Une sortie ensoleillée sur Vincennes en juin 2023

Aux alentours du château.

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Par un samedi ensoleillé et presque estival de juin, rendez-vous était donné par Delphine Priollaud-Stoclet (Atelier de la Salamandre) au pied de la statue de Saint-Louis pour une sortie graphique autour du château de Vincennes.

Datant de 1906 et située à l’origine dans l’église de Saint-Louis-en-l’Île, à Paris, cette sculpture a été déplacée en 1971 à l’angle Nord-Ouest château de Vincennes (hors les murs). Ce souverain, qui réforma la justice royale, était considéré comme « le justicier suprême ». Cependant, ce n’était pas un tendre non plus, surtout sur ceux qu’il considérait comme ne s’inscrivant pas dans le Christianisme, que se soient les musulmans, les juifs, ou les cathares.

Je découvre ici et la que un français sur dix descendrait de Saint-Louis. Mes recherches sur les sites « MyHeritage » et surtout « Geneanet », et le regroupement d’informations avec celles des autres abonné(e)s sur ces sites me permettraient de supposer que j’en fasse partie. Cependant, comme je considère que je fais de la généalogie mais que je ne suis pas un généalogiste professionnel, je déduit que cette ascendance comme est plus probable que certaine (voir sur ce lien).

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Apparté terminée concernant Saint-Louis, « revenons à nos moutons ».

Voici le déroulé de la journée. Nous avons commencé par saisir des silhouettes de passant(e)s sur l’avenue Carnot…

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… avant de poursuivre sur le château.

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Pour terminer, ci-dessous, trois vues globales du monument, une photographique et deux graphiques.

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Enfin je n’ai pas décidé de quitter les lieux sans quelques photos dans le secteur, moi qui adore l’architecture, que ce soient des immeubles haussmanniens avenue Carnot, éclectiques entre haussmannien et Art nouveau au 32 avenue du Général de Gaulle ou une demeure intéressante, selon moi, située passage Jean Bastide.

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C’est tout,… pour le moment!!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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La publication « Delphine au 11ème Symposium international Urban sketchers à Auckland, avril 2023 » sur ce lien.

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Souvenir graphique et photographique d’un lieu d’exception à Grenade

L’Alhambra et le Generalife en graphisme et en photos argentiques.

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Alors que mon ami aquarelliste Alain Marc reviens d’Andalousie ou il a organisé un stage s’intitulant « Les routes du Califat » en mai 2023, et qu’il nous a fait partager de nombreux « lives » sur Facebook, à l’attention de celles et ceux qui n’ont pas pu se joindre à cette expérience exceptionnelle, je vous fait partager ici mes photos argentiques de l’Alhambra et du Generalife à Grenade, prises en … 1992, et complétées par quelques pièces graphiques.

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Cette acropole médiévale est la plus majestueuse et raffinée dans le monde méditerranéen. Elle est située sur le plateau de la Sabika qui domine la ville de Grenade, et se compose de quatre parties incluses dans son enceinte fortifiée : l’Alcazaba, les Palais Nasrides, les jardins du Generalife, et le dernier ajout suite à la « reconquista », qui n’est pas des plus heureux bien que sos architecture soit intéressante, le Palais de Charles Quint.

Les Palais Nasrides se divisent en plusieurs parties : le Mexuar, le palais de Comares, le palais des Lions et les logis de l’Empereur.

Deux cours se distinguent, la cour des Myrtes, ci-dessous et la cour des Lions.

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Je focalise particulièrement sur la Cour des Lions, qui se singularise par son élégance et qui m’a inspirée quelques versions dessinées et aquarellées. Je précise qu’en 1989, il n’était pas nécessaire d’obtenir une accréditation avec une tonne de formulaires à remplir pour pouvoir s’exprimer artistiquement dans l’enceinte de cet ensemble exceptionnel.

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Le volet végétatif, bien évidement, vient s’ajouter à l’élégance lapidaire du lieu, avec les jardins du Generalife.

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Je terminerai par le portique de la Tour des Dames, dans les jardins du Partal, qui m’a inspirée une version graphique et que mon ami Alain Marc a représenté en aquarelle lors de son passage avec ses stagiaires en mai 2023 (et que j’introduis ici aves son aimable autorisation), suivi d’une de ses vidéos (en cliquant sur le lien).

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https://u.pcloud.link/publink/show?code=XZwuEEVZJISS2GCNIPjF76mkPERhlREPggr7

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C’est tout, pour le moment.

Nicolas globe croqueur.

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Les autres « lives » d’Alain Marc sur ce lieu :

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Dans le Palais de l’Alhambra , la cour des Lions et un plafond figuratif. A noter que si l’Islam interdisait les représentations figuratives, en revanche, il était parfaitement admis qu’un artiste non musulman puisse en peindre, ce qui est le cas ici :

https://www.facebook.com/alain.marc.art/videos/274522481596216

Le patio de Lindaraja

https://www.facebook.com/alain.marc.art/videos/549191290499184

Panoramique sur Grenade :

https://www.facebook.com/alain.marc.art/videos/3522171291397442

Autres points de vues dans l’Alhambra :

https://www.facebook.com/alain.marc.art/videos/2662757663864208

https://www.facebook.com/alain.marc.art/videos/2074037856277422

Les jardins du Generalife et la Tour des Dames dans les jardins du Partal :

https://www.facebook.com/alain.marc.art/videos/774973017582402

https://www.facebook.com/alain.marc.art/videos/989814268818008

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Le site d’Alain Marc sur ce lien.

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Sortie dans le quartier Beaubourg (2023)

Première sortie parisienne printanière.

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Par un samedi de début de printemps, je me suis joint à un groupe pour une sortie graphique sur Paris, à l’initiative de Delphine Priollaud-Stoclet (Atelier de la Salamandre).

