Une agréable journée de début d’été en aquarelles à Etretat en juin 2016

Par une belle journée ensoleillée du dernier samedi de juin 2016, sur l’initiative d’une journée organisée par l’aquarelliste normand Christian Colin,  entouré de trois fidèles « condisciples », de son épouse et de sa jeune chienne, nous nous sommes retrouvés dans cette magnifique station balnéaire d’Etretat.

Les thèmes du jour, quelques architectures et les fameuses falaises.

Ci-dessous, à gauche, le Manoir de la Salamandre et à droite,  » Le Clos Lupin, Maison de Maurice Leblanc « , ouvert au public en 1999, et propriété de la petite-fille de l’écrivain qui a acheté cette demeure normande en 1918. A l’intérieur, on retrouve toute une ambiance autour de son plus célèbre héro, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur.

samedi 26 juin 2016

Le Manoir de la Salamandre, bâtiment situé à l’origine à Lisieux et « transféré » à Etretat au XIXe siècle, abrite un hôtel et un restaurant. Sa dénomination se réfère d’ailleurs à un autre lieu situé sur la commune. Un individu fortuné a fait démonter l’ensemble pierre par pierre et poutre par poutre pour l’ « emporter » à Etretat, citée balnéaire très prisée non seulement par les parisiens (4h de trajet en train à l’origine pour venir ici depuis la capitale), mais aussi des anglais, des peintres et des écrivains venus trouver ici leur inspiration.

Cet ensemble architectural harmonieux qui nous laisse penser qu’il a toujours été là, fait pratiquement face à une sympathique petite place arborée et au marché couvert, construit en 1926 dans le même esprit et surmonté d’un élégant petit clocher.

samedi 26 juin 2016

samedi 26 juin 2016

Notre séance sur la place du marché couvert nous a donné l’occasion de traiter un sujet inattendu, dans la mesure où un orchestre s’est installé pour se produire et jouer quelques morceaux célèbres en version instrumentale comme « Isn’t she love !? », par exemple.

samedi 26 juin 2016

Direction maintenant le bord de mer avec ses célèbres falaises, maintes fois immortalisées par de grands peintres. Delacroix, Courbet, Boudin, Monet, Matisse, Dufy, pour ne citer qu’eux, sont venus ici. Même Victor Hugo s’y est essayé au dessin.

samedi 26 juin 2016

La promenade du bord de mer nous offre des vues exceptionnelles sur les deux falaises. Sur l’une d’elles se dresse, à 84 m d’altitude, Notre-Dame-de-La-Garde, depuis 1856 dédiée aux pécheurs. Avant de devenir un lieux dédié à l’agrément  pour individus fortunés, la pêche était le principale activité du village et elle perdure de nos jours. Sur la jetée cohabitent des embarcations dédiées à cette activité et celles destinées aux loisirs (écoles de voile etc…).

samedi 26 juin 2016

samedi 26 juin 2016

Après avoir pris congés de Christian Colin et de ses condisciples qui rentraient sur Caen, je me suis permis de monter sur la falaise de la chapelle pour peindre cette vue de fin d’après-midi.

C’est donc sur cette dernière aquarelle que je termine le récit de cette très agréable journée, dans un endroit fréquentés par des touristes de nombreuses nationalités, comme des japonaises qui sont venues converser avec nous, ou des anglais. Je dois reconnaître qu’entendre parler anglais avait une « consonance » toute particulière, dans la mesure ou les britanniques avaient choisi le « saut dans l’inconnu » par leur vote du week-end précédent. Qu’en sera t’il de leur avenir !!!??? L’Histoire nous le dira.

samedi 26 juin 2016

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

Retrouvez le site de Christian Colin sur ce lien, et pour en savoir plus sur les récits de ses sorties à la journée, dont celle-ci et bien plus encore, je vous invite à vous inscrire à ses newsletters.

Une excellente maison d’hôtes à Etretat, équipée d’une pièce pouvant faire office d’atelier (en données 2016) : « Les Tilleuls 1738 ».
Un restaurant que j’ai apprécié avec une patronne accueillante (en données 2016) : « Le Bicorne ».

Randonnées graphiques en Provence au printemps 2016

C’est de nouveau en Provence que j’ai retrouvé le carnettiste-aquarelliste-peintre-voyageur Alain Marc, entouré d’un groupe sympathique pour une semaine à cheval sur mai et juin 2016 passée à peindre sur des site exceptionnels repérés par le maître.

Pour commencer, deux croquis aquarellés et une image numérique du site du « Domaine de Petite », près de Salon de Provence, notre lieu d’hébergement, une bâtisse imposante dans un parc arboré, idéal pour venir s’y ressourcer, assister à des séminaires, venir en vacances, tout simplement se reposer ou … suivre des stages d’aquarelle.

Lundi 30 mai 2016

L’après midi du premier jour, Alain nous a emmené sur un de ses lieux de prédilection, la chapelle St Symphorien, près du hameau de Cazan, non loin de laquelle se dresse un viaduc de la ligne TGV Paris Marseille.

