Le Canal du Midi (1/18/30), le Canal de la Robine (2012-2014) (1/4) : de l’écluse de Moussoulens au pont des Marchands à Narbonne

Canal du Midi (2012-2022) : Le Canal de la Robine de l’écluse de Moussoulens au Pont des marchands à Narbonne.

Voici le 1er article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question des biefs de Raonel, du Gua , Narbonne, et de Mandirac jusqu’au fameux pont des Marchands. C’est aussi le 18ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Parti de bon matin depuis Sallèles d’Aude après avoir passé une agréable soirée et une excellente nuit à la maison d’hôtes « Les Volets Bleus » (un lien sur l’établissement vous sera indiqué à la fin de l’article), j’enfourche ma bicyclette louée à l’établissement pour me diriger sur Narbonne. Me voici rendu à l’embouchure du Canal de Jonction de la Robine que je prend le soin d’observer plus attentivement que lors de mon premier passage, le vendredi 17 août 2012.

Je remarque une traille, sur les deux photos en haut ci dessous, une traille, qui permettait de faciliter la navigation sur cette courte section de l’Aude, fleuve très capricieux avec des crues impressionnantes.

Sur la photo du bas, la fin de la courbe du Gailhousty, là ou se termine le Canal de Jonction de la Robine, symbolisée par un quai en pierres tel un promontoire ou une proue de bateau. On peut apercevoir aussi, en arrière plan, le pont de conception « Eiffel » de l’ancienne ligne de chemin de fer secondaire Narbonne-Bize-Minervois.

mercredi 27 août 2014

Cet ouvrage, seul lien possible si l’on veut longer les canaux de Jonction de la Robine et de la Robine sans discontinuité, ne se franchis pas officiellement, mais, comme le Chemin de fer Touristique du Minervois, qui emprunte ce trajet ne semble plus en service pour le moment (en données 2014), aucune chance d’y rencontrer un autorail.

A noter sur la photo du bas ci dessous à droite, une chaussée, élaborée au 15ème Siècle, de manière à permettre au fleuve de couler de nouveau dans son ancien lit, qu’il avait abandonné au siècle précédent, et qui se dirigeait vers Narbonne. La ville put ainsi continuer à faire fonctionner ses moulins et continuer à accueillir des navires dans le cadre du maintien de sa prospérité économique. Autrement dit, le Canal de la Robine ne fait que reprendre l’ancien tracé de l’Aude et l’ajout d’écluses n’a contribué qu’à améliorer sa navigabilité.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

J’y accède donc par une pente abrupte sur la rive gauche de l’Aude, le traverse et redescend par une autre pente plus douce et plus praticable sur la rive opposée.

Sur la photo ci dessous en haut à gauche, l’écluse de Moussoulens, porte d’entrée sur le Canal de la Robine, à bassin simple, long de 31 km, qui mène jusqu’à la mer, à travers 6 écluses et 5 biefs. L’ouvrage, construit en 1691, fut surélevé par la suite pour protéger le canal des crues du fleuve.

Sur cette même photo, une prise de vue d’un autre angle sur la chaussée de Moussoulens, évoquée plus haut.

A souligner l’état déplorable de la plaque, amputé par une ouverture postérieure à la construction de la maison éclusière, laquelle mériterait une restauration (en données 2014).

mercredi 27 août 2014

Tout comme les canaux du Midi et de Jonction de la Robine, les bassins sont de conception elliptiques et celui ci a été agrandi pour sa mise aux normes du gabarit Freycinet.

mercredi 27 août 2014

Ici débute le bief du Raonel, long de 4 km 327 et cinquième bief du Canal de la Robine, et traverse les communes de Moussan, Cuxac d’Aude et Narbonne (le canal, d’ailleurs, délimite parfois leurs territoires). Un panneau « Voies navigables de France » nous indique les temps de parcours jusqu’à Narbonne et Port la Nouvelle.

mercredi 27 août 2014

Voici un ouvrage à deux arches sous sa forme actuelle, remanié au 20ème Siècle, avec l’ajout d’une passe à poissons sur la digue, le pont Vieux de Moussoulens fut construit a 15ème siècle et enjambait ce qui était déjà l’ancien lit de l’Aude.

C’est probablement entre ce pont et l’écluse du Raonel que passera la future ligne TGV Montpellier-Perpignan et la future gare de Narbonne Ouest sera très certainement implantée à proximité, soit sur la commune de Cuxac d’Aude, soit sur la commune de Moussan, à l’intersection avec la ligne empruntée par le chemin de fer touristique du Minervois, ce qui permettrait la mise en place de navettes ferroviaires entre la nouvelle gare et la gare de Narbonne.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

J’atteins l’écluse de Raonel,  5ème écluse, construite en 1686, de conception elliptique et à bassin simple, est suivie par un pont datant de la même époque.

mercredi 27 août 2014

Nous pouvons distinguer en aval les arches qui reçoivent les eaux de la dérivation ainsi que le pont qui « coiffe » l’écluse. L’itinéraire du canal se confond à partir de ce lieu à l’un des nombreux itinéraires cyclables qu’il soient locaux, nationaux ou internationaux.

mercredi 27 août 2014

C’est parti pour les 4 km 399 du quatrième bief retenu par l’écluse du Gua, et me voici sous le pont de la RD 6009 (ex RN 9 Moulins-Le Perthus) qui dévie Narbonne m’indique que j’approche de la ville.

mercredi 27 août 2014

Je m’y arrête un instant de manière à immortaliser les tags dont certains offrent des qualités graphiques non négligeables.

 

mercredi 27 août 2014

Me voici arrivé à l’écluse du Gua, qui marque l’entrée dans la ville (en données 2014), borée par des jardins ouvriers, « les jardinots », un jardin d’inspiration médiéval qui à vu le jour en 2010 , des résidences et, surtout, un ancien moulin, avec un élégant petit pont, converti en restaurant (en données 2014).

Quatrième écluse du Canal de la Robine, à bassin simple et elliptique, elle est située situé sur la commune de Narbonne (qui en comprend quatre : Raonel, Gua, Narbonne et Mandirac). Année de construction, 1691.

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Le troisième bief, long de 1 km 096, retenu par l’écluse de Narbonne, est essentiellement bordé par les Quais Alsace en rive gauche, et de Lorraine, en rive droite, permettent des promenades agréables dans toute la ville.

De nombreuses passerelles piétonnes traversent le canal sur Narbonne, comme, ci dessous, la passerelle du Gua (le « gua » voulant dire « le passage »).

Sur les berges du canal, les actuels quais d’Alsace et de Lorraine, entre l’écluse du Gua et le pont du chemin de fer, s’est développé au 19ème Siècle un artisanat et une industrie en rapport avec la viticulture. Ici se trouvaient bâtiments et ateliers témoignant de ces activités (distilleries, tonnelleries, briqueteries, chais etc…), au cachet moins majestueux que les demeures bourgeoises construites en deçà du pont des marchands.

Suite à la disparition progressive de certaines de ces activités, des bâtiments anciens font place à des bâtiments neufs, comme cet immeuble face au pont sur la photo de gauche, le quartier évolue, se réinvente et devient résidentiel (se boboïse diront certains).

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Sur la photo ci dessous en haut, passé le pont du chemin de fer sous lequel se trouvait autrefois l’écluse de la Charité (toujours indiquée d’ailleurs) , le pont de la Concorde, puis, sur la photo du bas, le pont Voltaire. Le premier s’est inscrit dans la modification du profil de la ville, et le percement de nouveaux axes de circulation suite à l’arrivée du chemin de fer et l’essor économique de la ville au 19ème siècle (architecture caractéristique alliant la pierre et le fer).

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

mercredi 27 août 2014

Me voici rendu maintenant sur la troisième écluse du canal, l’écluse de Narbonne, bordée d’une chaussée, et suivi de la  » passerelle entre deux villes », petit clin d’œil à l’époque romaine ou le fleuve séparait la cité (Narbo Martius) au Sud, sur la rive droite du bourg, au Nord, sur la rive gauche, autrement exactement le contraire d’aujourd’hui ou le cœur de la ville se situe sur la rive gauche.

L’ouvrage  à bassin simple de conception elliptique, est la 3ème écluse sur les 6 que compte le canal (année de construction, 1691).

mercredi 27 août 2014

Sur la photo du bas les façades du Pont des Marchands en amont du canal. A noter une construction à colombages, plutôt rare dans cette région. Pour passer à pied ou à vélo en accédant par un petit escalier sous ce pont, il faut emprunter la rive droite.

mercredi 27 août 2014

Sur la photo ci dessous en haut à gauche, l’office du Tourisme, en aval de l’écluse de Narbonne, et à droite de celle-ci, le débouché du Canal de la Robine sur les quais bordant les bâtiments cossus et éclectiques de Narbonne en aval du Pont des Marchands, et, enfin, sur la photo du bas, les façades du Pont des Marchands en aval du canal.

A l’origine conçu à l’époque Romaine, il permettait à la voie Domitia d’accéder à la Cité par le Sud. Il enjambait sur 6 ou 7 arches l’ancien lit de l’Aude, ce qui nous permet de nous faire une idée sur la largeur du fleuve. Une seule arche, sans doute la plus haute, est visible de nos jours. Les autres furent remblayées au 18ème Siècle au moment de la construction du Canal de la Robine.

Des fouilles archéologiques datant de 2008 laissent supposer qu’il existait une 7ème arche.

Autre caractéristique, c’est un des rares ponts en France sur lequel reposent des bâtiments, qui seraient apparus au 14ème ou 15ème Siècle, sans doute des constructions en bois à l’origine avant qu’elles ne soient en pierre.

Son appellation, date de 1576 et une activité commerçante importante se développa depuis. En 2014, une artère piétonne avec de nombreux magasins de part et d’autre, le traverse.

L’arche telle que nous la voyons date du 16ème Siècle.

C’est sur cet ouvrage emblématique de la ville de Narbonne, que je termine ce récit.

mercredi 27 août 2014

C’est tout, pour le moment !

 

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Et en « bonus » le site FloChloandCo sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.

Mes aquarelles sur l’écluse du Gua.

Le Canal du Midi (1/17/30), le Canal de Jonction de la Robine (2012) (1/1) : de l’écluse de la Cesse à l’écluse-épanchoir du Gailhousty

Canal du Midi (2012-2022) : sur le Canal de Jonction de la Robine d’un bout à l’autre.

Voici  le 17ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi, consacré aux 4 km 555 du Canal de Jonction de la Robine.

Cette publication présente aussi quelques unes de mes aquarelles et dessins.

Après avoir goûté l’ insouciance et la douceur de vivre, attablé sur une terrasse avec vues sur le pont, la chapelle et la péniche épicerie au Somail, sous un soleil radieux, me voici rendu sur l’embranchement au Canal de Jonction de la Robine, direction Narbonne,  la 5ème étape de la feuille de route qui m’a été donnée par Randovélo.

J’accède au pont qui m’offre une vue sur la perspective rectiligne du canal qui descend en escalier à travers 4 biefs de longueurs à peu près égales, et « ponctués » par un dernier bief d’1 km avant l’arrivée en « virgule », dirigé sur l’amont de l’Aude.

C’est également à partir d’ici que le tracé des chemins de hallage se confondent avec ce qui pourrait être une variante de deux itinéraires :

L »itinéraire de l’Eurovélo 8 Cadiz-Athènes, et plus particulièrement le trajet de Port la Nouvelle à l’avant dernier pont avant le Phare des Onglous, sur le Canal du Midi, à Marseillan, le Pont du Maire, via Narbonne, Sallèles d’Aude, l’embranchement du Canal du Midi et de Jonction de la Robine (photo ci dessous), Argeliers, Capestang, Poilhes, Colombiers, Béziers, Marseillan.