Pour commencer, une « mise en jambes » par des 4 dessins à tracer en 3 minutes, de l’église Saint-Merri, le premier à l’aide de la main habituelle, pour moi, la main droite, le second, par la main gauche, le troisième en trait continu, et le quatrième, sans regarder sa feuille. Le dernier résultat a été si désastreux, que j’ai trop honte de vous le présenter..

Pour ce dernier exercice, que je suis loin de maitriser, je me remémore mon ami Alain Marc, avec qui je me rendrai en Provence prochainement, qui nous fait parfois ce type de démonstration, la feuille face à nous, lui derrière, dessinant en ne regardant que le sujet, avec un résultat remarquable.

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Vient ensuite un deuxième exercice qui consiste à tracer des cadres dans lesquels doivent s’harmoniser plusieurs vue, en gros plans comme en panoramiques. L’esplanade du centre Georges Pompidou se prête à ce type de challenge, si j’ose dire.

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Pas besoin d’aller loin pour la pause déjeuner. Je m’attable face au centre et je m’attaque au sujet visuel devant moi.

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Les sujets de l’après-midi s’enchainent. Tout d’abord, il n’était pas envisageable de se rendre sur un tel lieu sans dessiner le bâtiment principal, d’une architecture très originale et qui a été autant encensée que décriée, après son inauguration, le 31 janvier 1977.

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Direction rue Geoffroy L’Angevin pour appliquer le « cadre circonstanciel », à savoir détourer pour alterner le plein du vide, à savoir ici l’arrière du Centre Pompidou détouré par des bâtiments, qui ne sont pas dessinés, le tout complété par deux bicyclettes au premier plan.

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Et pour terminer, un visuel de l’ambiance urbaine à partir de la rue Beaubourg, toujours derrière le Centre Georges Pompidou, au niveau d’une bouche de métro de la station « Rambuteau ».

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C’est tout,… pour le moment!!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Hommage à Robert Mornet

La disparation d’un « vagabond du Canal du Midi » comme il aimait se définir.

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Le 17 octobre 2022, cela fait six mois déjà, au moment ou je met en ligne cette publication, que nous apprenions avec une très grande tristesse, la disparition d’un des personnages le plus atypique que j’ai eu à rencontrer sur le Canal du Midi, Robert Mornet.

A son crédit, la construction d’une réplique d’une embarcation de 1818 qui transportait les passagers sur le cours d’eau, en partant d’une « page blanche », par ce qu’au départ, il n’avait aucune connaissance dans la construction navale. C’est en se documentant consciencieusement avant, puis au fur et à mesure de la construction de son chef-d’œuvre, qu’il a pu réaliser cette réplique à l’identique. Sa seule concession au monde moderne aura été l’ajout d’un moteur.

Commencée en 2006… dans son jardin près du Vigan, c’est à dire loin du Canal du Midi, l’embarcation fut mise à l’eau en 2011 à Sète après avoir été transportée par convoi exceptionnel depuis son lieu de construction d’origine.

Un précepte qui lui tenait beaucoup à cœur était celui de « transporter les idées et les hommes », et c’est pourquoi il naviguait régulièrement à la belle saison sur le Canal du Midi et organisait des visites sur sa barque.

Il ne se contentait pas que du canal de Riquet puisqu’il l’emmenait aussi ailleurs, je pense à la Loire notamment. Il m’avait aussi évoqué, l’idée du Canal de Panama mais je ne suis pas certain qu’il ait eu la possibilité de concrétiser cette intention.

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Ma première rencontre avec Robert a eu lieue en 2014 en compagnie de Jean-François, un « compagnon de route du net » d’autrefois, avec lequel j’ai collaboré sur son blog du canal du Midi pendant sept ans, mais qui a été peu à peu rattrapé par ce que j’appellerais le « grand découragement » alors qu’il avait mis en place des outils magnifiques et sur des sujets divers et variés, sur les thèmes de la Garonne, de l’Albigeois, et de Louisa Paulin, une poétesse occitane.

Jean-François, Robert et moi-même avions « refait le monde », et il m’a beaucoup appris concernant ce canal et le fonctionnement de ces barques de poste.

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Voici ce que j’ai pu en retenir :

Tout d’abord, le terme « poste » appliqué à cette barque, qui n’a très certainement jamais transporté de courrier, correspond à une unité de mesure de 4 lieues soit 15,2 km environ. Cependant, la lieue n’était pas uniforme à travers le pays et 4 lieues correspondaient plutôt, selon les dires de Robert, à une distance entre 12 et 14 km dans le Languedoc.

Les origines sociales et professionnelles des passager(e)s étaient variées, du temps de ce moyen de transport le plus sur et le plus rapide pour aller de Toulouse à Sète. Il y avait même une première classe. Les riverains côtoyaient aussi bien des artisans, commerçants, magistrats, militaires, marins etc…

Tous les passagers pouvaient emprunter les barques de poste sauf ceux qui exerçaient la profession de bourreau.

Les barques partaient du Port Saint-Sauveur à Toulouse (1ère planche de photos ci-dessous), et arrivaient au port d’Agde (2ème photo ci-dessous), juste avant l’écluse ronde (pièce graphique ci-dessous).

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Une embarcation ne franchissait pas d’écluse à partir de 3 bassins, pour économiser de l’eau. Ce qui revient à dire que, depuis Toulouse, les correspondances étaient assurées. Je conclue donc, qu’en cumulant ces correspondances, les dinées et les couchées, 11 barques étaient nécessaires pour l’intégralité du trajet jusqu’à Agde.

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J’en déduis donc que le voyage devait se dérouler de la façon suivante. Si un lecteur ou une lectrice plus calé(e) que moi sur le sujet m’indique d’éventuelles erreurs, je suis prêt à les corriger suivant les informations qui me seront fournies.

