Aménagement d’une salle de bains et sa déclinaison sur un projet clients

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (14) : visuels 3d générés par l’IA.

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1 / Le parti pris décoratif :

La salle de bains sur les visuels ci-dessous, affiche un parti pris décoratif qui mêle élégance classique et influences artisanales. Voici les éléments clés qui structurent son style :

C’est un dialogue entre le « cadre » haussmannien avec ses beaux volumes et l’esprit contemporain, souligné par l’apport d’un élément de l’artisanat marocain (le zellige).

Les moulures et corniches au plafond ainsi que la belle hauteur sous plafond apportent une base classique typiquement parisienne.

Pour apporter une ambiance zen, élégante et chaleureuse, un choix de couleurs très harmonieux a été retenu, composé d’un vert sauge apaisant sur les murs, du blanc pour alléger (plafonds, sanitaires), des touches de noir pour structurer, le tout complété par l’apport d’une essence de bois chaud pour les meubles vasques et les étagères.

Le choix du marbre noir sur le sol et autour de la baignoire contribue à renforcer l’élégance du lieu, et le choix de plantes suspendues et posées, les accessoires en bois et le choix de textiles doux accompagnent cette ambiance zen.

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L’apport des éléments modernes que sont la porte coulissante à galandage de couleur noire (avec une vitre sablée) , la paroi de douche vitrée et le mobilier suspendu aux lignes épurées viennent dynamiser l’ensemble.

La faïence, inspirée du zellige marocain autour de la baignoire/douche est déterminante, grâce à ses couleurs vives (bleu, jaune, vert) qui contrastent avec le reste et apportent un effet artisanal texturé. Elle en devient ainsi le point focal de la pièce et apporte du caractère.

La baignoire peut servir aussi de douche grâce à une paroi vitrée coulissante et permet un optimisé sans sacrifier l’esthétique. La continuité du carrelage renforce l’effet cocon

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Pour conclure, le parti-pris décoratif se définit part un équilibre entre classicisme haussmannien, modernité graphique et artisanat marocain, et permet la création d’une salle de bains fonctionnelle sans être standardisée, élégante sans être froide, graphique et chaleureuse.

2 / La déclinaison sur un projet clients :

Voici salle de bain telle qu’elle est avant les propositions de transformation. Un carrelage « jaune mimosa » trop imposant dans la décoration de la pièce, que n’arrivent pas à contrebalancer le blanc du WC, du lave-linge et du mobilier.

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Ce parti pris décoratif ici consiste à transformer un espace utilitaire étroit en une pièce plus élégante, en jouant sur les contrastes et les matériaux nobles

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Le marbre noir veiné avec son effet miroir créé un effet de plus de profondeur dans cet espace et apporte une touche plus contemporaine tout en conservant des codes qui se réfèrent aux références haussmanniennes locales (un peu logique puisque cet appartement est situé dans la « petite ceinture » parisienne) : soubassements muraux moulurés, miroir encadré et verticalité du mobilier en bois à la teinte chaude et au veinage visible qui apporte un équilibre par rapport au marbre noir qui pourrait être froid seul.

Le choix de la palette est la suivante : Noir (sol + douche), blanc (sanitaires, lave linge, plafond), vert très pâle (comme celui des boutiques « Ladurée » / beige (murs) Bois (mobilier). Elle a pour but d’apporter une cohérence visuelle avec un clin d’œil au haut de gamme qui restera toujours une source d’inspiration.

Etant donné les dimensions de la pièce, je n’ai pas jugé utile d’intégrer de zelliges.

Pour conclure, il s’agit de repenser une salle de bains compacte en y apportant une esthétique d’inspiration chic et contemporaine, avec l’apport de codes classiques (moulures) et modernes par l’ajout de matériaux nobles (marbre noir) et des contrastes forts.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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De l’avant-projet à la réalisation, en passant par le suivi de chantier

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (12) : Quelques principes à appliquer dans la marche à suivre.

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1 – Lors d’un problème technique sur un chantier, ce qui guide les choix. 