Un des nombreux parcours des Chemins de Saint Jacques de Compostelle, sur le même trajet cité dans le précédent paragraphe, par une variante du chemin appelé « piémont pyrénéen », pour celles et ceux qui viendraient d’Arles et choisiraient de passer par Perpignan.

 vendredi 17 et samedi 18 août 2012

Ci dessous, la 7ème écluse, portant le nom de la rivière avoisinante, la Cesse. Il est à noter qu’elles sont toutes  conçues sur le modèle de bassins uniques à bajoyers elliptiques.

Le Canal de Jonction de la Robine fut terminé en 1787, permettant un transport de marchandises ininterrompu depuis Toulouse, Carcassonne, Béziers ou Agde vers Narbonne, Port la Nouvelle et la Méditerranée alors qu’il fallait auparavant les décharger, puis les transporter par voie terrestre … avant de les recharger pour les acheminer par voie d’eau.

vendredi 17 août 2012

Je longe les 0 km 630 du 6ème  bief (de Truilhas), retenu par la 6ème écluse éponyme. J’observe une végétation un peu différente de celle du Canal du Midi puisque les platanes font place aux pins parasols, agrémentés de quelques cyprès et autres oliviers (relevé non exhaustif).

vendredi 17 août 2012

Les 0 km 636 du 5ème bief retenu par l’écluse d’Empare ne diffèrent pas du bief précédent de par la végétation. J’observe l’entretien très variable d’une maison éclusière à une autre, tout comme sur le Canal du Midi. Ci dessous, en voici une à la façade ravalée (en données 2012).

Ce canal, sur sa rive droite, peut être longé soit par la route, soit par le chemin de hallage. Par facilité,  je choisis la voie asphaltée. A noter, aux environs, le musée gallo-romain des potiers « Amphoralis ».

vendredi 17 août 2012

La végétation se fait plus dense le long des 0 km 628 du 4ème bief retenu par l’écluse d’Argelliers  (rien à voir, à priori, avec la commune d’Argeliers, toute proche, d’ailleurs, l’écluse ne se situe pas sur son territoire).

vendredi 17 août 2012

Une rangée de part et d’autre de pins parasols, comme s’ils étaient au garde à vous et plus près les uns des autres par rapport à ceux des biefs précédents, me semble t’il, s’alignent le long des 0 km 637 du 3ème bief entre l’écluse d’Argelliers et celle de St Cyr.

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, la plus petite maison éclusière de ce canal, sur un niveau. Je rencontre fréquemment tout au long de mon trajet des personnes pratiquant une de leur passion, la pêche (surtout des hommes, mais de tous ages alors que je ne m’attendait à rencontrer que des seniors). Une excellente école de patience, surtout pour les jeunes générations habituées plutôt à « zapper », autrement dit, à s’inscrire souvent dans l’éphémère, donc le superficiel.

vendredi 17 août 2012

Un pont de fer piétonnier (photo ci dessous en haut à gauche, en arrière plan) face auquel se dresse une élégante demeure que je repère, abritant une maison d’hôtes « Les volets bleus » (en données 2012), établissement dans lequel je choisirai de séjourner en août 2014, dans lequel je séjourne régulièrement , marque l’entrée dans Sallèles d’Aude.

vendredi 17 août 2012

Dessins au lavis du pont de fer avec la maison d’hôtes « Les volets bleus »

Aquarelle de la maison d’hôtes « Les volets bleus »

Aux abords de l’écluse et dans le village, les platanes refont leur apparition avant de se dresser en majesté et au garde à vous tout au long des 1 km 096 du 1er bief. A noter aussi une plaque commémorative en marbre noir posée en 1987 pour marquer le bicentenaire de la mise en service de ce « chaînon fluvial » manquant.

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, le bief du Gailhousty en amont et en aval, ponctué par la merveille architecturale de l’écluse et du bâtiment de l’épanchoir, précédé par d’élégants escaliers en arc de cercle, de chaque côtés du pont.

vendredi 17 août 2012

samedi 11 mai 2013

Au carrefour du Minervois et  Narbonnais, et pas très loin du Biterrois non plus, voici LA plus belle maison éclusière du Canal de Jonction et une des plus belles des Canaux des Deux Mers (Canal de Garonne, Canal de Montech, Canal de Brienne, Canal du Midi, Canal de Jonction, Canal de la Robine).

Ce site, construit en 1780, est à la fois une écluse  à double bassins et un épanchoir.

Pour la part d’utopie qui reste dans mon esprit, ce bâtiment représente une architecture idéale et éternelle, bien réelle celle ci, contrairement à celles représentées dans un de mes tableaux préférés : « La Cité Idéale« .

Cet endroit m’émerveille tout autant que l’Alhambra de Grenade, sa Cour des Lions en Particulier, ou le Pavillon Vendôme à Aix en Provence, au point que,  j’y suis revenu et y reviens pour le dessiner, et le peindre, par exemple, dans le cadre d’un séjour aquarelle qu’organisa Elisabeth Penou.

Aquarelle de 2015

Dessin de 2015

vendredi 17 août 2012

Dessin au lavis de 2015

mercredi 27 août 2014

Cet élégant bâtiment de pierres de tailles du 18ème siècle (terminé en 1780), qui accueillait les locaux de l’administration et le logement de l’éclusier est coiffé d’un fronton aux armes de la province de Languedoc et à celle de Monseigneur de Dillon, Archevêque de Narbonne. Il ne répond pas seulement aux soucis esthétiques d’une « porte d’entrée » majestueuse d’un canal et d’une écluse, mais était sensé recevoir, par l’intermédiaire de la courbe du Gailhousty, une partie des crues du fleuve et d’enrichir en limons les plaines environnantes, par l’intermédiaire de 15 vannes d’un côté et 4 arches de l’autre. Cependant, le projet de travaux complémentaires nécessaires pour le bon fonctionnement des opérations fut interrompu par les événement de la Révolution, et jamais repris ensuite, du moins, en jusqu’en 2012. Peut être le seront t-ils repris un jour !!!???. J’en doute fort, dans la mesure ou il faudrait aussi décider du devenir des étangs de Capestang, que j’évoquerai dans mon article au moment ou la progression de mon trajet le long du Canal du Midi aboutira dans ce village.

A noter aussi la présence d’une cale de radoub pour la mise à sec des bateaux.

vendredi 17  et samedi 18 août 2012

Aquarelle de 2015

Je terminerai ce récit par les photos de la courbe du Gailhousty.

Je poursuis ensuite ma route le long du Canal de la Robine jusqu’à Narbonne, 5ème étape de ma randonnée à vélo. La petite difficulté pour atteindre cet autre canal consiste à grimper, mains au guidon mais pieds à terre, pour accéder au viaduc du chemin de fer touristique du Minervois  (ligne de Narbonne à Bize, ouverte en 1887), puis d’y redescendre par une pente aussi abrupte avant de longer le fleuve vers l’écluse de Moussoulens.

Pour éviter le franchissement délicat de ce pont, et en attendant, je l’espère, qu’une passerelle soit construite et que surtout, des panneaux d’orientation soient installés, par ce que, bon sang de bonsoir, rien n’est indiqué (en données 2012), je conseille de revenir sur Sallèles d’Aude, puis, à l’écluse, de prendre la départementale 1118 direction Cuxac d’Aude (sur la rive gauche). Empruntez  la départementale 13 direction Narbonne, qui traverse le fleuve, ensuite tournez à droite sur la départementale 369 direction Moussoulens. Vous rejoindrez le Canal de la Robine qui vous ramènera sur l’écluse de Moussoulens. Vous pourrez ainsi retrouver le pont du chemin de fer, et l’Aude sur la rive droite. Le matin du 6ème jour de ma randonnée, en remontant moi même direction Capestang, j’y ai rencontré 2 charmantes jeunes filles qui se rendaient à bicyclette à Bordeaux et qui s’étaient perdues.

Pour faire plus court, vous pouvez rester sur la départementale 13 qui rejoint le Canal à l’écluse du Raonel.

Dessin au lavis de 2015

mercredi 27 août 2014

vendredi 18 août 2012

mercredi 27 août 2014

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Pour en savoir plus sur le tableau évoqué plus haut, cliquez  sur la Cité idéale.

D’autres infos sur l’épanchoir du Gailhousty : sur le blog du petit patrimoine, sur le site de Sallèles d’Aude, quelques vues sur les bateaux en cale sèche,

D’autre infos sur cet ouvrage ici et .

Un article sur les eurovélos du site « Les roues de Jude ».

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Hébergements à Sallèles d’Aude (liste non exhaustive) :

Maison d’hôtes « Les Volets bleus », https://www.les-volets-bleus.com/.

Maison d’hôtes « La promesse de l’Aude », se caractérisant par une très belle façade haussmannienne : https://www.lapromessedelaude.fr/.

Maison d’hôtes « La passerelle du canal », une très belle demeure languedocienne ancienne et authentique, restaurée en 2018 : https://www.lapasserelleducanal.fr/.

Le Canal du Midi (1/16/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (7/7) : du Somail à l’embranchement

Canal du Midi (2012-2022) : du Somail à l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine.

Voici  le 16ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre le Somail, après de ma pause déjeuner du 5ème jour, et l’écluse de Cesse, ou commence ce canal qui mène les navigants à Narbonne et à la Méditerranée.

J’énumère les ouvrages sur ce parcours : le Port, le Pont Vieux au Somail et la Cale de Touret, 17ème siècle, le remarquable épanchoir des Patiasses, 1694, l’Aqueduc de Cesse, 1690, le Pont de Truilhas et le pont ferroviaire, 19ème siècle.

Par cette fin de matinée du 5ème  jour de ma randonnée à vélo, je décide de m’arrêter sur une terrasse ombragée près du Pont Vieux au Somail, avec une vue sur la chapelle et la petite tour ronde qui faisait office de glacière.

Je remarque aussi la péniche épicerie (photo ci dessous à droite et en bas, sur la vue panoramique), commerce, pour le moins atypique, propose des produits variés comme, par exemple, le Carthagène du Languedoc, un vin rosé fabriqué dans la région, au goût sucré qui se déguste en apéritif, ou divers vêtements d’été comme des tee shirts à l’effigie du Canal, sans oublier le dépannage du pain ou de viennoiseries quand les boulangeries sont fermées.

vendredi 17 août 2012 et mercredi 8 mai 2013

Je prend soin de traverser le pont de manière à découvrir le Canal, direction Carcassonne avec la péniche épicerie à droite, et le Canal, direction Béziers, avec un service d’excursion qui mène les touristes jusqu’au Canal de Jonction de La Robine et l’écluse de Cesse.

