de Toulouse, au km 109,030 de la Garonne,à 94 m d’altitude. A noter la coupe des platanes atteins de la maladie du chancre coloré.

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

C’est parti pour parcourir le 42e bief, le bief de l’Evèque, long de  3 km 763, traversant les communes de Carcassonne, Villemoustaussou, Villalier et Villedubert. C’est à partir de là que j’ai commencé à entendre chanter les cigales et que le paysage se donne des accents de plus en plus méditerranéens. Sur cette section se trouvent les ouvrages suivants : l’épanchoir du Fresquel (XIXe siècle et remanié en 1920), le Pont Rouge, datant de 1920 (2 photos du bas), le Pont de la Mijeanne (XVIIe siècle), l’aqueduc déversoir de Trapel (1689).

Jeudi 16 août 2013

J’approche maintenant de l’écluse et passe sur l’aqueduc déversoir de Trapel (photo en bas à gauche) qui permet l’évacuation des excédents d’eau du Canal, et qui le permettait aussi du temps de la chaussée en amont sur le Fresquel. L’ouvrage repose sur 2 voutes. C’es ici aussi que je me suis aperçu que la vitesse des péniches et autre bateaux (à la condition du respect de la limitation de vitesse de 8 km/h) était inférieure à celle d’un cycliste.

Jeudi 16 août 2013

J’approche de la 42ème écluse, l’écluse de l’Evêque, à bassin simple, avec son bâtiment bien entretenu. Amoureux des belles architectures, je remarque également une somptueuse propriété de pierres et de briques à proximité au milieu d’un  magnifique jardin.

Jeudi 16 août 2013

J’aborde le 43ème bief, celui de Villedubert, long de 0 km 750, bordé de jeunes platanes replantés. Il faudra attendre au moins une vingtaine d’années avant que ceux ci n’abritent les promeneurs d’une ombre conséquente. Au fond, sur la photo à gauche, la Montagne d’Alaric qui s’étend sur une quinzaine de kilomètres d’Est en Ouest, culminant à 600 m.

Jeudi 16 août 2013

Et c’est sur la 43ème écluse du Canal du Midi, à bassin simple que je termine mon récit , avant dernier récit sur la traversée du 3ème pays que traverse le cours d’eau. Nous nous trouvons à 113 km 543 de la Garonne, à l’altitude de 86 m sur la commune éponyme, la 33ème depuis Toulouse (sur 63).
Désireux de me désaltérer, je tente d’attraper une grappe de raisin sur la treille du bâtiment éclusier et constate que celui-ci est mûr, contrairement aux grappes des vignes aux abords de l’écluse d’Herminis, la veille. Géographiquement parlant, l’écluse de Villedubert, à proximité de l’Aude, se situe à l’extrémité Est de la commune de Carcassonne alors que l’écluse d’Herminis se situe à limite Ouest de celle-ci (12 km environs à vol d’oiseau entre les 2 endroits). J’en conclus que la « ligne de partage » des dates de maturité du raisin correspond grosso modo à une verticale Nord-Sud similaire à celle de l’arrivée à maturité du raisin du côté de Limoux.

Jeudi 16 août 2013

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

 

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

 

Le centre Pompidou à Paris en graphisme, début mars 2018

Sur cette publication voici un compte rendu graphique sur ma sortie avec les Urban sketchers Paris sur le centre Georges Pompidou, le premier dimanche de mars.

 Avant de retrouver le groupe au café Beaubourg, et me doutant que nous ne ferions pas de croquis à l’extérieur, vu la température encore relativement froide, je me suis posté de trois-quart profil et de face pour croquer le bâtiment. J’ai choisi des lignes courbes pour accentuer l’esprit panoramique du lieu.
Je me suis rendu ensuite au point de rendez-vous ou se trouvaient déjà une quinzaine de sketchers comme Jean-Paul Schifrine, qui fait un travail remarquable, ou encore Marie-Christine Compan, et bien d’autres.
Nous nous sommes attablés, protégés du froid et de la pluie qui commençait à tomber et la terrasse du café nous a offert une vue panoramique sur l’esplanade.
Trois possibilités se sont imposées à moi. Tout d’abord, dessiner et peindre l’esplanade avec, en arrière plan, les immeubles qui la bordent, et une amorce des visiteurs nombreux à faire la queue en ce jour d’entrée gratuite.
Je me suis ensuite focalisé sur la foule et je n’étais pas le seul, D’ailleurs Marie-Christine a fort joliment légendé son dessin par la phrase suivante « Les parapluies de Beaubourg ».
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Les alignement des immeubles construits en même temps que le centre m’ont également inspirés.
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La pause déjeuner aura été l’occasion non seulement de croquer à nouveau, mais aussi de rencontrer de nouveaux sketchers absents le matin même.
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Quelques-uns d’entre nous avions choisi ensuite de grimper au restaurant du dernier étage du centre Pompidou …
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… avant de redescendre sur la mezzanine ou j’ai retrouvé Marion Rivolier (l’occasion de lui dire tout le bien que je pensais de son travail, et son approche de l’aquarelle en « première intention » , en particulier). J’ai également découvert les aquarelles de Juan-Carlos Figuera, étudiant en architecture qui se délecte à aquareller Paris à chaque fois qu’il se rend dans notre capitale. Vous pouvez découvrir ce qu’il fait sur cet article.
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Les sorties Urban sketchers, ce sont essentiellement des rencontres, de manière à se découvrir les uns les autres, à s’inspirer et à progresser. Nous nous dessinons aussi, comme vous pouvez le voir ci-dessous. J’ai fait aussi la connaissance d’El Tinois et de bien d’autres et que j’espère avoir le plaisir de revoir.
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C’est tout, pour le moment !

Nicolas globe croqueur.

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Retrouvez cet article sur le blog des Urban sketchers France.

Le Canal du Midi (1/9/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (9/9) : de l’écluse d’Herminis à l’écluse de Carcassonne

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse d’Herminis à l’écluse de Carcassonne.

Voici  le 9ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse d’Herminis et l’écluse de Carcassonne.

A ce niveau de la narration de mon trajet à vélo le long des 240 km du Canal du Midi, d’une part, et au moment ou j’écris ces lignes, en septembre 2013, d’autre part beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, si j’ose faire ce clin d’œil.

