Une journée ensoleillée à Veules-les-roses, juin 2017

Je vous fais partager, par cette nouvelle publication, une magnifique journée ensoleillée. Le rendez-vous était pris pour ma 3ème rencontre normande organisée par Christian Colin, après Saint-Valéry-en-Caux et Etretat, cette fois-ci à Veules-les-Roses, située sur la Côte d’Albâtre, en Seine Maritime. La Veules, le plus petit fleuve de France, long de 1 km 15 a donné son nom à la commune.

Notre premier arrêt s’est situé à l’embouchure de la Veule, espace idéalement aménagé et lieu de promenade, tout naturellement choisi par Christian Colin pour entamer notre journée.

Samedi 17 mai 2017

Avant d’ajouter l’aquarelle, je « prépare le terrain » si j’ose dire par le dessin au trait, à l’encre sépia, comme vous pouvez le découvrir ci-dessous.

Samedi 17 mai 2017

Voici le premier rendu de la journée, l’embouchure du fleuve (de la taille d’une rivière) sur la Manche et de la promenade aménagée le long de la plage.

Samedi 17 mai 2017

Ces journées artistiques ne se résument pas seulement à dessiner et peindre des sujets statiques, mais consistent aussi à dessiner « sur le vif », et de préférence un sujet continuellement en mouvement comme Louna, la chienne de Christian et Fabienne. Le chien peut être un sujet récurrent pour ce genre d’exercice comme ce fut le cas pour mon séjour en Provence avec Alain marc en 2016 et particulièrement dans les Alpilles.

Samedi 17 juin 2017

La pause pique-nique aura été l’occasion d’un nouveau sujet pour moi. Ici un travail à l’encre sépia diluable et relevé en aquarelle entouré de bâtiment tracés au stylo bille.

Samedi 17 juin 2017

Remonter le fleuve en amont m’a permis de découvrir les magnifiques propriétés qui apportent un cachet certain au village.

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

Deuxième arrêt à proximité d’un moulin sur la Veules …

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

… puis un troisième arrêt sur un pont et Christian (de dos au tee-shirt rouge) nous a fait la démonstration de ce qu’il appelle une « aquarelle minute », en fait réaliser rapidement un rendu, à priori sans dessiner auparavant, Pour ma part, et vu la qualité de mon papier, pas spécialement adapté à l’aquarelle, j’ai préféré tracer d’abord ce que je voyais au stylo bille avant d’ajouter la couleur.

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

Sur les collines de Veules les Roses se dressent aussi de magnifiques demeures dans un environnement arboré, agrémentées de la fleur qui a donné le nom au village, dans toute sa splendeur en cette saison.

Samedi 17 juin 2017

Et c’est sur cette aquarelle d’une roue à aubes d’un des autres moulins sur le fleuve, peinte au quatrième et dernier arrêt, complétée par une photos prise en hauteur du village que j’achève le récit de cette très agréable journée pratiquement estivale.

Samedi 17 juin 2017

Samedi 17 juin 2017

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

Retrouvez le site de Christian Colin sur ce lien.

Randonnées graphiques à l’Ile Maurice en août 2013

Après vous avoir présenté en introduction, mon récit de carnet de voyage à l’Ile Maurice en août 2013 dans un précédent billet, j’entre dans le vif du sujet par l’invitation au voyage en vous présentant mes 1ères aquarelles rehaussées à la plume d’abord des terminaux de Roissy Charles de Gaulle et Francfort, la voie aérienne que j’ai choisie pour me rendre à l’autre bout du monde. Les longues attentes, revers de la médaille pour des coûts de transport moins élevés, m’ont permis de sortir mes godets et mes pinceaux.

Sur l’aquarelle ci dessous en haut à gauche, le terminal circulaire de l’aérogare 1 (Roissy) en finition « béton gris brut », conçu par Paul Andreu en 1967 est classé au « patrimoine du XXe siècle ». Les 3 autres travaux représentent les nombreux avions de la compagnie allemande Lufthansa sur Francfort. En bas à droite, notre avion pour L’Ile Maurice.

After having presented to you in a previous post, in august 2013, an introduction to my account of the trip to Mauritius, I now enter in the very heart of the subject by presenting to you my watercolours enhanced first with pen of the Roissy Charles De Gaulle and Frankfurt terminals, the way which I have chosen to go to the other side of the world. The long waitings, downside for lower transportation costs, allowed me to get out my paintbrushes and pots.

On the watercolour below at the top left hand corner, is the circular airport terminal 1 (Roissy) with its raw gray concrete finishion, designed by Paul Andreu in 1967, is classified as « heritage of the twentieth centurry ». The 3 other works represent the many planes of the german airline Lufthansa in Frankfurt. In the bottom on the right, stands our plane to Mauritius.></span

Les aéroports du départ

Durant les 11 heures de trajet, le sommeil ne s’invitant que par intermittence, j’ai donc pris l’initiative de croquer l’intérieur de l’Airbus A 320, inspiré aussi par ce que j’ai vu ce que faisaient les autres carnettistes voyageurs, comme Nicolas Kern, une de mes rencontres dans le cadre des sorties « Urbans sketchers », ou Delphine Priollaud-Stoclet (dans un se ses billets sur son voyage à New-York, par exemple), ou encore l’aquarelliste Sonia Privat (dans son excellent ouvrage « Les fées de Zanzibar »).

Certains me feront remarquer que je me réfère beaucoup aux autres dans mes articles et « que je cite souvent mes maîtres » alors que je devrais d’avantage me recentrer sur moi même. J’ai tout simplement le soucis de leur envoyer « un appel de phares » dans la mesure ou leur travail m’inspire et me donne une direction pour progresser. De plus, certains d’entre eux font plus que d’animer des stages, ils nous font partager des moments d’amitié et de convivialité uniques, je pense particulièrement à l’aquarelliste Alain Marc, auteur, par ailleurs d’ouvrages sur son pays, l’Aveyron, et je pense en particulier à « L’Aven aux Merveilles » présentant des travaux qu’il a réalisé en accompagnant une équipe de spéléologues dans l’Aven Noir.

