Les dégâts et les réparations sur le Canal du Midi du côté de Trèbes.

Mi octobre 2018, de fortes inondations ont endommagé le Canal du Midi du côté de Trèbes et le pont-canal de l’Orbiel a particulièrement « dégusté ». Cet ouvrage est un incontournable pour les promeneurs qui empruntent le canal en direction de Carcassonne, depuis Trèbes, nombreux en été.

Avant de poursuive, voilà à quoi il ressemblait avant la catastrophe (photos prises au printemps, et à l’automne).

Les crues ont endommagé, voire emporté ses garde-corps, mais l’essentiel des réparations seront effectuées avant la reprise de la saison touristique, mi mars 2019, et j’aurai sans doute l’occasion d’aller le constater lors de mes promenades au printemps et en été.

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur et photographe.

L’Occitanie est à l’honneur dans « Rémi sans famille », 2018

Pour bien commencer l’année 2019, voici cette publication sur l’Occitanie à l’honneur dans le film d’Antoine Blossier, sorti fin 2018, « Rémi sans famille« , tourné en mai 2017, d’après le roman d’Hector Malot, avec Daniel Auteuil dans le rôle de Vitalis, Maleaume Paquin dans celui de Rémi, Ludivine Sagnier dans celui de la mère adoptive du gamin et Virginie Ledoyen dans celui de sa mère naturelle sans oublier la prometteuse Albane Masson, Jonathan Zaccaï en personnage bourru et surtout, Jacques Perrin campant un Rémi agé, rassurant, protecteur et bienveillant (tout comme il l’est dans « Les choristes » d’ailleurs).

Une place particulière pour le Canal du Midi, sur le bief de La Planque en amont de l’écluse. C’est ici qu’ont été tournées les scènes de la péniche.

Il s’agit de « La Tourmente », transformée et rebaptisée pour la fiction « Le cygne ». Dans le livre, c’est aussi le nom de la chambre qu’occupe le petit Rémi quand il rencontre une famille d’aristocrates anglais en villégiature.

Je tiens à remercier Mado et Patrick, de la péniche d’hôte Kapadokya, amarrée près de l’écluse Méditerranée, sur le bief de partage, de m’avoir autorisé à publier une de leur photos, prise avant le tournage, en mai 2017.

Ci dessous, une de mes aquarelles représentant le personnage de Rémi sur cette embarcation, sous les applaudissements, après avoir effectué un tour de chant.

Ci-dessous, Rémi et Vitalis longent le canal, pour de nouvelles destinations.

Dans le livre, comme dans toutes les adaptations télévisuelles et cinématographiques, Maître Vitalis de son vrai nom Carlo Bazani était un ténor mondialement connu qui disparu après avoir subi une épreuve très difficile. Il a fait le choix de passer de lumière à l’oubli, des honneurs et de la richesse à la pauvreté et l’anonymat en s’imposant une pénitence. Dans le livre, c’est parce qu’il a perdu sa voix lors d’un concert. Dans le film, c’est pour des raison familiales et Daniel Auteuil, donne à son personnage un dimension très touchante quand il explique à son jeune protégé les raisons pour lesquelles il a choisi de devenir saltimbanque itinérant.

J’ai retrouvé un peu la trame des « Choristes » avec un Jacques Perrin campant un personnage au soir de sa vie, qui raconte son enfance d’orphelin et, tout comme dans « Les Chroristes », s’est trouvé un adulte référent qui l’a guidé dans sa jeunesse et lui permettre de devenir ce qu’il est devenu.

D’autres clins d’œil également au film « Titanic » et au tableau « l’Angélus » de Millet, quand Rémi chante les bras tendus sur un promontoire et capte l’attention d’un groupe de paysans sur un champ en contrebas.

Pour les personnages absents dans le film, le réalisateur, à mon avis, en a réuni deux dans un seul. Rémi récupère les talents musicaux de Mattia, compagnon saltimbanque dans le livre, et Lise remplace le personnage d’Arthur… avec son handicap. Manquent aussi Dolce et Zerbino pour les animaux de la troupe de Vitalis.

Retrouvez les lieux évoqués dans cet article dans la bande annonce ci-dessous.

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur.

Retrouvez sur ce lien un article « Tourmente fait son cinéma« .

Photographies nocturnes sur le bas-relief de Lucas à Toulouse

Dans la foulée de ces publications de ce mois de juillet 2018, et pour revenir au sujet du Canal du Midi, j’ai choisi de vous présenter des photos de nuit du bas-relief de Lucas, une oeuvre architecturale sur le bassin de l’Embouchure, aux Ponts-jumeaux à Toulouse.

Pour rappel, il s’agit d’une allégorie : tout à gauche se trouve le canal représenté par un homme barbu, à sa droite deux jeunes génies, équipés de pioches, construisent une écluse. Au centre, la province de Languedoc tient le gouvernail d’une barque frappée aux armes de la province. Par un geste de commandement, elle ordonne au canal de recevoir les eaux de la Garonne, l’autre personnage féminin de cette fresque. Celle-ci, tenant une corne d’abondance, encourage un génie laboureur à stimuler ses bœufs pour tracer un sillon en Lauragais. En arrière plan on distingue une voile de bateau et les toits de Toulouse.

De part et d’autre du bas-relief, débute (ou se termine, selon le sens choisi) le Canal du Midi, sur la photo ci-dessous à droite, qui serpente sur 240 km vers l’Etang de Thau, et le Canal de Brienne, sur la photo ci-dessous à gauche, qui parcoure presque 2 km et mène les embarcations à la Garonne en évitant la Chaussée du Bazacle. Jusqu’aux années 70, existait sur ce bassin, l’écluse de Garonne, en aval de ladite chaussée, commune au canaux cités ci-dessus et le canal éponyme au fleuve, créé bien après. Elle a disparue au profit d’une autoroute périphérique urbaine.

Je terminerai la publication par une vue en plongée sur le bas-relief.

