Transformez votre créativité en aquarelle de l’instant, par Alain Marc

Les cours en ligne et les stages d’aquarelle de mon ami Alain Marc.

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Bonjour à toutes et à tous.

Pour continuer à avoir le plaisir de partager nos aventures picturales et amicales autour de la créativité, je vous invite à découvrir la vidéo de mon ami Alain Marc, non seulement peintre, carnettiste, aquarelliste, maitre de stages, mais aussi parapentiste confirmé et accompagnant des spéléologues de nombreuses fois dans leurs explorations souterraines.

Pour aller plus loin, il suffit de cliquer sur l’image ci-dessous.

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Bonnes découvertes.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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En « post-scriptum », une de mes aquarelles réalisée en 2020 pendant un de ses télé-ateliers.

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Le re blog de Monsieur jetlag (3) : La Grange de la Guesle

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VISITEZ LA VALLÉE DE CHEVREUSE EN SOLO

Localisée à seulement trente minutes de train depuis Paris, dans les Yvelines, la vallée de Chevreuse allie le calme de la campagne et les opportunités d’activités de plein air. C’est idéal pour partir un weekend solo et voyager seul. Les Parisiens pourront trouver le calme de la campagne à proximité de chez eux.

Quoi de mieux quand on est à la campagne que de loger dans un maison d’hôtes à Rambouillet ? Le blog voyage solo Monsieur Jetlag  vous propose aujourd’hui une visite de La Grange de la Guesle qui vous laissera un souvenir inoubliable lors de votre visite dans les environs d’Hermeray.

LA GRANGE DE LA GUESLE : PRÉSENTATION

Grange de la Guesle
Grange de la Guesle

La Grange de la Guesle se trouve au cœur du parc de la vallée de Chevreuse à proximité de la forêt de Rambouillet. Elle tirerait son nom de la rivière qui coule en contrebas de la propriété et à la grange de caractère qui date de 1890. Cet emplacement géographique est l’un des points les plus attrayants de cette maison d’hôte. En effet, sa proximité avec la forêt de Rambouillet ainsi que les villes à caractère culturelle (comme les « villes royales » : RambouilletMaintenonVersailles et Saint-Germain-en-Laye) en fait le lieu d’escale idéal et le point de départ pour de nombreuses promenades ou sorties touristiques que l’on peut faire tout seul. Rien de mieux pour se ressourcer seul dans la nature, et ce sans même trop s’éloigner de la ville de Paris pour ceux qui y résident. La verdure y est omniprésente et vous y sentirez l’air frais de la nature, loin de celui pollué des villes métropolitaines auquel la plupart d’entre vous sont habitués. L’endroit est facilement accessible depuis les gares de Rambouillet, de Gazeran ou d’Epernon. De plus, si vous en faites la demande, votre transport peut être assuré par la maison d’hôte.

Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la guesle

Vous l’aurez compris, La Grange de la Guesle a un emplacement des plus attrayants de la région de Rambouillet. Ce n’est pas seulement la localisation de cette maison d’hôte qui est séduisant, mais ses services et son cadre très agréable. Vous ne serez pas déçus.

SERVICES PROPOSÉS

Grange de la guesle

La qualité d’une maison d’hôte se retrouve avant tout dans les services qu’elle offre. Et la cette maison d’hôte ne déroge pas à cette règle avec ses services conviviaux. Vous serez accueillis par un charmant couple qui vit ici ! L’avantage c’est que la partie chambres d’hôtes est totalement indépendante puisque, comme son nom l’indique, c’est une grange qui a entièrement été rénovée en 4 chambres sur deux niveaux, avec une partie centrale conviviale servant de salle de repos et de restauration, ainsi qu’une terrasse et d’un très grand jardin à l’anglaise.

LES CHAMBRES D’HÔTE

Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle

La Grange de la Guesle dispose de quatre chambres d’hôte toutes labellisées Gites de France. Pour information, il s’agit d’un label qui certifie de la qualité et du confort du logement à l’aide de normes de confort précises, validées régulièrement par un classement et le respect d’une charte nationale.

Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle

Chacune des chambres d’hôte de la Grange de la Guesle possède une décoration originale, avec un style qui lui est propre (graphique, champêtre, baroque et nature). Les chambres sont toutes équipées d’un linge de lit des plus élégants en satin de coton et de fabrication française. Rien de mieux pour des nuits confortables.

LES TABLES D’HÔTES

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Elles sont servies dans dans la « Cour Parisienne ». Il s’agit de la pièce centrale qui sert d’espace de vie commune. Des petits déjeuners gourmets et gourmands y sont servis et vous vous régalerez. De plus, tous les repas servis sont issus de la production locale environnante, et offrent une alimentation saine. Ils sont également adaptables en fonction de vos allergies et de vos préférences.

D’EXCELLENTS SERVICES DÉTENTE

Une maison d’hôte c’est avant tout pour se détendre. À cet effet, la Grange de la Guesle vous permet de profiter des nombreux services détente.

Outre le sauna japonais (qui avec sa luminothérape et sa musique relaxante est idéal), la Grange de la Guesle vous permet d’effectuer des balades des plus atypiques à vélo, à cheval, en canoë, ou même en montgolfière. Pour couronner le tout, la maison dispose de séances de massage et de réflexologie plantaire. Le blog voyage solo monsieur Jetlag vous recommande vivement les séances de massage après un sauna japonais bien relaxant.

Grange de la Guesle
Grange de la Guesle
Grange de la Guesle

Notez que le sauna, ainsi que les séances de massage et de réflexologie plantaires sont soumis à une réservation avant de pouvoir en profiter.

AVIS ET ÉVALUTION DE LA GRANGE DE LA GUESLE

La Grange de la Guesle, maison d’hôte de Rambouillet, est idéale pour un weekend solo à la campagne, proche de Paris. Le lieux a été améagé avec goût et les hôtes sont charmants. Ceux qui souhaitent une certaines indépendance seront comblés car les chambres ne sont pas directement dans la maison, mais bien dans la grange (d’où le nom). Le jardin à l’anglaise est très reposant et au fond vous y trouverez même une rivière et le début de la forêt de Rambouillet. Le lieu dispose de bien d’autres surprises aussi attrayantes les unes que les autres. N’hésitez donc pas à y faire un tour pour un voyage détente ou nature.

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Equivalence d’hôtel : ***

Chambre : ***

Localisation : ***

Décoration : ****

Calme : *****

Service : ****

Spa : **

Vue : ***

Luxe : ***

Plus d’informations :

33 bis rue de la forêt – Guiperreux –
78 125 Hermeray
tel : +33 (0)1.75.25.34.48 // +33 (0)6.15.02.83.21
reservation@lagrangedelaguesle.fr

lagrangedelaguesle.fr

Et si vous souhaitez visiter Paris de façon insolite avec le blogueur voyageur monsieur Jetlag on vous dit tout aussi !

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Remerciements : La Grange de la Guesle, Office de tourisme de Rambouillet, Atout France, Talent Web Academy (groupe Webedia), Mademoiselle Audrey

Texte et photos : Monsieur Jetlag.

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Visitez la vallée de Chevreuse en solo

Localisée à seulement trente minutes de train depuis Paris, dans les Yvelines, la vallée de Chevreuse allie le calme de la campagne et les opportunités d’activités de plein air. C’est idéal pour partir un weekend solo et voyager seul. Les Parisiens pourront trouver le calme de la campagne à proximité de chez eux.

Quoi de mieux quand on est à la campagne que de loger dans un maison d’hôtes à Rambouillet ? Le blog voyage soloMonsieur Jetlag  vous propose aujourd’hui une visite de La Grange de la Guesle qui vous laissera un souvenir inoubliable lors de votre visite dans les environs d’Hermeray.

La Grange de la Guesle : présentation

La Grange de la Guesle se trouve au cœur du parc de la vallée de Chevreuse à proximité de la forêt de Rambouillet. Elle tirerait son nom de…

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Le re blog de Monsieur Jetlag (2) : Visiter Rio de Janeiro : le meilleur du Brésil

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Des attractions naturelles incroyables, une spontanéité qui transforme tout en fête et en hospitalité, des monuments emblématiques de renommée dans le monde. Tout cela fait de la ville de Rio de Janeiro une destination touristique inoubliable et unique. Le blogueur voyageur Monsieur Jetlag vous entraîne ici dans une ville colorée, emblématique où tout est possible. A seulement 13 heures de vol depuis la france, c’est une destination incontournable pour tous les voyageurs qui aiment découvrir le monde et profiter d’une vue incroyable.

Avec 450 ans d’histoire, Rio de Janeiro possède des trésors fascinants dans ses musées avec une collection enviable. C’est aussi la capitale du monde du carnaval et de la samba, proposant de nombreux théâtres, salles de concert, lieux commerciaux et restaurants gastronomiques ouverts toute l’année. Sans parler d’une vue incroyable depuis le haut des collines et du Pain de sucre. Allez-vous oser visiter Rio de Janeiro ?

