Le Canal du Midi de Béziers à Marseillan (10/10) : Un bilan du parcours depuis Toulouse

Le « clap de fin » du récit de Nicolas sur le bilan de ses randonnées à vélo le long des canaux des deux mers en 2012 et 2014.

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Je publie aujourd’hui, ce samedi 13 août 2022, le quarantième et dernier article sur mes randonnées à vélo sur les canaux du Midi, de Jonction de la Robine et de la Robine.

Il y a dix ans jour pour jour, j’entamais ce périple qui allait m’emmener de Toulouse à pointe des Onglous via Narbonne, complété par un autre trajet, deux ans après de Narbonne à Port-La-Nouvelle.

Le premier ouvrage d’importance que j’ai découvert est le bas-relief de Lucas sur le bassin de l’embouchure, dans la ville rose.

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Ce fut des expériences inoubliables que volontiers je renouvellerai (à vélo électrique, cette fois-ci), et pas seulement le long du canal de Riquet.

En résumé, le Canal du Midi (en données 2022), c’est :

3 département traversés, la Haute Garonne, l’Aude et l’Hérault, auquel il faut ajouter le Tarn, département dans lequel coulent les sources et les rigoles d’alimentation qui permettent son irrigation (rigole de la plaine, rigole de la montagne, les réservoirs et bassins comme le lac de Saint-Férréol) et qui débouchent sur le Seuil de Naurouze.

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64 communes traversées.

1 régions administrative traversée, l’Occitanie (anciennement le Midi Pyrénées et le Languedoc Roussillon).

La traversée de l’ancienne province de Languedoc (sous l’Ancien Régime) entre Garonne et étang de Thau qui mène les embarcation à Sète. Depuis cette ville, le Canal du Rhône à Sète prend le relais, direction Beaucaire ou il se jette dans ce fleuve.

7 « pays » traversés et 2 climats :

L’agglomération Toulousaine (de l’Embouchure à l’écluse de Castanet, climat océanique dit « aquitain », c’est à dire un peu plus chaud que celui de la Bretagne et de la Normandie, mais plus humide et pluvieux que le climat méditerranéen).

Le Lauragais (de l’écluse de Castanet à l’écluse et le port de Bram, climat océanique dit « aquitain »). Site remarquable à Castelnaudary, le Grand Bassin.

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Le Carcassonnais (du port de Bram à l’écluse de Trèbes et au bief de Marseillette, rencontre des climats océanique et méditerranéen. En fait, ce dernier débute sur la commune de La Redorte, en face de la Montagne d’Alaric, et, sur le canal du Midi, à l’écluse de Puichéric )

Carcassonne est la ville qui accueille deux sites classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, le Canal du Midi et les Fortifications.

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Le Minervois avec une incursion dans le Narbonnais (du bief de Marseillette à Cruzy, climat intermédiaire océanique/méditerranéen puis méditerranéen à partir de l’écluse de Puichéric et La Redorte, comme indiqué plus haut).

Le Biterrois (de Cruzy à Agde et l’écluse de Bagnas).

Le Bassin de Thau (de l’écluse de Bagnas à l’Etang de Thau).

A noter que le canal frôle le Cabardès et les Corbières.

68 sections dont 63 biefs navigables et 1 bief désaffecté (bief Notre Dame à Béziers, données 2022), et 63 écluses en service (en ne comptant pas l’écluse désaffectée de Notre-Dame à Béziers).

Avant 1976, et toujours en excluant du décompte l’ouvrage cité plus haut et avec la mise à niveau des biefs des Minimes et Matabiau à Toulouse, il y en avait 65. L’écluse de Garonne, qui permettait d’accéder au fleuve depuis le bassin de l’Embouchure a été détruite pour faire place à l’autoroute périphérique et l’écluse Matabiau a été déclassée (les quais et le bâtiment ainsi que la plaque sur celui-ci existent toujours, mais les portes à vantelles ont été ôtées).

A noter aussi qu’avant 1856 et la mise en place du pont-canal de l’Orb à Béziers, il fallait franchir 65 écluses et les embarcations empruntaient une courte section d’un fleuve sujet aux crues.

Aux biefs, il faut ajouter les sections du Canal qui ne sont pas retenues par des écluses en amont ou en aval, à savoir :

Celle qui mène de l’écluse Notre Dame à l’Orb, plus navigable, à Béziers (emplacement de l’ancien Port Notre Dame autrefois prospère).

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Celle qui mène de l’écluse ronde à l’Hérault et à la ville d’Agde.

Celle située entre l’écluse ronde et l’Hérault en amont d’Agde.

Celle qui démarre de l’Hérault vers l’écluse de Prades à Agde.

Celle qui part de l’écluse de Bagnas vers l’Etang de Thau.

Une bifurcation, non navigable vers la Méditerranée et Farinette plage à Vias sur le 62e bief (bief d’Agde). Conçue dans les années 1970, au moment de l’urbanisation galopante dans le secteur, pour permettre l’évacuation du trop-plein d’eau au moment des crues.

La répartition des biefs vers l’Atlantique et la Méditerranée est la suivante :

15 biefs navigables côté océan, 1 bief de partage, 46 bief navigables et 1 bief désaffecté côté opposé.

Le bief de partage reçoit les eaux des rigoles de la montagne et de la plaine sans lesquelles ce cours d’eau n’existerait pas, comme évoqué plus haut.

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15 écluses franchissables sur le versant atlantique et 48 sur le versant méditerranéen.

47 écluses à un seul bassin, 10 écluses à 2 bassins, 4 écluses à 3 bassins, 1 écluse à 4 bassins et une écluse à 8 bassins (7 sont franchissables, la 8e n’étant plus utilisée depuis l’abandon de la bifurcation vers l’écluse Notre Dame à Béziers (en données 2022)).

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Une pente d’eau d’abord très peu utilisée, puis à l’abandon (en données 2022). Un bel exemple de gaspillage de l’argent du contribuable, par manque d’une vision à long terme.