During the 11 hour’s trip, and sleeping very little, I decided to paint the interior of the Airbus A 320, also inspired by what have made the others sketchbookers like Nicholas Kern, one of my encounters in the case of my outings « Urban sketchers », or Delphine Priollaud-Stoclet (in one of her notes on her trip to New-York, for example), or the watercolourist Sonia Privat (in her excellent book « Les fées de Zanzibar »).

Some point out that I am refering a lot to others in my articles and that « I often quote my masters » whilst I should refocus more on myself. I simply want to catch their attention, insofar that their work inspires me and allows me to go forward. In addition, some of them do more than giving trainings. They allow us to share some moments of friendship and conviviality, particulary the watercolourist Alain Marc, author of many books about his country, The Aveyron, and I specially refer mysellf to « L ‘Aven aux merveilles » which he has written by accompanying a team of cavers in « L’Aven Noir ».

Nuit à bord

Pour « en revenir à nos moutons », dès mon arrivée sur l’Ile, le charme à tout de suite opéré et, oubliant la fatigue, je me suis mis au travail assez rapidement. Ci dessous, 2 vues de la capitale, à gauche, des architectures coloniales près de l’hippodrome du Champs de Mars, à droite, le massif qui délimite Port-Louis avec la Montagne-Pouce.

Coming back to our subject, as soon a I arrived on the island, the charm immediately operated and forgetting my tiredress, I got to to work quite quickly. Below, there are two views of the capital ; on the left some colonial architectures near the « Champs de Mars » racecourse, and on the right, the mountain mass witch delimitates Port-Louis with the « Pouce Mountain ».

La Montagne du Doigt

Résidant à Port-Louis, j’ai eu tout à loisir de déambuler dans ses rues et repérer des petites bâtisses de bois et aux toits de tôles abritant des épiceries ou autres activités comme un magasin de reprographie, par exemple. Ces architectures côtoient les hauts buildings essentiellement de bureaux de la « City » ce qui me fait douter de leur pérennité à plus ou moins long terme, ne serait ce que par leur entretien. Fort heureusement, on en retrouve partout dans le pays et à des endroits ou elles restent et resteront moins exposées aux exigences économiques.

Living in Port-Louis, I had all the leisure to stroll through its streets and to locate some small wooden buildings with iron sheet roofs which hide groceries and other activities such as a copy shop, for example. These architectures that are next to some tall buildings, specially offices of the city, which make me doubt about their longetivity in the longer term, especially their maintenance. Fortunately, we find them throughout the country and in places where they are and will remain less exposed to economic requirements.

Echoppes à Port-Louis

Ailleurs dans Port Louis, je me laisse aller à découvrir des varangues, habitat emblématique du pays, de dimensions plus ou moins importantes suivant le niveau de vie du propriétaire, et d’un entretien inégal pour les même raisons. Les cyclones récurrents ont malheureusement contribué à faire disparaitre un bon nombre de ces demeures en bois et les modèles standards de construction « en dur » imposés à la majorité des mauriciens souvent dénués de considération esthétiques ont fait le reste. Pour en revenir aux varangues, vous pouvez découvrir ici et là, souvent précédées par des grilles somptueuses.

Elsewhere in Port-Louis, I allow myself to discover some verandas, iconic country rooms, with more or less important dimensions, depending on the owner’s life level. Recurrent cyclones have unfortunately contribued to eradicate many of these wooden houses. The standard model constructions « concrete houses » which were imposed on the majority of mauritians, without esthetic considerations did the rest. You can find one of these verandas, often preceded by lavish gates.

Varangues à Port-Louis

Ci dessous une autre de ces architectures, située, celle-ci, à Curepipe, dans le centre de l’Ile Maurice, à mi chemin, à peu près, entre la capitale et les villes du sud du pays comme Mahébourg. Ici les voyageurs s’arrêtaient pour se restaurer, se reposer, fumer et donc contribuer à entretenir leur pipe. Les troupes napoléoniennes y avaient aussi installé une garnison et fumaient également la pipe.

La ville est située sur les hauts plateaux avec un climat doux, voire plus frais en période dite hivernale. Pour rappel, le pays se situant dans l’hémisphère Sud, donc avec des saisons inversées par rapports au nôtres, dans l’hémisphère Nord, autant il peut s’envisager au mois d’août de passer ses soirées en shirt et tee-shirt à Port Louis ou sur la côte Nord, autant il faut prévoir une petite laine sur les hauts plateaux (altitude 500 m).

Below,here is one of these architectures, situated in Curepipe (center of Mauritius), roughly half way between Port-Louis and the southern cities, like Mahebourg. Here, travellers stopped to eat, rest, smoke and thus help to maintain their pipe. Napoleon’s troops had also installed a garnison here and smoked pipe too.

The city is located in the Highlands with a mild climate, colder in « winter » (june/september). Note that the country, situated in the Southern hemisphere, has reversed seasons compared to the Northern hemisphere. So, in august, we may spend our evenings with shirts and tee-shirts in Port-Louis or on the north coast, but we may need a jumper on the Highlands (Alt 500m).

Varangue à Curepipe

Je vous fais découvrir maintenant une très belle propriété, restaurée dans la première décennie du XXIe siècle, le château de Labourdonnais, entouré d’un parc aux essences exotiques diverses et nombreuses, pas forcément originaires de l’ile, comme c’est le cas de ce que l’on trouve aux jardins botaniques de Pamplemousse ou de Curepipe. Comme tout bon site touristique qui se respecte, qui plus est vise le haut de gamme, se trouvent à côté de la bâtisse un restaurant, une boutique, et un espace dédié à la dégustation de rhum et de jus de fruits frais naturels issus du verger de la propriété (papaye, goyave, la pomme jacot, le sapotier, le jamalac et le prunier de cythère, pour ne citer qu’eux)

I will now show you a beautiful property, restored in the first decade of the 21st century « Le Château de Labourdonnais », surrounded by a park with various and numerous species, which are not necessarily originated from the island, as those which we can find at the « Botanic Garden of Pamplemousse » or « Botanic Garden of Curepipe ». Like any good tourist sites, which looks for a high-class model, lie a restaurant, a shop, and a space dedicated to the tasting of rhum and natural fresh fruits from the orchard of the property (papaya, guava, » jacot apple », the jamalac, » cythere plum », to name a few).