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

En bonus, une de mes aquarelles nocturne sur le sujet.

Le Bassin de l’Embouchure, le bas-relief et les écluses du Canal du Midi sur Toulouse en photos et aquarelles

En données 2018, il existe 63 écluses en service sur le Canal du Midi, une écluse désaffectée, une ancienne écluse avec le quai et le bâtiment conservé. Une écluse  a disparue depuis la création du périphérique de Toulouse, et qui permettait au Bassin de l’Embouchure, commun aux canaux de Brienne, du Midi et de la Garonne, de communiquer avec le fleuve.

Le « sens de la marche » des écluses sur cette publication s’inscrit dans l’axe Atlantique-Méditerranée, donc, de Toulouse à Marseillan. J’ai choisi de vous présenter les écluses sur la ville de Toulouse.

Voici tout d’abord, l’emplacement de  l’ancienne écluse de Garonne, supprimée suite au travaux de construction de l’autoroute périphérique de Toulouse dans les années 70. Elle reliait le Bassin de l’Embouchure au fleuve.

Ci-dessous, l’écluse avant sa démolition en 1976, puis l’endroit ou elle commençait sur le Bassin de l’embouchure (2012).

                 

                   

Elle fait face aux Ponts Jumeaux et au bas-relief de Lucas, que j’ai représenté en aquarelles.

Vient ensuite la première écluse, l’écluse du Béarnais qui retient le bief éponyme sur une longueur de 0 km 951. C’est le 1er ouvrage du Canal du Midi, d’une altitude de 135 m, au km 1.044, à bassin simple (année de construction, 1669, remaniée en 1978), conçu sur le modèle des bajoyers droits, comme pour toutes les écluses sur la ville.

 Voici la 2e écluse du canal, l’écluse des Minimes, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), 1669, remaniée en 1978, située dans le quartier éponyme, dont la reconstruction a permis de mettre à niveau les 2 biefs suivants (Minimes, 1 km 260 et Matabiau, 0 km 405, soit 1 km 662). Elle s’élève à 139 m, au km 1.995.

L’ancienne 3ème écluse du canal, l’écluse Matabiau, a été rendu obsolète suite au travaux de nivellement. Le bâtiment date du 19ème Siècle.

L’écluse Bayard, face à la gare Matabiau, est le 3ème ouvrage à franchir dans le sens Atlantique-Méditerranée, à bassin simple (anciennement à bassins doubles), 1669, remaniée en 1978.

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C’est la dernière écluse sur la ville dans le sens Atlantique-Méditerranée, altitude 145 m que j’achève cette publication. Nous nous trouvons à 3 km 538 de la Garonne, et à  237 km 329 de l’Étang de Thau. L’ouvrage retient un bief long de 12 km 122. Il est à noter que le site autour de la gare va être modifié les prochaines années, et qu’un gratte-ciel appelé « Tour Occitanie » (architecte Daniel Libeskind) est projeté dans le quartier, face au canal. Si les délais des travaux est respecté, elle sera prête en 2022. Rendez-vous est pris donc pour une nouvelle publication et de nouvelles photos.

C’est tout!, … pour le moment.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Un article de mon ami peintre-carnettiste-aquarelliste et maître de stages Alain Marc sur Toulouse.

En guise de bonus, la vidéo qui me fait vibrer à chaque fois que je l’entend.

et une chanson sur la Garonne interprétée par Nicole Croizille.

Le Canal du Midi (1/29/30), sur Béziers (2012-2017) (3/3) par le tracé neuf (depuis 1856)

Canal du Midi (2012-2022) : le tracé neuf sur Béziers (depuis 1856).

Voici le 29e article du récit de ma randonnée à bicyclette le long des 240 km du Canal du Midi. Ici, il est question du tracé qu’empruntaient les embarcations depuis 1856 sur Béziers, en enjambant le fleuve par le pont-canal , avant de le regagner le tracé originel, direction Agde en franchissant deux écluses.

Le tracé neuf quitte les écluses de Fonsérannes à partir du 7e bassin, ou commence le bief de l’Orb (le 56e depuis Toulouse), long de 1 km 315.

CM-CJR-CR-PH-406-article-29Dimanche 2 juillet 2017

Une nouvelle passerelle a été ajoutée suite à la restauration du site des écluses de Fonsérannes, en 2017.

Dimanche 2 juillet 2017

Ci-dessous, sur la photo du haut : depuis une des passerelles, vous pouvez découvrir en plongée la descente d’eau parallèle aux écluses, se jeter sur le bief  et la ville de Béziers en arrière plan. Sur la photo du bas : le bief de l’Orb depuis la passerelle créée en 2017.

Dimanche 2 juillet 2017

Les deux ouvrages offrent des panoramiques très intéressants. A gauche ci-dessous, une autre vue de l’arrivée de la pente d’eau sur la rive droite du bief.

Dimanche 2 juillet 2017

Une rangée de cyprès sur les deux rives, qui ont chacune leur chemin de halage, accompagne le cours d’eau jusqu’au pont-canal.

Mercredi 6 mai 2015

Mercredi 6 mai 2015 et dimanche 19 août 2012

A 12 mètres au dessus du fleuve, long de 240 mètres et composé de 7 arches, le pont-canal a été conçu par Urbain Maguès, ingénieur des Ponts et Chaussées. Depuis sa création, le Canal du Midi connaît un tracé ininterrompu de Toulouse à Age, autrement dit, initialement en 3 tronçons (Toulouse-Béziers, Béziers-Agde et Agde-Marseillan), il est depuis le 19ème Siècle, sectionné en 2 tronçons et interrompu par l’Hérault sur Agde.

Le pont-canal permet d’admirer un autre joyau architectural de Béziers, la cathédrale Saint-Nazaire et Saint Celse, édifice gothique construit en lieu et place d’un ancien édifice roman et sur un promontoire qui domine la vallée de l’Orb. Dans l’Antiquité, existait ici temple Romain dédié a Auguste et sa femme Livie.

