« BB »

Une approche nuancée en forme d’hommage » face à sa complexité et ses contradictions.

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Assurément pour celle qui a contribué à l’esthétique cinématographique de la « Nouvelle vague », pour celle qui a chanté, avec Gainsbourg.

Notamment, pour celle qui défendait la cause animale, même si elle avait apporté son suffrage à un noble en toc qui allait chasser en Afrique, ce que’elle ne pouvait ignorer. La défense de la vie d’un éléphant n’était elle pas à mettre sur le même plan que celui d’un bébé phoque !!!???

Certainement pas pour celle qui déversait des idées nauséabondes et avait fini par manquer d’humanité, sans doute par ce que sa jeunesse avait foutu le camp.

Qu’aurait Brigitte Bardot, jeune fille, de la vieille dame aux idées controversées qu’elle était devenue !!!???

Qu’est devenue celle qui dansait avec fougue dans le film  » Et Dieu créa… la femme » !!!??? (film qui aura contribué à faire de Brigitte Bardot un symbole sexuel de celle qui a eu le courage de tout se permettre, au mépris du qu’en dira-t-on, et une version évoluée des « pin-up »).

Finalement, son état d’esprit n’avait t’il pas fini par rejoindre celui de cette infirmière qui l’avait agressée dans un ascenseur au début des années 60 par ce que jugée trop émancipée !!!???

On est en droit de se poser la question.

Sans doute est-elle devenue la personne « lambda » que sa vieillesse a obligée à devenir, par résignation peut-être alors qu’elle aurait pu en faire une force, comme l’a su faire Jeanne Moreau ou savent le faire Catherine Deneuve ou Line Renaud.

On ne déboulonne pas la statue de l’icône qu’elle est (re)devenue, post mortem, pour le moment, d’autant plus qu’oser apporter une vision ne serait-ce qu’un temps soit peu nuancé est synonyme d’un aller simple à l’échafaud médiatique, mais qu’en sera t’il dans un bon nombre d’années !!!???

Je reste à cours d’arguments, finalement, je ne suis pas doué en improvisation, par ce que qu’est ce que vous voulez que je vous dise, je n’ai pas de texte !!!???

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Lien sur Brigitte Bardot et sur sa filmographie.

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La question de l’image

Art, peinture, décoration et architecture (6-1). Extrait d’un texte de Chloé Braunstein et Claire Fayolle (in Hors-Série « Beaux Art Magazine » : « le design »).

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« Les objets sont aujourd’hui des icônes, ou des copies d’icônes, conçus comme des images à partir d’images et pour l’image. Ils indiquent formellement leur changement de statut, ainsi que Philippe Starck le précise : « La fonction est indispensable à tout objet, même le plus futile. Mais il faut bien comprendre que, parfois, l’objet n’a pas la fonction que l’on croit. Par exemple, savoir lire que l’automobile transporte des symboles mais pas des personnes, ou que mon presse-citron n’est pas fait pour presser des citrons, mais pour amorcer une conversation ». En cela, il suit les pas de Jean Baudrillard, qui, dans les années 1970, avançait déjà : « Ce qui est consommé, ce ne sont pas les objets, mais la relation qui se consomme dans la série d’objets qui la donne à voir » (1).

Starck montre que l’objet a perdu son statut initial d’ustensile pérenne, qu’il est devenu signe de reconnaissance, d’appartenance et de connivence. L’objet pourrait presque se contenter de n’être qu’une image, support d’une marque au concept, mettant ainsi en cause sa propre matérialité. Et le designer est là, au milieu de cette complexité sémiologique, pour donner du sens et du contenu, et faire que le courant passe entre l’objet-outil et son utilisateur.

De son côté, le philosophe François Dagognet affirme que, contrairement à l’objet, l’image est souvent perçue comme « irréelle, fantomatisante, fugitive, alors que nous apercevons en elle l’équivalent du réel, mais délesté de sa pesanteur, de ses inutilités. Avec elle, il nous reste que l’essentiel. » (2).

(1) « Le système des objets », Jean Baudrillard, éd. Gallimard, 1968. (2) « Les Dieux sont dans la cuisine. Philosophie des objets et objets de la philosophie ». »

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Le texte nous sensibilise sur le fait que, dans le design contemporain, l’objet a une tendance à glisser vers un statut d’image symbolique, en évacuant en partie, l’essentiel, c’est-à-dire, sa fonction matérielle. Designers, philosophes et sociologues semblent constater qu’avant d’utiliser les objets, nous cherchons à en consommer les signes, les symboles et, surtout, les relations qu’ils représentent.

Chloé Braunstein et Claire Fayolle, en s’appuyant sur les pensées du designer Philippe Starck et des philosophes Jean Baudrillard et François Dagonnet, tentent d’apporter une analyse pertinente sur notre rapport aux objets de design et en particulier sur l’évolution que nous avons ou que nous pouvons avoir de leur perception. Tout d’abord considérés comme ce qu’ils doivent être, c’est-à-dire des outils, s’ajoute une dimension iconographique et peuvent même devenir des supports symboliques.

Petite parenthèse au résumé des principales idées de ce texte, il est à souligner aussi que, selon les références culturelles que tout à chacun a plus ou moins eu la chance ou pas de recevoir dans son éducation et de son instruction, il apparait impossible que la perception soit la même d’un individu à un autre. Pour exemple, dans le film « Intouchables », le personnage campé par Omar Sy dérobe une pièce précieuse et raffinée qu’est un Œuf de Fabergé pour l’offrir à sa mère de fiction qui n’a, hélas, pas reçu les codes pour en apprécier la valeur, étant donné qu’elle le compare à… un Kinder surprise (sic) !!!

Pour en « revenir à nos moutons », c’est l’image et seulement elle qui détermine la production des objets contemporains avec pour objectif d’être immédiatement reconnaissables pour qu’ils puissent être signifiants, donc obligatoirement photogéniques, quitte à faire passer au second plan, son utilité. Autrement dit, vendre avant de se soucier de ce que cela peut être bénéfique pour le consommateur. Dans le domaine alimentaire, ce que sont appelés « les fruits et les légumes moches » n’entrent pas dans les critères des circuits commerciaux par ce que ne répondant pas aux critères définis et imposés, alors que leur goût reste identique, voire peut-être meilleur que ce qui est considéré esthétiquement comme présentable.

Philippe Starck souligne la fonction symbolique, et la perception qui peut être, selon moi, plus ou moins consciente, et que des objets peuvent avoir des fonctions supplémentaires inattendues, comme pour l’exemple de l’automobile, ou des fonctions qui en font presque oublier celle pour laquelle il a été créé, comme pour l’exemple du presse-citron.

L’objet est devenu un signe, un marqueur social, qui doit avant tout « raconter une histoire ». Pour en revenir au domaine alimentaire, et plus précisément des spiritueux, il n’a pas fallu attendre les XXe et XXIe siècle pour s’interroger sur le rapport au produit. Dans le film, « Le souper », qui se passe en 1815, essentiellement axé sur le dialogue entre Talleyrand (interprété par Claude Rich), et Fouché (interprété par Claude Brasseur), la scène avec le cognac est absolument savoureuse. Le second ingurgite, d’une manière un peu rustre, le breuvage à la vitesse de celui qui boirait du petit lait, à la grande désolation du premier qui tente de lui expliquer, et de le convaincre sans y parvenir, que boire du cognac, c’est d’abord raconter une histoire.

Le texte poursuit par l’analyse que fait Jean Baudrillard sur la manière de consommer les objets qui repose avant tout sur les relations symboliques qu’ils incarnent, ce qui dépasse leur simple utilité, au point même, peut-être, de la faire presque passer pour insignifiante.

L’analyse se poursuit par la matérialité de l’objet qui devient secondaire au profit du support conceptuel ou au vecteur d’identité visuelle qu’il représente. Le designer a donc pour mission de redonner du sens de manière à clarifier les enjeux symboliques afin de maintenir et, surtout, de redéfinir et renforcer le lien entre l’objet et l’utilisateur.

François Dagonnet pousse la réflexion en opposant l’objet à l’image, souvent perçue comme irréelle, fugitive, voire subjective, même si elle retient l’essentiel du réel, débarrassée de ce qui pourrait se définir comme une lourdeur matérielle, et elle peut posséder une puissance d’évocation et de signification qui dépasse parfois l’objet lui-même.

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Nicolas globe croqueur.

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La Cité Radieuse

Art, peinture, décoration et architecture (5-2) : focus sur la création de Le Corbusier à Marseille.

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Voici une analyse d’une réalisation architecturale. Il s’agit de la Cité Radieuse de Marseille, par Le Corbusier.

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Contexte :

La Cité Radieuse est la première commande publique de l’architecte et urbaniste Le Corbusier (1887-1965), qui est inclue dans le cadre du programme de chantiers expérimentaux pour la reconstruction de l’après-guerre.

Intention :

La conception voulue par le Corbusier est en fait, une synthèse du modèle des cités jardins périphériques et de celui de la grande ville. Il retient le caractère individuel du logement et le rapport architecture / nature d’une part, et la notion de densité urbaine et du binôme logement / équipement, d’autre part, indissociable, selon lui, à toute forme d’habitat moderne. Les pilotis libèrent le sol et permet la promenade ou laisse place aux terrains de jeux.