Labourdonnais by night

Le château de Labourdonnais reste un témoignage de l’art de vivre de la société privilégiée au XIXe siècle mais aussi avec son nombreux personnel sans lequel l’entretien et la tenue de la propriété n’aurait pas été ce qu’il a été. Rien que ce site mériterait de rester une journée ou deux pour faire de l’aquarelle. On rencontre aussi dans le par des tortues géantes d’Aldabra.

Sur le travail à la plume ci dessous à droite, une autre propriété au milieu d’une nature luxuriante, Eurêka. On le doit à l’un des anciens propriétaires qui a eu la bonne idée d’acheter les terrains environnants, de manière à nous éloigner d’espaces urbanisés ou en voie d’urbanisation. Ici, on est hors du temps. La propriété se visite, mais on peut aussi y déjeuner, ou boire simplement un verre accompagné de « mise en bouche », assis confortablement sur des fauteuil en osier (ci dessous, dessin à la plume et encre diluée). Une Portlouisienne, Rosemonde, qui m’accompagnait, m’a d’ailleurs fait la remarque suivante : « ici, on est dans une vraie maison ».

The « Château de Labourdonnais » remains a testament of the priviledged society’s lifestyle in the Nineteen Century, with its large staff without whom the servicing and maintainance of the property would not have been what it was. This site deserves to stay one or two days to paint watercolours. We can also find in the park some giant Aldrada tortoises.

The penwork below on the right, shows us another property in the middle of a luxuriant nature, « Eurêka ». This is due to one of the former owners who had the good idea to buy the surrounded lands, so as to be far from the urbanized area. Here, we are out of time. The property can be visited, and we may also have lunch or simply a drink accompanied by a cocktail snack whilst sitting comfortably on a wicker chair (below, a drawing in pen and diluted ink). Rosemonde, living in Port-Louis, who accompanied me, made me this remark : « here we are in a real house ».

Labourdonnais et Eurêka

La vie en varangue

J’aurai l’occasion d’évoquer de nouveau Eurêka et son jardin dans des prochains textes illustrés de nouvelles aquarelles, mais, en attendant, je terminerai ce billet par vous présenter les cascades, situées en contrebas du domaine. Elles ne sont pas totalement naturelles et l’homme les a un peu façonnées.

Le thème des cascades est picturalement très intéressant à traiter et je vous inviterai à découvrir en fin d’article une publication d’Alain Marc accompagnée d’une démonstration sur la façon d’en peindre une.

I will have the opportunity to discuss once more about « Eurêka » and its garden in the next illustrated texts with watercolours, but, meanwhile, I will end this post by introducing to you the waterfalls, located below the field. They are not completely natural and man has shaped them a little.

The theme of waterfalls is picturally very interesting to process, and I invite you to discover at the end of this article, Alain Marc’s publication, accompanied by a demonstration on how to paint one.

Les Cascades d’Eureka

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

That’s all for now.

Written by Nicholas Dürr, translation, Mike Andony.

Liens vers (links to) le château de Labourdonnais, une vidéo sur ses jardins, le domaine d’Eurêka, et une autre vidéo.

La publication et la démonstration d’Alain Marc (Alain Marc’s publication and watercolour show) : Du bonheur au Lison, la magie des sources.

L’article que m’a consaré le même Alain Marc fin 2013 (Alain Marc’s article end 2013) : Vous êtes à l’honneur , 4ème billet.

Un article d’Alain Marc sur l’Afrique / Alain Marc’s narration about Africa.

Introduction à l’Ile Maurice en images numériques, août 2013

Je vous propose à travers une série d’articles illustrés de mes travaux graphiques, une évasion dans l’Océan Indien, dans l’Archipel  des Mascareignes, à l’ile Maurice en particulier.

Contrairement à mon habitude, je ne m’y rend pas avec un groupe d’aquarellistes. C’est donc en solo que je vais peindre et, sans plus tarder, en guise d’introduction, pour vous mettre dans l’ambiance, les images numériques ci dessous vous donneront un aperçu de l’ile : les maisons coloniales, le bord de mer, les temples religieux, et les activités humaines en mer.

I invite you, through a series of illustrated articles of my graphic works, an escape in the Indian Ocean, in the Mascarene Archipelagos, particularly in Mauritius.

In oppostion to my habits, I do not go with a group of watercolourists. I will thus paint alone and, without delaying more, here are some images by way of introduction.To put you into the mood, the digital images below will give you an overview of the island: the colonial houses, the seaside, the religious temples, the activities of the fishermen and the presence of Yachtsmen.

Ci dessous, un exemple d’ambiances de bord de mer ou s’harmonisent l’architecture et la nature, propices au farniente toute l’année.

Below, you have an example of seaside atmosphere where architecture and nature harmonize, which is favorable to idleness all year around.

L’Ile Maurice, c’est aussi un arc en ciel de civilisations ou cohabitent plusieurs religions. Ci dessous, un temple indou richement décoré.

Mauritius is also a rainbow of civilizations where many religions coexist. Below you can find a richly decorated temple.

Et enfin, pour terminer cet article d’introduction, voici 2 activités qui se côtoient en mer, la pêche et la plaisance.

Finally, to end this introductory article, here are 2 activities which match at sea: fishing and boating.

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

That’s all for now.

Nicholas.

L’article que m’a consacré Alain Marc fin 2013 (Alain Marc’s article in 2013) : Vous êtes à l’honneur , 4ème billet.

Randonnées graphiques sur Venise en 2015 et 2016

Je vous invite à découvrir, mes travaux à partir d’un sujet inépuisable, Venise, à travers deux séjours en août 2015 et 2016 (dans le cadre d’un séjour avec « Arts et vie » en 2015, et dans le cadre de promenades aquarelliques , organisées par Christian Colin en 2016).

Pour commencer, deux approches de la ville, l’île-cimetière de San Michele, conçu essentiellement pour rassembler et centraliser à partir du XIXe siècle dans un lieu unique les dépouilles des défunt(e)s auparavant dispersés dans endroits plus petits ou incinérés.

Sur l’aquarelle du dessous, la » Pointe de la douane » , aujourd’hui un musée d’art situé en lieu et place des anciennes« douanes de mer ». Derrière, s’élève la Basilique Santa Maria della Salute. Sur cette pointe triangulaire le Grand Canal et le canal de la Giudecca, se rejoignent à l’extrémité du quartier du Dorsoduro.

