Randonnées graphiques estivales dans le Haut-Doubs, 2012

Agrémenté par un séjour dans la maison d’hôtes « Chez les Colin ».

Mon ami Alain Marc, animant régulièrement des rencontres aquarelliques chaque année dans le Haut-Doubs, en hiver, comme en été (je vous donnerai les liens en fin de récit), je vous présente donc cet article consacré à mes travaux estivaux lors d’une session en juillet et août 2012, complété par quelques aquarelles réalisées ultérieurement.

Pour commencer, voici la maison d’hôtes « Chez les Colin », aménagée dans une ancienne maison de douaniers, (ici le bâtiment à droite, ci-dessous, sur l’aquarelle du haut). Christiane nous y reçoit dans une chaleureuse maison, au sens propre comme au figuré, et nous prépare de mets délicieux, notamment à base d’herbes cueillies dans les environs. L’établissement avoisine une exploitation agricole traditionnelle.

Pour continuer sur le thème de l’architecture, voici une ferme comtoise traitée d’abord au crayon diluable sépia, puis en aquarelle. Elle est située au Gras, et se caractérise par l’équipement d’un tuyé, recevant tous les conduits des cheminées de la maison. La pièce sous le toit sert pour le fumage et le stockage de la salaison. Généralement, l’étable jouxtait la pièce d’habitation principale de manière obtenir un chauffage naturel grâce aux bêtes, source d’énergie naturelle précieuse pendant des hivers plutôt très rudes.

Autres exemple d’architectures typiques du département, ici à Grand-Combe-Chateleu. A gauche, la ferme, de madame Cupillard, en activité, et à droite, celle de monsieur Marquet, devenue un musée (en données 2012). Un des nombreux endroits que nous fait partager Alain Marc grâce à son travail de repérage en amont.

Autre sujet incontournable de peinture dans le secteur, voici un troupeau de vaches pâturant paisiblement sur le pré d’en face au moment où nous traitions les fermes.

Ci-dessous, le village de Malpas, au sud de Pontarlier, qui mérite que l’on s’y arrête pour  le clocher de son église.

L’édifice du XIIIe siècle, a été remanié plusieurs fois, comme en témoigne le style du porche, postérieur à l’Art Roman. L’église est agrémentée d’un clocher aux tuiles vernissées turquoise, bleues et jaunes.

Les motifs géométriques des tuiles vernissées rappellent ceux de la Bourgogne voisine.

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Les clochers ne sont tous du même type que celui de Malpas. Certains sont coiffés de tuiles monochromes, comme celui de cette aquarelle ci-dessous, peintre d’après un travail d’Alain Marc (près des Gorges du Doubs).

Voici le château de Joux dont l’origine remonte à 1039. Édifié à l’entrée de ce que l’on appelle la Cluse de Pontarlier, ce monument proche de la frontière suisse a connu de nombreux remaniements au cours des siècles, dont celles de Vauban, soucieux de renforcer les frontières du royaume. Il a servi de prison et quelques personnages célèbres y ont été enfermés, comme Mirabeau ou Toussaint Louverture.

Viennent ensuite vues emblématiques des environs de Pontarlier.

Tout d’abord un superbe panoramique depuis le Mont Chateleu d’où l’on aperçoit, par temps clair, les Alpes Bernoises et surtout le Mont-Blanc situé à 130 km à vol d’oiseau. Puis, le Lac de Saint-Point qui s’étend sur 5,600 km² environ

Je termine ce récit par une autre vue de ce lac qui s’étend sur 7,2 km de long et sur 0,8 km de large. Un tramway desservait les villages aux alentours jusqu’en 1950.

Il est propice aux diverses activités nautiques l’été comme la voile, la planche à voile ou le Kitesurf, et sert de patinoire l’hiver.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas

Un article complété d’une vidéo d’Alain Marc sur les session d’été sur ce lien, et un livre virtuel complet ici.

La maison d’hôtes de Christiane : « Chez les Colin »

Randonnée graphique à la ménagerie du Jardin des Plantes en juin 2012

Sur cet article, je vais vous présenter des travaux réalisés sur 1 sorties au Jardin des Plantes, dans le 5e arrondissement de Paris, au thème essentiellement animalier, organisée par Cécile Alma-Filliette, qui s’est déroulée dans la Ménagerie en juin 2012.

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Avant de retrouver le groupe, je me suis posté pour aquareller le bâtiment principal dans son écrin de verdure, la vue m’ayant inspiré.

Le groupe retrouvé, et avant d’aller dessiner et peindre les animaux, nous avons marqué un 1er arrêt sur une allée bordée essentiellement de tulipes, cultivées dans des espaces parallélépipèdes et protégées par des grilles. Ces endroits sont aussi très appropriés pour les insectes, les abeilles en particulier (ruches présentes).

Cette Ménagerie a été créée à la fin du XVIIIe siècle à l’initiative de Bernardin de Saint-Pierre, professeur de zoologie et le parc animalier s’est considérablement enrichi, tout d’abord par l’arrivée d’espèce provenant des ménageries royales, puis par des provenances foraines ou privées. Au passage, bien que l’environnement pour les « pensionnaires » soient loin d’être idéales, voire même tombent en désuétude par rapport à ce qui se fait aujourd’hui en 2012, et même de mieux en mieux, comme par, exemple le zoo de Vincennes, restauré en 2014, les animaux avaient la garantie d’un meilleur traitement ici que dans des foires. D’ailleurs, les architectures datant du XIXe et XXe siècles, comme la Rotonde, ci dessous, ou la volière, plus loin, témoignent d’un soucis de leur apporter un espace se rapprochant, si j’ose dire, de celui de leur cadre d’origine, même si rien n’égalera jamais, bien entendu, leur environnement naturel.