1er jour : Toulouse Castelnaudary.

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1ère barque : du Port Saint-Sauveur à l’écluse de Négra (dînée). Pour rappel, « dînée » signifiait « déjeuner ».

2ème barque : de l’écluse de Négra à l’écluse de Laurens, à 3 bassins, située sur le versant méditerranéen.

3ème barque : de l’écluse de Laurens à l’écluse de Saint-Roch à Castelnaudary, à 4 bassins (couchée).

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2ème jour : Castelnaudary-Trèbes.

4ème barque : de l’écluse de Saint-Roch à l’écluse du Vivier, à 3 bassins.

5ème barque : de l’écluse du Vivier à l’écluse de Béteille (dînée).

6ème barque : de l’écluse de Béteille à l’écluse de Trèbes, à 3 bassins (couchée). Il est à noter que jusqu’en 1810, le canal ne traversait pas Carcassonne.

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3ème jour : Trèbes-Le-Somail.

7ème barque : de l’écluse de Trèbes à l’écluse de Fonfile (ou Ranchin), à 3 bassins.

8ème barque : de l’écluse de Fonfile (ou Ranchin), au cabaret de La Redorte, sur le bief de Jouarres (dînée).

9ème barque : du cabaret de La Redorte, sur le bief de Jouarres, au Somail, sur le grand bief (couchée).

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4ème jour : Le-Somail-Agde.

10ème barque : du Somail aux escalier d’écluses de Fonsérannes, à Béziers (dînée).

Diligence pour parcourir les 700 m entre le point culminant des escaliers d’écluses à l’écluse Notre-Dame.

11ème barque : de l’écluse Notre-Dame à Agde, en passant par le site remarquable que sont les ouvrages du Libron.

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Agde était la 4ème couchée pour les voyageurs qui poursuivaient vers Sète.

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Au fur et à mesure des années, mieux aménagées et plus sures, les barques de poste sont devenue plus rapides, et il n’était plus question d’en changer aux écluses à bassins triples. Le remplacement des chevaux par des moteurs, et la mise à flot des derniers modèles à quille, plus maniables et pouvant transporter jusqu’à 135 passagers, ont permis à ces embarcations de relier Toulouse à Sète en 36 heures à partir de 1834. L’objectif de rapidité s’est faite au détriment de la recherche d’économie d’eau, d’autant plus que les manœuvres d’éclusage sont devenues aussi plus rapides.

L’arrivée du chemin de fer aura sonné le glas du mode de transport des barques de poste et en 1858, un an après l’ouverture de la ligne Toulouse-Sète, le service s’est arrêté définitivement. A noter aussi que c’est en 1858 qu’a été mis en service l’aqueduc de l’Orb, lequel complété par la porte de garde du Pont Rouge permet, depuis, de protéger le Canal du Midi des crues du fleuve.

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C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Mes publications à propos de Robert Mornet :

2020 : « Construire un bateau dans les Cévennes.

 2016  » J’ai rencontré Robert Mornet » , un petit film de Roger Closset , vidéaste belge.

2015 : « La Barque de poste 1818 en aquarelles ».

 2014 : Capestang et la Barque de Poste.

Une vidéo :

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Une vidéo plus ancienne :

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Autre vidéo : « La Belle Dame de Robert Mornet ».

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L’hommage du « Midi Libre » du 21 octobre 2022.

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Un article des « Echos » que je partage (1)

« Architecte : Quand l’image de rêve du métier s’effondre », par Florent Vairet.

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Charrette, bas salaires, mauvaise reconnaissance de leur travail… après des années de silence, un grand nombre de jeunes architectes font enfin connaître leur mal-être. Pour comprendre ce malaise qui touche largement la profession, nous avons enquêté sur les difficultés économiques rencontrées par les agences d’architecture qui mettent sous pression tout un corps de métier.

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Entre 10 à 20 % des diplômés de 2015 se sont réorientés, selon l’enquête « Archigraphie 2020 », publiée en décembre dernier par l’Ordre des architectes. (iStock)

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On le sait, les architectes ne comptent pas leurs heures« On est passionné par les formes, on s’épuise jusqu’à dessiner le meilleur bâtiment », confie Estelle, jeune diplômée. Les journées sont longues. Parfois les nuits. Ce sont les fameuses « charrettes » qui ont, depuis plus d’un siècle, rendu tristement célèbre la profession. « Dans mon ancienne agence, les départs à 4 heures du matin étaient réguliers. Et une fois tous les deux mois, on faisait une nuit blanche », témoigne Paul. Des moments conviviaux, se rappelle-t-il, durant lesquels ils mettent la musique et commandent des sushis avec l’objectif impérieux de boucler le projet. « Le problème est qu’on n’est pas du tout productif. En général, on est très fatigué, et on multiplie les pauses. » Paul a fini par se tourner vers l’urbanisme, où la culture de la charrette est moins forte.

Ces horaires à rallonge ne sont pas des exceptions. On dit qu’ils sont même croissants en fonction de la réputation de l’agence. Plus cette dernière est prestigieuse, plus la culture de la charrette est forte« Les archi donnent tout pour le prestige, surtout en début de carrière », souligne Paul. Guillaume est passé par les mêmes affres. « Je mettais toute mon énergie dans l’agence et il n’y avait jamais la reconnaissance qui allait avec. » Les semaines de 50 heures et les week-ends au bureau ont fini par avoir raison de sa motivation. « Je suis parti en vacances en Australie pour couper et je me suis rendu compte que je n’arrivais plus à dormir », se rappelle celui qui a par la suite préféré monter sa propre agence.