Ci dessous, photo du bas, à gauche, un gîte qui hébergeait et proposait le souper autrefois aux voyageurs de la 3ème couchée de la barque de poste en provenance de Toulouse, au centre, le pont (1683) délimitant les communes de Ginestas et Saint-Nazaire d’Aude, à droite, la chapelle (1693, agrandie au 19ème siècle), toujours en activité en 2012.

vendredi 10 mai 2013

Ayant eu pour objectif de revenir sur ce hameau par 2 fois, 1 an après, j’aurai l’occasion de photographier deux emblèmes flottants en escale :  la péniche « Béatrice », sur la photo ci dessous en haut à gauche, itinérante parfois mais souvent stationnée à Port-Cassafières dans l’Hérault (entre Béziers et Agde), et la péniche de luxe « Alégria », itinérante entre Carcassonne et Béziers, offrant des prestations haut de gamme.

vendredi 17 août 2012, vendredi 10 mai 2013 et et mercredi 27 août 2013

Mes 2 heures de pause déjeuner m’auront donné l’occasion de me « plonger » dans l’ambiance du lieu et de m’attarder sur des canards et cygnes, très présents sur les 240 km du Canal du Midi, et en particulier aux endroits ou les passants leur offrent de la mie de pain. Le meilleur compagnon de l’homme, qui visiblement n’a pas peur de l’eau, décide de se joindre à eux le temps de se rafraichir.

vendredi 17 août 2012

vendredi 17 août 2012

Ci dessous, une vue du hameau sur la face nord avec, à gauche, l’auberge évoquée plus haut, le pont, la chapelle et le château d’eau, ainsi qu’un établissement de chambres d’hôtes tenu par un sympathique couple de belges flamands et dans lequel j’ai eu et ai l’occasion de séjourner.

Le hameau du Somail, à la vocation de devenir une commune à part entière, enjambe 3 communes (qui font partie de l’agglomération du Grand Narbonne), dont 2 d’entre elles sont délimitées par le pont, Ginestas, au premier plan, et Saint-Nazaire d’Aude, en arrière plan.

vendredi 10 mai 2013 et mercredi 27 août 2013

En quittant le Somail, vous êtes toujours en Minervois sur la rive gauche (photo ci dessous) …

vendredi 17 août 2012

… alors que, sur la rive droite, le gîte « Le Bosquet du Somail » , bâtiment aux façades ocre, marque l’entrée du Canal sur Sallèles d’Aude et le Narbonnais.

mercredi 8 mai 2013

Je poursuis ma progression vers le Canal de Jonction de la Robine et approche de l’épanchoir des Patiasses et sa maison de garde. Ici aussi les ravages du chancre coloré se font sentir et, au moment ou vous lirez ces lignes, les arbres malades que vous voyez n’existent plus.

vendredi 17 août 2012

Tout ouvrage important sur le Canal du Midi est doté d’une maison de garde, surtout justifié du temps ou il fallait du personnel pour actionner les vannes. Avec l’automatisation, ces bâtiments sont devenus des habitations sans rapport direct avec les activités du cours d’eau et plus ou moins bien entretenus. Chaque habitant y ajoute « sa petite touche » pas nécessairement d’une esthétique la plus réussie, comme cet abris kitch en tôle ondulée sur lequel sont peintes des tuiles romaines en trompe l’œil (photo ci dessous en haut).

A ce propos, je vais de nouveau « pousser un coup de gueule » comme je l’ai fait déjà dans certains articles. J’habite une commune limitrove d’une ville prestigieuse dans un immeuble d’habitation soumis à des contraintes d’entretien (ravalement obligatoire, choix esthétiques bien précis, autrement dit, on ne peut pas faire n’importe quoi. Des aides financières sont parfois proposées pour cela ). Pour un cour d’eau tri centenaire, je suis en droit d’attendre que les 64 communes qu’il traverse soient plus exigeantes sur la qualité des matériaux choisi pour le bâti, quitte à aider financièrement les habitants désireux d’embellir leur environnement de manière à honorer le Canal du Midi . En ce qui concerne cette toiture, un simple ajout de VRAIES tuiles romaines (neuves et qui se patineront avec le temps, ou, mieux encore, des tuiles de récupération) serait suffisant.

samedi 11 mai 2013

L’épanchoir des Patiasses construit en 1694, permet l’évacuation du trop plein d’eau du Grand Bief et de la rigole d’alimentation de la Cesse, toute proche. Cela est possible si les vannes sont actionnées, de 1 à 6 selon la quantité à éjecter.

Une anecdote raconte qu’en une nuit de novembre 1715, sous un orage violent et une pluie battante, il avait été demandé à du personnel stationné à Mirrepeisset, village situé à environ 2 km (unité de mesure qui n’était pas encore usité à l’époque, je précise), de se rendre sur place pour actionner les vannes. Seulement, peu pressés de se mouiller au sens propre comme au sens figuré, et ne voulant pas écourter leur sommeil, ils attendirent le petit matin pour s’acquitter de la tâche. Seulement, entre temps, l’eau avait taillé une profonde brèche dans le Canal (sources : « Le Canal du Midi de long en large », de Philippe Valentin).

samedi 11 mai 2013

S’ensuit, tout de suite après, un bâtiment marquant la limite eu Minervois en rive gauche du Canal, et du Narbonnais, en rive droite. A noter l’arrivée de la prise d’eau de la Cesse, alimentation naturelle principale du Grand Bief, autrefois le tracé originel du Canal du Midi quand celui ci croisait la rivière par l’intermédiaire d’une chaussée.

samedi 11 mai 2013

Plus loin, j’approche du port la Robine, point de ravitaillement en carburant, situé sur un ancien bras du Canal avant que celui ci ne soit dévié sur l’aqueduc de la Cesse à l’initiative de Vauban.

vendredi 17 mai 2012

Ce pont-canal fut terminé en de 1690 (architecte Jean Goudet), long de 64 m sur 14 m  de hauteur, construit à l’initiative de Vauban pour remplacer la chaussée de Riquet sur la Cesse jugée insuffisante pour protéger le Canal du Midi, il permet de le rendre indépendant des caprices des cours d’eaux naturels que l’homme ne peut maîtriser.

A noter sur la photo du bas, les dommages causés par les crues sur la face nord du pont.

mercredi 8 mai 2013 et samedi 11 mai 2013

Me voici enfin sur l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine, qui me mènera à Narbonne, 5ème étape de mon trajet. Je m’arrête un moment pour prendre les photos qui s’imposent, avant d’être interpelé par une cycliste anglaise qui me demande son chemin. Je rencontre ensuite 2 personnes, qui ne sont autre que le comédien Jean-Michel Dhermay (« Le Charme discret de la bourgeoisie ») et la comédienne québécoise Marjolaine Lemieux (« 1981 »), qui, visiblement, habitent la région. Nous échangeons nos points de vues sur nos randonnées et je leur explique en détail l’organisation de mon trajet. Ils m’informent de leur côté sur le trajet qui me reste à faire jusqu’à Narbonne, me décrivent la belle architecture qu’est le bâtiment de l’épanchoir du Gailhousty, et me préviennent de la difficulté que je rencontrerai pour accéder au pont de chemin de fer qui traverse l’Aude pour rejoindre le Canal de la Robine.

vendredi 17 août 2012

C’est sur la vue ci dessous du rectiligne Canal de Jonction de la Robine à son commencement sur l’écluse de Cesse que s’achève ce récit. Je vous invite à découvrir 2 articles écrits par Jean-Pierre Lagache sur Mirrepeisset et la romancière Kathy Falguera, illustré par des photos de cette dame et quelques unes des miennes sur les liens suivants Mirrepeisset, 1ère partie et Mirrepeisset, 2ème partie.

samedi 11 mai 2013

C’est tout, … pour le moment !!!

 

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Les liens sur le comédien Jean-Michel Dhermay, ici et .

Hébergements au Somail (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Neptune ».

Chambres d’hôtes « La Maison des escaliers ».

Chambres d’hôtes « Chez Pierrette« .

Le domaine du « Bosquet du Somail« .

Hébergements à Sallèles d’Aude (liste non exhaustive) :

Maison d’hôtes « Les Volets bleus », mon « coup de cœur ».

Autres liens :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles du Somail.

Le Canal du Midi (1/15/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (6/7) : de l’écluse d’Argens au Somail

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse d’Argens au Somail.

Voici  le 15ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse d’Argens, là où commencent les 54 km du Grand Bief (le 55ème du canal), et le sympathique hameau du Somail, au moment de ma pause déjeuner.

Voici les ouvrages rencontrés sur le trajet : le pont de Roubia (17ème siècle), l’épanchoir et l’aqueduc de Roubia (1690), le Pont de Paraza (17ème siècle), la « pièce maitresse » du parcours, le pont-canal du Répudre (1680), l’aqueduc de Saint Paul (1690), le pont de Ventenac (17ème siècle), l’aqueduc de Ventenac, 1689), le très astucieux, et utile en cas de crues, épanchoir à siphon de Ventenac (1778), le pont de Saint Nazaire d’Aude (ou pont Saint Rome) (1838), l’aqueduc de Delfieu (1690), la Cale de Foncaude (1801), le Pont de Saint Marcel (1771) et le port du Somail (17ème siècle).

Au départ de l’écluse, il n’y a plus d’arbres, et j’ose espérer que cela sera provisoire, mais je retrouve rapidement un chemin de halage ombragé, direction Roubia …

 Vendredi 17 août 2012

… charmant village que je n’hésite pas à aller découvrir et qui s’annonce par ce magnifique pont et une demeure de maître en pierres de taille au bord de l’eau. J’y découvre aussi une « architecture » navale toute en bois pour le moins très originale et croise deux kayakistes qui, très certainement, et cela je le juge à leur équipement, ont choisi de remonter le Canal du Midi sur toute sa longueur, autrement dit, sont sans doute partis du phare des Onglous pour se rendre aux Pont-Jumeaux. Je les aurais très certainement questionnés si je les avais rencontrés à l’écluse. Une pensée me viens pour l’un de mes amis, Eric, qui a navigué sur la Loire de Tours à Nantes par ce moyen de transport, en guise d’entrainement pour descendre une rivière en Alaska sur 500 km, d’une part, et de Timothée, un ado kayakiste qui raconte son trajet en 2012 sur son blog, d’autre part.

Vendredi 17 août 2012

Je suis retourné photographier ce pont de manière plus précise lors des nombreux séjours « post ballade à vélo » que j’effectue régulièrement depuis 2012. Je remarque des pêcheurs sexagénaires ou plus qui transmettent leur passion à leurs petits-fils, constatant que cette activité reste essentiellement masculine. Promis juré, si je rencontre une pêcheuse, je ne manquerai pas d’aller à sa rencontre et essayer de comprendre pourquoi elle reste encore réservé aux hommes.

Dimanche 4 mai 2014

Après une pause dans ce magnifique village aux architectures intéressantes (comme la mairie), voire remarquables (comme cette demeure somptueuse de pierres et de brique près du Canal), je me dirige vers Paraza.

 Dimanche 4 mai 2014

J’aperçois au loin le château de Paraza, 17ème siècle, dans lequel Riquet a séjourné pendant les travaux du canal, perché sur un promontoire et au pied de plusieurs terrasses arborées, qui, elle même, prolongent le haut bourg, qui offre une vue panoramique sur le massif des Pyrénées, et en particulier, sur le Mont Canigou. Un pont du 17ème siècle enjambe le Canal du Midi. Je croiserai deux jeunes filles qui, comme moi, feront même trajet et le prolongeront jusqu’à Sète. Une femme, que j’ai cru d’abord être leur mère ou leur tante, les abordera pour les accompagner un bout de chemin.

Peu avant l’arrivée sur le village, et jusqu’à la sortie à l’Est de celui-ci, le chemin de halage fait place à la route, certes peu fréquentée, mais petit inconvénient, selon moi.

Vendredi 17 août 2012

Dimanche 4 mai 2014

Direction maintenant un des ouvrages les plus emblématiques d’autant plus qu’il a commencé par être unique sur le ruban d’eau, le pont-canal du Répudre, qui était une attraction locale dans la mesure ou personne n’avait vue encore des bateaux passer sur un pont.