Mercredi 6 mai 2015

La promenade sur la rive gauche de l’Orb permet d’admirer la splendeur de l’ouvrage. Il faut savoir aussi s’éloigner un peu d’un canal pour en découvrir les beautés.

Mercredi 6 mai 2015 et dimanche 4 mai 2014

Tout de suite après l’ouvrage, au tournant, je découvre la 57ème écluse, portant le nom du fleuve traversé par le pont-canal.

Mercredi 6 mai 2015 et dimanche 19 août 2012

A noter la restauration du petit bâtiment, initialement tagué, entre mes deux passages, en 2012 et 2015. La structure en béton gris en aval (pas très jolie, je n’aime décidément pas la couleur de ce matériau, qui me laisse un sentiment d’inachevé) témoignent de l’architecture des années 70 et du soucis du fonctionnel sans l’accompagner du volet esthétique, contrairement à l’époque de Riquet. Le passage de cette écluse marque un dénivelé de 6 mètre 20.

Dimanche 19 août 2012 et mercredi 6 mai 2015

Le bief de Béziers est à la fois un bief et un port, et a remplacé peu à peu le port Notre-Dame situé sur le tracé originel. Des demeures d’inspiration « Belle époque » viennent agrémenter le lieu, comme la Villa Saint Félix. Long de 417 mètres, ce 58ème bief est l’un des plus courts du Canal du Midi, avec le bief du Fresquel simple, 105 mètres, et le bief d’Herminis, 270 mètres.

Dimanche 19 août 2012 et mercredi 6 mai 2015

Voici la 58ème écluse depuis Toulouse, l’écluse de Béziers, à bassin simple et à bajoyers droits. Restaurée, elle aussi, en 1978, dans le but d’offrir un gabarit plus important aux embarcations transportant des marchandises. On sait ce qu’il est advenu de cette activité à partir des années 1980.

Dimanche 19 août 2012 et mercredi 6 mai 2015

Mercredi 6 mai 2015

Mercredi 6 mai 2015

C’est sur cette vue en aval de l’écluse, au croisement du tracé neuf et du tracé originel que je termine ce récit.

Dimanche 4 mai 2014

Nous sommes ici à 208 km 246 de Toulouse et à 32 km 621 du Phare des Onglous et de l’arrivée du Canal du Midi sur l’Etang de Thau.

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Nous sommes ici dans un secteur du canal ou naviguent les bateaux du soleil.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/28/30), sur Béziers (2012-2017) (2/3) par le tracé originel (avant 1856)

Canal du Midi (2012-2022) : le tracé originel sur Béziers.

Voici le 28e article du récit de ma randonnée à bicyclette le long des 240 km du Canal du Midi. Ici, il est question du tracé qu’empruntaient les embarcations jusqu’en 1856, en quittant le canal par l’écluse Notre-Dame pour naviguer sur un tronçon de l’Orb, avant de le regagner par le Pont Rouge. A partir de 1857, le nouveau tracé, par le pont-canal permettra d’éviter un fleuve capricieux, sujet aux crues. Ce sera le sujet de la publication suivante.

La bifurcation entre les deux tracés s’opère sur le 7e bassin en aval, le 8e étant réservé aux embarcations à destination du port Notre-Dame, qui précède l’écluse éponyme, situé sur un bief long de 700 m qui tombera peu à peu en désuétude. Le tronçon et les bâtisses environnantes restent en plus ou moins bon état. Les abords restent cependant entretenus à minima.

Sur la première photo ci-dessous, le départ du bief à partir des écluses prises avant et après la restauration du site de Fonsérannes (2014 et 2017).

Je longe les 700 m de ce bief fermé à la navigation et l’environnement me donne l’impression d’un relatif abandon du lieu.

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Impression confirmé à l’approche de l’écluse désaffectée de Notre-Dame, à bassin simple, ancien 56e ouvrage à franchir. Nous nous trouvons à environs 207,224 km de Toulouse. Elle est complètement hors-service et la hauteur insuffisante du pont la précède, rend inenvisageable en l’état, le projet de ré-ouverture du tronçon à la navigation.

Il est cependant fort à parier que dans les années qui vont suivre, étant donné  la restauration du site des écluses, de l’historique du canal, de son classement à l’UNESCO, et du potentiel qu’offre ce lieu, des promoteurs immobilier s’intéresseront à cet endroit qui va très certainement concerner et attirer des personnes au pouvoir d’achat sans doute supérieur à celui de la plupart des habitants de la ville (en données 2012). Autrement dit, le bief Notre-Dame va sans doute se « boboïser ». Reste à savoir si le bâti existant sera démoli totalement ou partiellement, restauré totalement ou partiellement et complété par des constructions neuves. Au moment ou je publie cet article, j’ignore s’il existe des projets qui abondent dans ce sens, vivant à plus de 800 km de Béziers.

Voici donc le 9e et dernier bassin des 9 écluses de Fonsérannes. On retrouve d’ailleurs des escaliers similaires à ceux des 8 autres bassins, situés 700 m en amont. Avant 1856, les voyageurs en provenance  et à destination de Toulouse ou d’Agde, débarquaient ou embarquaient en amont de l’ouvrage. Afin d’éviter du gaspillage d’eau que le passage des barques de poste auraient pu entraîner, surtout en été, des diligences assuraient la liaison entre le Port de Notre-Dame et la chapelle du site de Fonséranne., ou se trouve depuis 2017 la boutique, l’office du tourisme et le restaurant.

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Je me dirige vers la sortie du canal sur le fleuve me trouve maintenant sur la rive droite de l’Orb, son enfilade de ponts, dont le plus ancien, ouvrage roman datant du XIIe Siècle et longtemps le seul passage ici sur le chemin de la Provence à Toulouse.  La cathédrale Saint-Nazaire et Saint Celse se dresse majestueusement sur un promontoire dominant la vallée.

