L’architecture intérieure et quelques indices sur la pratique de la profession

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (8) : définitions de cette profession.

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1. Lors de sa mission, les leviers (les moyens) dont dispose l’architecte d’intérieur.

Les leviers se définissent sur le plan relationnel, créatif sans oublier le volet technique et une exigence dans la recherche du fonctionnel.

Tout d’abord, un souci d’organisation de l’espace, en repensant, si besoin, la distribution des pièces, des circulations, des ouvertures, des volumes afin d’optimiser la surface disponible. Cela passe par la création, modification ou suppression de cloisons, par une intervention sur les hauteurs sous les plafonds ou faux-plafonds ou alors, proposer des espaces modulables.

Une intervention sur le gros œuvre peut être possible, comme remplacer une partie d’un mur porteur par une poutre porteuse pour agrandir une pièce, tout en prenant soin de faire appel aux professions compétentes, comme celle d’un bureau d’études, pour étudier la faisabilité et vérifier si elle est réalisable ou non. Attention ! pour un appartement, toute modification sur le gros œuvre est soumise aussi au vote des copropriétaires lors d’un assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Cela entraine un rallongement de temps dans la réalisation d’un projet.

Viennent ensuite le choix des matériaux, des couleurs et, d’une palette chromatique adaptée (pas plus de 10 couleurs de préférence, ce que recommandent certains magazines spécialisés, mais chaque projet a sa spécificité), la sélection des revêtements, des textures, des finitions.

L’architecte d’intérieur définit, en phase avec son client, l’ambiance, la luminosité et la perception des volumes. Les matériaux peuvent aussi s’inscrire dans des contraintes techniques, environnementales, et/ou budgétaires.

Il peut intégrer également du mobilier de série ou sur mesure. Pour cela, il est contraint d’adapter l’espace aux usages du client, sans oublier une identité esthétique affirmée. Le mobilier permet aussi de structurer l’espace.

L’éclairage est aussi important. En harmonisant lumière naturelle et éclairage artificiel l’architecte d’intérieur contribue à une « mise en scène » par la mise en valeur des volumes, et, non seulement, crée des ambiances, mais aussi améliore le confort visuel.

Le plan technique n’est pas à négliger non plus, puisque l’architecte d’intérieur, informé des normes, des contraintes du bâtiment et du budget, peut ainsi concevoir un projet réalisable, conforme à la réglementation et économiquement cohérent.

La relation avec le client et les intervenants est importante, pour la réussite d’une mission. Elle se traduit par l’écoute, la compréhension des besoins, et contribue à harmoniser les relations entre les différents acteurs d’un projet (artisans, fournisseurs, bureaux d’études).

Pour conclure, l’architecte d’intérieur dispose de leviers combinant créativité, technique et gestion humaine, clés de la réussite pour apporter à un espace une fonctionnalité, une esthétique, afin de satisfaire son client.

2. Différence entre un architecte d’intérieur et un décorateur.

L’étendue de leur mission, leur niveau d’intervention et leurs compétences techniques ne sont pas les mêmes.

La mission de l’architecte d’intérieur consiste à concevoir et transformer les volumes intérieurs en agissant sur la structure essentiellement non porteuse, la distribution des pièces, les circulations, l’éclairage, l’ergonomie et les usages. Il intervient non seulement sur la création ou la suppression de cloisons, la conception de mobilier qui peut être sur mesure, comme précisé plus haut, mais aussi sur la coordination des travaux, en tenant compte de la dimension technique et réglementaire, ainsi qu’un suivi de chantier. Il se base sur des plans, ce qui lui permet de penser le projet dans sa globalité.

La mission du décorateur, quant à lui, c’est l’intervention sur l’aspect esthétique d’un lieu existant, sans intervenir sur sa structure. Son travail consiste à choisir des couleurs, des matériaux, du mobilier, des textiles, des objets décoratifs afin d’apporter des ambiances en mettant en valeur un espace, sans y modifier son organisation et ses volumes. Il peut se baser sur des plans, mais présenter des perspectives d’ambiance accompagnées de planches de présentation dites « planches de tendances » ou « mood boards » (type de collage qui peut être composé d’images, de texte et d’échantillons de matériaux selon le choix de son créateur).

Les deux professions sont complémentaires, d’ailleurs, dans les grandes agences, ils travaillent souvent « de concert », mais l’architecte d’intérieur dispose d’un champ d’action plus large que celui du décorateur.

A noter cependant que les compétences demandées à un décorateur s’inscrivent largement dans celles d’un architecte d’intérieur.

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Planches et perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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3. Signification et rôle du « Maître d’œuvre ».

Le maître d’œuvre est la personne ou l’entité en charge de concevoir, coordonner et suivre la réalisation d’un projet de construction, de rénovation dans le cadre de la demande du commanditaire, c’est-à-dire un client, une fratrie ou des associés, appelé(s) maître(s) d’ouvrage.

La personne peut être un architecte, un architecte d’intérieur et l’entité peut être un bureau d’études ou une entreprise spécialisée.

Toute mission du maître d’œuvre commence par la mise en place d’un projet, par l’analyse des besoins, l’élaboration des plans et visuels d’ambiance, des choix esthétiques, rendus possibles s’ils sont réalisables techniquement parlant, et de l’estimation des coût (dans la pratique, souvent sous-estimés, hélas). La phase suivante consiste à préparer le dossier de consultation des entreprises et de proposer au client des artisans, même si ces derniers peuvent parfois aussi souhaiter en proposer, pour des raisons d’affinité. Sur ce point, par le « bouche à oreille », un bon artisan est précédé par sa réputation et souvent le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage s’accordent sur le choix de celui-ci.

Pendant la durée du chantier, le maître d’œuvre coordonne l’intervention des différents partenaires, organise les réunions régulières, vérifie la conformité des travaux par rapport aux plans, au budget, aux délais et aux normes en vigueur. Sa position d’interlocuteur clé entre le client et les entreprises, garantit le bon déroulement dans l’avancement du projet afin de répondre aux attentes du client

4. Différence entre une maîtrise d’ouvrage privée et une maîtrise d’ouvrage publique.

La différence repose sur l’identité du commanditaire. S’ajoutent les intentions du projet et l’encadrement juridique.