Peindre des singes demande un exercice de mémoire dans la mesure ou ceux-ci restent rarement en position statique, au contraire des vigognes, des yacks et des oryx de Barbarie.

Après une matinée réservée aux mammifères, l’après-midi aura été consacré aux volatiles, nandous et autres flamants roses …

… sans oublier la volière, bâtiment à l’intéressante architecture, construite au XIXe siècle, dans le but d’améliorer et surtout d’adapter le « confort » des « pensionnaires ».

Nous avons terminé cette passionnante journée ponctuée de démonstrations picturales de Cécile Alma-Filliette nous faisant découvrir de nouvelles techniques, par des silhouettes des visiteurs de la Ménagerie, nombreux en ce samedi de juin.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

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Pour découvrir Cécile Alma-Filliette et son travail, je vous invite à cliquer sur les deux liens suivant : Atelier métaforme et Les Carnettistes tribulants.

Un article d’Alain Marc sur un de ses lointains voyages, cette fois ci au Tibet, avec des Yacks en liberté (dans la haute vallée de Bala), c’est ici.

Une agréable journée de début d’été en aquarelles à Etretat en juin 2016

Par une belle journée ensoleillée du dernier samedi de juin 2016, sur l’initiative d’une journée organisée par l’aquarelliste normand Christian Colin,  entouré de trois fidèles « condisciples », de son épouse et de sa jeune chienne, nous nous sommes retrouvés dans cette magnifique station balnéaire d’Etretat.

Les thèmes du jour, quelques architectures et les fameuses falaises.

Ci-dessous, à gauche, le Manoir de la Salamandre et à droite,  » Le Clos Lupin, Maison de Maurice Leblanc « , ouvert au public en 1999, et propriété de la petite-fille de l’écrivain qui a acheté cette demeure normande en 1918. A l’intérieur, on retrouve toute une ambiance autour de son plus célèbre héro, Arsène Lupin, gentleman cambrioleur.

samedi 26 juin 2016

Le Manoir de la Salamandre, bâtiment situé à l’origine à Lisieux et « transféré » à Etretat au XIXe siècle, abrite un hôtel et un restaurant. Sa dénomination se réfère d’ailleurs à un autre lieu situé sur la commune. Un individu fortuné a fait démonter l’ensemble pierre par pierre et poutre par poutre pour l’ « emporter » à Etretat, citée balnéaire très prisée non seulement par les parisiens (4h de trajet en train à l’origine pour venir ici depuis la capitale), mais aussi des anglais, des peintres et des écrivains venus trouver ici leur inspiration.

Cet ensemble architectural harmonieux qui nous laisse penser qu’il a toujours été là, fait pratiquement face à une sympathique petite place arborée et au marché couvert, construit en 1926 dans le même esprit et surmonté d’un élégant petit clocher.

samedi 26 juin 2016

samedi 26 juin 2016

Notre séance sur la place du marché couvert nous a donné l’occasion de traiter un sujet inattendu, dans la mesure où un orchestre s’est installé pour se produire et jouer quelques morceaux célèbres en version instrumentale comme « Isn’t she love !? », par exemple.

samedi 26 juin 2016

Direction maintenant le bord de mer avec ses célèbres falaises, maintes fois immortalisées par de grands peintres. Delacroix, Courbet, Boudin, Monet, Matisse, Dufy, pour ne citer qu’eux, sont venus ici. Même Victor Hugo s’y est essayé au dessin.

samedi 26 juin 2016

La promenade du bord de mer nous offre des vues exceptionnelles sur les deux falaises. Sur l’une d’elles se dresse, à 84 m d’altitude, Notre-Dame-de-La-Garde, depuis 1856 dédiée aux pécheurs. Avant de devenir un lieux dédié à l’agrément  pour individus fortunés, la pêche était le principale activité du village et elle perdure de nos jours. Sur la jetée cohabitent des embarcations dédiées à cette activité et celles destinées aux loisirs (écoles de voile etc…).

samedi 26 juin 2016

samedi 26 juin 2016

Après avoir pris congés de Christian Colin et de ses condisciples qui rentraient sur Caen, je me suis permis de monter sur la falaise de la chapelle pour peindre cette vue de fin d’après-midi.

C’est donc sur cette dernière aquarelle que je termine le récit de cette très agréable journée, dans un endroit fréquentés par des touristes de nombreuses nationalités, comme des japonaises qui sont venues converser avec nous, ou des anglais. Je dois reconnaître qu’entendre parler anglais avait une « consonance » toute particulière, dans la mesure ou les britanniques avaient choisi le « saut dans l’inconnu » par leur vote du week-end précédent. Qu’en sera t’il de leur avenir !!!??? L’Histoire nous le dira.

samedi 26 juin 2016

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

Retrouvez le site de Christian Colin sur ce lien, et pour en savoir plus sur les récits de ses sorties à la journée, dont celle-ci et bien plus encore, je vous invite à vous inscrire à ses newsletters.

Une excellente maison d’hôtes à Etretat, équipée d’une pièce pouvant faire office d’atelier (en données 2016) : « Les Tilleuls 1738 ».
Un restaurant que j’ai apprécié avec une patronne accueillante (en données 2016) : « Le Bicorne ».