Désireux d’approfondir mes connaissances sur ce cours d’eau, j’ai eu l’occasion depuis août 2012 d’y retourner faire 3 séjours, 2 en mai et 1 en août 2013 à des endroits différents. Les 2 premiers étaient au Somail et à Toulouse. Pour le 3ème, tirant le bilan de ma banque de données photographique, j’ai décidé de retourner faire des prises de vues aux endroits que j’estimais n’avoir pas suffisamment approfondis. En tenant compte de l’avancement de mes récits, j’ai choisi le trajet entre l’écluse d’Herminis et le pont du Caylus. J’aurais aimé « pousser » jusqu’à Agde et notamment faire une marche le long de la liaison entre le Canal et la Méditerranée du côté de Vias, mais je n’en ai pas eu le temps. Je précise aussi que les remarques de nombreux internautes soulignant l’augmentation en qualité de mes mises en page et de mes images  au fur et à mesure de l’avancement de mes écrits m’ont encouragé à persister dans cette démarche. Autrement dit, je vais vous faire partager dans ce qui va suivre non seulement les photos précédant et couvrant la période de ma randonnée sur 2 roues, mais aussi celles que j’ai été faire entre le 26 et le 28 août 2013. Dans le feu de l’action et dans l’euphorie de mes congés d’été, j’ai immédiatement choisi de mener à bien ce projet juste après un séjour à l’Ile Maurice, pays dans lequel j’ai eu l’occasion de peindre de nombreuses aquarelles, que je vous présenterai  sur le blog des croqueurs de nature (je vous inviterai à cliquer sur le lien en fin de récit). A noter que pour découvrir mes travaux graphiques sur le thème du Canal du midi, vous pouvez également vous rendre sur la rubrique « les aquarelles de Nicolas » sur ce blog.

Je commence donc ce  récit par l’écluse d’Herminis, le 36ème ouvrage, à bassin simple, au km 98,790 de la Garonne. Après m’y être arrêté pour me désaltérer de 2 verres de jus d’orange dans le café restaurant situé au bâtiment de l’ouvrage, j’enfourche de nouveau ma bicyclette en direction du centre ville de Carcassonne. Je n’éprouve pas le besoin de me désaltérer habituellement, excepté au moment d’un effort physique important et continu, qui plus est sous un soleil de plomb. A ces moments précis, je passe sur l’extrême opposé et j’éprouve, au contraire, le besoin de me rafraîchir plus que la moyenne.

Je constate la présence de la péniche d’hôte « Mirage » dans laquelle je séjournerai 1 an plus tard.

Je vous présente donc des photos en mode panoramique de l’écluse prises le lundi 26 août 2013.

Lundi 26 août 2013

Lundi 26 août 2013

Au passage, je vous énumère les ouvrages que je traverserai jusqu’à l’écluse de Carcassonne (hors écluses sauf 2) : l’aqueduc de Saume (1679), l’Epanchoir de Foucault (XVIIe siècle et remanié en 1810), les anciennes écluses triples de Foucault et doubles de Villaudy, l’aqueduc de l’Arnousse, quand le tracé du Canal évitait la ville, l’aqueduc de l’Arnoussette, le pont du chemin de fer de la ligne secondaire qui se dirige vers Limoux (je vous expliquerai plus loin pourquoi j’évoque cet ouvrage), la tranchée de l’Estagnole, le pont d’Iéna, la passerelle de l’Estagnole, le pont Marengo et le pont de la Paix.

Je longe à vélo en cette fin d’après midi du 15 août 2012 les 1 km 376 du 37ème bief retenu par l’écluse de la Douce,  le 37ème ouvrage situé à 100 km 166 de la Garonne, à bassin simple, d’une altitude de 109 m. Je croise de nombreux joggeurs. Au pied de l’écluse, la fameuse péniche évoquée plus haut.

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

Je poursuis donc sur les du 38ème bief, retenu par l’écluse de Carcassonne, en centre ville. Carcassonne, ce n’est pas seulement une aire urbaine, mais c’est aussi la campagne, dans laquelle est situé, par exemple, le hameau d’Herminis. J’atteins assez rapidement le bâtiment de l’Epanchoir de Foucault. Le tracé du Canal rectifié au début du XIXe siècle pour desservir le centre ville débute à partir d’ici et comme le nom de l’ouvrage  l’indique, les excédents d’eaux se déversent dans le lit de l’ancien tracé pour se diriger vers le Fresquel, tout proche.

Pour décrire le lieu, je n’ai rien trouvé de mieux que de citer une phrase de l’excellent fascicule de Philippe Valentin, « Le Canal du Midi de long en large » qui se décline en 4 cartes et en bilingue français/anglais : « La maison de garde rappelle que le territoire longiligne était un fief ou le seigneur et ses descendants exerçaient la police et la justice. Ces personnages importants du système Riquet surveillaient et sanctionnaient la pêche, la baignade, la fraude, contrôlaient les voyageurs turbulents ou les pirates d’eau douce ».

Mardi 23 août 2011

Mercredi 15 août 2012 et mardi 23 août 2011

Vous pouvez voir sur la photo ci dessous en haut à gauche l’écoulement des exédants aquatiques évoqués plus haut. Jusqu’au XIXe siècle, le Canal contournait la ville par le nord via deux ouvrages aujourd’hui disparus,  l’écluse triple de Foucault (elle est représentée sur un plan accolé au bâtiment) et l’écluse double de Villaudy. Les contraintes du relief doublé du refus des autorités de la ville à verser leur obole pour trancher la colline de l’Estagnole ont eu raison, dans un 1er temps, d’un tracé qui semblait pourtant d’une évidence !!! Il est à souligner que Carcassonne, très dynamique, estimait sans doute n’avoir pas besoin d’une plus value. Comme toujours, c’est après que vient les moments des regrets et, il faudra attendre la veille de la Révolution pour qu’enfin, la décision de bon sens de rapprocher le cours d’eau de la ville soit prise. La percée de la colline fut décidée et les 2 nouvelles écluses de Carcassonne et de St Jean remplacèrent, sur le nouveau tracé, celles précédemment citées sur l’ancien tracé.

D’ailleurs, à partir de la colline, les piétons et cyclistes doivent s’éloigner du chemin de halage pour ne le retrouver qu’à l’écluse., faute de balisage. A noter sur la photo en bas à droite, le pont du chemin de fer à l’emplacement exact du passage du Méridien de Paris, ou, sous sa dénomination plus contemporaine, la Méridienne Verte.

Mercredi 15 août 2012

En cette fin d’après-midi et juste avant que n’éclate un orage, je finis par atteindre le dernier ouvrage de ma 3ème journée à bicyclette et je vous le fais découvrir sans plus tarder sur les photos ci dessous, dont une présentée en mode panoramique. Il est à noter que les ponts du secteur se réfèrent à quelques batailles napoléoniennes notoires (Iena, Marengo). Les travaux du tracé et du port se sont terminés en 1810, sous le 1er Empire, ceci expliquant celà. Ce n’est qu’à l’approche du milieu du XIXe siècle que les bâtiments pour  accueillir les voyageurs, vont sortir de terre, dans le cadre du service accéléré de la navigation mise en place pour concurrencer les diligences, elles même plus rapides grâce à une amélioration des routes du Languedoc. Avec l’arrivée du chemin de fer que ces structures seront naturellement aptes à offrir un cadre adapté aux usagers du train.

Vous remarquerez, sur la photo en haut à gauche, au pied de la passerelle de l’Estagnole (1974), une architecture « Art Nouveau » et sur le panoramique, le port à gauche (direction Béziers) et le pont de l’ex rn 113 (Bordeaux-Marseille), à l’opposé (direction Toulouse).