La maîtrise d’ouvrage privée désigne une personne physique ou qui commande un projet pour le faire réaliser avec son propre financement, qu’il soit issu de ses économies et/ou d’un emprunt contracté auprès d’une banque ou après d’un autre particulier, par exemple.

La personne physique peut être un particulier qui fait rénover son appartement ou un promoteur qui veut faire construire un ou des immeubles de logements, un commerçant qui veut faire transformer sa boutique ou un restaurateur qui souhaite faire aménager un local.

Un chef d’entreprise qui représente lui-même ou un groupe de personnes, comme un conseil d’administration peut aussi être considéré comme un maître d’œuvre privé, dans le cadre d’un projet en aménagement de bureaux

La maîtrise d’ouvrage publique concerne une personne ou un groupe de personne représentant un organisme public, qui engage des sommes qui ne sont pas issues de ses ou de leurs propres revenus. Il a pour mission d’agir au mieux dans le cadre de l’intérêt général.

Les projets sont financés par des fonds public dans le cadre de règles bien établies, comme le concours des appels d’offre. Les projets dans le secteur scolaire ou hospitalier entrent dans ce cadre.

Ce sont les intérêts individuels ou économiques avec une organisation plus flexible qui déterminent la maîtrise d’œuvre privée alors que la maîtrise d’ouvrage publique concerne l’intérêt collectif avec des procédure réglementaires très encadrées.

5. Exemple d’un cas concret : élaboration d’une proposition d’honoraires.

Réalisation un devis pour un éventuel futur client, fleuriste de profession.

Ce dernier souhaite l’aménagement de sa nouvelle boutique située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville.

Le local mesure environ 60 m2, et le budget maximum est de 85 000 HT.

Un forfait de 900 € HT est proposé pour l’élaboration du dossier EDL. Pour le reste, le taux de rémunération habituel pour ce genre de mission des de 9 pour cent, répartis comme suit :

ESQ : 2%, soit 1700 € HT.

APS : 2%, soit 1700 € HT.

PRO, suivi de chantier, le pourcentage restant, 4%, soit 3400 € HT.

Calcul du montant du devis.

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6. Signification de l’abréviation APS ?

Il s’agit d’un Avant-Projet Sommaire.

L’APS correspond à une approche d’un projet qui succède à la phase du state de l’analyse du projet et des premières esquisses au cours de laquelle le maître d’œuvre (architecte ou architecte d’intérieur) introduit les grandes lignes afin de définir l’organisation générale des espaces, les principes d’aménagement, les intentions esthétiques ainsi que les premières options techniques.

L’APS inclut généralement des plans simplifiés, des esquisses plus élaborées que celles de la phase précédente, une première estimation du coût des travaux et une vérification de la faisabilité du projet par rapport au programme et au budget du client.

Cette étape permet de valider l’idée générale du projet avant d’entamer des études plus détaillées comme l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-projet Détaillé).

Important : en partant d’une « page blanche » et dans la démarche d’éviter des « coquilles » au moment du chantier, il est évidemment préférable de faire établir, par un géomètre, un fond de plan précis d’état des lieux, qui nécessite un relevé sur site très rigoureux et qui demande une somme de travail non négligeable. L’architecte d’intérieur ou l’entreprise n’ayant pas les moyens de s’offrir de tels services devra s’y atteler, ce qui représente un facteur temps non négligeable. Partir sur un APS, pour poursuivre ensuite sur un APD (Avant-Projet Définitif), un PRO (Projet de Conception générale), un DCE (Dossier de Consultation des Entreprise) puis un DOE  (Dossier des Ouvrages Exécutés) sans une base avec des fonds de plan exacts risquent d’entrainer, au moment du suive de chantier, le constat d’une impossibilité d’installer un équipement ou un module qu’un artisan aura fait construire préalablement (j’ai hélas été témoin de ces situations pendant mes 35 années de salariat, par ce que certains maîtres d’ouvrage étaient pingres). « Si le travail n’est pas bien fait, il faudra le refaire » déclarait feu le Chef Paul Bocuse.

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Perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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7. APS : Cas pratique pour un client fleuriste.

Vous continuez à travailler pour un client fleuriste, d’ailleurs votre travail est déjà bien entamé. En effet, vous avez réalisé un état des lieux complet, et votre client vous a validé le choix d’esquisse.

Dans le cadre de l’APS, détaillez et expliquez les documents que vous allez fournir à votre client.

La boutique est située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville de Tours.

Le local, tout en longueur, actuellement, vide, mesure environ 60 m2. Il est tout en longueur. Il dispose d’une façade côté rue de 3 m 50 de large, ainsi que d’une petite cour fermée à l’arrière.

Pour ce client fleuriste, dans le cadre de l’APS, et après la prise de connaissance de l’état des lieux et de la validation de l’esquisse, je vais fournir au client un ensemble de pièces graphiques et techniques claires et pédagogiques afin de lui permettre de comprendre et d’adhérer au projet, d’en valider les principes et d’anticiper la suite de la mission.

– Je fournis un plan d’aménagement du local (généralement à l’échelle 1/50e pour une petite surface ou 1/100e pour une plus grande) représentant l’aménagement général de la boutique de 60 m². Pour ce cas précis, j’opterai pour le choix de l’échelle 1/50e.

J’aurais pris soin, préalablement de me baser sur un fond de plan juste soit à partir d’un relevé sur place et retranscrit sur un plan, soit en ayant fait appel à un géomètre qui m’aura fourni son fond de plan d’après ses propres relevés « in situ ».

Afin de permettre au client de visualiser ce que sera le fonctionnement de sa boutique, je lui établis le document suivant qui montrera :

La répartition des espaces : espace de vente, vitrine côté rue, espace dédié à la préparation florale, l’espace de stockage, sans oublier l’accès à la cour arrière par lequel passeront les poubelles.