Seul ouvrage de ce type du temps de Riquet, datant de 1680, avec une chaussée de part et d’autre en calades, conçu sur le modèle d’ouvrages situés sur les canaux italiens que l’ingénieur Andréossy avait étudié. Le chantier, long de 3 ans, a mobilisé près de 400 ouvriers, sous la direction d’Emmanuel de l’Estang. La longueur, dans le temps de la construction et l’investissement humain demandé a sans doute découragé Riquet d’entreprendre de semblables aqueducs aux croisement du Canal Royal de Languedoc et des autre rivières (pour une question de coûts aussi très certainement), préférant les chaussées malheureusement souvent endommagées par des crues. Vauban améliorera l’œuvre de Riquet en y ajoutant les autres aqueducs nécessaires pour rendre le plus indépendant possible le cours d’eau artificiel des caprices des rivières et autre fleuves. « Cerise sur le gâteau », une inscription fut accolée au pont dès 1837.

A proximité, un déversoir et le petit aqueduc de St Paul, datant de 1690 sans oublier une borne indiquant le niveau des crues du 18 septembre 1843 et du 12 septembre 1875.

La rivière délimite les communes de Paraza et de Ventenac-Minervois.

Vendredi 17 août 2012 et mercredi 27 août 2013

Il est à noter que le Canal peut se parcourir sur les deux rives entre Paraza et Ventenac Minervois bien que je déconseille la rive gauche aux vélo tractant des remorques (qu’il faudra détacher, surtout si ces dernières transportent des enfants en bas âge.

Méandres passés, arrivée majestueuse sur Ventenac-Minervois et son pont du 17ème siècle.

L’imposant bâtiment au style éclectique aux airs d’édifice religieux néo-moyenâgeux, La Cave du Château datant de la fin du 19ème siècle, fait face à la Halte de Plaisance « Alexandre Pech ». Il se caractérise par son activité vinicole : vente de bouteilles de vins rouges et rosés essentiellement de la production locale. Comme tout point de vente vinicole qui se respecte, l’achat de bouteilles s’accompagne de nombreuses dégustations.

Vendredi 17 août 2012

Ci dessous, quelques vues panoramiques de ce village perché, lui aussi sur un promontoire. Quelques belles propriétés aussi dans les rues de celui-ci.

Vendredi 17 août 2012 et jeudi 28 août 2013

Le pont fait aussi parfois office de plongeoir pour des ados qui n’hésitent pas à se jeter à l’eau, au sens propre comme au figuré, bien que la baignade soit interdite.

Vendredi 17 août 2012

Il est à noter que le Canal du Midi peut également se longer sur ses deux rives, à vélo et à pied,  à partir de Ventenac , et jusqu’au Somail. je découvre ainsi le pont Saint Rome, (ou pont de Saint Nazaire, ci dessous photo en haut à gauche et en bas), élégant ouvrage en pierre calcaire, datant de 1838,  faisant penser bien volontiers  à un ouvrage conçu un siècle plus tôt. J’y découvre malheureusement un tag (toujours présent lors de mes nouveaux passages en 2013 et 2014), qui ne lui apporte, selon moi, aucune plus value. Je partage ce qu’à écrit mon ami Jean-François sur ce blog à ce sujet et je vous inviterai à lire son article, par la transmission d’un lien, à la fin de cet article.

Sur la photo en haut à droite, la Cale de Foncaude surmontée d’un élégant ponceau, permet de recevoir les eaux qui s’étalent sur les terres environnantes et qui ne peuvent progresser, par ce que barrées par le Canal, qui les reçois donc.

Vendredi 17 août 2012 et jeudi 28 août 2013

Le pont de Saint Marcel, ou le Pont Neuf du Somail (photo du bas), date de 1771 et se caractérise par une succession de 3 matériaux : la pierre calcaire, le basalte et le grès. Tout comme le pont Saint Rome, et contrairement au Pont Vieux du hameau, de larges voutes donnent à l’ouvrage son aspect majestueux. Il marque d’ailleurs l’entrée occidentale du hameau.

Vendredi 17 août 2012

Je découvre pour la première fois ce magnifique hameau, à cheval sur 3 communes (Ginestas, Saint Nazaire d’Aude et Sallèles d’Aude), et 2 pays (le Minervois et le narbonnais), autrefois la 3ème couchée de la barque de poste en provenance de Toulouse.

Ci dessous en haut à gauche, le Pont Vieux, la chapelle et l’auberge à l’opposé, qui marque la limite entre les communes de Ginestas et St Nazaire d’Aude. En haut à droite, le bâtiment de l’office du Tourisme promis à une restauration certaine.

Enfin, sur la photo du bas, les « canards du midi » accompagnés de cygnes, très présents sur les 240 km du trajet.

Vendredi 17 août 2012

C’est par une pause déjeuner sur la terrasse du restaurant « Le comptoir nature » sur la rive droite au pied du pont, côté Carcassonne, que j’achève ce 15ème récit « En Minervois jusqu’au Somail ».

C’est tout, pour le moment !!!

 

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le récit de la descente de Timothée en kayak sur le Canal du Midi, c’est ici

Hébergements au Somail (liste non exhaustive) :

Chambres d’hôtes « Le Neptune ».

Chambres d’hôtes « La Maison des escaliers ».

Chambres d’hôtes « Chez Pierrette« .

Le domaine du « Bosquet du Somail« .

Nombreux restaurants au Somail, dont l' »ô à la bouche », L’auberge du Somail, et mon coup de cœur, « Le comptoir nature » (on y déguste de délicieuses glaces artisanales au lait de brebis).

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/14/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (5/7) : de l’écluse d’Homps à l’écluse d’Argens, au début du Grand Bief

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse d’Homps à l’écluse d’Argens.

Voici  le 14ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre Homps et l’écluse d’Argens, là où commencent les 54 km du Grand Bief.

J’énumère les ouvrages croisés (hors écluses) sur ce trajet : le pont-canal d’Ognon (1828), La porte de garde du demi-Ognon (1682), l’épanchoir d’Ognon (1689), l’aqueduc du Bassanel (1690), l’aqueduc de Pechlaurier (1690), et l’aqueduc d’Argens (1691).

A noter également à proximité d’Argens Minervois, le magnfique château de Sérame, à  l’architecture qui rappelle un peu une église classique, voire baroque et son jardins à la française agémenté d’arbres exotique en terrasse entourée de ballustrades, très bel élément architectural quand il est conçu en pierre et dans ses justes proportions, malheureusement très mal singé de nos jours, par ce que conçu en ciment, en fausse pierre (ce qu’on appelle en pierre reconstitué), voire, pire encore, en plastique, et que l’on peut trouver dans des magasins de bricolage, par exemple.

Par cette belle matinée du vendredi 17 août 2012, j’enfourche ma bicyclette pour la 5ème étape d’une quarantaine de kilomètres en direction de Narbonne. Je traverse une dernière fois le port d’Homps tout en remarquant au passage un cycliste mécontent maugréant contre les prestations d’une location de deux roues. Je longe les derniers kilomètres qui me mènent à l’écluse éponyme, le 51ème ouvrage du Canal du Midi en provenance de Toulouse, à bassin simple, datant de 1679, à 46 m d’altitude au dessus du niveau de la mer.

Samedi 11 août 2012

Samedi 11 août et vendredi 17 août 2012

Je longe ensuite les 0 km 688 du 52e bief retenu par l’écluse d’Ognon, entre dans le département de l’Hérault, sur la commune d’Olonzac. L’ouvrage est à bassins doubles de 46 m d’altitude, distant de 146 km 747 de la Garonne, date de 1679.

vendredi 17 août 2012

Vendredi 17 août 2012 et mardi 27 août 2013

Je découvre ensuite un site qui m’intrigue un peu, la porte de garde du demi-Ognon, qui date de 1682, complété par un épanchoir à 3 vannes, de 1689. Cette porte de défense se justifie pour protéger le canal des crues très violentes de la rivière Ognon qui a endommagé le cours d’eau artificiel de façon récurrente sur plus de 150 ans, autrement dit, la nature à repris le dessus sur les initiatives humaines qui avaient pourtant pour objectif de la maitriser.  Pour éviter l’arrivée trop importante de l’eau en aval, on ferme la porte de garde, ce qui permet une évacuation par un épanchoir, puis une rigole vers le lit de cette rivière très capricieuse, en apparence inoffensive qui croise la canal non seulement au niveau de l’ouvrage, mais également sous un pont-canal créé en 1828 pour d’abord remplacer puis compléter la porte de garde, pour cause de nouvelles crues dévastatrices.

Mardi 27 août 2013 et vendredi 17 août 2012

S’ensuit le très agréable et ombragé bief de Pechlaurier sur 2 km 726 au pied de la colline éponyme qui borde l’Aude et qu’il a fallu percer pour permettre au Canal du Midi de poursuivre sa route en parallèle au fleuve à cet endroit, et qui retourne de nouveau dans le département du même nom. A noter, un court chemin asphalté entre l’écluse et le premier pont en aval.

Vendredi 17 août 2012

Voici l’écluse de Pechlaurier (150 km 161 de la Garonne, altitude : 38 m, à bassins doubles, datant de 1679), 53ème ouvrage depuis Toulouse. Ce site arboré au pied de la colline m’a particulièrement inspiré au point que je m’y je m’y suis attardé plus longtemps que mes arrêts aux autres écluses. Je me situe sur Argens Minervois, 42ème commune sur les 64 que traverse le Canal du Midi (après recomptage, c’est bien 64 communes et non 63 comme je l’ai indiqué sur les articles précédents).

Dans le bâtiment se trouve un four à pain, ce qui témoignait d’un certain confort dont bénéficiaient les employés travaillant sur le Cours d’eau, dans le cadre d’une activité économique fructueuse et prospère liée à celui-ci au XIXe siècle.

Vendredi 17 août 2012

Les 2 km 485 du 54 bief du cours d’eau, retenu par l’écluse d’Argens me permet de découvrir le charmant village éponyme et son château de nombreuse fois remanié, transformé pour la dernière fois au XIXe siècle.

Argens, qui s’appelait (Villa Argesii jusqu’au IXe siècle) doit son appellation à la composition géologique des environs essentiellement composée de grès et d’argile. Il est à noter aussi l’oppidum du Mourrel Ferrat qui témoigne d’une présence humaine structurée et organisée fort ancienne (IVe siècle avant JC).

Vendredi 17 août 2012

Je me fais une petite idée des lieux en longeant le Canal par la rive droite et je devine aisément la fonction défensive qu’avait le monument avant qu’il ne devienne une résidence d’agrément, symbolisé par le percement de fenêtres sur les murs et les tours. Autre site remarquable, les ruines de L’Eglise Notre-Dame de l’Assomption, édifice roman du Xe siècle dont il ne reste que les arcades sur un pan de mur et un chapiteau à damier. Les fonts baptismaux de l’église primitive et la cloche de l’ancienne église se trouvent dans le nouvel édifice datant de 1880. Sur le chemin du cimetière, la Fontaine fraîche, ancien puits qui permettait  aux villageois de s’alimenter en eau potable.

Présence du Canal du Midi oblige, d’une part, et essor de la viticulture, d’autre part, ont permis à Argens Minervois de connaître une période de prospérité. Une importante tuilerie existait aussi jusqu’au début du XXe siècle.

Pour rester dans le domaine hydraulique, existait aussi un réseau d’irrigation et une tour de relèvement que l’on peut découvrir en se dirigeant vers le Lac des Aiguilles ainsi que des murs supportant des canalisations.