Monument Rio de Janeiro
Model Rio de Janeiro
Les marches de Rio de Janeiro

UNE VILLE À LA NATURE DIVERSIFIÉE

La géographie de la région avec la mer, les montagnes et les forêts, auxquelles s’est rajouté la présence humaine font de Rio de Janeiro une ville unique. Des paysages extraordinaires entourent de nombreux endroits de la ville. Ce fut la première ville au monde à être considérée comme patrimoine culturel de l’humanité de l’UNESCO.

vue rio de janeiro

Depuis 2007, Valongo Wharft a également été considéré comme patrimoine culturel de l’humanité. Construit en 1811, c’était le lieu de débarquement et la zone commerciale des esclaves africains jusqu’en 1831. Une histoire lourde mais qui mérite d’être rappelée.

Visiter Rio de Janeiro, c’est aussi profiter de la plage. L’iconique plage de Copacabana est bien sûr un indispensable. Néanmoins, aujourd’hui, la plage branchée est celle d’Ipanema. A vous de choisir.

plage copacabana

QUE FAIRE ET VISITER À RIO DE JANEIRO ? PAIN DE SUCRE, CHRIST RÉDEMPTEUR …

Outre les attractions les plus célèbres, comme le Christ Rédempteur, résolument l’incontournable symbole de la ville dans le monde, la statue art déco de Jésus-Christ et le Pain de Sucre, une chaîne de montagnes, la ville propose également de nombreuses visites nature, aventure, religieuses, historiques et culturelles. Ainsi vous pourrez choisir des promenades dans le jardin botanique et des balades dans le tramway de Santa Teresa. Egalement des visites de la cathédrale métropolitaine et du musée d’art moderne.

Le sport est également une caractéristique importante de la culture des cariocas (ceux qui sont nés dans la ville). Ses 90 km de plages sont propices à la pratique du volley, du foot et du volley. Rio est le plus grand centre d’escalade urbain, présentant tous les niveaux de difficulté d’alpinisme, comme Pedra da Gavea et Bico do Papagaio.

Dans le parc national de Tijuca , la plus grande forêt urbaine au monde, les gens vont toujours se promener et pratiquer d’autres sports, tels que l’escalade. Le parc, en plus de préserver la forêt atlantique restante, protège les sources et les bassins de rivières comme Carioca et Maracanã, qui alimentent une partie de la ville. En vous y promenant, vous aurez certainement la chance d’apercevoir des singes ou autres animaux exotiques.

Christ rédempteur
Les marches de Rio de Janeiro
Rio de Janeiro telephone
Rio de Janeiro monument

LES MEILLEURES ACTIVITÉS POUR PROFITER DE LA VUE SUR RIO DE JANEIRO

Une des meilleures façons de profiter de Rio est la marche à pied. Il existe de nombreuses options en plus des trottoirs traditionnels de Copacabana, Ipanema et Leblon. Près de là, le lac Rodrigo de Freitas est l’une des principales zones de loisirs de la ville, avec des stands de plage, des terrains de jeux, des pistes de skate, des restaurants et des vues sur les montagnes et les forêts. De préférence, partez en week-end, quand la ville est plus calme. Par contre, éviter de vous approcher trop près des favelas. Si certaines sont bien fréquentées, d’autres le sont moins. Les habitants n’aiment d’ailleurs pas trop qu’on s’y approche. Même si elles font partie intégrante de la ville, qui n’a pas su proposer d’autres solutions de logements à ses habitants, ces quartiers (qui peuvent se visiter avec un guide touristique), sont à éviter.

AsaDelta Rio de Janeiro

Si vous visitez le Pain de Sucre, n’oubliez pas qu’il n’y a pas que le tramway. Réservez une heure pour faire une promenade vers la mer et vous verrez la plage de Vermelha, coincée entre les montagnes. Saisissez l’opportunité et vérifiez s’il y a des grimpeurs sur les montagnes. Vous pourrez vous joindre à eux. Face à la mer, cherchez, sur le côté gauche, le sentier Cláudio Coutinho et promenez-vous en bord de mer.

Vous ne le regretterez pas – les bâtiments disparaissent au premier virage et vous ne verrez que la mer, la montagne, les oiseaux et les arbres, comme si vous n’étiez pas dans une grande ville. Quelle vue !

Pour ceux qui aiment les sensations fortes, offrez-vous la possibilité de décoller depuis la rampe de Pedra Bonita et de survoler la ville en hélicoptère. En vous rendant vers Lebon, une école de deltaplane vous proposera de monter en haut de la montagne pour un vol spectaculaire d’un quart d’heure, avec atterrissage sur la plage de sable blanc. Une vue unique au monde !https://www.youtube.com/embed/fvn-NFdFxqs?version=3&rel=1&showsearch=0&showinfo=1&iv_load_policy=1&fs=1&hl=fr&autohide=2&wmode=transparent

Nous espérons qu’avec cet article vous aurez envie de visiter Rio de Janeiro, et de profiter de ses nombreuses attractations ou sites touristiques comme le Pain de sucre.

Et pour tous les voyageurs, rendez-vous dans notre rubrique conseils voyage !

Jungle rio de janeiro
Rio de Janeiro telephone
touriste Rio de Janeiro
model Rio de Janeiro
coucher de soleil brésil

Texte et photos : Monsieur Jetlag

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Des attractions naturelles incroyables, une spontanéité qui transforme tout en fête et en hospitalité, des monuments emblématiques de renommée dans le monde. Tout cela fait de la ville de Rio de Janeiro une destination touristique inoubliable et unique. Le blogueur voyageur Monsieur Jetlag vous entraîne ici dans une ville colorée, emblématique où tout est possible. A seulement 13 heures de vol depuis la france, c’est une destination incontournable pour tous les voyageurs qui aiment découvrir le monde et profiter d’une vue incroyable.

Avec 450 ans d’histoire, Rio de Janeiro possède des trésors fascinants dans ses musées avec une collection enviable. C’est aussi la capitale du monde du carnaval et de la samba, proposant de nombreux théâtres, salles de concert, lieux commerciaux et restaurants gastronomiques ouverts toute l’année. Sans parler d’une vue incroyable depuis le haut des collines et du Pain de sucre. Allez-vous oser visiter Rio de Janeiro ?

Une…

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Le re blog de Monsieur Jetlag (1) : Visiter Bordeaux : les 5 essentiels

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Rendez-vous dans la capitale du vin ! Dans cet article le blogueur voyageur Monsieur Jetlag vous propose une idée de weekend française, que vous soyez seul ou à plusieurs. Visiter Bordeaux c’est une escapade dans l’une des plus belles métropoles de France. La taille de la ville est grand mais reste raisonnable et son emplacement permet de s’y rendre très facilement depuis plusieurs grandes villes de France (Limoge, Paris, Toulouse, Lyon …). Vous pourrez aisément loger en centre-ville ou trouver un établissement en périphérie comme l’hôtel Kyriad MérignacVisiter bordeaux se fait très facilement à pied. Les distances entre les plus beaux bâtiments de la ville et les principaux lieux d’intérêt sont courtes. En effet, Bordeaux est à la fois une ville à taille humaine et un véritable concentré de merveilles. Pour vous rendre plus en périphérie, comme la Cité du vin, de nombreuses lignes de bus sont disponibles, et comme dans toutes les villes, les taxis et VTC sont toujours présents !

Voici le programme des cinq essentiels pour votre city trip à Bordeaux !

Visiter Bordeaux

TOUR PEY-BERLAND ET CATHÉDRALE SAINT-ANDRÉ

Situées à proximité de l’hôtel de ville, la tour Pey-Berland et la cathédrale Saint-André sont des incontournables de la ville. La tour Pey-Berland est un clocher (indépendant) situé à côté de la cathédrale. Construit au XVe siècle et culminant à 66 m, le clocher offre une vue panoramique sur la ville après avoir monté les 229 marches. L’ascension n’est pas facile mais elle en vaut la peine car la vue sur la ville est exceptionnelle !

La cathédrale catholique romaine, de style gothique, est tout aussi belle à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le clergé, qui a amassé des trésors impressionnants les expose au public deux fois par semaine.

Visiter Bordeaux
Visiter Bordeaux
cathédrale Bordeaux

PLACE DE LA BOURSE ET MIROIR D’EAU

Le Miroir d’Eau est le lieu le plus populaire et le plus photographié de Bordeaux. Un incontournable lors de votre city trip à Bordeaux. Situé en face de la Place de la Bourse, le Miroir d’Eau est un bassin réfléchissant qui permet aux magnifiques bâtiments de la Place de la Bourse de se refléter dedans !