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1 écluse non franchissable aux navigants sur son extrémité occidentale, couverte par la voirie originellement dédiée au canal mais commune à 3 canaux (Midi, Brienne et Latéral à la Garonne) : l’écluse de Garonne à Toulouse (là ou a pourtant été posée la première pierre du canal de Riquet). Ci-dessous, voilà à quoi elle ressemblait avant que les travaux du périphérique ne la fasse disparaître.

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1 ancienne écluse à Toulouse qui n’a plus ses portes, qui a perdu sa fonction éclusière suite à la modernisation du canal dans les années 70 et la mise au même niveau des biefs Matabiau et Bayard (à l’origine 3e et 4e bief).

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1 écluse abandonnée et non franchissable qui suit le bief abandonné de Notre Dame à Béziers.

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Le navigant qui choisira de parcourir les 240 km du canal à partir de l’Embouchure à Toulouse jusqu’au Phare des Onglous à Marseillan sur l’étang de Thau empruntera 66 sections dont 62 biefs navigables et franchira 63 écluses.

Le Canal est sans interruption de l’Embouchure à Toulouse à l’Hérault en amont d’Agde après l’écluse ronde, puis reprend son parcours après quelques mètres sur le fleuve vers l’écluse-porte-de-garde de Prades pour se jeter dans l’Etang de Thau. Il reste ensuite environs 20 km de navigation pour arriver à Sète.

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Sur les 240 km du canal, ne sont pas décomptés la centaine de mètre à naviguer sur l’Hérault.

Il faut ajouter à ces 240 km la longueur du bief bifurquant, l’écluse et l’ancien port Notre dame à Béziers, le cours d’eau non navigable se dirigeant vers Farinette-plage et la Méditerranée à partir du 62e bief (bief d’Agde sur Vias) ainsi que la bifurcation vers Agde à partir de l’écluse ronde.

Le canal offre la particularité d’avoir un exemplaire unique d’écluse ronde tri directionnelle au monde. Il existe un autre exemplaire d’écluse ronde, qui est l’écluse des Lorrains sur le Canal Latéral à la Loire, mais bi directionnelle, celle ci.

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Autre site remarquable, les Ouvrages du Libron.

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Je ne saurais clôturer cette publication sans aussi évoquer deux canaux qui complètent à l’Est, le Canal du Midi.

Tout d’abord, le Canal de Jonction de la Robine a été mis en service en 1787 afin d’éviter une rupture de charge. Auparavant, les marchandises étaient acheminés par charrettes entre le Canal du Midi et le Canal de la Robine.

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A noter le site remarquable de l’écluse-épanchoir du Gailhousty, là ou le canal de Jonction de la Robine se jette dans l’Aude.

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Ensuite, le Canal de la Robine qui prolonge le Canal de Jonction de la Robine, juste après l’Aude, et qui reprend l’ancien trajet du fleuve qui passait par Narbonne, et sous le Pont des marchands.

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Pour les petites et grandes histoires de la vie sur et aux abord du Canal du Midi, du temps des barques de postes, les passagers ne restaient pas sur une seule embarcation tout au long du trajet entre Toulouse , Agde et Sète. Outre les dînées et couchées, les passagers prenaient une correspondance sur les écluses à 3 bassins, afin d’économiser l’eau.

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Cependant, concurrence de la route oblige, devenues mieux aménagées et plus sures, les barques de poste sont devenue plus rapides, et il n’était plus question d’en changer aux écluses à bassins multiples. Le remplacement des chevaux par des moteurs, et la mise à flot des derniers modèles à quille, plus maniables et pouvant transporter jusqu’à 135 passagers, ont permis à ces embarcations de relier Toulouse à Sète en 36 heures à partir de 1834. L’objectif de rapidité s’est faite au détriment de la recherche d’économie d’eau, d’autant plus que les manœuvres d’éclusage sont devenues aussi plus rapide.

L’arrivée du chemin de fer aura sonné le glas du mode de transport des barques de poste et en 1858, un an après l’ouverture de la ligne Toulouse-Sète, le service s’est arrêté définitivement.

Ce qui a sauvé le canal, ce sont :

Le transport des marchandises, qui a périclité lui aussi pour s’arrêter définitivement en 1982. De nos jours, malgré certaines bonnes volontés, il reste encore très marginal (en données 2022).

Surtout, l’irrigation des champs, « source » quasiment inépuisable et sans lequel ce cours d’eau artificiel aurait très certainement disparu.

Le tourisme, de nos jours et les aménagements le long de celui-ci, comme la voie cyclable asphaltée en Haute-Garonne. Reste à espérer que les départements de l’Aude et l’Hérault en feront de même, d’autant plus qu’une partie de l’itinéraire s’inscrit sur le trajet de l’Euro vélo 8, dite « la vélo route de la Méditerranée » (5900 km de Cadiz à Athènes).

Robert Mornet, un retraité passionné, a construit de ses propre mains, une réplique d’un modèle de 1818

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Quelques détails à propos de ces embarcations, entre autre, que m’a transmis Robert :

Tout d’abord, le terme « poste » appliqué à cette barque, qui n’a sans doute jamais transporté de courrier, correspond à une unité de mesure de 4 lieues soit 15,2 km environ.

Les origines sociales et professionnelles des passager(e)s étaient variées, du temps ou ce moyen de transport était le plus sur et le plus rapide pour aller de Toulouse à Sète. Il y avait même une première classe. Les riverains côtoyaient aussi bien des artisans, commerçants, magistrats, militaires, marins etc…

Tous les passagers pouvaient emprunter les barques de poste sauf ceux qui exerçaient la profession de bourreau (dixit Robert Mornet).

Il y aurait tant à écrire encore sur ces barques et sur ces canaux, en particulier sur les rigoles et les réservoirs de la Montagne Noire, mais plusieurs publications seraient nécessaires pour cela, sans prétendre non plus faire le tour de la question. Je m’arrête donc ici, sans pour autant m’interdire non plus de les évoquer ultérieurement, en fait, au grès de mes pérégrinations futures à vélo (électrique maintenant, et peut-être à hydrogène dans le futur). D’ailleurs, à ce propos, je me fixe l’objectif de rallier Paris-Tours en plusieurs étapes, et plein d’autres projets en tête que je réaliserai… ou non.

