Le défi du sympathique Edgar sur Paris-Athènes (version lecture sur PC)

Ce que m’inspire son défi sportif sur 3000 km, ou comment marcher sérieusement sans se prendre au sérieux

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Avant toute chose, cette publication convient d’avantage à une lecture depuis un PC qu’à celle à partir d’un téléphone portable.

Sur cette publication, je me focalise sur un challenge que je trouve très inspirant (pour donner l’envie de le faire à pied ou, pourquoi pas, à vélo), celui d’Edgar Savigny qui a relié Paris-Athènes (Melun-Marathon, plus précisément) non seulement dans le cadre d’un défi personnel, mais aussi pour récolter des fonds pour une association d’insertion de réfugiés par le sport (Kabubu). J’y ai, pour ma part, envoyé 50 euro.

Il nous explique ci-dessous ses motivations. Il est à noter que seul(e)s, les abonné(e)s sur instagram peuvent visionner la vidéo ci-dessous et toutes celles qui vont suivre.

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Avant de commencer son périple, il a couru le marathon de Paris (42,195 km) le dimanche 13 avril 2025 et il a couru le marathon d’Athènes (42, 195 km), en solo le dimanche 31 août 2025.

Couru en 3 h 22, soit à 12, 47 km/h de moyenne.

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Comme beaucoup de celles et ceux qui le suivent, j’ai décidé d’accompagner Edgar en pensées en suivant ses pérégrinations sur instagram et à intégrer les liens qui s’y rapportent sur cette publication. J’en profiterai pour vous faire partager quelques uns de mes visuels, mais pas que les miens.

D’ailleurs le très sympathique commentateur sportif Nelson Montfort apporte un témoignage sur ce défi.

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Edgar ne fait pas cette randonnée entièrement seul, puisque quelques-uns de ses ami(e)s l’accompagnent sur certaines de ses étapes. Il bénéficie aussi de la bienveillance d’hôtes qui l’accueillent à bras ouvert. Habitant Montrouge qui ne se trouve hélas pas sur son itinéraire, il est évident qu’en cas contraire, je lui aurait offert moi aussi l’hospitalité, c’est à dire le gîte et le couvert.

lien instagram sur le trajet avec Google Earth.

lien sur les explications détaillées sur son matériel.

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Pour l’ensemble de ses vidéos, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous.

https://www.instagram.com/lepopee__/

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Il a rejoint, dans les environs de Bar-sur-Aube, la via Francigena (ou GR 145) de Canterbury à Rome, importante voie de pèlerinage empruntée depuis le Moyen-Âge et l’a suivie jusqu’à Rome, à l’exception d’un détour par Milan, et même au delà, puisque cet itinéraire se prolonge jusqu’à Otrante, en Italie, sur les bords de la mer Adriatique.

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Carte par Par File:VF Ruta completa con principales poblaciones.svg Paulusburgderivative works : Augusta 89 — File:VF Ruta completa con principales poblaciones.svg Paulusburg, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=90664146

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Départ vendredi 2 mai 2025 (jour 1, lien instagram).

Voici les liens du jour 2, 4, et 5.

  • Il a emprunté un itinéraire qui me parle, puisqu’il s’agit du très agréable trajet le long de rive gauche de la Seine longé par la scandibérique ou l’eurovélo 3 de Melun à Moret-sur-Loing-et- Orvanne (lien ici et ), que j’ai emprunté moi-même sur mon Paris-Tours à vélo électrique (commencé en juin 2021 et terminé en juin 2025 après 14 étapes – rythme pépère, comme il dirait, je le concède). De très belles architectures se dressent le long de l’itinéraire ce qui me fait dire qu’Edgar a fait un très bon choix pour le début de son périple.

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Visuel photographique de Nicolas, auteur de cette publication

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Voici les liens du jour 8 (connexion avec la Via Francigena), 9 (moitié du chemin en France), 10 (il répond aux questions sur ses impressions pendant ses marches et nous évoque le lac de la Mouche).

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Lac de la Mouche, visuel de C DIMEY 5252 — Travail personnel

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Voici les liens sur le jour 11, 12 (il répond aux questions sur ce qu’il préfère dans l’épopée – j’aurais répondu la même chose), 13 (400 km depuis Paris, les gaufrettes de Nathalie et ses réponses sur l’hygiène), 14 (Besançon et Mamirolles).

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Ornans et environs, planche graphique de mon ami aquarelliste Alain Marc

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Lac dans le Haud-Doubs, visuel graphique de Nicolas, auteur de cette publication

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Voici les liens sur le jour 16 (400 km depuis Paris), 17 (arrivée en Suisse).

Il n’est pas passé très loin non plus d’un endroit que je connais, puisqu’il s’agit de Hauterives-La-Fresse et de l’excellente maison d’Hôtes « Chez les Colin« . Je suis certain qu’il aurait apprécié le cadre, l’accueil et la cuisine de Christiane Colin. D’ailleurs, si j’avais pris connaissance de son trajet avant qu’il n’atteigne Pontarlier, je me serais fait un plaisir non seulement de lui indiquer cette adresse, mais j’aurais appelé Christiane pour lui réserver et lui offrir le gîte et le couvert. Gourmand comme il est, je suis certain qu’il aurait adoré la cuisine de Christiane.

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  • Aquarelle de Nicolas sur la maison d'hôtes "Chez les Colin", bâtiment à gauche

Le Haut-Doubs, visuel graphique de Nicolas, auteur de cette publication. La maison de Christiane est à droite.

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Le château de Joux, au Sud de Pontarlier, est un site à ne pas manquer non plus, au pied duquel il est passé en longeant la voir de chemin de fer de Portarlier aux Hopitaux-Neufs.

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Le château de Joux, au pied duquel est passé Edgar en longeant la voie ferrée du chemin de fer touristique Pontarlier-les -Hôpitaux-Neufs, visuel graphique de Nicolas, auteur de cette publication

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Lausanne, Le Beau-Rivage Palace, visuel graphique de Nicolas, auteur de cette publication

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Voici les liens du jour 19 (le long du Lac Léman entre Lausanne et Veytaux), 20 (il nous explique ce qu’il fait le soir en arrivant),21 et 22 (explication sur ses ampoules aux pieds, la magnifique étendue d’eau de Champeix-Lac et le combat des vaches d’Hérens).