Tout d’abord, une bonne expérience dans la pratique du chantier permet d’anticiper les éventuels problèmes qui pourraient apparaitre. Toutefois, sur mes 35 années de salariat en tant que dessinateur-projeteur, je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu qu’un chantier se déroulait sans son lot de problèmes, et qui peuvent être la cause de retards dans le planning. À ce sujet et à ma connaissance, le chantier de restauration de la cathédrale de Notre-Dame de Paris aura bien été le seul s’être déroulé sans dépasser la « dead line ». À l’inverse, la date de la mise en service de la ligne de métro 15 du Grand Paris Express, qui reliera le Pont de Sèvres (Boulogne-Billancourt) à Noisy-le-Grand, est sans cesse reportée : programmée au départ fin 2025, elle est prévue, normalement si tout va bien, courant 2027.

Pour entrer dans le vif du sujet, il faut prendre en compte une hiérarchie de critères qui commence par la sécurité, puis le respect de la conformité réglementaire, la faisabilité technique accompagnant la cohérence du projet architectural, la prise en compte des contraintes économiques et temporelles, normalement qui garantissent par la suite la résistance dans le temps et la pérennité.

La sécurité : celles des intervenants, les ouvriers en particulier, puis des usagers en tenant compte du bâti existant, le tout dans le respect des normes (accessibilité, hygiène, incendie, structure).

La conformité réglementaire : respect des normes en vigueur, des règles d’urbanisme, prise en compte du Document Technique Unifié établi par la Commission Générale de Normalisation du Bâtiment, sans oublier l’avis des bureaux de contrôle et assurances.

La faisabilité technique : vérification de compatibilité avec la structure existante (dans le cas d’une rénovation et/ou d’un agrandissement), vérification également sur la concrétisation des solutions proposées sur un chantier, et anticipation sur la disponibilité des matériaux et de leur quantité nécessaire, sans négliger non plus les savoir-faire.

La cohérence avec le projet architectural : vérifier que l’intention architecturale, spatiale, esthétique et fonctionnelle soit respectée. Le projet doit permettre d’affirmer les choix esthétiques sans subir des contraintes techniques au détriment de l’esthétique.

La prise en compte des contraintes économiques et temporelles : respect du budget et du planning dans le cadre du rapport du coût et de la durabilité. Sur ce point, ne vaut-il mieux pas une solution plus onéreuse mais plus durable avec le budget prévu plutôt qu’une autre moins onéreuse et moins durable qui obligera une nouvelle intervention avec un budget qui ne sera pas forcément prévu !!!???

La pérennité et la durabilité : solutions qui « tiennent la route » dans le temps, en tenant compte de la maintenance (c’est un budget aussi !), l’impact environnemental et l’évolutivité.

Pour conclure : toujours privilégier des solutions sûres, conformes, techniquement viables, sans s’éloigner de l’esprit du projet et tout en restant réaliste sur le plan du coût et du délai. Sur le volet de l’esprit du projet, la Sagrada Familia, à Barcelone, qui est sur le point d’être terminée, en est un exemple et je suis à peu près certain qu’Antoni Gaudí serait très heureux aujourd’hui du résultat.

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2 – Un client adresse à l’architecte d’intérieur le chèque de règlement du lot de peinture afin que vous le rétrocédiez à l’entreprise. Devra t’il l’accepter ? Pourquoi ?

En principe, non, sauf en cas de pratique très encadrée.

L’architecte ou l’architecte d’intérieur réceptionne les factures en fonction des travaux réalisés. Il donne ensuite son « feu vert » au client, il transmet un duplicata au client avec la mention « bon pour facture » de manière à ce que ce dernier puisse envoyer le chèque à l’entreprise.

L’architecte ou l’architecte d’intérieur serait amené, s’il acceptait un chèque d’un client à son nom, à intervenir sur un maniement de fonds pour le compte d’un tiers, donc, de devenir un intermédiaire financier, ce qui peut être juridiquement sensible, à moins d’un mandat écrit qui stipule qu’il est autorisé à recevoir des fonds pour le compte de l’entreprise. Pour cela, il doit disposer d’une assurance spécifique pour le maniement des fonds, utiliser un compte bancaire séparé et assurer une traçabilité rigoureuse des sommes. Ces précautions servent à éviter la mise en cause de sa responsabilité civile, le litige en cas de non-paiement ou de malfaçons, le soupçon de gestion de fait ou de pratique illégale.