Bâtie dès le 12e siècle, elle a connu de nombreux remaniements et agrandissements, lieu de pèlerinage oblige. St Symphorien, déclaré martyr par l’Église Catholique, était non seulement invoqué comme le protecteur des malades et des infirmes, mais aussi, en Provence, le protecteur des noyades des crues du Rhône et de la Durance pendant les crues.

Lundi 30 mai 2016

Lundi 30 mai 2016

Non loin de là se dresse du Temple de Diane et la chapelle st Cézaire (aquarelle ci-dessous à droite), site sur lequel nous nous sommes rendus le troisième jour. Sur le territoire de la « Provence éternelle » comme nous la décrit si bien Alain, se dresse de nombreux ouvrages de l’Antiquité comme le Pont Flavien de St Chamas, sujet de la matinée du deuxième jour, sur laquelle passait la voie Romaine démarrant de Marseille pour rejoindre la Via Domitia en Arles.

Le Temple de Diane, trouve son origine sans doute avec une divinité en rapport avec l’eau, en témoigne sa proximité à une source proche du site. Le bâtiment se situait très certainement dans une agglomération composée de bâtiments agricoles et de thermes. Le monument est de nos jours accolé au Domaine viticole de Château Bas . Au fil des époques, s’est ajoutée tout d’abord une église carolingienne, elle même remplacée par la chapelle St Cézaire, un exemple de l’architecture romane provençale.

mardi 31 mai 2016 et mercredi 1er juin 2016

Le pont se caractérise pas des sculptures des lions d’origine mais restaurées par Jean Chastel en 1763 sauf une qui a été remplacée. Les inscriptions latines situées sur les frises et les architraves des arches peuvent se traduire ainsi : « Claudius Donnius Flavus, fils de Claudius, flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par son testament de bâtir ce pont et ces arcs, sous la direction de C. Donnius Vena et de C. Attius Rufus ».

Il enjambe la Touloubre, petit fleuve de 59 km qui prend sa source du côté d’Aix en Provence pour se jeter dans l’étang de Berre.

Mardi 31 mai 2016

Tout de suite après avoir peint le pont Flavien, nous nous sommes éloignés, direction Berre l’Etang, pour nous rendre sur la « Petite Camargue », sur les bords duquel de nombreux flamants roses viennent s’y rassembler.

Mardi 31 mai 2016

Nous avons ensuite choisi comme halte de pique nique, un lavoir, datant du 18e siècle, qui était, à l’origine, réservé aux contagieux qui pouvaient venir y faire leur lessive à l’écart du village, autrement dit, suffisamment loin des autres habitants pour ne pas les contaminer . Dénommé lavoir des contagieux mais aussi lavoir du Polygone, de par la présence d’une poudrerie dans laquelle se situait un polygone réservé aux essais de poudre.

Mardi 31 mai 2016

Pour terminer la la journée, nous avons peint le port de St Chamas réputé pour la pêche à l’anguille.

Mardi 31 mai 2016

Voici le sujet de sortie du quatrième jour, les Alpilles puis les Baux de Provence, cadre idéal pour pique niquer au milieu de cyprès et d’oliviers. Nous y trouvons encore des lieux vierges de tout bâtis et de golf, mais pour combien de temps encore !!!??? Quand Yves Brayer y venait peindre les amandiers, par exemple, ses sujets étaient encore entourés d’oliviers et tout à chacun pouvait venir se promener. Au fil des années, petit à petit, certains arbres sont remplacés par des étendues de gazons et de nouvelles constructions conçue par et pour certaines élites, et c’est tout juste si le citoyen « lambda » peut aujourd’hui venir s’aventurer dans une nature magnifique, qui appartient en fait, à tout le monde. Demain, ne le pourra t’il sans doute plus, afin de ne pas perturber ceux qui pratiquent et pratiqueront encore plus l’ « entre-soi » (et qui savent faire comprendre à ceux qu’ils n’estiment pas « être des leurs » qu’il n’ont rien à faire là). Alain a voulu nous faire découvrir justement l’endroit ou l’artiste avait planté son chevalet pour peindre ce fameux amandier et c’est tout juste si nous ne nous sommes pas « fait jeter ». Cela, nous le devons à Alain qui a mis en avant le prétexte culturel (l’élite d’En Haut est quand même cultivée) pour justifier notre présence, ce qui nous a permis d’être tout juste tolérés.

Jeudi 2 juin 2016

Comme toute sortie artistique qui se respecte, nous sommes parfois confrontés au croquis en temps réel (et imprévu), autrement dit, devoir effectuer un rendu (très) rapide à partir d’un sujet en mouvement, ici, en l’occurrence, autour du chien . La présence d’un chenil à proximité et la sortie de leur pensionnaires dans le cadre de la ré éducation de ces animaux (à l’origine abandonnés) avant de les confier à de nouveaux maîtres, nous en a donné l’occasion.

Jeudi 2 juin 2016

Pour prendre de la hauteur, au sens propre comme au figuré, Alain nous a choisi un endroit offrant une vue panoramique sur les Baux de Provence. En grimpant un peu plus haut, s’offre à nous un splendide panorama à 360 degrés à partir duquel on aperçoit Avignon, le Ventoux, le Luberon, l’Etang de Berre et les raffineries de Fos sur Mer, la Camargue, le Pic Saint Loup, les Cévennes et la Vallée du Rhône. En résumé, comme beaucoup d’endroits en Provence, un petit coin de paradis sur Terre.