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Château de Chillon, visuel de Zacharie Grossen — Travail personnel

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Le col du Grand-Saint-Bernard, visuel de Hagai Agmon-Snir حچاي اچمون-سنير חגי אגמון-שניר — Travail personnel

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Voici les liens sur le jour 24 (entrée en Italie, direction Aoste), jour 25 (avec Jacques, un ami qui l’accompagnera et une étape en monastère), 26 (ou le Giro faisait étape), 27, 28 (dernier jour pour Jacques), 29 (jour de la Festa de la Repubblica, 2 juin, jour férié en Italie), 30 (nouveaux accompagnant(e)s : Thalia qui marchera avec Edgar jusqu’à Milan, et Hugo, jusqu’à Milan aussi mais après les jours de repos et avoir fait la fête, je suppose), 31 (bifurcation de la Via Francigena pour se diriger vers Milan), 32.

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Milan, le Duomo, visuel de © José Luiz Bernardes Ribeiro

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Sur le parcours italien, notemment celui de la via Francigena, il a choisi les lieux d’acceuil pour les pélerins, lesquels ont droit à un petit tampon sur leur carnet (la crédenciale), certifiant, de cette manière, qu’il empruntent cet itinéraire. Attention pour les accompagnants, certains établissement n’autorisent pas l’hébergement s’ils ne sont pas en possession du carnet (ou alors, il faut négocier dur !!!)

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Voici les lien du jour 34, 35 (1000 km depuis Paris et ou il retrouve la Via Francegina), 36, 37 (avec une nuit courte à cause d’un cours de zumba dans des locaux avoisinants), 38 (explications détaillées sur la journée d’un pellerin), 39 (4 bosses et une galère pour trouver un wi-fi pour le montage, et en plus, une saucée), 40 (plus grosse montée du trajet italien), 41 (point culminant en Italie au Monte Valoria, 1223 m, en limite de l’Emilie-Romagne et de la Toscane, accompagné de Dominique, 62 ans – ma génération- et une pose photos sur un banc géant), 42, 43 (avec la Méditerranée à l’horizon), 44 ( une introspection et des explications sur la préparation nécessaire et les conditions pour bien randonner), 45 (22 juin 2025), 46, 47 (ou il nous explique de quelle manière il établit son itinéraire, avec l’application Komoot) 48 (passage à San-Gimignano).

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San-Gimignano, visuel de WikiRomaWiki — Travail personnel

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Sienne, visuel de Jean-Christophe BENOIST — Travail personnel

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Voici les liens du jour 50 (découverte du Palio de Sienne avant de partir), 51 (1500 km depuis Paris et champs de tournesols),52 (après un check médical global), 53 (accueil original à l’hébergement de Radicofani et rencontre avec un gros serpent) et 54.

A noter qu’entre Sienne et Rome, plus précisément sur l’étape entre Aquapendente et Bolsena, le jour 55 (lien instagram), il a été interviewé sur la matinale de France Inter que vous pouvez écouter en cliquant sur ce lien.

Viennent ensuite les liens du jour 56 (ou il nous parle du site espagnol Gronze qui répertorie tous les hébergements sur les chemins de randonnées) et 57 (explications sur le système défensif de la ville de Capranica).

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Rome, place Navone, visuel graphique de Nicolas, auteur de cette publication

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Voici les liens du jour 59 (impressions sur Rome, nouvelles chaussures et chaussettes, nouvelle accompagnante, Sarah, pour 4 jours, lac Albano et route romaine), 60 (Via Francigena du Sud, moins empruntée donc moins d’hébergements de pèlerins, Lac Nemi, attente de 4 heures à Velletri à cause d’hébergeurs vénaux qui « poussent le bouchon » au point de concéder la clim qu’avec supplément, repas du déjeuner préparé sur la voirie pendant les 4 heures d’attente en attendant l’ouverture de l’hébergement ), 61 (évocation comparative avec le GR 20 en Corse), 62 (dernier jour avec Sarah et toujours un comparatif avec avec le GR 20), 63 (hébergement dans une salle de catéchisme), 64 (1900 km depuis Paris et réflexions personnelles sur ses capacités physiques avec un message plein de sagesse), 65 (nuit en monastère, un nouvel accompagnant, Seb, et une fin de journée les pieds dans l’eau, sur une plage au bord de la Méditerranée), 66 (explications sur l’utilité des bâtons de marche), 67 (les ampoules de Seb), 68 (nouvel accompagnant, un chien), 69 (petit bilan du trajet au bout de 2000 km depuis Paris), 70, avec une rencontre avec un chiot, 71 (dernier jour pour Seb et premier jour pour Louis, nouvel accompagnant), 72 (accueil dans une famille italienne), 73 (Louis a failli ne pas être hébergé par ce qu’il n’avait pas de crédenciale, en plus l’hébergement n’étais pas terrible), 74 (présentation des talents de coiffeur de Louis avant d’entamer son dernier jour de marche), 75 (itinéraire avec des paysages plutôt monotones, comme en Beauce, arrivée à Sornarella par une zone industrielle qui n’a pas une esthétique comparable à Milan, Sienne et Rome, mais accueil dans un hébergement chaleureux), 76 (réflexions personnelles sur les trois-quarts de son trajet-intéressant, je vous conseille d’écouter), 77 (réflexions environnementales après avoir longé une grande partie de son chemin jonché de déchets), 78 (récit d’un escape game qu’il a du faire la veille pour trouver un logement, plutôt sympathique, à Corato),

Avant de poursuivre, voici sur ce lien un petit bilan.

Le jeudi 31 juillet 2025 ou 13 semaines jour pour jour après son départ, soit 91 jours, il se trouve sur les bords de la mer Adriatique, à Bari, d’où il a embarqué pour la Grèce après 3 jours de repos bien mérités (lien instagram).