Vendredi 17 août 2012

Je progresse en direction de l’écluse et découvre une petite marina, témoignant de la conversion du Canal en cours d’eau destiné à la navigation de plaisance. Sans aller jusqu’à décrier les architectures des bâtiments de ce lieu qui reste, malgré tout agréable, j’aurais cependant aimé découvrir un site avec plus de cachet, s’inscrivant dans la droite ligne de ce qui se construisait au temps de Riquet. Cependant, l’état d’esprit de nos jours s’inscrit plus dans une logique tout d’abord économique au détriment d’une recherche esthétique forcément plus couteuse mais qui serait cependant justifiée pour respecter et rester dans la « patine » du Canal du Midi.

Vendredi 17 août 2012

C’est par l’arrivée sur l’écluse d’Argens (1679, 54e écluse et 152 km 646 depuis la Garonne, altitude 32 m) que je termine mon récit « En Minervois jusqu’au Grand bief », qui marque le point de départ d’un ruban d’eau ininterrompu sur 54 km (un peut moins d’un quart de la longueur du cours d’eau) jusqu’à la ville natale de Riquet.

Vendredi 17 août 2012

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

 

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Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Deux adresses sympathiques de chambres

et maison d’hôtes / gites à Olonzac : » Eloi Merle » et « La vigne bleue« .

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Le château de Sérame.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/13/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (4/7) : de l’écluse de Puichéric à l’écluse d’Homps

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Puichéric à l’écluse d’Homps.

Voici  le 13ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Puichéric et Homps.

Après m’être rafraichi dans la très agréable buvette épicerie de l’écluse de Puichéric, un petit peu épuisé en cette fin d’après midi du 4ème jour de ma promenade, j’enfourche ma bicyclette pour parcourir les derniers kilomètres jusqu’à ma prochaine étape, Homps, et l’hôtel restaurant situé sur la rive droite du cours d’eau peu avant l’arrivée sur le port.

Voici les ouvrages remarquables que je vous énumère sur le trajet, hors écluses : la cale de Las Bauges, l’aqueduc de Ribassel, 1694, le pont de La Redorte, 17ème siècle et remanié en 1937, le Port de La Redorte, Le Pont Neuf de La Redorte, 1780, une des « bijoux » architecturaux du Canal du Midi, l’épanchoir de l’Argent Double,1694, l’aqueduc de l’Argent Double, 1689, le bâtiment de la 3ème dînée (pour les barques de poste en provenance de Toulouse), les ponts de la Métairie du Bois et de Jouarres, 17ème siècle, l’aqueduc de l’étang de Jouarres, 1679, Homps et son port, qui a pris son essor au 19ème siècle.

Je poursuis mon trajet le long des 6 km 313 du 50ème bief du cours d’eau, le bief de Jouarres, pour arriver sur le port de La Redorte, d’où partaient les embarcations de tonneaux de vin ou de pierres marbrières du Minervois tant vers l’Est que vers l’Ouest, selon les besoins.

Mai 2014

Mai 2014

Sur la photo ci dessous en bas, le Pont Neuf de La Redorte traversé par la route qui mène au village.

Jeudi 16 août 2012

Je marque une pause sur cet ouvrage remarquable qu’est l’épanchoir de l’Argent Double, plus majestueux encore que celui de Villepinte, plus récent (1739). Il fut conçu par Vauban suite aux dégâts des crues de la rivière et que la chaussée ne suffisait pas à contenir. A la fois épanchoir et déversoir, cet élégant ouvrage à 11 arches traversé par une allée en calades, fut terminé en 1694 par Jean David. J’y suis d’ailleurs retourné un an après pour de nouvelles prises de vues.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Juste après l’épanchoir, sur les 4 vues ci dessous, l’aqueduc à débordement de l’Argent Double, datant de 1689 permet aussi aux excédents d’eaux du Canal du Midi de se jeter dans la rivière du même nom qui se jette dans l’Aude un peu plus loin, laquelle, comme ses « consoeurs » dans la région, peut être la cause de crues très impressionnantes.

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Mai 2014

Mai 2014

Mai 2014

Je poursuis ma progression vers le bâtiment de la  dînée du 3ème jour de la barque de poste en provenance de Toulouse, qui s’appelait « Le Cabaret de La Redorte » (photo en bas à gauche). Tout comme halte qui se respectait, existait autrefois une chapelle qui, faute d’entretien et tombant en ruines, fut détruite au début du 20ème siècle. J’approche du pont de la Métairie du Bois, 17ème siècle et son tablier en dos d’âne, traversée par une route qui mène à Azille, que vous pouvez apercevoir en panoramique depuis le Canal du Midi (photo ci dessous). Derrière, se trouve la Montagne Noire au niveaux du Pic de Nore, 1 211 m, à son point culminant, lequel offre un panorama exceptionnel par temps clair, du Pays Toulousain à la Méditerranée, sans oublier la chaine des Pyrénées. Se trouve aussi à proximité du Pic le Roc de Peyremaux, 1008 m.

Jeudi 16 août 2012

J’atteins l’écluse de Jouarres, à bassin simple, construite en 1679, à 143 km 059 de la Garonne et à l’altitude de 49m, et le 50 ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrèmité occidentale à Toulouse, situé sur la 39ème commune sur les 63 que traverse le cours d’eau, Azille. Tout comme à Herminis et Marseillette, à noter un important dénivelé, 3 m 62, nettement au dessus de la moyenne qui est de 2 m 50. Je constate avec satisfaction l’état impeccable du bâtiment, entretien que l’on serait en droit d’attendre sur tous les bâtiments du Canal du Midi.

Jeudi 16 août 2012

Je m’engage maintenant sur les 3 km 688 du 51e bief du Canal, direction Homps et l’écluse éponyme, qui marque la fin de ma 4 ème étape. J’y retrouverai un couple d’anglais rencontrés 3 jours plus tôt, lors de ma première étape. Passé le pont de Jouarres, 17 ème siècle (photo ci dessous en haut à droite), les 2 rives ombragées du Canal du Midi m’annoncent l’arrivée sur le pont bleu piétonnier du port (photo ci dessous en bas à droite)

Jeudi 16 août 2012

Le port d’Homps, 3ème en importance sur le Canal du Midi du temps de son activité économique, permit aux péniches, grâce à l’élargissement du cours d’eau, de faire demi tour. Il se développa au 19ème siècle, parallèlement au vignoble languedocien. Ici partaient des tonneaux tant vers l’Est que vers l’Ouest. Aujourd’hui, un port de plaisance contribue à faire de ce lieu une attraction touristique. Aux bâtiments anciens dotés d’un certain cachet viennent s’ajouter de nouvelles constructions dites « traditionnelles » de style néo méridionales, à l’esthétique certes agréable, qui se réfèrent aux constructions anciennes mais sans leurs proportions harmonieuses, à proximité de la marina, sur la rive gauche.

Jeudi 16 août 2012

Ci dessous, 4 vues de la passerelle d’Homps reliant les 2 rives du Canal du Midi et permettant d’accéder au port dans lequel de nombreux bateaux stationnent en cette saison. A voir également dans le village : le Chai (Maison des Vins du Minervois), le lac de Jouarres, l’église paroissiale néo romane du 19ème siècle bien dans le style « France profonde », surtout le clocher, la chapelle romane Saint-Michel du 11ème siècle, la tour de chevaliers de Malte, 12ème siècle.

Jeudi 16 août 2012

Durant mon trajet, j’ai eu l’occasion de nombreuses fois de croiser différends « attirails » cyclistes, comme celui, sur la photo ci dessous à gauche, permettant de stocker des bagages ou d’y placer des enfants en bas âge.

Les plaisanciers choisissent le plus souvent d’alterner promenade fluviale et promenade sur deux roues. Il faut dire aussi que les environs du Canal méritent aussi le détour

Jeudi 16 août 2012

Le Canal du Midi est bordé de belles architectures qui contribuent à l’honorer. Homps n’échappe pas à la règle comme cette magnifique bâtisse Napoléon III dans laquelle les propriétaires ont eue la bonne idée d’en faire des chambres d’hôtes (en données 2012) : « Le Domaine Val Auclair » (photos ci dessous à droite et en bas).

Jeudi 16 août 2012

Et c’est sur la vue du bief à la sortie du port et du village et à l’approche de l’écluse que je termine cet article « En Minervois jusqu’à Homps ».

Jeudi 16 août 2012

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/12/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (3/7) : du bief de Marseillette à l’écluse de Puichéric

Canal du Midi (2012-2022) : du bief de Marseillette à l’écluse de Puichéric.

Voici  le 12ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre le bief de Marseillette et l’écluse de Puichéric.

C’est par le percement du rocher de Marseillette que le Canal du Midi entre dans le 4ème pays qu’il traverse, le Minervois. En consultant différents site sur internet, il m’est indiqué que la « ligne » de partage entre le climat océanique aquitain et le climat méditerranéen passe à cet endroit, « ligne » par ailleurs qui traverse le département de  l’Aude entre Villeneuve Minervois et Caunes Minervois, Rustiques et Badens, Trèbes et Marseillette, Floure et Barbaira, puis, plus au sud, du côté de Limoux. En conversant dans une boutique vinicole de Carcassonne, j’ai appris que le climat méditerranéen commençait réellement à La Redorte (et à l’écluse de Puichéric sur le Canal). Je reste cependant persuadé, par les paysages que j’ai quand même eu le temps d’observer, qu’une transition d’abord douce s’opère  dès le Seuil de Naurouze, puis se précise vers Villesèquelande, ou commencent les vignes, et encore plus à la sortie de Carcassonne aux écluses du Fresquel, et de façon évidente à La Redorte. Du côté de la Montagne Noire, la végétation diffère sur ses 2 versants, le côté nord offrant des similitudes avec les massifs jurassiens ou vosgiens.

Sans plus tarder, en cet après midi de mon 4ème jour de randonnée à bicyclette, après m’être restauré à Trèbes et à l’heure de la sieste, je découvre le cours d’eau traversant le rocher de Marseillette (photo en haut à gauche), au relief accidenté qui me laisse deviner aisément la difficulté rencontrée lors du percement du Canal du Midi à cet endroit.

 Jeudi 16 août 2012

Voici l’énumération des ouvrages sur ce trajet, hors écluses : l’aqueduc de Mercier (1689), un épanchoir à vannes du 18ème siècle, un épanchoir à siphon de 1781, le pont de Marseillette (1856), un segment rectifié sur 500m en 1943, l’aqueduc de St Martin (1690), l’aqueduc de l’Aiguille (17ème siècle, remanié en 1774 et 1807), le pont de Puichéric (17ème siècle), et la cale de Puichéric (1749).

Je précise que le bief de Marseillette se situe à mi chemin sur le Canal du Midi. Nous nous trouvons à équidistance du Bassin de l’Embouchure à Toulouse en direction de l’Ouest, d’une part, et du Phare des Onglous, à Marseillan, en direction de l’Est, d’autre part.

J’approche de l’écluse de Marseillette, datant de 1679, le 45e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale, a bassin simple, au km 127,394, à l’altitude de 79 m, située sur la commune éponyme (photos du bas). Je longe ensuite ce joli village sur sa rive gauche (photo du haut). L’écluse est précédée de l’épanchoir à siphon de Marseilette, d’une conception très ingénieuse qui  permet l’évacuation du trop plein d’eau, et qui  en interrompe son évacuation quand le miroir d’eau descend au bon niveau. Autrement dit, ce système automatique ne demande aucune intervention humaine.