En guise de transition, voici le pont du chemin de fer pris depuis les 2 rives.  Avant la création de la SNCF, la gare de Béziers marquait la limite entre le réseau du Paris-Orléans-Midi, qui couvrait le Sud-Ouest et Sud du pays et le Paris-Lyon-Méditerranée qui couvrait le Sud-Est du pays. Ce pont était ainsi le 1er ouvrage franchissant un cours d’eau du réseau du P-O-Midi, en partant de la gare.

Je passe maintenant sur la rive gauche, lieu de promenade de la bourgeoisie biterroise du XIXe Siècle, et qui conserve un charme certain, surtout à la lumière du petit matin, laquelle contribue à mettre en valeur le pont-canal de l’Orb, que j’évoquerai plus longuement dans l’article suivant.

Je me dirige vers le Pont Rouge, ou le Canal du Midi reprend son cours vers Agde. A noter une porte de garde qui permet d’isoler le Canal du Midi  du fleuve qui a été posée en 1995. Auparavant, la chaussée aménagée du pont Rouge sur l’Orb permettait de réguler l’arrivée des eaux sur le canal, mais objet d’un entretien constant, surtout après les crues.

Ici démarre donc le bief d’Arièges, (le 58e ) long de 4 km 500. Plus en aval, se croisent le tracé originel et le tracé neuf du canal au pied de l’écluse de Béziers.

Nous sommes ici à 208 km 246 de Toulouse,  tant par le tracé originel que par le tracé neuf, à 7 m 50 au dessus du niveau de la mer.

Je ne terminerai pas cette publication sans la photo de la statue de celui sans qui la Canal du Midi n’existerait pas, située sur une des promenades arborées les plus agréables de sa ville natale, l’allée Paul Riquet. Sculpture de David d’Angers (1838).

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Nous sommes ici dans un secteur du canal ou naviguent les bateaux du soleil.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/27/30), sur Béziers (2012-2017) (1/3) Les écluses de Fonsérannes

Canal du Midi (2012-2022) : sur le site des écluses de Fonsérannes à Béziers.

Voici le 27e article du récit de ma randonnée à bicyclette le long des 240 km du Canal du Midi. Cependant, en raison de la réhabilitation du site, terminé en juillet 2017, mes photos prises en 2012 lors de mon premier passage n’ont plus raison d’être présentées, sauf dans le cas du « avant/après). Vous verrez donc des images des nouvelles installations suite à mon déplacement le premier week-end-de juillet 2017. Très belle entrée en matière de debut d’été.

Pour commencer, voici sur le cheminement entre le parking (payant), mis en service le 1er juillet 2017, et l’amont des bassins, plusieurs panneaux retraçant l’historique. En aval, un relief des deux tracés du Canal du Midi, l’originel, emprunté jusqu’en 1856, qui se jetait dans l’Orb pour reprendre au niveau du Pont Rouge, puis le tracé neuf, plus sécurisant par ce que protégé des crues, par le Pont-Canal au dessus du fleuve.

Dimanche 2 juillet 2017

Ci-dessous, un ensemble tout nouvellement restauré avant la réouverture du site le 1er juillet 2017. L’office du Tourisme et une boutique de souvenirs toute neuve. De nouveaux arbres ont été plantés et assurent la liaison entre le parking et les bassins. C’est ici le point de départ de bateaux de croisières en eau douce dans les deux directions. Les touristes ont aussi la possibilité de louer des petit bateaux électriques qui permettent une promenade en amont et jusqu’au Tunnel du Malpas. Il est en effet interdit de franchir le tunnel tout comme il est interdit de franchir une écluse avec ces embarcations sans permis.

Dimanche 2 juillet 2017

Tout comme les abords du site, qui ont été repensés, un nouveau restaurant panoramique a été implanté et offre une vue imprenable sur Béziers et la Cathédrale Saint Cézaire. Il est incontestable que l’offre de restauration a augmenté en gamme, par rapport à ce qui existait avant, et qui s’accompagne, bien évidemment par une augmentation des prix. Il reste cependant possible de pouvoir toujours pique-niquer aux abords des bassins. L’architecture sur la photo ci-dessous, nous rappelle qu’il existait ici une chapelle, tout simplement par ce que le site était la halte de midi du quatrième jour des barques de poste depuis Toulouse : « La Dînée ». En fait, ces embarcations ne franchissaient pas les bassins, pour économiser simplement de l’eau. Avant 1856, les passagers,en fait, prenaient une correspondance … en diligence qui les déposaient près d’un kilomètre plus loin, au Port et aux écluses de Notre Dame afin de ré-embarquer sur d’autres barques de postes. Ce système fonctionnait dans les deux sens, tant pour ceux qui se dirigeaient ou venaient d’agde ou Sète, d’une part, de Toulouse, d’autre part.

Dimanche 2 juillet 2017

Le bâtiment du restaurant est un ajout, suite aux travaux de restauration du site (à l’initiative de Béziers Métropole), alors que la boutique occupe l’emplacement de ce qui était originellement la chapelle. Au premier étage, une scénovision, en fait, une projection qui retrace l’historique et l’évolution du Canal du Midi.

Dimanche 2 juillet 2017

Dimanche 2 juillet 2017

Sur la photo du haut, ci-dessous, à gauche, l’accès aux bassins, à droite, l’accès à la pente d’eau … qui n’a pratiquement jamais servie. À Fonsérannes, cette réalisation, terminée en 1984, n’était absolument pas justifiée dans la mesure ou le trafic des marchandises déclinait fortement déjà à l’époque. Encore une réalisation coûteuse. Il va de soi que les plaisanciers préfèrent de loin emprunter les bassins avec tout le charme que cela comporte, plutôt que de suspendre leurs embarcation à un tel appareil, qui a son tour, décline, par ce que pas entretenu (photo du bas ci-dessous). Deux possibilités d’avenir s’offrent à cet énorme engin. Soit, il est restauré, pour expliquer aux générations futures les erreurs de leur aînés, soit un ferrailleur se chargera de le dépecer quand il sera en trop mauvais état.