Randonnées graphiques en Provence au printemps 2016

C’est de nouveau en Provence que j’ai retrouvé le carnettiste-aquarelliste-peintre-voyageur Alain Marc, entouré d’un groupe sympathique pour une semaine à cheval sur mai et juin 2016 passée à peindre sur des site exceptionnels repérés par le maître.

Pour commencer, deux croquis aquarellés et une image numérique du site du « Domaine de Petite », près de Salon de Provence, notre lieu d’hébergement, une bâtisse imposante dans un parc arboré, idéal pour venir s’y ressourcer, assister à des séminaires, venir en vacances, tout simplement se reposer ou … suivre des stages d’aquarelle.

Lundi 30 mai 2016

L’après midi du premier jour, Alain nous a emmené sur un de ses lieux de prédilection, la chapelle St Symphorien, près du hameau de Cazan, non loin de laquelle se dresse un viaduc de la ligne TGV Paris Marseille.

Bâtie dès le 12e siècle, elle a connu de nombreux remaniements et agrandissements, lieu de pèlerinage oblige. St Symphorien, déclaré martyr par l’Église Catholique, était non seulement invoqué comme le protecteur des malades et des infirmes, mais aussi, en Provence, le protecteur des noyades des crues du Rhône et de la Durance pendant les crues.

Lundi 30 mai 2016

Lundi 30 mai 2016

Non loin de là se dresse du Temple de Diane et la chapelle st Cézaire (aquarelle ci-dessous à droite), site sur lequel nous nous sommes rendus le troisième jour. Sur le territoire de la « Provence éternelle » comme nous la décrit si bien Alain, se dresse de nombreux ouvrages de l’Antiquité comme le Pont Flavien de St Chamas, sujet de la matinée du deuxième jour, sur laquelle passait la voie Romaine démarrant de Marseille pour rejoindre la Via Domitia en Arles.

Le Temple de Diane, trouve son origine sans doute avec une divinité en rapport avec l’eau, en témoigne sa proximité à une source proche du site. Le bâtiment se situait très certainement dans une agglomération composée de bâtiments agricoles et de thermes. Le monument est de nos jours accolé au Domaine viticole de Château Bas . Au fil des époques, s’est ajoutée tout d’abord une église carolingienne, elle même remplacée par la chapelle St Cézaire, un exemple de l’architecture romane provençale.

mardi 31 mai 2016 et mercredi 1er juin 2016

Le pont se caractérise pas des sculptures des lions d’origine mais restaurées par Jean Chastel en 1763 sauf une qui a été remplacée. Les inscriptions latines situées sur les frises et les architraves des arches peuvent se traduire ainsi : « Claudius Donnius Flavus, fils de Claudius, flamine de Rome et d’Auguste, a ordonné par son testament de bâtir ce pont et ces arcs, sous la direction de C. Donnius Vena et de C. Attius Rufus ».

Il enjambe la Touloubre, petit fleuve de 59 km qui prend sa source du côté d’Aix en Provence pour se jeter dans l’étang de Berre.

Mardi 31 mai 2016

Tout de suite après avoir peint le pont Flavien, nous nous sommes éloignés, direction Berre l’Etang, pour nous rendre sur la « Petite Camargue », sur les bords duquel de nombreux flamants roses viennent s’y rassembler.

Mardi 31 mai 2016

Nous avons ensuite choisi comme halte de pique nique, un lavoir, datant du 18e siècle, qui était, à l’origine, réservé aux contagieux qui pouvaient venir y faire leur lessive à l’écart du village, autrement dit, suffisamment loin des autres habitants pour ne pas les contaminer . Dénommé lavoir des contagieux mais aussi lavoir du Polygone, de par la présence d’une poudrerie dans laquelle se situait un polygone réservé aux essais de poudre.

Mardi 31 mai 2016

Pour terminer la la journée, nous avons peint le port de St Chamas réputé pour la pêche à l’anguille.

Mardi 31 mai 2016

Voici le sujet de sortie du quatrième jour, les Alpilles puis les Baux de Provence, cadre idéal pour pique niquer au milieu de cyprès et d’oliviers. Nous y trouvons encore des lieux vierges de tout bâtis et de golf, mais pour combien de temps encore !!!??? Quand Yves Brayer y venait peindre les amandiers, par exemple, ses sujets étaient encore entourés d’oliviers et tout à chacun pouvait venir se promener. Au fil des années, petit à petit, certains arbres sont remplacés par des étendues de gazons et de nouvelles constructions conçue par et pour certaines élites, et c’est tout juste si le citoyen « lambda » peut aujourd’hui venir s’aventurer dans une nature magnifique, qui appartient en fait, à tout le monde. Demain, ne le pourra t’il sans doute plus, afin de ne pas perturber ceux qui pratiquent et pratiqueront encore plus l’ « entre-soi » (et qui savent faire comprendre à ceux qu’ils n’estiment pas « être des leurs » qu’il n’ont rien à faire là). Alain a voulu nous faire découvrir justement l’endroit ou l’artiste avait planté son chevalet pour peindre ce fameux amandier et c’est tout juste si nous ne nous sommes pas « fait jeter ». Cela, nous le devons à Alain qui a mis en avant le prétexte culturel (l’élite d’En Haut est quand même cultivée) pour justifier notre présence, ce qui nous a permis d’être tout juste tolérés.