Les circulations à l’intérieur du local. Attention, pour ce qui s’agit de l’espace de vente, ne pas oublier d’intégrer les normes d’accès aux personnes à mobilité réduite.

L’implantation du mobilier (le comptoir, les présentoirs, les étagères, la chambre froide à température positive éventuelle, qui est plus que conseillé pour un fleuriste).

Le commerçant pourra ainsi visualiser le fonctionnement de sa boutique au quotidien.

– Je fournis aussi un plan de zonage et de circulation, dans le cadre de la recherche d’un confort de travail, matérialisé par des « pavés » de couleurs différentes afin de distinguer ce qui est accessible à la clientèle, ce qui n’est réservé qu’au personnel et les flux clients et les flux de travail.

– Je fournis ensuite des élévations intérieures, afin de se projeter dans l’espace et exploiter la hauteur sous plafond, complétées par une coupe longitudinale dans le sens de la longueur du local (voire d’autres coupes si nécessaire).

Je pourrai ainsi mettre en avant le traitement des murs avec les modules adaptés, les hauteurs du mobilier, et le rapport entre le sol, les volumes et la lumière, bien que ce point soit d’avantage mis en valeur par la présentation de perspectives en 3D, faites à la main et/ou en infographie (ou le mix des deux).

– Je complète par l’ajout de pièces graphiques qui sont « flatteuses », à savoir les perspectives 3D évoquées plus haut afin d’illustrer l’ambiance générale de la boutique, dévoiler le style souhaité, de mettre en valeur de la vitrine de 3 m 50 sur la rue et indiquer le lien visuel avec la cour arrière.

Cette phase du travail permet au client de se projeter émotionnellement dans son futur commerce.

– Je n’oublie pas non plus de fournir une planche d’ambiance, ou mood board, incluant les matériaux choisis, les couleurs dominantes, les textures compatibles avec un univers végétal, et les principes d’éclairage avec une lumière chaleureuse permettant la mise en valeur des fleurs et plantes.

– J’ajoute aussi une notice descriptive sommaire, apport indispensable aux pièces graphiques dans laquelle je détaille le concept général de la boutique, les choix d’aménagement dans les contraintes d’un local aux formes allongées et à la façade étroite et les principes techniques comme l’éclairage ou la ventilation.

– Je termine par fournir une estimation budgétaire prévisionnelle sommaire du coût des travaux, par grands postes : démolition, aménagement, mobilier, éclairage… afin de permettre de vérifier si le budget du client permet la réalisation ou non du projet. Une réponse positive offre la possibilité de poursuivre vers l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-Projet Détaillé).

– Pour conclure, et avant d’entrer dans la phase plus détaillée et technique, les pièces inclues dans l’APS définissent une base de validation dans un projet et permettent au client, fleuriste pour ce cas précis, de comprendre l’organisation de son futur lieu de travail, son ambiance et son fonctionnement.

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Boutique de fleurs et plantes, visuel générée par l’IA

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Bonne année 2026

Faites de votre vie un rêve et d’un rêve une réalité.

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Je commence cette publication, par la citation de Saint-Exupéry : « Faites de votre vie un rêve et d’un rêve une réalité ». Et si beaucoup de doutes m’ont traversé, c’est qui m’aura plutôt motivé en cette année 2025, par forcément évidente, par ce que concerné par un licenciement économique après 31 ans dans une même entreprise.

Je ne me suis pas laissé et ne me laisse pas abattre dans la mesure ou j’entreprend des formations de perfectionnement dans le but de me réinsérer de nouveau dans le monde du travail (eh oui, même à 60 ans, il faut y croire).

Je vous ai fait et vous ferai partager d’ailleurs quelques publications relatives à ces formations, sur des sujets en architecture, ou en design.

Par ailleurs, passé un merveilleux séjour en Espagne avec mon ami aquarelliste Alain Marc, qui nous a emmené à Madrid, et à Tolède.

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La Puerta del Sol, à Madrid

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Vous avez pu découvrir mes publications sur la capitale espagnole et l’Escurial en 2025 et je vous prépare celle sur et les moulins de Consuegra et Tolède au printemps 2026.

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La belle gare de Tolède, d’inspiration mauresque

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2025 aura été aussi l’occasion de faire connaissance avec un autre aquarelliste, Christophe Dubesset, avec qui j’ai partagé un séjour sur l’Ile de Ré en août.

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Le pont de l’Île de Ré depuis Rivedoux-plage

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Mon objectif de relier Paris à Tours à vélo, commencé en 2021, aura aussi été atteint, après avoir longé le canal d’Orléans et la Loire à partir de cette ville.

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Bief du Milieu de Grignon sur le canal d’Orléans

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Le fleuve à Chaumont-sur-Loire

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Et pour ce qui s’agit des canaux, j’ai également longé, à l’automne, le canal de l’Ourcq de Paris à Meaux.

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Canal de l’Ourcq, sur le bief de Fresnes-sur-Marne

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De nombreux projets détermineront ma feuille de route pour l’année qui commence et celles qui suivront. Je ne manquerai pas de vous en faire part sur mes publications.

Bonne et heureuse année 2026 à toutes et à tous, qu’elle vous soit heureuse et belle à défaut d’espérer un monde meilleur, ce qui reste une utopie.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Différents liens relatifs à cette publication.

Echappées ibériques 2025 (1) : lien sur un nouvel onglet.

Echappées ibériques 2025 (2) : lien sur un nouvel onglet.

Un été à l’Île-de-Ré : lien sur un nouvel onglet, et lien sur le site des Urban Sketchers France.

De Paris à Tours à vélo en 14 étapes :lien sur un nouvel onglet.

La Loire à vélo par Nicolas : lien sur un nouvel onglet.

Sur le canal de l’Ourcq : lien sur un nouvel onglet.

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En bonus, les vœux de mon ami aquarelliste Alain Marc, une de mes sources d’inspiration.

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et sur ce lien.

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Deux études de Land Art

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (7-1) : d’un travail de Nils Udo à une composition personnelle.