Jeudi 2 juin 2016

Autre site remarquable, dans lequel nous nous sommes rendus le cinquième jour, l’Oppidum du Castellar, situé dans la Vallée de la Durance, sur la commune de Cadenet. Outre un aperçu que nous offre ce promontoire sur le village, trois  panoramiques s’offrent à nous. Au Nord, le versant Sud du Luberon (aquarelle du haut ci dessous), à l’Est la Montagne Sainte Victoire si chère à Cezanne (aquarelle centrale ci-dessous) et à l’Ouest, les Alpilles.

Vendredi 3 juin 2016

Vendredi 3 juin 2016

De nombreux villages, comme Ansouis (ci dessous, aquarelle du haut) et Lourmarin (aquarelle du bas), sont traversés par la route des châteaux du Sud Luberon. Les châteaux de ces deux villages se visitent et j’ai eu l’occasion de revenir dans la région pour découvrir celui d’Ansouis.

Vendredi 3 juin 2016

Initialement une forteresse perchée sur un rocher, puis un château fort, agrandi au 17e siècle, le château d’Ansouis s’embellit et se transforme avec des jardins en terrasse. Des propriétaires se succèdent, les Escalis puis au 18e siècle les Villeuneuve, qui en feront une demeure de « facture » aixoise, en particulier avec ses décors de gypseries.

Vendredi 3 juin 2016

Pour terminer le récit de ce séjour inoubliable, voici deux monuments.  Ci-dessous à gauche, l’église de Vaugines, bordée par une allée de platanes majestueux, sur laquelle a été tourné une scène du film de Claude Berri, « Manon des sources ».

Ci dessous, à droite, en guise de « bonus » la chapelle du Domaine archéologique de Saint Blaise, site visité deux ans plus tôt et que ne vous invite à découvrir sur mes deux articles de 2014 sur la Provence, ici et .

Vendredi 3 juin 2016 et samedi 4 juin 2016

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

En guise de « cerise sur le gâteau », je vous invite à découvrir les articles de mon ami Alain Marc sur la Provence intitulés « La route des peintres de la lumière », 1ère partie et 2ème partie. et une démonstration vidéo.

Le site d’Alain Marc, c’est ici. Ces derniers articles, « Un petit bonjour de Provence », et « Un printemps en Provence ».

Une autre petite vidéo d’Alain Marc sur la Provence.

Sortie « randocroquis » sur Montpellier le 29 mai 2016

Sortie graphique dans le quartier de l’Ecusson, organisée par Bruno Mollière.

Je dédie cet article à Bruno Mollière, décédé le 20 septembre 2017, emporté par un cancer des poumons, qui, entre deux traitements, animait avec autant de vigueur les journées « randocroquis » qu’il organisait.

Par ce beau dimanche ensoleillé du 29 mai 2016, rendez-vous était pris place de la Comédie à Montpellier pour une journée randocroquis animée par Bruno Mollière.

Originalement datant du  XVIIIe,  c’est surtout par les constructions haussmanniennes du siècle suivant, témoignant de la prospérité de la bourgeoisie pinardière, que l’on connait la place de la Comédie sous sa forme actuelle (en données 2016). L’Opéra, construit en 1888 (ci-dessous en arrière plan) borde l’endroit sur sa partie Ouest. Devant celui-ci se dresse la fontaine des Trois Grâces entouré par un tracé au sol en forme d’œuf. A la fin du XXe siècle, la place est devenue piétonne et prolonge l’Esplanade Charles-de-Gaulle entièrement arborée. De nombreuses manifestations ont lieues tout au long de l’année comme cette course à pied organisée ce jour.

A proximité se trouve la superbe façade du Musée Fabre, très intéressante aussi à traiter.

Installé dans l’hôtel particulier de Massilian (XVIIIe siècle), le baron François-Xavier Fabre, avait souhaité faire don de ses collections à la ville au début du XIXe siècle à condition que celle-ci fussent exposées. Son ami, le maire de l’époque, le marquis de Dax d’Axat, amateur d’art comme lui a permis la création de ce Musée qui a ouvert ses portes en 1828.

Rénové et agrandi de 2003 à 2007, il est aujourd’hui, en 2016, l’un des plus importants musées en régions et reste très attractif par son esprit interactif.

Direction ensuite place St Côme pour nous attarder sur une façade avec une enseigne conservée grâce à ses qualités calligraphiques remarquables témoignant d’une activité commerçante très certainement révolue. La maison Justin Boch était autrefois une droguerie.
En voici une représentation graphique qui précèdes sa finalisation en aquarelle.

Direction la place de l’église St Roch par la rue St Côme qui nous offre un point de vue intéressant sur le dôme de la place éponyme.

Nous avons jeté notre dévolu l’après-midi sur une des plus sympathiques places du quartier de l’Ecusson, selon moi, la place de la Canourgue, apparemment le rendez vous des amoureux.