Ce surinvestissement des architectes est largement relaté à travers les différentes interviews. Certains tentent de le justifier par la passion du métier. D’autres y voient plutôt un mythe entretenu dès l’entrée en études. « Les écoles nationales d’architecture mythifient ce surinvestissement, poussant parfois jusqu’à l’épuisement », se désole Sophie Szpirglas, enseignante dans ces écoles et dirigeante de Methodus, un cabinet qui conseille entre autres des agences d’architecture sur leur organisation. ​ Derrière ces écoles qui poussent la charrette, on retrouve les profs qui encouragent à faire toujours le mieux possible , à la multiplication des esquisses et des maquettes jusqu’à obtenir la forme optimale. Un exemple notable est la journée commune à toutes ces écoles, consacrée au cours de projet. « C’est le moment le plus important, si tu le rates, tu rates ton année, assure Guillaume également maître de conférences. Chaque étudiant travaille comme un fou, sous l’effet d’une course à l’échalote entre les profs : c’est à celui qui fera le plus bosser ses étudiants… »

Des stages rythmés comme un travail à la chaîne .

Les profs en école d’architecture revêtent souvent une figure tutélaire que l’on écoute sans sourciller. Sans compter qu’ils peuvent être les futurs employeurs. Guillaume voit en ce modèle pyramidal un héritage des Beaux-Arts. « Les études fonctionnaient par atelier qui était dirigé par une personne tout en haut . »

Une culture de la charrette avec un prof tout-puissant, ce modèle s’est depuis longtemps reproduit en agence. Et avec ses dysfonctionnements, accentués en outre par les impératifs économiques. Les étudiants architectes ont été habitués à produire, produire et encore produire, sans réelle gestion de leur temps. « Une fois en agence, on produit la nuit pour respecter les deadlines », souligne Estelle. Et d’ajouter : « L’école ne nous apprend pas à nous organiser. »

A cette désorganisation, s’ajoute parfois la désillusion. Si l’école entraîne les étudiants à produire les projets les plus aboutis possibles, le travail en agence est souvent tout autre. Les stagiaires découvrent l’énorme poids de la gestion de projet, des contraintes administratives, politiques et financières imposées par une myriade d’acteurs de la construction entre lesquels s’exercent des rapports de force compliqués. « On tombe des nues ! peste Paul. On a été formés pour 5 à 10 % de nos tâches en agence. Résultat : on se sent incompétents. Cela fait cinq ans que j’exerce et je commence à peine à me sentir à l’aise. »

Les stages, vécus comme une douche froide, cantonnent souvent les architectes en herbe à des tâches répétitives, comme la conception en chaîne de portes ou de fenêtres. « Mes trois stages ont été très difficiles. Je ne faisais rien d’intéressant, j’étais livré à moi-même… », raconte Frédéric. « Tous les jours pendant six mois, je devais faire le tour des immeubles qui étaient en passe d’être livrés pour recenser sur une tablette la peinture écaillée ou les portes qui se fermaient mal. Je n’ai jamais fait d’architecture », confie Corentin, désabusé face à l’échec de ce stage de fin d’études. Cette expérience au sein de cette grande agence le plonge dans un profond malaise. « J’ai commencé à me dire que les chefs s’étaient dit que je n’étais pas au point. » Après ce stage, le jeune homme perd confiance en lui. Pendant un an et demi, il ne remet plus un pied dans une agence.

Le fantasme de l’architecte artiste face à la réalité économique.

Pourtant, ces tâches répétitives et séquencées ne sont pas l’apanage de Corentin. Les agences, en particulier les grandes, ont largement besoin de ces jeunes pour effectuer ces missions routinières et s’occuper de la conception en cascade d’esquisses et de maquettes. Une déception par rapport à l’image qu’ils avaient projetée sur le métier de leur rêve. Un phénomène étudié par Véronique Biau, enseignante-chercheuse à l’école nationale d’architecture de Paris-La Villette. « Il y a une forme de déqualification des jeunes diplômés de niveau master qui sont souvent employés à la place des dessinateurs projeteurs, une profession de niveau BAC+2/3 qui a disparu », explique cette architecte urbaniste de l’Etat.

A ce quotidien dégradé, il faut ajouter la précarité : les CDD restent souvent la règle en début de carrière. Sans oublier de faibles salaires (entre 1.400 et 1.900 euros) pour cinq ans d’études minimum. Résultat : entre 10 à 20 % des diplômés de 2015 se sont réorientés, selon l’enquête « Archigraphie 2020 », publiée en décembre dernier par l’Ordre des architectes.

Pour Véronique Biau, la profession s’est identifiée durant des siècles à l’architecte-artiste, sur la base d’une vocation valorisant le rapport personnel à sa production, la liberté de création, la passion, le dépassement de soi. « Une œuvre évaluée essentiellement sous l’angle de ses qualités plastiques et de sa capacité à engendrer des émotions mais cette vision est de plus en plus déconnectée de la réalité », explique la chercheuse, auteure du livre « Les architectes au défi de la ville néolibérale ».

Alors pourquoi un certain nombre d’écoles continuent-elles de former les étudiants à être des architectes-artistes, décidant du projet en quasi-capitaine de navire ? Un décalage qui s’explique une fois encore par la tradition héritée des Beaux-Arts (et rappelons que les écoles d’architecture dépendent non pas du ministère de l’Enseignement supérieur mais du ministère de la Culture). Contrairement à l’Allemagne ou à la Suisse, les études d’architecture françaises sont très axées sur la création et peu sur la technique, avec un fort bagage en sciences humaines au détriment de la compréhension économique du secteur. Quel est le pouvoir d’un élu ? D’où̀ vient l’argent ? Pour qui travaille- t-on ? Le processus politique et économique des projets ne serait pas considéré comme faisant partie du métier ou du moins est-il relégué à une place secondaire dans l’enseignement dispensé.