Jeudi 16 août 2012.

Sur le site, un plaisancier qui semble rencontrer quelques difficultés à faire fonctionner son bateau de location, ce qui oblige les touristes à devoir patienter sur le bassin, sans évoquer non plus les autres qui attendent en amont et en aval, mais qu’importe !!!, tout le monde semble garder sa (très) bonne humeur et après tout, nous sommes en vacances, non !!!???

Jeudi 16 août 2012

Je progresse ensuite sur les 3 km 308 du 46e bief du Canal, le bief de Fonfile, agréablement arboré, qui serpente sur les communes de Marseillette et Blomac. Il est à noter de nombreux vignobles dans les environs et, a ce sujet, mes découvertes sur internet me font penser à ce qu’à écrit Jean-Pierre Lagache, sur son blog consacré à ce beau département qu’est l’Aude, à propos d’un couple de vignerons, spécialisé dans le bio, qui possède une exploitation à Laure Minervois, Nicole et Jean-Baptiste (aujourd’hui malheureusement décédé). Comme l’histoire du Canal du Midi est étroitement lié au vin, j’ai donc pensé utile de vous faire prolonger mon récit par la lecture de son article en vous transmettant le lien à la fin de mon récit.

Jeudi 16 août 2012

Jeudi 16 août 2012

Me voici sur l’écluse de Fonfile (ou Rachin), datant de 1679, le 46e ouvrage sur le Canal à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale, à bassins triples, à 130 km 702 de la Garonne, et à l’altitude  de 76 m., située sur la commune de Blomac. Un des points de rencontre avec la RD 610, la route Minervoise.

Jeudi 16 août 2012

S’ensuit les 1 km 242 du 47e bief, le bief de St Martin, retenu par l’écluse éponyme. Tout comme une journée de saison qui se respecte, il fait assez chaud et je marque parfois des pauses pour cueillir des grappes de raisin, déjà mur sur ce secteur dès la deuxième quinzaine du mois d’août.

Jeudi 16 août 2012

L’écluse de St Martin, datant de 1679, le 47e ouvrage à franchir depuis Toulouse, à bassins doubles, au km 131, 344 depuis  la Garonne et à l’altitude de 67 m, se distingue par ses bassins de 30 m de long pour 5 m 35 sur ses plus grandes largeurs, autrement dit, les plus petits du Canal du Midi. J’ose espérer que les façades du bâtiment seront vite ré enduites.

Jeudi 16 août 2012

Je longe les 1 km 763 du 48e bief, le bief de l’Aiguille pour accéder à l’écluse la plus décorée et quitte Blomac pour entrer sur Puichéric, la 37e commune sur les 64 que traverse le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

 Voici l’écluse de l’Aiguille, datant de 1679, à 133 km 707 de la Garonne, a bassin doubles , à 59 m au dessus du niveau de la mer. Joël Barthes, en poste depuis 1978, n’est pas seulement éclusier, mais aussi un artiste, sculpteur en particulier. A partir de matériaux de récupération, du bois et du fer essentiellement, drainés par le canal ou trouvé au bord du chemin, cet ancien routier façonne des créations dignes de son imagination, en puisant dans le bestiaire, comme en témoigne ce crocodile ma fois fort inoffensif, ou en prenant comme référence un chanteur comme Brassens. Affinant son savoir faire au fil des années, certaines de ses sculptures sont animées. Cet artiste bohème à la main verte, puisque les fleurs et plantes ne sont pas oubliées, qui travaille sérieusement sans se prendre au sérieux, n’hésite pas non plus à s’inspirer de l’anatomie humaine.

Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer, mais ne manquerai pas de le faire lors d’un prochain passage. Je pourrai ainsi en écrire un nouvel article.

Jeudi 16 août 2012

 J’enfourche mon vélo sur les 3 km 039 du 49e bief, retenu par l’écluse de Puichéric, sur le trajet duquel je traverse un des 3 ouvrages franchissant un cours d’eau conçu par Riquet, l’aqueduc de l’Aiguille (photo ci dessous en haut à droite), construit au 17ème siècle, puis reconstruit en 1774 et remanié en 1807, par l’ajout d’une arche surbaissée. L’ouvrage enjambe une rigole qui, tour à tour, a évacué les eaux saumâtres des étangs de Marseillette, qui furent asséchés, devenant ensuite une rigole servant à irriguer les champs aux alentours. Les descendants de Riquet auraient aimé utiliser l’espace pour établir un nouveau réservoir pour l’alimentation du Canal du Midi mais les autorités politiques d’abord royalistes, puis républicaines s’y opposèrent.

Il est a noter une cale et un ponceau à proximité du pont qui précède 4 autres cales situées entre l’écluse suivante et le port de la Redorte. Un lavoir existait aussi autrefois sur ce bief.

Sur la photo ci dessous en bas, le pont de Puichéric (ou de Rieux), typique des architectures des ponts du 17ème siècle, traversée par la route qui mène au village. Pour l’anecdote, un ado tout habillé s’apprête à faire un plongeon, très certainement pour épater ses copains et ses copines, alors que la baignade dans le Canal est interdite.

Jeudi 16 août 2012

Sur la photo ci dessous, vous pouvez apercevoir le joli village de Puichéric avec son église Notre Dame construite à partir de 1269, agrandie et remaniée jusqu’en 1879. Le clocher date du 14ème siècle. Le château, dans lequel Riquet fit étape (photo ci dessous en bas),  ne se visite pas, ce qui signifie aucunement qu’il est impossible d’y séjourner, dans la mesure où il abrite des chambres d’hôtes (en données 2012, ce qui ne sera peut être pas toujours le cas, à l’instar de la « Maison Coste » aménagée avec goût, à Carcassonne qui a cessé d’acueillir des clients cette année là). Le bourg est traversé par la route minervoise et l’ancien chemin de fer Moux-Caunes-Minervois (photo ci dessous en haut à droite). Entre 1989 et 2001, la commune eût pour maire un personnage au nom prédestiné, Jean-Claude Canal.

Jeudi 16 août 2012

C’est sur l’écluse de Puichéric, datant de 1679, le 49e ouvrage à franchir par les navigants depuis Toulouse, à bassins doubles, au km 136, 740 et à l’altitude de 57 m que je termine mon récit. Ici se trouve une petite épicerie buvette fort agréable.

Jeudi 16 août 2012

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Quelques endroits sympathiques pour y faire étape ou séjourner :

Le château de St Aunay à Puichéric.

Le château de Puichéric.

Chambres d’hôtes « La Demeure vigneronne » à Blomac

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/11/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (2/7) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Villedubert au bief de Marseillette (équidistant de Toulouse et de Marseillan).

Voici  le 11ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Villedubert et le bief de Marseillette.

Je reprend donc le récit de mon trajet là ou j’ai terminé l’article précédent, à savoir sur l’écluse de Villedubert.

Pourquoi ai-je choisi de terminer cet article sur un bief plutôt que sur une écluse ? Tout simplement par ce que c’est sur le bief de Marseillette que se termine la commune de Trèbes et commence celle de Marseillette, c’est surtout sur ce bief que l’on quitte le Carcassonnais pour entrer dans le Minervois, c’est aussi sur ce bief que l’on se trouve à mi chemin du Canal, c’est notamment sur ce bief que l’on rencontre les 1er champs d’oliviers, et c’est enfin sur ce bief que commence le climat méditerranéen, bien qu’il soit admis qu’il débute réellement à La Redorte. Cecit dit, le climat de Carcassonne est considéré comme « intermédiaire », à savoir océanique avec une influence méditerranéenne, accentuée par la présence d’essences amenées par l’homme caractéristiques de celles que l’on trouve autour de ce que les Romains appelaient « Mare Nostrum ». Il suffit aussi d’observer l’architecture de la ville, plus ressemblante à celles de ses voisines de Narbonne et Béziers qu’à celle de Toulouse.

Pour terminer ma parenthèse climatique, le réchauffement tant annoncé pour ces 100 prochaines années (même s’il y a réduction de diffusion de gaz à effets de serre) va très certainement aussi modifier la donne et « offrir » un climat à Carcassonne qui s’apparentera plus à celui des rivages de la Grande Bleue qu’à celui des rivages de l’Océan.

Après avoir marqué une pause à l’écluse de Villedubert, avoir cueilli et avalé une grappe de raisin sur la treille au dessus des fenêtres du bâtiment, me revoici parti, direction Trèbes le long des 4 km 641 du 44ème bief.

jeudi 16 août 2012

Voici la listes des ouvrages et sites naturels sur le bief de Trèbes : l’aqueduc de Déjean (1689), le déversoir de Dejean (ou de la Raye, XVIIIe siècle), un passelis (« passage aménagé pour contourner un obstacle naturel appelé pertuis mais, contrairement à celui-ci, dépourvu de système de fermeture et simplement constitué d’une glissière en pente douce » : extrait du dictionnaire fluvial du site du projet Babel), le pont de la Rode (XVIIe siècle) une prise d’eau complétée d’une rigole d’alimentation correspondant à l’ancien tracé du Canal menant à la chaussée de l’Orbiel avant qu’il n’en soit détourné par un aqueduc, le pont-canal d’Orbiel et l’aqueduc de St Félix (1690), la cale de St Félix (XVIIIe siècle), l’épanchoir et le pont de St Julia (XIXe siècle et 1854 plus précisément pour le second ouvrage cité), le pont de Millepetit (XIXe siècle), le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe siècle), l’aqueduc de Millegrand (1690). Au delà, le Canal du Midi pénètre dans le Minervois en perçant dans le rocher de Marseillette et entre sur cette commune.

Sur les photos ci dessous, j’approche de Trèbes en apercevant son clocher, d’autant plus visible que des platanes ont été coupés à cet endroit, avec en arrière plan, la Montagne d’Alaric.

jeudi 16 août 2012

Le pont de la Rode, à l’architecture bien typique des ouvrages du XVIIe siècle et ressemblant beaucoup au pont Vieux de Castelnaudary, marque l’entrée sur la ville. Lui succède ensuite la rigole d’alimentation de la prise d’eau de l’Orbiel, et le pont-canal pris en photo sur ses versants nord et sud.

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Me voici maintenant sur les rives du Canal du Midi au cœur de la ville dans laquelle je décide de m’arrêter pour déjeuner avant de longer les berges arborées d’une nouvelle espèce de platanes en direction de l’écluse, plus résistante aux champignons. Cet endroit était, il n’y a pas si longtemps encore, abrité par des arbres gigantesques qui permettaient d’agréables promenades ombragées. A noter l’intérêt patrimonial, architectural, esthétique et historique de l’église St Etienne de Trèbes (XIIIe et XIVe siècle, en gothique languedocien), et l’intérêt gustatif de la confiturerie vendant des produits artisanaux (photo en bas à gauche).

jeudi 16 août 2012

J’accède à l’écluse à bassins triples de Trèbes, datant de 1679, 44e écluse sur le Canal à franchir par les navigants depuis le commencement du Canal du Midi à Toulouse, à 118 km 184 de la Garonne, à l’altitude de 84 m, et autrefois le 2e arrêt du soir de la barque de la poste en provenance de Toulouse (la couchée).