Jeudi 2 juin 2016

Comme toute sortie artistique qui se respecte, nous sommes parfois confrontés au croquis en temps réel (et imprévu), autrement dit, devoir effectuer un rendu (très) rapide à partir d’un sujet en mouvement, ici, en l’occurrence, autour du chien . La présence d’un chenil à proximité et la sortie de leur pensionnaires dans le cadre de la ré éducation de ces animaux (à l’origine abandonnés) avant de les confier à de nouveaux maîtres, nous en a donné l’occasion.

Jeudi 2 juin 2016

Pour prendre de la hauteur, au sens propre comme au figuré, Alain nous a choisi un endroit offrant une vue panoramique sur les Baux de Provence. En grimpant un peu plus haut, s’offre à nous un splendide panorama à 360 degrés à partir duquel on aperçoit Avignon, le Ventoux, le Luberon, l’Etang de Berre et les raffineries de Fos sur Mer, la Camargue, le Pic Saint Loup, les Cévennes et la Vallée du Rhône. En résumé, comme beaucoup d’endroits en Provence, un petit coin de paradis sur Terre.

Jeudi 2 juin 2016

Autre site remarquable, dans lequel nous nous sommes rendus le cinquième jour, l’Oppidum du Castellar, situé dans la Vallée de la Durance, sur la commune de Cadenet. Outre un aperçu que nous offre ce promontoire sur le village, trois  panoramiques s’offrent à nous. Au Nord, le versant Sud du Luberon (aquarelle du haut ci dessous), à l’Est la Montagne Sainte Victoire si chère à Cezanne (aquarelle centrale ci-dessous) et à l’Ouest, les Alpilles.

Vendredi 3 juin 2016

Vendredi 3 juin 2016

De nombreux villages, comme Ansouis (ci dessous, aquarelle du haut) et Lourmarin (aquarelle du bas), sont traversés par la route des châteaux du Sud Luberon. Les châteaux de ces deux villages se visitent et j’ai eu l’occasion de revenir dans la région pour découvrir celui d’Ansouis.

Vendredi 3 juin 2016

Initialement une forteresse perchée sur un rocher, puis un château fort, agrandi au 17e siècle, le château d’Ansouis s’embellit et se transforme avec des jardins en terrasse. Des propriétaires se succèdent, les Escalis puis au 18e siècle les Villeuneuve, qui en feront une demeure de « facture » aixoise, en particulier avec ses décors de gypseries.

Vendredi 3 juin 2016

Pour terminer le récit de ce séjour inoubliable, voici deux monuments.  Ci-dessous à gauche, l’église de Vaugines, bordée par une allée de platanes majestueux, sur laquelle a été tourné une scène du film de Claude Berri, « Manon des sources ».

Ci dessous, à droite, en guise de « bonus » la chapelle du Domaine archéologique de Saint Blaise, site visité deux ans plus tôt et que ne vous invite à découvrir sur mes deux articles de 2014 sur la Provence, ici et .

Vendredi 3 juin 2016 et samedi 4 juin 2016

C’est tout, pour le moment.

Nicolas.

En guise de « cerise sur le gâteau », je vous invite à découvrir les articles de mon ami Alain Marc sur la Provence intitulés « La route des peintres de la lumière », 1ère partie et 2ème partie. et une démonstration vidéo.

Le site d’Alain Marc, c’est ici. Ces derniers articles, « Un petit bonjour de Provence », et « Un printemps en Provence ».

Une autre petite vidéo d’Alain Marc sur la Provence.

Le Canal du Midi : arrêt sur images du côté du pont Mange Pommes en juin 2015

Sur et aux alentours de l’ouvrage, notamment un tag sur un bâtiment avoisinant.

Lors d’un arrêt sur le site du pont Mange Pommes (ou du Madron), sur les bords du Canal du Midi, à l’Est de Toulouse, en aval de la Marina de Ramonville Sainte Agne (visible ici), j’ai pu observer quelques tags, les uns totalement inutiles et peu inspirés, s’apparentant plus à du vandalisme qu’à une démarche créatrice, et les autres, au contraire, qui offrent un intérêt artistique, selon moi, incontestable.

Voici donc, pour commencer, un tag qui n’a pas lieu d’être, de plus sur un support totalement injustifié, privant partiellement les cyclistes et les marcheurs des informations sur le parcours du Canal du Midi en Haute Garonne.

Pas plus que je trouve très heureux et très inspirés les tags sur le pont mange pommes en aval, sur les deux rives qui n’ont rien à faire sur un ouvrage qui se suffit par son esthétisme.

Cet ouvrage remarquable du XVIIe siècle et remanié au XIXe, allie harmonieusement la brique et la pierre. Il est appelé aussi pont du Ladron, très certainement en rapport avec une propriété ou un lieu-dit aux environs.

En revanche, tout à côté, sur un bâtiment qui faisait sans doute office d’abri pour engins agricoles, voici plusieurs créations, particulièrement intéressantes sur le pignon Ouest.

A noter que l’on retrouve souvent la représentation du Diable, ce que j’ai remarqué à d’autre endroits sur le canal ou ailleurs.

Les graphismes sont particulièrement bien réussis sur ce pignon au point que je décide de vous présenter non seulement une photo mais aussi une aquarelle

En revanche, ils sont moins intéressants sur cette partie du bâtiment, selon moi. Cependant, il est à parier que des graffeurs viendront très certainement couvrir ces tags qui commencent à s’effacer avec le temps.