« La ville est devenue un produit financier »

Mathieu Delorme, Maître de conférences et codirigeant de l’agence Atelier Georges

Pour Mathieu Delorme, maître de conférences à l’école d’architecture de la ville et des territoires de Paris Est, cela tient en partie à des enseignements véhiculant une vision restreinte des métiers de l’architecture, « encore trop souvent réduite à l’acte de construire dans les cadres confortables d’une commande publique qui a les moyens ». Un secteur public rêvé où les professionnels ont toutes les libertés de concevoir des formes architecturales contemporaines. « Mais les enseignements s’intéressent plus rarement aux situations de projets plus ordinaires, dans des conditions très contraintes voire intenables ! ». Or c’est pourtant ces projets qui sont les plus représentatifs du marché, les plus contraints économiquement et ceux auxquels les étudiants seront massivement confrontés une fois leur diplôme en poche.

« La France forme encore des architectes super-cultivés alors qu’aujourd’hui la majorité des opérateurs économiques et immobiliers qui font la ville ont une culture extrêmement faible. L’étudiant qui arrive avec son bagage culturel en réunion, eh bien, ça ne passe pas », pointe Mathieu Delorme, également codirigeant de l’agence d’urbanisme, de paysage et d’architecture Atelier Georges. Et ainsi de conclure : « Le problème est qu’un jeune diplômé n’a jamais vu le prix d’une fenêtre et n’a pas les bases du fonctionnement économique de notre société. Or, si la fenêtre ne rentre pas dans le tableau Excel, c’est foutu et sa créativité ne peut être mobilisée sur les montages économiques du projet d’architecture, par incompétence. »

La fin de l’architecte star.

Pour ce paysagiste de formation et diplômé de l’Essec, la ville est bel et bien devenue un produit financier. Autrement dit, il faut bosser vite, et que les projets crachent de l’argent. Tout ceci crée une pression au boulot avec un rythme parfois infernal qui peut provoquer des burn-out. Pour lui, la raison se trouve dans l’organisation des structures. « En France, la profession d’architecte est encore majoritairement structurée comme de l’artisanat alors que les conditions de la production architecturale a très fortement muté dans son financement et la structuration des acteurs », explique ce professionnel. Il faudrait passer à l’échelle industrielle pour s’adapter aux logiques d’investissement des acteurs de la construction, avec des méthodes de travail mais aussi des tailles critiques. Rappelons que la part des entreprises d’architecture ayant entre 1 et 2 salariés est de 54,5 %.

Avec une proportion toujours plus grande de clients privés, les règles changent. « La commande privée amène une forte exigence de profit et donc de maîtrise des processus, rajoute Véronique Biau. Sans compter que cela s’accompagne d’une montée des exigences normatives, notamment concernant la performance environnementale. »

Comme les agences ne savent pas encaisser ce rythme industriel imposé par les donneurs d’ordre, elles perdent du terrain, souvent au profit de bureaux d’études remplis d’ingénieurs formés à ces enjeux. « La rémunération des sociétés d’architecture a fondu, alors que l’on nous demande toujours plus de taches et de travail, assure ce dirigeant qui souhaite rester anonyme. Aujourd’hui, la rentabilité d’une société d’architecture tient sur la compression de ses charges de masse salariale. » Il donne l’exemple d’une agence installée à côté de la sienne : « la structure a du travail pour 4 ou 5 salariés mais elle n’en embauche que 2,5 équivalents temps plein car les honoraires ne permettent pas plus. Résultat : ils font des charrettes avec des horaires de 55-60 heures par semaine ».

Les architectes, ces « mauvais » chefs d’entreprise ?

Un constat à tel point partagé qu’il pousse certains à tirer la sonnette d’alarme sur la situation financière des agences d’architecture. « Quelqu’un de normal qui auditerait une entreprise d’architecture hallucinerait au regard de la fragilité des équilibres comptables et du niveau de trésorerie. A l’agence, nous attendons encore le paiement de factures de 2017. » Même les délais de la puissance publique peuvent atteindre six mois. « On n’a pas de ​visibilité à plus de trois mois », explique-t-il.

Pourquoi une telle dégradation ? Le problème est apparu dans les années quatre-vingt-dix, selon Sophie Szpirglas du cabinet Methodus. « Il s’est développé une assistance à maîtrise d’ouvrage (bureaux d’études et de management) qui a pris la main sur une partie du marché. Et eux, savent vendre et sont efficaces dans les process. » A l’inverse, les architectes diplômés avant la réforme des études de 2008 n’ont pas été formés aux problématiques entrepreneuriales, comme l’art de la négociation ou les techniques de gestion d’entreprise. Conséquence : ils ont vu leurs marges s’éroder drastiquement. Encore aujourd’hui, « ils ont une très mauvaise connaissance de leur comptabilité analytique », assène Véronique Biau. Et Sophie Szpirglas de surenchérir : « Les architectes se sont laissés dévorer par leur passion et on voit toute une génération qui dirige en marchant sur la tête ».

Heureusement c’est en train de changer. Voilà une génération d’architectes qui arrivent aux manettes, dotée d’une formation entrepreneuriale. Pas question de reproduire les erreurs du passé pour Guillaume et Frédéric, tous deux associés au sein de la même agence. Ils n’ont que trop vu les carences dans la gestion financière mais aussi humaine, avec des jeunes utilisés comme variables d’ajustement. « Aujourd’hui, quand on accueille un stagiaire, on construit quelque chose en négatif de l’expérience que l’on a vécue, expliquent ces deux dirigeants à la tête de l’agence ALT. Une structure comme la nôtre devrait avoir trois ou quatre stagiaires pour faire avancer trois ou quatre projets en même temps. En réalité, on en est seulement à notre deuxième stagiaire en trois ans d’existence. »

Malgré ces bonnes volontés, ils reconnaissent des difficultés inhérentes au secteur, qui rendent difficile la pérennisation de la masse salariale. Le calendrier électoral fait valser les exécutifs locaux, et avec eux les projets immobiliers. Résultat : plus aucun projet n’est lancé quinze mois avant une échéance électorale. Et il faut attendre autant après l’élection, le temps que les nouvelles équipes décident des nouveaux projets à mettre sur la table. « C’est ainsi que les cycles d’embauches de CDD se calent nécessairement sur les calendriers électoraux, avec des purges durant les creux afin de s’ajuster. »

Le système des concours : 7 projets sur 10 à la poubelle !