Visiter Bordeaux

LA CITÉ DU VIN À BORDEAUX

La cité du vin, high-tech et futuriste, a modernisé sensiblement le visage de Bordeaux. Vous pourrez participer à un atelier de dégustation, vous informer sur les meilleurs vins du vignoble bordelais et bien sûr visiter l’immense cave à vin. Le design du bâtiment rappelle un verre de vin.

Si vous êtes un amateur de vin, le restaurant situé au 7e étage du musée vous propose une des meilleures cartes gastronomiques de la région !

La cité du vin est à coup sûr un incontournable pour visiter Bordeaux !

Cité du vin Bordeaux
Cité du vin Bordeaux

LES BASSINS DES LUMIÈRES

Les bassins des lumières à Bordeaux vont réellement vous étonner ! Si vous êtes un passionné d’art digital et numérique, c’est ici que vous devez aller en priorité.

Le lieu rassemble le plus grand nombre d’œuvres d’art numérique et digital de la planète. Vous allez pouvoir y admirer des œuvres d’art débordantes d’imagination et d’audace. Ici, le lieu qui sont des anciennes bases de sous-marins, sert de toiles à des oeuvres visuelles, et les lumières sont reflétées sur les tapis d’eau. C’est un enchantement à chaque pas et les collections changent régulièrement. La musique vous fait pénétrer dans cet univers onorique et fantastique (cliquez sur les photos pour les agrandir)

La billetterie des bassins des lumières à Bordeaux est disponible sur Internet sur le site officiel du centre culturel contemporain.

Bassins de lumières
Bassins de lumières
Bassins de lumières
Bassins de lumières
Bassins de lumières
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Bassins de lumières
Bassins de lumières

UN DÉTOUR PAR LA RUE SAINTE-CATHERINE POUR VISITER BORDEAUX

Un city trip à Bordeaux nécessite toujours un petit détour par la rue Sainte-Catherine ! C’est la plus longue rue piétonne d’Europe et elle est pleine de magasins de vêtements et d’autres boutiques. Si vous partez de la place de la Victoire, vous trouverez essentiellement des magasins de vêtements bon marché et des petits restaurants fast-food pour manger rapidement sur le pouce.

Vers le milieu de la longue rue piétonne, vous trouverez des grandes enseignes  comme H&M, Maje, Sandro ou  les Galeries Lafayette. Pour des vêtements haut de gamme, rendez-vous au Passage Sainte Catherine. Les vêtements à Bordeaux sont moins chers qu’à Paris ou à Londres, alors profitez-en !

N’oubliez pas également de passer par l’opéra.

Visiter Bordeaux

Pour manger, nous vous conseillons la Grande Brasserie Le Clémenceau. Chic mais abordable. Et bien sûr de tester les célèbres canelés ! Les meilleurs sont ceux de La Toque cuivrée et de Baillardran.

Le clémenceau Bordeaux
Le clémenceau Bordeaux
Le clémenceau Bordeaux
Le clémenceau Bordeaux
Canelés Baillardran

En vous souhaitant un excellent moment pour visiter Bordeaux … et surtout, n’oubliez pas de faire un petit tour aux bassins des lumières et à la cité du vin, deux super nouveaux endroits indispensables quand on visite la capitale girondine ! Si vous êtes à court d’idées pour des weekends solo ou à plusieurs, retrouvez d’autres articles sur notre blog voyage comme le guide pour visiter Montpellier le temps d’un weekend.

Texte et photos : Monsieur Jetlag

Remerciements : Pauline, Renaud Borderie, Yoann Petit.

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Rendez-vous dans la capitale du vin ! Dans cet article le blogueur voyageur Monsieur Jetlag vous propose une idée de weekend française, que vous soyez seul ou à plusieurs. Visiter Bordeaux c’est une escapade dans l’une des plus belles métropoles de France. La taille de la ville est grand mais reste raisonnable et son emplacement permet de s’y rendre très facilement depuis plusieurs grandes villes de France (Limoge, Paris, Toulouse, Lyon …). Vous pourrez aisément loger en centre-ville ou trouver un établissement en périphérie comme l’hôtel Kyriad Mérignac. Visiter bordeaux se fait très facilement à pied. Les distances entre les plus beaux bâtiments de la ville et les principaux lieux d’intérêt sont courtes. En effet, Bordeaux est à la fois une ville à taille humaine et un véritable concentré de merveilles. Pour vous rendre plus en périphérie, comme la Cité du vin, de nombreuses lignes de bus…

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La publication d’Isabelle Werck (7) : « Rhapsodies hongroises »

Une publication sur Litz.

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Franz Liszt (1811 – 1886) est né dans un village de Hongrie, mais il n’a jamais appris à parler le hongrois. Ses parents parlaient allemand, et dès ses douze ans il a été emmené à Paris, où il a vite appris le français. Esprit cosmopolite mais assez français de cœur, il s’exprimait principalement en français, et l’écrivait remarquablement.

Cela ne l’a pas empêché de s’investir très en faveur du patriotisme hongrois dès qu’il est parti pour une première tournée de concertiste à Budapest, en hiver 1839-1840. Il n’avait pas revu son pays natal depuis ses onze ans, soit en seize ans d’absence.

Ses « compatriotes » étaient assujettis par l’Autriche depuis un siècle et demi : « l’empire austro-hongrois », « l’Autriche-Hongrie », avec un début d’autonomie pour les Hongrois, n’apparaît qu’en 1867. Pour l’instant, la Hongrie n’est qu’une province de ce grand empire très composite.

Pour des raisons aussi politiques que musicales, les Hongrois reçoivent Liszt avec faste comme un chef d’Etat. Les cortèges qui l’entourent aux cris de Éljen ! (vivat !), les processions nocturnes aux flambeaux, sont autant d’occasions de manifester dans la rue… dans une soi-disant neutralité ; et Liszt joue le jeu avec courage, en interprétant la patriotique Marche de Racoczy, interdite par les Autrichiens. Elle figure dans la 15e Rhapsodie hongroise. Liszt la communique à Berlioz qui la reprend dans sa Damnation de Faust (célèbre « Marche hongroise »).

Certains généalogistes hongrois se mettent à chercher, avec une gentille mauvaise foi, une ascendance aristocratique de Liszt dans leur pays. Le 4 janvier, de toute façon, le musicien sera presque anobli. Quand il se produit dans un Théâtre National archicomble, vêtu du costume hongrois qu’il s’est acheté exprès, il est surpris de voir arriver sur scène six nobles locaux qui lui offrent sur un coussin un « sabre d’honneur » incrusté de pierres précieuses ; ils le consacrent ainsi comme un de leurs pairs. Toute la salle retient son souffle. Liszt remercie longuement, du fond du cœur -il s’excuse de le faire en français- et il promet d’utiliser cette belle arme de façon pacifique mais fidèle.

Certaines caricatures, dessins ou statuettes, nous montrent que Liszt n’hésitait pas à traîner son sabre sur lui quand il se produisait dans ses récitals, ce qui n’était peut-être pas très pratique pour jouer du piano, surtout à sa façon remuante ! En Hongrie, le symbole passe très bien, mais les Parisiens ne manquent pas de s’esclaffer :

Entre tous ces guerriers, Liszt seul est sans reproche,

Car malgré son grand sabre, on sait que ce héros

N’a vaincu que des doubles-croches

Et tué que des pianos.

Il en tuait quelques uns, en effet, casser les cordes était un de ses spécialités. Les instruments de l’époque étaient moins solides qu’aujourd’hui.

Au cours de cette quinzaine hongroise, Liszt a beaucoup admiré les Tziganes : leur sauvage fierté, leur jeu si engagé et si libre va teinter à jamais, non seulement l’écriture lisztienne, mais toute une postérité d’écoles nationales. « Pendant mon séjour en Hongrie, j’ai recueilli quantité de fragments à l’aide desquels on recomposerait assez bien l’épopée musicale de cet étrange pays, dont je me constitue le rhapsode ».

La « rhapsodie », qu’est-ce que c’est ? Etymologiquement, en grec, c’est une « couture », une œuvre en patchwork ; le rhapsode antique est un aède de tradition orale, dont la prodigieuse mémoire « recoud » en une grande geste les histoires entendues ici et là, tels l’Iliade et l’Odyssée, grands chefs-d’œuvre dont l’origine se perd dans la nuit des temps : Homère, s’il a existé, n’écrivait pas. La Bible, aussi, ressemble fort à une œuvre rhapsodique d’auteurs très talentueux. Bref…

En musique, le titre rhapsodie annonce une structure libre (ce n’est pas toujours le cas), faussement improvisée (tout est écrit ou presque) et pleine de contrastes, de surprises.

Liszt compose pour piano quinze Rhapsodies hongroises et une Rhapsodie espagnole. Il donne le coup d’envoi romantique à toute une descendance d’œuvres musicales intitulées Rhapsodies, avec leurs célébrations de folklores locaux : Rhapsodie slave (Dvořák), Rhapsodie norvégienne (Lalo), Rhapsodie d’Auvergne (Saint-Saëns), Rhapsodies roumaines (Enesco), Rhapsodie espagnole (en réalité une suite : Ravel), sans oublier la plus récente et jazzique Rhapsody in blue de Gershwin.