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Bari, visuel de Benjamin Smith — Travail personnel

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Au jour 80 (hors jours de repos), il a repris son parcours après avoir débarqué en Grèce après 12 h de trajet par le ferry Bari-Igoumenítsa, ce lundi 4 août 2025, soit 95 jours après son point de départ, en comptant les jours de repos. Il commence ainsi sa 14ème semaine de randonnée (lien instagram).

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Igoumenítsa, visuel de Evmeos — Travail personnel

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A ma question, sur un des message de ses folowwers, s’il allait le littoral ou pénétrer à l’intérieur des terres, il m’a répondu que ce serait un mix des deux. En tout cas, son « entrée en matière », le jour 81, en Grèce ne semblait pas se présenter sous les meilleurs auspices puisque à partir du 81e jour, quelques galères, comme il dit, se présentent à lui, comme ne pas trouver le balisage du chemin de randonnée européen 6, ou ne trouver personne pour l’héberger à son arrivée à Paramythiá (lien instagram). A noter que Paramythiá a été un « Oradour-sur-Glane » grec (voir le récit détaillé sur ce lien).

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Visuel graphique de Nicolas, auteur de cette publication

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Voici les liens du jour 81 (avec ses 4 galères de la journée dont un « Edgar bivouac »), 82 (avec, de nouveau, un chien accompagnateur, comme au jour 68 et la rencontre d’une tortue), 83 (ou il entame une journée après un accueil chez Katherina et ou il va mettre en pratique ses 10 années d’apprentissage de l’allemand dans cette région de Grèce la plus pauvre ou beaucoup de personnes sont partie travailler dans ce pays pour aller chercher fortune – plus ou moins), 84 ( dimanche 17 août 2025, ou il a rencontré à Arta, Pauline et Bruno qui faisaient l’Europe du Sud en stop, tout comme Greg et Lucas, deux ados de 17 ans – compte @Lost2free). Edgar a ensuite longé le Golfe Ambracique et Mididi pour se diriger vers Loutro-Krikellos), 85 (nouvelle étape vers Lepenou après avoir été accueilli à Loutro-Krikellos par Dionysis et sa chaleureuse famille), 86 (nouvelle journée vers Mataranga après avoir passé une nuit compliquée dans un hébergement avec des souris), 87 (direction Tikorfo après avoir passé une nuit à la belle étoile sur la terrasse de la maison de la fille d’une dame qui a tout juste concédé à l’accueillir et à lui donner à manger).

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Le Golfe Ambracique, visuel extrait de https://voilierpelagos.canalblog.com/

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Je poursuis par le lien du jour 88 (logement au top à Trikorfo, avec piscine, donc pourquoi se priver de se poser une journée supplémentaire !!!??? – j’en aurais fait autant -, puis trajet jusqu’à Psathopyrgos via le pont Rion-Antirion, inauguré en 2004).

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 Visuel de Guillaume Piolle (Eusebius) — Travail personnel

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Au jour 89, rencontre d’Hélène, une dame généreuse qui lui a offert 50 euro pour qu’il puisse dormir dans une chambre d’hôtel.

Viennent ensuite les liens du jour 90 (explications sur ses recherches d’hébergements), 91 (un nouveau petit bilan), 92 (rencontre avec un torréfacteur passionné par son métier – rien que pour cela, je pense qu’Edgar devrait essayer de se mettre au café, mais ce n’est que mon avis, puis promenade à vélo à travers la ville de Xylókastro. Egalement une super adresse de crêperie qui a deux « antennes » dans la capitale française, dont l’une située au 41 rue Descartes, 75 005 Paris, puis arrivée à Corinthe, son fameux canal de 6 km 300 et terminus des trains de la banlieue d’Athènes, située à 86 km et une heure de trajet en voiture ou en train direct), 93 (50 km, la plus grosse étape et sans point de ravitaillement en eau, du dénivelé, et 5 litres d’eau au lieu de 2 dans son sac. Auparavant, il se sera accordé 3 jours de repos dont 2 à Corinthe et 1 à Loutráki, station thermale complément détruite par un tremblement de terre en 1928 et complétement reconstruite, comme Casablanca, au Maroc), 94 (il nous explique comment se répartissent les 50 km parcourus, à savoir 28 km de montée, 20 de descente et 3 km de courses aller-retour hébergement-Lidl, magasin discount), 95 (étape commençant par une chambre dans une cuisine à Magoula -dans la banlieue d’Athènes,à ne pas confondre avec le village de Magoula situé entre Sparte et Mistra, et se terminant par une chambre confortable, d’hôtel, sans doute, à Nea Erythraia. Petit rappel aussi sur ses sponsors et l’association Kabubu).

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Visuel d’Inkey — Travail personnel

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Le jour 96 est un jour important puisqu’Edgar arrive à 42 km d’Athènes (Marathon, plus précisément), le mardi 26 août 2025, soit une aventure sur une durée de 18 semaines et 117 jours (si mes calculs sont bons), soit 96 jours de marche et 21 jours de repos. Réflexion personnelle : « qui veut voyager loin ménage sa monture », surtout quand le voyageur et la monture ne font qu’un.

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Visuel du barrage de Marathon, de Vitaly,  Travail personnel

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Et pour conclure en beauté, voici le final, le jour 97, le marathon d’Athènes couru en solo, avec Pierrick et Sabrina qui l’ont suivi en voiture. Pierrick l’a accompagné sur 2 x 5 km.

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Couru en 4 h 00, soit 10,5 km/h de moyenne.

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Merci, Edgar, de nous avoir fait rêver et de nous avoir fait voyager avec vous pendant ces 18 semaines et 122 jours, en comptant les 24 jours de repos. En fait, qui veut voyager loin ménage sa monture, surtout si le voyageur et la monture ne font qu’un. Même si mes exploits sont beaucoup plus modestes, vous me donnez la force de vouloir poursuivre.

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Nicolas Globe croqueur.

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Visuel graphique de Nicolas, auteur de cette publication.