Agrémentée de micocouliers et de buis qui ajoute un volet végétal à l’esthétique architecturale des immeubles et des hôtels particuliers, la Fontaine des Licornes, aux motifs animaliers se référant aux armes de la famille de Castries complète cet ensemble harmonieux. L’hôtel particulier Richer de Belleval sur la gauche ce dessous,  date de la fin du XVIIe  siècle et début XVIIIe siècle. Il a abrité l’hôtel de ville de 1816 à 1975 puis une annexe du Palais de Justice. Il est prévu, dans le futur d’accueillir un hôtel de luxe « Relais et Châteaux » complété d’un restaurant gastronomique et d’une fondation d’art contemporain (en données 2016).

C’est par une aquarelle sur une vue du Pic St Loup et de l’évocation de la cathédrale St Pierre de Montpellier que je termine ce récit.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Le site de randocroquis, et pour tout savoir sur feu Bruno Mollière, son créateur qui publiait également des ouvrages sur le thème du dessin, croquis et aquarelles.

L’hommage rendu à bruno sur le site Urban sketchers France, c’est sur ce lien.

Son compte rendu sur les trois journées qu’il a organisé.

Un article intéressant sur les rues de Montpellier sur ce lien, et un aperçu plus général sur le site de Francis Lopez Pujante ici.

Un autre point de vue très intéressant sur Montpellier par une passionnée de sa ville, c’est sur le blog « dans le sillage d’Anne ».

Les plus belles places de Montpellier.

Randonnées graphiques en Aveyron en 2012 et 2015

Dans le cadre de rencontres aquarelliques organisées par Elisabeth Penou, je vous emmène en Aveyron (pays d’adoption et de résidence des aquarellistes Alain Marc et Sonia Privat), notamment sur une partie du chemin de St Jacques de Compostelle depuis le Puy, la section entre Aubrac et St Chély d’Aubrac via le Donjon de Belvezet, sur un trajet descendant de 6 km environ.

Cet après-midi du 17 mai 2012 aura été consacrée à une agréable randonnée (que n’aurait pas dénigrée l’association Randocroquis) sur ce trajet avec des arrêts aquarelles, dont celui du Donjon. Aujourd’hui en ruines, il se confond avec la nature.

La journée suivante, nous avons déambulé dans les rues de St Eulalie d’Olt, aux architectures remarquables de pierres et aux toitures en lauze agrémentées par quelques balcons fleuris, témoignage d’une époque de prospérité économique que connut le village aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment avec les tanneries….

… mais aussi avec ses moulins, comme celui-ci impeccablement restauré…

… sans oublier le patrimoine religieux.

Sujet incontournable, l’église, édifiée au XIe siècle, à l’architecture qui rappelle un peu celle de l’abbatiale Ste Foy de Conques. D’abord romane, elle devint gothique suite aux agrandissements souhaités par l’Évêque de Rodez en 1530.

Sur la dernière journée (cerise sur le gâteau), après une petite marche le long du Lot depuis St Eulalie, nous avons visité sa splendide voisine, St Geniez D’Olt, qui se répartit de part et d’autre de la rivière. J’y suis retourné en 2015 pour croquer ce que je vous fais découvrir ci-dessous.

Depuis une terrasse surplombant le pont, on découvre l’église et, sur la colline du Puech del Rey, le monument Talabot, dédiée à Marie Talabot, née pauvre et orpheline, humiliée pendant sa jeunesse à cause de sa condition sociale, mais à qui la chance a souri, ce qui lui a permis de revenir au pays étaler sa richesse en guise de revanche grâce à un beau mariage.

Une statue représentant des enfants et une marmotte sur le pont fait référence à une légende racontant que cet animal, un soir d’orage, en s’enfuyant, aurait permis aux enfants qui voulaient l’attraper d’échapper à une crue alors que leur père périt. A la suite de cet évènement tragique, les enfants ne la quittèrent plus. Ce frère et cette sœur furent appelés les Marmots. Ce gentilé est appliqué aujourd’hui aux habitants de St Geniez d’Olt (en données 2012).

Située sur la rive droite du Lot, l’église se caractérise par son double escalier à balustres. Je n’ai pas eu l’occasion d’y entrer mais l’intérieur vaut, parait-il, le détour.

Au lendemain de guerres de religions, au XVIIe siècle, les pierres de l’ancien château détruit en 1620 servirent à construire le cloître représenté sur les 2 aquarelles ci-dessous. Souvent remanié suivant ceux qui prirent possession des lieux, d’abord les moines, bien sûr, puis tour à tour la gendarmerie, les services administratifs, et la mairie (en données 2012).

Particulièrement rayonnante au XVIII° siècle grâce à une activité intense comme les tanneries, les clouteries ou fabriques de draps. St Geniez d’Olt exportait ses produits bien au-delà des frontières de l’Europe et jusque aux continents ce que l’on appelait alors le Nouveau Monde.
La prospérité économique s’accompagnant toujours d’une « vitrine » architecturale, les XVIIe et XVIIIe siècles ont offert à la ville de magnifiques édifices.