Si Liszt a « recueilli une quantité de fragments » musicaux qui ont beaucoup interpellé sa verve, il se méprend quand il considère tout cela comme du pur folklore hongrois. La méprise a été également commise avant lui par Haydn, Beethoven, Schubert, et plus tard par Brahms dans ses Danses hongroises. C’est en réalité de folklore tzigane qu’il s’agit, alors que le folklore magyar, plus ancien, de la Hongrie profonde, est encore inexploré à cette époque. Il faudra attendre que, vers 1920, Béla Bartók et Zsoltan Kodály recueillent les mélodies traditionnelles en ratissant les campagnes. En fait, les Tziganes ont repris et accommodé à leur sauce, appétissante il est vrai mais très typée, des chants et danses glanés en Hongrie… et ailleurs. Liszt exploite, en barde enthousiaste et peu regardant, des chants dont il ne connaît ni le titre ni le texte ; certains sont roumains, plusieurs autres ont été récemment composés par des Hongrois urbains… Le lui reprocher serait injuste, car il écrit surtout, pour notre griserie, une musique que personne n’avait hasardée avant lui avec autant de brio ; Bartók lui-même reconnaît que l’œuvre « hongroise » de Liszt, dans son genre, a beaucoup de valeur. Liszt déclare quant à lui qu’il veut traduire « les éloquentes apostrophes, les lugubres épanchements, les rêveries, les effusions, les exaltations de cette muse farouche ».

La Marche de Racockzy (15e Rhapsodie hongroise)

Elle commence par un grondement redoutable, qui donne un aperçu de la légitime colère des Hongrois. Le thème, d’une grande fierté, est traité de cent façons conquérantes, un peu tapageuses, mais patriotisme oblige.

La Deuxième Rhapsodie hongroise

La plupart des Rhapsodies hongroises lisztiennes sont des Czardas, divisés en deux grandes parties, une introduction lente et souvent triste, appelée Lassan ou Lassu, et une deuxième partie irrésistiblement vive appelée Friska. Cette structure est typiquement tzigane, avec son contraste de dépression initiale et d’ivresse débridée.

Le lassan de la Deuxième rhapsodie, indiqué Andante mesto (andante triste) commence comme une méditation pesante, à la couleur très… espagnole. Des passages plus gracieusement élégiaques sont indiqués Dolce con grazia.

Le Vivace de la friska, feu d’artifice pour pianistes qui n’ont plus peur de rien, s’appuie sur deux grandes idées de danse, très carrées (groupes de 4, 8 mesures) assorties de quelques idées secondaires. La très entraînante justesse de la pulsation se décore de périlleuses étincelles en tous genres, luxe fou de sonorités brillantes qui donnent à cette célèbre rhapsodie son cachet humoristique.

Isabelle Werck.

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Isabelle vous propose propose d’écouter du Liszt très virtuose :

15e Rhapsodie hongroise :

Et la fameuse 2e Rhapsodie hongroise :
https://www.youtube.com/watch?v=LdH1hSWGFGU

… interprétée par Valentina Lisitsa, bien nommée pour jouer (prodigieusement) du Liszt, et elle a l’air de s’amuser follement. La frontière entre la partie lente et la partie rapide est plus que claire, bref elle à à 5’04. 
A 8’44, la pianiste ajoute une cadence (improvisation) de son cru, mais tout à fait dans le style.

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La publication d’Isabelle Werck (6) : « Vivaldi », suite

Isabelle Werck nous livre ici en deuxième partie, ses réflexions sur Vivaldi.

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Antonio VIVALDI (Suite).

La réputation de Vivaldi s’étend rapidement dans toute l’Europe, presque malgré lui. Les commandes princières affluent de toutes parts. Son éditeur, Roger, qui publie aussi Haendel ou Corelli, est à Amsterdam, une ville que Vivaldi découvre ( ?) en 1738. Mais son œuvre circule un peu partout à l’état de simple manuscrit, et le droit d’auteur pour les compositeurs n’existe tout simplement pas. Les Quatre Saisons sont archi-connues dans le monde, adaptées pour des instrumentariums en tout genre, y compris la cornemuse ou, sous la plume de Jean-Jacques Rousseau, pour flûte solo. A côté de toutes les pages qui nous sont parvenues, il y a aussi celles qui n’ont pas été conservées… Vivaldi ne rencontre pas Bach, mais Bach connaît ses concertos pour violon qu’il estime beaucoup : il en transcrit plusieurs pour le clavier, et son propre style en devient légèrement italianisant, plus spontané.

Talonné par l’urgence, mais aussi par son inspiration, notre compositeur peut boucler dix concertos en trois jours, un opéra en cinq. Il faut avouer que parfois il se copie un peu lui-même, mais cela fait partie du jeu, c’est largement permis à l’époque baroque qui en principe ne laisse entendre une œuvre qu’une seule fois, pas plusieurs. Le Président Charles des Brosses, magistrat-reporter qui laisse un témoignage détaillé sur l’Italie au Siècle des Lumières, rencontre Vivaldi : celui-ci lui confie qu’il a inventé une sténographie lui permettant de terminer un concerto plus rapidement qu’un copiste ne peut en transcrire toutes les parties ! La personnalité jaillissante du musicien est bien en harmonie avec son temps, l’ère baroque, qui aime les prodiges théâtraux, les palais sortant de terre en un jour et les dei ex-machina tombant des nuages.

Mais pour lui le grand genre est l’opéra. Il se vante d’en avoir écrit 94 ; il en reste 43 identifiés, un peu moins nombreux si on tient compte des copiés-collés, et 21 plus ou moins complets. Leurs livrets plutôt faibles ne les favorisent pas… Son plus bel opéra, écrit tout à loisir pour les jeunes filles de la Piétà serait… son oratorio, Juditha Triumphans, qui sous couvert d’une victoire biblique, célèbre une victoire navale contre l’ennemi turc.

Dans le domaine lyrique, malgré sa fécondité et son acharnement, Vivaldi se heurte dans Venise à certaines frustrations. Des 14 salles que possède la ville, ne lui sont concédées que les moins importantes ; il n’a jamais accès aux théâtres les plus prestigieux comme San Giovanni Grisostomo et San Cassiano, tenus par des nobles ; il doit être son propre imprésario dans les Théâtres Sant’ Angelo et San Moisè, très secondaires, où il s’occupe presque de tout, et investit de sa poche. Les stars du chant ne sont pas pour lui : il doit découvrir des talents nouveaux. La concurrence des Napolitains, qui s’invitent à Venise en mettant en vedette leurs castrats (Vivaldi ne partage pas vraiment ce goût pervers) lui fait de l’ombre. Et il n’a pas que des amis : le compositeur Benedetto Marcello, d’origine noble, se moque de lui dans le texte satirique Il Teatro alla moda, où il le caricature sous le nom transparent d’Aldiviva !

Ayant du mal à imposer ses opéras dans sa ville natale, Vivaldi voyage, organise des tournées dans le nord de l’Italie ; la Pietà lui accorde des congés de bien mauvaise grâce, stipule dans les contrats suivants qu’il doit rester, et tente de l’astreindre à un rythme de concertos bimensuels.

Vivaldi entretient une relation privilégiée avec une jeune contralto, Anna Giró (son nom, d’origine française, était Giraud) une ancienne élève de trente-deux ans sa cadette. Celle-ci est à la fois son interprète, son « écolière » dit-il, sa secrétaire et son infirmière. Car l’asthmatique Vivaldi a besoin d’auxiliaires de vie, il ne peut se déplacer qu’en gondole ou en carrosse, il faut lui faire les courses, etc. Il confie à la jeune fille des rôles dans ses opéras, où elle se montre brillante, peut-être davantage par son jeu dramatique que par sa voix. Mais le beau Stabat Mater pour alto solo a peut-être été écrit pour elle. Rien ne prouve que « l’Annina du prêtre roux », comme on l’appelait gentiment, ait eu avec lui d’autre relation que cette amitié artistique et pratique. Elle n’habite pas sous son toit, ne va le voir que flanquée de sa mère et de sa sœur. C’est aux portes de la ville de Ferrare, où il compte monter un opéra, que Vivaldi rencontre des ennuis : l’évêque prétend interdire l’entrée à ce drôle de prêtre qui ne dit pas la messe, écrit des opéras profanes et s’entoure de femmes. Vivaldi se défend dans une grande lettre, le plus long document qu’il nous ait laissé, où il affirme la parfaite « honnêteté » de ces dames aux yeux de tous, et l’« étroitesse de poitrine » qui le handicape.