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1 / Analyse d’une œuvre de Land Art de Nils Udo.

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Titre de l’œuvre : Riss à Cordellava, pétales appelées « langues de feu ».

Artiste, Nils Udo, né en 1937, d’abord peintre, puis se spécialisant dans le Land art à partir des années 1970.

Année de conception : 1990, lieu, Île de la Réunion.

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Description de l’installation :

Création dans un paysage volcanique composé de coulées de lave solidifiée et de fissures dans la roche, verticales et horizontale. Disposition de part et d’autre de la fissure la plus prononcée de pétales rouges appelées « langues de feu » (une référence à la lave du volcan en fusion).

Contraste entre les nuances de gris de la lave solidifiée et la couleur des pétales, complété d’un relief incurvé qui rappelle une vague d’eau ou la dune d’un paysage désertique.

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Description des éléments naturels qui composent l’installation paysagère.

La lave solidifiée se compose principalement de silicates de fer et de magnésium. En refroidissant, elle se contracte, et crée des fissures et des craquelures, comme on peut le découvrir sur la photo ci-dessus. Les pétales dites « langue de feu » sont issues de la végétation tropicale avoisinante, et plus particulièrement du poinsettia, d’un rouge intense, très présent dans le paysage naturel environnant.

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C’est d’ailleurs sans doute pourquoi Nils Udo a porté son choix sur ces pétales, pour le contraste avec la lave solidifiée. Une recherche de complémentarité de couleurs a sans doute aussi motivé l’artiste puisque les pétales s’harmonisent avec les nuances grises-vertes du minéral, surtout à certaines heures de la journée.

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Ce que les éléments naturels mis en scène révèlent.

La lave solidifiée signifie que la nature a toujours le dernier mot, par contre, sur un temps très long. Les matières minérales symbolisent l’austérité, la dureté, voire temporairement l’hostilité. Elles nous démontrent qu’elles sont très difficilement transformables (très difficiles de sculpter dans de la pierre volcanique). D’ailleurs, ce n’était pas l’intention de l’artiste, à savoir transformer la nature, mais plutôt de nous sensibiliser à ce que contient le paysage, et la fissure, cicatrice au sol, symbolise la terre en transformation, une faille, une trace de tension interne. Pour l’accentuer, Nils Udo a choisi d’aligner les pétales de part et d’autre de celle-ci. C’est ici la seule intervention humaine dans la création de cette œuvre éphémère.

A l’invincibilité du minéral s’oppose la fragilité des pétales rouges de poinsettia, disposées de manière à nous donner l’illusion d’une lave qui sort du volcan, autrement dit, comme si celui-ci respirait encore. Elles symbolisent non seulement la beauté passagère, la délicatesse du monde vivant, particulièrement celui de la flore, mais aussi la fragilité et l’éphémère face à la brutalité minérale.

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Les éléments naturels « metteurs en scène ».

L’organisation naturelle, juste complété par la discrète intervention humaine de Nils Udo qu’aura été, pour rappel, de placer les pétales autour de la fissure. Cela peut se définir comme une théâtralisation.

Le décor principal : la lave solidifiée, dégageant une atmosphère qui absorbe la lumière et évoquant une ambiance figée, propre à la puissance récurrente du volcan, quand il se réveille.

La ligne directrice : la fissure qui donne une direction au regard et suggère une circulation. Elle peut évoquer une narration par ce que c’est par elle que l’énergie semble circuler.

Les actrices de la scène : les pétales, malgré leur couleur rouge vif et leurs formes qui évoquent les flammes, la chaleur. Elles n’en restent pas moins un symbole de vie passagère en opposition à la pérennité du minéral.

Enfin, la mise en scène se définit aussi par le contraste : sombre/clair, dur / fragile, froid/chaud, immobile à moyen terme, dans l’échelle du temps pour la lave du volcan / vivant à court terme dans la même échelle du temps pour les pétales qui seront amenées à se faner, à se dessécher, et à se décomposer, du moins beaucoup plus rapidement que le minéral, qui finira lui aussi par être modifié et érodé par un autre élément naturel, l’eau.

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Mon ressenti, forcément subjectif et personnel, face à cette œuvre d’art.

Humilité face à la force de la nature, aussi un dialogue avec elle, une approche sans artifices, une source inépuisable d’inspiration. C’est à l’être humain de s’adapter à la nature pour être en harmonie avec elle et non le contraire, comme longtemps les temps modernes nous l’ont fait croire, dès la Révolution industrielle, par exemple.

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Pour conclure.

Ce qui m’intéresse le plus, c’est la démarche choisie, c’est-à-dire une intervention après avoir observé un lieu. Il a su utiliser uniquement des éléments naturels pour finaliser son travail. Cela prouve que la nature reste une source d’inspiration inépuisable pour tout artiste qui souhaite créer, par ce qu’elle fournit tous les éléments pour cela, comme le feuillage, les branches, les fleurs.

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2 / Ma proposition personnelle autour d’un arbre.

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Description : labyrinthe en pétales de coquelicots autour d’un arbre. Ci-dessous, la vue globale de ma proposition.

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Ma proposition vient-elle révéler ou transformer le paysage existant ?

Elle n’a pas la prétention de transformer de manière pérenne le paysage. Vouloir le transformer exigerait très certainement, avant de le valider, des autorisations administratives auprès des organismes habilités, plus encore s’il s’agissait d’un site naturel classé. Il révèle, en revanche, une partie d’un paysage. Le résultat éphémère issue du parti pris choisi, consiste à placer des pétales de coquelicots autour d’un arbre en s’appuyant sur la trame d’un labyrinthe circulaire.

Tout au plus, au préalable, l’usage d’une tondeuse ou débrousailleuse sur la surface circulaire aura été nécessaire afin de mettre toutes les chances de mon côté et de placer les pétales correctement.

En revanche, cette intervention révèle le paysage environnant, qui reste intact. L’arbre choisi, autour duquel s’articulent les pétales, est mis en valeur. La structure du lieu est également mise en valeur par l’horizontalité qui est soulignée. Une intervention qui a pour aspiration, je l’espère, à nous amener à voir un paysage autrement.