Dimanche 2 juillet 2017

Cet escalier de bassins est appelé « Les neuf écluse de Fonsérannes ». En fait, le site incluait, avant 1856, huit bassins, et le bief retenu par l’écluse bassin unique de Notre Dame, par lesquelles le Canal du Midi se jetait dans l’Orb avant de reprendre son tracé un peu plus loin, au pont Rouge. Fonséranne est le 55e ouvrage à franchir en venant de l’Ouest (en données 2017) et nous nous trouvons à 206 km 514 de la Garonne à Toulouse. Le dénivelé, jusqu’au niveau du bief du tracé originel, est de 25 m.

Dimanche 2 juillet 2017

Jusqu’à la restauration du site, en 2017, il était possible pour les touriste de franchir ce petit pont en pierres et en briques, situé entre le quatrième et cinquième bassin (en partant du haut), tout comme il était possible d’accéder aux quais, qui ne sont réservés maintenant qu’aux navigants et au personnel VNF.

Dimanche 2 juillet 2017

Dimanche 2 juillet 2017

Dimanche 2 juillet 2017

A partir de 1856, un nouveau tracé permettait, à partir du septième bassin, d’emprunter la voie d’eau qui franchit plus loin le Pont-canal de l’Orb et d’éviter aux embarcations de se confronter aux crues et ensablements du fleuve côtier. Sur la photo panoramique, en haut, ci-dessous, à droite, l’arrivée de l’escalier d’écluses, au fond, le départ du tracé neuf (le bief de l’Orb), a gauche, le bassin et le bief désaffectés de l’ancien tracé qui menait au port et à l’écluse Notre Dame. Il paraîtrait qu’une remise en service du bief et de l’ouvrage est envisagée. Affaire à suivre. Sur la photo ci-dessous en bas, le pont qui permet aux cyclistes et aux piétons d’accéder a la rive gauche du bief de l’Orb. A noter la présence de portes éclusières au départ du bief de l’Orb de manière à permettre d’isoler ce septième bassin, ci nécessaire.

Dimanche 2 juillet 2017

Les photos ci-dessous, prises à partir du septième bassin, permettent de nous rendre compte de la l’importance de l’ouvrage. Il est clair que Riquet a concrétisé son désir de rendre hommage à sa ville natale en permettant à son canal d’y arriver par l’intermédiaire d’une infrastructure majestueuse.

Dimanche 2 juillet 2017

En longeant le bief Notre-Dame sur la rive droite, et en s’éloignant un peu, on peut se faire une idée encore plus précise de la beauté de l’ouvrage. A noter sur les deux photos ci-dessous en haut les réaménagements récents (chemin bitumé, arbres plantés).

Dimanche 2 juillet 2017

La nouvelle passerelle permet de renforcer la communication entre les deux rives sur le site et le pont de la Pente d’eau nous offre une vue  sur Béziers et sa cathédrale. Et c’est sur ce panoramique que j’achève mon récit.

Dimanche 2 juillet 2017

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

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Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Nous sommes ici dans un secteur du canal ou naviguent les bateaux du soleil.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/26/30), de la jonction à Béziers (2012) (5/5) : de Colombiers à Béziers

Canal du Midi (2012-2022) : de Colombiers à Béziers.

A travers ce 26e article, je reprend donc mon récit à partir de Colombiers, ou je suis passé pour la première fois le samedi 18 août 2012, la fin de l’étape du 6e jour sur les 7 de ma randonnée à vélo le long des 240 km du Canal du Midi, pour vous emmener jusqu’aux écluses de Fonsérannes à Béziers.

Je dédie cet article ainsi que les autres, à mon père, Jack, disparu le 24 mai 2017, qui m’a fait aimer et éveiller mon intérêt sur le Canal du Midi et c’est en partie grâce à lui que j’ai eu envie de le parcourir d’un bout à l’autre.

Voici la les ouvrages rencontrés sur ce parcours : La demi-écluse et pont de Colombiers, 1682, la cale de Nèguefèdes, les cales del Biau, enfouie partiellement sous les racines, du moins en données 2012, et de Biau (« Boeuf » en occitan), le pont de la Gourgasse, 1704. A noter qu’autrefois se trouvaient les cales de la Fontaine et de la Grenouille. Un petit clin d’œil peut-être ici à Jean de la Fontaine et à la fable « La grenouille et le bœuf »!!!

Sur les photos ci dessous, 4 symboles architecturaux qui ajoutent un charme certain au Canal du Midi : le lavoir au pied du château, un des mieux conservés, comme celui de Montgiscard, visible ici et , une petite maison languedocienne authentique, qui me plait particulièrement, et le pont à dos d’âne. Le château abrite une ancienne cave, aujourd’hui une salle d’expositions temporaires qui accueille, surtout en été, diverses manifestations culturelles (en données 2012 et 2017), qui se caractérise par une charpente en coque de bateau inversée, réalisée en 1870 par les Compagnons Charpentiers du Tour de France de l’école Gustave Eiffel (donc du travail remarquable, comme tout ce qu’ils font). Terres vinicoles aux alentours obligent, et en rapport l’usage initial de cet espace, chacun peut assister à quelques projections sur les activités vinicoles.

Mai 2016

Août-2015

Colombiers est aussi le démarrage de la dernière étape de ma randonnée sur 7 jours (trajet jusqu’à Agde et l’aller-retour en option jusqu’au Phare des Onglous). C’est à cet endroit que j’ai retrouvé le comédien Jean-Michel Dhermay (« Le Charme discret de la bourgeoisie »), qui m’avait d’ailleurs relaté tout le bien qu’il pensait de l’Epanchoir du Gailhousty … et tout le mal qu’il pensait de certaines épaves sur le Canal, que de découvrirai malheureusement plus en aval. Je l’avais rencontré une 1ère fois 2 jours pus tôt près de l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine.