Autre problème inextricable : les concours. L’architecte doit travailler deux fois pour obtenir un chantier : la première fois pour présenter son idée, et la deuxième fois pour réellement le concevoir. « Entre les deux, sept projets sur dix partent à la poubelle car non-retenus », décrypte Mathieu Delorme. Or, cette première étape n’est que très peu rémunératrice, les primes de concours et d’appels à projets étant minimes. Des étapes pourtant très chronophages. « Il faut déployer une énergie dingue pour être malin, disruptif et ça passe forcément par des périodes de charrette. C’est un système fou et peu rentable. » Avec des conséquences aussi sur les salaires des dirigeants : « Dans mon agence, on paye mieux nos salariés expérimentés que nous-mêmes. Les autres associés et moi réussissons à tenir car à côté, nous sommes tous profs. »

Pour sortir de l’ornière, les experts interrogés appellent les architectes à abandonner leur rôle de prestataires dans lequel ils se sont fait enfermer par les géants du BTP et les bureaux d’études et d’ingénierie. Sur ce sujet, Mathieu Delorme se veut optimiste. Le savoir-faire des architectes serait en passe de se revaloriser grâce aux nouvelles expertises exigées par le marché et l’émergence – encore très timide – de l’investissement à impact, écologique et socialement responsable. « Le bas carbone, les matériaux locaux et bio sourcés, autant d’éléments qui ouvrent la porte à plus de qualité et de responsabilité environnementale, estime-t-il. Nous sommes entrés dans une période de bouillonnement et les agences d’architecture doivent prendre le tournant sinon une fois de plus, d’autres acteurs, comme les boîtes d’ingénieurs, vont revendiquer ce savoir-faire. »

L’intérêt public comme boussole.

Sur ce terrain-là, les écoles semblent s’être mises au diapason. Des formations s’ouvrent en licence et master sur l’éco responsabilité, les nouveaux matériaux de construction, les dynamiques territoriales dans les bourgs et les espaces ruraux, les démarches participatives et l’attention à la petite échelle, aux usages et à « la ville de l’ordinaire », ainsi que sur l’enseignement du management et de l’économie de projet au sein des écoles nationales d’architecture et de paysage, comme le double diplôme entre l’Essec et l’Ecole d’architecture de Versailles, les cours d’économie urbaine à l’Ecole d’architecture Paris-Belleville, à l’Ecole de la Ville et des Territoires Paris-Est ou encore l’école du paysage de Blois.

« L’économie, pas plus que l’architecture, n’est une « loi naturelle » à laquelle nous devons nous soumettre, mais bien un outil de notre propre création que nous devons penser, repenser sans cesse jusqu’à ce qu’il nous conduise au plus grand bien-être commun possible, au projet d’architecture d’intérêt public », affirme Mathieu Delorme. Certes toutes les agences ne partagent pas cette vision humaniste. Mais la nouvelle génération d’architectes, elle, semble moins encline à subir qu’à participer pro-activement à ces transformations, quitte à se lancer à son compte faute d’avoir trouvé employeur à son goût. « On observe que les jeunes architectes créent de plus en plus leur agence, souvent avec des camarades de promo, assure la chercheuse Véronique Biau. Il y a une forme de satisfaction qui revient sous la forme artisanale : se donner à fond, se mettre au cœur du projet, et même si ce n’est toujours pas bien payé, ils gardent une attention au processus de fabrication. »

 Florent Vairet (paru dans « Les Échos » le 7 janvier 2021).

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Retrouvez l’article sur ce lien.

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Le « Manhattan » parisien du 13e Arrondissement

Un panoramique sur le quart-Sud-Est de la capitale et de la « petite ceinture ».

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C’est sur un visuel de fin d’après midi du 13e arrondissement de Paris à partir du Kremlin-Bicêtre que je vous fait part de cette publication de mars 2023.

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La lumière rasante du soleil nous fait ressortir plusieurs époques architecturales, étalées sur une soixantaine d’années, numérotées comme suit.

1 / Le « Manhattan », ou plutôt, le « Chinatown » Parisien (années 1960-1970) :

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Dans les années soixante, pénurie de logements combinée à une forte croissance démographique obligent, est lancée par la la Mairie de Paris, l’Opération dite « Italie 13 », dans un secteur en lieu et place des usines automobiles Panhard.

Initialement devant séduire une classe moyenne ou plutôt aisée qui n’est finalement jamais venue, les pouvoirs publics ont cru bien faire en optant pour un urbanisme vertical avec dalle dans le but d’assembler les différentes fonctions qui font qu’un quartier ne devienne pas un quartier dortoir : habitat, bureaux, commerces, écoles, équipement de loisirs.

L’esthétique de ces tours, qui s’avèrent mal vieillir, qui plus est, énergivores et aux charges d’entretien élevées, n’a pas séduit, mais alors, pas du tout, la population ciblée (et je la comprend très bien), ce qui s’est ressenti sur les objectifs de vente qui n’ont jamais été atteints.