Peut être certain(e)s ne seront pas d’accord avec l’avis que je vais donner mais force est de de reconnaître qu’une production régulière de ces graphisme permettent un entretien du bâtiment, partiel, certes, par ce qu’ici, il n’est pas question de toiture.

Pour terminer l’article, je signalerai que le site du pont ne se trouve pas très loin du Parc Technologique du Canal, lieu d’expression pour les tagueurs.

Se trouvent également dans les environs un terrain en creux et bosses ou viennent s’entraîner des vététistes et une entreprise de location de vélos (en données 2015).

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Un article d’une croqueuse toulousaine sur ce lieu.

A proximité

Sortie « randocroquis » sur Montpellier le 29 mai 2016

Sortie graphique dans le quartier de l’Ecusson, organisée par Bruno Mollière.

Je dédie cet article à Bruno Mollière, décédé le 20 septembre 2017, emporté par un cancer des poumons, qui, entre deux traitements, animait avec autant de vigueur les journées « randocroquis » qu’il organisait.

Par ce beau dimanche ensoleillé du 29 mai 2016, rendez-vous était pris place de la Comédie à Montpellier pour une journée randocroquis animée par Bruno Mollière.

Originalement datant du  XVIIIe,  c’est surtout par les constructions haussmanniennes du siècle suivant, témoignant de la prospérité de la bourgeoisie pinardière, que l’on connait la place de la Comédie sous sa forme actuelle (en données 2016). L’Opéra, construit en 1888 (ci-dessous en arrière plan) borde l’endroit sur sa partie Ouest. Devant celui-ci se dresse la fontaine des Trois Grâces entouré par un tracé au sol en forme d’œuf. A la fin du XXe siècle, la place est devenue piétonne et prolonge l’Esplanade Charles-de-Gaulle entièrement arborée. De nombreuses manifestations ont lieues tout au long de l’année comme cette course à pied organisée ce jour.

A proximité se trouve la superbe façade du Musée Fabre, très intéressante aussi à traiter.

Installé dans l’hôtel particulier de Massilian (XVIIIe siècle), le baron François-Xavier Fabre, avait souhaité faire don de ses collections à la ville au début du XIXe siècle à condition que celle-ci fussent exposées. Son ami, le maire de l’époque, le marquis de Dax d’Axat, amateur d’art comme lui a permis la création de ce Musée qui a ouvert ses portes en 1828.

Rénové et agrandi de 2003 à 2007, il est aujourd’hui, en 2016, l’un des plus importants musées en régions et reste très attractif par son esprit interactif.

Direction ensuite place St Côme pour nous attarder sur une façade avec une enseigne conservée grâce à ses qualités calligraphiques remarquables témoignant d’une activité commerçante très certainement révolue. La maison Justin Boch était autrefois une droguerie.
En voici une représentation graphique qui précèdes sa finalisation en aquarelle.

Direction la place de l’église St Roch par la rue St Côme qui nous offre un point de vue intéressant sur le dôme de la place éponyme.

Nous avons jeté notre dévolu l’après-midi sur une des plus sympathiques places du quartier de l’Ecusson, selon moi, la place de la Canourgue, apparemment le rendez vous des amoureux.

Agrémentée de micocouliers et de buis qui ajoute un volet végétal à l’esthétique architecturale des immeubles et des hôtels particuliers, la Fontaine des Licornes, aux motifs animaliers se référant aux armes de la famille de Castries complète cet ensemble harmonieux. L’hôtel particulier Richer de Belleval sur la gauche ce dessous,  date de la fin du XVIIe  siècle et début XVIIIe siècle. Il a abrité l’hôtel de ville de 1816 à 1975 puis une annexe du Palais de Justice. Il est prévu, dans le futur d’accueillir un hôtel de luxe « Relais et Châteaux » complété d’un restaurant gastronomique et d’une fondation d’art contemporain (en données 2016).

C’est par une aquarelle sur une vue du Pic St Loup et de l’évocation de la cathédrale St Pierre de Montpellier que je termine ce récit.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

Le site de randocroquis, et pour tout savoir sur feu Bruno Mollière, son créateur qui publiait également des ouvrages sur le thème du dessin, croquis et aquarelles.

L’hommage rendu à bruno sur le site Urban sketchers France, c’est sur ce lien.

Son compte rendu sur les trois journées qu’il a organisé.

Un article intéressant sur les rues de Montpellier sur ce lien, et un aperçu plus général sur le site de Francis Lopez Pujante ici.

Un autre point de vue très intéressant sur Montpellier par une passionnée de sa ville, c’est sur le blog « dans le sillage d’Anne ».

Les plus belles places de Montpellier.

Randonnées graphiques en Aveyron en 2012 et 2015

Dans le cadre de rencontres aquarelliques organisées par Elisabeth Penou, je vous emmène en Aveyron (pays d’adoption et de résidence des aquarellistes Alain Marc et Sonia Privat), notamment sur une partie du chemin de St Jacques de Compostelle depuis le Puy, la section entre Aubrac et St Chély d’Aubrac via le Donjon de Belvezet, sur un trajet descendant de 6 km environ.

Cet après-midi du 17 mai 2012 aura été consacrée à une agréable randonnée (que n’aurait pas dénigrée l’association Randocroquis) sur ce trajet avec des arrêts aquarelles, dont celui du Donjon. Aujourd’hui en ruines, il se confond avec la nature.