De toutes façons, le client doit établir son chèque à l’ordre de l’entreprise, et il est plus pratique qu’il l’envoie ou le remette en main propre à l’entreprise. Eventuellement, il peut l’envoyer ou le remettre en main propre à l’architecte ou l’architecte d’intérieur, lequel se chargera ensuite de le transmettre de la manière de son choix à l’entreprise.

Pour conclure, un de mes anciens professeurs, feu Pierre Gautier Delaye (1923-2006), qui fut décorateur, architecte d’intérieur, graphiste et designer industriel, nous expliquait que la pratique de la profession, c’était « dix pour cent de création et quatre-vingt-dix pour cent d’emmerdements ». Inutile donc de s’en ajouter avec ce qui n’entre, à priori, pas dans les attributions d’un architecte ou architecte d’intérieur.

3 – Dans le cadre d’une estimation du montant des travaux avant de passer à la phase DCE, comment estimez la TVA ?

En phase d’avant-projet sommaire ou avant-projet définitif, l’estimation budgétaire est toujours calculée en hors taxe. Il est ensuite inséré une taxe en valeur ajoutée selon la catégorie dans laquelle rentre le projet. En cas de manque d’information au stade de l’avancement de celui-ci, il est appliqué un taux estimatif.

Le double affichage hors taxe (HT) et toutes taxes comprises (TTC) est appliqué de façon à faire comprendre au client que le taux du TTC peut varier. C’est ce que font les entreprises généralement.

La TVA se définit selon le statut du client et/ou de la nature des travaux.

L’architecte ou l’architecte d’intérieur est donc obligé d’appliquer un taux indicatif selon la nature du projet.

Cependant, avant le DCE, il est souvent impossible d’être certain de l’attribution exacte du type de TVA selon le type de travaux, également sur l’éligibilité au taux réduit ou non, la situation fiscale exacte du client, et les déclarations que le client signera (attestation TVA). Ce sont donc les entreprises qui seront amenées à déterminer le taux définitif de la TVA.

L’architecte ou l’architecte d’intérieur applique un taux indicatif en fonction du projet. Voici quelques exemples :

SituationTVA estimée
Construction neuve20 %
Rénovation / réhabilitation10 %
Rénovation logement > 2 ans (sous conditions)10 %
Travaux d’amélioration énergétique ciblés5,5 %

Le taux retenu est donc celui qui a le plus de chances de s’appliquer, compte tenu des infos connues à ce stade. Au départ, de toutes façons, travaux et honoraires sont fixés en HT.

4 – Qu’est-ce qu’un carottage ou un sondage ? Quelques exemples.

En construction, le carottage et le sondage désignent des opérations de perçage d’un sol ou d’un mur existant, dans le but d’une analyse qui sera un peu différente.

Le carottage est une opération qui consiste à percer un matériau en en prélevant un cylindre appelée carotte, pour l’analyser, ce qui permet de connaître la composition d’un matériau, sa résistance, son épaisseur, sa qualité, ce qui permet de contrôler la conformité d’un ouvrage.

Un carottage peut aussi servir à percer un sol ou un mur pour faire passer des câbles d’un niveau à un autre d’un bâtiment ou d’une pièce à une autre si un mur est porteur. Il peut aussi servir à intégrer des structures pour renforcer un ouvrage.

En architecture, le matériau concerné est principalement le béton, en voirie, les enrobés, en géologie, les sols durs et la roche.

Une dalle en béton peut être carottée pour mesurer sa résistance à la compression, un mur porteur avant une démolition partielle, dans le but de voir s’il est possible de faire deux pièces en une, par exemple.

Il est considéré comme partiellement destructif mais d’une très grande précision.

Un sondage est une opération qui consiste à explorer, avec ou sans prélèvement, un sol ou un ouvrage pour en connaitre sa composition.