Affaire(s) à suivre, mais point final pour ce récit en 40 publications de ma randonnée à bicyclette.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Pour prolonger, voici une vidéo de l’intégrale du Canal du Midi à vélo : 240 km de Toulouse à l’Étang de Thau, par Denis Clerc, journaliste sur France 3 Occitanie : Trajet en 4 étapes en mai 2022 et mis en ligne le 12 juin 2022 (chaine YouTube « Zinzin Reporter Productions »).

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Les communes traversées par le Canal du Midi (*) :

Département de la Haute Garonne (14 communes) :

1) Toulouse
2) Ramonville Saint Agne
3) Auzeville Tolosane

4) Castanet Tolosan (Lauragais)
5) Pechabou (Lauragais)
6) Pompertuzat (Lauragais)
7) Deyme (Lauragais)
8) Donneville (Lauragais)
9) Montgiscard (Lauragais)
10) Ayguevives (Lauragais)
11) Montesquieu Lauragais
12) Gardouch (Lauragais)
13) Renneville (Lauragais)
14) Avignonet Lauragais

Département de l’Aude (26 communes puis 10 communes) :

15) Montferrand (Lauragais)
16) Labastide d’Anjou (Lauragais)
17) Mas Saintes Puelles (Lauragais)
18) Castelnaudary (Lauragais)
19) Saint Martin Lalande (Lauragais)
20) Lasbordes (Laugarais)
21) Pexiora (Lauragais)
22) Villepinte (Lauragais)
23) Bram (Porte du Lauragais sur le canal)

24) Alzonne (Carcassonais)
25) Montréal (Carcassonnais)
24) de nouveau Alzonne(Carcassonais)
26) Sainte Eulalie (Carcassonais)
27) Villesèquelande (Carcassonais)
28) Caux et Sauzens (Carcassonnais)
29) Pezens (Carcassonnais)
Le canal frole la commune de Pennautier sans la traverser
30) Carcassonne
31) Villemoustaussou (Carcassonnais)
32) Villalier (Carcassonnais)
33) Villedubert (Carcassonnais)
34) Trèbes (Carcassonnais).

35) Marseillette (porte du Minervois)
36) Blomac (Minervois)
37) Puichéric (Minervois)
38) La Redorte (Minervois)
39) Azille (Minervois)
40) Homps (Minervois)

Département de l’Hérault (1 commune puis 13 communes) :

41) Olonzac (Minervois)

Département de l’Aude (les 10 communes restantes) :

42) Argens Minervois
43) Roubia (Minervois)
44) Paraza (Minervois)
45) Ventenac en Minervois
46) Saint Nazaire d’Aude (Minervois), au hameau du Somail
47) Ginestas (Minervois), au hameau du Somail
48) Sallèles d’Aude (Narbonnais), au hameau du Somail
49) Mirrepeisset (Minervois)
50) Ouveillan (Narbonnais)
51) Argeliers (Minervois)

Département de l’Hérault (les 13 communes restantes) :

52) Cruzy (Biterrois)
53) Quarante (Biterrois)
54) Capestang (Biterrois)
55) Poilhes (Biterrois)
56) Nissan Lez Enserunes (Biterrois)
57) Colombiers (Biterrois)
58) Béziers
59) Villeneuve Les Béziers (Biterrois)
60) Portiragnes (Biterrois)
61) Cers (Biterrois)
62) Vias (Biterrois)
63) Agde (dernière commune en Biterrois sur le canal)

Le canal pénètre dans le pays du Bassin de Thau entre l’écluse de Bagnas et le Pont du Maire.

64) Marseillan (Bassin de Thau)

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Le site VNF, celui de la marque « Canal du Midi », un site culturel et un site touristique.

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Le Canal du Midi (1/30/30), un bilan des récits de Toulouse à Béziers

Canal du Midi (2012-2022) : un bilan des récits sur le parcours de Toulouse à Béziers avant de poursuivre sur le trajet restant.

Fin janvier 2013, j’ai décidé de vous raconter ma randonnée, ou plutôt, mes deux randonnées à bicyclette le long du Canal du Midi. La première s’est déroulée sur 7 jours en août 2012 de Toulouse au Phare des Onglous à Marseillan, via la bifurcation de Narbonne. La seconde a eu lieue, toujours à bicyclette, en août 2014, de Narbonne au Phare de Port-La-Nouvelle.

Auparavant, ce sont quelques échanges sur le net avec Jean-Pierre Lagache, malheureusement décédé en novembre 2018 , administrateur et contributeur du blog « belcaire pyrénées » qui m’avait soufflé l’idée de faire un récit de ces randonnés. J’ai ensuite rencontré Jean-François Benne, administrateur de ce blog et ma première publication est sortie fin janvier 2013.

A l’enthousiasme des débuts, s’est peu à peu installé un certain découragement, du fait du peu de visibilité du blog et sur la raison que nous n’avons pas accès au grands moyens de communications qui nous permettrait non seulement d’élargir notre lectorat, mais donner peut-être envie aussi à de nouveaux contributeurs de vouloir se joindre à Jean-François, André, Robert (le créateur de la réplique d’une barque de poste 1818) et moi-même.

Je reconnais avoir un peu de mal à envisager d’écrire les d’abord 10 articles que j’avais prévu initialement sur le trajet restant entre Béziers et Marseillan. Aussi, j’ai décidé de marquer une étape, d’où cette publication. En aucun cas, je ne renonce à poursuivre, simplement, je pense le faire d’une manière différente… et surtout prendre plus de temps.

Retournant de nombreuses fois sur les rives des canaux du Midi, de Jonction et de la Robine, j’ai, bien sur, enrichi de nouvelles photos ces cours d’eaux, et complété les 1000 photos prises en 2012, sans parler des dessins et aquarelles.

Avant de reprendre le cours de mes récit en 2020, je vais vous (re)présenter, sur ce 30ème article de ma randonnée à vélo, à travers des pièces graphiques et photographiques, quelques lieux qui m’ont particulièrement plus, de Toulouse à Béziers.