La ferveur religieuse de Vivaldi s’exprime dans sa musique sacrée. Il y témoigne de sa foi avec une grande gaîté ! Plusieurs œuvres prennent une dimension majestueuse quand elles se partagent en double-chœur, suivant la tradition vénitienne de Saint Marc qui divise chœur et orchestre en deux tribunes : ainsi le Dixit Dominus RV 594, ou le Beatus vir RV 597. Les deux groupes vocaux, loin de rivaliser, collaborent au contraire pour créer une sorte de voûte sonore, profonde et habitée comme un plafond peint à fresque. En peinture, le contemporain vénitien de Vivaldi, c’est Tiepolo.

Il est triste de penser qu’Antonio Vivaldi, ce personnage si pétillant, dont la musique est si enjouée, ait connu une fin obscure, pour ne pas dire lamentable. Pourquoi, la soixantaine passée, décide-t-il brusquement de quitter Venise ? Pourquoi vend-il à La Pietà tous ses concertos pour la somme dérisoire d’un ducat chacun, comme s’il était pressé de s’en aller ?

Certes, il a noué une valorisante amitié avec l’empereur d’Autriche, Charles VI ; pendant la visite du souverain à Venise, ses ministres se plaignaient qu’il s’entretenait davantage avec Vivaldi en trois semaines qu’avec eux en deux ans ! Vivaldi part soudainement à Vienne, peut-être convaincu qu’il y trouvera le couronnement de sa carrière. Malheureusement, quand il y parvient, son impérial ami vient de mourir, et ses successeurs, qui ne le connaissent pas, le gardent bien froidement à distance. Vivaldi meurt isolé dans la petite maison d’une veuve sur la Kärtnerstrasse, d’une « inflammation interne » : une crise d’asthme fatale ? Il reçoit l’enterrement minimal des pauvres gens à la cathédrale Saint Etienne, et sa tombe disparaît en peu de semaines. Parmi les petits chanteurs de la cathédrale figure peut-être le jeune Joseph Haydn. Actuellement, une plaque dorée sur le sol de la Kärtnerstrasse, près de l’Opéra de Vienne (la maison exacte n’est pas déterminée) commémore le décès autrichien du maestro.

Après sa mort mystérieuse dans l’anonymat, Vivaldi disparaît longuement des mémoires ; son nom reste enseveli pendant plus de deux siècles. Sa résurrection ne commence qu’en 1913 avec les travaux du musicologue Marc Pincherle, et c’est par Bach que celui-ci trouve sa trace : qui est donc ce Vivaldi dont Jean-Sébastien a transcrit les concertos ? A partir de 1945, notre compositeur connaît une première popularité par le microsillon ; en 1947, le Danois Peter Ryom entreprend le catalogue complet de ses ouvrages, et le sigle RV suivi d’un chiffre signifie : Ryom Verzeichnis, « catalogue Ryom ». La suite, vous la connaissez : Les Quattro Stagioni deviennent un tube, plus ressassé encore que la Petite musique de nuit de Mozart. La musique sacrée est popularisée plus tard, dans les années 1970-80 ; et l’intérêt pour les opéras est encore plus récent.

Quand Igor Stravinsky passe par Venise, alors très occupée de Vivaldi qu’elle redécouvre, le compositeur russe est un peu agacé de ce que l’on ne s’occupe pas autant de lui-même, et avanceque « Vivaldi a composé 300 fois le même concerto pour violon ». Eh bien non. Si le prêtre roux produit à tour de bras, et s’autocopie légèrement, il n’ennuie jamais. Il est aussi fécond que ses contemporains, Bach, Telemann ou Haendel.

Le style musical de Vivaldi possède deux grandes tendances. La première, la plus connue, celle qui est exploitée aujourd’hui jusque dans les publicités, est sa facette gaie, extravertie et sympathique. A un tempo soutenu, des formules très faciles à identifier rebondissent : tonalités clairement définies, mélodies en arpèges montants ou descendants, en gammes escaladantes ou ruisselantes : c’est si simple comme langage, si enfantin presque, que cela semble issu tout droit de sources populaires. Il y a quelque chose de pseudo-folklorique dans la verve vivaldienne. Pourtant il donne à ce matériau sans prétention beaucoup de prestance et une variété inouïe ; à sa géniale évidence on reconnaît aussitôt la griffe du maître. En effet, ses phrases musicales si dansantes sont jalonnées de jeux rythmiques imprévus, dissymétries et syncopes qui font tout le sel du fameux tempo vivaldiano. Il adore aussi les effets d’écho, les instruments ou les voix qui se répondent à l’identique.

L’autre facette, plus grave, est celle des mouvements lents (mouvements centraux des concertos) et des méditations sérieuses. On s’intéresse moins à ce Vivaldi-là, et pourtant… en coulisse il exprime ses secrètes tristesses, il laisse errer sa pensée avec un admirable sens des modulations, qui contredit la facilité apparente de sa face ensoleillée. Ses enchaînements d’accords, au charme mélancolique, semblent alors flotter au fil des canaux sombres où se reflètent les lumières des palazzi.

Mais, qu’elle soit gaie ou pensive, l’énergie de la musique vivaldienne reste communicative, comme une source de joie frémissante qui nous suit partout.

Isabelle Werck.

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La publication d’Isabelle Werck (5) : « Vivaldi » et bien plus encore

Isabelle Werck nous livre ici en première partie, ses réflexions sur Vivaldi.

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ANTONIO VIVALDI 1678-1741 :

Le prêtre roux et Venise.

Inséparable de l’atmosphère turbulente et éclatante de Venise, Antonio Vivaldi est aujourd’hui l’un des compositeurs classiques les plus populaires ; aucune œuvre n’a été aussi enregistrée -et rebattue- que ses Quatre Saisons, mais il a laissé bien d’autres pages irrésistiblement attachantes.

La Venise où naît Vivaldi est encore une république indépendante, mais en déclin ; la découverte du Nouveau Monde, les attaques des Turcs ont considérablement affaibli l’opulence marchande de cette Sérénissime qui dominait autrefois la Méditerranée. Dans une fête perpétuelle, Venise dilapide son héritage et s’efforce d’oublier le crépuscule où elle s’enfonce. L’art, la musique surtout, y occupent une place essentielle ; les réjouissances du carnaval s’étendent alors pendant cinq mois et demi ( !) de l’Ascension au 30 juin, du premier lundi d’octobre au 15 décembre, et du 26 décembre au Mardi Gras à minuit ; les musiciens ont fort à faire pendant ce temps-là pour divertir une foule des fêtards, où se promènent bien des princes incognito sous leurs masques. Dans le « ridotto », on joue aux cartes, et l’on joue gros ; le compositeur Albinoni, par exemple, n’a pas besoin de sa musique pour vivre, car sa famille exploite une fabrique fort prospère de cartes à jouer. Cette société réclame une musique sans cesse renouvelée, qui sache surprendre et plaire du premier coup. Celle, pétillante et si souvent enjouée, d’Antonio Vivaldi va non seulement conquérir d’emblée le public vénitien, mais connaître de son vivant une réputation européenne.

Né le 4 mars 1678, le jeune Antonio est le fils d’un barbier qui est aussi violoniste, Giovanni-Battista : de moins en moins barbier et de plus en plus violoniste, il joue dans la chapelle ducale de Saint Marc, participe à l’accompagnement orchestral des opéras, et devient directeur de la musique instrumentale à l’orphelinat des Mendicanti. Le père et le fils, rouquins tous les deux (on surnomme le père « Rossi » ou « Rossino ») auront une longue et bonne entente. Les guides touristiques de l’époque les signalent comme un duo de violonistes qu’il ne faut pas rater.

La mère, Camilla Calicchio, est la fille d’un tailleur. A la naissance d’Antonio, saluée par un tremblement de terre, l’enfant est si chétif que la sage-femme se dépêche de l’ondoyer. Il survit pourtant ; et tout au long de son existence, Vivaldi souffrira d’une santé délicate, très probablement d’asthme, tout en faisant preuve d’une surprenante résistance. Des sept enfants de la famille, il est apparemment le seul musicien, et ses parents, pour lui assurer un avenir décent, le destinent au sacerdoce : à l’époque, les prêtres compositeurs ou professeurs de musique ne sont pas rares. Le voici donc qui assimile rapidement le latin dès l’âge de six ans, qui reçoit la tonsure à quinze ; par dispense pour des raisons de santé, il ne loge pas au séminaire et rentre chez ses parents le soir. Il ne cesse pendant tout ce temps d’étudier passionnément la musique ; il a été admis très jeune dans l’orchestre de Saint Marc, réorganisé par le grand violoniste Legrenzi ; il assiste depuis les coulisses aux spectacles d’opéra où participe son père. Venise possède plusieurs salles d’opéra et plus tard Vivaldi, que nous connaissons surtout comme auteur de concertos, secondairement comme auteur de musique sacrée, va beaucoup consacrer ses efforts au théâtre lyrique.