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Voici l’itinéraire de la via Francigena à vélo (ou via Romea Francegina), l’Eurovélo 5 de Canterbury au Royaume-Uni à Brindisi, en Italie, qui diffère de l’itinéraire pédestre puisqu’il traverse, en plus, la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne.

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Autres comptes instagram des globes trotters à pied, en auto-stop ou à vélo:

2025 (à partir du 4 septembre) : Paris-Casablanca à vélo par Mouad.

2025 (à partir du 15 août) : Du Cap-Fréhel au Cap en Afrique du Sud à vélo par Artus et Marie.

2025 (à partir du 23 juillet) : Le tour du Monde en auto-stop par Paul.

2025 (à partir du 13 juillet) : De la Savoie à Athènes en auto-stop par Greg et Lucas, 17 ans, tout juste le bac en poche.

2025 (à partir du 3 juillet) : De Paris au Maroc à pied par Samy.

2025 : Paris-Londres et Paris-Amsterdam par Mouad.

2025 (à partir du 30 mai) : Paris-Montcuq à pied par Nils (hélas, il s’est arrêté à Négrondes).

2025 (à partir du 13 mai) : France-Chine à vélo par Trystan.

2025 (à partir du 2 mai) : Paris-Milan en courant par Joséphine.

2025 (à partir du 4 avril) : France-Chine à vélo par Killian.

2025 (à partir du 1er avril) : Paris-Tokyo à vélo par Axel.

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Il faut sauver la barque de poste

Une embarcation en péril à restaurer, suite à la disparition de son créateur, Robert Mornet.

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Bonjour.

Je reproduis ici un texte qui est un appel pour sauver un chef-d’œuvre en péril.

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J’ai moi même croisé cette embarcation et rencontré plusieurs fois son créateur. Voici quelques uns de mes visuels graphiques à propos de celle-ci.

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Lien Facebook bien documenté en cliquant ici.

Autre lien en cliquant .

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C’est tout, pour le moment.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Liste des publications d’Alain Marc en 2025

Ce qu’il nous fait découvrir sur son site cette année.

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Décembre.

Novembre.

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Septembre.

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Juillet.

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Avril.

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Mars.

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Janvier.

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Au pont d’Alacantará de Tolède

Une démo de mon ami aquarelliste Alain Marc.

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Je vous présente ici une démo d’alain avec, comme thème, le pont d’Alacantará de Tolède.

Il nous réserve aussi un petit « bonus », et c’est pourquoi je vous invite à visionner le lien ci-dessous dans son intégralité.

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Voici deux visuels que m’a inspirée cette vidéo.

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C’est tout,… pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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La chaine YoTube d’Alain Marc.

https://www.youtube.com/@AlainMarc-aquarelle–voyage

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La vie continue… malgré le « Grand découragement »

Réflexions personnelles.

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Le visuel ci-dessus indique deux cyclistes en direction d’un phare. Il s’agit du phare des Onglous, situé à l’extrémité orientale des 240 km Canal du Midi, que les piétons ou les adeptes de la « petite reine » pourront parcourir plus aisément dans la mesure ou, aux chemins de halage déjà aménagés en Haute-Garonne, s’ajoutent peu à peu de nouveaux aménagements dans l’Aude et dans l’Hérault.

Je lis ici et la des avis divergents au mien sur ce qui concerne ces fameux aménagements bitumés le long des canaux. En aucun cas je ne viendrai ici exprimer un avis ouvertement ou implicitement méprisant envers celles et ceux qui ne partage pas mon opinion. Il ne faut pas tout confondre et détourner l’analyse. Ce ne sont en aucun cas lesdits aménagements qui améliorent le confort des cyclistes qui servent de prétexte à se monter les uns contre les autres, par exemple, les cyclistes contre les piétons, les piétons contre les automobilistes et vice-versa. C’est simplement une question d’éducation et de civilité. Hélas, parfois, et même trop souvent, ce sont des valeurs qui se perdent.

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Pour en revenir au visuel d’en-tête de cette publication, un phare indique non seulement une position pour les navigants, mais invite aussi à prendre une direction. Symboliquement, aussi, dans la vie, il est essentiel de suivre une direction, même si le chemin peut-être semé d’embuches, ce qui mène certain(e)s d’entre nous à être gagné(e)s par le « grand découragement », qui précède généralement à un « grand renoncement ». Au final, cela mène à un « avenir perdu« .

Cependant, je reconnais que la somme considérable de travail nécessaire qui est demandée pour publier sur un sujet peut être remise en question quand force est de constater le peu de visibilité, en retour, sur le net, à moins de composer, voire de se « prostituer » avec la publicité, autrement dit, passer au tiroir-caisse. Autant vous dire aussi que pour bien transmettre, il faut savoir bien connaître et d’éviter de s’avancer sur n’importe-quoi.

Fort heureusement, même si le doute me traverse parfois et que j’ai souvent l’impression de « prêcher dans le désert » , j’ai plusieurs objectifs et plusieurs sources d’inspiration, comme mes promenades à pied ou en deux roues le long du Canal du Midi et ailleurs, la pratique du vélo, de l’aquarelle, le tout enrichi par de belles rencontres comme celles avec Alain Marc, Christian Colin ou Dominique Gioan, tout les trois aquarellistes de talent, pour ne citer qu’eux.

A propos du Canal du Midi, j’ai eu l’occasion de longer la Rigole de la Plaine en mai 2023 et je publierai à ce sujet prochainement, tout comme je prévois de longer la Rigole de la Montagne, que j’ai eu l’occasion de découvrir déjà, il y a quelques temps, à la prise d’eau d’Alzeau.

Voici les objectifs que ne me suis fixés, sans « dead line » dans le temps cependant, et que j’énumère ici : la parcours intégral du Canal du Midi à pied (commencé) et joindre Paris à Tours à bicyclette (électrique) (commencé aussi). J’envisage très certainement de parcourir la totalité de la scandibérique en France sur deux routes et, pourquoi pas, les chemins de Saint-Jacques de Compostelle à pied et/ou à vélo.