Tout d’abord, voici là ou tout commence en partant de l’Ouest, le bassin de l’embouchure à Toulouse, croisement de 3 canaux, celui du Midi, celui de la Garonne, en provenance de Castets-en-Dorthe (ou il se rattache au fleuve) et le canal de Brienne, qui rejoint le fleuve aussi et permettait autrefois aux embarcations d’éviter la chaussée du Bazacle . A noter aussi le bas-relief de Lucas.

Vient ensuite l’écluse Bayard, face à la gare Matabiau dans une configuration que l’on verra bientôt plus dans la mesure ou d’importants travaux sont prévus dans le cadre de l’érection d’un gratte-ciel, la tour Occitanie, à côté du bâtiment. Peut-être sera-t’il doté d’un rooftop qui permettra de voir le canal sur la ville (affaire à suivre et ce sera le sujet d’une prochaine publication, … si j’ai toujours envie de le faire !!!).

A la sortie de Toulouse, et à proximité du pont Mange-pomme se trouve un bâtiment tagué que j’ai représenté en aquarelle.

Sur le point le plus haut du Canal du Midi, au Seuil de Naurouze, a 190 m au dessus du niveau de la mer, et à proximité du bief de partage, se dresse une obélisque à la gloire de son fondateur, Pierre-Paul Riquet.

Vient ensuite Castelnaudary et son grand bassin, représenté ici en aquarelle en version diurne et en version nocturne (pour celle-ci,couplée avec l’écluse de Gardouch).

Le canal traverse une ville doté de d’un autre monument classé patrimoine mondial de l’UNESCO, Carcassonne et ses fortifications. Il est à noter, tout comme à Toulouse, qu’une écluse se dresse ici aussi devant la gare.

Sur Trèbes, un ouvrage remarquable, le pont-canal, « bousculé » pendant les crues et particulièrement celle d’octobre 2018.

Arrivée sur Homps, un des port du canal qui permettait aux péniches de faire demi-tour.

Le Canal du Midi, se sont aussi 63 écluses sur ses 240 km. Ci dessous une vue en amont et une autre en aval.

Le hameau du Somail, situé sur 3 communes (en données 2019), entre Minervois et Narbonnais, était autrefois la 3ème étape pour la couchée, des barques de poste en provenance de Toulouse. Des offices ont toujours lieu dans la chapelle de nos jours.

Voici un de plus beaux édifices des canaux des deux-mers, l’écluse-épanchoir du Gailhousty et son bâtiment du 18ème Siècle, dernier ouvrage avant l’arrivée sur l’Aude, situé sur un canal bifurquant du Canal du Midi, le Canal de Jonction de la Robine, achevé en 1787.

Au détour des méandres du canal, une magnifique vue panoramique de Capestang s’offre aux promeneurs.

Dans cette ville, on peut apercevoir une réplique de barque de poste 1818, construite par un passionné, Robert Mornet.

Je ne pouvais pas écrire cet article sans évoquer le tunnel du Malpas, qui a vu le jour grâce à l’entêtement de Riquet qui a réussi a prouver que cet ouvrage était réalisable, sans quoi l’ensemble du projet du canal était remis en cause, par des « mauvais coucheurs » nuisibles (comme il y en a toujours face à ceux qui mettent en place de grandes réalisations), sans doute jaloux, et qui souhaitaient très certainement le voir trébucher. D’autre part, le souhait de Riquet de faire arriver son canal en majesté dans sa ville natale dépendait aussi de la concrétisation de ce tunnel.

Je terminerai cette publication par l’ouvrage emblématique du cour d’eau, les écluses de Fonsérannes, utilisées par les touristes navigants, les préférant à l’ascenseur à péniche construit à côté et qui n’a pratiquement jamais servi. Elles offrent  une vue panoramique sur Béziers.

Ainsi s’achève la première série de mes publications sur mes randonnées à vélo.

Je vous dis donc « à bientôt, pour la suite ».

Nicolas globe croqueur.

Je dédie cette publication en mémoire à Jean-Pierre Lagache, administrateur et contributeur du blog « Belcaire pyrénées » et je vous invite à (re) découvrir ses publication sur le Canal du Midi 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie et 4ème partie (du moins si son blog reste toujours en ligne et qu’un de ses amis ou qu’un membre de sa famille décide de le pérenniser).

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo.

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Nous sommes ici dans un secteur du canal ou naviguent les bateaux du soleil.

Le lien de cyticle.com : « Le Canal du Midi à vélo ».

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Le Canal du Midi (1/21/30), le Canal de la Robine (2012-2014) (4/4) : de l’écluse de Mandirac à Port-la-Nouvelle

Canal du Midi (2012-2022) : le Canal de la Robine de l’écluse de Mandirac à Port-la-Nouvelle.

Voici le 4ème  et dernier article que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km du Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du trajet entre l’écluse de Mandirac et le phare de Port la Nouvelle, l’ultime étape du parcours. C’est aussi le 21ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo (22ème article)

Je reprendrai ensuite le cours de mon récit sur le Canal du Midi à partir de l’embranchement du Canal de Jonction de la Robine, direction Béziers.

C’est parti pour les 8 km 802 de ce dernier bief du Canal de la Robine, et qui offre des vues sur les étangs de Bages, Sigean, de la Sèche, du Charlot sur la rive droite, de l’Ayrolle et de la Berre sur la rive gauche. Sur la photo du bas, l’étang de l’Ayrolle.

Diverses habitations à cet endroit, comme un petit restaurant-buvette ma foi bien sympathique, repris par des gérants dynamiques (en données 2014), et aussi un bâtiment ferroviaire bordant la ligne Narbonne-Cerbère qui longe le bief sur une grande partie de son parcours.

C’est à partir d’ici également que le chemin de St Jacques bifurque.

jeudi 28 août 2014

Le canal et le chemin de fer se frayent un passage entre toutes ces étendues d’eau et des pins parasols viennent ponctuer de longues sections sans arbres. Il est donc préférable, en plein soleil au mois d’août,  surtout sur ce long bief isolé, notamment sur la rive gauche, de marcher ou pédaler avant 12 heures ou après 16 heures. A ma connaissance, aucune possibilité de se ravitailler en eau potable avant l’arrivée sur l’écluse Sainte Lucie, du moins sur la rive gauche.

jeudi 28 août 2014

Sur la rive droite, le petit étang du Charlot vient se blottir contre l’étang de la Sèche. Le Canal délimite, juste après l’écluse les communes de Narbonne et de Gruissan, puis, à quelques centaines de mètres de la maison cantonnière de l’Ardillon, Gruissan et Port la Nouvelle.