Le Corbusier a voulu un « village vertical » (avec la place du village, autrement dit, un seul hall d’entrée pour 330 appartements), et a cherché à mettre l’humain au centre de ses préoccupations en répondant à ses besoins, essentiellement sociaux, par des espaces collectifs, une rue commerçante pour répond aux nécessités de tous les jours, l’école pour l’instruction, le cinéma et la bibliothèque pour la culture, la terrasse pour les rencontres.

L’ajout des couleurs (douces) n’est pas neutre non plus et a pour vocation d’apaiser les esprits.

Structure générale :

Barre d’habitations commencée, 1947 et terminée en 1952, construites sur pilotis et répondant aux besoins de reconstruction de logement après la Seconde Guerre Mondiale.

Dimensions : 137 mètres de long, 24 mètres de large et 56 mètres de hauteur.

Matériau utilisé, béton armé gris, agrémenté par des touches de couleurs sur les murs des balcons.

Le bâtiment repose sur 36 pilotis. La terrasse est coiffée de 2 cheminées sculpturales et a accueilli un gymnase avant qu’il ne soit transformé en centre d’art en 2013. L’orientation du bâtiment a été choisie selon l’axe du cheminement du soleil, autrement dit, les façades principales sont orientées à l’Est et à l’Ouest.

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Respect de la réglementation des établissements recevant du public oblige, un escalier d’évacuation permet d’évacuer le centre commercial situé au 3ème étage.

L’ensemble abrite 337 appartements, un centre commercial et culturel, une crèche, d’abord, une école maternelle ensuite, un hôtel de 21 chambres. L’usage de la terrasse est partagé entre les désirs des habitants et les temps de récréations des enfants de l’école maternelle.

Caractéristiques particulières qui ont structuré le projet :

Le principe du Modulor caractérise le bâtiment. C’est un système de mesures lié à la morphologie humaine basé sur le nombre d’or et la suite de Fibonacci, calculé par le quotient de sa taille (1m83) par la hauteur de son nombril (1m13) qui de 1,619, soit le nombre d’or au millième près. Celui-ci est d’ailleurs matérialisé par une empreinte sur le béton à la base de l’immeuble ainsi que sur un petit vitrail.

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Organisation des appartements :

Les appartements conçus en emboitements, se présentent comme des petites maisons familiales à double niveau prolongées par des loggias qui font office de jardin, avec un caractère fermé pour préserver l’intimité du logement, sans oublier l’apport de la nature dans le celui-ci. Le résultat est un mélange d’idées empruntées d’une part, à un programme immobilier formulé par le Groupe de l’habitation franco-américain que Le Corbusier a découvert dans une publicité en 1922 et d’autre part à la chartreuse de Galluzo au Val d’Ema en Italie, visitée en 1907.

Selon l’architecte, le logis se définit comme le contenant « d’une famille » qui peut être inséré dans une « ossature portante », conçue comme une structure d’accueil. Après avoir défini une cellule de base, elle va permettre d’assembler 2 cellules orientées et imbriquées autour d’une rue intérieure, ce qui aboutit à un système d’étage courant qui s’organise sur trois niveaux. De larges couloirs départagent les cellules de part et d’autre du bâtiment et sont conçus comme un espace de circulation et, là aussi, de rencontre entre les habitants. Au dernier étage, le déambulatoire, fait face à la mer. 

Pourquoi ce projet m’a marqué ?

Les innovations esthétiques de Le Corbusier, à savoir les pilotis, les fenêtres plus larges que hautes, les avancées de façades en balcons, le toit terrasse.

Le pari de rendre heureux et satisfaits les habitants de la Cité Radieuse aura été réussi. Le Corbusier, cet « ami des hommes » voulait « à tout prix créer pour eux et, peut-être malgré eux, les conditions du bonheur ». Après plus de 70 ans, certains copropriétaires y habitent depuis 1952, et leur niveau de vie, plutôt élevé permet l’entretien de la résidence.

Focus sur la conception des appartements.

On y trouve 14 configurations d’appartements et une 15ème, la chambre d’hôtel. Celle, la plus courante est le duplex traversant de type E2. Tous les appartements sont conçus selon la combinaison de 3 cellules de base. D’abord l’entrée, la cuisine et la salle commune, puis la chambre des parents et la salle de bains, enfin les chambres d’enfants et les installations sanitaires. Les logements peuvent être destinés à des célibataires, à des couples ou à des familles ayant 2 à 8 enfants. 321 appartements composent l’immeuble, auxquelles s’ajoutent 14 chambres d’hôtel.

Un appartement comme à l’origine, et correspondant au type le plus courant, appelé E2, a été reconstitué à l’identique dans ses moindres détails à partir de 2002. Il s’agit d’un duplex de plus d’une centaine de m2, avec une mezzanine orientée est/ouest. La surface habitable est de 98 m2 à laquelle s’ajoutent 2 loggias qui totalisent un peu plus de 11m2. L’ensemble correspond à un appartement de type 4, avec une largeur de 3 m 66 et une profondeur de 24 m, balcons compris.

Particulièrement novateur pour l’époque, la distribution de l’appartement est pensée pour permettre à la fois le regroupement familial dans la salle commune et l’isolation de chacun. L’aménagement intérieur inclue rangements et le mobilier repose sur une recherche de spatialité associée à celle de fonctionnalité, grâce aux travaux conjoints de Le Corbusier, Charlotte Perriand et Jean Prouvé.

Au 1er niveau, une porte de couleur rouge avec une boite aux lettres incorporée marque l’entrée de l’appartement, surmontée d’un éclairage artificiel indirect. Sur la gauche, on peut découvrir un casier de livraison en tôle bleu qui fait la liaison avec la cuisine. En partie basse de la porte d’entrée, un portillon permet un accès direct à la glacière sous l’évier, en partie haute, le compteur électrique. La couleur des casiers varie d’un étage à un autre, et confère aux rues, leur identité. La polychromie des portes d’entrée est complétée, en façade, par les brise-soleils et stores.

Sur la gauche de la petite entrée, la cuisine est dissimulée au regard. En revanche, l’accès est direct à la salle de séjour composé de la salle à manger et du salon ne faisant qu’un, ce qui confère une fluidité spatiale, à laquelle participe la cuisine ouverte. Elle a été voulue par Le Corbusier pour permettre à la personne aux fourneaux de pouvoir s’intégrer aux conversations de celles présentes dans la salle de séjour qui se caractérise par sa double hauteur, ce qui confère un beau volume spatial et, surtout, une pénétration lumineuse. Elle s’ouvre sur une loggia, équipée d’une dalle brise-soleil horizontale. Un seuil en chêne massif permet l’accès à la loggia, et peut faire office de banquette qui se soulève et dissimule un radiateur, détail significatif de l’art et de la manière de Le Corbusier et de Charlotte Perriand de chercher à conjuguer fonctionnalité et agrément.

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La cuisine ouverte est très fonctionnelle et très bien équipée : une plaque chauffante électrique, un évier en fonte d’aluminium riveté à un plan de travail en tôle d’aluminium incrusté de carreaux de céramique, un broyeur électromécanique de déchets organiques, une hotte aspirante, une glacière, des rangements en partie basse et des rangements hauts avec éclairage intégré, un meuble passe plat que coiffe un plateau de bar en bois massif. Les portes coulissantes, laquées en couleur sont équipées de poignées de bois ergonomiques conçues par Jean Prouvé.

Un escalier métallique avec des marches en chêne, signé Jean Prouvé permet l’accès au 2ème niveau. On y trouve un couloir avec du rangement et du mobilier intégrés aux murs, comme dans l’ensemble de l’appartement, d’ailleurs (placards aux portes coulissantes et niches de rangement). C’est une manière d’optimiser l’espace en réduisant l’apport de meubles personnels. Ainsi, aucune place n’est perdue, le couloir donnant accès aux toilettes et à la douche bateau réservée aux enfants.

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La chambre parentale en mezzanine au-dessus de la salle de séjour est éclairée par la lumière de la verrière. Aménagée avec 2 tables de nuit de part et d’autre de l’emplacement du lit, d’un meuble à langer qui est encastré, d’un garde-corps bibliothèque et d’un placard équipé d’une porte à double battant. Cette chambre permet l’accès à la salle de bains dans laquelle se trouve une baignoire, un bidet et un lavabo.

Les 2 chambres d’enfant mesurent 1 mètre 83 en largeur et 8 mètres en longueur, et sont traitées en symétrie. Chacune d’elle se définit en trois espaces : un coin toilette avec lavabo séparé par une armoire du coin repos, et un coin activités. Une grande cloison coulissante aux faces recouvertes d’ardoisine, sert de tableau noir aux enfants. Fermée, elle garantit l’intimité, ouverte elle permet un espace d’activité ou un terrain de jeu. Deux grandes niches carrées peuvent faire office de bibliothèque.

Ci-dessous, des visuels des chambres d’enfant.

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Et pour terminer, voici des exemples d’aménagements d’appartements dans la Cité Radieuse.

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C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

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Réflexions autour de l’esthétique architecturale à partir d’un extrait de texte et d’une réalisation.

Art, peinture, décoration et architecture (4) : autour de la pensée de l’architecte Henry Van de Velde (1863-1957).

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1ère partie :

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Réflexions personnelles à partir d’un extrait de texte de l’ouvrage de l’architecte Henry Van de Velde (1863-1957) « Formules de la beauté architectonique ».