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Pour la fin de l’année 2023, sur ce blog, je vous prépare mes dernières publications sur mes aquarelles en Provence…

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… et pour 2024, ou 2025, une série d’articles graphiques et photographiques sur l’Ile-Maurice.

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C’est tout, … pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur et photographe.

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Une publication de l’administrateur d’un blog sur le Canal du Midi avec lequel j’ai collaboré pendant 7 ans sur ce lien : « La vie Continue… »

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Le « Grand découragement », ce n’est pas une fatalité.

Réflexions personnelles, sur ce qui peut devenir contagieux si l’on n’y prend pas garde.

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Cela fait dix ans que je publie sur des blogs, d’abord des blogs collaboratifs, puis sur celui-ci, qui aura dix ans au mois de juin.

Cependant, je ne l’ai vraiment activé que depuis 2017 après avoir peu à peu délaissé une collaboration pourtant commencée avec très grand enthousiasme dans un esprit d’échanges et d’amitié, sur un blog très intéressant (dans lequel je n’étais qu’un des participants et non administrateur), consacré à un cour d’eau languedocien qui serpente dans 3 départements, sans oublier un 4e ou coulent les rigoles qui permettent de l’alimenter.

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Ce blog, je le redoute avec une certaine tristesse, est voué à une probable disparition. La non publication des vœux de 2023, par exemple, ne fait que confirmer mes craintes, et le dernier article paru date de juillet 2022.

Ayant constaté un « grand découragement » allant crescendo au fil du temps de la part d’un partenaire et administrateur très estimé auprès duquel j’ai pourtant beaucoup appris, et subodorant de voir « partir en fumée » toute mes publications sur ce support de part ses intentions implicites d’envisager de tout arrêter, j’ai décidé de poursuivre sur celui-ci.

Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Loin de moi, pourtant, de prétendre maitriser toute la complexité d’un support internet (mon ancien partenaire le maitrisait et le maitrise toujours mieux que moi), au moins suis-je ici certain, tant que j’y apporterai ma participation financière, surtout, point qu’il faut d’abord prendre en compte, de ne pas voir disparaître, un beau matin, ce que la somme importante de travail m’a demandée et me demande pour pouvoir publier ici.

Il est important d’avoir des projets dans la vie, qui sont menés avec plus ou moins de succès avec cependant des objectifs atteints ou non.

Certain(e)s ont pour objectif de traverser la France à pied, par exemple, objectif qui s’est concrétisé pour les uns, et qui le racontent sur un blog, alors que pour d’autres, cela s’arrête aux publications d’intention sur les réseaux sociaux et cela n’ira jamais plus loin.

Aucun jugement de valeur cependant, la vie réservant des imprévus qui, hélas, obligent parfois à renoncer, et beaucoup trop de paramètres que je ne connais pas, ne me permettent pas de jeter l’opprobre à qui que ce soit, surtout de façon hâtive, et je ne demande à personne de se justifier.

Cependant, je serais toujours gré à tant à celles et ceux qui ne ne limitent qu’à parler qu’à celles et ceux qui agissent, qui plus est, si les objectifs sont atteints, de me donner de l’inspiration pour agir à mon tour pour me donner l’envie d’aller de l’avant. Dans cette deuxième catégorie, vers laquelle mes préférences vont, j’ai une pensée particulière pour mon ami Alain Marc, aquarelliste, mais il n’est pas le seul. Ces dispositions sont les mêmes lors de mes participations aux sorties de Christian Colin (comme ce fut le cas lors de voyages à Venise, qu’il organise chaque année fin août, début septembre)…

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… ou encore Dominique Gioan qui organise tout les jeudis des sorties sur Sauve et alentours, dans le Gard.

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A lire les publications sur les site d’Alain et des autres, à les côtoyer lors des stages ou des sorties journalières, m’inspire chez moi un « Grand encouragement » à vouloir avancer, progresser, à commencer par avoir toujours envie de publier ici. Loin de moi de me prendre pour un artiste, au moins je suis capable d’aller plus loin.

Comme quoi, on a besoin des autres pour vouloir avancer, dans un esprit de réciprocité, à savoir que j’ose également espérer inspirer autrui.

J’ai le projet de traverser la France, non pas à pied, mais à vélo (électrique), a commencer par le trajet Paris-Tours, en suivant plus ou moins la Scandibérique, sans pour autant me fixer une « dead line » dans le temps.

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Au moment de la publication de cet article, le trajet Paris-Dordives a été déjà réalisé depuis juin 2021, en sept étapes (Paris / Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-le-Roi / Corbeil-Essonnes, Corbeil-Essonnes / Melun, Melun/Samoreau (Fontainebleau), Samoreau (Fontainebleau) / Moret-sur-Loing, Moret-sur-Loing / Nemours et Nemours / Dordives).

J’atteindrai bientôt le Canal d’Orléans et l’acquisition d’un vélo plus performant en autonomie me permettra d’éviter d’avoir des batteries à plat en plein milieu d’un parcours.

Pour en revenir sur le sujet de la traversée de la France à pied, voici le blog de Patrice, que je vous invite à découvrir, et qui est parti du village de Lamanère, dans les Pyrénées-Orientales, pour terminer son périple au village de Bray-Dunes, dans le Nord.

https://trotte-chemins.fr

74 jours lui auront été nécessaire pour traverser la France du Sud au Nord, avec une étape concernant le Canal du Midi.

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Une galerie photos complétées de quelques croquis aquarellés viennent enrichir ses publications.

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Pour découvrir d’autres expériences pédestres ou cyclistes, je vous invite à taper sur les moteurs de recherche « Traverser la France à pied », ou « Traverser la France à vélo », par exemple., tant de richesses insoupçonnées existent dans notre beau pays (et ailleurs aussi !), pour découvrir, par exemple, le canal cité plus haut ou des sites pittoresques comme Cordes-sur-Ciel.

Voici, ci-dessous, deux visuels aquarellés réalisés par moi-même, inspirés du film « Rémi sans Famille » sorti en 2018, qui est certes une fiction romancée, mais qui reflète les conditions autrement plus difficiles que celles d’aujourd’hui, dans lesquelles les saltimbanques itinérants traversaient la France à pied au XIXe Siècle.