Voici une autre vue rassemblant les basiliques de la Salute, de San Marco, le Palais des Doges, sans oublier le Campanile qui se dresse du haut de ses 98 mètres.

Ci-dessous, un panoramique de Venise que peuvent découvrir les touristes qui se rendent à Burano et autres îles de la lagune. Se détache le campanile, achevé en 1503 de l’église de la Madone du Verger.

Face à l’esplanade du Palais des Doges se dresse la Basilique San Giogio Maggiore datant du XVIe siècle. Abrite des toiles du Tintoret.

Autres édifices religieux , a gauche l’église orthodoxe  San Giorgio dei Greci, au campanile penché et aux fresques intérieures d’inspiration crétoise et San Sebastiano. intérieurement décorée par les œuvres de Paolo Caliari, plus connu sous le nom de Véronese. En 1553, Le Père Bernardo Torlioni, prêtre de l’église, lui confia la mission de réaliser les peintures de l’édifice.

L’intérieur de San Sebastiano reste relativement sobre, alors que le raffinement de celui de Santa Maria dei Miracoli inspire de nombreux vénitiens qui choisissent de venir s’y marier.

Comme quoi les certains édifices religieux ne sont pas seulement voués qu’au culte, les musiciens du groupe des « Interpreti veneziani » donnent des concerts de musique classique dans l’église de San Vidal tout au long de l’année. Mon séjour en 2015 avec « Arts et Vie » m’a donné l’occasion d’aller les écouter (et les peindre, par ce comme l’a souligné une des participantes, « l’Art ne s’arrête jamais »).

L’architecture à Venise, ce ne sont pas que les façades comme  sur la strada Nova, mais aussi les cheminées. On peut en apercevoir depuis le jardin de la Collection Guggenheim. Au fond, le dôme de la Salute.

Autres sujets inépuisables, les nombreux petits ponts surmontés d’escaliers caractérisent les ruelles de Venise.

Nous ne pouvions repartir non plus sans avoir envisagé de peindre ce qui en représente l’un de ses symboles. Christian nous a donc emmené sur une « autoroute à gondoles » pour des exécutions « sur le vif ». J’ai donc choisi de rassembler dans une composition unique celles qui se présentaient à moi.

Presque toutes les façades dans la ville mériteraient que l’on s’y arrêt pour les peindre, comme dans le quartier du Castello ou la suivante dans le quartier du Dorsoduro.

Le campanile visible depuis la place Saint Thomas est celui de la Basilique Santa Maria dei Frari, qui abrite de nombreuses œuvres du Titien. Non loin de là, sur le Grand Canal, le Palazzio Mocenigo de style patricien qui abrite le musée du costume.

Voici trois aquarelles du Grand Canal. En bas à gauche, les édifices abritant la Collection Peggy Guggenheim, musée d’Art Contemporain et les dômes de la Basilique de la Salute en arrière plan.

En bas, à droite, une vue depuis le Pont du Rialto, sur la Ca Foscari, au fond, aujourd’hui une université.

Le Pont de l’Académie construit en une trentaine de jours, a remplacé en urgence un autre ouvrage en 1933. Il devait être provisoire mais existe toujours en 2016. seules, certaines ossatures en bois ont été remplacées par des ossatures métalliques sensées mieux résister à l’usure du temps. Il fait partie des trois autre ponts venus compléter le seul Pont du Rialto qui reliait les deux rives du Grand Canal jusqu’au XIXe siècle.

A droite, le très élégant Palais Cavalli Franchetti datant du XVe siècle, rénové au XIXe, il abrite le siège de l’Institut Vénitien des Sciences, Arts et Lettres, depuis 1999 et des salles d’expositions temporaires.

Je ne terminerai pas mon récit sans le monument emblématique de Venise, la Basilique Saint Marc. Première construction en 828, puis reconstruction en 976 suite à un incendie, elle a connue de nombreuses transformations à partir du XIe siècle. Des ajouts gothiques au XIIIe siècle et des coupoles ont complété l’édifice. L’influence byzantine sur ce monument est incontestable

C’est tout, … pour le moment.

Nicolas.

Retrouvez le site de Christian Colin sur ce lien, et son compte rendu du séjour ici. Pour en savoir plus sur les récits de ses sorties à la journée, dont celle-ci et bien plus encore, je vous invite à vous inscrire à ses newsletters.

Sur cet autre lien, un article de mon ami Alain Marc rendant hommage à son père et sur lequel est représenté Saint Marc.

Toujours au sujet des aquarelles de Jean Marc, en voici une, toujours sur le même monument en cliquant ici.

Un article intéressant sur Venise publié sur le blog des Urban sketchers, avec une mention particulière pour les aquarelles d’Alex Hillkurtz.

Le site « Arts et vie« .

Randonnées graphiques estivales dans le Haut-Doubs, 2012

Agrémenté par un séjour dans la maison d’hôtes « Chez les Colin ».

Mon ami Alain Marc, animant régulièrement des rencontres aquarelliques chaque année dans le Haut-Doubs, en hiver, comme en été (je vous donnerai les liens en fin de récit), je vous présente donc cet article consacré à mes travaux estivaux lors d’une session en juillet et août 2012, complété par quelques aquarelles réalisées ultérieurement.

Pour commencer, voici la maison d’hôtes « Chez les Colin », aménagée dans une ancienne maison de douaniers, (ici le bâtiment à droite, ci-dessous, sur l’aquarelle du haut). Christiane nous y reçoit dans une chaleureuse maison, au sens propre comme au figuré, et nous prépare de mets délicieux, notamment à base d’herbes cueillies dans les environs. L’établissement avoisine une exploitation agricole traditionnelle.

Pour continuer sur le thème de l’architecture, voici une ferme comtoise traitée d’abord au crayon diluable sépia, puis en aquarelle. Elle est située au Gras, et se caractérise par l’équipement d’un tuyé, recevant tous les conduits des cheminées de la maison. La pièce sous le toit sert pour le fumage et le stockage de la salaison. Généralement, l’étable jouxtait la pièce d’habitation principale de manière obtenir un chauffage naturel grâce aux bêtes, source d’énergie naturelle précieuse pendant des hivers plutôt très rudes.