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Tout d’abord, le texte est extrait de l’ouvrage « Formules de la beauté architectonique moderne » dans lequel Henry van de Velde s’interroge, au début du XXe siècle, en plein essor du style Art Nouveau, sur le rapport à la beauté, à l’esthétique. Il cherche à en avoir une approche rationnelle plutôt que sentimentale, qu’il semble trouver superficielle. Il dénonce une altération de la perception de celle-ci transmise aux jeunes générations par leurs aînés ce qui les entraine, de facto, à un manque de curiosité, avec pour résultat de copier et imiter sans de réelles convictions, au mieux sans vraiment comprendre ce que l’on produit, au pire, sans le comprendre du tout. De ce jugement, il en déduit que c’est la laideur qui a le dernier mot (surtout, à mon avis, pour des imitations de mauvaise qualité).

Pour resituer dans le contexte, le style qui précède est le style Napoléon III, conservé plus ou moins sous la IIIe République, et caractérisé par un éclectisme poussé au paroxysme, avec des résultats plus ou moins heureux. Les inspirations et combinaisons étaient puisées dans le style Boulle et sur tous les autres styles qui ont précédés, sans oublier les références égyptiennes et celle de l’Extrême-Orient (Chine, Japon). Pour faire simple, un sentiment de lassitude.

Les progrès techniques et culturels ébranlent la culture architecturale prise dans sa globalité. Le tournant du XIXe et XXe siècle est une période d’activité exceptionnelle dans les domaines théoriques et pratiques. Les idées et nouvelles expériences se succèdent et, de facto, amènent à remettre en question une approche académique et pesante sur répertoire architectural et sur les références stylistiques. Le but recherché est de les renouveler.

« Formules de la beauté architectonique moderne » s’inscrit donc dans la logique du mouvement évoqué sur les paragraphes précédents. Il est le fruit d’une réflexion sur plusieurs années, au moins débutée au début du XXe siècle pour s’achever en 1916, dans un contexte international inquiétant, avec une guerre mondiale qui va amener à bien des remises en question dans la configuration de cette Europe du XIXe siècle qui s’achève et de celle de cette Europe du XXe siècle qui va émerger, et dont on ne sait pas encore comment elle s’annoncera. Les approches esthétiques en particulier n’y échapperont pas, à commencer par l’Art Nouveau qui sera peu à peu remplacé par l’Art Déco (dès 1913, le théâtre des Champs-Elysées annonce déjà une rupture). Van de Velde cherchera à y contribuer dans ses créations architecturales d’autant plus qu’il aura été un des théoriciens de cette évolution.

Pour rappel, avant de devenir architecte, il aura été tour à tour peintre, avant de s’intéresser à la broderie, la mode, le stylisme, la conception de papiers peint, l’orfèvrerie, la coutellerie, et la porcelaine. Tout cela lui permettra d’avoir une approche globale de la création et de pouvoir développer ses théories dans son ouvrage.

Ce jugement excessif de Henry van de Velde sur la laideur ramené aux perceptions esthétiques, dépasse ce domaine, à mon avis, traumatismes de la Première Guerre Mondiale obligent. Pour rappel, et toujours selon mon avis, la laideur aura aussi consisté à préparer les esprits au conflit par une propagande qui s’appuie aussi sur l’approche de l’esthétique.  Cependant, sur la dernière phrase du texte, il semble suggérer que, l’humanité, au bord du gouffre, est sur la voie d’un début de ressaisissement. Après une guerre mondiale, de toute façon, je ne vois pas une autre voie possible, d’autant plus que des esprits éclairés, dans bien des domaines, mettront en œuvre leurs talents pour préparer un meilleur avenir à l’humanité.

Il faut souligner qu’après la destruction, il faut penser à la reconstruction, et ses idées nouvelles tomberont donc à point nommées. Il travaillera en Belgique mais aussi en Allemagne, autrement dit, dans des pays qui ont été, seront amenés à être et seront encore, hélas, en conflit. Une vocation universelle de sa part, du moins européenne d’une certaine manière, qui lui vaudra ultérieurement, quelques méfiances des autorités tant allemandes que belges, fort heureusement vite dissipées.

Partant du constat de la laideur repose selon lui, aussi sur une perception esthétique, il va chercher à nous sensibiliser à partir de nouvelles approches.

Il développe l’idée, dans son ouvrage, comme déjà évoqué plus haut, que c’est une supposée manque de curiosité qui nous éloigne du concept de la beauté. Il faudrait plutôt chercher la valeur utilitaire des objets que de copier et/ou imiter sans comprendre ce que l’on créé.

La fonction créé la beauté en quelque sorte. Rien d’étonnant non plus, dans une deuxième partie d’un XIXe siècle finissant dans lequel un académisme pesant et étouffant, qui finit par s’essouffler tant dans le domaine de la peinture que de l’architecture, et qui se heurte aux progrès technologiques en voulant les ignorer. Par exemple, ce sont les impressionnistes contre la peinture académique officielle qui se croyait éternelle (alors que l’apparition de la photographie oblige, de facto, à reconsidérer l’approche de la peinture), c’est un style dit « historiciste » en architecture (développé dans une Alsace-Lorraine reprise par les allemands, qui s’oppose celui de l’Art Nouveau, créatif et inventif, qui trouve son essor, non loin de là, à Nancy, dans la Lorraine restée française. Comment s’étonner alors qu’il y ait un manque de curiosité et que les esprits ne soient pas enfermés dans une certaine crédulité !!!???

La ligne et la matière, c’est ce qui inspirera cet architecte qui ne concevra l’ajout de l’ornementation qu’à la condition qu’elle contribue à la structure d’un édifice pour lui permettre de « tenir debout ».

Sa recherche de la beauté dans ses créations architecturales, et son désir de concrétiser les idées qu’il défend dans son livre, se matérialiseront par un très grand dépouillement et une recherche d’équilibre entre les pleins et les vides, mais avec un certain esprit de monumentalité, avec des proportions généreuses (Maison Cohen à Bruxelles et maison Wolfer à Ixelles).

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A noter également une évolution de la ligne courbe vers la ligne droite dans ses créations comme le montrent les deux visuels ci-dessous en page suivante avec deux créations que quarante et un ans séparent : la Villa Bloemenwef à Uccle, 1895 et la Tour des Livres à Gand, 1936

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A leur tour, au milieu du XXe siècles, les partis-pris architecturaux seront remis en question et des recherches nouvelles en esthétique seront entreprises, comme la Hundertwasserhaus à Vienne qui s’inscrit dans un mouvement expressionniste, un peu en opposition aux partis pris des architectes qui préféreront la nouvelle objectivité, une approche plus pratique et pragmatique qui rejetait l’agitation émotionnelle de l’expressionnisme.

La fin du texte annonce la possibilité pour certain, notamment les artistes, de conserver suffisamment de sensibilité pour s’extraire de cette apathie. Ce sont eux qui ont la capacité, et peut-être la responsabilité de remédier à cette situation.

Ce texte suggère aussi en filigrane une autre thématique. Van de Velde était aussi influence par la pensée des néo-impressionniste, fondée sur une conception scientiste de l’œuvre d’art. Donc, l’idée défendue était que le système humain pouvait être stimulé par certaines couleurs, formes et lignes. Avec sa célèbre phrase, « la ligne comme force », croit aussi à une bonne ligne, porteuse d’énergie vitale. Ainsi, la laideur prive d’énergie, de vitalité et de joie de vivre.

Pour conclure, le constat que fait Henry van de Velde exprimés sur les deux extraits de son ouvrage ne sont-ils pas toujours d’actualité en 2025, et sur les ravages de la laideur en particulier !!!???

Que penser de l’approche de la plupart des architectures érigées à partir du début des « trente glorieuses », des pavillons standardisés dans des lotissements notamment, aux proportions étriquées qui sont pratiquement les mêmes de Dunkerque à Marseille et qui caractérisent ce qu’on appelle « la France périphérique » (ou la « France moche », c’est selon) !!!???

Que penser des grands ensembles sans visage et qui ne racontent rien, que dénonçait l’architecte Gérard Granval, le créateur des tours appelées « les choux » à Créteil !!!???

Que penser de l’approche qui est le plus souvent dictée par des considérations économiques au détriment de l’esthétique, à commencer par des hauteurs sous plafonds (2 m 50) qui ne permettent plus d’avoir de beaux volumes de pièces !!!???

Que penser aussi d’une ornementation appliquée sur des ensembles de bâtiments contemporains, prétendument pour rappeler les styles anciens, mais qui en sont, en fait, des pastiches, et qui n’ont plus les proportions qui leur permettent d’avoir une certaine monumentalité, comme celles qu’on les créations de Henry van de Velde, Victor Horta ou Paul Hankar, Robert Mallet-Stevens ou, plus récemment, Le Corbusier ou Auguste Perret !!!??? Je pense à certaines villes en Île-de-France, du côté d’Eurodisney en particulier.

Le rapport à la beauté et aux théories qui s’y rapportent reste et restera une interrogation permanente alimentée par une approche critique des réalisations passées.

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2ème partie :

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Analyse de La Hundertwasserhauss à Vienne, en Autriche.

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La Hudertwasserhauss peut être considérée comme un exemple d’architecture qui reprend quelques principes qui s’inscrivent dans le mouvement appelé Revival Art Nouveau.