Mercredi 15 août 2012 et lundi 26 août 2013

L’écluse de Carcassonne est le 38ème ouvrage à franchir par les navigants, à 105 km 288 de Toulouse, à bassin simple, à l’altitude de 106 m. Il est à noter, comme dans la Ville Rose, que la gare se trouve à son pied. A titre de comparaison, les distances ne sont que de 90 km par la route et le chemin de fer.

Mercredi 15 août 2012 et lundi 26 août 2013

Mercredi 15 août 2012

Je ne terminerai pas ce récit  sans vous faire partager quelques photos d’une excellente maison d’hôtes dans laquelle j’ai eu la chance de séjourner, aménagée avec beaucoup de goût, « La Maison Coste » et son jardin intérieur. Malheureusement, le propriétaire a cessé son activité fin 2012 et quand je suis retourné en repérage le lundi 26 août 2013, le nouvel acheteur, visiblement n’a pas repris l’activité. Existait aussi à l’entrée de l’établissement, un magasin de décoration mêlant harmonieusement le contemporain et le classique comme le style « campagne chic ».

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

 

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le récit de mon séjour sur la péniche « Mirage » en août 2013, sur ce lien.

Pour celles et ceux qui ont eu la chance de séjourner à la « Maison Coste  » et qui regrettent qu’elle n’existe plus, adoreront sans doute « La maison Carcassonne » (site en anglais).

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/8/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (8/9) : de l’écluse de Béteille à l’écluse d’Herminis

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Béteille à l’écluse d’Herminis.

Voici  le 8ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Béteille et l’écluse d’Herminis.

Par l’écluse de Béteille (la 33ème à franchir, à bassin simple, altitude 123 m, à 86 km 309 de la Garonne), située sur Alzonne (25ème commune sur les 63 que traverse le Canal), je pénètre dans un nouveau pays, le Carcassonnais, sur lequel je vais consacrer 4 articles dont celui ci qui va vous emmener jusqu’à l’écluse d’Herminis, à l’entrée de la commune de Carcassonne. Le Canal coule dans se pays sur une quarantaine de km et traverse 10 communes.
Pour rappel, je précise que j’atteins cette écluse en début de l’après midi du 3ème jour de ma randonnée à bicyclette depuis Toulouse. En commençant par cet ouvrage, situé sur  Montréal, j’ai une petite pensée pour le couple de comédiens Philippe Noiret/Monique Chaumette qui ont longtemps habité dans les environs et je me remémore une scène à la fin du film « La vie et rien d’autre » tournée sur cette commune. Ici était autrefois la 2ème dinée de la barque de poste venant de Toulouse. Cependant, je n’ai trouvé ni chapelle, ni bâtiment ayant pu servir d’auberge. Tout comme à Castelnaudary, je n’ai pas bien cherché non plus.

Comme je l’ai précisé sur mes précédents écrits, la végétation méditerranéenne s’invitera de plus en plus suivant que je progresserai vers l’Est et je découvrirai les 1ères vignes sur Villesèquelande. Elles apparaissent aussi dès Alzonne et même autrefois, elles « montaient » jusqu’à Castelnaudary avant de disparaître au profit des céréales pour cause sans doute de la qualité médiocre des cépages, peut être aussi par ce que les cultivateurs du Lauragais n’ont pas cherché  à améliorer leur production. La qualité de la terre explique sans doute ce changement et  la tradition céréalière caractérise plus ce pays que la tradition vigneronne.

Voici la liste des ouvrages sur le trajet (hors écluses) : la Cale St Jean, l’aqueduc de l’Espitalet (1689), le pont de Sainte Eulalie (1885), le pont de Villesèque (17ème siècle), l’aqueduc de Delfay (1689), l’épanchoir de Villesèque (17ème et 18ème siècles), le pont de Sauzens (1854), l’aqueduc de Sauzens (1691), et le pont de Rocles (1681).

Mercredi 15 août 2012

C’est parti pour les 7 km 471 du bief de Villesèque (le 34ème, traversant Montréal, Alzonne, Sainte Eulalie, Villesèquelande, Caux et Sauzens), le long duquel je découvrirai encore malheureusement des platanes malades et enfin un 1er panneau pédagogique informant les usagers des précautions à prendre pour éviter la propagation du chancre coloré. Fort heureusement, il reste encore suffisamment de végétation pour pouvoir envisager de pédaler à une heure ou il est plutôt conseillé de faire la sieste et cela sur tout le parcours du Canal du Midi. Sur la 2ème photo à gauche à partir du haut, la cale St Jean et sur la dernière en bas à droite, l’aqueduc de l’Espitalet.

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Après le pont de Ste Eulalie (1885, 3ème photo en bas à gauche), c’est aux alentours du pont de Villesèque (17e siècle, dernière photo en bas à droite), que j’aperçois les 1ères vignes. Assoiffé comme rarement je l’ai été, je constate malheureusement que les grappes ne sont pas encore mures (elles le seront après Carcassonne en cette période de l’année). Je me faisais pourtant à l’idée d’en avaler une pour me désaltérer.

Mercredi 15 août 2012

Arrivée sur l’écluse éponyme, la 34ème à franchir par les navigants, à bassin simple, altitude 122 m et distante de 93 km 78 de la Garonne. Elle est précédée par l’épanchoir de Villesèque.

Il est à noter également la proximité de Villesèquelande, village dans lequel se trouve un orme, tout comme plus loin, à Poilhes, dans l’Hérault (je l’évoquerai dans mon article sur le parcours du Canal dans ce secteur).

Mercredi 15 août 2012

Encore 4 km 740 à parcourir sur 35ème bief retenu par l’écluse de Lalande sur un chemin de hallage à la qualité plus discutable sur quelques sections de son parcours. Je découvre de nouveau un tag, mode d’expression qui me convient plus sur des piles de ponts en béton gris (par ce qu’il leur apporte une plus value esthétique) que  sur un ouvrage ancien. L’avant dernière photo à droite vous présente  le pont de Rocles, datant de 1681. Sur le volet végétatif, je découvre de plus en plus de cyprès au fur et à mesure que je progresse vers l’Est.

Mercredi 15 août 2012

Je finis par atteindre la 35ème écluse du Canal du Midi, à double bassins, au km 98.520 de la Garonne, à l’altitude de 116 m. J’entre sur la commune de Carcassonne, ce qui ne signifie nullement que je suis rendu au pied des remparts de la cité ou de la gare. Il me restera à parcourir encore 8 km pour atteindre le centre ville. Par contre, au niveau de l’ouvrage de Lalande, du bief et de l’ouvrage d’Herminis, le cours d’eau frôle la commune de Pennautier, située dans le Cabardès, un des pays qui compose le département de l’Aude sur la partie le Nord-Ouest de son territoire. A noter la présence de ce panneau en bois indiquant les directions de quelques grandes métropoles mondiales (avec leurs distances orthodromiques, autrement dit, « à vol d’oiseau »).