Autres exemple d’architectures typiques du département, ici à Grand-Combe-Chateleu. A gauche, la ferme, de madame Cupillard, en activité, et à droite, celle de monsieur Marquet, devenue un musée (en données 2012). Un des nombreux endroits que nous fait partager Alain Marc grâce à son travail de repérage en amont.

Autre sujet incontournable de peinture dans le secteur, voici un troupeau de vaches pâturant paisiblement sur le pré d’en face au moment où nous traitions les fermes.

Ci-dessous, le village de Malpas, au sud de Pontarlier, qui mérite que l’on s’y arrête pour  le clocher de son église.

L’édifice du XIIIe siècle, a été remanié plusieurs fois, comme en témoigne le style du porche, postérieur à l’Art Roman. L’église est agrémentée d’un clocher aux tuiles vernissées turquoise, bleues et jaunes.

Les motifs géométriques des tuiles vernissées rappellent ceux de la Bourgogne voisine.

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Les clochers ne sont tous du même type que celui de Malpas. Certains sont coiffés de tuiles monochromes, comme celui de cette aquarelle ci-dessous, peintre d’après un travail d’Alain Marc (près des Gorges du Doubs).

Voici le château de Joux dont l’origine remonte à 1039. Édifié à l’entrée de ce que l’on appelle la Cluse de Pontarlier, ce monument proche de la frontière suisse a connu de nombreux remaniements au cours des siècles, dont celles de Vauban, soucieux de renforcer les frontières du royaume. Il a servi de prison et quelques personnages célèbres y ont été enfermés, comme Mirabeau ou Toussaint Louverture.

Viennent ensuite vues emblématiques des environs de Pontarlier.

Tout d’abord un superbe panoramique depuis le Mont Chateleu d’où l’on aperçoit, par temps clair, les Alpes Bernoises et surtout le Mont-Blanc situé à 130 km à vol d’oiseau. Puis, le Lac de Saint-Point qui s’étend sur 5,600 km² environ

Je termine ce récit par une autre vue de ce lac qui s’étend sur 7,2 km de long et sur 0,8 km de large. Un tramway desservait les villages aux alentours jusqu’en 1950.

Il est propice aux diverses activités nautiques l’été comme la voile, la planche à voile ou le Kitesurf, et sert de patinoire l’hiver.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas

Un article complété d’une vidéo d’Alain Marc sur les session d’été sur ce lien, et un livre virtuel complet ici.

La maison d’hôtes de Christiane : « Chez les Colin »

Randonnée graphique à la ménagerie du Jardin des Plantes en juin 2012

Sur cet article, je vais vous présenter des travaux réalisés sur 1 sorties au Jardin des Plantes, dans le 5e arrondissement de Paris, au thème essentiellement animalier, organisée par Cécile Alma-Filliette, qui s’est déroulée dans la Ménagerie en juin 2012.

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Avant de retrouver le groupe, je me suis posté pour aquareller le bâtiment principal dans son écrin de verdure, la vue m’ayant inspiré.

Le groupe retrouvé, et avant d’aller dessiner et peindre les animaux, nous avons marqué un 1er arrêt sur une allée bordée essentiellement de tulipes, cultivées dans des espaces parallélépipèdes et protégées par des grilles. Ces endroits sont aussi très appropriés pour les insectes, les abeilles en particulier (ruches présentes).

Cette Ménagerie a été créée à la fin du XVIIIe siècle à l’initiative de Bernardin de Saint-Pierre, professeur de zoologie et le parc animalier s’est considérablement enrichi, tout d’abord par l’arrivée d’espèce provenant des ménageries royales, puis par des provenances foraines ou privées. Au passage, bien que l’environnement pour les « pensionnaires » soient loin d’être idéales, voire même tombent en désuétude par rapport à ce qui se fait aujourd’hui en 2012, et même de mieux en mieux, comme par, exemple le zoo de Vincennes, restauré en 2014, les animaux avaient la garantie d’un meilleur traitement ici que dans des foires. D’ailleurs, les architectures datant du XIXe et XXe siècles, comme la Rotonde, ci dessous, ou la volière, plus loin, témoignent d’un soucis de leur apporter un espace se rapprochant, si j’ose dire, de celui de leur cadre d’origine, même si rien n’égalera jamais, bien entendu, leur environnement naturel.

Peindre des singes demande un exercice de mémoire dans la mesure ou ceux-ci restent rarement en position statique, au contraire des vigognes, des yacks et des oryx de Barbarie.

Après une matinée réservée aux mammifères, l’après-midi aura été consacré aux volatiles, nandous et autres flamants roses …

… sans oublier la volière, bâtiment à l’intéressante architecture, construite au XIXe siècle, dans le but d’améliorer et surtout d’adapter le « confort » des « pensionnaires ».

Nous avons terminé cette passionnante journée ponctuée de démonstrations picturales de Cécile Alma-Filliette nous faisant découvrir de nouvelles techniques, par des silhouettes des visiteurs de la Ménagerie, nombreux en ce samedi de juin.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

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Pour découvrir Cécile Alma-Filliette et son travail, je vous invite à cliquer sur les deux liens suivant : Atelier métaforme et Les Carnettistes tribulants.

Un article d’Alain Marc sur un de ses lointains voyages, cette fois ci au Tibet, avec des Yacks en liberté (dans la haute vallée de Bala), c’est ici.

Une agréable journée de début d’été en aquarelles à Etretat en juin 2016

Par une belle journée ensoleillée du dernier samedi de juin 2016, sur l’initiative d’une journée organisée par l’aquarelliste normand Christian Colin,  entouré de trois fidèles « condisciples », de son épouse et de sa jeune chienne, nous nous sommes retrouvés dans cette magnifique station balnéaire d’Etretat.

Les thèmes du jour, quelques architectures et les fameuses falaises.