L’art Nouveau ayant été tant décrié au XXe siècle entre les années 1920 et les années 1960, au point que de nombreuses démolitions ont été abusivement entreprises avant que ces décisions ne soient, finalement, regrettées (« c’est après avoir brulé les sorcières, qu’on les regrette », au-je lu dans une revue, à ce propos). On peut citer l’exemple du bâtiment, avec son entrée, de la station de métro « Bastille », à Paris, démoli en 1969… alors que l’Art Nouveau commençait à être redécouvert, avec un regain d’intérêt…, en tout cas, apparemment, pas de manière suffisamment affirmée en France, autrement dit pas à un point, sur cet exemple précis, qui aurait permis que la pratique confirme la théorie.

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Le Revival Art Nouveau, du moins en architecture, n’a jamais cherché à copier et encore moins à singer l’Art Nouveau, mais, au contraire, à s’en servir comme une base de travail et s’y intéresser pour ensuite développer de nouvelles pistes de réflexion sur l’esthétique architecturale, et l’adapter au mode de vie au XXe siècle avec un résultat audacieux comme la Hundertwasserhauss à Vienne.

Pour le Revival Art Nouveau, pas de redites de styles historique, encore moins de pastiche, or l’Art Nouveau était devenu un style à part entière.

Viollet-Le-Duc, précurseur de l’Art Nouveau, pensait que la logique de la nature était le seul modèle à suivre. L’architecture de la Hudertwasserhauss peut en être une interprétation avec une autre approche.

Ici, aucune symétrie, point d’ornementations lapidaires à la manière de celles appliquées sur les styles précédents, mais une référence à la nature, laissée à son épanouissement et à son développement sans désir de vouloir la dominer. Cette approche se manifeste autant sur le traitement des façades que sur la présence du volet végétatif.

Cependant, le traitement des façades peut être considéré comme une forme d’ornementation, qui est matérialisée par des enduits, mais pas « organisée ». La présence des courbures des ondulations arrivent presque à faire passer au second plan la structure angulaire des bâtiments, pourtant bien présente.

L’art Nouveau puisait son inspiration dans la nature, mais en la stylisant, et dans une démarche de discipline et d’organisation sur l’application de l’ornementation, malgré la dissymétrie. Elle était représentée par le métal et la pierre. Pour l’architecture viennoise, qui s’inscrit dans le mouvement expressionniste, c’est surtout le volet végétatif qui s’en charge. Finalement quoi de mieux pour la représenter que d’intégrer la nature elle-même dans une structure architecturale !!!???

Aucune symétrie non plus dans le positionnement des fenêtres. La seule « touche » plutôt classique, se retrouve dans les fenêtres du morceau de façade en bas à gauche de la photo, traitée dans un esprit que l’architecte catalan Ricardo Bofill n’aurait sans doute pas reniée. D’ailleurs, c’est la seule partie de l’édifice qui symbolise une rigueur plutôt classique (en clin d’œil, sans doute, aux façades des bâtiments avoisinants). Finalement, elle se brise assez rapidement pour laisser place à un traitement beaucoup plus libre avec des dimensions et un positionnement de fenêtres totalement hétéroclite.

Alternance de blanc, de couleurs chaudes et de couleurs froides sur les enduits de façades délimitées par des lignes apparemment grises foncées en courbes qui ne se réfèrent à aucune règle géométrique, un peu comme les branches des arbres que personne ne peut anticiper sur les directions qu’elles emprunteront en grandissant. Les ondulations avec l’alternance du bleu et du blanc nous fait penser aussi à une rivière et à ses reflets.

Le parti pris des façades bigarrées cherchait à prouver que la forme rectangulaire n’était qu’une utopie. Pourtant, n’est-ce-pas une recherche d’application et de concrétisation d’idées utopiques qui ont motivées la conception de cet immeuble !!!??? De plus, la structure de l’ensemble est quand même à angles droits.

Moins visibles sur la photo, la mosaïque et la faïence ne sont pas posées non plus selon une trame précise. Elles se languissent.

En observant bien la photo, la conception des façades peut nous faire penser à un arbre avec un tronc central (accentué par l’escalier couvert, qui indique une direction) et des branches qui se déploient de part et d’autre sur lesquelles pourraient s’accrocher des fruits, symbolisés par les fenêtres.

En conclusion quoi de mieux que de reprendre la citation du concepteur de cet immeuble, Friedensreich Hundertwasser, lui-même !!!??? « Un peintre rêve de maisons et d’une belle architecture au travers desquelles l’Homme est libre et ce rêve devient réalité ».

Pour rappel, la Hundertwasserhauss est le résultat d’une collaboration avec l’architecte Joseph Krawina.

C’est un complexe de logements sociaux situé dans le 3ème arrondissement de Vienne, en Autriche. Il date des années 1980.

La pensée architecturale du créateur de cet ensemble est ouvertement anti-corbusienne et réfute l’utilisation du Nombre d’Or sur lequel sont basées les architectures de Le Corbusier.

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3ème partie, pour aller plus loin.

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Ci-dessous, une autre prise de vue plus ancienne, sous un autre angle, avec des terrasses en escalier.

Une inspiration certaine reprises aux architectures barcelonaises dites « modernistes », comme les balcons, les cheminées, le pilier qui soutient les deux arcades à droite. Les ondulations sur les façades à gauche ne sont pas sans rappeler un peu les courbes des façades de la Casa Milà à Barcelone.

Les minarets se réfèrent « style sécession » bien présentes dans les architectures en Autriche et en Hongrie.

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Pour terminer, voici deux autres architectures que n’aurait certainement pas reniées le mouvement du Revival Art Nouveau, par ce que à majorité en formes curvilignes voire en totalité :

  • Celle du Musée Guggenheim à Bilbao (architecte Franck Gehry)
  • Et surtout celle du Palais Bulle à Théoule-sur-Mer (architecte Antti Lovag).

Ces créations très innovantes et en rupture, vont même plus loin dans l’audace que le parti-pris retenu pour la Hundertwasserhauss. Qu’aurait pensé l’architecte Henry van de Velde du Palais Bulle à Théoule-sur-Mer, du musée Guggenhem à Bilbao, ou, plus récemment de « L’arbre blanc » de l’architecte Sou Fugimoto à Montpellier ?

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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La vie continue… malgré le « Grand découragement »

Réflexions personnelles.

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Le visuel ci-dessus indique deux cyclistes en direction d’un phare. Il s’agit du phare des Onglous, situé à l’extrémité orientale des 240 km Canal du Midi, que les piétons ou les adeptes de la « petite reine » pourront parcourir plus aisément dans la mesure ou, aux chemins de halage déjà aménagés en Haute-Garonne, s’ajoutent peu à peu de nouveaux aménagements dans l’Aude et dans l’Hérault.

Je lis ici et la des avis divergents au mien sur ce qui concerne ces fameux aménagements bitumés le long des canaux. En aucun cas je ne viendrai ici exprimer un avis ouvertement ou implicitement méprisant envers celles et ceux qui ne partage pas mon opinion. Il ne faut pas tout confondre et détourner l’analyse. Ce ne sont en aucun cas lesdits aménagements qui améliorent le confort des cyclistes qui servent de prétexte à se monter les uns contre les autres, par exemple, les cyclistes contre les piétons, les piétons contre les automobilistes et vice-versa. C’est simplement une question d’éducation et de civilité. Hélas, parfois, et même trop souvent, ce sont des valeurs qui se perdent.

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Pour en revenir au visuel d’en-tête de cette publication, un phare indique non seulement une position pour les navigants, mais invite aussi à prendre une direction. Symboliquement, aussi, dans la vie, il est essentiel de suivre une direction, même si le chemin peut-être semé d’embuches, ce qui mène certain(e)s d’entre nous à être gagné(e)s par le « grand découragement », qui précède généralement à un « grand renoncement ». Au final, cela mène à un « avenir perdu« .

Cependant, je reconnais que la somme considérable de travail nécessaire qui est demandée pour publier sur un sujet peut être remise en question quand force est de constater le peu de visibilité, en retour, sur le net, à moins de composer, voire de se « prostituer » avec la publicité, autrement dit, passer au tiroir-caisse. Autant vous dire aussi que pour bien transmettre, il faut savoir bien connaître et d’éviter de s’avancer sur n’importe-quoi.

Fort heureusement, même si le doute me traverse parfois et que j’ai souvent l’impression de « prêcher dans le désert » , j’ai plusieurs objectifs et plusieurs sources d’inspiration, comme mes promenades à pied ou en deux roues le long du Canal du Midi et ailleurs, la pratique du vélo, de l’aquarelle, le tout enrichi par de belles rencontres comme celles avec Alain Marc, Christian Colin ou Dominique Gioan, tout les trois aquarellistes de talent, pour ne citer qu’eux.

A propos du Canal du Midi, j’ai eu l’occasion de longer la Rigole de la Plaine en mai 2023 et je publierai à ce sujet prochainement, tout comme je prévois de longer la Rigole de la Montagne, que j’ai eu l’occasion de découvrir déjà, il y a quelques temps, à la prise d’eau d’Alzeau.

Voici les objectifs que ne me suis fixés, sans « dead line » dans le temps cependant, et que j’énumère ici : la parcours intégral du Canal du Midi à pied (commencé) et joindre Paris à Tours à bicyclette (électrique) (commencé aussi). J’envisage très certainement de parcourir la totalité de la scandibérique en France sur deux routes et, pourquoi pas, les chemins de Saint-Jacques de Compostelle à pied et/ou à vélo.