Mai 2016

Voici le port fluvial  de Colombiers, conçu en demi cercle , photographié en 2012 et 2015. Point d’ancrage de nombreux bateaux de plaisance (capacité de 71 places) mais aussi point de départ et d’arrivée des petits bateaux électriques qui permettent de se rendre jusqu’au tunnel du Malpas, d’une part, et les écluses de Fonsérannes, d’autre part. L’esthétique des bâtiments les plus récents ne présente pas un intérêt architectural particulier. Cependant, le site reste relativement agréable et à taille humaine.

Plus loin se dresse la clinique Causse.

Août 2012 et 2015

Août 2012 et mai 2016

Direction ensuite le pont de la Gourgasse, construit en 1704 et qui nous offre une vue panoramique sur Montady et croisement d’une ancienne péniche initialement à usage de transport de marchandises et reconvertie en habitation flottante.

Mai 2016

Août 2012 et mai 2016

Mai 2016

Voici les fameuses épaves, évoquées plus haut. Au moins, 2  d’entre elles devraient être retirées. Pour la péniche, je peux concevoir qu’une personne peu fortunée puisse se faire une petite place, préférant de loin ce mode d’habitation à un bidonville.

Août 2012 et mai 2016

Peu après le pont, en direction de Béziers, se dresse une petite forêt de bambous, qui n’a évidemment rien à voir avec un magnifique endroit que je vous conseille, la Bambouseraie d’Anduze, dans le Gard.

Mai 2016

Le Grand Bief, appelée aussi la Grande retenue, longe de presque 54 km, permet des mini croisières, surtout au départ de Béziers, en direction du Minervois.

Août 2012 et mai 2016

Août 2012

Me voici presque arrivé aux écluses emblématiques voulues par Riquet pour que son canal puisse arriver en majesté sur sa ville natale, précédé par le Zinga Zanga, qui offre une capacité d’accueil allant de 450 places pour les dîners spectacles, jusqu’à 2300 places pour les concerts. Cet établissement se classe juste derrière le Zénith de Montpellier.
On l’écrit Zinga Zanga mais il faut prononcer «Zingo Zango», petit clin d’œil à l’Occitanie et qui évoque le tic-tac du métronome qui guide le rythme ou le bruit de la batterie dans divers orchestres de bal, de concerts de jazz, ou les sons des musiques électroniques.

A noter la plantation de nouveaux arbres (lors de mon dernier passage en mai 2016).

Mai 2016

Je terminerai cet article sur l’arrivée sur les fameuses écluses de Fonsérannes en vue plongeante, offrant une entrée sur la ville de Béziers. Les bâtiments aux abords offrent des services divers comme la location des fameux petits bateaux électriques et abritent des salles d’expositions picturales temporaires. Depuis mes premiers passages, d’abord en repérage le samedi 11 août 2012, puis le samedi 18 août 2012 à bicyclette, des travaux ont été effectués pour se terminer fin juin ou début juillet 2017. Le site fait peau neuve avec des nouvelles mises aux normes de sécurité, de nouvelles boutiques, et surtout, une scénovision et une mise en valeur lumineuse du lieu.

Août 2012

 

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Nous sommes ici dans un secteur du canal ou naviguent les bateaux du soleil.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/25/30), de la jonction à Béziers (2012) (4/5) : de Capestang à Colombiers

Canal du Midi (2012-2022) : de Capestang à Colombiers.

A travers ce 25e article, je reprend donc mon récit à partir de Capestang ou je suis passé pour la première fois le samedi 18 août 2012, le 6e jour sur les 7 de ma randonnée à vélo le long des 240 km du Canal du Midi., pour vous emmener jusqu’à Colombiers.

Voici la les ouvrages rencontrés sur ce parcours : L’épanchoir du piétat, 1767, le pont de Trésille (et ses tags), originellement du 17e siècle mais reconstruit en 1967, l’aqueduc de Guerry, 1785, les pierres de soutènement de la montagne de Roquemelane, l’aqueduc réversoir de Poïlhes, 1689, le pont métallique de Poïlhes, 19e siècle, le pont de pierre de Poïlhes, 1780 et remanié en 1990, l’aqueduc d’Elton, 1689, le pont de Régimont, 1862, l’épanchoir du malpas, 1811, le tunnel du Malpas, 1680, l’aqueduc de Colombiers, 1689 et remanié en 1813, le pont de Colombiers et sa demi écluse, 1682.

L’épanchoir de Piétat, 1767, marque la sortie du canal à l’Est de Capestang (photo ci-dessous, en haut à gauche). Autrefois, à cet endroit de nombreux platanes, encore présents lors de mon premier passage le samedi 18 août 2012. Heureusement, il reste encore de nombreuses sections ombragées (en données 2016, mais jusqu’à quand !!!???). Des vues aussi très intéressantes sur la collégiale.

Mai 2016

Des propriétés viticoles imposantes bordent ici et la le Canal du Midi avec certaines à l’architecture d’inspiration italianisantes. Sur le chemin de halage, ici comme ailleurs, des promeneurs sur 2 roues, comme moi, des coureurs  ou des marcheurs profitent de ce cadre exceptionnel.

Mai 2016

Mai 2016

Arrivée sur le pont de Trésille, traversé par la route minervoise, et support à de nombreuses expression de Street Art. S’ensuit l’aqueduc de Guerry, à proximité duquel s’offre un magnifique panoramique sur Capestang.

Mai 2016

Mai 2016

Suite à un éboulement de la montagne de Roquemelane au 18e siècle après de violents orages, le canal a été renforcé par cet alignement de pierres afin d’atténuer les effets dévastateurs provoqués par une éventuelle nouvelle catastrophe sur le canal. S’ensuit un virage qui marque l’entrée Ouest sur Poïlhes.