Encore une de ces réalisations « géniales » de deux de ces décennies que je ne porte pas particulièrement dans mon cœur sur le plan de l’esthétique architecturale : les années soixante et soixante-dix. Au passage, les concepteurs de ces quartiers ne sont pas non plus venus y habiter.

Dès 1975, l’Opération est arrêtée pour s’orienter dans la réhabilitation du bâti ancien, ce qui fait que le projet est resté inachevé. Les logements ont donc été mis en location et ce sont en majorité des réfugiés d’ex-Indochine qui viendront s’y installer, d’où la dénomination de « Chinatown ».

2 / La Bibliothèque Nationale de France « François Mitterrand » (années 1990) :

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Cette bibliothèque, voulue par le 21e président de la république française, François Mitterrand, inaugurée en 1995, et qui abrite une des plus importantes collections au monde (en données 2023), a été conçue par l’architecte Gilles Perrault.

3 / La tour hertzienne TDF du Fort de Romainville, aux Lilas (années 1980) :

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Située sur la commune des Lilas, livrée en 1984, d’une hauteur de 141 mètres et conçue par l’architecte Claude Vasconi. Elle remplace la tour TDF du site des Buttes-Chaumont détruite après le démantèlement des studios éponymes pour une opération immobilière.

4 / Les tours « Mercuriales » à Bagnolet (années 1970) :

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Architectures évidemment inspirées de celles des tours jumelles du World Trade Center de New York qui n’existent plus aujourd’hui. Je ne reviendrai pas sur le contexte de leur disparition, nous les connaissons que malheureusement fort bien. L’ensemble, conçu par les architectes Serge Lana et Alfred H. Milh, fut livré en 1977. Destinées à l’activité tertiaire, elle devaient être le point de départ d’un quartier d’affaire de l’Est Parisien, en contrebalancement du quartier de la Défense. Le premier choc pétrolier de 1973 en a décidé autrement.

5 / Les tours « Duo » , Paris 13e (années 2010-2020) :

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Livrées en 2022 et conçues par l’architecte Jean Nouvel, elles accueillent essentiellement des bureaux et un restaurant panoramique. Dans l’ordre de la hauteur des tours, la tour « Duo numéro un » se place en troisième position après la Tour Eiffel et la Tour Montparnasse dans la capitale.

Pour terminer, une vidéo sur ces édifices.

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C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Le « Grand découragement », ce n’est pas une fatalité.

Réflexions personnelles, sur ce qui peut devenir contagieux si l’on n’y prend pas garde.

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Cela fait dix ans que je publie sur des blogs, d’abord des blogs collaboratifs, puis sur celui-ci, qui aura dix ans au mois de juin.

Cependant, je ne l’ai vraiment activé que depuis 2017 après avoir peu à peu délaissé une collaboration pourtant commencée avec très grand enthousiasme dans un esprit d’échanges et d’amitié, sur un blog très intéressant (dans lequel je n’étais qu’un des participants et non administrateur), consacré à un cour d’eau languedocien qui serpente dans 3 départements, sans oublier un 4e ou coulent les rigoles qui permettent de l’alimenter.

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Ce blog, je le redoute avec une certaine tristesse, est voué à une probable disparition. La non publication des vœux de 2023, par exemple, ne fait que confirmer mes craintes, et le dernier article paru date de juillet 2022.

Ayant constaté un « grand découragement » allant crescendo au fil du temps de la part d’un partenaire et administrateur très estimé auprès duquel j’ai pourtant beaucoup appris, et subodorant de voir « partir en fumée » toute mes publications sur ce support de part ses intentions implicites d’envisager de tout arrêter, j’ai décidé de poursuivre sur celui-ci.

Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Loin de moi, pourtant, de prétendre maitriser toute la complexité d’un support internet (mon ancien partenaire le maitrisait et le maitrise toujours mieux que moi), au moins suis-je ici certain, tant que j’y apporterai ma participation financière, surtout, point qu’il faut d’abord prendre en compte, de ne pas voir disparaître, un beau matin, ce que la somme importante de travail m’a demandée et me demande pour pouvoir publier ici.

Il est important d’avoir des projets dans la vie, qui sont menés avec plus ou moins de succès avec cependant des objectifs atteints ou non.

Certain(e)s ont pour objectif de traverser la France à pied, par exemple, objectif qui s’est concrétisé pour les uns, et qui le racontent sur un blog, alors que pour d’autres, cela s’arrête aux publications d’intention sur les réseaux sociaux et cela n’ira jamais plus loin.

Aucun jugement de valeur cependant, la vie réservant des imprévus qui, hélas, obligent parfois à renoncer, et beaucoup trop de paramètres que je ne connais pas, ne me permettent pas de jeter l’opprobre à qui que ce soit, surtout de façon hâtive, et je ne demande à personne de se justifier.

Cependant, je serais toujours gré à tant à celles et ceux qui ne ne limitent qu’à parler qu’à celles et ceux qui agissent, qui plus est, si les objectifs sont atteints, de me donner de l’inspiration pour agir à mon tour pour me donner l’envie d’aller de l’avant. Dans cette deuxième catégorie, vers laquelle mes préférences vont, j’ai une pensée particulière pour mon ami Alain Marc, aquarelliste, mais il n’est pas le seul. Ces dispositions sont les mêmes lors de mes participations aux sorties de Christian Colin (comme ce fut le cas lors de voyages à Venise, qu’il organise chaque année fin août, début septembre)…

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… ou encore Dominique Gioan qui organise tout les jeudis des sorties sur Sauve et alentours, dans le Gard.

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A lire les publications sur les site d’Alain et des autres, à les côtoyer lors des stages ou des sorties journalières, m’inspire chez moi un « Grand encouragement » à vouloir avancer, progresser, à commencer par avoir toujours envie de publier ici. Loin de moi de me prendre pour un artiste, au moins je suis capable d’aller plus loin.