Le voilà ordonné prêtre à vingt-cinq ans. Il porte, comme les prêtres de l’époque, un costume proche du costume civil, avec culotte, bas, souliers à boucles, tricorne, mais en noir avec un rabat blanc. Dès son ordination, il est embauché à l’orphelinat de La Pietà. Il y restera 36 ans, avec des éclipses ; mais avant d’aller plus loin, il nous faut rappeler ce que sont à l’époque ces institutions vénitiennes ou napolitaines, les hospices ou ospedali.

Dans cette Venise dissipée, où beaucoup de bébés sont malvenus, puis exposés, abandonnés sur les marches des églises, existent des institutions charitables ; quatre d’entre elles recueillent les filles : la Pietà (« la pitié »), les Mendicanti mentionnés ci-dessus (« les mendiants ») les Incurabili, et Ospedaletto (petit hôpital). Malgré leurs noms, ce sont des orphelinats féminins, doublés, depuis le XVIe siècle, de prestigieuses écoles de musique. On appelle aussi ces institutions des « conservatoires », parce qu’on y conserve les enfants, en les sauvant de la mort, mais le terme a fini par désigner, comme on sait, des académies de musique. A la Pietà par exemple, sur un millier de pupilles, 140 environ sont choisies parmi les plus douées ; on leur enseigne toutes sortes d’instruments, cordes, clavecin, orgue, bois, cuivres, chant ; leur formation est très poussée et elles donnent des concerts chaque dimanche. On vient même de l’étranger entendre ces charmants orchestres de demoiselles tout de blanc vêtues, dirigés par l’une ou l’autre d’entre elles, ensembles à la sonorité parfaite, à l’interprétation entraînante. C’est ainsi que nous est parvenu le témoignage de Jean-Jacques Rousseau, réputé à l’époque comme compositeur, qui a même été invité à prendre le thé dans leur parloir.

Les ospedali rivalisent entre eux, et leur public ne demande qu’à être captivé. Dans cette atmosphère sage de l’orphelinat, un peu confinée mais débordante de vie et d’émulation, Vivaldi est d’abord professeur de violon, avant de devenir compositeur en titre. A la fois surveillé et efficacement secondé par des répétitrices, des duègnes qui sont d’anciennes élèves, il va trouver à la Pietà un véritable laboratoire où il épanouira ses plus belles qualités. On ne peut pas dire qu’il soit bien payé, mais il est plus gâté par exemple que Jean-Sébastien Bach, qui doit se battre sans arrêt dans son Eglise Saint Thomas pour faire admettre l’importance de la musique. Don Antonio, comme on l’appelle, dispose de jeunes exécutantes motivées, dans une culture où la musique se doit d’être brillante et expressive. Toute son œuvre s’en retrouve imprégnée de spontanéité et d’une sorte de fièvre candide.

Avec tout cela, notre musicien est prêtre… mais un peu original. A ses débuts, il dit la messe tous les matins à La Pietà pendant un an et demi ; et les messes à l’époque sont longues. Mais à trois reprises il doit s’interrompre à cause d’un malaise. Les mauvaises langues prétendent qu’il a couru à la sacristie pour noter un thème de fugue, mais ce genre de remarque le met hors de lui. En fait, il souffre d’« étroitesse de poitrine », comme il dit ; il s’arrange donc pour avoir une dispense et il cesse de dire la messe, définitivement. Son handicap ne l’empêche pas de déployer par ailleurs une indomptable énergie : de composer rapidement une abondante production ; de diriger ; de jouer du violon en virtuose éblouissant : Vivaldi est en quelque sorte le Paganini de son époque et fait chanter son instrument avec un engagement inégalable ; de s’échapper, enfin, de la Pietà pour monter ses opéras dans tout le nord de l’Italie. Admettons qu’il soit sincère, mais, de façon psychosomatique, il est malade ici, et en pleine forme là-bas… Pour le reste, il affiche beaucoup de dévotion et ne lâche jamais son bréviaire.

Qui dit Vivaldi, dit concerto, et en particulier le concerto pour soliste, qui oppose celui-ci au groupe orchestral. Ce n’est pas Vivaldi qui a inventé de toutes pièces ce nouveau genre, mais il l’a largement développé. Le concerto vivaldien, en trois mouvements presque toujours (vif-lent-vif, schéma hérité de l’ouverture à l’italienne), devient alors une forme musicale d’une étonnante longévité historique, qui se maintient, assimilant avec robustesse les différents styles, jusqu’au vingtième siècle. Les Quatre Saisons sont quatre concertos pour violon solo avec orchestre à cordes et clavecin (basse continue).

Comme l’orchestre de la Piétà lui permettait toutes sortes de recherches, Vivaldi a écrit, à côté de ses 275 concertos pour violon et 40 pour plusieurs violons, bien d’autres concertos pour flûte ou flûte à bec, basson, cors, trompettes… Sa plume prend un évident plaisir à jouer avec les coloris, il est un des pionniers dans la notion d’orchestration. Il aime aussi beaucoup les doubles concertos : deux violons, ou deux mandolines, deux cors, deux bassons, qui dialoguent continuellement… c’est qu’il faut occuper et valoriser toutes ces petites élèves !

Toutefois les 7/8 de sa production concertante sont pour instruments à cordes, et l’instrument-roi de notre compositeur reste évidemment le violon. En son temps, celui-ci a atteint presque exactement sa forme actuelle, mais il sonne un peu moins brillamment que ceux d’aujourd’hui, notamment à cause de la forme de l’archet, qui est encore convexe. A ses recueils de concertos pour violon Vivaldi donne des titres baroques : L’Estro armonico, 1711 (traduisons par : « L’invention, la fantaisie musicale »), La Stravaganza, 1713 (si d’aucuns le traitent d’extravagant, qu’à cela ne tienne ! Traduisons par : « l’Inspiration fantasque »), Il cimento dell’ armonia e dell’ invenzione, 1725 (« L’affrontement entre la technique et l’inspiration »). C’est dans ce dernier volume que figurent les Quatre Saisons, véritable tour de force où les audaces proviennent des nécessités descriptives, et où la description s’inscrit quand même dans le strict canevas du concerto : leur célébrité n’est pas volée.

A suivre…

Isabelle Werck.

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En guise de « post-scriptum », puisqu’une part non négligeable de l’existence de Vivialdi avait pour cadre Venise, je vous présente quelques un de mes visuels sur cette cité à l’inspiration inépuisable.

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La publication d’Isabelle Werck (4): « Beethoven »

Isabelle Werck, contributrice invitée sur ce blog, publie ici un texte sur ce compositeur et pianiste allemand et en particulier sur son « CONCERTO POUR PIANO ET ORCHESTRE n° 4 EN SOL MAJEUR Op. 58 ».

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Ludwig van BEETHOVEN

CONCERTO POUR PIANO ET ORCHESTRE n° 4 EN SOL MAJEUR Op. 58

Composition : 1805-1806. Création privée en mars 1807, et publique le 22 décembre 1808, à Vienne, par le compositeur.

Deuxième mouvement : Andante con moto

Beethoven a écrit sept concertos : cinq pour piano, un pour violon, et un Triple Concerto pour piano, violon et violoncelle.

Des cinq concertos pour piano de Beethoven, le Quatrième est le plus original et même le plus déroutant quant à l’architecture de ses mouvements. Il déborde d’astuce et de vie, mais il innove dans la succession des événements, qui n’est pas conventionnelle. C’est particulièrement vrai dans le mouvement lent central.

La réputation d’antagonisme, de « bagarre » entre le piano et l’orchestre, qui s’attache aux concertos de Beethoven, réputation un peu surfaite, trouve cependant son illustration emblématique dans ce deuxième mouvement.

D’un côté, un orchestre arrogant, bourru ; et de l’autre un piano plaintif, qui chante comme une victime aussi gracieuse que sans défense : telles sont les données de départ, et au fil de ce bref morceau le rapport de pouvoir va s’inverser. « Une lutte entre deux personnages de caractère différent », notait Vincent d’Indy. A l’orchestre revient un langage sommaire, confiné dans la couleur volontairement terne des cordes, les registres graves, l’unisson, les silences ; au piano les supplications sont plus élaborées, et fleuries de quelques ornements.

19’25, Début : Les cordes jouent à l’unisson, donc un peu sommairement toutes la même chose ; elles exécutent un motif sombre, haché, tranchant, indiqué sempre staccato.

19’43, Première réponse du piano, très différente, et indiquée molto cantabile. Le pianiste joue en douceur et, contrairement à l’orchestre, il produit des accords : on dit que sa partie est « harmonisée ». Sa phrase finit sur un gracieux ornement.

20’17, 2e intervention de l’orchestre, toujours dans le genre revêche, et montant plus haut vers l’aigu, comme une menace.

20’31, 2e réponse du piano, harmonisée, liée, indiquée pianissimo, molto espressivo.