Ici, un décor principal, le paysage, un point central qui détermine un axe, l’arbre, et un cheminement, le labyrinthe. Cette création peut nous amener à dialoguer avec un lieu et son environnement proche. La véritable transformation s’opèrera dans la tête de individus qui découvriront cette création, par le regard qui lui sera porté.

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Description, en quelques lignes, de mes intensions.

La mise en valeur du lieu. Le labyrinthe circulaire de pétales nous invite à diriger le regard et vers l’arbre, cœur du dispositif et lui donner une place centrale, on pourrait dire presque sacrée, dans le but de souligner son rôle de repère dans le paysage.

Une réflexion personnelle intérieure par une déambulation qui nous engage dans une relation intime avec le lieu, le temps et le rythme de la nature, d’autant plus que le labyrinthe nous suggère un cheminement lent et méditatif.

Recherche d’un contraste entre les coquelicots et l’herbe verte sur laquelle il repose, d’une part, et entre ces pétales et l’ensemble de l’environnement. Une richesse voulue par une distinction chromatique forte mais harmonieuse avec la verdure environnante.

Certaines personnes pourront y trouver aussi une dimension symbolique et spirituelle, en transformant un espace naturel en lieu de réflexion et de contemplation. Le cercle et le labyrinthe évoquent des notions universelles : cycle de la vie, retour à l’origine, chemin intérieur.

Ce projet revêt une dimension éphémère, vouée à disparaître à court terme, comme, par exemple, aux premières rafales de vent. Il s’inscrit dans une démarche respectueuse de l’environnement qui n’en sera pas altéré durablement par ce qu’aucune transformation permanente n’est opérée.

J’évoquais les autorisations administratives plus haut, mais il est nécessaire de s’assurer qu’avant de concrétiser quelque projet de Land art quels qu’il soient, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation du propriétaire du terrain, si le lieu retenu se trouve sur une propriété privée.

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Matériaux utilisés.

Ici, point de matériaux, mais ce petit pavot sauvage à fleur rouge vif présent à proximité : le coquelicot, en grande quantité, certes !!!

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Le titre.

« Rituel pour un arbre ».

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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3 / Pour aller plus loin : Les nouvelle approches de la création architecturales et paysagères.

Le processus créatif :

Le processus créatif est le chemin qui conduit d’une idée à sa réalisation, sa traduction plastique et visuelle. Il constitue toute la démarche de progression entre la naissance d’une idée et sa concrétisation finale : sa mise en forme.

Installations paysagères :

Souvent éphémères, ces œuvres appelées « installations paysagères » se posent et s’inscrivent dans le paysage un instant : elles sont traversées par le visiteur, qui peut les arpenter, les expérimenter, mais la plupart du temps, elles ne sont visibles et lisibles qu’après leur disparition, sur supports visuels (photographie, vidéo).

Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) :

Même si ces nouveaux outils de communication tels que la vidéo, la photo, etc., rendent plus visible l’art ou son contenu, il n’en reste pas moins que tout art s’accompagne d’un regard critique.

Et c’est bien cette notion de message qui compte et qui reste source de toute expression artistique : ce que l’artiste a voulu dire, questionner et évoquer, et son expression plastique et esthétique n’en sont que renforcées.

Le processus :

Les architectes acceptent l’idée que la forme de leur édifice puisse résulter d’une écriture graphique libre, hasardeuse, sans principes esthétiques convenus, sans trames ni principe constructif qui structure la réflexion de l’architecte.

En résultent alors des projets aux formes extravagantes ou agressives, des formes étirées, déstructurées, qui font la singularité de nombreux édifices d’aujourd’hui.

La place du corps :

Tout le travail de l’architecte consiste donc, certes, à concevoir une volumétrie faite d’espaces dédiés à des fonctions distinctes, intégrés dans l’environnement qui l’entoure, mais doit aussi intégrer dans sa construction la question des usages à l’intérieur même de cette volumétrie.

En ce sens, la fonctionnalité redevient une question très importante pour les architectes, pourtant mise de côté pendant certaines années.

Les déplacements, les circulationsentre espaces, font le « rythme » de l’architecture ; les « pleins » qui composent les murs et volumes s’écrivent donc avec et autour des « vides ».

Nous parlons d’« espaces servis » (les pièces à vivre) et d’« espaces servants » (les circulations : couloirs, escaliers).

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« Louis Ghost »

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (6-3) : une signature Philippe Starck.

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On ne présente plus Philippe Starck, né en 1949, et qui est un « touche à tout », autrement dit qu’il est intervenu et intervient sur les domaines qui vont de l’architecture à la création d’objets design dits « domestiques », comme son presse-citron, par exemple, en passant par des aménagements d’établissements recevant du public, comme le Café Coste à Paris ou de la création de mobilier, comme le fauteuil « Louis Ghost » que j’ai choisi de vous présenter.

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Aux origines : Dans le cadre d’une collaboration entre le designer et l’enseigne italienne Kartell, spécialisé dans la vente de mobilier contemporain, le fauteuil date de 2002 et fera partie d’éléments qui symboliseront très probablement le design du début du XXIe siècle. Il prend pour modèle le modèle du fauteuil à médaillon inventé par le menuisier en sièges Louis Delanois en 1769. Sans doute un clin d’œil de Philippe Starck pour la dénomination de son siège !!!???

Caractéristiques : 54 cm de largeur, 94 cm de hauteur, 67 cm de hauteur pour les accoudoirs, 47 cm pour l’assise, et pesant 5 kg 4. Pour le procédé de fabrication, le polycarbonate est injecté dans un moulage. Ce polymère dispose d’excellentes propriétés mécaniques et d’une résistance thermique permettant une utilisation entre −100 °C et 120 °C, qui fait de ce fauteuil tant un meuble d’intérieur que d’extérieur. Il est empilable.