C’est sur cet ancien hôtel particulier du XVIIe siècle donnant sur le Lot, aujourd’hui une résidence de vacances, que je terminerai ce récit. Ci-dessous, la façade sud. La façade nord fait face au Lot.
Construit en 1677, le décor de l’édifice inspira deux siècles plus tard la comtesse de Ricard qui y organisa de fêtes somptueuses.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

L’article de mon ami Alain Marc sur son remarquable livre « Aveyron, carnet de routes »

L’article d’Elisabeth Penou sur le séjour.

Autres liens sur Sonia Privat et Elisabeth Penou.

Randocroquis.

 

 

 

 

Randonnées graphiques du Canal de Jonction de la Robine à Minerve en 2013

Dans la continuité de l’article précédent, et toujours dans le cadre de notre long week-end de l’Ascension 2013 au Somail et dans les environs, organisé par l’aquarelliste  Elisabeth Penou, je vous invite à découvrir mes aquarelles peintes le long du Canal ainsi que celles des villages de Minerve et Aigne.

Samedi 11 mai 2013, nous avons donc, mes collègues aquarellistes et moi même, commencé la journée par parcourir à pied les 2 km 800 séparant Le Somail de l’embranchement des Canaux du Midi et de Jonction de la Robine, lieu de rendez vous pour un exercice de peinture « in situ ». J’ai commencé par peindre l’embranchement des 2 cours d’eau. Le pont ferroviaire est traversé par l’autorail touristique du Minervois qui relie Narbonne à Bize et qui marque plusieurs arrêts sur les lieux intéressants sur la ligne comme, par exemple, cet endroit, situé sur la commune de Sallèles d’Aude. Le pont à droite permet aux promeneurs et aux cyclistes de continuer à longer le Canal du Midi en direction d’Argeliers, Capestang, Poilhes et Béziers.

matinée du samedi 11 mai 2013

Je me suis ensuite posté d’abord sur ce pont puis au pied de celui-ci pour peindre une aquarelle de la perspective du Canal de Jonction de la Robine qui mène les navigants vers Sallèles d’Aude, l’Aude, le Canal de la Robine, Narbonne et la Méditerranée à Port la Nouvelle.

 

matinée du samedi 11 mai 2013

 matinée du samedi 11 mai 2013

 matinée du samedi 11 mai 2013

En milieu d’après midi, et selon l’état d’avancement de chacun d’entre nous, quelques participants dont moi même avions décidé de nous répartir le long des 8 km de ce ruban d’eau. J’ai donc décidé de me rendre à son autre extrémité, ayant tout de suite été conquis par l’architecture XVIIIe siècle de l’écluse-épanchoir du Gailhousty 9 mois plus tôt au moment de mon 1er passage. La description que m’en avait faite un acteur du grand et du petit écran accompagné de sa moitié,  rencontrés peu avant mon arrivée sur le Canal de Jonction de la Robine, n’a fait que renforcer l’intérêt que je portais sur ce  lieu.

après-midi du samedi 11 mai 2013

 après-midi du samedi 11 mai 2013

Je ne terminerai pas cet article sans évoquer quelques endroits emblématiques des pays que traverse le Canal, comme Aigne et de Minerve, dans lesquels nous avons consacré une journée. Ci dessous, une aquarelle du 1er village cité, caractérisé par sa circulade, comme l’on en voit beaucoup dans le Languedoc (Bram, par exemple), au centre de laquelle s’élève une église sur une charmante petite place aux façades et aux terrasses agrémentées de lierres, de rosiers et diverses plantes. Tout naturellement, je vous fais partager ci dessous une vue du lieu.

après-midi du vendredi 10 mai 2013

Pour conclure, voici 3 vues du village de Minerve, dont l’une au pied du pont, au niveau de la Cesse. Une forte Tramontane soufflait ce jour là et bien que la journée fusse ensoleillée, les conditions n’étaient pas idéales pour peindre « in situ » et nous avons du chercher des vues à l’abri du vent.

matinée du vendredi 10 mai 2013

après-midi du vendredi 10 mai 2013

après-midi du vendredi 10 mai 2013

C’est tout …, pour le moment !

Nicolas.

Une page sur des tableaux sur le Canal du Midi, et en particulier sur le Somail ici.

Randonnées graphiques provençales en 2014, deuxième partie

Toujours dans le cadre de nombreuses rencontres autour du peintre aquarelliste carnettiste voyageur Alain Marc, voici la deuxième partie du récit, consacré à la Provence, à la lumière du mois de mai, en 2014.

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Pour commencer, 5 aquarelles et 1 travail en pastel gras du magnifique édifice du Pavillon de Vendôme, évoqué dans l’article précédent, et qui se trouvait, à l’origine à l’écart de la ville.

To continue on with the numerous meetings with the watercolourist , Alain Marc, here is the second part of the writing which is dedicated to Provence,in the lights of May 2014.
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Here are, to start, five watercolours and one work in oil pastel of a magnificent building of the Pavillon de Vendome, which we mentioned in the previous article and which was originally away from the City.