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Je poursuis mon trajet le long du 36ème bief, un des plus courts, long de 0 km 270 et retenu par l’écluse d’Herminis, le 36ème ouvrage, à bassin simple, au km 98,790 de la Garonne. J’y étais déjà venu faire un repérage le mardi 23 août 2011.

Mercredi 15 août 2012

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

C’est sur ce lieu que je termine ce récit, 8ème article consacré à mon trajet en bicyclette le long de Canal du Midi de Toulouse à Marseillan. Voici la péniche d’hôtes « Mirage » amarrée près de l’écluse.

Mardi 23 août 2011

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Le récit de mon séjour sur la péniche « Mirage » en août 2013, sur ce lien.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/7/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (7/9) : du Grand Bassin à l’écluse de Béteille

Canal du Midi (2012-2022) : du Grand Bassin de Castelnaudary à l’écluse de Béteille.

Voici  le 7ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre  le Grand Bassin de Castelnaudary et l’écluse de Béteille.

En cette journée ensoleillée du mercredi 15 août 2012, après une nuit passée dans un agréable hôtel sur les bords du Canal (à la reception duquel une sympathique vieille dame veille à la bonne marche de l’établissement), et avec vue sur le cours d’eau,  j’enfourche mon vélo de bon matin pour ma 3ème étape, direction Carcassonne. Je ne manque pas de m’arrêter sur l’écluse de St Roch, 1ère  à 4 bassins du parcours depuis Toulouse,  à 65 km 909 de la Garonne, à l’altitude de 170 m et  21e ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Le climat ici est de type océanique dégradé (en données 2012), bien que l’architecture de la ville évoque plutôt le midi méditerranéen que le midi Toulousain.
Ce lieu aurait impressionné Thomas Jefferson en 1787, du temps ou il était ambassadeur des États-Unis en France. Grand admirateur de notre pays, c’est au cours d’un se ses voyages, en observant les gerbes d’eaux produites par les vantelles, qu’il aurait fait la comparaison avec les Grandes Eaux de Versailles.
Nous nous trouvons toujours sur Castelnaudary, juste après le Grand Bassin, autrefois la 1ère étape de la couchée de la Barque de Poste en provenance de Toulouse. Au début du XXe siècle se dressaient plusieurs moulins aux alentours, comme en témoignent les cartes postales anciennes.
Comme toutes étapes qui se respectaient sur le Canal, se trouvait une chapelle à proximité, que je n’ai pas trouvée. Je reconnais  ne pas avoir bien cherché non plus, ne voulant prendre du retard sur mon étape (une décision prémonitoire dans la mesure ou je suis arrivé à Carcassonne juste avant que n’éclate un orage). Quand bien même je l’aurais repérée  qu’il m’eut été impossible de la visiter dans la mesure ou elle se situe sur un domaine privé. De toutes façons, j’ai bien l’intention de séjourner de nouveau dans des endroits précis le long du cours d’eau et de le relonger à bicyclette, dans l’espoir, cette fois ci, de faire partager cette promenade à mes proches et aux membres de ma famille.
Pour ajouter une considération esthétique, on ne peut que regretter l’aspect de ce mirador certes fonctionnel, mais qui se réfère plus aux maisons d’arrêt, aux terrains de manœuvres militaires ou aux architectures de l’époque du Rideau de Fer qu’à celles, élégantes, du temps de Riquet. Un bâtiment dans l’esprit de celui de l’épanchoir du Gailhousty, que je vous ferai découvrir dans un article ultérieur, ou une architecture à la Nicolas Ledoux eussent été plus justifiés.

Mercredi 15 août 2012

Il est à noter les ouvrages suivants sur ce trajet (hors écluses), que je n’ai pas tous remarqués, je le reconnais, mais qui méritent d’être énumérés : la cale de Gay, l’épanchoir du Vivier, (18e siècle), la cale de la Criminelle, l’aqueduc de Tréboul (1689),le déversoir de Villepinte (1839), l’aqueduc de Mézéran (1693), l’épanchoir de Villepinte (1739), la cale d’Arnaud Guilhem (18e siècle), le port de Bram, bien sur, l’aqueduc de Rebenty (1689), le pont ferroviaire (1854) et le pont du Diable (17e siècle), conçu bien après l’époque ou passait l’antique Via Aquitania. Je ne vous en évoquerai que quelques uns, d’ou mon désir de refaire autant de fois que nécessaire et sans jamais m’en lasser, le trajet, qu’il soit sur 2 roues, à pied ou en bateau.

En route maintenant pour parcourir les derniers km en Lauragais tout d’abord le long du bief de Gay 22ème du Canal,  long de 1 km 533, avant d’atteindre l’écluse  à double bassins (67 km 442 de la Garonne. altitude 159 m et 22ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse). En observant plus attentivement la photo du bas, vous remarquerez une voute sous laquelle coulent des fontaines. Celle-ci est tout ce qui reste du moulin de Gay aujourd’hui disparu. Seul subsiste un circuit de dérivation permettant d’orienter le trop plein d’eau sans passer par l’ouvrage. Mon ami Jean-François le décrit très bien sur le site et accompagne ses explications par un zoom sur celle-ci.

Mercredi 15 août 2012

S’ensuit le bief et l’écluse du Vivier et l’entrée sur St Martin Lalande,  commune qui compte le plus d’écluses (en données 2012) : 6 au total (écluses du Vivier, de Guillermin, de Saint-Sernin, de Guerre, de La Peyruque et de La Criminelle). Même la Ville Rose du temps ou fonctionnaient les ouvrages de Garonne et Matabiau n’en comprenait pas autant.
Ce bief est le 23e  du Canal, long de 1 km 653 et l’ouvrage à triple bassins qui le retient se situe à  69 km 095 de la Garonne, d’une altitude de 154 m,  et 23e à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale.
A ce niveau, j’ai déjà parcouru 19 communes sur les 63 que traverse le cours d’eau. Je remarque sur la rive opposée au chemin de hallage une architecture plutôt atypique pour la région que je qualifierais de style néo-périgourdin se caractérisant par des menuiseries de fenêtres hétéroclites (ci dessous, 2ème photo en partant du haut). A noter une ancienne minoterie, comme il en existait beaucoup le long du Canal du Midi (bâtiment imposant sur les 2 photos du bas).

Mercredi 15 août 2012

Ce 24ème bief (de Guillermin) ne mesure que 0 km 418  (un des plus courts et rectiligne), et l’écluse du même nom à bassin simple d’une altitude de 147 m se trouvant à 69 km 513 de la Garonne, à 141 km 039 du Phare des Onglous et de l’Étang de Thau, extrémité orientale du chef d’œuvre de Riquet. Je découvre ici une des plus petites maisons éclusières, à un seul niveau. J’en découvrirai d’autres, moins nombreuses cependant que celle à 2 niveaux.

Mercredi 15 août 2012

Voici maintenant quelques considérations esthétiques , qui me donnent l’occasion d’un paragraphe « coup de gueule », en observant le bâtiment de l’écluse de St Sernin (4ème photo en partant du haut).