Le chemin de fer, à partir d’ici, se désolidarise pour délimiter l’étang du Charlot au Sud-Ouest alors que le canal le borde sur sa partie Nord-Est, et l’Ile Sainte Lucie se termine à l’Est de celui-ci.

Le bief de Sainte Lucie demeure un « paradis » pour les amateurs (et professionnels) de photographies ornithologiques, surtout en périodes de migrations septentrionales ou méridionales selon les saisons. C’est le cas des goélands, des aigrettes garzettes, présents qu’en hiver alors que l’on peut observer toute l’année des oiseaux « à demeure » comme les mouettes, les grands cormorans ou les martin-pécheurs.

L’activité de la pêche se pratique dans le secteur et on peut y attraper des anguilles, des dorades, des bars, soles et mulets, que l’on peut retrouver aussi dans le canal, comme en témoigne le nombre important de pêcheurs présents aux abords de l’écluse de Mandirac lors du passage de mon ami Jean-François en décembre 2014, ce qu’il raconte dans cet article.

jeudi 28 août 2014

De nombreux chemins de randonnées s’offrent aux marcheurs dans les environs comme celui qui relie Port la Nautique au magnifique village de Bages, qui s’inscrit dans les 75 km  du sentier du Golfe Antique qui fait le tour de l’étang de Bages-Sigean (pour rappel, ces étangs formaient un Golfe sous l’Antiquité).

Le sentier du Golfe Antique se confond avec celui du chemin du halage du canal sur sa rive gauche de l’écluse de Mandirac jusqu’à Port la Nouvelle et sur une partie de sa rive droite, toujours à partir de l’écluse avant de bifurquer une centaine de mètres plus au Sud.

La commune du village cité plus haut, celles de Peyriac de Mer et de Sigean bordent l’étang ainsi que le Parc naturel de la Narbonnaise et le fameux parc zoologique de la Réserve Africaine créé en 1972, abritant environ 2 000 oiseaux, 900 mammifères, 900 reptiles (en données 2014).

Les vignes des Corbières viennent border également les étangs

Le peu de passage, une forte chaleur, et la vue de ces étendues d’eau à perte de vue m’ont donné l’envie de me baigner ne serait ce que 10 minutes dans l’étang de l’Ayrolle. Le fait que ce soit très certainement interdit, d’une part, le fait que je sois seul, sans avoir emporté avec moi ni serviette ni maillot de bain, d’autre part, renforcé par l’idée que le rapport au corps de nos pays latin diffère de celui des pays nordiquesvis à vis de la nudité, et n’ayant peut être plus ni la spontanéité ni l’audace que j’aurais certainement pu avoir quand j’étais plus jeune, m’ont fait renoncer à cette idée. Je me suis donc contenté d’admirer ces panoramiques au cours d’une halte sous un pin parasol et que je vous fais découvrir à travers les photos ci dessous.

jeudi 28 août 2014

J’approche de l’Ile de Sainte Lucie par son versant Nord-Est, longe le tracé du canal alors que l’ancien cours d’eau la délimitait sur son versant Sud-Est avant la construction de l’écluse Sainte Lucie.

Sur la photo ci dessous au milieu, le site des chantiers navals associatif, « Les ateliers de la Mémoire » (en données 2014), qui se visite les jeudi et animé par Yann Pajot, charpentier de marine.

jeudi 28 août 2014

C’est sous sa direction qu’ont été restaurés entièrement la barque de patron la « Marie-Thérèse » et en partie la goélette mallorquine construite en 1916 aux Baléares, classée Monuments Historiques par l’Etat Français en 1988, le « Miguel Caldentey », évoqué dans l’article précédent « Le Canal de la Robine jusqu’à l’écluse de Mandirac ».

Selon des prévisions datant de 2007, cette embarcation, qui transportait notamment des oranges des Baléares était supposée être remise à flots après complète restauration, dans le but de lui permettre de refaire du commerce à la voile en accueillant douze personnes en navigation sur le bassin méditerranéen et en Europe du nord, et cela … dès 2015.

Cependant, la crise économique de 2008 (merci les banques !!!) a du très certainement repousser à plus tard ce projet (aux calendes grecques, sans doute !!!???). En attendant, la coque stationne sur le site de Mandirac (à proximité de champs de riz). Elle reste malheureusement vulnérable à l’usure du temps et aux éventuelles dégradations.

Donc, affaire à suivre, dans la mesure ou je projette de revenir sur ces lieux les années qui viendront, et j’ose espérer vous donner de bonnes nouvelles.

jeudi 28 août 2014

Me voici rendu à la cinquième et dernière écluse du Canal de la Robine, Sainte Lucie, à bassin simple lieu arboré, propice au repos, à la détente, aux piques-nique, à la pêche… ou au farniente, avec un bâtiment très bien restauré.

Elle fut construite en 1872 suite à la création de Port-la-Nouvelle et au nouveau tracé du canal au niveau de l’Ile, pour en faciliter la navigation jusqu’à la ville. A noter les bajoyers droits et un bassin plus allongé que ceux des autres écluses.

jeudi 28 août 2014

Le bâtiment abrite une exposition sur la faune et la flore locale. En revanche, absence de plaque éclusière (en données 2014). C’est ici le point de départ de nombreux chemins de randonnées sur l’Ile de Sainte Lucie, colline calcaire avec de nombreux sentiers qui permettent de découvrir une végétation méditerranéenne intense.

jeudi 28 août 2014

Des rencontres insolites sont possibles, tant sur les personnes que sur leur « attirail » comme ce monsieur de 87 ans habitant Leucate et qui s’astreint à pédaler quotidiennement sur un vélo « couché » électrique muni de 2 batteries. Je reste bluffé par la forme physique de cet octogénaire qui fait mentir l’adage comme quoi la vieillesse peut être un naufrage. Ce personnage me fait penser à ce centenaire cycliste, Robert Marchand qui continue à gravir des cols, malgré son grand age.

jeudi 28 août 2014

Après une pause d’une demi-heure, me revoici parti, enfourchant ma bicyclette, direction Port-la-Nouvelle et son phare, autrement dit, environ 4 km. La mer approche, comme en témoignent ces navires à l’horizon.

jeudi 28 août 2014

Sur les photos ci dessous, au delà de cet ouvrage, se termine le Canal de la Robine en convergeant, après ce pont à l’architecture « Eiffel », avec la Berre. La ligne de chemin de fer dessert le site des Cimenteries de l’entreprise Lafarge et autres sites portuaires (en données 2014).