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Pour la fin de l’année 2023, sur ce blog, je vous prépare mes dernières publications sur mes aquarelles en Provence…

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… et pour 2024, ou 2025, une série d’articles graphiques et photographiques sur l’Ile-Maurice.

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C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur et photographe.

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Une publication de l’administrateur d’un blog sur le Canal du Midi avec lequel j’ai collaboré pendant 7 ans sur ce lien : « La vie Continue… »

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Un article des « Echos » que je partage (1)

« Architecte : Quand l’image de rêve du métier s’effondre », par Florent Vairet.

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Charrette, bas salaires, mauvaise reconnaissance de leur travail… après des années de silence, un grand nombre de jeunes architectes font enfin connaître leur mal-être. Pour comprendre ce malaise qui touche largement la profession, nous avons enquêté sur les difficultés économiques rencontrées par les agences d’architecture qui mettent sous pression tout un corps de métier.

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Entre 10 à 20 % des diplômés de 2015 se sont réorientés, selon l’enquête « Archigraphie 2020 », publiée en décembre dernier par l’Ordre des architectes. (iStock)

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On le sait, les architectes ne comptent pas leurs heures« On est passionné par les formes, on s’épuise jusqu’à dessiner le meilleur bâtiment », confie Estelle, jeune diplômée. Les journées sont longues. Parfois les nuits. Ce sont les fameuses « charrettes » qui ont, depuis plus d’un siècle, rendu tristement célèbre la profession. « Dans mon ancienne agence, les départs à 4 heures du matin étaient réguliers. Et une fois tous les deux mois, on faisait une nuit blanche », témoigne Paul. Des moments conviviaux, se rappelle-t-il, durant lesquels ils mettent la musique et commandent des sushis avec l’objectif impérieux de boucler le projet. « Le problème est qu’on n’est pas du tout productif. En général, on est très fatigué, et on multiplie les pauses. » Paul a fini par se tourner vers l’urbanisme, où la culture de la charrette est moins forte.

Ces horaires à rallonge ne sont pas des exceptions. On dit qu’ils sont même croissants en fonction de la réputation de l’agence. Plus cette dernière est prestigieuse, plus la culture de la charrette est forte« Les archi donnent tout pour le prestige, surtout en début de carrière », souligne Paul. Guillaume est passé par les mêmes affres. « Je mettais toute mon énergie dans l’agence et il n’y avait jamais la reconnaissance qui allait avec. » Les semaines de 50 heures et les week-ends au bureau ont fini par avoir raison de sa motivation. « Je suis parti en vacances en Australie pour couper et je me suis rendu compte que je n’arrivais plus à dormir », se rappelle celui qui a par la suite préféré monter sa propre agence.

Ce surinvestissement des architectes est largement relaté à travers les différentes interviews. Certains tentent de le justifier par la passion du métier. D’autres y voient plutôt un mythe entretenu dès l’entrée en études. « Les écoles nationales d’architecture mythifient ce surinvestissement, poussant parfois jusqu’à l’épuisement », se désole Sophie Szpirglas, enseignante dans ces écoles et dirigeante de Methodus, un cabinet qui conseille entre autres des agences d’architecture sur leur organisation. ​ Derrière ces écoles qui poussent la charrette, on retrouve les profs qui encouragent à faire toujours le mieux possible , à la multiplication des esquisses et des maquettes jusqu’à obtenir la forme optimale. Un exemple notable est la journée commune à toutes ces écoles, consacrée au cours de projet. « C’est le moment le plus important, si tu le rates, tu rates ton année, assure Guillaume également maître de conférences. Chaque étudiant travaille comme un fou, sous l’effet d’une course à l’échalote entre les profs : c’est à celui qui fera le plus bosser ses étudiants… »

Des stages rythmés comme un travail à la chaîne .

Les profs en école d’architecture revêtent souvent une figure tutélaire que l’on écoute sans sourciller. Sans compter qu’ils peuvent être les futurs employeurs. Guillaume voit en ce modèle pyramidal un héritage des Beaux-Arts. « Les études fonctionnaient par atelier qui était dirigé par une personne tout en haut . »

Une culture de la charrette avec un prof tout-puissant, ce modèle s’est depuis longtemps reproduit en agence. Et avec ses dysfonctionnements, accentués en outre par les impératifs économiques. Les étudiants architectes ont été habitués à produire, produire et encore produire, sans réelle gestion de leur temps. « Une fois en agence, on produit la nuit pour respecter les deadlines », souligne Estelle. Et d’ajouter : « L’école ne nous apprend pas à nous organiser. »

A cette désorganisation, s’ajoute parfois la désillusion. Si l’école entraîne les étudiants à produire les projets les plus aboutis possibles, le travail en agence est souvent tout autre. Les stagiaires découvrent l’énorme poids de la gestion de projet, des contraintes administratives, politiques et financières imposées par une myriade d’acteurs de la construction entre lesquels s’exercent des rapports de force compliqués. « On tombe des nues ! peste Paul. On a été formés pour 5 à 10 % de nos tâches en agence. Résultat : on se sent incompétents. Cela fait cinq ans que j’exerce et je commence à peine à me sentir à l’aise. »

Les stages, vécus comme une douche froide, cantonnent souvent les architectes en herbe à des tâches répétitives, comme la conception en chaîne de portes ou de fenêtres. « Mes trois stages ont été très difficiles. Je ne faisais rien d’intéressant, j’étais livré à moi-même… », raconte Frédéric. « Tous les jours pendant six mois, je devais faire le tour des immeubles qui étaient en passe d’être livrés pour recenser sur une tablette la peinture écaillée ou les portes qui se fermaient mal. Je n’ai jamais fait d’architecture », confie Corentin, désabusé face à l’échec de ce stage de fin d’études. Cette expérience au sein de cette grande agence le plonge dans un profond malaise. « J’ai commencé à me dire que les chefs s’étaient dit que je n’étais pas au point. » Après ce stage, le jeune homme perd confiance en lui. Pendant un an et demi, il ne remet plus un pied dans une agence.

Le fantasme de l’architecte artiste face à la réalité économique.

Pourtant, ces tâches répétitives et séquencées ne sont pas l’apanage de Corentin. Les agences, en particulier les grandes, ont largement besoin de ces jeunes pour effectuer ces missions routinières et s’occuper de la conception en cascade d’esquisses et de maquettes. Une déception par rapport à l’image qu’ils avaient projetée sur le métier de leur rêve. Un phénomène étudié par Véronique Biau, enseignante-chercheuse à l’école nationale d’architecture de Paris-La Villette. « Il y a une forme de déqualification des jeunes diplômés de niveau master qui sont souvent employés à la place des dessinateurs projeteurs, une profession de niveau BAC+2/3 qui a disparu », explique cette architecte urbaniste de l’Etat.

A ce quotidien dégradé, il faut ajouter la précarité : les CDD restent souvent la règle en début de carrière. Sans oublier de faibles salaires (entre 1.400 et 1.900 euros) pour cinq ans d’études minimum. Résultat : entre 10 à 20 % des diplômés de 2015 se sont réorientés, selon l’enquête « Archigraphie 2020 », publiée en décembre dernier par l’Ordre des architectes.

Pour Véronique Biau, la profession s’est identifiée durant des siècles à l’architecte-artiste, sur la base d’une vocation valorisant le rapport personnel à sa production, la liberté de création, la passion, le dépassement de soi. « Une œuvre évaluée essentiellement sous l’angle de ses qualités plastiques et de sa capacité à engendrer des émotions mais cette vision est de plus en plus déconnectée de la réalité », explique la chercheuse, auteure du livre « Les architectes au défi de la ville néolibérale ».

Alors pourquoi un certain nombre d’écoles continuent-elles de former les étudiants à être des architectes-artistes, décidant du projet en quasi-capitaine de navire ? Un décalage qui s’explique une fois encore par la tradition héritée des Beaux-Arts (et rappelons que les écoles d’architecture dépendent non pas du ministère de l’Enseignement supérieur mais du ministère de la Culture). Contrairement à l’Allemagne ou à la Suisse, les études d’architecture françaises sont très axées sur la création et peu sur la technique, avec un fort bagage en sciences humaines au détriment de la compréhension économique du secteur. Quel est le pouvoir d’un élu ? D’où̀ vient l’argent ? Pour qui travaille- t-on ? Le processus politique et économique des projets ne serait pas considéré comme faisant partie du métier ou du moins est-il relégué à une place secondaire dans l’enseignement dispensé.

« La ville est devenue un produit financier »

Mathieu Delorme, Maître de conférences et codirigeant de l’agence Atelier Georges

Pour Mathieu Delorme, maître de conférences à l’école d’architecture de la ville et des territoires de Paris Est, cela tient en partie à des enseignements véhiculant une vision restreinte des métiers de l’architecture, « encore trop souvent réduite à l’acte de construire dans les cadres confortables d’une commande publique qui a les moyens ». Un secteur public rêvé où les professionnels ont toutes les libertés de concevoir des formes architecturales contemporaines. « Mais les enseignements s’intéressent plus rarement aux situations de projets plus ordinaires, dans des conditions très contraintes voire intenables ! ». Or c’est pourtant ces projets qui sont les plus représentatifs du marché, les plus contraints économiquement et ceux auxquels les étudiants seront massivement confrontés une fois leur diplôme en poche.