Il est à regretter le manque d’unité au niveau du marquage des fenêtres et ces petits carreaux totalement anachroniques que l’on a que trop « soupé » tellement ils sont présents sur de nombreuses maisons françaises depuis les années 70. Je déplore également que les fenêtres du rez-de-chaussée aient été rétrécies pour les aligner aux proportions standards étriquées proposées par les fabricants dans des magasins de bricolage qui vendent également des matériaux d’imitation en toc et de mauvais goût (fausses pierres, fausses briques, poutres en plastique ou en polystyrène se voulant en bois etc… ), dans le but de faire croire à l’acheteur crédule qu’il vivra dans un environnement du standing de ceux qui peuvent s’offrir de vrais matériaux (exemple, le faux style Tudor en Grande Bretagne). Les volets manquent aussi d’unité, notamment à cause de ce modèle « en Z » trop répandu. Décidément, le Canal du Midi mériterait  une charte plus pointue  permettant le maintien d’une esthétique harmonieuse, au besoin en attribuant des subventions aux habitants de ces maisons éclusières pour leur permettre d’atteindre cet objectif. Il existe pourtant des magazines spécialisés en décoration et des supports audiovisuels comme cette excellente émission diffusée les mercredis et samedis (en données 2012) « La Maison France 5 ». Malheureusement, j’en conclus qu’en règle générale, l’accès bon goût reste le privilège de ceux qui ont les moyens, à moins d’être averti et d’avoir de l’ « huile de coude » de manière à créer un environnement au standing supérieur.

Parenthèse d’humeur refermée, je note que le volet végétatif rattrape le niveau, la société de consommation n’ayant pas réussi à en faire des imitations en toc (et encore!). A souligner ce saule pleureur à la position particulière. J’observe également le bon état du chemin de hallage depuis Castelnaudary.

Mercredi 15 août 2012

Avant de poursuivre sur le 26ème bief de 0 km 937 retenu par l’écluse de Guerre, à bassin simple, à 71 km 033 de la Garonne et à l’altitude de 141 m, je remarque une route bordée d’une agréable enfilade de platanes (photo ci dessous à gauche). Durant mon trajet, je rencontrerai plusieurs fois des groupes de personnes comme cette famille nombreuse (3 membres visibles sur la photo du bas) partis de Lacanau-Océan pour se rendre à Sète sur une durée de 2 semaines. Nous nous dépasserons mutuellement jusqu’à ce que je les aperçoivent pour la dernière fois au niveau de Villesèquelande. J’en profite pour préciser que je projette de mon côté peut-être de longer un jour la Garonne depuis Bordeaux puis le Canal de Garonne de Castets-en-Dorthe jusqu’à Toulouse, ayant pris goût de longer les canaux à vélo.

Mercredi 15 août 2012

Je décide de photographier un groupe de canards, présents tout le long du cours d’eau avant de filer sur les 1 km 094 de ce 27ème bief, retenu par l’écluse à bassin simple de La Peyruque (72 km 127 de la Garonne, altitude : 139 m), à partir de laquelle s’élancent d’avantage les cyprès, autre repère végétal pour annoncer une écluse, au détriment des saules pleureurs. Pas de doutes, nous nous dirigeons bien vers la Grande Bleue et la flore caractérisant les paysages au climat méditerranéen s’invite petit à petit par petites touches. Gageons que l’intervention humaine y soit aussi un peu pour quelque-chose. Une halte agréable permet ici de se restaurer et de se rafraichir. Un des nombreux passionnés du Canal, instituteur et directeur d’école de profession (en données 2012), auteur de nombreux ouvrages sur le cours d’eau, mentionne cet établissement tenu par Frédérique et Jean-Louis (toujours en données 2012).

Mercredi 15 août 2012

Le court 28ème bief qui suit de 0 km 498, rectiligne et retenu par l’écluse à bassin simple de La Criminelle (72 km 625 de la Garonne, altitude : 137 m) bordée par un bâtiment a niveau unique me permet de zoomer sans problème  l’ouvrage précédent. j’y rencontre ici une famille remontant en sens inverse avec leurs chères têtes blondes qui choisissent de quitter l’embarcation provisoirement pour s’y rendre à pied.

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C’est par ce 29ème bief, long d’ 1 km 388, et totalement rectiligne, que je quitte la commune de St Martin Lalande pour pénétrer sur celles de Lasbordes et Pexiora (20 et 21ème dans le sens Ouest-Est) pour atteindre l’écluse à bassin simple de Tréboul (29e, 74 km 013 de la Garonne, altitude : 134 m). Je m’attarde en observant le paysage alentour aux accents toscans. Peu avant l’écluse, à noter l’aqueduc enjambant la rivière Tréboul (4ème photo en partant du haut).

Mercredi 15 août 2012

Le 30ème bief du Canal, de Villepinte, traverse Pexiora et Villepinte sur 3 km 800, toujours sur un chemin de hallage relativement bien entretenu. A noter, l’architecture singulière du pont routier éponyme sur la photo du bas (en 2 exemplaires sur le cours d’eau) typique des années 30. La technique du « bow-string » permet une distance plus importante des piles, situées du coup hors canal, de manière à libérer de l’espace pour la navigation. A proximité existait un lavoir et en 1950, des lavandières y venaient encore.

Mercredi 15 août 2012

Arrivée sur l’écluse de Villepinte, la 30ème, distante de 77 km 813 de la Garonne, à bassin simple, d’une altitude de 130 m, située sur la commune éponyme, la 22ème traversée par le cours d’eau. Il et à regretter que la plaque, là aussi, ait disparue, cependant remplacée par une typographie peinte, faute de mieux.

Mercredi 15 août 2012

S’ensuivent les 31èmes bief et écluse de Sauzens. Je pédale sur 1 km 685 (communes de Villepinte et Bram) avant d’atteindre l’ouvrage à bassin simple, d’une altitude de 127 m situé à 79 km 498 de la Garonne. A noter que les navigants ont franchi ici la moitié des écluses du Canal sur 1/3 de son parcours environ depuis Toulouse. 23 communes sur 63 ont été traversées depuis la Ville Rose.

Mercredi 15 août 2012

Le bief de Bram, le 32ème d’une longueur de 1 km 219, entièrement situé sur cette commune, aboutit sur l’écluse éponyme, distante de 80 km 717 de la Garonne, altitude 125 m, à bassin simple. Le bâtiment du contrôle intermédiaire des droits de navigation n’est plus très loin.

Mercredi 15 août 2012

L’ouvrage précède de peu le port de Bram, une halte bien sympathique pour se reposer, se désaltérer et se restaurer, ce que je ne manque pas de faire d’ailleurs. Ce lieu se situe sur le territoire de la commune éponyme qui marque la frontière du Lauragais.