La journée suivante, nous avons déambulé dans les rues de St Eulalie d’Olt, aux architectures remarquables de pierres et aux toitures en lauze agrémentées par quelques balcons fleuris, témoignage d’une époque de prospérité économique que connut le village aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment avec les tanneries….

… mais aussi avec ses moulins, comme celui-ci impeccablement restauré…

… sans oublier le patrimoine religieux.

Sujet incontournable, l’église, édifiée au XIe siècle, à l’architecture qui rappelle un peu celle de l’abbatiale Ste Foy de Conques. D’abord romane, elle devint gothique suite aux agrandissements souhaités par l’Évêque de Rodez en 1530.

Sur la dernière journée (cerise sur le gâteau), après une petite marche le long du Lot depuis St Eulalie, nous avons visité sa splendide voisine, St Geniez D’Olt, qui se répartit de part et d’autre de la rivière. J’y suis retourné en 2015 pour croquer ce que je vous fais découvrir ci-dessous.

Depuis une terrasse surplombant le pont, on découvre l’église et, sur la colline du Puech del Rey, le monument Talabot, dédiée à Marie Talabot, née pauvre et orpheline, humiliée pendant sa jeunesse à cause de sa condition sociale, mais à qui la chance a souri, ce qui lui a permis de revenir au pays étaler sa richesse en guise de revanche grâce à un beau mariage.

Une statue représentant des enfants et une marmotte sur le pont fait référence à une légende racontant que cet animal, un soir d’orage, en s’enfuyant, aurait permis aux enfants qui voulaient l’attraper d’échapper à une crue alors que leur père périt. A la suite de cet évènement tragique, les enfants ne la quittèrent plus. Ce frère et cette sœur furent appelés les Marmots. Ce gentilé est appliqué aujourd’hui aux habitants de St Geniez d’Olt (en données 2012).

Située sur la rive droite du Lot, l’église se caractérise par son double escalier à balustres. Je n’ai pas eu l’occasion d’y entrer mais l’intérieur vaut, parait-il, le détour.

Au lendemain de guerres de religions, au XVIIe siècle, les pierres de l’ancien château détruit en 1620 servirent à construire le cloître représenté sur les 2 aquarelles ci-dessous. Souvent remanié suivant ceux qui prirent possession des lieux, d’abord les moines, bien sûr, puis tour à tour la gendarmerie, les services administratifs, et la mairie (en données 2012).

Particulièrement rayonnante au XVIII° siècle grâce à une activité intense comme les tanneries, les clouteries ou fabriques de draps. St Geniez d’Olt exportait ses produits bien au-delà des frontières de l’Europe et jusque aux continents ce que l’on appelait alors le Nouveau Monde.
La prospérité économique s’accompagnant toujours d’une « vitrine » architecturale, les XVIIe et XVIIIe siècles ont offert à la ville de magnifiques édifices.

C’est sur cet ancien hôtel particulier du XVIIe siècle donnant sur le Lot, aujourd’hui une résidence de vacances, que je terminerai ce récit. Ci-dessous, la façade sud. La façade nord fait face au Lot.
Construit en 1677, le décor de l’édifice inspira deux siècles plus tard la comtesse de Ricard qui y organisa de fêtes somptueuses.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

L’article de mon ami Alain Marc sur son remarquable livre « Aveyron, carnet de routes »

L’article d’Elisabeth Penou sur le séjour.

Autres liens sur Sonia Privat et Elisabeth Penou.

Randocroquis.

 

 

 

 

Randonnées graphiques printanières et estivales sur le Canal du Midi en 2015

A travers ce récit, vous allez pouvoir découvrir quelques dessins, aquarelles, lavis printaniers et estivaux sur le trajet allant du Somail  au Pont de Sérièges, au lieu dit « La Croisade », sans oublier l’épanchoir du Gailhousty.

Pour commencer, une vue sépia de l’ouvrage qui marque l’entrée sur le hameau côté Carcassonne.

Représenté en version aquarellée ci dessous, il est appelé le pont de Saint Marcel, ou le Pont Neuf du Somail et date de 1771, se distinguant par une succession de 3 matériaux : la pierre calcaire, le basalte et le grès. Tout comme le pont Saint Rome, et contrairement au Pont Vieux du hameau, de larges voûtes offrent à l’ouvrage son aspect majestueux.

Le pont que jouxte la chapelle délimite la commune de Ginestas et de St Nazaire d’Aude, toute deux situées dans le Minervois.

La chapelle fut terminée en 1693 (remaniée et agrandie au 19e siècle), 10 ans après le pont. Les voyageurs de la Barque de poste en arrêt sur la 3ème Couchée depuis Toulouse pouvaient assister aux offices et les messes sont toujours d’actualité en 2015.

Sur l’aquarelle du bas, à gauche du pont, le bâtiment couvert de lierre abritait autrefois l’auberge des voyageurs de la Barque de Poste. C’est, de nos jours, une des chambres d’hôtes du Somail (en données 2015).

Avant d’enchaîner sur un autre site, voici, d’une part, la péniche épicerie « Tamata », véritable supérette flottante, un des symboles du lieu. Claudine Wytrowa y était aux commandes jusqu’à une date récente. Depuis 2015, un jeune couple semble avoir pris la succession. On y trouve du pain, des tee-shirt à l’effigie du Canal, des bouteilles de rosé etc…

D’autre part, pas très loin en aval du Somail se trouve un ouvrage remarquable, l’épanchoir des patiasses.