Des topiaires, arbustes taillés, répondent aux codes des jardins à la française, et « introduisent » l’esprit majestueux de la façade, aux pilastres à fût lisses, coiffés de chapiteaux doriques au rez-de-chaussée, ioniques au premier, corinthiens au second.
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Des atlantes encadrent l’entrée et soutiennent le balcon principal, sous lequel se positionne une agrafe, de part et d’autre de laquelle viennent s’accrocher d’élégants éléments ornementaux se référant à la nature, tout comme sur les frises au dessus des fenêtres.
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A noter d’élégantes consoles au dessus du balcon du deuxième étage.

Topiaries and trimmed shrubs answer to the codes of French gardens , and introduce the majestic spirit of the façade with smooth plasters, wearing Doric capital on the ground floor , ionic on the first and Corinthian on the second floor.

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Atlases frame the entrance and support the main balcony, under which stand some elegant decorative elements which refer to nature, just like the friezes above the windows.

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Note that there are elegant consoles above the second floor balcony.

De retour vers le « Domaine de Petite » à Grans en fin d’après midi, et pour conclure cette journée ensoleillée du mercredi 7 mai 2014, je décide de retourner sur un site ou nous nous étions rendus la veille pour peindre une nouvelle aquarelle du Pont Flavien, ouvrage antique du Ier Siècle traversé par la voie romaine Arles-Marseille, autrement dit, de « mettre en couleur » un thème traité au lavis.

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Un petit clin d’oeil également à gauche du pont à un arbre emblème de la Provence, la branche d’olivier.

Back to the ‘Domaine de Petite’ in Grans in late afternoon, and to conclude this sunny day of Wednesday 7th May 2014 , I decided to go back to a site where we visited the day before, to paint a new watercolour of the Pont Flavien, an ancient work of the first century , crossed by the Roman road Arles-Marseille ; in other words, to ‘ colour up’ a theme treated with diluted ink.

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There is also a little wink to a tree on the left of the bridge, which is an emblem of Provence, the branch of an Olive tree.

Alain nous a emmené le jeudi 8 mai au matin à Eyguières pour l’étude de genêts avec en arrière plan les Alpilles. Comme à mon habitude, et après une démonstration du maître sous l’oeil bienveillant de son ami Pierre Nava? j’ai commencé par un lavis avant de poursuivre par des aquarelles.

Alain took us on Thursday’s morning the 8th of May to Eyguières for the study of brooms with the Alpilles in the background.
As usual , and after the master’s demonstration and under the friendly eye of his friend Pierre Nava , I started to draw with diluted ink before and afterwards finishing with watercolours.

Direction, ensuite, Eygalières et le Mas de Souneygues. De cet endroit, différentes vues nous sont offertes non seulement de l’incontournable Mont Ventoux, mais aussi de chaines montagneuses se situant déjà en Languedoc et au confins du Dauphiné.

We then took the direction of Eygalières and the Mas de Souneygues. From this place we can see different views not only of the famous Mont Ventoux, but also of the mountain ranges which are in Languedoc and the borders of the Dauphiné

Impensable de séjourner en Provence sans une référence à Alphonse Daudet et à ses « Lettres de mon Moulin », d’ou ces deux travaux au lavis ci dessous, de la Chapelle St Sixte à Eygalières et du Moulin de Ventabren, puis une aquarelles de cette fameuse chapelle à partir de laquelle s’offre à nous un panoramique sur la garigue et les Alpilles.

It is unbelievable to stay in Provence without a reference to Alphonse Daudet and his ‘Lettres de mon moulin’ , hence these two works in diluted ink below of the Chapel St Sixtus in Eygalières and the Mill of Ventabren, and also one watercolour of this famous Chapel from which we can see a panoramic view of the garigue and the Alpilles.

Sur les aquarelles qui suivent, une vue sur un place à Grans (a gauche) puis diverses vues lapidaires et végétales du village de Vaugines.

On the following watercolours, here is a view of a square in Grans(on the left), then various concise and vegetable views of the village of Vaugines.

Ci dessous à gauche, la vue générale en ‪‎aquarelle sur l’allée arborée qui mène à l’église, ou a été tournée une scène du film de Claude Berri, « Manon des sources » dans laquelle se dénoue l’intrigue de l’histoire (Delphine, la vieille aveugle, apprend la vérité au Papet sur la paternité de celui qu’il a laissé mourir, ce qui laisse ce dernier encore plus seul en prenant conscience qu’il s’est comporté une grande partie de sa vie comme un manipulateur et, pour reprendre une expression typiquement provençale, un fada).

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Sur l’aquarelle du village, une petite référence à un personnage de dos emprunté à l’ouvrage d’Alain « Aveyron, carnet de route » et à un croquis de tracteur Massey Fergusson emprunté à un croquis de Christian Couteau.

Below, on the left, there is a general view in watercolour of the tree-lined driveway which leads to the Church, where was filmed a scene from Claude Berri’s film ‘Manon des Sources’ in which the plot of the story was revealed. (Delphine, the old blind woman, tells the truth to Papet about the fatherhood of the person who he allowed to die, which leave the latter even more alone in realizing that he has behaved much of his life as a manipulator and to use the typical provincial expression, « un fada »).
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On the village’s watercolour, there is a reference to a person from behind borrowed from Alain’s book “Aveyron, travaller’s book” and another one from a sketch of Massey Ferguson’s tractor borrowed from Christian Couteau.