Nous sommes au km 31 du Canal de la Robine, à 3,033 km du phare de port la Nouvelle, à 39,474 km de l’embranchement sur le Canal du Midi, à 208 km du point de rencontre de ce dernier avec la Garonne et à 112,500 km du phare des Onglous en longeant les canaux.

Il est à noter que c’est par ici que l’ancien tracé du cours d’eau entrait sur la ville.

jeudi 28 août 2014

L’activité liée aux loisirs fait face à l’activité industrielle. Il existe aussi un port de commerce, un port de pêche et un port de plaisance.

Port la Nouvelle possède aussi sa propre criée et des chalutiers peuvent venir y mouiller.

Cette ville a été d’abord un hameau, puis un village avant d’accéder au statut de commune en 1844, puis l’arrivée du chemin de fer lui permit d’accéder au statut de station balnéaire.

Malheureusement, ce ce n’est qu’un avis personnel, les architectures du bord de mer n’offrent rien d’exceptionnel et on pouvait s’attendre à mieux, du moins à une esthétique comparable à celles de Sète, Collioure, Banyuls en France, ou Sitges, en Espagne. Cependant, il reste à une échelle humaine et de ce fait conserve un esprit de proximité et il n’existe aucune tour affreuse comme celles que l’on voit à Bénidom, en Espagne, symbole des vacances industrielles.

jeudi 28 août 2014

Ci dessous, différentes vues depuis l’arrivée du Canal de la Robine et depuis le phare. Sur la photo du bas,  les silos à céréales construits dans les années soixante.

jeudi 28 août 2014

Toutes ces architectures qui peuvent être considérées comme faisant partie du patrimoine, témoignent d’une activité portuaire importante : céréales, gaz, liquides alimentaires et industriels, agro-alimentaire, argile et minerais, produits sidérurgiques et forestiers etc…, et le port offre des aires de montage de pièces détachées qui nécessiteraient un transport routier hors gabarit si elles étaient assemblées ailleurs.

jeudi 28 août 2014

Voici le symbole qui marque la fin (ou le début) du trajet des marcheurs, des cyclistes, voire des navigants qui choisissent d’emprunter le Canal de la Robine.

Il se caractérise par tour cylindrique de 18 m avec un feu scintillant blanc.

Le département de l’Aude ne compte que deux phares maritimes (en données 2014), celui ci et celui du Cap Leucate.

Par les canaux, nous sommes approximativement à 24 km 440 km de Narbonne, à 35 km 805 de Sallèles d’Aude, 39 km 703  de l’embranchement sur le Canal du Midi, à 208 km 813 du point de rencontre de ce dernier avec la Garonne, à 111 km 624 du phare des Onglous, et à 132 km de Sète.

jeudi 28 août 2014

Vauban, puis le Frère Bernardin Pons avaient eu le projet de créer un canal pour relier le Languedoc et le Roussillon, autrement dit de Port-la-Nouvelle à Perpignan via l’étang de Leucate mais l’absence de volonté politique et très certainement les interrogations sur l’utilité économique d’une telle entreprise firent que jamais ce cours d’eau ne vit le jour, et pourtant, sur le plan de l’activité touristique, batelière de plaisance en particulier, il eut sans doute connu un réel succès !!!

Pour rebondir sur le thème de la randonnée, et plus particulièrement en montagne, Port-la-Nouvelle est le point de départ du Sentier Cathare, à travers les Corbières et les Pyrénées jusqu’à Foix.

Une autre ballade sympathique à faire à pied : 15 km en bord de mer, direction La Franqui.

C’est tout, pour le moment !

Nicolas.

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/20/30), le Canal de la Robine (2012-2014) (3/4) : de la sortie de Narbonne à l’écluse de Mandirac

Canal du Midi (2012-2022) : le Canal de la Robine de la sortie de Narbonne à l’écluse de Mandirac.

Voici le 3ème article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué le long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du trajet entre la sortie de Narbonne à l’écluse de Mandirac sur lequel je vais découvrir une culture que je ne m’attendais pas à voir, croyant qu’elle n’existait qu’en Camargue. C’est aussi le 20ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Je dédie ce récit à ma cousine Paulette, qui connaissait un peu l’endroit, qui suivait assidûment mes écrits depuis « Le bassin de l’Embouchure et 1er bief » et m’encourageait dans mes démarches.

Je souligne également que le trajet que je vais emprunter jusqu’à Port la nouvelle peut se confondre avec deux itinéraires :

L’itinéraire de l’Eurovélo 8 Cadiz-Athènes, et plus particulièrement le trajet de Port la Nouvelle à l’avant dernier pont avant le Phare des Onglous, sur le Canal du Midi, à Marseillan, le Pont du Maire, via Narbonne, Sallèles d’Aude, l’embranchement du Canal du Midi et de Jonction de la Robine (photo ci dessous), Argeliers, Capestang, Poilhes, Colombiers, Béziers, Marseillan.

Un des nombreux parcours des Chemins de Saint Jacques de Compostelle, sur le même trajet cité dans le précédent paragraphe, par une variante du chemin appelé « piémont pyrénéen », pour les pélerins qui viendraient d’Arles et choisiraient de passer par Perpignan. A ce sujet, la fameuse coquille sera bien présente sur certains panneaux.