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Pour terminer, une petite vidéo sur un itinéraire pédestre d’un bout à l’autre de la France.

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C’est tout, pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Mes autres randonnées à vélo :

Le Canal du Midi, le Canal de Jonction et le Canal de la Robine (2012-2014).

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Le Mont Ventoux (2021).

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Un texte que je partage (1)

« De la crise et du devenir de l’Art », par Eric Coulon, philosophe.
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Bonjour.

Je vous reproduis ici un texte, qui me plait.

De la crise et du devenir de l’Art

Aussitôt qu’est prononcé le terme « art », ce qui vient avant tout à l’esprit, très souvent, ce sont certaines œuvres d’art particulières. Mais en fait chacun sait que ce terme renvoie aussi à bien d’autres réalités : les artistes eux-mêmes, l’activité et le processus créateurs, les théories et les discours sur l’art, les œuvres et les artistes, les lieux où les œuvres sont exposées, présentées, jouées, le marché où elles s’achètent et se vendent, la critique, le milieu et l’environnement liés aux oeuvres. L’art implique aujourd’hui une nébuleuse de domaines et d’enjeux qui n’ont pas toujours à voir directement avec la création artistique mais qui pourtant interagissent puissamment avec elle.

La fin du XXe siècle et le début du XXIe resteront dans les mémoires comme une époque où le champ de l’art vit s’intensifier la crise traversée par lui depuis la fin du XIXe siècle. Cette crise, nous le savons, concerne précisément le statut de la pratique artistique ainsi que, de manière plus général, celui de la représentation ─ remise en cause de la « coupure sémiotique » et du détour par l’ordre symbolique. Cette crise ne peut aujourd’hui étonner que ceux qui sont emportés par l’inertie du temps présent et aveuglés par la prolifération des signes et des images. Il existe pourtant bel et bien une crise profonde de l’art, crise dont il faut prendre conscience qu’elle se trouve immergée dans la situation critique diffuse d’effondrement général des valeurs, des repères, des normes et des idéaux classiques et modernes. Les effets de cet état des lieux symboliques de l’Occident contemporain s’étendent à tous les domaines de l’activité humaine et, par conséquent, à l’art lui-même.

Ce qu’il faut bien comprendre et avoir clairement à l’esprit, c’est que cette crise de l’art touche un domaine de réalité situé bien en amont de telle ou telle représentation esthétique particulière. C’est en effet l’art en lui-même, entendu à la fois comme activité pratique ─ au sens de la praxis des Grecs ─ et comme dimension symbolique, comme affrontement entre un esprit et une matière, une vision et un corps, un faire et une temporalité, qui est frappé par cette crise. Ce qui a lieu ce n’est pas une nouvelle rupture avec une thématique ou une forme antérieures de la représentation, ce n’est pas l’avènement d’une nouvelle avant-garde porteuse d’une volonté de métamorphose, c’est la remise en question radicale du lieu-dit de l’art, c’est le reflux critique de l’art comme mouvement sûr de soi tendant vers son accomplissement, c’est le surgissement de l’incertitude et de l’indécision au cœur même de son exercice, de sa signification et de ses enjeux, c’est l’impossibilité de sa nécessaire transmutation.

L’art a atteint aujourd’hui une phase inédite d’épuisement, un épuisement caractéristique de ce moment que nous vivons et que d’aucuns nomme « postmodernité ». L’art est épuisé, et le signe marquant de cet épuisement est double : d’un côté l’impuissance dans laquelle il se trouve de réitérer le geste créatif générateur d’œuvres et d’existences méritant d’être ainsi nommées, situation qui se manifeste par son enfermement dans la représentation formelle ; de l’autre le fait qu’il n’a de cesse d’épuiser, en les répétant de manière confondante, les formes et les enjeux esthétiques de la modernité. L’art est, pour une grande part, incapable à la fois de recueillir et d’accomplir le sens de l’œuvrement et de l’incarnation, mais aussi, en conséquence, d’ouvrir la voie d’un dépassement fécond et conséquent de la modernité artistique. L’inflation et l’infatuation démesurées du moi narcissique avide et creux est l’un des facteurs déterminants de cette situation.

Ce que l’on nomme « art contemporain » serait à la fois le déclencheur, le fruit et le symptôme de cette crise générale de l’art. Crise du Beau mais aussi et surtout crise du Sens et de l’œuvre ; retour démesuré de la subjectivité et de ce que l’on appelle naïvement « liberté » ; course frénétique à l’innovation artistique ; règne de l’éphémère, du contingent mais aussi de la provocation ; valorisation et mobilisation éventées, insipide, inconsistante et souvent insignifiante du « concept » ; voilà quelques unes des déclinaisons de cette crise de l’art.

Afin d’envisager les formes et les développements futurs du travail et des manifestations artistiques, nous avons choisi de privilégier deux perspectives complémentaires d’approche : d’une part nous souhaitons nous intéresser à ce qui, en et par ce travail et ces manifestations, sera mobilisé ; d’autre part nous désirons appréhender la nature et l’orientation de leur extension et de leur influence. Commençons immédiatement par la seconde de ces perspectives. Celle-ci concerne principalement le domaine de réception des œuvres. Le dernier tiers du XXe siècle fut incontestablement lié à un mouvement de démocratisation de l’art, tant du point de vue de sa pratique, les personnes qui s’adonnent aux arts plastiques étant en effet de plus en plus nombreuses, que de celui de sa diffusion publique, ce phénomène étant favorisé par l’intervention des institutions culturelles, par l’influence des industries culturelles, par le rôle croissant des médias et par le développement des techniques. Cette phase est celle que l’on peut qualifier de « mondialisation de l’art », phase toujours en cours dans et par laquelle vont se côtoyer, et parfois s’interpénétrer ─ souvent avec la plus grande confusion, d’une part, les œuvres classiques et les œuvres modernes, et, d’autre part, les multiples expressions artistiques d’une contemporanéité vivant dans l’acceptation et la jouissance des figures du présent ou, au contraire, cherchant à tous prix à y échapper. Le monde en sa globalité, petit à petit, aura alors contact avec l’art, avec les œuvres d’art ou leur reproduction. A partir d’un tel constat, nous pouvons affirmer, sans juger, que la sensation, le plaisir et les affects continueront de dominer la nature des rapports qui seront entretenus avec les productions artistiques, l’une et l’autre modalités générant, selon une tendance et un glissement avérés et incontournables, la spectacularisation et la consommation agnostiques et agonistiques de l’art. Ce phénomène ira en s’intensifiant au fur et à mesure de l’évolution de la crise de l’art et de l’accroissement de l’entropie esthétique.