Pour terminer ce récit, voici l’extrait du film de Claude Berri (1986) que j’ai beaucoup aimé, et tirée du livre de Marcel Pagnol, « Manon des Sources », à propos de la scène tournée sur l’allée de platanes devant l’église de Vaugines, ou se dénoue l’intrigue de l’histoire.

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To end this story, here is the extract of the movie of Claude Berri’s film(1986) that I loved and which is taken from the book of Marcel Pagnol ‘Manon des sources’ about the scene turned on the path of the platanes trees in front of the Church of Vaugines where the intrigue of the film is revealed.

En guise de « cerise sur le gâteau », je vous invite à découvrir les articles de mon ami Alain Marc sur la Provence intitulés « La route des peintres de la lumière », 1ère partie et 2ème partie. et une démonstration vidéo.

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Le blog d’Alain Marc et le site de Corinne Vilcaz, qui animent des rencontres aquarelles en Provence, ainsi qu’un article d’Alain consacré à Laurette Gevaudan au Yunnan et en particulier ses travaux au lavis (très très belle rizière).

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Best of all, I invite you to discover the articles of my friend Alain Marc on the Provence which entitle: ‘La route des peintres de la lumière’ 1st and 2nd part.You can discover a little video too.

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The blog of Alain Marc and the site of Corinne Vilcaz , both of them organise warecolour’s meetings in Provence.

diluated ink works by Laurette Gevaudan, here.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

That’s all … for the moment!

Nicholas (translation Mike Andony).

Randonnées graphiques provençales en 2014, première partie

Dans le cadre de nombreuses rencontres autour du peintre aquarelliste carnettiste voyageur Alain Marc, je vous emmène à travers cet article, en deux partie, en Provence, à la lumière du mois de mai.

Pour commencer, plusieurs représentations du Domaine de Petite, propriété du XIXe siècle située dans un parc arboré, du côté de Salon, notre lieu de villégiature.

As part of the numerous meetings around the watercolour’s painter Marc Alain, a sketchbooker, I will bring you by this article, divided into two parts, in Provence, through the light of the month of May.

To start with, here are several representations of the ‘Domaine de Petite’, a property of the nineteenth Century located in a wooden park, near Salon, our holiday resort.

L’après midi du 1er jour aura été consacré à Vernègues, petit village situé près de Salon de Provence sur lequel se trouve, entre autre, les vestiges du Temple de Diane auxquels est accolée l’église romane St Cézaire.

The afternoon of the first day has been dedicated to Vernègues, a small village near Salon de Provence which is, among other things, the remains of ‘Diana’s Temple’ which adjoins the romanesque church of St Cézaire.

L’Oppidum St Blaise fut le sujet de la matinée du 2ème jour. Important site archéologique en Provence, il se situe non loin d’Istres. C’est à ce moment là que nous ont rejoint Pierre Nava et sa compagne, Dominique. Vous pourrez découvrir son travail sur des liens à la fin de cet article.

Tout porte à penser que ce site fut occupé dès le Néolithique, puis l’Antiquité pris le relais grâce à l’activité économique liée à l’exploitation du sel, et cela jusqu’au Moyen-Age.

Ci dessous à droite, l’église romane Saint-Blaise, anciennement Notre-Dame de Castelveyre, construite initialement au XIIIe siècle, mais avec de nombreux remaniement au fil du temps, comme la façade reprise XVIe siècle et une restauration générale au XIXe siècle.

The Oppidum of St Blaise was the second day’s morning subject. As an important archeological site in Provence, it is situated not far from Istres. It was at this very moment that we were joined by Pierre Nava and his wife Dominique. You can discover his work at the end of this article.

All makes us think that this site has been occupied since the Neolithic period, succeeded by the Anthic period, thanks to its economical activities due to the Salt exploitation, and this till the Middle Age.

Below on the right, stands the Romanesque Church of Saint Blaise, formerly named Notre Dame de Castelveyre, built in the thirteenth century, but nowadays with numerous modifications like the sixteenth century facade and a general restoration in the nineteenth century.

Depuis la colline qui surplombe l’Oppidum, nous pouvons apercevoir un des symboles de notre monde moderne, les fameuses raffineries de Fos sur Mer, qui offrent aussi des possibilités d’expression graphique, ce que mes collègues et moi même n’avons pas hésité à faire.

From the hill which overlooks the Oppidum, we can see one of the symbols of our modern world, the famous refineries of Fos sur Mer, which also offers all the possibilities of a graphic expression, which my colleagues and I have not hesitated to draw.

L’après midi a été consacrée au port de st Chamas, qui se caractérise par la pêche à l’anguille. L’étang de Berre, contrairement à ce que j’ai longtemps cru, n’est pas bordé que par des raffineries.