Sur la photo ci dessous en bas, un tracé rectiligne fait place ce qui était autrefois une courbe, quand le cours d’eau n’était pas encore un canal.

jeudi 28 août 2014

Des sections arborées et non arborées alternent sur ce parcours au bord d’un canal que l’on pourrait assimiler à un cours d’eau naturel, ce qui est un peu normal pour un tracé qui emprunte un ancien lit de l’Aude, puis de la Robine.

Deux panoramiques intéressants à relever;

-Le Mont Canigou, sommet emblématique des Pyrénées Orientales et qui marque la frontière entre la France et l’Espagne, et qui nous invite à voyager vers de nouvelles contrées.

-La cathédrale de Narbonne, les tours Saint Martial et de la Madeleine, le donjon Gilles Aycelin, avec, en arrière plan, la Montagne Noire sur son versant Sud-Est.

La rencontre d’un groupe de jeunes allemands pratiquant le canoë et le kayak, en provenance très certainement de l’écluse en aval, rapelle la vocation touristique du canal

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

J’aurai l’occasion aussi de découvrir, au bord du chemin, une tente igloo dans une petit espace cloturé avec un jardin potager bien tenu, très certainement habité par un sans abris désireux de personnaliser son « espace » et, surtout, de pouvoir se nourrir de ses salades et de ses quelques autres légumes récoltés par ses soins.

jeudi 28 août 2014

Me trouvant toujours sur la commune de Narbonne, j’approche du site de Mandirac et je retrouve le symbole d’une coquille qui rappelle que je me trouve sur l’itinéraire des chemins de St Jacques de Compostelle, évoqué plus haut.

jeudi 28 août 2014

Parmi les différentes embarcations présentes sur le lieu, j’attire votre attention sur les photos à droite dans lesquelles je découvre une barque de patron, et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la « Marie-Thérèse » qui a connu une histoire mouvementée.

Après des années de bons et loyaux services, à transporter des tonneaux, ou plutôt des demi-muits (unité de transport du vin) sur le Canal du Midi, un sétois lui offrit une seconde vie en l’exploitant tour à tour en boite de nuit, puis en restaurant. Amarrée dans la ville de Georges Brassens, elle coula avant que le Conservatoire du littoral aidé par les VNF envisage de restaurer ce très probable dernier exemplaire de barques du Midi.

De 1998 à 2003, elle sera restaurée par une équipe de jeunes en réinsertion grâce à divers fonds publics, privés, régionaux etc…

De nouveau apte à naviguer en 2002, elle a longé le Canal de la Robine vers l’Aude, traversé Narbonne pour se diriger vers Sallèles d’Aude avant de revenir sur Mandirac, et qui s’y trouve toujours, en 2014.

A l’origine, c’était la Barque N°7, construite au pont des demoiselles à Toulouse en 1855, et exploitée par la famille de patron barquier Denty (sources Yann Pajot, charpentier de marine, un des responsables de chantiers navals associatif  « Les ateliers de la Mémoire » basé sur le site de Sainte Lucie).

jeudi 28 août 2014

Je découvre une culture que je ne m’attendais pas à trouver ici, moi qui croyais que les champs de riz en France métropolitaine n’existaient qu’en Camargue. Cette culture est aussi de nouveau présente sur l’étang asséché de Marseillette près de Canal du Midi entre Trèbes et La Redorte.

L’alimentation de ces champs par des rigoles reliées au cours d’eau souligne ici la vocation agricole du canal.

Sur la photo ci-dessous en bas, l’embarcation en cale sèche et en restauration (en données 2014 et 2015) est une goélette mallorquine construite en 1916 aux Baléares et, classée Monuments Historiques par l’Etat Français en 1988.

Le « Miguel Caldentey », a été repêché dans le port de Canet en Roussillon et est en cours de restauration dans le but de lui permettre de refaire du commerce à la voile en accueillant douze personnes en navigation sur le bassin méditerranéen et en Europe du Nord (sources Yann Pajot, charpentier de marine, un des responsables de chantiers navals associatif  « Les ateliers de la Mémoire » basé sur le site de Sainte Lucie).

Espérons donc que cette embarcation connaisse le même avenir que la réplique de l’ « Hermione », navire sur lequel Lafayette est parti en Amérique en 1780.

jeudi 28 août 2014

Me voici rendu maintenant sur la quatrième écluse du canal, l’écluse de Mandirac, à bassin simple.
Quelques vues de l’ouvrage en amont, de la maison et de la plaque.

La construction de cet ouvrage, précédé d’un épanchoir, a permis de remplacer la boucle qui existait auparavant et de rendre plus rectiligne le canal.

jeudi 28 août 2014

Au niveau du bassin de l’écluse, une ancienne école occupée par un club d’aviron et en aval des portes éclusières, sur la rive droite, une buvette … fermée ce jour.
Ici commence le bief de Sainte Lucie qui serpente le long de cinq étangs (Bages, Sigean, de la Sèche, du Charlot sur la rive droite, de l’Ayrolle et de la Berre, sur la rive gauche).

Se trouvent, pas très loin de l’écluse la Tour Barberousse, les étangs de Gruissan, de Mateille, et de Grazel.

jeudi 28 août 2014

Ainsi se termine ce récit .

C’est tout, pour le Moment !

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Un lien à propos de la « Marie-Thérèse » sur le site « Histoire et patrimoine des rivières et canaux« 

 

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Et en « bonus »

Le site FloChloandCo (randonnées à vélo à travers l’Europe) sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.

Un article du blog « Benoblog » avec une petite vidéo.

Une de mes aquarelles.

Le Canal du Midi (1/19/30), le Canal de la Robine (2012-2014) (2/4) : Narbonne

Canal du Midi (2012-2022) : Le Canal de la Robine sur Narbonne.

Voici le 2ème article sur les 4 que je vais consacrer au trajet que j’ai effectué tout au long des 31 km Canal de la Robine à bicyclette les mercredi 27 et jeudi 28 août 2014, par un temps ensoleillé. Ici, il va être question du passage du cours d’eau sur Narbonne du pont des Marchands au pont de l’autoroute A9, « la Languedocienne ». C’est aussi le 19ème article consacré aux récits de mon trajet à vélo.