La silhouette d’un fauteuil emprunté à un style du passé, à savoir le style Louis XVI, qui symbolise l’ordre, la rationalité et le pouvoir aristocratique, se voit transposée grâce au choix d’un matériau transparent issu d’une création industrielle mise au point en 1953 par les chercheurs Schnell, Bottenbruch et Krimm.

Pour l’analyse proprement dite, le siège est réduit à une pure forme graphique qui se réfère au souvenir d’un style dans une présence réduite au minimal, et révèle la distance qui nous sépare du modèle historique. La transparence confère à l’objet une dimension spectrale, autrement dit, sans la présence du bois, des textiles et des ornements, le fauteuil est visible mais presque désincarné.

La prouesse technique que permet le bicarbonate, offre la possibilité à Starck de sceller une rencontre entre l’héritage du luxe du passé et la logique industrielle contemporaine. Ainsi, une icône du pouvoir absolu d’autrefois peut être reproduite en milliers d’exemplaires. Ce qui relevait de la fabrication artisanale, donc plus rare, est transposé dans la fabrication industrielle en série. L’objet, et plus précisément le meuble du XVIIIe siècle, signe de distinction et de prestige social, devient un produit plutôt de masse (par ce son coût reste, quand même assez élévé), sans pour autant banaliser son prestige. La portée symbolique en est amplifiée et ce fauteuil pourra très certainement être considéré comme une icône du design contemporain, qui ne s’interdit rien, pas même de revisiter les formes du passé.

Ci-dessous, un de mes visuels numériques d’une salle à manger dans lequel j’ai intégré ce modèle. La bibliothèque encastrée est de la marque Lundia, le fauteuil sous la lampe est le modèle « Egg », conçu en 1958 par Arne Jacobsen, la table est une version haute du modèle « Coffee Table » conçue par Isamu Noguchi en 1944 pour Herman Miller. Elle est éclairée par la lampe suspendue « Ar Arco » qui a vu le jour à la fin des années 1940 grâce aux frères Castiglioni, qui repose sur un pied en marbre de Carrare blanc. A droite se dresse un bahut « Riflesso », issu de l’imagination de Charlotte Perriand en 1939.

Pour terminer, une création sculpturale d’après la seconde guerre mondiale, « L’Homme de la Mancha », de Jean Marc, Roger Bienvenue Carrière, résistant, poète, sculpteur, peintre et conteur occitan.

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Pour en revenir au « Louis Ghost », la révolution dans sa conception réside aussi sur le fait que le moulage soit monobloc. D’autres créations antérieures ont été aussi conçues en polymère, mais en pièces détachées ensuite assemblées. Je pense, par exemple, à la chaise « Universale » (1967) du designer italien Joe Colombo (1930-1971).

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Pour en faire une lecture qui se réfère à la pensée de Jean Baudrillard, le fauteuil Louis Ghost devient un signe culturel, un marqueur social, un élément du vocabulaire visuel de la modernité. D’ailleurs, s’il rencontre un succès certain dans les magazines, les hôtels design et les espaces institutionnels, c’est qu’il tient à sa capacité à communiquer immédiatement en devenant lisible au premier regard, identifiable sans ambiguïté, et même presqu’un logo, penseront certains. L’objet-usuel symbolise ainsi un élément d’un système de signes, un vecteur de reconnaissance et de connivence.

Pour conclure, « Louis Ghost » est non seulement un fauteuil mais participe à un dispositif critique comme une réflexion matérialisée sur le statut de l’objet dans un monde où l’image domine l’usage, où le symbole prévaut sur la fonction, et où le design devient le lieu privilégié d’une interrogation sur la culture elle-même. À la fois présence et absence, hommage et déconstruction, icône et fantôme, il condense en une seule pièce les questionnements qui ont traversé, traversent et traverseront le design du XXIᵉ siècle.

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Nicolas globe croqueur.

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Escales provençales 2022 (2)

Des bords de l’étang au pont Flavien à Saint-Chamas.

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Je vous fais partager ici en deuxième partie, quelques-uns de mes visuels, réalisés pendant un stage aquarelle organisé en Provence par mon ami Alain Marc.

Je me concentrerai, sur cette publication, sur Saint-Chamas, des bords de l’étang de Berre au pont Flavien.

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Pour commencer, nous arrivons sur le port et de nombreux sujets s’offrent à nous, à commencer par des voiliers naviguant sur l’étang de Berre.

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J’en profite aussi pour croquer personnages, bateaux et bâtiments.

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A noter que j’ai une pensée particulière pour Christian Colin, autre aquarelliste avec lequel je fais des sorties en Normandie, qui me conseillait de m’améliorer sur le traitement des bateaux…

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… et je remarque un bâtiment restauré au cachet certain (une architecture ancienne et authentique), situé sur les quais.

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Nous poursuivons notre journée en allant prendre notre piquenique aux abords du lavoir des contagieux (lien visible tant qu’il sera présent sur le net), construit de pierres et recouvert de lauzes, qui doit son nom au fait que les malades contagieux avaient la possibilité de venir y laver leur linge, loin du village et du reste de la population. Son architecture est similaire à un autre lavoir situé à Lambesc (lien visible tant qu’il sera présent sur le net).

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Il est construit au dessus de la source d’eau douce qui alimente le bassin. En glanant des infos ici et là, j’apprend que jusqu’à une période pas très lointaine, des individus venaient y laver leur tapis.

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Toujours sur Saint-Chamas, le pont Flavien, ouvrage antique qui se caractérise par des sculptures des lions d’origine mais restaurées par Jean Chastel en 1763 sauf une qui a été remplacée. Les inscriptions latines situées sur les frises et les architraves des arches peuvent se traduire ainsi : « Claudius Donnius Flavus, fils de Claudius, flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par son testament de bâtir ce pont et ces arcs, sous la direction de C. Donnius Vena et de C. Attius Rufus ».

Il enjambe la Touloubre, petit fleuve de 59 km qui prend sa source du côté d’Aix en Provence pour se jeter dans l’étang de Berre. La voie Romaine bifurquante de la Via Domitia, partant d’Arles, pour se diriger vers Marseille, le traversait.