« La France forme encore des architectes super-cultivés alors qu’aujourd’hui la majorité des opérateurs économiques et immobiliers qui font la ville ont une culture extrêmement faible. L’étudiant qui arrive avec son bagage culturel en réunion, eh bien, ça ne passe pas », pointe Mathieu Delorme, également codirigeant de l’agence d’urbanisme, de paysage et d’architecture Atelier Georges. Et ainsi de conclure : « Le problème est qu’un jeune diplômé n’a jamais vu le prix d’une fenêtre et n’a pas les bases du fonctionnement économique de notre société. Or, si la fenêtre ne rentre pas dans le tableau Excel, c’est foutu et sa créativité ne peut être mobilisée sur les montages économiques du projet d’architecture, par incompétence. »

La fin de l’architecte star.

Pour ce paysagiste de formation et diplômé de l’Essec, la ville est bel et bien devenue un produit financier. Autrement dit, il faut bosser vite, et que les projets crachent de l’argent. Tout ceci crée une pression au boulot avec un rythme parfois infernal qui peut provoquer des burn-out. Pour lui, la raison se trouve dans l’organisation des structures. « En France, la profession d’architecte est encore majoritairement structurée comme de l’artisanat alors que les conditions de la production architecturale a très fortement muté dans son financement et la structuration des acteurs », explique ce professionnel. Il faudrait passer à l’échelle industrielle pour s’adapter aux logiques d’investissement des acteurs de la construction, avec des méthodes de travail mais aussi des tailles critiques. Rappelons que la part des entreprises d’architecture ayant entre 1 et 2 salariés est de 54,5 %.

Avec une proportion toujours plus grande de clients privés, les règles changent. « La commande privée amène une forte exigence de profit et donc de maîtrise des processus, rajoute Véronique Biau. Sans compter que cela s’accompagne d’une montée des exigences normatives, notamment concernant la performance environnementale. »

Comme les agences ne savent pas encaisser ce rythme industriel imposé par les donneurs d’ordre, elles perdent du terrain, souvent au profit de bureaux d’études remplis d’ingénieurs formés à ces enjeux. « La rémunération des sociétés d’architecture a fondu, alors que l’on nous demande toujours plus de taches et de travail, assure ce dirigeant qui souhaite rester anonyme. Aujourd’hui, la rentabilité d’une société d’architecture tient sur la compression de ses charges de masse salariale. » Il donne l’exemple d’une agence installée à côté de la sienne : « la structure a du travail pour 4 ou 5 salariés mais elle n’en embauche que 2,5 équivalents temps plein car les honoraires ne permettent pas plus. Résultat : ils font des charrettes avec des horaires de 55-60 heures par semaine ».

Les architectes, ces « mauvais » chefs d’entreprise ?

Un constat à tel point partagé qu’il pousse certains à tirer la sonnette d’alarme sur la situation financière des agences d’architecture. « Quelqu’un de normal qui auditerait une entreprise d’architecture hallucinerait au regard de la fragilité des équilibres comptables et du niveau de trésorerie. A l’agence, nous attendons encore le paiement de factures de 2017. » Même les délais de la puissance publique peuvent atteindre six mois. « On n’a pas de ​visibilité à plus de trois mois », explique-t-il.

Pourquoi une telle dégradation ? Le problème est apparu dans les années quatre-vingt-dix, selon Sophie Szpirglas du cabinet Methodus. « Il s’est développé une assistance à maîtrise d’ouvrage (bureaux d’études et de management) qui a pris la main sur une partie du marché. Et eux, savent vendre et sont efficaces dans les process. » A l’inverse, les architectes diplômés avant la réforme des études de 2008 n’ont pas été formés aux problématiques entrepreneuriales, comme l’art de la négociation ou les techniques de gestion d’entreprise. Conséquence : ils ont vu leurs marges s’éroder drastiquement. Encore aujourd’hui, « ils ont une très mauvaise connaissance de leur comptabilité analytique », assène Véronique Biau. Et Sophie Szpirglas de surenchérir : « Les architectes se sont laissés dévorer par leur passion et on voit toute une génération qui dirige en marchant sur la tête ».

Heureusement c’est en train de changer. Voilà une génération d’architectes qui arrivent aux manettes, dotée d’une formation entrepreneuriale. Pas question de reproduire les erreurs du passé pour Guillaume et Frédéric, tous deux associés au sein de la même agence. Ils n’ont que trop vu les carences dans la gestion financière mais aussi humaine, avec des jeunes utilisés comme variables d’ajustement. « Aujourd’hui, quand on accueille un stagiaire, on construit quelque chose en négatif de l’expérience que l’on a vécue, expliquent ces deux dirigeants à la tête de l’agence ALT. Une structure comme la nôtre devrait avoir trois ou quatre stagiaires pour faire avancer trois ou quatre projets en même temps. En réalité, on en est seulement à notre deuxième stagiaire en trois ans d’existence. »

Malgré ces bonnes volontés, ils reconnaissent des difficultés inhérentes au secteur, qui rendent difficile la pérennisation de la masse salariale. Le calendrier électoral fait valser les exécutifs locaux, et avec eux les projets immobiliers. Résultat : plus aucun projet n’est lancé quinze mois avant une échéance électorale. Et il faut attendre autant après l’élection, le temps que les nouvelles équipes décident des nouveaux projets à mettre sur la table. « C’est ainsi que les cycles d’embauches de CDD se calent nécessairement sur les calendriers électoraux, avec des purges durant les creux afin de s’ajuster. »

Le système des concours : 7 projets sur 10 à la poubelle !

Autre problème inextricable : les concours. L’architecte doit travailler deux fois pour obtenir un chantier : la première fois pour présenter son idée, et la deuxième fois pour réellement le concevoir. « Entre les deux, sept projets sur dix partent à la poubelle car non-retenus », décrypte Mathieu Delorme. Or, cette première étape n’est que très peu rémunératrice, les primes de concours et d’appels à projets étant minimes. Des étapes pourtant très chronophages. « Il faut déployer une énergie dingue pour être malin, disruptif et ça passe forcément par des périodes de charrette. C’est un système fou et peu rentable. » Avec des conséquences aussi sur les salaires des dirigeants : « Dans mon agence, on paye mieux nos salariés expérimentés que nous-mêmes. Les autres associés et moi réussissons à tenir car à côté, nous sommes tous profs. »

Pour sortir de l’ornière, les experts interrogés appellent les architectes à abandonner leur rôle de prestataires dans lequel ils se sont fait enfermer par les géants du BTP et les bureaux d’études et d’ingénierie. Sur ce sujet, Mathieu Delorme se veut optimiste. Le savoir-faire des architectes serait en passe de se revaloriser grâce aux nouvelles expertises exigées par le marché et l’émergence – encore très timide – de l’investissement à impact, écologique et socialement responsable. « Le bas carbone, les matériaux locaux et bio sourcés, autant d’éléments qui ouvrent la porte à plus de qualité et de responsabilité environnementale, estime-t-il. Nous sommes entrés dans une période de bouillonnement et les agences d’architecture doivent prendre le tournant sinon une fois de plus, d’autres acteurs, comme les boîtes d’ingénieurs, vont revendiquer ce savoir-faire. »

L’intérêt public comme boussole.

Sur ce terrain-là, les écoles semblent s’être mises au diapason. Des formations s’ouvrent en licence et master sur l’éco responsabilité, les nouveaux matériaux de construction, les dynamiques territoriales dans les bourgs et les espaces ruraux, les démarches participatives et l’attention à la petite échelle, aux usages et à « la ville de l’ordinaire », ainsi que sur l’enseignement du management et de l’économie de projet au sein des écoles nationales d’architecture et de paysage, comme le double diplôme entre l’Essec et l’Ecole d’architecture de Versailles, les cours d’économie urbaine à l’Ecole d’architecture Paris-Belleville, à l’Ecole de la Ville et des Territoires Paris-Est ou encore l’école du paysage de Blois.

« L’économie, pas plus que l’architecture, n’est une « loi naturelle » à laquelle nous devons nous soumettre, mais bien un outil de notre propre création que nous devons penser, repenser sans cesse jusqu’à ce qu’il nous conduise au plus grand bien-être commun possible, au projet d’architecture d’intérêt public », affirme Mathieu Delorme. Certes toutes les agences ne partagent pas cette vision humaniste. Mais la nouvelle génération d’architectes, elle, semble moins encline à subir qu’à participer pro-activement à ces transformations, quitte à se lancer à son compte faute d’avoir trouvé employeur à son goût. « On observe que les jeunes architectes créent de plus en plus leur agence, souvent avec des camarades de promo, assure la chercheuse Véronique Biau. Il y a une forme de satisfaction qui revient sous la forme artisanale : se donner à fond, se mettre au cœur du projet, et même si ce n’est toujours pas bien payé, ils gardent une attention au processus de fabrication. »

 Florent Vairet (paru dans « Les Échos » le 7 janvier 2021).

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Retrouvez l’article sur ce lien.

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Le « Grand découragement », ce n’est pas une fatalité.

Réflexions personnelles, sur ce qui peut devenir contagieux si l’on n’y prend pas garde.