Pour poursuivre la description du lieu, j’ai choisi un extrait du fascicule (bilingue) de Philippe Valentin « Le Canal du Midi de long en large », accompagné de 4 cartes :

« Les voyageurs prenaient leurs quartiers dans l’hôtellerie non loin du pont. Vous ne pouvez manquer la vaste minoterie aux fenêtres béantes près de la triple écluse et l’ancien moulin de 1700 qui fait un angle de 45 degrés avec l’axe du Canal. Trèbes sépare la 1ère tranche des travaux octroyés à Riquet en 1666 de la seconde jusqu’à l’étang de Thau. octroyée le 3 juin 1669. »

Je souligne qu’initialement, il était prévu que le Canal de Midi se termine en amont de l’écluse, les navigants devant terminer leur trajet vers Narbonne sur l’Aude. Cependant, les caprices des crues du fleuve qui  rendaient l’activité batelière  incertaine, voire impossible parfois, on eu vite raison de cette hypothèse et il fut décidé de poursuivre le cours d’eau artificiel jusqu’à la mer.

Je poursuis donc la description de Philippe Valentin :

« Dès lors, l’entreprise devint colossale. Des chantiers sur tous les fronts, de la Montagne Noire à ligne principale, occupaient 8 000 à 12 000 ouvriers, tous susceptibles de désertion suivant leurs intérêts. Pour les fidéliser, une ordonnance de Monseigneur de Besons, intendant de la justice, police et des finances en Languedoc, promit à chacun quelques facilité dont un salaire fixe et avantageux, même en cas de maladie ou d’arrêt de travail pour intempéries. Ces avantages sociaux inédits exaspéraient les employeurs à fort besoin de main-d’œuvre incapables ou peu désireux de s’aligner ».

Autrement dit, les avantages sociaux avant l’heure.

Sans plus tarder, je vous laisse découvrir l’ouvrage de Trèbes, à trois bassins, entourés de bâtiments dont l’un d’eux, à l’esthétique intéressante, attend une restauration pour le remettre en valeur.

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

jeudi 16 août 2012

Après l’arrêt qui s’imposait sur l’écluse, je m’engage, sur mon vélo en ce début d’après midi sur les 9 km 210 du 45ème bief retenu par l’écluse de Marseillette, direction le Minervois. A noter sur la photo en bas à gauche l’épanchoir de Saint Julia qui offre la possibilité, par un système de vannes de vidanger le bief par le fond du lit pour l’entretien. Sur la photo à droite, le pont de Millepetit (XIXe siècle) au tablier en bois construit, tout comme son homologue éponyme à l’ouvrage cité plus haut, de relier les domaines aux vignes qui s’y rattachaient, situées entre le Canal et l’Aude. Je souligne également que le fleuve coule plus ou moins parallèlement et pas très loin du cours d’eau entre Carcassonne et Saint Nazaire d’Aude.

jeudi 16 août 2012

Je remarque un groupe d’adolescent(e)s répartis sur 2 canoës en promenade d’agrément.

 jeudi 16 août 2012

Amoureux de belles architectures, je ne manque pas de remarquer non plus l’élégante bâtisse du domaine de Millepetit et une certaine émotion me gagne dans la mesure ou elle me rappelle la maison de mes grands parents maternels à Saint Epain, en Indre et Loire. Tous mes merveilleux souvenirs d’enfance me reviennent tout à coup alors que je ne m’attendais pas du tout à cela dans la mesure ou elle se situe géographiquement à 500 km de la Touraine. Bien que chaque région adopte son style architectural propre, je conclus aisément qu’il existe dans notre pays un modèle de demeure bourgeoise dont on retrouve la trame plus ou moins dans tout l’hexagone, symbolisant aussi un signe extérieur de richesse en se distinguant du style régional. Par exemple, ici, point de tuiles romaines mais de l’ardoise, très certainement importée d’Anjou et moins lourde sur les charpentes. Les pigeonniers se retrouvent aussi beaucoup dans le sud de la France. Il en existe de très beaux exemples en Gascogne, dans le Périgord et dans l’Albigeois.

jeudi 16 août 2013

J’atteint très rapidement à vélo le pont de Millegrand (XVIIe siècle et remanié au XXe) puis l’aqueduc éponyme, un très bel exemple d’architecture que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de photographier. Cet ouvrage fut commandé par Vauban et réalisé par les maîtres maçons Colin et Launay, et se caractérise par une voûte en grès (sources « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin).

jeudi 16 août 2013

Je quitte ainsi le Carcassonnais et la 34ème commune que traverse le Canal du Midi pour entrer dans un 4ème pays, le Minervois. J’achève ainsi mon récit « En Carcassonnais jusqu’au bief de Marseillette »

C’est tout, pour le moment !

 

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Retrouvez mes photos de toutes les écluses du Canal du Midi sur cette carte.

Une autre approche sur le Canal à Trèbes et dans les environs sur ce lien.

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles sur le pont-canal de l’Orbiel.

Le Canal du Midi (1/10/30), de Carcassonne à la jonction (2012) (1/7) : de la cité fortifiée à l’écluse de Villedubert

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse de Carcassonne à l’écluse de Villedubert.

Voici  le 10ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse de Carcassonne et l’écluse de Villedubert.

En cette magnifique journée du jeudi 16 août 2012, j’entame ma 4ème étape à vélo commencée le lundi 13 au bassin de l’Embouchure à Toulouse, extrémité occidentale du Canal du Midi, là ou a été posée la 1ère pierre de ce long ruban d’eau de 240 km qui permettait un raccourci pour la batellerie qui n’avait plus à faire un grand détour par le Détroit de Gibraltar pour relier les côtes atlantiques au côtes méditerranéennes françaises.

Il est à noter surtout le rôle économique et civil qu’aura connu le Canal du Midi alors qu’il avait été envisagé de lui ajouter une fonction militaire, notamment pour permettre aux navires de guerre de l’époque de relier les 2 mers sans avoir a se frotter à ceux des puissances étrangères et parfois hostiles. Vauban aurait d’ailleurs souhaité, pour cela, la conception d’ouvrages aux gabarits plus importants, en particulier les écluses, mais il n’a pas été suivi dans ce souhait.

Je reprend donc le cours de mon trajet là ou je l’avais terminé la veille, c’est à dire à l’écluse de Carcassonne, près du port, face à la gare, au km 105 depuis la Garonne, à l’altitude de 106 m et 38ème ouvrage à franchir par les navigants depuis son extrémité occidentale. Direction d’Homps, ma prochaine étape. Carcassonne est la 30ème commune sur les 63 que traverse le Canal du Midi (en données 2012).

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

Je vous donne aussi la raison pour laquelle je « sectionne » autant mes articles sur la traversée d’un pays alors que je pourrais tout regrouper. Tout simplement par ce que l’insertion de nombreuses photos risquerait de ralentir l’apparition de l’article sur l’écran au risque de faire renoncer certains internautes à la lecture de celui-ci. J’ajoute donc au maximum 15 images à chacun de mes écrits. Quand je m’attellerai au « chapitre » du Grand Bief, le sujet sera abordé en plusieurs parties. Il est à noter également que je suis retourné prendre des photos sur plusieurs endroits du Canal un an après mon trajet sur des lieux que j’estimais ne pas avoir pris en photo suffisamment correctement la première fois.

J’approche de la 39ème écluse du Canal, l’écluse de St Jean, à bassin simple, située à 108 km 162 de la Garonne, à l’altitude de 102 m, située sur Carcassonne après avoir parcouru les 2 km 864 de ce 39e bief éponyme. Le pont de la déviation de la D 6113, ex RN 113 Bordeaux Marseille, précède l’écluse. Cette ancienne route nationale  pouvait être qualifiée de  « route des deux mers », côtoyant l’itinéraire du Canal du Midi depuis Toulouse jusqu’à cet endroit mais s’en éloignant sur le trajet Carcassonne Narbonne.  Cet axe principal, tout comme l’autoroute, n’est pourtant pas le chemin le plus court pour se rendre à Béziers. Une route touristique secondaire, appelée « Route Minervoise », aux numérotations suivantes en D 118, D 149, D620, D101, D 610, D11 dans l’Aude, puis D5 dans l’Hérault, très intéressante, longe l’itinéraire du Canal du Midi jusqu’à la ville natale de Riquet. J’ai emprunté ce chemin en août 2013 pour  « immortaliser » de nombreux endroits sur le cours d’eau.

Jeudi 16 août 2012

Lundi 26 août 2013

Voici les 0 km 763 du 40ème bief, précédant la 40ème écluse, celle du Fresquel double (au km 108,925 de la Garonne, altitude 97 m), et sur lequel on peut découvrir le Pont de Friedland (photo en haut à gauche, datant de 1810, comme l’écluse), et surtout, le pont-canal du Fresquel, enjambant la rivière éponyme, ouvrage dans le plus pur style Vauban, datant de 1810, à 3 arches, commun au cours d’eau et à la route Minervoise franchissant ensemble cet obstacle naturel, exemplaire unique sur le Canal du Midi d’un ouvrage à la fois fluvial et routier. C’est ici que le nouveau tracé  rejoint le tracé originel. Auparavant, il rencontrait le Fresquel par l’intermédiaire d’une chaussée. Un épanchoir se trouve à proximité ainsi qu’une rigole d’alimentation, la 1ère depuis le Seuil de Naurouze (sources, « Le Canal du Midi de long en large » de Philippe Valentin). Je reconnais volontiers ne pas être allé découvrir cet ouvrage lors de mes 2 passages, ce que je ne manquerai pas de faire lors d’une prochaine promenade pédestre, muni de la documentation nécessaire afin de ne rien oublier.
Pour se référer au domaine cinématographique, c’est à cet endroit qu’une scène du film « Le Petit Baigneur » (1968) a été tournée (quand une vedette dépasse une automobile).

 Lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2012 et lundi 26 août 2013

Jeudi 16 août 2013

Ci dessous les 2 écluses du Fresquel séparées par le 41e bief, le bief du Fresquel Simple, le plus court du Canal du Midi, de 105 m. Sur la photo ci-dessous en haut, vous pouvez apercevoir le bief et les 2 écluses, ainsi que le mirador permettant un contrôle de l’ensemble.

Jeudi 16 août 2013

L’écluse du Fresquel simple (pas besoin de préciser le nombre de bassins) est la 41ème écluse à franchir par les navigants en provenance de Toulouse, au km 109,030 de la Garonne,à 94 m d’altitude. A noter la coupe des platanes atteins de la maladie du chancre coloré.

Lundi 26 août 2013 et jeudi 16 août 2012

C’est parti pour parcourir le 42e bief, le bief de l’Evèque, long de  3 km 763, traversant les communes de Carcassonne, Villemoustaussou, Villalier et Villedubert. C’est à partir de là que j’ai commencé à entendre chanter les cigales et que le paysage se donne des accents de plus en plus méditerranéens. Sur cette section se trouvent les ouvrages suivants : l’épanchoir du Fresquel (XIXe siècle et remanié en 1920), le Pont Rouge, datant de 1920 (2 photos du bas), le Pont de la Mijeanne (XVIIe siècle), l’aqueduc déversoir de Trapel (1689).

Jeudi 16 août 2013

J’approche maintenant de l’écluse et passe sur l’aqueduc déversoir de Trapel (photo en bas à gauche) qui permet l’évacuation des excédents d’eau du Canal, et qui le permettait aussi du temps de la chaussée en amont sur le Fresquel. L’ouvrage repose sur 2 voutes. C’es ici aussi que je me suis aperçu que la vitesse des péniches et autre bateaux (à la condition du respect de la limitation de vitesse de 8 km/h) était inférieure à celle d’un cycliste.