Mai 2016

Cet aqueduc-réversoir permet ici aussi l’évacuation des excédents d’eaux du Canal du Midi. Il précède le point d’amarrage de la péniche de luxe Alegria, qui offre des séjours itinérants haut de gamme jusqu’à Trèbes aller-retour, agrémentés par des visites des lieux incontournables dans la région comme Minerve et Carcassonne.

Mai 2016

L’origine de Poilhes, petit village au charme certain, remonte à l’époque romaine. A l’attrait supplémentaire que lui offre le passage du Canal du Midi, s’ajoute un ormeau de Sully, datant de plus de 600 ans, mais en beaucoup moins bon état que celui de Villesèquelande.

La passerelle, verte avant qu’elle ne soit repeinte en route en 2010, a pour origine une anecdote  croustillante, ou comment un ouvrage justifié pour un intérêt particulier est passé ensuite dans le domaine de l’intérêt général. En 1927, le Génie Militaire de Montpellier dressa cet ouvrage pour permettre au commandant de la garnison de rejoindre sa maîtresse en toute discrétion. Devant rester provisoire très certainement, les villageois ont par la suite apprécié d’avoir un deuxième pont, entièrement piétonnier, toujours utilisé à ce jour.

Samedi 18 août 2012

Un petit lavoir, offrant une plus-value certaine au charme du lieu, succède au pont de pierre.

Samedi 18 août 2012 et mai 2016

C’est par une courbe majestueuse que le cours d’eau quitte le village. A noter que se dresse ici le restaurant et le gîte « Vinauberge », établissement dans lequel je me suis « posé » en dégustant un délicieux jus de fruit maison, allongé sur un transatlantique avant de poursuivre ma route.

Mai 2014 et mai 2016

Avant d’aboutir sur le tunnel du Malpas, se dresse le pont de Régimont situé à proximité d’un site préhistorique. Une charmante bâtisse aux volets bleu-gris le précède sur la rive droite.

Mai 2016 et samedi 18 août 2012

A noter : le tunnel du Malpas (« mauvais passage » en occitan), percé dans le roc (173m de long par 6 m de haut et 8 m 50 de large, complété par un chemin de halage sur la rive gauche) faillit ne jamais exister. L’obstination de Riquet qui a, si je puis ainsi dire » un peu « forcé le destin » en mobilisant les ouvrier des autres chantiers, dans le but de convaincre Colbert du bien fondé de son choix. Alors que le Chevalier de Clerville préconisait un autre tracé, un tunnel « test » fut creusé avant l’arrivée de l’intendant Daguesseau venu pour ordonner d’arrêter les travaux. Il finit à son tour par se rallier à l’idée. En fait, comme Riquet souhaitait une arrivée majestueuse de son œuvre sur sa ville natale, il fallait absolument que ce problème estimé insoluble puisse être résolu.

Il est à noter que 3 tunnels se superposent ici, celui d’évacuation des eaux de l’Etang de Montady (photo ci-dessous en haut), celui du chemin de fer et celui du canal. L’Oppidum d’Ensérune surplombe le canal et l’étang.

Dimanche 19 août 2012 et samedi 18 août 2012

Passé le tunnel (qui peut se traverser à pied, mais plus difficilement à bicyclette), ce qui reste de platanes en majesté ouvrent une « haie d’honneur » au canal jusqu’à Colombiers (en données 2012 et 2016) et son pont de pierres. Là comme ailleurs, le chancre coloré y a fait ses ravages, comme le montrent ces deux photos ci-dessous prises à 4 ans d’intervalle.

Août 2012 et mai 2016

C’est sur le pont de Colombiers, le lavoir et la petite maison que je termine ce récit. Colombiers est aussi l’étape du 6e jour de ma randonnée à bicyclette.

Mai 2016

Mai 2016

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Nous entrons ici dans le secteur ou naviguent les bateaux du soleil.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/24/30), de la jonction à Béziers (2012) (3/5) : Capestang et la Barque de Poste

Canal du Midi (2012-2022) : Capestang et la Barque de Poste.

A travers ce 24e article, je reprend  le récit de ma randonnée à bicyclette le long du Canal du Midi en 2012, par mon arrivée sur Capestang, à l’heure du déjeuner, le samedi 18 août 2012. Des prises de vues complémentaire datant de 2013 et 2015 viennent compléter le volet photographique de ce récit.

Capestang signifiant en français « à la tête de l’étang », est placée au nord de l’étang du même nom, à cheval sur les départements de l’Aude et de l’Hérault.

Voici la liste des ouvrages croisés sur le parcours : le pont de Saïsse, XVIIe siècle, l’aqueduc de Saïsse 1689, la brèche de Capestang, 1766, le pont métallique de Piétat, XIXe siècle, et l’épanchoir de Pietat, 1767.

Le pont de Saïsse (le nom très certainement d’un ruisseau environnants) marque l’entrée sur le village côté ouest, en venant de Carcassonne, réputé pour avoir l’arche la plus basse du Canal du Midi. Une légende raconte d’ailleurs qu’il était suggéré à quelques convives des restaurants alentours, de monter sur certaines embarcations, une fois leur repas terminé, afin de lester ces dernières de manière à leur permettre leur passage sous l’ouvrage.

Août 2015

Le pont nous offre un panoramique sur le chevet de la Collégiale St Étienne, de style gothique construit à la fin du XIIIe siècle à la place d’un édifice roman.

Août 2015

Voici la Capitainerie de Capestang, magnifique bâtiment languedocien restauré aux volets aux codes couleur du Canal du Midi. Abrite aussi l’Office du Tourisme.

Août 2015 et août 2012

Tout comme le bâtiment, la plaque été soigneusement restaurée et nous indique la position du village à environs 2/3 du trajet du Grand Bief en venant de l’Ouest.

Août 2012

Témoin d’un événement plus ou moins insolite quand je me suis restauré (et surtout désaltéré) à « La Batelière » situé sur la rive gauche tout de suite après le pont de Saïsse, la présence de cet âne qui semblait vouloir se mêler aux convives.