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Cela fait dix ans que je publie sur des blogs, d’abord des blogs collaboratifs, puis sur celui-ci, qui aura dix ans au mois de juin.

Cependant, je ne l’ai vraiment activé que depuis 2017 après avoir peu à peu délaissé une collaboration pourtant commencée avec très grand enthousiasme dans un esprit d’échanges et d’amitié, sur un blog très intéressant (dans lequel je n’étais qu’un des participants et non administrateur), consacré à un cour d’eau languedocien qui serpente dans 3 départements, sans oublier un 4e ou coulent les rigoles qui permettent de l’alimenter.

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Ce blog, je le redoute avec une certaine tristesse, est voué à une probable disparition. La non publication des vœux de 2023, par exemple, ne fait que confirmer mes craintes, et le dernier article paru date de juillet 2022.

Ayant constaté un « grand découragement » allant crescendo au fil du temps de la part d’un partenaire et administrateur très estimé auprès duquel j’ai pourtant beaucoup appris, et subodorant de voir « partir en fumée » toute mes publications sur ce support de part ses intentions implicites d’envisager de tout arrêter, j’ai décidé de poursuivre sur celui-ci.

Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Loin de moi, pourtant, de prétendre maitriser toute la complexité d’un support internet (mon ancien partenaire le maitrisait et le maitrise toujours mieux que moi), au moins suis-je ici certain, tant que j’y apporterai ma participation financière, surtout, point qu’il faut d’abord prendre en compte, de ne pas voir disparaître, un beau matin, ce que la somme importante de travail m’a demandée et me demande pour pouvoir publier ici.

Il est important d’avoir des projets dans la vie, qui sont menés avec plus ou moins de succès avec cependant des objectifs atteints ou non.

Certain(e)s ont pour objectif de traverser la France à pied, par exemple, objectif qui s’est concrétisé pour les uns, et qui le racontent sur un blog, alors que pour d’autres, cela s’arrête aux publications d’intention sur les réseaux sociaux et cela n’ira jamais plus loin.

Aucun jugement de valeur cependant, la vie réservant des imprévus qui, hélas, obligent parfois à renoncer, et beaucoup trop de paramètres que je ne connais pas, ne me permettent pas de jeter l’opprobre à qui que ce soit, surtout de façon hâtive, et je ne demande à personne de se justifier.

Cependant, je serais toujours gré à tant à celles et ceux qui ne ne limitent qu’à parler qu’à celles et ceux qui agissent, qui plus est, si les objectifs sont atteints, de me donner de l’inspiration pour agir à mon tour pour me donner l’envie d’aller de l’avant. Dans cette deuxième catégorie, vers laquelle mes préférences vont, j’ai une pensée particulière pour mon ami Alain Marc, aquarelliste, mais il n’est pas le seul. Ces dispositions sont les mêmes lors de mes participations aux sorties de Christian Colin (comme ce fut le cas lors de voyages à Venise, qu’il organise chaque année fin août, début septembre)…

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… ou encore Dominique Gioan qui organise tout les jeudis des sorties sur Sauve et alentours, dans le Gard.

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A lire les publications sur les site d’Alain et des autres, à les côtoyer lors des stages ou des sorties journalières, m’inspire chez moi un « Grand encouragement » à vouloir avancer, progresser, à commencer par avoir toujours envie de publier ici. Loin de moi de me prendre pour un artiste, au moins je suis capable d’aller plus loin.

Comme quoi, on a besoin des autres pour vouloir avancer, dans un esprit de réciprocité, à savoir que j’ose également espérer inspirer autrui.

J’ai le projet de traverser la France, non pas à pied, mais à vélo (électrique), a commencer par le trajet Paris-Tours, en suivant plus ou moins la Scandibérique, sans pour autant me fixer une « dead line » dans le temps.

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Au moment de la publication de cet article, le trajet Paris-Dordives a été déjà réalisé depuis juin 2021, en sept étapes (Paris / Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-le-Roi / Corbeil-Essonnes, Corbeil-Essonnes / Melun, Melun/Samoreau (Fontainebleau), Samoreau (Fontainebleau) / Moret-sur-Loing, Moret-sur-Loing / Nemours et Nemours / Dordives).

J’atteindrai bientôt le Canal d’Orléans et l’acquisition d’un vélo plus performant en autonomie me permettra d’éviter d’avoir des batteries à plat en plein milieu d’un parcours.

Pour en revenir sur le sujet de la traversée de la France à pied, voici le blog de Patrice, que je vous invite à découvrir, et qui est parti du village de Lamanère, dans les Pyrénées-Orientales, pour terminer son périple au village de Bray-Dunes, dans le Nord.

https://trotte-chemins.fr

74 jours lui auront été nécessaire pour traverser la France du Sud au Nord, avec une étape concernant le Canal du Midi.

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Une galerie photos complétées de quelques croquis aquarellés viennent enrichir ses publications.

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Pour découvrir d’autres expériences pédestres ou cyclistes, je vous invite à taper sur les moteurs de recherche « Traverser la France à pied », ou « Traverser la France à vélo », par exemple., tant de richesses insoupçonnées existent dans notre beau pays (et ailleurs aussi !), pour découvrir, par exemple, le canal cité plus haut ou des sites pittoresques comme Cordes-sur-Ciel.

Voici, ci-dessous, deux visuels aquarellés réalisés par moi-même, inspirés du film « Rémi sans Famille » sorti en 2018, qui est certes une fiction romancée, mais qui reflète les conditions autrement plus difficiles que celles d’aujourd’hui, dans lesquelles les saltimbanques itinérants traversaient la France à pied au XIXe Siècle.

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Pour terminer, une petite vidéo sur un itinéraire pédestre d’un bout à l’autre de la France.

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C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Mes autres randonnées à vélo :

Le Canal du Midi, le Canal de Jonction et le Canal de la Robine (2012-2014).

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Le Mont Ventoux (2021).

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Un texte que je partage (1)

« De la crise et du devenir de l’Art », par Eric Coulon, philosophe.
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Bonjour.

Je vous reproduis ici un texte, qui me plait.

De la crise et du devenir de l’Art

Aussitôt qu’est prononcé le terme « art », ce qui vient avant tout à l’esprit, très souvent, ce sont certaines œuvres d’art particulières. Mais en fait chacun sait que ce terme renvoie aussi à bien d’autres réalités : les artistes eux-mêmes, l’activité et le processus créateurs, les théories et les discours sur l’art, les œuvres et les artistes, les lieux où les œuvres sont exposées, présentées, jouées, le marché où elles s’achètent et se vendent, la critique, le milieu et l’environnement liés aux oeuvres. L’art implique aujourd’hui une nébuleuse de domaines et d’enjeux qui n’ont pas toujours à voir directement avec la création artistique mais qui pourtant interagissent puissamment avec elle.

La fin du XXe siècle et le début du XXIe resteront dans les mémoires comme une époque où le champ de l’art vit s’intensifier la crise traversée par lui depuis la fin du XIXe siècle. Cette crise, nous le savons, concerne précisément le statut de la pratique artistique ainsi que, de manière plus général, celui de la représentation ─ remise en cause de la « coupure sémiotique » et du détour par l’ordre symbolique. Cette crise ne peut aujourd’hui étonner que ceux qui sont emportés par l’inertie du temps présent et aveuglés par la prolifération des signes et des images. Il existe pourtant bel et bien une crise profonde de l’art, crise dont il faut prendre conscience qu’elle se trouve immergée dans la situation critique diffuse d’effondrement général des valeurs, des repères, des normes et des idéaux classiques et modernes. Les effets de cet état des lieux symboliques de l’Occident contemporain s’étendent à tous les domaines de l’activité humaine et, par conséquent, à l’art lui-même.

Ce qu’il faut bien comprendre et avoir clairement à l’esprit, c’est que cette crise de l’art touche un domaine de réalité situé bien en amont de telle ou telle représentation esthétique particulière. C’est en effet l’art en lui-même, entendu à la fois comme activité pratique ─ au sens de la praxis des Grecs ─ et comme dimension symbolique, comme affrontement entre un esprit et une matière, une vision et un corps, un faire et une temporalité, qui est frappé par cette crise. Ce qui a lieu ce n’est pas une nouvelle rupture avec une thématique ou une forme antérieures de la représentation, ce n’est pas l’avènement d’une nouvelle avant-garde porteuse d’une volonté de métamorphose, c’est la remise en question radicale du lieu-dit de l’art, c’est le reflux critique de l’art comme mouvement sûr de soi tendant vers son accomplissement, c’est le surgissement de l’incertitude et de l’indécision au cœur même de son exercice, de sa signification et de ses enjeux, c’est l’impossibilité de sa nécessaire transmutation.

L’art a atteint aujourd’hui une phase inédite d’épuisement, un épuisement caractéristique de ce moment que nous vivons et que d’aucuns nomme « postmodernité ». L’art est épuisé, et le signe marquant de cet épuisement est double : d’un côté l’impuissance dans laquelle il se trouve de réitérer le geste créatif générateur d’œuvres et d’existences méritant d’être ainsi nommées, situation qui se manifeste par son enfermement dans la représentation formelle ; de l’autre le fait qu’il n’a de cesse d’épuiser, en les répétant de manière confondante, les formes et les enjeux esthétiques de la modernité. L’art est, pour une grande part, incapable à la fois de recueillir et d’accomplir le sens de l’œuvrement et de l’incarnation, mais aussi, en conséquence, d’ouvrir la voie d’un dépassement fécond et conséquent de la modernité artistique. L’inflation et l’infatuation démesurées du moi narcissique avide et creux est l’un des facteurs déterminants de cette situation.