Les œuvres, les démarches et les performances artistiques vont continuer d’être mobilisées et importées dans l’univers dominant et débridé des images, elles vont faire partie intégrante, sans l’avoir véritablement désiré, du spectacle qui fascine et hypnotise les consciences et, finalement, devenir accessibles au même titre que n’importe quel objet de consommation, à condition bien entendu d’en avoir les moyens. Le règne de l’œuvre-décor, de l’œuvre-faire valoir, de l’œuvre-investissement est arrivé.

D’un autre côté, sur un plan cette fois-ci plus positif, par corrosive provocation, par élan dionysiaque, par réaction contre l’aliénation sociopolitique et(ou) par désir de trouver de nouveaux lieux et de nouvelles formules, certains artistes vont avoir tendance à sortir de plus en plus des lieux habituels de visibilité sociale de l’art (galeries, ateliers, salles de spectacle, espaces institutionnels) pour aller à la rencontre, une rencontre vive, du public et des individus mais aussi pour investir de manière plus directe l’espace et les rythmes de la ville et de la campagne, et ce en accomplissant publiquement un travail artistique, en exposant et en présentant aux yeux de tous, dans et sur des sites imprévus et inhabituels, des formes, des mouvements et des rythmes. Derrière ces gestes il y a, toujours active, la tentation puissante de réconcilier l’art et la vie, la représentation et le vécu. Le lieu et le statut de cet art seront à n’en point douter encore plus difficiles à circonscrire. Qu’il s’agisse d’une démarche militante, d’un désir d’interpeller la conscience d’autrui dans sa quotidienneté ou de vivre une expérience personnelle féconde, une part de ces actions demeurera illégale et se heurtera aux différentes interdictions émanant du droit privé et du droit public.

La crise, néanmoins, sera toujours actuelle, intensifiée même par la multiplication indéfinie des manifestations recevant le nom d’art. Cette démultiplication jouera par contre le rôle d’un voile pour les consciences naïves ou bercées d’illusions. Toutefois, en parallèle de cette situation, de plus en plus d’individus et d’artistes vont faire retour sur cette notion d’art, interroger son lieu essentiel d’origine et découvrir que le principe et le processus qu’elle désigne, par son exigence de globalité, avant de s’extérioriser dans une mise en forme objective, doit être éprouvé et mis en œuvre dans le théâtre de l’intériorité. Dès lors, cet art inédit et toujours à venir sera source à la fois et simultanément d’intégrité et d’intensité intérieures mais aussi d’expressions artistiques vivantes, éclairantes, bouleversantes témoignant d’une réelle vision-vécue. Il faudra certainement plus d’une génération pour voir l’esthétique enfin réunie, dans et par un être, dans et par une œuvre, avec l’éthique, qui, dans ce cas, n’aura plus rien à voir avec une quelconque morale.

Pour ce qui est de la nature, de la forme et de la mise en œuvre des éléments qui seront mobilisés par cet art encore en gestation, tout dépend du domaine de réalité que nous considérons. Si nous prenons en compte plus particulièrement les artistes eux-mêmes, nous pensons que pour une bonne part d’entre eux l’imaginaire, l’affect et l’intellect formel resteront les seuls éléments mis en jeu. Leur désir restera conditionné et déterminé par une image ou un concept d’origine intramondaine, c’est-à-dire une représentation psychosociale et objectiviste du réel et de l’être. L’art restera descriptif ou pédagogique.

Quant au processus artistique, il ne deviendra réellement nouveau, sortant ainsi peut-être progressivement de sa crise, qu’à partir du moment où, en sus des éléments classiques déjà évoqués, chacun des prétendus individus-artistes fera appel à sa faculté de connaissance, non pas spéculative mais opérative, non pas abstractive mais constitutive, non pas statique mais génétique. Associé à cette dimension gnostique en des noces alchimiques, le désir se redécouvrira source et dynamisme en devenir, véritable enjeu et non plus seulement prétexte à divers jeux désintégrants. Nous l’avons déjà dit, il faudra encore beaucoup de temps pour que l’art devienne plus qu’une simple production d’œuvres et d’expressions artistiques, et pour qu’œuvrer soit compris et vécu comme l’édification d’une conduite dont les œuvres seront un prolongement et un témoignage.

C’est la même chose en ce qui concerne les spectateurs de l’art. Ceux-ci demeureront avant tout des consommateurs de plaisirs, d’émotions et de sensations faciles, aisément et confortablement consommables. Les mécanismes inhérents à la conscience plongée dans le flot des images et des signes empêcheront encore longtemps l’émergence d’une disponibilité ouverte à l’essentiel contenu dans l’art. Si le public restera lié à l’affect et au sensible, la plupart des théoriciens et des critiques d’art useront encore, de leur côté, d’une rationalité professorale et analytique incapable d’initier un travail d’intensification du désir. Les institutions, soumises au pragmatisme, aux modes et aux structures sociopolitiques, pour ne pas dire aux intérêts économiques, ne mobiliseront des moyens financiers que pour soutenir les initiatives respectant les cadres, les alliances, les usages et les intérêts d’un monde agnostique et inerte, agonisant de plus en plus devant l’absence de nouvelles visions fondatrices mais demeurant néanmoins terriblement conservateur.