Ci-dessous, à gauche, le Manoir de la Salamandre et à droite,  » Le Clos Lupin, Maison de Maurice Leblanc « , ouvert au public en 1999, et propriété de la petite-fille de l’écrivain qui a acheté cette demeure normande en 1918. A l’intérieur, on retrouve toute une ambiance autour de son plus célèbre héro, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur.

samedi 26 juin 2016

Le Manoir de la Salamandre, bâtiment situé à l’origine à Lisieux et « transféré » à Etretat au XIXe siècle, abrite un hôtel et un restaurant. Sa dénomination se réfère d’ailleurs à un autre lieu situé sur la commune. Un individu fortuné a fait démonter l’ensemble pierre par pierre et poutre par poutre pour l’ « emporter » à Etretat, citée balnéaire très prisée non seulement par les parisiens (4h de trajet en train à l’origine pour venir ici depuis la capitale), mais aussi des anglais, des peintres et des écrivains venus trouver ici leur inspiration.

Cet ensemble architectural harmonieux qui nous laisse penser qu’il a toujours été là, fait pratiquement face à une sympathique petite place arborée et au marché couvert, construit en 1926 dans le même esprit et surmonté d’un élégant petit clocher.

samedi 26 juin 2016

samedi 26 juin 2016

Notre séance sur la place du marché couvert nous a donné l’occasion de traiter un sujet inattendu, dans la mesure où un orchestre s’est installé pour se produire et jouer quelques morceaux célèbres en version instrumentale comme « Isn’t she love !? », par exemple.

samedi 26 juin 2016

Direction maintenant le bord de mer avec ses célèbres falaises, maintes fois immortalisées par de grands peintres. Delacroix, Courbet, Boudin, Monet, Matisse, Dufy, pour ne citer qu’eux, sont venus ici. Même Victor Hugo s’y est essayé au dessin.

samedi 26 juin 2016

La promenade du bord de mer nous offre des vues exceptionnelles sur les deux falaises. Sur l’une d’elles se dresse, à 84 m d’altitude, Notre-Dame-de-La-Garde, depuis 1856 dédiée aux pécheurs. Avant de devenir un lieux dédié à l’agrément  pour individus fortunés, la pêche était le principale activité du village et elle perdure de nos jours. Sur la jetée cohabitent des embarcations dédiées à cette activité et celles destinées aux loisirs (écoles de voile etc…).

samedi 26 juin 2016

samedi 26 juin 2016

Après avoir pris congés de Christian Colin et de ses condisciples qui rentraient sur Caen, je me suis permis de monter sur la falaise de la chapelle pour peindre cette vue de fin d’après-midi.

C’est donc sur cette dernière aquarelle que je termine le récit de cette très agréable journée, dans un endroit fréquentés par des touristes de nombreuses nationalités, comme des japonaises qui sont venues converser avec nous, ou des anglais. Je dois reconnaître qu’entendre parler anglais avait une « consonance » toute particulière, dans la mesure ou les britanniques avaient choisi le « saut dans l’inconnu » par leur vote du week-end précédent. Qu’en sera t’il de leur avenir !!!??? L’Histoire nous le dira.

samedi 26 juin 2016

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

Retrouvez le site de Christian Colin sur ce lien, et pour en savoir plus sur les récits de ses sorties à la journée, dont celle-ci et bien plus encore, je vous invite à vous inscrire à ses newsletters.

Une excellente maison d’hôtes à Etretat, équipée d’une pièce pouvant faire office d’atelier (en données 2016) : « Les Tilleuls 1738 ».
Un restaurant que j’ai apprécié avec une patronne accueillante (en données 2016) : « Le Bicorne ».

Randonnées graphiques en Provence au printemps 2016

C’est de nouveau en Provence que j’ai retrouvé le carnettiste-aquarelliste-peintre-voyageur Alain Marc, entouré d’un groupe sympathique pour une semaine à cheval sur mai et juin 2016 passée à peindre sur des site exceptionnels repérés par le maître.

Pour commencer, deux croquis aquarellés et une image numérique du site du « Domaine de Petite », près de Salon de Provence, notre lieu d’hébergement, une bâtisse imposante dans un parc arboré, idéal pour venir s’y ressourcer, assister à des séminaires, venir en vacances, tout simplement se reposer ou … suivre des stages d’aquarelle.

Lundi 30 mai 2016

L’après midi du premier jour, Alain nous a emmené sur un de ses lieux de prédilection, la chapelle St Symphorien, près du hameau de Cazan, non loin de laquelle se dresse un viaduc de la ligne TGV Paris Marseille.

Bâtie dès le 12e siècle, elle a connu de nombreux remaniements et agrandissements, lieu de pèlerinage oblige. St Symphorien, déclaré martyr par l’Église Catholique, était non seulement invoqué comme le protecteur des malades et des infirmes, mais aussi, en Provence, le protecteur des noyades des crues du Rhône et de la Durance pendant les crues.

Lundi 30 mai 2016

Lundi 30 mai 2016

Non loin de là se dresse du Temple de Diane et la chapelle st Cézaire (aquarelle ci-dessous à droite), site sur lequel nous nous sommes rendus le troisième jour. Sur le territoire de la « Provence éternelle » comme nous la décrit si bien Alain, se dresse de nombreux ouvrages de l’Antiquité comme le Pont Flavien de St Chamas, sujet de la matinée du deuxième jour, sur laquelle passait la voie Romaine démarrant de Marseille pour rejoindre la Via Domitia en Arles.

Le Temple de Diane, trouve son origine sans doute avec une divinité en rapport avec l’eau, en témoigne sa proximité à une source proche du site. Le bâtiment se situait très certainement dans une agglomération composée de bâtiments agricoles et de thermes. Le monument est de nos jours accolé au Domaine viticole de Château Bas . Au fil des époques, s’est ajoutée tout d’abord une église carolingienne, elle même remplacée par la chapelle St Cézaire, un exemple de l’architecture romane provençale.

mardi 31 mai 2016 et mercredi 1er juin 2016

Le pont se caractérise pas des sculptures des lions d’origine mais restaurées par Jean Chastel en 1763 sauf une qui a été remplacée. Les inscriptions latines situées sur les frises et les architraves des arches peuvent se traduire ainsi : « Claudius Donnius Flavus, fils de Claudius, flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par son testament de bâtir ce pont et ces arcs, sous la direction de C. Donnius Vena et de C. Attius Rufus ».