Ce que l’on nomme « art contemporain » serait à la fois le déclencheur, le fruit et le symptôme de cette crise générale de l’art. Crise du Beau mais aussi et surtout crise du Sens et de l’œuvre ; retour démesuré de la subjectivité et de ce que l’on appelle naïvement « liberté » ; course frénétique à l’innovation artistique ; règne de l’éphémère, du contingent mais aussi de la provocation ; valorisation et mobilisation éventées, insipide, inconsistante et souvent insignifiante du « concept » ; voilà quelques unes des déclinaisons de cette crise de l’art.

Afin d’envisager les formes et les développements futurs du travail et des manifestations artistiques, nous avons choisi de privilégier deux perspectives complémentaires d’approche : d’une part nous souhaitons nous intéresser à ce qui, en et par ce travail et ces manifestations, sera mobilisé ; d’autre part nous désirons appréhender la nature et l’orientation de leur extension et de leur influence. Commençons immédiatement par la seconde de ces perspectives. Celle-ci concerne principalement le domaine de réception des œuvres. Le dernier tiers du XXe siècle fut incontestablement lié à un mouvement de démocratisation de l’art, tant du point de vue de sa pratique, les personnes qui s’adonnent aux arts plastiques étant en effet de plus en plus nombreuses, que de celui de sa diffusion publique, ce phénomène étant favorisé par l’intervention des institutions culturelles, par l’influence des industries culturelles, par le rôle croissant des médias et par le développement des techniques. Cette phase est celle que l’on peut qualifier de « mondialisation de l’art », phase toujours en cours dans et par laquelle vont se côtoyer, et parfois s’interpénétrer ─ souvent avec la plus grande confusion, d’une part, les œuvres classiques et les œuvres modernes, et, d’autre part, les multiples expressions artistiques d’une contemporanéité vivant dans l’acceptation et la jouissance des figures du présent ou, au contraire, cherchant à tous prix à y échapper. Le monde en sa globalité, petit à petit, aura alors contact avec l’art, avec les œuvres d’art ou leur reproduction. A partir d’un tel constat, nous pouvons affirmer, sans juger, que la sensation, le plaisir et les affects continueront de dominer la nature des rapports qui seront entretenus avec les productions artistiques, l’une et l’autre modalités générant, selon une tendance et un glissement avérés et incontournables, la spectacularisation et la consommation agnostiques et agonistiques de l’art. Ce phénomène ira en s’intensifiant au fur et à mesure de l’évolution de la crise de l’art et de l’accroissement de l’entropie esthétique.

Les œuvres, les démarches et les performances artistiques vont continuer d’être mobilisées et importées dans l’univers dominant et débridé des images, elles vont faire partie intégrante, sans l’avoir véritablement désiré, du spectacle qui fascine et hypnotise les consciences et, finalement, devenir accessibles au même titre que n’importe quel objet de consommation, à condition bien entendu d’en avoir les moyens. Le règne de l’œuvre-décor, de l’œuvre-faire valoir, de l’œuvre-investissement est arrivé.

D’un autre côté, sur un plan cette fois-ci plus positif, par corrosive provocation, par élan dionysiaque, par réaction contre l’aliénation sociopolitique et(ou) par désir de trouver de nouveaux lieux et de nouvelles formules, certains artistes vont avoir tendance à sortir de plus en plus des lieux habituels de visibilité sociale de l’art (galeries, ateliers, salles de spectacle, espaces institutionnels) pour aller à la rencontre, une rencontre vive, du public et des individus mais aussi pour investir de manière plus directe l’espace et les rythmes de la ville et de la campagne, et ce en accomplissant publiquement un travail artistique, en exposant et en présentant aux yeux de tous, dans et sur des sites imprévus et inhabituels, des formes, des mouvements et des rythmes. Derrière ces gestes il y a, toujours active, la tentation puissante de réconcilier l’art et la vie, la représentation et le vécu. Le lieu et le statut de cet art seront à n’en point douter encore plus difficiles à circonscrire. Qu’il s’agisse d’une démarche militante, d’un désir d’interpeller la conscience d’autrui dans sa quotidienneté ou de vivre une expérience personnelle féconde, une part de ces actions demeurera illégale et se heurtera aux différentes interdictions émanant du droit privé et du droit public.

La crise, néanmoins, sera toujours actuelle, intensifiée même par la multiplication indéfinie des manifestations recevant le nom d’art. Cette démultiplication jouera par contre le rôle d’un voile pour les consciences naïves ou bercées d’illusions. Toutefois, en parallèle de cette situation, de plus en plus d’individus et d’artistes vont faire retour sur cette notion d’art, interroger son lieu essentiel d’origine et découvrir que le principe et le processus qu’elle désigne, par son exigence de globalité, avant de s’extérioriser dans une mise en forme objective, doit être éprouvé et mis en œuvre dans le théâtre de l’intériorité. Dès lors, cet art inédit et toujours à venir sera source à la fois et simultanément d’intégrité et d’intensité intérieures mais aussi d’expressions artistiques vivantes, éclairantes, bouleversantes témoignant d’une réelle vision-vécue. Il faudra certainement plus d’une génération pour voir l’esthétique enfin réunie, dans et par un être, dans et par une œuvre, avec l’éthique, qui, dans ce cas, n’aura plus rien à voir avec une quelconque morale.

Pour ce qui est de la nature, de la forme et de la mise en œuvre des éléments qui seront mobilisés par cet art encore en gestation, tout dépend du domaine de réalité que nous considérons. Si nous prenons en compte plus particulièrement les artistes eux-mêmes, nous pensons que pour une bonne part d’entre eux l’imaginaire, l’affect et l’intellect formel resteront les seuls éléments mis en jeu. Leur désir restera conditionné et déterminé par une image ou un concept d’origine intramondaine, c’est-à-dire une représentation psychosociale et objectiviste du réel et de l’être. L’art restera descriptif ou pédagogique.

Quant au processus artistique, il ne deviendra réellement nouveau, sortant ainsi peut-être progressivement de sa crise, qu’à partir du moment où, en sus des éléments classiques déjà évoqués, chacun des prétendus individus-artistes fera appel à sa faculté de connaissance, non pas spéculative mais opérative, non pas abstractive mais constitutive, non pas statique mais génétique. Associé à cette dimension gnostique en des noces alchimiques, le désir se redécouvrira source et dynamisme en devenir, véritable enjeu et non plus seulement prétexte à divers jeux désintégrants. Nous l’avons déjà dit, il faudra encore beaucoup de temps pour que l’art devienne plus qu’une simple production d’œuvres et d’expressions artistiques, et pour qu’œuvrer soit compris et vécu comme l’édification d’une conduite dont les œuvres seront un prolongement et un témoignage.

C’est la même chose en ce qui concerne les spectateurs de l’art. Ceux-ci demeureront avant tout des consommateurs de plaisirs, d’émotions et de sensations faciles, aisément et confortablement consommables. Les mécanismes inhérents à la conscience plongée dans le flot des images et des signes empêcheront encore longtemps l’émergence d’une disponibilité ouverte à l’essentiel contenu dans l’art. Si le public restera lié à l’affect et au sensible, la plupart des théoriciens et des critiques d’art useront encore, de leur côté, d’une rationalité professorale et analytique incapable d’initier un travail d’intensification du désir. Les institutions, soumises au pragmatisme, aux modes et aux structures sociopolitiques, pour ne pas dire aux intérêts économiques, ne mobiliseront des moyens financiers que pour soutenir les initiatives respectant les cadres, les alliances, les usages et les intérêts d’un monde agnostique et inerte, agonisant de plus en plus devant l’absence de nouvelles visions fondatrices mais demeurant néanmoins terriblement conservateur.

Pour les autres initiatives, profondément alternatives, sincèrement et conséquemment engagées, intègres et intégrales, conscientes et lucides, gnostiques et érotiques, elles devront comprendre le présent comme transition, interroger le devenir, recueillir ce qui a lieu et se présente, passer par de nouveaux réseaux, mobiliser des volontés et des aides anonymes et constituer des solidarités planétaires partageant le même souci de radicalité. Un phénomène déjà en marche aura tout de même l’aspect d’une nouveauté dans le prochain siècle, celui qui provoquera la mobilisation des différents arts (l’image, animée ou non, la musique, le texte, la danse, le chant, l’architecture,…) au sein d’une même manifestation « artistique », incarnant ainsi, avec plus ou moins de réussite, l’idéal, toujours à reprendre, de « l’œuvre d’art totale » présent et expérimenté à la fin du XIXe siècle. Une forme proche de cette démarche, déjà présente à l’heure actuelle mais qui va rapidement s’étendre, est représentée par l’art multimédia, art rendu possible par les performances de l’informatique. Mais il faut bien reconnaître que les possibilités qu’offre l’usage artistique de cette technologie sont encore relativement peu mises en œuvre et surtout que sa mobilisation dans le cadre des enjeux que nous avons soulevés demeure encore peu visible. Mais la voie est ouverte…

Eric Coulon.

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Au moins, l’art figuratif reste une valeur sure !!!

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