Mercredi 15 août 2012

Après m’être surtout bien désaltéré, me revoici en route pour Carcassonne, sur ce bief de Béteille, le 33ème du Canal du Midi, dont les 5 km 592 traversent Bram (Lauragais), Alzonne et Montréal (Carcassonnais) , direction la prochaine écluse, qui marque l’entrée dans un autre pays. Une végétation plus méditerranéenne sera de plus en plus présente à partir ce cet ouvrage (de mon point de vue) . Je passe sous le pont (construit en 1854) de la ligne de chemin de fer Toulouse Narbonne, anciennement ligne de la compagnie P-O-Midi de Bordeaux à Sète qui aura eu finalement raison du Canal sur la rapidité du transport des marchandises, qui, elle même est sérieusement concurrencée par la route de nos jours .

Pour résumer, en 2012, les autoroutes, routes et chemins de fer ont pour utilité de transporter des personnes et des biens le plus vite possible, le Canal a pour principale utilité les loisirs (ce que ne peuvent s’offrir que les pays relativement privilégiés, comme le nôtre) et l’irrigation. En résumé, l’axe Toulouse Béziers, c’est un ruban d’eau artificiel, une route principale, une autoroute, un chemin de fer et peut-être demain un 2ème chemin de fer plus rapide dans la mesure ou est évoqué la construction d’une ligne TGV. Espérons que l’esthétique de ses ponts de cette future ligne (traversant le Canal et autres voies de communications) sera architecturalement plus intéressante que les ouvrages en finition béton gris des années 1970.

A noter également le pont du Diable (malheureusement pas photographié) que j’ai évoqué en début d’article.

C’est sur l’accès à l’écluse éponyme que s’achève mon récit « En Lauragais jusqu’à l’écluse de Béteille », là ou se situait la halte de la dînée du 2ème jour de la barque de poste venant de Toulouse. Tout comme les autres arrêts se trouvait ici le nécessaire et je terminerai par les considérations esthétiques extraites d’un texte d’une des 4 cartes de l’excellent travail du cartographe Philippe Valentin « Le Canal du Midi de long en large » : « Les voyageurs atteignaient l’écluse de Béteille pour la dînée à l’auberge. Les bâtiments du canal suivaient des normes strictes de construction : murs en brique, pierre de taille aux angles et autour des ouvertures, chambres, salle à manger et chapelle pavées de briques, sol de galets en cuisine. La vigne apparaît ou disparaît progressivement du paysage selon que vous filez vers l’Est ou l’Ouest. Au pied du pont dont le tablier fut refait en 1914, un captage pour l’irrigation nous rappelle l’autre vocation du canal ».

Sur cette dernière remarque, je préciserai que c’est grâce à cela que le cours d’eau s’est maintenu à l’époque ou l’administration du chemin de fer l’entretenait à minima pour des raisons très évidentes. C’est aussi l’irrigation qui justifie l’entretien et le maintien de l’existence d’autre canaux alors qu’ils ne sont plus voués à la navigation tant économique que de loisirs comme le Canal de Castille en Espagne (dans une région ou il y a encore moins d’eau qu’en Lauragais) ou le Canal désaffecté du Berry (en données 2012).

Mercredi 15 août 2012

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/6/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (6/9) : de l’écluse Méditerranée au Grand Bassin

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse Méditerranée au Grand Bassin de Castelnaudary.

Voici  le 6ème article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine couvrant le trajet entre l’écluse Méditerranée et le Grand Bassin de Castelnaudary (Canal du Midi).

J’en énumère les ouvrages, hors écluses. Le pont de Laurens,1766 remanié en 1957, le pont de la Planque, 19ème siècle, l’épanchoir du Cassieu, 19ème siècle, le pont neuf, 1788, le pont vieux, 17ème siècle, la digue de la retenue du bassin et le Grand Bassin de Castelnaudary, 1680, bien sur,   l’îlot de la Cybelle, 1754, les bassins du Radoub, 1840 (l’équivalent dans cette ville de ce qui existe à Toulouse), le pont de St Roch, 17ème siècle remanié en 1988.

En ce début d’après midi du mardi 14 août 2012, j’entame donc, à partir de l’écluse Méditerranée, les derniers kilomètres à vélo qui me séparent de ma prochaine étape, Castelnaudary, capitale du cassoulet. Cependant, la saison et la chaleur ne me donne pas envie de déguster ce sympathique plat que je me prive pas d’apprécier sur une période plus adaptée, de la Toussaint à Pâques.

Me voici donc sur le 17e bief long de 0km 789 éponyme de l’écluse qui le retient, l’écluse du Roc, 17ème dans l’ordre des ouvrages du cours d’eau depuis la Ville Rose (altitude 189 m, km 57.589, à bassins doubles).

Mardi 11 août 2012

Mardi 14 août 2012

Je me situe sur la commune de Mas-Saintes-Puelles, qui se termine à l’écluse de la Planque. Ci dessous, les 18èmes bief et écluse, Laurens, progressant sur 1 km 271 et retenu par un ouvrage à bassins doubles, au km 58.860 et à l’altitude de 180 m.  L’idée ne m’est pas venue de demander le trajet qu’effectuait ce rameur et quel en était le but (challenge physique, acheminement pour le compte d’un tiers etc… ???).

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Ci-dessous les 19èmes bief et écluse, La Domergue, d’une longueur de 1 km 138 jusqu’à l’ouvrage à bassin simple, d’une altitude de 175 m, au km 59.998.

Mardi 14 août 2012

L'écluse de La Domergue

Mardi 14 août 2012

Les 20èmes bief et écluse de La Planque (altitude 173 m, ouvrage à bassin simple au km 61.231) précèdent l’arrivée sur Castelnaudary. C’est d’ailleurs à cet endroit, au pont et sur la bordure opposée à celle du bâtiment que commence cette commune.

J’observe également un modèle de petit bateau affecté pour des mini-croisières d’une demie journée  généralement que je ne cesserai de croiser à de nombreux endroits et jusqu’en Agde.

C’est sur ce bief, à proximité de l’écluse que sera amarrée en 2017 « La Tourmente », aménagée pour le tournage du film « Rémi sans famille ». Ci dessous une photo du bateau suivie de deux de mes aquarelles réalisée d’après le film. Sur la dernière, on voit le personnage de Vitalis, et de Rémi reprendre leur itinérance de saltimbanques (Daniel Auteuil incarnant Vitalis et le jeune commédien en herbe Maleaume Paquin campant un petit Rémi attachant).

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A noter que la maison éclusière de la Planque, à mon avis, est celle la plus mal tenue de tout le Canal du Midi. Au moment de mon passage à vélo, la plaque avait disparue (j’ai réalisé un montage photographique à partir d’un support à la qualité plus que discutable pour la signaler). Pour faire un petit jeu de mots, certes facile, je peux affirmer que « la plaque de l’écluse de la Planque est planquée ».

 Mardi 14 août 2012

Voici ce que j’ai réellement vu lors de mon passage.