Quelques kilomètres plus loin, sur la commune voisine de Sallèles d’Aude, se trouve un « bijou » architectural du XVIIIe siècle, situé sur le Canal de Jonction de la Robine. A la fois une écluse, un épanchoir et une cale de radoub, je vous dirigerai sur des liens en fin d’article si vous souhaitez en savoir plus sur cet ouvrage.

La quiétude et la lumière des petits matins printaniers et estivaux incitent à venir pêcher.

En remontant sur le village, voici le pont piétonnier de type « Eiffel » qui fait face à l’excellent établissement qu’est la Maison d’Hôtes « Les Volets Bleus » (lien en version anglaise et en version française) tenue par Isobel, Nick et Greg.

Décidée en 1891 face au chemin d’Ouveillan, la construction de la passerelle piétonnière débute en 1893, en « treillis métalliques de type Eiffel », séparés par des entretoises en U, et comportant un platelage initialement en bois mais remplacé en 1965 par une tôle lamée acier. L’ouvrage s’appuie sur deux culées en pierre complétées par deux escaliers.

Cette imposante bâtisse languedocienne au belles proportions dotée de 36 fenêtres et de 72 volets, autrefois une maison de maître appartenant à un vigneron a été convertie en Maison d’hôtes par les actuels propriétaires. J’éprouve un immense plaisir à venir y séjourner régulièrement tant par l’accueil des hôtes, que par la qualité de la table, sans oublier le cadre lui même qui me rappelle la maison de mes grands parents maternels.

En remontant vers la jonction des deux canaux, voici l’avant dernier ouvrage, l’écluse du Truilhas. Un navigant suisse m’a gentiment proposé de monter à bord en remerciement d’avoir pu photographier l’aquarelle que vous découvrez ci dessous.

L’ouvrage ci dessous, traversé par la route minervoise, est appelé « Pont Neuf », au profil similaire à celui du Somail, mais doté d’un blason à l’effigie du Languedoc, marque l’entrée sur le Village d’Argeliers où est né Marcelin Albert, considéré comme le meneur de la révolte des vignerons qui a débuté le 11 mars 1907.
Le chancre coloré a malheureusement fait de ravages dans le secteur et la coupe de nombreux platanes, que j’ai pu observer en 2014, permet d’avoir une vue dégagée sur le village.

Arrivée ici sur l’ouvrage appelé « Pont de la Province » délimitant les communes d’Argeliers, en Minervois, où se trouve le bâtiment du restaurant « Le Chat qui Pêche » (une bonne table), et la commune d’Ouveillan, en Narbonnais. Toute deux se situent dans le département de l’Aude. D’ici se dressent au loin Quarante, Cruzy et Montouliers, en Biterrois, dans le département de l’Hérault.

Je termine ici mes balades graphiques par le Pont de Sériège, au lieu dit « La Croisade ». Le bâtiment abrite une autre bonne table du Canal du Midi.

Ainsi s’achève cet article consacré à la saison 2015 de mes dessins, aquarelles et lavis.

Venir peindre sur le canal implique de faire de la marche à pied ou de la bicyclette (du roller aussi sur le chemin asphalté entre Toulouse et Port Lauragais), autrement dit, accompagner sa démarche artistique d’exercices physiques. Ceci dit, le « volet » sportif relève d’une conception assez « soft » chez moi. En revanche, retrouvez sur les articles de mon ami carnettiste-peintre-voyageur sa façon de procéder pour alterner ses objectifs sportifs et sa démarche d’aquarelliste sur ses articles « Aquarelle, chêne vert et Tête de braque » 1ère partie, 2ème partie, 3ème partie et 4ème partie.

C’est tout …, pour le moment!

Nicolas.

Retrouvez un article de Jean-Pierre Lagache, un passionné du département de l’Aude, sur Argeliers.

Randonnée graphique à l’épanchoir du Gailhousty au printemps 2015

Suite à un séjour sur les bords du Canal du Midi en mai 2015, j’ai choisi de vous présenter des rendus graphiques d’un des plus beaux bâtiments des Canaux des Deux Mers, l’épanchoir du Gailhousty, situé sur la commune de Sallèles, dans le département de l’Aude, « porte d’entrée » ou « porte de sortie » du Canal de Jonction de la Robine, aboutissant sur le fleuve éponyme.

Voici, pour, commencer, une vue générale en amont et en aval du pont.

Following a stay on the banks of the Canal de Midi on May 2015, I chosed to show you some graphic renderings of one of the best buildings of the Canaux des Deux Mers, the outfall of Gailhousty, located on the municipality of Sallèles, in the department of Aude,’porte d’entrée’ or ‘porte de sortie’ of the Canal of the Jonction de le Robine which culminates on the eponyme River.

Here is, to start, a general view of the upstream and downstream of the bridge.

Élégant bâtiment en pierres blondes, terminé en 1780, il accueillait les locaux de l’administration et le logement de l’éclusier. Il est coiffé d’un fronton aux armes de la province de Languedoc, avec l’emblématique Croix de Toulouse.

There is a beautiful building with coloured stones, which was built in1780; it hosted the local administration and the house of the lockkeeper. It is topped by a pediment bearing the arms of the province of Languedoc with the iconic Toulouse’s Cross.

Sur ces 3 vues ci-dessous, les quatre façades reposent sur 15 vannes qui ont pour fonction de dévier les crues de l’Aude qui pénètrent sur le bassin via la courbe du Gailhousty, en aval .

On these three views below ,the four facades sit on 15 valves which serve to divert the floods of the Aude that enter the basin through the curve of Gailhousty, downstream.