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D’une largueur de 6 m, d’une longueur de 25 m 40, la portée de l’arc est de 12 m 45. Pour la petite anecdote, le portique nord a été réparé en 1949 suite aux dommages causés par l’armée américaine en 1945.

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Dans le domaine des architectures antiques, je terminerai par le Temple de Diane, qui trouve son origine sans doute avec une divinité en rapport avec l’eau, en témoigne sa proximité à une source proche du site. Le bâtiment se situait très certainement dans une agglomération composée de bâtiments agricoles et de thermes. Le monument est, de nos jours, accolé au Domaine viticole de Château Bas . Au fil des époques, s’est ajoutée tout d’abord une église carolingienne, elle même remplacée par la chapelle Saint-Cézaire, un exemple de l’architecture romane provençale.

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C’est tout, pour le moment !

Nicolas globe croqueur.

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« La reine de la nuit » a tiré sa révérence

Hommage à Régine.

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Après Michel Bouquet et Jacques Perrin, c’est au tour de Régina Zylberberg, plus connue sous le nom de Régine, d’être parti les rejoindre.

Personnalité incontestable du spectacle et du monde de la nuit, femme libérée, actrice et chanteuse, elle connaitra plus ou moins de succès dans la gestion des nombreuses boites de nuit qu’elle aura ouvert tout au long de sa vie.

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Sans doute par ce qu’elle pensait ne plus exactement « être dans la lumière », peut-être aussi pour raisons familiales liées aux soucis de santé de son fils, elle choisit en 2005 d’être une des participantes d’une émission de divertissement, « une mascarade paysanne » selon Thierry Ardisson. Ce qui n’est pas ce qu’elle aura fait de mieux, à mon avis, le concept dit de « télé réalité, pour moi, symbolise le futile. A son crédit, le financement à sa sortie de l’émission, d’une association contre la drogue.

Pour en savoir plus, et tant qu’il sera visible, voici le lien wikipédia qui lui est consacré.

C’est tout,… pour le moment !

Nicolas globe croqueur.

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Ci-dessous, et tant que ce lien sera visible, son passage chez Thierry Ardisson le 28/01/2006. Elle y raconte ses nombreux célèbres amants. La vidéo est suivie d’une de mes représentations grphiques.

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Merci à ces deux « piliers », d’avoir si bien excellé !!!

Deux tristes départs, mais, hélas même les plus grands talents ne sont pas éternels.

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Ce mois d’avril 2022 aura vu partir deux personnalités du théâtre, du cinéma et du petit écran, qui auront été jusqu’au bout de l’exigence dans tout ce qu’ils auront entrepris (ce qui permettra de ne pas les oublier).

Tout d’abord, l’ainé, disparu le 13 avril, Michel Bouquet, à 96 ans, qui aura si bien honoré le septième art, mais surtout le théâtre grâce à son désir de perfection, sans oublier les nombreux téléfilms, comme « Les Misérables » ou, selon moi, il reste le meilleur « Javert ».

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« C’est l’oubli de soi qui est le plus important », précisait-t-il, lui qui préférait s’effacer derrière les rôles qui lui étaient confiés comme pour celui de Mitterrand dans « Le promeneur du Champs de Mars » ou du peintre Renoir : « J’ai fait ce que j’ai pu, comme j’ai pu, et je ne me suis pas trop posé de questions. J’ai fait mon bonhomme de chemin mais sans aucune prétention intellectuelle. »

Plutôt que de vous énumérer ici sa longue et magnifique carrière, je vous invite à vous reporter sur ce lien Wikipédia (tant qu’il fonctionnera).

Pour aller plus loin, voici une interview en 2016 dans l’émission « Thé ou café », tant que ce lien fonctionnera, lui aussi.

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Autre « pilier » disparu quelques jours après, à l’Age de 80 ans, ce jeudi 21 avril, Jacques Perrin, inoubliable en jeune marin idéaliste dans « Les Demoiselles de Rochefort », mais aussi exquis et malin en Louis XI dans le téléfilm éponyme, protecteur et bienveillant en Rémi âgé dans le film « Rémi sans famille », pour ne citer que cela.

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La bienveillance mais aussi l’exigence, c’est sans doute ce qui aura caractérisé cet homme sensible aux cause environnementales, qui pensait à raison, qu’il fallait absolument faire ce qui semblait être, à priori, impossible. Le documentaire « Le peuple migrateur » ou « Océans » en sont de parfaits exemples.

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Sur ce lien ci-dessous, et tant qu’il sera visible, un extrait de « C à vous » :

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Sauf erreur de ma part, et je suis prêt à modifier ce que je vais avancer si quelqu’un d’avisé veuille bien me renseigner, je ne pense pas, hélas, que Michel Bouquet et Jacques Perrin aient eu l’occasion, professionnellement parlant, l’occasion de collaborer.

Pour terminer, tout comme pour Michel Bouquet, plutôt que de vous énumérer ici la carrière de Jacques Perrin, je vous invite à vous reporter sur ce lien Wikipédia (tant qu’il fonctionnera).

C’est tout,… pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

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Parti trop tôt !!!

Mon hommage graphique et numérique au comédien Gaspard Ulliel, disparu le mercredi 19 janvier 2022.

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Ces quelques portraits graphiques et numériques par moi même, en guise d’hommage graphique à Gaspard Ulliel, acteur et mannequin français, né le 25 novembre 1984 à Boulogne-Billancourt et décédé le 19 janvier 2002 (à 37 ans) au CHU de Grenoble suite à un accident de ski à la station de La Rosière (Savoie).