A la fin, l’orchestre lui coupe la parole.

21’10, Les échanges se font de plus en plus brefs entre les deux protagonistes. Les courtes phrases de l’orchestre descendent, tandis que les motifs du piano montent.

21’43, Un peu interdit, cet orchestre baisse progressivement pavillon, diminuendo, et plus loin : sempre diminuendo.

22’18, La partie d’orchestre à cordes est limitée à un simple pizzicato quand le piano peut enfin s’exprimer plus longuement : il déploie des ressources d’amplitude et de poésie que son interlocuteur n’a pas. Le dialogue entre main droite et main gauche est « romantique » et doux : le piano donne à l’orchestre une démonstration d’échange harmonieux entre… soi et soi-même, base indispensable aux autres échanges !

22’59, Ce solo de piano se termine sur une transition que Beethoven affectionne, les trilles. Cette section est très étonnante. La main droite exécute un trille, la gauche esquisse des traits chargés d’étrangeté, dans un mouvement pendulaire.

24’04, Ce plaidoyer du soliste laisse le « méchant » orchestre désarmé. Violons et altos se contentent de tenir un mi prolongé (= une « pédale »). Les cordes graves ne détiennent plus qu’un fragment de leur première idée, débarrassée de toute brusquerie, penaude même, dans son volume sonore très bas.

24’54, Le dernier mot, au piano, s’envole en soupirant.

Rarement une telle dramaturgie aura été atteinte par le simple moyen des notes ; où Beethoven est-il allé chercher ce dialogue entre la rudesse et la douceur, en démontrant la supériorité de cette dernière ?

Isabelle Werck.

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Chronologie de Ludwig van BEETHOVEN  (1770-1827)

1770, naissance à Bonn, (né ?) baptisé le 17 décembre

Père ténor à la chorale de la cour de Bonn

1774, 1es leçons de clavier avec le père alcoolique et rude

1778, premier récital à Cologne, à soi-disant « 6 ans »

1779, leçons avec le bon pédagogue Christian-Gottlob Neefe ; publication de sa première œuvre, des variations, en 1782, grâce à Neefe

1784, premier emploi d’organiste à la cour de Bonn

Appui affectueux de la famille noble von Breuning

1787, premier séjour à Vienne (rencontre avec Mozart), mais écourté : mort de sa mère en juillet

1789, début de la Révolution Française

Violoniste à l’Opéra de Bonn pendant quatre saisons, jusqu’en 1792

1792, 2 novembre, second départ pour Vienne, définitif

Etudes un peu mouvementées avec Haydn

Décembre, décès du père ; ses frères Karl et Johann arrivent à Vienne en 1794 et 1795

1795, Premier concert public à Vienne

Grands succès dans la haute société viennoise

Vers 1798, premiers troubles auditifs

1800, le Prince Lichnowsky, son principal protecteur, lui verse une forte pension

Création de la 1e Symphonie

1802, testament de Heiligenstadt : lettre non envoyée à ses frères, où il écrit que sa surdité croissante lui inspire la tentation du suicide

1803, 3e Symphonie, « héroïque »

Début de la féconde 2e période créatrice (jusqu’en 1812, ouvertures, concertos, quatuors 7 à 11, sonates Appassionata ou Waldstein…)

Il s’installe dans une vie de compositeur très régulière : travaille le matin, se balade dans la nature l’après-midi ; déménage souvent.

1806, invasion de Napoléon en Autriche ; rupture de Beethoven avec Lichnowsky

1807-1808, Symphonies 5 et 6 (« Pastorale »)

1809, Vienne bombardée et occupée. 5e Concerto pour piano.

1810, Les Princes Lobkovitz, Kinsky et l’Archiduc Rodolphe s’engagent à lui verser une pension

1812, rencontre Goethe à Teplitz, et le courant ne passe pas très bien

1813-1815, Chute de Napoléon et festivités du Congrès de Vienne. Succès de La Bataille de Vittoria, de la 7e Symphonie et enfin de l’opéra Fidelio.

1815, mort de son frère Karl, Beethoven tuteur de son neveu Karl

1819, sa surdité devient complète. Entame son troisième et dernier style, très moderne (sonate Hammerklavier et 3 dernières, derniers quatuors…)

1824, triomphe de la 9e Symphonie

1826, tentative de suicide de Karl

1827, mort de Beethoven le 26 mars. 10 000 à 30 000 personnes présentes à ses funérailles le 29 ; Franz Schubert tient un des flambeaux.

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La publication d’Isabelle Werck (3), « L’Hymne à la joie »

Isabelle Werck, contributrice invitée sur ce blog, nous propose de commencer cette année de manière joyeuse par un texte sur « l’Hymne à la joie ».

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Sur cette publication, je vous propose les vidéos en 10 parties de la « Neuvième symphonie » de Beethoven avant de poursuivre par le texte d’Isabelle Werck sur « l’Hymne à la joie ».

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L’HYMNE A LA JOIE (9e Symphonie de Beethoven, 4e et dernier mouvement).

Beethoven a eu très tôt l’envie de mettre en musique ce texte de Schiller, qui est à la fois un chant à la solidarité humaine, et un aveu d’appartenance à la nature, au cosmos, à l’Etre Suprême.

L’idée est venue au compositeur dès ses vingt-deux ans, en 1792 quand il fréquentait une université très enthousiaste aux idéaux de la révolution française toute récente.

Au fait, Schiller a-t-il parlé de Joie, Freude, ou de Liberté?

On ne sait plus très bien. Le poète a été prévenu dès 1793, par un ami, qu’un certain Ludwig van B., très talentueux, caressait ce projet compositionnel.

Mais Beethoven ne le réalise que trois ans avant sa mort, en 1824, quand Schiller est décédé depuis 19 ans. Le musicien n’a retenu en définitive que 36 vers sur les 96de Schiller, et ne s’est pas gêné pour élaguer, intervertir, retenir les vers les plus grandioses.

La création de la Neuvième Symphonie, à Vienne le 7 mai 1824, a suscité une ovation retentissante et prolongée dans la salle. Pourtant l’effectif de l’orchestre et des chœurs était bien inférieur à celui que l’on exige aujourd’hui. Beethoven, complètement sourd, «dirigeait», mais, placé à côté du chef Michaël Umlauf.

Le compositeur n’a pas perçu le tonnerre d’applaudissements, et c’est la mezzo soliste qui, le prenant par le bras, l’a fait se retourner vers un auditoire en délire.

Le musicien, en réalisant son rêve sur le tard, a eu l’audace de couronner pour la première fois une symphonie, sa dernière, par cette grande cantate ajoutée : au fond, c’est une messe laïque, devenue bien plus populaire que sa Missa solemnis de1822.

Le thème proprement dit de l’Hymne à la Joie, qui semble si simple, actuel hymne européen mis à toutes les sauces, a coûté à son auteur bien des tâtonnements et des brouillons rageusement froissés… que l’on a retrouvés+: car Beethoven, très «bordélique», jetait peu, et mal.

De toute façon, ce thème figure déjà, presque identique, dans un ouvrage antérieur de Beethoven, la Fantaisie pour piano, chœurs et orchestre op. 80 (1808) qui est souvent considérée comme une étude préparatoire de la Neuvième. Et puis, l’idée de confier à un chœur une louange humaniste de la liberté, de l’amour, de la fraternité a déjà été accomplie dans la scène finale qu’il a ajoutée à Fidelio en 1814: l’opéra se termine, comme la Neuvième, à la façon d’un oratorio.

«L’Elysée», dont la Joie est la fille, est le paradis antique; mais d’après les éclaircissements de Schiller lui-même, ce terme représente ici une réalisation de l’idéal sur terre, grâce à la vaillance et à la solidarité des femmes et des hommes.

Le compositeur insiste particulièrement sur les huit premiers vers, porteurs du thème célébrissime, qui revient régulièrement comme un refrain, ou comme un sujet de variation : Joie, belle étincelle des dieux , fille de l’Elysée. Nous approchons, enivrés par ta flammeHimmlische, dein Heiligtum. Déesse, de ton sanctuaire, tes magies unissent de nouveau, ce que la routine a sèchement divisé . Tous les humains deviennent frères, là où se pose ta douce aile.

Ce final comporte quatre grandes parties: une exposition instrumentale, puis une exposition vocale, toutes deux centrées sur le thème de l’hymne. Une troisième section sur un nouveau thème, celui de l’embrassement universel, et enfin une importante synthèse conclusive avec les deux thèmes.

Dans l’ensemble, une frénésie presque «païenne» côtoie des solennités de type religieux; deux styles se complètent. Première partie: exposition instrumentale. L’exposition orchestrale commence par ce que Wagner surnommait «la fanfare de l’effroi», jetée sur une brutale dissonance.0’14.