 Lundi 11 mars 2013

Direction Castelnaudary et le Grand Bassin le long de ce 21ème bief, le bief de St Roch, long de 4 km 678, entièrement situé sur cette commune, la 18ème sur les 63 que traverse le cours d’eau. Je retrouve une voie asphaltée, certes à partager avec les automobiles et autres 2 roues motorisés mais peu fréquentée. En fait, son usage permet surtout aux riverains de se rendre à leurs domiciles et aux cultivateurs d’accéder à leurs champs (de blé ou d’orge essentiellement dans le Lauragais).

A noter  un petit ouvrage en pierre que je croyais symboliser la rencontre avec un ruisseau alors qu’il s’agit du débouché en aval d’une dérivation permettant au trop plein d’eau sur le bief précédent d’éviter l’écluse. Je n’avais pas prêté attention à l’ouvrage en amont, juste avant l’écluse.

 lundi 11 mars 2013 (pour les photos prises en amont)

et mardi 14 août 2012 (pour le débouché en aval)

Mardi 14 août 2012

La vue de lotissements de maisons individuelles standardisées dites traditionnelles de style néo-méridionales m’indique que j’approche de la ville, de ses ponts, du Petit et du Grand Bassin. Sur les deux photos ci dessous cet élégant pont appelé « Pont Neuf » achevé en 1788 puis le Petit Bassin séparé du Grand Bassin par le « Pont Vieux » d’une esthétique plus « rustique » par ce que plus ancien (XVIIe siècle). Son architecture n’en n’est pas moins intéressante pour autant.

 Mardi 14 et mercredi 15 août 2012

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mercredi 15 août 2012

C’est par le Grand Bassin, d’une superficie équivalente à l’emplacement de la Cité de Carcassonne parait-t’il, mais je n’ai pas vérifié (j’évoque les remparts, naturellement), que ce termine ma 2ème étape sur 2 roues. A noter un rideau d’arbres de l’ile de la Cybèle qui permettaient (et qui permettent toujours) aux embarcations de pouvoir manœuvrer quand de Vent d’Autan souffle fort, ce qui n’est pas rare dans la région.

nd-ph-lauragais-2-22-Castelnaudary-grand-bassinMardi 14 août 2012

Le Grand Bassin fait partie des endroits du Canal que je suis venu repérer avant mon trajet à bicyclette. Une promenade à pied le dimanche 12 août 2012, m’a permis de constater la présence d’embarcations abandonnées et en mauvais état qu’occupaient des sans abris, et en particulier jeunes. Tout comme à Toulouse, ici aussi le Canal reflète une facette de notre société moderne, les laissés pour compte.

Cependant, je ne peux m’empêcher de déceler en ce lieu un petit air de bord de mer situé pourtant à … 170 km de la mer (par le Canal, et 150 km par la route). Ici déjà, l’architecture et certaines essences nous font penser à la Méditerranée alors que le climat (océanique dégradé dit « aquitain ») n’est pas encore méditerranéen, tout au plus une petite influence, du moins en données 2012. Avec le réchauffement climatique, le constat pourrait en être modifié pour les années qui vont suivre. 20 km séparent ce site du Seuil de Naurouze (12 km par la route).

Je terminerai l’article par la citation d’un passage de l’ouvrage de Michel Cotte « Le Canal du Midi, merveille de l’Europe »(collection « Les destinées du patrimoine » et plus précisément sur la légende explicative d’une planche photographique (page 160) : » Le Canal du Midi et son Grand Bassin dans Castelnaudary. Voila un autre lieu privilégié du Canal, exprimant une belle harmonie entre la petite cité méditerranéenne, à proximité du seuil de Naurouze, et la voie d’eau artificielle. Le site urbain du Canal est resté des plus authentiques, témoignant bien de l’atmosphère des siècles passés. Le Grand Bassin et le port rappellent les anciennes activités économiques liées tant aux échanges entre Lauragais et Bas-Languedoc qu’à son rôle d’étape majeure du trafic des voyageurs. Ce dernier est aujourd’hui perpétué par une importante halte de tourisme nautique; et la célèbre « Crown Blue Line » a été la première compagnie à installer un centre de location de bateaux de tourisme dans ce cadre de qualité ».

C’est tout pour le moment !

Nicolas.

 

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Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles du Grand Bassin.

Le Canal du Midi (1/5/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (5/9) : sur le Bief de partage

Canal du Midi (2012-2022) : le Bief de Partage.

Voici  le 5ème article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine  couvrant le trajet entre l’écluse Océan et l’écluse Méditerranée (Canal du Midi).

J’en énumère les ouvrages hors écluses : l’aqueduc de Baraigne, 1689 remanié en 1950, le pont du Ségala, 1840, le port du Ségala, 19ème siècle.

Je redécouvre l’écluse Océan (15e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse, au km 51,190, altitude culminante de 193 m) baptisée ainsi par ce qu’elle permet l’accès aux biefs qui mènent le navigant vers Toulouse, le Canal de Garonne, la Garonne, l’estuaire de la Gironde et l’Atlantique. A titre de comparaison, le trajet le plus court par la route jusqu’à l’Embouchure n’est que de 47 km.

Je précise que j’étais venu l’avant-veille faire un repérage pour me familiariser avec le site sur lequel je découvre un arboretum d’essences provenant essentiellement du bassin méditerranéen  (pins d’Alep, micocouliers, érables sycomores,  cèdres de l’Atlas,  merisiers, et bien sur,  platanes). Les architectures en pierres succèdent peu à peu à celles habillées en briques, tant sur les bâtiments que sur les ponts. Bien que le climat soit encore océanique (en données 2012), l’ambiance végétale et lapidaire nous plonge dans une ambiance déjà méditerranéenne d’autant plus qu’à partir du Seuil de Naurouze, le paysage tend également à ressembler de plus en plus à celui de la Toscane.

Dimanche 12 août et mardi 14 août 2012

J’abandonne pour une petite heure le Canal pour m’engager sur une allée arborée, très certainement empruntée par les pèlerins qui choisissent l’itinéraire partant d’Arles et se rendant à St Jacques de Compostelle via Toulouse. Je décide de faire une pause au pied de l’Obélisque de Riquet, En 1825, ses héritiers firent ériger un monument en son hommage. On peut y lire la dédicace suivante : «À Pierre-Paul Riquet, baron de Bonrepos, auteur du canal des Deux Mers en Languedoc».

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Ci-dessous, vous pouvez apercevoir l’emplacement d’un l’ancien réservoir éphémère vite abandonné pour cause d’ensablement récurrent. Riquet avait souhaité ici l’édification d’une cité idéale finalement jamais réalisée.