Jeudi 16 août 2013

J’approche de la 42ème écluse, l’écluse de l’Evêque, à bassin simple, avec son bâtiment bien entretenu. Amoureux des belles architectures, je remarque également une somptueuse propriété de pierres et de briques à proximité au milieu d’un  magnifique jardin.

Jeudi 16 août 2013

J’aborde le 43ème bief, celui de Villedubert, long de 0 km 750, bordé de jeunes platanes replantés. Il faudra attendre au moins une vingtaine d’années avant que ceux ci n’abritent les promeneurs d’une ombre conséquente. Au fond, sur la photo à gauche, la Montagne d’Alaric qui s’étend sur une quinzaine de kilomètres d’Est en Ouest, culminant à 600 m.

Jeudi 16 août 2013

Et c’est sur la 43ème écluse du Canal du Midi, à bassin simple que je termine mon récit , avant dernier récit sur la traversée du 3ème pays que traverse le cours d’eau. Nous nous trouvons à 113 km 543 de la Garonne, à l’altitude de 86 m sur la commune éponyme, la 33ème depuis Toulouse (sur 63).
Désireux de me désaltérer, je tente d’attraper une grappe de raisin sur la treille du bâtiment éclusier et constate que celui-ci est mûr, contrairement aux grappes des vignes aux abords de l’écluse d’Herminis, la veille. Géographiquement parlant, l’écluse de Villedubert, à proximité de l’Aude, se situe à l’extrémité Est de la commune de Carcassonne alors que l’écluse d’Herminis se situe à limite Ouest de celle-ci (12 km environs à vol d’oiseau entre les 2 endroits). J’en conclus que la « ligne de partage » des dates de maturité du raisin correspond grosso modo à une verticale Nord-Sud similaire à celle de l’arrivée à maturité du raisin du côté de Limoux.

Jeudi 16 août 2013

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

 

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

 

Le Canal du Midi (1/9/30), de Toulouse à Carcassonne (2012) (9/9) : de l’écluse d’Herminis à l’écluse de Carcassonne

Canal du Midi (2012-2022) : de l’écluse d’Herminis à l’écluse de Carcassonne.

Voici  le 9ème article sur le récit de ma promenade à vélo sur 7 jours le long des 240 km du Canal du Midi couvrant le trajet entre l’écluse d’Herminis et l’écluse de Carcassonne.

A ce niveau de la narration de mon trajet à vélo le long des 240 km du Canal du Midi, d’une part, et au moment ou j’écris ces lignes, en septembre 2013, d’autre part beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, si j’ose faire ce clin d’œil.

Désireux d’approfondir mes connaissances sur ce cours d’eau, j’ai eu l’occasion depuis août 2012 d’y retourner faire 3 séjours, 2 en mai et 1 en août 2013 à des endroits différents. Les 2 premiers étaient au Somail et à Toulouse. Pour le 3ème, tirant le bilan de ma banque de données photographique, j’ai décidé de retourner faire des prises de vues aux endroits que j’estimais n’avoir pas suffisamment approfondis. En tenant compte de l’avancement de mes récits, j’ai choisi le trajet entre l’écluse d’Herminis et le pont du Caylus. J’aurais aimé « pousser » jusqu’à Agde et notamment faire une marche le long de la liaison entre le Canal et la Méditerranée du côté de Vias, mais je n’en ai pas eu le temps. Je précise aussi que les remarques de nombreux internautes soulignant l’augmentation en qualité de mes mises en page et de mes images  au fur et à mesure de l’avancement de mes écrits m’ont encouragé à persister dans cette démarche. Autrement dit, je vais vous faire partager dans ce qui va suivre non seulement les photos précédant et couvrant la période de ma randonnée sur 2 roues, mais aussi celles que j’ai été faire entre le 26 et le 28 août 2013. Dans le feu de l’action et dans l’euphorie de mes congés d’été, j’ai immédiatement choisi de mener à bien ce projet juste après un séjour à l’Ile Maurice, pays dans lequel j’ai eu l’occasion de peindre de nombreuses aquarelles, que je vous présenterai  sur le blog des croqueurs de nature (je vous inviterai à cliquer sur le lien en fin de récit). A noter que pour découvrir mes travaux graphiques sur le thème du Canal du midi, vous pouvez également vous rendre sur la rubrique « les aquarelles de Nicolas » sur ce blog.

Je commence donc ce  récit par l’écluse d’Herminis, le 36ème ouvrage, à bassin simple, au km 98,790 de la Garonne. Après m’y être arrêté pour me désaltérer de 2 verres de jus d’orange dans le café restaurant situé au bâtiment de l’ouvrage, j’enfourche de nouveau ma bicyclette en direction du centre ville de Carcassonne. Je n’éprouve pas le besoin de me désaltérer habituellement, excepté au moment d’un effort physique important et continu, qui plus est sous un soleil de plomb. A ces moments précis, je passe sur l’extrême opposé et j’éprouve, au contraire, le besoin de me rafraîchir plus que la moyenne.

Je constate la présence de la péniche d’hôte « Mirage » dans laquelle je séjournerai 1 an plus tard.

Je vous présente donc des photos en mode panoramique de l’écluse prises le lundi 26 août 2013.

Lundi 26 août 2013

Lundi 26 août 2013

Au passage, je vous énumère les ouvrages que je traverserai jusqu’à l’écluse de Carcassonne (hors écluses sauf 2) : l’aqueduc de Saume (1679), l’Epanchoir de Foucault (XVIIe siècle et remanié en 1810), les anciennes écluses triples de Foucault et doubles de Villaudy, l’aqueduc de l’Arnousse, quand le tracé du Canal évitait la ville, l’aqueduc de l’Arnoussette, le pont du chemin de fer de la ligne secondaire qui se dirige vers Limoux (je vous expliquerai plus loin pourquoi j’évoque cet ouvrage), la tranchée de l’Estagnole, le pont d’Iéna, la passerelle de l’Estagnole, le pont Marengo et le pont de la Paix.

Je longe à vélo en cette fin d’après midi du 15 août 2012 les 1 km 376 du 37ème bief retenu par l’écluse de la Douce,  le 37ème ouvrage situé à 100 km 166 de la Garonne, à bassin simple, d’une altitude de 109 m. Je croise de nombreux joggeurs. Au pied de l’écluse, la fameuse péniche évoquée plus haut.

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

Mardi 23 août 2011 et mercredi 15 août 2012

Je poursuis donc sur les du 38ème bief, retenu par l’écluse de Carcassonne, en centre ville. Carcassonne, ce n’est pas seulement une aire urbaine, mais c’est aussi la campagne, dans laquelle est situé, par exemple, le hameau d’Herminis. J’atteins assez rapidement le bâtiment de l’Epanchoir de Foucault. Le tracé du Canal rectifié au début du XIXe siècle pour desservir le centre ville débute à partir d’ici et comme le nom de l’ouvrage  l’indique, les excédents d’eaux se déversent dans le lit de l’ancien tracé pour se diriger vers le Fresquel, tout proche.

Pour décrire le lieu, je n’ai rien trouvé de mieux que de citer une phrase de l’excellent fascicule de Philippe Valentin, « Le Canal du Midi de long en large » qui se décline en 4 cartes et en bilingue français/anglais : « La maison de garde rappelle que le territoire longiligne était un fief ou le seigneur et ses descendants exerçaient la police et la justice. Ces personnages importants du système Riquet surveillaient et sanctionnaient la pêche, la baignade, la fraude, contrôlaient les voyageurs turbulents ou les pirates d’eau douce ».

Mardi 23 août 2011

Mercredi 15 août 2012 et mardi 23 août 2011

Vous pouvez voir sur la photo ci dessous en haut à gauche l’écoulement des exédants aquatiques évoqués plus haut. Jusqu’au XIXe siècle, le Canal contournait la ville par le nord via deux ouvrages aujourd’hui disparus,  l’écluse triple de Foucault (elle est représentée sur un plan accolé au bâtiment) et l’écluse double de Villaudy. Les contraintes du relief doublé du refus des autorités de la ville à verser leur obole pour trancher la colline de l’Estagnole ont eu raison, dans un 1er temps, d’un tracé qui semblait pourtant d’une évidence !!! Il est à souligner que Carcassonne, très dynamique, estimait sans doute n’avoir pas besoin d’une plus value. Comme toujours, c’est après que vient les moments des regrets et, il faudra attendre la veille de la Révolution pour qu’enfin, la décision de bon sens de rapprocher le cours d’eau de la ville soit prise. La percée de la colline fut décidée et les 2 nouvelles écluses de Carcassonne et de St Jean remplacèrent, sur le nouveau tracé, celles précédemment citées sur l’ancien tracé.

D’ailleurs, à partir de la colline, les piétons et cyclistes doivent s’éloigner du chemin de halage pour ne le retrouver qu’à l’écluse., faute de balisage. A noter sur la photo en bas à droite, le pont du chemin de fer à l’emplacement exact du passage du Méridien de Paris, ou, sous sa dénomination plus contemporaine, la Méridienne Verte.

Mercredi 15 août 2012

En cette fin d’après-midi et juste avant que n’éclate un orage, je finis par atteindre le dernier ouvrage de ma 3ème journée à bicyclette et je vous le fais découvrir sans plus tarder sur les photos ci dessous, dont une présentée en mode panoramique. Il est à noter que les ponts du secteur se réfèrent à quelques batailles napoléoniennes notoires (Iena, Marengo). Les travaux du tracé et du port se sont terminés en 1810, sous le 1er Empire, ceci expliquant celà. Ce n’est qu’à l’approche du milieu du XIXe siècle que les bâtiments pour  accueillir les voyageurs, vont sortir de terre, dans le cadre du service accéléré de la navigation mise en place pour concurrencer les diligences, elles même plus rapides grâce à une amélioration des routes du Languedoc. Avec l’arrivée du chemin de fer que ces structures seront naturellement aptes à offrir un cadre adapté aux usagers du train.

Vous remarquerez, sur la photo en haut à gauche, au pied de la passerelle de l’Estagnole (1974), une architecture « Art Nouveau » et sur le panoramique, le port à gauche (direction Béziers) et le pont de l’ex rn 113 (Bordeaux-Marseille), à l’opposé (direction Toulouse).

Mercredi 15 août 2012 et lundi 26 août 2013

L’écluse de Carcassonne est le 38ème ouvrage à franchir par les navigants, à 105 km 288 de Toulouse, à bassin simple, à l’altitude de 106 m. Il est à noter, comme dans la Ville Rose, que la gare se trouve à son pied. A titre de comparaison, les distances ne sont que de 90 km par la route et le chemin de fer.

Mercredi 15 août 2012 et lundi 26 août 2013

Mercredi 15 août 2012

Je ne terminerai pas ce récit  sans vous faire partager quelques photos d’une excellente maison d’hôtes dans laquelle j’ai eu la chance de séjourner, aménagée avec beaucoup de goût, « La Maison Coste » et son jardin intérieur. Malheureusement, le propriétaire a cessé son activité fin 2012 et quand je suis retourné en repérage le lundi 26 août 2013, le nouvel acheteur, visiblement n’a pas repris l’activité. Existait aussi à l’entrée de l’établissement, un magasin de décoration mêlant harmonieusement le contemporain et le classique comme le style « campagne chic ».

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

Mercredi 15 août 2012

 

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le récit de mon séjour sur la péniche « Mirage » en août 2013, sur ce lien.

Pour celles et ceux qui ont eu la chance de séjourner à la « Maison Coste  » et qui regrettent qu’elle n’existe plus, adoreront sans doute « La maison Carcassonne » (site en anglais).

Autres sites :

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

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