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Visuel numérique

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Ayant été de nombreuse fois récompensé, notamment avoir été Lauréat du meilleur espoir masculin en 2005 (« un long dimanche de fiançailles », au côté de l’excellente Audrey Tautou), et meilleur acteur en 2017 (« Embrassez qui vous voulez ») au Césars, voici la longue liste de sa filmographie:

Cinéma

Longs métrages

  • 2001 : Le Pacte des loups de Christophe Gans : Louis.
  • 2002 : Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc : Loïc.
  • 2003 : Les Égarés d’André Téchiné : Yvan.
  • 2004 : Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet : Manech Langonnet, dit « Le bleuet ».
  • 2004 : The Tulse Luper Suitcases, Part 2: Vaux to the Sea de Peter Greenaway : Leon.
  • 2004 : Le Dernier Jour de Rodolphe Marconi : Simon.
  • 2005 : La Maison de Nina de Richard Dembo : Izik.
  • 2006 : Paris, je t’aime – sketch « Le Marais » réalisé par Gus Van Sant : Gaspard.
  • 2007 : Jacquou le Croquant de Laurent Boutonnat : Jacquou (à 20 ans).
  • 2007 : Hannibal Lecter : Les Origines du mal de Peter Webber : Hannibal Lecter.
  • 2008 : La Troisième partie du monde d’Éric Forestier : François.
  • 2008 : Un barrage contre le Pacifique de Rithy Panh : Joseph
  • 2009 : Le Premier Cercle de Laurent Tuel : Anton Malakian.
  • 2009 : The Vintner’s Luck de Niki Caro : Xas.
  • 2009 : Ultimatum d’Alain Tasma : Nathanaël.
  • 2010 : La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier : Henri de Lorraine, duc de Guise surnommé « Le Balafré ».
  • 2011 : L’Art d’aimer d’Emmanuel Mouret : William, le petit-ami de Vanessa.
  • 2012 : Tu honoreras ta mère et ta mère de Brigitte Roüan : Balthazar.
  • 2014 : Saint Laurent de Bertrand Bonello : Yves Saint Laurent.
  • 2014 : The American Tetralogy de Philippe Terrier-Hermann : Alec Mc Daniel.
  • 2016 : Juste la fin du monde de Xavier Dolan : Louis.
  • 2016 : La Danseuse de Stéphanie Di Giusto : le comte Louis d’Orsay.
  • 2018 : 9 doigts de F. J. Ossang : Le docteur.
  • 2018 : Eva de Benoît Jacquot : Bertrand Valade.
  • 2018 : Un peuple et son roi de Pierre Schoeller : Basile.
  • 2018 : Les Confins du monde de Guillaume Nicloux : Robert Tassen.
  • 2019 : Sibyl de Justine Triet : Igor Maleski.
  • 2022 : Plus que jamais d’Emily Atef.

Courts métrages

  • 1999 : Alias de Marina de Van : Nicolas Trajet.
  • 2007 : L’Inconnu d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux : l’inconnu.
  • 2012 : Mes amours décomposé(e)s de Sacha Barbin : Corps.
  • 2018 : Ordalie de Sacha Barbin : Jean.

Télévision

Téléfilms et séries

  • 1997 : Une femme en blanc, série d’Aline Issermann.
  • 1997 : Mission protection rapprochée, série de Nicolas Ribowski : Olivier Rousseau.
  • 1998 : Bonnes vacances, téléfilm de Pierre Badel : Joël.
  • 1998 : La Bascule, téléfilm de Marco Pico : Olivier Baron.
  • 1998 : Juliette de Jérôme Foulon : Nicolas Dastier.
  • 1999 : Le Refuge (saison 3, épisode 3 « La Finette » réalisé par Christian François) : Quentin.
  • 2000 : Julien l’apprenti, téléfilm de Jacques Otmezguine : Julien (à 14 ans).
  • 2001 : L’Oiseau rare, téléfilm de Didier Albert : Kévin.
  • 2004 : Navarro (saison 16, épisode 6 « Manipulations » réalisé par Patrick Jamain) : Thierry Morlas.
  • 2009 : Myster Mocky présente – saison 2 épisode « Un risque à courir » de Jean-Pierre Mocky.
  • 2019 : Il était une seconde fois, téléfilm de Guillaume Nicloux : Vincent Dauda.
  • 2021 : La Vengeance au triple galop d’Alex Lutz.
  • 2022 : Moon Knight (série) : Anton Mogart / Homme de minuit.

Documentaires

  • 2016 : Vadim, Mister Cool d’Olivier Nicklaus : le narrateur
  • 2019 : Cocteau – Al Brown, le poète et le boxeur de François Lévy-Kuentz : texte (voix-off).

Théâtre

  • 2012 : Que faire de Mr Sloane ? de Joe Orton, mise en scène Michel Fau, Comédie des Champs-Élysées : monsieur Sloane
  • 2015 : Démons de Lars Norén, mise en scène Marcial Di Fonzo Bo, Théâtre du Rond-Point, Comédie de Caen : Toma.

Mannequinat

Participation aux campagnes publicitaires, et présence régulière aux défilés de la Semaine de la mode de Paris.

En 2008, participation à la campagne publicitaire des sacs Longchamp.

En 2010, participation aux spots publicitaires de la marque Chanel pour le parfum Bleu.

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Portrait en techniques mixtes (aquarelle, crayons de couleur et pastel gras)

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C’est tout, … pour le moment.

Nicolas globe croqueur.

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En lien ci-dessous (tant qu’il restera accessible), une des spots des parfums « Channel ».

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Une approche graphique du Géant de Provence

Le Mont Ventoux en aquarelles par Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Ayant gravi le Mont Ventoux à vélo (électrique) le lundi 23 août 2021, j’aurai l’occasion de vous en relater le récit sur une prochaine publication.

En attendant, voici quelques aquarelles rehaussées en images numériques, illustrant cette montagne mythique qui se dresse majestueusement dans notre belle Provence.

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Je poursuis par une vue crépusculaire du Mont Ventoux depuis une ville que j’aime beaucoup, Avignon.

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Et, pour terminer, en guise de « mise en bouche » de la publication qui va suivre à ce sujet, quelques visuels dessinés et peints sur le chemin de mon ascension (itinéraire à partir de Malaucène), ainsi qu’une planche photographique du sommet.

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C’est tout!… pour le moment.

Nicolas globe croqueur.

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