Un récitatif bourru de violoncelles et contrebasses s’interrompt de temps à autre pour laisser surgir des citations des trois mouvements antérieurs de cette symphonie, comme un index, un résumé de l’œuvre : l’aube du premier mouvement (0’52), les bonds du deuxième mouvement (1’25), un soupir du troisième mouvement(1’50)… que suit une esquisse de l’Hymne à la Joie (hautbois, clarinettes, 2’25).

Le plus drôle, ce sont les notations de Beethoven lui-même sur son manuscrit à ces passages: 0’52, «Oh non, ceci nous rappellerait trop notre état de doute» ; 1’25 : «Cela non plus, ce n’est que plaisanterie, il faut chercher quelque chose de plus beau» ; 1’50 : «Cela est trop tendre, il faut chercher quelque chose de plus éveillé», et enfin à 2’25: «Ah, le voici, il est trouvé, joie!». Il pense tout haut et accouche difficilement devant nous, en exprimant son remue-méninges dans sa musique même, 2’55.

Après tout ce suspense, le thème de l’Hymne à la Joie fait beaucoup d’effet quand il est enfin énoncé, dans toute sa longueur, aux cordes graves (violoncelles, contrebasses),3’38, variation de l’hymne aux altos (avec en contrepoint un basson, qu’on entend, mais qu’on ne voit pas), 4’30, autre variation, aux violons, 5’15, autre variation en tutti, avec trompettes

Deuxième partie : exposition vocale qui commence comme un décalque de la précédente ; d’abord la fanfare très discordante et furieuse, puis, à la place du récitatif de cordes graves :0’27.

Le baryton-basse solo proclame : Oh mes amis, pas ce bruit là ! Mais quelque chose de plus agréable et joyeux .

Ces paroles introductives ne sont pas de Schiller mais de Beethoven qui, selon son habitude, conçoit et réfléchit tout haut jusque dans son œuvre même,1’15. La basse chante tout l’hymne avec les paroles déjà traduites ci-dessus : Joie, fille de l’Elysée, etc…, les 8 vers ,2’05. Le quatuor de solistes chante les 8 vers suivants : Celui qui a l’heureuse fortune, sein d’être l’ami d’un ami, et celui qui a trouvé une noble épouse, qu’il mêle à nous sa jubilation. Oui, même celui qui n’a pu nommer sienne qu’une seule âme sur terre, mais celui qui ne l’a jamais pu, qu’il quitte cette assemblée en pleurant.

Le chœur renchérit sur les 4 derniers vers, 2’53. Variation de ce qui précède, soli d’abord, puis chœurs qui approuvent, sur les vers suivant. Tous les êtres boivent aux seins de la nature. Tous les bons, tous les méchants, suivent sa trace semée de roses. Elle nous a donné les baisers et le vin. Un ami loyal jusque dans la mort…

La volupté a été donnée au ver de terre…3’35 … jusqu’à parvenir à un passage très vertical, très majestueux : et le chérubin se tient devant Dieu ! (Insistance du compositeur sur ces mots). Dans la tradition, les Chérubins ne sont pas des angelots, mais des anges très hauts placés dans la hiérarchie, avec les Séraphins.

Elle commence par la variation la plus amusante de l’hymne, une marche, alla marcia, pour le ténor et le chœur d’hommes, variation dite «turque», à cause de sa sympathique quincaillerie de percussions, grosse caisse, triangle, cymbales. La familiarité de ton, le côté à la fois militaire (timbre du piccolo) et plébéien sont un apport très franc de Beethoven dans la sphère symphonique : il ne dédaigne pas la musique de la rue et s’adresse à tout un chacun, joyeux, comme volent ses soleils.

Plan Sur la magnifique plaine du ciel, poursuivez, frères, votre chemin. Avec joie comme un héros à la victoire, le chef indique vite sur ses doigts les plus petites unités du tempo, pour obtenir une précision absolue de l’ensemble, 1’47. Commentaire orchestral fugué, frénétique, très dansant,3’41 . Explosion de l’hymne, tutti choral sur Joie, fille de l’Elysée…

Troisième partie, 4’41 : Un nouveau thème : Embrassez-vous, millions d’êtres! Ce baiser au monde entier ! Frères, au-dessus de la voûte étoilée. Un père bien-aimé doit demeurer.

Cette section est globalement plus lente et d’une haute dévotion; c’est là que la Neuvième affirme sa vocation de messe déiste. Le thème est annoncé par les voix d’hommes et les trombones avec une quasi-sévérité qui emprunte au chant grégorien. Puis s’ajoutent les voix de femmes dans une ample polyphonie. Et on enchaîne avec ce passage très interrogatif : Vous vous prosternez, millions d’êtres? Monde, pressens-tu le Créateur ? Cherche-le au-dessus de la tente étoilée, au-dessus des étoiles il doit habiter ,0’29. Un sommet purement magique est atteint sur l’évocation de la voûte étoilé : l’empilement tranquille des instruments et des voix, du grave à l’aigu sur un seul accord suspensif et doux (la, do dièse, mi, sol, si bémol, neuvième de dominante), nous fait littéralement lever la tête vers un brouillard cosmique où les astres planent en tremblant.

Quatrième partie, 0’52. Soudain les voix féminines, énergiques comme des flèches de lumière, déclenchent une écriture fuguée qui entrelace les deux thèmes de l’embrassement (Embrassez-vous…) et de la Joie (fille de l’Elysée), 2’24. Passage haletant, entrecoupé et presque atonal des basses et ténors sur «Vous vous prosternez ? Pressens-tu ?». La réponse à cette inquiétude est donnée quand les voix de femmes interviennent : «Cherche-le au-delà de la tente étoilée», avec un nouvel effet un peu diffus,3’09.

Hymne à la Joie varié, très volubile, avec soli et chœur, 4’40. Polyphonie très douce des solistes, lenteur et apaisement avant l’éclatante fin,5’31. Coda, qui porte à un sommet d’incandescence dionysiaque, l’esprit de la danse, une flambée rythmique très enlevée. Le chœur conclut sur ultime et splendide invocation à la Joie, remplie de gratitude et puissamment ralentie:

FREUDE, SCHÖNERGÖTTERFUNKEN$!GÖTTERFUNKEN$!

Isabelle Werck.

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Pour les passionnés de généalogie, voici la fiche du musicien sur généastar (réservé aux abonnés geneanet) sur ce lien.

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Les publications de mon ami Alain Marc, aquarelliste, sur son site et blog en 2020

Les 20 publications d’Alain Marc en 2020.

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Le visuel de Nicolas globe croqueur ci-dessus représente Plume, le chat d’Alain, malheureusement écrasé par un chauffard et évoqué dans un article de décembre.

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JANVIER

Femmes année 50,  et tous mes vœux pour 2020, sur le site.

Rêves et mémoires de voyage, de la Jordanie à l’Asie, sur le blog.

Le nouveau voyage du bleu, sur le blog et sur le site : Portugal.

Une page aquarelle de voyage à Elvas, sur le blog et sur le site : Portugal.

Ombres d’aquarelle rapide, à la rua da Porta Nova à Faro, sur le site et sur le blog.

Croquis – aquarelle rapides à Espirito Santo et Mértola, sur le site.

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Croquis aquarellé d’Alain Marc à Espirito Santo, en Algarve, Portugal du sud.

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FEVRIER

Aquarelle de synthèse dans la campagne du bas Alentejo, sur le site.

Le HLM à cigognes pour apprentis naturalistes, sur le site.

J’arrête tout !!!????, sur le site. (note personnelle de Nicolas, fort heureusement que non).

Le voyage du bleu au Portugal continue en Algarve, sur le site.

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Aquarelle d’Alain Marc a Ria Formosa, Algarve, Portugal du sud.

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MARS

Programme « animation » d’Alain MARC pour le confinement de mars – avril 2020 sur le site.

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Aquarelles de Nicolas globe croqueur du jardin de Majorelle à Marrakech réalisées pendant une visio-conférence d’Alain Marc.

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Visuel de Nicolas globe croqueur sur le sud marocain réalisé suite à une visio-conférence d’Alain Marc.

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Plume et les animaux malades de la peste, sur le site.

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AVRIL

Petits poissons d’avril pour vos fêtes de Pâque, sur le site.

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Visuel de Nicolas globe croqueur ‘après une sculpture de Jean Marc, son père : « Le poisson qui nageait entre deux zoos »

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MAI

L’horloge des temps modernes marque l’heure de la fin du confinement, sur le site.

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JUILLET

Les petits trésors que je vais partager avec vous, sur le site.

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SEPTEMBRE

Mon retour parmi vous dans quelques jours, sur le blog.

Daniel André et le bleu de Malaval, et sur site.

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NOVEMBRE

Des nouvelles, tout simplement, sur le site.

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DECEMBRE

Adieu Plume !, sur le blog et sur le site.

Le conte de Noël : « Hommage à mon père » (1) sur le blog et sur le site.

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Une des premières sculptures du père d’Alain

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