Les nombreux touristes, à la belle saison, comme c’est le cas ci-dessous, qui choisissent d’emprunter le Canal de Jonction de la Robine soit pour se rendre à Carcassonne ou Béziers, d’une part, et Narbonne, d’autre part, ont tout à loisir d’admirer cet élégant ensemble architectural.

The numerous tourists in summer, as in the case below , choose to take the Canal de Jonction de la Robine , either to go to Carcassonne or Béziers on one hand, and to Narbonne on the other hand, have all the leisure to admire this elegant architectural element.

Le site offre des vues tout aussi remarquables tant en amont qu’en aval. De part et d’autre du pont, d’élégants escaliers en quart de cercle permettent de descendre aux 2 bassins et, tout de suite en aval de l’écluse s’amorce la courbe du Gailhousty qui mène à l’Aude.

The site offers remarkable views both upstream and downstream. From either side of the bridge beautiful staircases in quarter circle allow us to go down to the 2 pools and, immediately downstream of the lock, begins the curve of Gailhousty which leads to Aude.

Pour terminer, quatre dernières aquarelles, de ce sujet d’inspiration inépuisable. Nous sommes ici sur le 2ème bassin, qui ne permet pas seulement le passage des bateaux d’un niveau à l’autre, mais aussi leur permettre d’accéder à la cale sèche, juste en face des 15 vannes.

Finally, here is four last views in watercolour of this inexhaustible inspiration subject. We are here on the second pool, which not only allows the passage of the boats from one level to another, but also allow them to reach the dry dock, just in front of the 15 gates.

C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas.

That’s all … for the moment!

Nicholas (translation Mike Andony).

La barque de poste 1818 en aquarelles, 2015

Focus sur la réplique d’une embarcation crée par Robert Mornet.

Lors d’une « petite virée » sur le Canal du Midi en mai 2015, avec, au programme, marche à pied et pauses dessins et aquarelles, j’ai le plaisir de vous présenter quelques travaux ayant comme sujet, la réplique d’une barque de poste 1818, construite au Cayrol par Robert Mornet et qui navigue régulièrement, surtout du côté du Somail, de Capestang et d’Agde (le plus souvent mais pas seulement).

Mon ami Jean-François a écrit sur ce blog un article à ce sujet et je vous en donnerai le lien en fin de récit

Ci dessous, 3 lavis  (technique picturale consiste à n’utiliser qu’une seule couleur et d’obtenir des nuances en diluant plus ou moins l’encre, ou l’aquarelle) représentent l’embarcation au Somail, à l’Épanchoir du Gailhousty (rencontre de 2 références patrimoniales d’exception, selon moi), et amarrée à Capestang, un de ses port de prédilection (en données 2015).

Les barques de poste n’acheminaient pas de courrier (il ne s’agissait pas de « barques postales », comme j’ai pu le lire sur un ouvrage !!!), mais des passagers, et sur le Canal du Midi, ça se passait entre Toulouse, Agde et Sète. Cette voie de communication était bien plus rapide que la diligence. Cela a duré jusqu’à l’avènement du chemin de fer à partir du milieu du XIXème siècle. Le terme « poste » correspondait à une unité de mesure.

En proue de l’embarcation se trouvait la première classe, puis la seconde classe. La poupe était dotée d’un toilette, comme vous pouvez le voir ci dessous (version jour et version nuit).

Il faillait 4 jours pour relier Toulouse à Agde mais les passagers transitaient d’une embarcation à l’autre à partir d’une écluse à bassins triples, aux dînées et aux couchées, cela afin d’économiser de l’eau. Les bagages, placés au dessus étaient chargés et déchargés autant de fois que nécessaire.

Dans le sens Toulouse-Agde, le départ se faisait au port, pour atteindre l’écluse de Négra, la première dînée, puis l’écluse de Saint-Roch, à Castelnaudary, pour la première couchée. L’écluse de Béteille, marquait l’arrêt de la seconde dînée, l’écluse de Trèbes, la couchée, La Redorte, pour la troisième dînée, Le Somail, pour la couchée, l’escalier d’écluses de Fonsérannes à Béziers, pour la quatrième dînée et enfin, Agde, pour la dernière couchée. La barque naviguait à une moyenne de 8 km/h. A noter que, avant 1856, la correspondance entre l’escalier d’écluses et l’écluse notre Dame qui menait le canal sur l’Orb, soit environ 1 km, s’effectuait … en diligence.

L’embarcation était tirée tout d’abord par des chevaux, puis sont apparues des Barques de Postes motorisées ce qui contribua à raccourcir les durées de trajets.

A ce propos, une des seules concessions au monde moderne de la part du concepteur de la barque est l’ajout d’un moteur.

Ci dessous, deux vues de l’embarcation à Capestang, à proximité du pont de Piétat, datant du XIXe siècle. La première aquarelle est une version couleur d’un lavis visible en début d’article.

De nombreuses visites de la barque sont possible (sorties scolaires etc…) ainsi que de la navigation sur des sections du Canal du Midi. Robert se fait un plaisir à chaque fois d’honorer ce symbole du patrimoine.

Ainsi s’achève ce récit graphique sur la Barque de Poste 1818.

C’est tout, … pour le moment !

Nicolas.

Un petit film de Roger Closset de 2016 , vidéaste belge, intitulé

« J’ai rencontré Robert Mornet ».

Autres vidéos sur cette embarcation :

 

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