Mardi 14 août 2012

Je retrouve de nouveau le cours d’eau à l’écluse (je remarque ce superbe cèdre) pour longer le bief de partage et découvre l’arrivée de la Rigole de la Plaine sans laquelle le Canal n’existerait pas. Celle ci, se joignant la rigole de la Montagne aux Thomasses capte différents cours d’eaux originaires de la Montagne Noire qui se dirigent autant vers l’Atlantique que la Méditerranée. Le procédé élaboré par Riquet fut complété par Vauban pour cause d’insuffisances d’alimentations. Sa conception permettait et permet toujours d’arroser les terres agricoles de plus en plus gourmandes pour cause de rendement. Il est fort à parier qu’à l’avenir, la retenue d’eau du Barrage de St Ferréol ne suffira plus pour alimenter le Canal et que de nouvelles solutions seront à chercher ailleurs. Cependant, la vocation du Canal est  d’irriguer les terres ce qui lui a permis de continuer à exister même en périodes ou il a connu un entretien à minima. 

Dimanche 12 août et mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

A mon humble avis, le chemin le long du cours d’eau est difficilement praticable sur 3 endroits dont cette section sur ce bief avant d’arriver sur le port du Ségala. Le cycliste est obligé de mettre pied à terre s’il croise un autre cycliste ou un piéton. Je n’aurai pas à trop connaître cet inconvénient dans la mesure où mon horaire de passage correspondait à l’heure du déjeuner. Par contre, j’aurai la surprise d’apercevoir … un homme nu en train de pêcher. Je prendrai en photo également un tronc d’arbre au profil intéressant (photo du bas).

Mardi 14 août 2012

Le port du Ségala (terme occitan pour désigner du seigle, ce qui confirme que nous sommes bien dans une région céréalière) se caractérise par la présence d’un lavoir, certes moins important que celui de l’écluse de Montgiscard, et d’un élégant pont de pierre. Je me trouve dans un hameau lui même situé sur Labastide d’Anjou, 16e commune que traverse ce 16e bief du Canal du Midi. Autrefois se trouvaient ici des tuileries, et il en existent encore en 2012.

Mardi 14 août 2012

A travers un chemin de nouveau plus praticable et arboré de platanes se profile l’écluse Méditerranée (56 km 380 de la Garonne, altitude 193 m. Commune : Mas-Saintes-Puelles. 16e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale à Toulouse, ouvrage à bassin simple). A partir d’ici, le Canal du Midi amorce tout doucement sa descente sur 184 km vers l’Etang de Thau (46 écluses en service et 46 biefs navigables en données 2012).

Mardi 14 août 2012

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

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Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/4/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (4/9) : de l’écluse de Négra au Seuil de Naurouze

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Négra au Seuil de Naurouze.

Voici  le 4ème article sur le récit de ma promenade à vélo  le long des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine couvrant le trajet entre l’écluse de Negra et l’écluse Océan (Canal du Midi).

J’en énumère les ouvrages hors écluses : la cale de Thesauque, le pont de Vieillevigne, 17ème siècle remanié en 1960, l’aqueduc de Gardigeol, 1689, l’aqueduc de l’Hers, 1690 remanié en 1773, le pont d’Encassan, 1673, l’aqueuc du Radel, 1689, le pont de Maraval, 19ème siècle, Port Lauragais, 1984, le pont ferroviaire du Maraval, marquant la limite entre la Haute Garonne et l’Aude, là ou se termine la piste asphaltée en provenance de Toulouse (en données 2012).

C’est par le bief de Négra, le 10e du Canal que j’entame ma 2e journée de randonnée à vélo, direction Castelnaudary. Je découvre une œuvre originale que je qualifierais de « Land Art ». Sans doute l’artiste bohème qui en est l’auteur habite dans les environs.

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Ci-dessous, la 10e écluse (de Laval, 1673), au km 37,525, à l’altitude de 170 m et à bassins doubles située sur la commune de Gardouch.

Mardi 14 août 2012

Je poursuis sur le 11e bief, éponyme, d’une longueur de 1 km 428, entièrement sur Gardouch, pour atteindre la 11e écluse portant le même nom, à bassin simple, au km 38.953 et à 173 m d’altitude, en ayant franchi auparavant l’aqueduc enjambant le ruisseau Gardijol (photo en haut à droite).

Mardi 14 août 2012

Je trouve ce lieu particulièrement harmonieux, lapidairement et végétalement parlant, ne serait-ce que par ce pont.

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

C’est parti pour 4 km 097 sur le 12e bief (que retient l’écluse ci-dessus) sur Gardouch et Renneville direction la prochain ouvrage, le 12e à franchir depuis Toulouse, à bassin simple », au km 43.050, à 176 m d’altitude, située et portant le nom de la 2e commune citée. A noter, mon passage sur l’aqueduc enjambant l’Hers.

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Le bief suivant, le 13e, sur 2km 843, traverse Renneville et Avignonet Lauragais, dernière commune en Haute Garonne. Je croise des cyclistes, nombreux en cette saison. En revanche, je rencontrerai beaucoup moins de marcheurs au long cours. Mon expérience sur 2 roues me donne envie de longer les 240 km du Canal à pied, très certainement pour découvrir d’autres sensations.

Du Seuil de Naurouze à Toulouse et après avoir longé la rigole de la Plaine, vient s’ajouter un des itinéraires des chemins de St Jacques de Compostelle, la Via Tolosana, d’Arles à Pampelune. Ce trajet croise d’ailleurs également un autre canal, en Espagne celui-ci, le Canal d’Aragon.

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Voici l’avant dernière écluse en Haute-Garonne, l’écluse d’Encassan, la 13e à franchir par les navigants, à bassins doubles, au km 45.983, à 185 m d’altitude, sur Avignonet (je remarque la maison éclusière de plain-pied, une des plus petites du cours d’eau.

Mardi 14 août 2012

Le 14e bief, de 1 km 560 offre une vue sur Avignonet, commune sur laquelle se situe la 14e écluse du Canal, l’écluse d’Emborrel (km 47,893, altitude 189 m).

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Le bief d’Emborrel, le 15e (4 km 157) nous permet d’apercevoir de nouveau Avignonet, entre dans le département de l’Aude  sur la commune de Montferrand. Le Canal débouche sur Port-Lauragais, complexe portuaire, hôtelier, également une aire de l’Autoroute des 2 mer (A61) Toulouse Narbonne, et un musée. 

Mardi 14 août 2012

Mardi 14 août 2012

Le pont de chemin de fer de la ligne transversale Bordeaux-Toulouse-Narbonne marque la fin de la Haute Garonne, et, en données 2012, de la piste cyclable asphaltée. En pénétrant à vélo dans l’Aude, un chemin de halage en terre et cailloux remplace la voie goudronnée que je retrouverai de nouveau entre l’écluse de la Planque et le Grand Bassin de Castelnaudary, d’une part, entre Béziers et Port-Cassaflières sur Portiragnes d’autre part.

Je termine cet article par l’approche de l’écluse Océan et du Seuil de Naurouze.

Mardi 14 août 2012

C’est tout, … pour le moment!

Nicolas.

 

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Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles nocturnes de l’écluse de Gardouch

Melanie Franz

Artist. Children's Book Illustrator. Visual Storyteller.

Venessa Yatch

Autrice et peintre

pascalecoutouxpeintre

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