Comme quoi, on a besoin des autres pour vouloir avancer, dans un esprit de réciprocité, à savoir que j’ose également espérer inspirer autrui.

J’ai le projet de traverser la France, non pas à pied, mais à vélo (électrique), a commencer par le trajet Paris-Tours, en suivant plus ou moins la Scandibérique, sans pour autant me fixer une « dead line » dans le temps.

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Au moment de la publication de cet article, le trajet Paris-Dordives a été déjà réalisé depuis juin 2021, en sept étapes (Paris / Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-le-Roi / Corbeil-Essonnes, Corbeil-Essonnes / Melun, Melun/Samoreau (Fontainebleau), Samoreau (Fontainebleau) / Moret-sur-Loing, Moret-sur-Loing / Nemours et Nemours / Dordives).

J’atteindrai bientôt le Canal d’Orléans et l’acquisition d’un vélo plus performant en autonomie me permettra d’éviter d’avoir des batteries à plat en plein milieu d’un parcours.

Pour en revenir sur le sujet de la traversée de la France à pied, voici le blog de Patrice, que je vous invite à découvrir, et qui est parti du village de Lamanère, dans les Pyrénées-Orientales, pour terminer son périple au village de Bray-Dunes, dans le Nord.

https://trotte-chemins.fr

74 jours lui auront été nécessaire pour traverser la France du Sud au Nord, avec une étape concernant le Canal du Midi.

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Une galerie photos complétées de quelques croquis aquarellés viennent enrichir ses publications.

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Pour découvrir d’autres expériences pédestres ou cyclistes, je vous invite à taper sur les moteurs de recherche « Traverser la France à pied », ou « Traverser la France à vélo », par exemple., tant de richesses insoupçonnées existent dans notre beau pays (et ailleurs aussi !), pour découvrir, par exemple, le canal cité plus haut ou des sites pittoresques comme Cordes-sur-Ciel.

Voici, ci-dessous, deux visuels aquarellés réalisés par moi-même, inspirés du film « Rémi sans Famille » sorti en 2018, qui est certes une fiction romancée, mais qui reflète les conditions autrement plus difficiles que celles d’aujourd’hui, dans lesquelles les saltimbanques itinérants traversaient la France à pied au XIXe Siècle.

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Pour terminer, une petite vidéo sur un itinéraire pédestre d’un bout à l’autre de la France.

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C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Mes autres randonnées à vélo :

Le Canal du Midi, le Canal de Jonction et le Canal de la Robine (2012-2014).

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Le Mont Ventoux (2021).

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2023, une année de Paix !!!???

… malgré tout, même si c’est un vœu pieux, …

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Tout mes meilleurs vœux pour cette année qui débute, et que celles et ceux qui pratiquent une activité picturale puissent toujours puiser leur inspiration autour de la créativité.

En 2022, voici ce que je vous avais écrit :

« Écrire ce que je compte faire, et, au possible, tenter de rester le plus fidèle possible sur ce que j’avance », tel est ce qui me motive pour continuer à trouver l’inspiration que je tenterai au mieux de vous faire partager sur ce blog ».

Je reconnais ne pas avoir été totalement fidèle à ce que j’avançais l’année qui viens de se terminer, notamment sur des publications promises sur l’Île-Maurice, sur Sauve, et sur, au moins, une sortie que je m’était promise de faire avec Christian Colin. Je vais tenter de remédier à cela en 2023.

Je me suis bien rendu à Sauve au printemps dernier, et j’ai donc, « dans mes cartons » quelques pièces graphiques que je compte bien compléter, avant de vous les présenter, en allant retrouver Julia Kaulbach, et Dominique Gioan les beaux jours revenus.

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Cependant, c’est avec plaisir que j’ai pu me rendre en Provence fin mai-début juin 2022 pour y retrouver mon ami Alain Marc, et je compte bien renouveler l’expérience cette année, en attendant, peut-être, pour 2024, l’Andalousie.

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Ci-dessous, quelques visuels de cette magnifique ville de Séville.

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Pour août 2023, j’ai un autre voyage de prévu, L’Île Maurice (à moins que, d’ici là, il y ait de nouvelles restrictions sanitaires strictes, il faut s’attendre à tout).

En guise de « mise en bouche », voici deux visuels de demeures coloniales, une vue depuis l’Île au Cerf, une autre sur les nénuphars géants du Jardin Botanique de Pamplemousse et une dernière sur un temple indien.

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J’aurai aussi le plaisir de retrouver Delphine Priollaud-Stoclet (que je n’ai pas revue depuis le premier confinement), le samedi 25 mars 2023 dans le cadre d’une sortie qu’elle organisera à Paris, aux alentours du Centre Beaubourg, avec comme thème « Scènes de ville, ville en scène ».

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L’année 2022 aura été aussi la « cloture » de mes récits sur ma randonnée à vélo le long du Canal du Midi, du Canal de Jonction et du Canal de la Robine, mais, comme j’ai très envie d’y retourner, vous pourrez trouver sur ce lien, les comptes rendus photographiques et graphiques de mes différentes promenades (classement par biefs).

Ci dessous, un visuel réalisé lors d’une sortie Urban sketchers à Narbonne en juin 2022.

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Pour terminer, et pour en revenir au titre de cette publication, voici une sculpture de Jean Marc, le père d’Alain Marc, avec une colombe symbolisant un sujet qui reste d’actualité, mais pas forcément dans le bon sens, notamment avec la guerre en Ukraine. Je crains que ce pays ne connaisse de nouveau une année cauchemardesque. Je vous invite d’ailleurs à découvrir la publication d’Alain à ce sujet en cliquant sur ce lien.

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Avec l’aimable autorisation d’Alain Marc

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C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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