Sur la rive gauche du canal, le cours de la République et, à l’opposé, à droite sur la photo ci-dessous, le cours Mirabeau, très agréables promenades piétonnes arborées et bordées par d’élégantes façades éclectiques datant de la deuxième moitié du 19ème siècle. Les différentes équipes municipales ont agi dans le bon sens en mettant en valeur les abords du canal sur la ville.

En arrière-plan, le donjon, le Palais des Archevêques et la cathédrale St Just et St Pasteur.

Le donjon fut construit sur une vingtaine d’années, entre 1290 et 1311 par l’archevêque Gilles Aycelin, De plan carré, il comprend 4 niveaux et il faut gravir 142 marches pour accéder à la terrasse supérieure (41 mètres). Il permet une vue panoramique sur la ville, les étangs, la mer, les Corbières, la Montagne Noire, ainsi que les Pyrénées et le Mont Canigou en particulier. Pour m’y être rendu en mai 2015, par temps clair, je peux confirmer ce que j’ai indiqué sur la phrase précédente. Il m’a semblé deviner au loin également le Mont Ventoux. En revanche, ni Béziers ni Carcassonne ne sont visibles par ce que cachées par des collines.

Le Palais des Archevêques se distingue par les tours Saint Martial et de la Madeleine datant du 13ème siècle. Les styles romans et gothiques caractérisent ce monument (le palais Vieux et le Palais Neuf). Des remaniements eurent lieux aux 17ème et 18ème siècle, offrant à l’ensemble un caractère plus résidentiel que défensif. Il abrite depuis le 19ème siècle l’Hôtel de Ville, un musée d’Art, un musée archéologique. Il se situait sur la première enceinte de Narbonne, à l’arrière de laquelle on peut découvrir le Jardin de l’Archevêché.

La cathédrale actuelle, construite entre 1272 et 1332 à l’emplacement d’un lieu de culte déjà existant, est en fait un monument inachevé. Seule la construction du cœur arriva à son terme. Durant les siècles qui suivirent, des épidémies, des problèmes financiers, des luttes de pouvoir empêchèrent son aboutissement. Même Viollet-Le-Duc qui aurait tant aimé apporter sa contribution architecturale par l’ajout d’un porche fortifié, n’y arriva pas.

jeudi 28 août 2014

Voici la passerelle des Barques, inauguré début 2014 en remplacement d’un ouvrage construit en 1965 qui remplaçait lui même une passerelle d’origine en fer édifiée en 1882.

Une activité liée au chargement, déchargement et transport des marchandises existait de part et d’autre du fleuve, puis du canal. A partir du 18ème siècle, des ormeaux furent plantés sur la rive gauche afin de créer une promenade. Des platanes les remplacèrent ensuite, et maintenant, les deux rives accueillent des petits bateaux touristiques permettant une promenade en aval du canal. Autrement dit, une activité économique existe toujours, mais axée sur le tourisme (en données 2014).

jeudi 28 août 2014

Vient ensuite le 1er pont routier qui suit le Pont des marchands. Il relie le Cour Mirabeau et le quai Vallière d’une part, le Cours de la République et le quai Victor Hugo, d’autre part. Sur la photo à droite ci dessous, une vue du canal en direction de la passerelle suivante.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

Je ne décide pas de quitter Narbonne sans passer devant l’incontournable halle de style « pavillon Baltar » alliant le  néo-classique de la pierre et l’innovation du fer. Elle abrite des commerces de bouche ainsi que des cavistes. On peut même s’y restaurer à des prix raisonnables.

jeudi 28 août 2014

La passerelle Victor Hugo relie le quai éponyme et le quai Vallière. De part et d’autre des façades au style éclectique, édifiées dans la deuxième moitié du 19ème siècle, au moment de l’essor de la bourgeoisie pinardière. Les rues des quartiers environnants sont tracées au cordeau, contrairement à celles de la vieille ville.

jeudi 28 août 2014

On y découvre des édifices de dimensions de grandes maisons cossues ou des immeubles aux codes architecturaux empruntés tant au midi de la France qu’aux régions plus septentrionales. Un style parisien s’invite aussi sur quelques bâtiments, ici, pourtant à 788 km de la capitale.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

J’approche du pont de l’Avenir, qui marque la limite Est de ces fameux quartiers conçus en lieu et place des anciennes fortifications devenues encombrantes et inutiles, accompagnant l’essor économique et démographique que connut Narbonne de de part sa production vinicole et de part sa nouvelle position de carrefour entre Toulouse, Perpignan et Béziers grâce à l’arrivée du chemin de fer.

Le vignoble Narbonnais, de 10 000 hectares à la fin du 18ème siècle a triplé au milieu du 19ème siècle, pour atteindre 58 000 hectares en 1873, aussi tant les voies fluviales que les voies terrestres ont été nécessaires pour le transport du vin.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

A l’Est du pont de l’Avenir, les  berges restent encore aménagées sur une centaine de mètres, longeant un petit parc au bord duquel se trouve un théâtre à l’architecture contemporaine. Ensuite, un chemin de halage en gravillons succède au quai sur la rive gauche, redonnant au canal un aspect plus sauvage.

jeudi 28 août 2014

jeudi 28 août 2014

Je terminerai l’article par le pont de l’autoroute « La Languedocienne » et comme tout ouvrage en béton contemporain à l’esthétique banale qui se respecte, des tags, aux graphismes plus ou originaux, viennent en « habiller » les piles.

jeudi 28 août 2014

C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas.

 

Retour sur la liste des  articles consacrés à ma randonnée à vélo

Mes photos de tous les biefs et toutes les écluses du canal, sur ce lien.

Narbonne autrefois et aujourd’hui.

Le site du Canal des deux mers à vélo.

Le site Vélo-Canaux-Dodo.

Le site de VNF sur le Canal du Midi : https://canal-du-midi.com/

Et en « bonus » le site FloChloandCo sur le récit d’un voyage à vélo d’un couple avec des enfant en bas âge sur l’Eurovélo 6.

Un hébergement insolite : Le Nubian.

Mes aquarelles sur le Pont des Marchands à Narbonne.

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