Août 2012

Datant de 1689, l’aqueduc de Saïsse s’ajoute à l’inventaire des ouvrages que Vauban a fait ajouter pour perfectionner le Canal de Riquet. Il précède ce que fut la brèche de Capestang maçonnée début 1767 sur 35 m suite à plusieurs catastrophes causées par de fortes pluies comme en 1715 ou en 1766 qui avaient fait céder les digues, entraînant des inondations torrentielles dans le village, de par son altitude inférieure à celle du canal.

2015

Capestang est l’un des ports d’attache de la Barque de Poste.

Unique exemplaire d’une reconstitution de navire voyageur, voulue et construite par Robert Mornet, ce modèle se référant à ceux qui circulaient à partir de 1818, transportait des passagers de Toulouse à Agde et Sète (et vice-versa) sur quatre jours aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Moyen de transport plus sur et plus rapide que les routes, elle n’a apparemment jamais acheminé de courrier (sauf des documents administratifs relatifs au canal), contrairement à ce que son nom puisse le supposer et à ce qu’on peut lire ici et là. La « poste » correspondait à quatre Lieues, soit seize kilomètres.

Les voyageurs ne restaient pas dans une seule et même embarcation mais prenaient des correspondances à partir des écluses à trois bassins, pour des raisons de rapidité et d’économie d’eau, d’une part,  aux « dinées » et « couchées » respectivement, dans le sens Ouest-Est à l’écluse de Negra (1ère dînée), l’écluse de St Roch à Castelnaudary, juste après le Grand Bassin (1ère couchée), l’écluse de Béteille (2ème dînée), l’écluse de Trèbes (2ème couchée), au Cabaret de la Redorte sur le bief de Jouarre (3ème dînée), au Somail (3ème couchée), les écluses de Fonsérannes à Béziers (4ème dînée), et Agde (4ème couchée), d’autre part.

D’abord tirées par des chevaux de hallage, les embarcations ont été peu à peu motorisées, ce qui ne les rendaient pas pour autant plus rapide que le train et l’essor du chemin de fer, complété par l’amélioration de la qualité des routes a entraîné peu à peu le déclin des barques de postes dès le milieu du XIXe siècle.

Seule concession à la modernité sur la barque de Robert, l’ajout d’un moteur démontable.

2015

Me voici en compagnie de Robert Mornet, rencontré en mars 2014 à Agde, incollable sur le Canal du Midi. Il a mis cinq ans à construire sa barque, à partir de gravures et d’archives. Il lui restait d’ailleurs quelques finitions à faire comme peindre la première classe, par exemple. De nombreux groupes, groupes scolaires et particuliers viennent lui rendre visite pour découvrir l’embarcation. Il fait l’objet de nombreuses sollicitations non seulement pour des reportages télévisés ou interviews journalistiques et radiophoniques, mais aussi par des particuliers curieux d’en savoir plus.

mars 2014

Pour rester dans le domaines des embarcations, en voici des exemplaires de taille plus modeste et fonctionnant à l’énergie électriques à la vitesse maximale de 8 km/h, que j’ai eu l’occasion d’essayer en août 2015. Elles permettent des promenades agréables et tranquilles, et de s’échapper des tumultes de la vie moderne. Présentes tout au long du Canal du Midi.

samedi 18 août 2012

Plus loin, en direction de Poilhes, un ouvrage en pierre et en fer datant du XIXe siècle, le pont de Piétat. Lors de mon premier passage en 2012, le canal était encore arboré à cet endroit mais la présence du chancre coloré avait déjà commencé à faire ses ravages (voir les arbres sans feuilles après le pont).

samedi 18 août 2012

Trois ans après, voilà ce qu’il en est. Il est à noter cependant que de nouvelles pousses ont été plantées. A noter que le pont, pratiquement axé sur la Collégiale, nous offre un panoramique intéressant sur ce monument. Est ce que cela a été voulu !!!???

2015

L’épanchoir de Piétat fait partie des ouvrages complémentaires construits sur le Canal du Midi après de nombreuses crues dévastatrices, de manière à vidanger le plus efficacement le trop plein d’eau. Il vient compléter les épanchoirs a siphon comme celui du Fer à Mulet, en amont de Capestang, de manière à protéger le village. La nature, qui a toujours une longueur d’avance, impose des épreuves obligeant de mettre en oeuvre des améliorations constantes sur la maintenance de ce cours d’eau artificiel, et, à mon avis, avec ces histoires de réchauffement climatique et des épisodes dit « cévenols », qui ont lieu généralement en septembre (fortes pluies),ce n’est pas fini.

2013

2015

Je terminerai par le monument emblématique de Capestang, visible de plusieurs endroits du Canal du Midi, la Collégiale St Etienne. Édifice tout d’abord roman, devenu gothique par la suite, elle connut le même sort que la Cathédrale de Narbonne, c’est à dire qu’elle ne fut jamais terminée. Seul le chevet fut élevé et manquent la nef et le transept.

2015

C’est tout, pour le moment !

Nicolas

Un article de la « Dépêche du Midi » sur Robert Mornet.

Un petit film de Roger Closset sur Robert Mornet sur ce lien.

Le blog de l’aquarelliste Didier Garcia.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Quelques adresses « coup de cœur  » (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Bellifontaine », ou j’ai déjourné

Le Château des Carasses, pas tout à fait à côté du canal, mais situé sur la commune voisine de Quarante.

Bar restaurant « La Batelière », situé  sur la rive gauche, entre le pont de Saïsse et l’Office du Tourisme.

Bar restaurant « La table du Vigneron », rue Paul Bert.

Une page sur Capestang est évoquée sur le site du Canal du Midi.

Le site du Canal des deux mers à vélo

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles sur cette barque de poste.

Une autre vidéo sur Robert et sa barque de poste.

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