Il enjambe la Touloubre, petit fleuve de 59 km qui prend sa source du côté d’Aix en Provence pour se jeter dans l’étang de Berre.

Mardi 31 mai 2016

Tout de suite après avoir peint le pont Flavien, nous nous sommes éloignés, direction Berre l’Etang, pour nous rendre sur la « Petite Camargue », sur les bords duquel de nombreux flamants roses viennent s’y rassembler.

Mardi 31 mai 2016

Nous avons ensuite choisi comme halte de pique nique, un lavoir, datant du 18e siècle, qui était, à l’origine, réservé aux contagieux qui pouvaient venir y faire leur lessive à l’écart du village, autrement dit, suffisamment loin des autres habitants pour ne pas les contaminer . Dénommé lavoir des contagieux mais aussi lavoir du Polygone, de par la présence d’une poudrerie dans laquelle se situait un polygone réservé aux essais de poudre.

Mardi 31 mai 2016

Pour terminer la la journée, nous avons peint le port de St Chamas réputé pour la pêche à l’anguille.

Mardi 31 mai 2016

Voici le sujet de sortie du quatrième jour, les Alpilles puis les Baux de Provence, cadre idéal pour pique niquer au milieu de cyprès et d’oliviers. Nous y trouvons encore des lieux vierges de tout bâtis et de golf, mais pour combien de temps encore !!!??? Quand Yves Brayer y venait peindre les amandiers, par exemple, ses sujets étaient encore entourés d’oliviers et tout à chacun pouvait venir se promener. Au fil des années, petit à petit, certains arbres sont remplacés par des étendues de gazons et de nouvelles constructions conçue par et pour certaines élites, et c’est tout juste si le citoyen « lambda » peut aujourd’hui venir s’aventurer dans une nature magnifique, qui appartient en fait, à tout le monde. Demain, ne le pourra t’il sans doute plus, afin de ne pas perturber ceux qui pratiquent et pratiqueront encore plus l’ « entre-soi » (et qui savent faire comprendre à ceux qu’ils n’estiment pas « être des leurs » qu’il n’ont rien à faire là). Alain a voulu nous faire découvrir justement l’endroit ou l’artiste avait planté son chevalet pour peindre ce fameux amandier et c’est tout juste si nous ne nous sommes pas « fait jeter ». Cela, nous le devons à Alain qui a mis en avant le prétexte culturel (l’élite d’En Haut est quand même cultivée) pour justifier notre présence, ce qui nous a permis d’être tout juste tolérés.

Jeudi 2 juin 2016

Comme toute sortie artistique qui se respecte, nous sommes parfois confrontés au croquis en temps réel (et imprévu), autrement dit, devoir effectuer un rendu (très) rapide à partir d’un sujet en mouvement, ici, en l’occurrence, autour du chien . La présence d’un chenil à proximité et la sortie de leur pensionnaires dans le cadre de la ré éducation de ces animaux (à l’origine abandonnés) avant de les confier à de nouveaux maîtres, nous en a donné l’occasion.

Jeudi 2 juin 2016

Pour prendre de la hauteur, au sens propre comme au figuré, Alain nous a choisi un endroit offrant une vue panoramique sur les Baux de Provence. En grimpant un peu plus haut, s’offre à nous un splendide panorama à 360 degrés à partir duquel on aperçoit Avignon, le Ventoux, le Luberon, l’Etang de Berre et les raffineries de Fos sur Mer, la Camargue, le Pic Saint Loup, les Cévennes et la Vallée du Rhône. En résumé, comme beaucoup d’endroits en Provence, un petit coin de paradis sur Terre.

Jeudi 2 juin 2016

Autre site remarquable, dans lequel nous nous sommes rendus le cinquième jour, l’Oppidum du Castellar, situé dans la Vallée de la Durance, sur la commune de Cadenet. Outre un aperçu que nous offre ce promontoire sur le village, trois  panoramiques s’offrent à nous. Au Nord, le versant Sud du Luberon (aquarelle du haut ci dessous), à l’Est la Montagne Sainte Victoire si chère à Cezanne (aquarelle centrale ci-dessous) et à l’Ouest, les Alpilles.

Vendredi 3 juin 2016

Vendredi 3 juin 2016

De nombreux villages, comme Ansouis (ci dessous, aquarelle du haut) et Lourmarin (aquarelle du bas), sont traversés par la route des châteaux du Sud Luberon. Les châteaux de ces deux villages se visitent et j’ai eu l’occasion de revenir dans la région pour découvrir celui d’Ansouis.

Vendredi 3 juin 2016

Initialement une forteresse perchée sur un rocher, puis un château fort, agrandi au 17e siècle, le château d’Ansouis s’embellit et se transforme avec des jardins en terrasse. Des propriétaires se succèdent, les Escalis puis au 18e siècle les Villeuneuve, qui en feront une demeure de « facture » aixoise, en particulier avec ses décors de gypseries.

Vendredi 3 juin 2016

Pour terminer le récit de ce séjour inoubliable, voici deux monuments.  Ci-dessous à gauche, l’église de Vaugines, bordée par une allée de platanes majestueux, sur laquelle a été tourné une scène du film de Claude Berri, « Manon des sources ».

Ci dessous, à droite, en guise de « bonus » la chapelle du Domaine archéologique de Saint Blaise, site visité deux ans plus tôt et que ne vous invite à découvrir sur mes deux articles de 2014 sur la Provence, ici et .

Vendredi 3 juin 2016 et samedi 4 juin 2016

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

En guise de « cerise sur le gâteau », je vous invite à découvrir les articles de mon ami Alain Marc sur la Provence intitulés « La route des peintres de la lumière », 1ère partie et 2ème partie. et une démonstration vidéo.

Le site d’Alain Marc, c’est ici. Ces derniers articles, « Un petit bonjour de Provence », et « Un printemps en Provence ».

Une autre petite vidéo d’Alain Marc sur la Provence.

Le Canal du Midi : arrêt sur images du côté du pont Mange Pommes en juin 2015

Sur et aux alentours de l’ouvrage, notamment un tag sur un bâtiment avoisinant.