Pour les autres initiatives, profondément alternatives, sincèrement et conséquemment engagées, intègres et intégrales, conscientes et lucides, gnostiques et érotiques, elles devront comprendre le présent comme transition, interroger le devenir, recueillir ce qui a lieu et se présente, passer par de nouveaux réseaux, mobiliser des volontés et des aides anonymes et constituer des solidarités planétaires partageant le même souci de radicalité. Un phénomène déjà en marche aura tout de même l’aspect d’une nouveauté dans le prochain siècle, celui qui provoquera la mobilisation des différents arts (l’image, animée ou non, la musique, le texte, la danse, le chant, l’architecture,…) au sein d’une même manifestation « artistique », incarnant ainsi, avec plus ou moins de réussite, l’idéal, toujours à reprendre, de « l’œuvre d’art totale » présent et expérimenté à la fin du XIXe siècle. Une forme proche de cette démarche, déjà présente à l’heure actuelle mais qui va rapidement s’étendre, est représentée par l’art multimédia, art rendu possible par les performances de l’informatique. Mais il faut bien reconnaître que les possibilités qu’offre l’usage artistique de cette technologie sont encore relativement peu mises en œuvre et surtout que sa mobilisation dans le cadre des enjeux que nous avons soulevés demeure encore peu visible. Mais la voie est ouverte…

Eric Coulon.

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Au moins, l’art figuratif reste une valeur sure !!!

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L’éphémère ou la pérennité !!!???

ou pourquoi il est nécessaire de devoir régulièrement s’interroger.

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En ce début avril 2022, avec le temps qui avance, je me pose parfois des questions sur le sens à donner sur la façon d’envisager l’avenir de ce blog, d’une part, et, peut-être aussi, de tirer un bilan au bout de ses presque neuf ans d’existence, d’autre part.

Cependant, aucune intention de ma part de vouloir tout arrêter, même si j’ai souvent l’impression de « prêcher dans le désert ». Tout au plus, je publierai moins souvent, cherchant peut-être plus le qualitatif que le quantitatif.

J’ai créé ce blog en juin 2013 dans le but de contribuer sur des sujets autres que ceux que je traitais sur l’aquarelle et sur le Canal du Midi, par ce que je m’étais engagé, à participer sur des blog participatifs, en partenariat avec l’administrateur de ces plateformes qui contribuait lui aussi, surtout sur le sujet du Canal du Midi, d’autant plus qu’il est l’auteur d’un excellent site à propos de cette voie d’eau.

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Hélas, ayant constaté, au fur et à mesure des années, que cette collaboration avait fini par se résumer à l’alternance de longues périodes de découragements et de courtes périodes d’euphories, j’ai décidé, tout d’abord, dès 2017, de travailler en parallèle sur ce blog, resté, au passage, « dormant » pendant quatre ans, puis, dès septembre 2020, désireux de ne plus vouloir me « disperser », un peu à contre cœur, et par manque de temps aussi, j’ai choisi d’abandonner mes contributions sur ces deux supports collaboratifs qui risquent, malheureusement, de disparaître.

Cela ne m’a pas été facile de prendre cette décision.

L’expérience de la vie m’a appris à anticiper, à deviner ce qui va arriver, et à devoir, hélas, être amené à renoncer à aller au bout de certains projets communs, commencés pourtant dans l’euphorie et l’enthousiasme et qui se terminent de façon décevante par ce que la lassitude s’est invitée peu à peu, sans doute pour ne pas avoir eu suffisamment conscience de l’investissement que cela demandait pour pérenniser un partenariat. Personne non plus n’est irremplaçable.

Je n’oublie pas de préciser cependant que j’ai beaucoup appris de ces collaborations passées.

Publier aussi permet d’entretenir un réseau d’amitiés et de choisir d’agir plus ou moins en synergie en puisant son énergie en lisant les publications des autres internautes, bref, de rester motivé. C’est, par exemple, le cas avec les aquarellistes Dominique Gioan, Christian Colin et Alain Marc que j’aurai le plaisir de retrouver lors d’un stage d’aquarelle en Provence, région qui est chère à mon cœur, fin mai début juin 2022.

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Pour compléter la phrase que j’ai lue ailleurs sur une publication et qui indiquait que « si nous ne sommes pas dans un grand complot mais bien dans une grande connerie complétée par une sublime bêtise », j’ajouterai qu’il ne faut pas oublier non plus la grande, la très grande superficialité.

Cependant, je ne suis pas exempt de m’interroger également. Certaines de mes démarches et de mes approches ne se sont t’elles pas inscrites dans cette très grande superficialité !!!??? Est-ce que je prend toujours le temps nécessaire pour approfondir ce que je découvre sur la « toile »!!!??? Je reconnais que non.

Il est cependant difficile, en étant encore dans la vie active, de toujours se pencher de façon approfondie aux richesses que chacun d’entre nous tentons, avec plus ou moins d’adresse, et de succès, de publier, et qui est souvent le fruit d’une dépense de temps, d’énergie et de travail considérable.

En réponse au titre de cette publication, je pense que la réponse se trouve entre les deux.

Tant que j’aurai la volonté de publier un travail qui, je l’espère, a du sens, à savoir présenter ce que je dessine, peint, ou photographie, je peux effectivement affirmer que je m’inscris dans une démarche durable, mais comme je ne suis pas immortel, à l’échelle du temps, mes publications entreront à leur tout dans l’oubli une fois que j’aurai « passé l’arme à gauche » (mais ce n’est pas tout de suite et j’ai encore mon mot à dire). C’est en pensant à cela que je n’ai plus tout à fait l’enthousiasme des débuts, surtout pour ce qui s’agit de m’associer pour des publications en commun, même si quelques uns et quelques unes savent communiquer une envie de se motiver et de se dépasser.

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Nicolas globe croqueur.

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Tant qu’ils fonctionneront, voici le lien du site d’Alain Marc, et celui de Christian Colin, sans oublier Dominique Gioan (qui organise des sorties aquarelle tous les jeudis dans le village de Sauve (Gard) ou dans les environs.

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Avant qu’il ne risquent de disparaître, le site du Canal du Midi, évoqué plus haut ainsi que le blog qui lui est rattaché (dans lequel j’ai contribué de 2013 à 2020).

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