Après une démonstration du maître, nous nous sommes « jetés à l’eau » si j’ose dire et je me suis lancé sur une aquarelle sur 2 pages de carnets avant de me focaliser sur quelques bateaux de pêche.

We spent the afternoon in the St Chamas harbour, which is known for its eel fishing. Fortunately there are other things than the refineries on the banks of the ‘Etang de Berre’.

After the master’s demonstration, we decided to draw. I began to make a two-paged watercolour drawing on my sketch book before focussing myself on some fishing boats.

De retour vers le Domaine de Petite, la « surprise du chef » aura été de nous faire découvrir le Pont Flavien. Sur cet ouvrage antique du Ier siècle, qui enjambe la Touloubre, passait la voie romaine qui partait de Marseille et rejoignait la via Domitia en Arles. Il a été restauré au XVIIIe siècle et, de nos jours, plus aucune route ne le traverse, ses dimensions ne correspondant plus aux gabarits actuels, même pour une circulation à sens unique. La voie moderne passe à quelques mètres pour le plus grand plaisir des promeneurs qui ont ainsi tout à loisir de l’admirer… et de le dessiner ou peindre.

D’une largueur de 6 m, d’une longueur de 25 m 40, la portée de l’arc est de 12 m 45. Pour la petite anecdote, le portique nord a été réparé en 1949 suite aux dommages causés par l’armée américaine en 1945.

Back to the ‘Domaine de Petite’ the ‘Chief Surprise’ has been the discovery of the Flavian Bridge.The Roman road that ran from Marseille and joined the via Domitia in Arles passed over this ancient first century work which steps over Touloubre. It was restored in the eighteenth century and nowadays, there are no more roads as its dimentions correspond no longer tothe current template, even for a one-way traffic. The modern road passes a few metres away to the great pleasure of walkers who have all the leasure of admiring it …and to draw or paint the latter.

With a width of 6m, a length of 25m60, the arch impact is 12m45. For the small anecdote, the north portico was repaired in 1949, following the damages caused by the American Army in 1945.

Tout séjour aquarellique en Provence qui se respecte passe par le traitement incontournable du sujet de la Sainte Victoire. Nous nous sommes rendus donc le matin du 3ème jour sur les hauteurs de Ventabren pour peindre à notre tour cette montagne immortalisée par Cézanne. Pour ma part, j’ai d’abord choisi la plume encre sépia diluée avant l’aquarelle. Au pied de celle-ci se dresse la ville d’Aix-en-Provence, qui sera ma destination de l’après-Midi. Je me rendrai sur un site que j’apprécie particulièrement, le Pavillon de Vendôme.

Any stay about watercolours in Provence, goes through the inevitable treatment of the Saint Victoire’s subject. We thus went on the 3rd day morning on the Ventabren heights to paint, on our turn, this mountain which was immortalized by Cézanne. Personnally, I chose the sepia ink diluted with water to paint a watercolour. Below stands the city of Aix-en-Provence , my afternoon destination. I will next go on a site which I particularly appreciate, the Vendôme Pavillon.

Je terminerai cet article par une des « perles » architecturales de cette ville, reflétant l’élégance des XVIIe et XVIIIe siècles que les provençaux ont su si bien retranscrire, en s’inspirant de l’art de vivre à Versailles. Il y a des lieux dans le monde pleine de beauté qui me font « vibrer », comme l’Epanchoir du Gailhousty sur le Canal de Jonction de la Robine, que j’ai eu l’occasion de traiter , pas loin du Canal du Midi, ou encore la Cour des Lions à l’Alhambra et les Jardins du Généralife à Grenade en Espagne. Cet hôtel particulier en fait partie. Il fut construit en périphérie de la ville à l’époque, dans un cadre champêtre que je jardin a su conserver et qui nous fait oublier la rue passagère qui se trouve derrière le bâtiment.

C’est sur ces deux travaux ci dessous que je termine la première partie de mon récit et poursuivrai sur ce lieu au début de la deuxième partie.

I will conclude this article by one of the architectural ‘pearl’ of this city, which reflects the elegance of the seventeenth and eighteenth century which the Provencals have very well retranscribe, by inspiring themselves on Versailles lifestyle. There are many places in the world which are full of beauties that make me ‘vibrate’, for example the Gailhousty Epanchoir  which is on the Canal of ‘Jonction de la Robine’ (you can descover one or my watercolour here) , not far from the Canal de Midi or the courtyard of the Lions in Alhambra and the Gardens of ‘Généralife’ in Granada in Spain. This mansion is one of them. It was built on the outskirts of the city at that time, in a rural setting that this garden has helped to maintain and which makes us forget the busy street that is behind the building.

It is on these two works below that I end the first part of my story and I will continue on this very place in the second part of my work.

En guise de « cerise sur le gâteau », je vous invite à découvrir les articles de mon ami Alain Marc sur la Provence intitulés « La route des peintres de la lumière », 1ère partie et 2ème partie.

Le blog d’Alain Marc et le site de Corinne Vilcaz, qui animent des rencontres aquarelles en Provence.

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Best of all, I invite you to discover the articles of my friend Alain Marc on the Provence which entitle: ‘La route des peintres de la lumière’ 1st and 2nd part.

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