Lors d’un arrêt sur le site du pont Mange Pommes (ou du Madron), sur les bords du Canal du Midi, à l’Est de Toulouse, en aval de la Marina de Ramonville Sainte Agne (visible ici), j’ai pu observer quelques tags, les uns totalement inutiles et peu inspirés, s’apparentant plus à du vandalisme qu’à une démarche créatrice, et les autres, au contraire, qui offrent un intérêt artistique, selon moi, incontestable.

Voici donc, pour commencer, un tag qui n’a pas lieu d’être, de plus sur un support totalement injustifié, privant partiellement les cyclistes et les marcheurs des informations sur le parcours du Canal du Midi en Haute Garonne.

Pas plus que je trouve très heureux et très inspirés les tags sur le pont mange pommes en aval, sur les deux rives qui n’ont rien à faire sur un ouvrage qui se suffit par son esthétisme.

Cet ouvrage remarquable du XVIIe siècle et remanié au XIXe, allie harmonieusement la brique et la pierre. Il est appelé aussi pont du Ladron, très certainement en rapport avec une propriété ou un lieu-dit aux environs.

En revanche, tout à côté, sur un bâtiment qui faisait sans doute office d’abri pour engins agricoles, voici plusieurs créations, particulièrement intéressantes sur le pignon Ouest.

A noter que l’on retrouve souvent la représentation du Diable, ce que j’ai remarqué à d’autre endroits sur le canal ou ailleurs.

Les graphismes sont particulièrement bien réussis sur ce pignon au point que je décide de vous présenter non seulement une photo mais aussi une aquarelle

En revanche, ils sont moins intéressants sur cette partie du bâtiment, selon moi. Cependant, il est à parier que des graffeurs viendront très certainement couvrir ces tags qui commencent à s’effacer avec le temps.

Peut être certain(e)s ne seront pas d’accord avec l’avis que je vais donner mais force est de de reconnaître qu’une production régulière de ces graphisme permettent un entretien du bâtiment, partiel, certes, par ce qu’ici, il n’est pas question de toiture.

Pour terminer l’article, je signalerai que le site du pont ne se trouve pas très loin du Parc Technologique du Canal, lieu d’expression pour les tagueurs.

Se trouvent également dans les environs un terrain en creux et bosses ou viennent s’entraîner des vététistes et une entreprise de location de vélos (en données 2015).

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Un article d’une croqueuse toulousaine sur ce lieu.

A proximité

Sortie « randocroquis » sur Montpellier le 29 mai 2016

Sortie graphique dans le quartier de l’Ecusson, organisée par Bruno Mollière.

Je dédie cet article à Bruno Mollière, décédé le 20 septembre 2017, emporté par un cancer des poumons, qui, entre deux traitements, animait avec autant de vigueur les journées « randocroquis » qu’il organisait.

Par ce beau dimanche ensoleillé du 29 mai 2016, rendez-vous était pris place de la Comédie à Montpellier pour une journée randocroquis animée par Bruno Mollière.

Originalement datant du  XVIIIe,  c’est surtout par les constructions haussmanniennes du siècle suivant, témoignant de la prospérité de la bourgeoisie pinardière, que l’on connait la place de la Comédie sous sa forme actuelle (en données 2016). L’Opéra, construit en 1888 (ci-dessous en arrière plan) borde l’endroit sur sa partie Ouest. Devant celui-ci se dresse la fontaine des Trois Grâces entouré par un tracé au sol en forme d’œuf. A la fin du XXe siècle, la place est devenue piétonne et prolonge l’Esplanade Charles-de-Gaulle entièrement arborée. De nombreuses manifestations ont lieues tout au long de l’année comme cette course à pied organisée ce jour.

A proximité se trouve la superbe façade du Musée Fabre, très intéressante aussi à traiter.

Installé dans l’hôtel particulier de Massilian (XVIIIe siècle), le baron François-Xavier Fabre, avait souhaité faire don de ses collections à la ville au début du XIXe siècle à condition que celle-ci fussent exposées. Son ami, le maire de l’époque, le marquis de Dax d’Axat, amateur d’art comme lui a permis la création de ce Musée qui a ouvert ses portes en 1828.

Rénové et agrandi de 2003 à 2007, il est aujourd’hui, en 2016, l’un des plus importants musées en régions et reste très attractif par son esprit interactif.

Direction ensuite place St Côme pour nous attarder sur une façade avec une enseigne conservée grâce à ses qualités calligraphiques remarquables témoignant d’une activité commerçante très certainement révolue. La maison Justin Boch était autrefois une droguerie.
En voici une représentation graphique qui précèdes sa finalisation en aquarelle.

Direction la place de l’église St Roch par la rue St Côme qui nous offre un point de vue intéressant sur le dôme de la place éponyme.

Nous avons jeté notre dévolu l’après-midi sur une des plus sympathiques places du quartier de l’Ecusson, selon moi, la place de la Canourgue, apparemment le rendez vous des amoureux.

Agrémentée de micocouliers et de buis qui ajoute un volet végétal à l’esthétique architecturale des immeubles et des hôtels particuliers, la Fontaine des Licornes, aux motifs animaliers se référant aux armes de la famille de Castries complète cet ensemble harmonieux. L’hôtel particulier Richer de Belleval sur la gauche ce dessous,  date de la fin du XVIIe  siècle et début XVIIIe siècle. Il a abrité l’hôtel de ville de 1816 à 1975 puis une annexe du Palais de Justice. Il est prévu, dans le futur d’accueillir un hôtel de luxe « Relais et Châteaux » complété d’un restaurant gastronomique et d’une fondation d’art contemporain (en données 2016).

C’est par une aquarelle sur une vue du Pic St Loup et de l’évocation de la cathédrale St Pierre de Montpellier que je termine ce récit.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Le site de randocroquis, et pour tout savoir sur feu Bruno Mollière, son créateur qui publiait également des ouvrages sur le thème du dessin, croquis et aquarelles.

L’hommage rendu à bruno sur le site Urban sketchers France, c’est sur ce lien.

Son compte rendu sur les trois journées qu’il a organisé.

Un article intéressant sur les rues de Montpellier sur ce lien, et un aperçu plus général sur le site de Francis Lopez Pujante ici.

Un autre point de vue très intéressant sur Montpellier par une passionnée de sa ville, c’est sur le blog « dans le sillage d’Anne ».

Les plus belles places de Montpellier.

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