Il permet d’informer sur la nature d’un sol, identifier éventuellement la présence d’eau et/ou de vides, et s’avère très utile pour adapter les fondations d’un projet. Exemple : lors de la construction de l’Opéra Garnier à Paris au XIXe siècle, il a fallu composer avec la présence d’une poche d’eau.

5 – Comment investir des combles dont les entraits de fermes descendent très bas (moins de 1,80 m) ?

Quand les entraits de fermes descendent très bas (en dessous de 1,80 m) et sans toucher à la structure, il est quand même possible de concevoir une pièce à vivre avec ce constat très simple de se mouvoir là où on peut se tenir debout et ranger là ou on est obligé de se baisser (placards, tiroirs, étagères, lit bas, bureau, futon). Cette solution offre l’avantage de ne pas envisager de travaux structurels, d’avoir un coût maitrisé et de ne pas déstabiliser la structure de la toiture.

Pour optimiser l’espace, il est parfaitement envisageable d’intervenir sur la structure de la charpente avec impérativement, en préambule la sollicitation d’un ingénieur structure / bureau d’études bois qui opérera des calculs. Les entraits existants empêchant l’écartement des murs, ils seront remplacés par des poutres retroussées, un portique ou un système métallique.

Ci-dessous, une solution proposée. Attention, la hauteur sous l’entrait dans la nouvelle configuration ne doit pas être en dessous de 1 m 80. Pour une « respiration spatiale », surtout pour des personnes de grande taille, privilégier plutôt une hauteur de 2 m 40.

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Autre cas de figure. Il est possible de modifier une ferme pour la remonter, autrement dit, la retrousser. Opération réalisée par un charpentier avec faisabilité à étudier dès le début du projet.

Les entraits existants seront découpés et reposeront sur des jambes de force de part et d’autre, les contrefiches seront ôtées et le poinçon sera découpé et reposera sur un nouvel entrait retroussé.

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Une autre solution consiste à abaisser le plancher, mais il ne faut pas que la hauteur sous plafond du niveau en dessous soit inférieure à 1 m 80 (Loi Carrez), si celle-ci est une pièce à vivre.

Pour conclure, tout va se déterminer selon le budget et les besoins, s’il s’agira d’une pièce à vivre ou d’un « comble de dépannage » prévu plutôt pour de l’archivage.

6 – Comment appelle t’on la partie du mur située immédiatement au-dessus d’une ouverture dans un mur porteur (porte ou fenêtre), à quoi sert-elle ?

Cette partie se nomme le linteau et il sert non seulement à soutenir, mais aussi à répartir le poids d’un mur ou d’une structure au-dessus d’une ouverture, ce qui permet de transmettre les charges vers les côtés de celle-ci, autrement dit, vers les montants ou les parties pleines du mur. Important : vérifier que la résistance des montants ou des murs soit en capacité de supporter ces charges.

Une ouverture, cela peut être envisagé pour y placer une porte, une porte fenêtre, le percement d’une cloison porteuse pour agrandir un espace et réunir deux pièces, par exemple.

Un linteau et aussi un élément qui participe à l’esthétique architecturale comme sur ce très bel exemple du visuel ci-dessous représentant un de ceux situés sur le minaret de la Grande Mosquée de Kairouan, en Tunisie, avec des motifs sculptés d’un raffinement remarquable. La notion de la beauté associée à une solution technique, en quelque sorte.

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7 – Présentation de deux systèmes, faisant partie de la couverture, et complétant la charpente bois, sur lesquels sont fixées les tuiles d’un bâtiment.

Il s’agit des liteaux et des voliges.

Les liteaux sont des lattes en bois, espacées, et fixées à la charpente, perpendiculairement aux chevrons plus précisément. Ils sont plus adaptés pour la pose de tuiles mécaniques ou de tuiles romaines.

Leur fonction consiste à ce que la tuile puisse se « poser » et, pour une meilleure résistance aux intempéries et aux vents forts en particulier, être accrochée.

Autrement dit les liteaux sont plus adaptés à recevoir des tuiles à emboitements ou à crochets.

A noter que les liteaux et les chevrons reposent sur une étanchéité, afin de prévenir des fuites d’eau.

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Tout types de revêtements de toitures ne sont pas forcément adaptés aux liteaux, comme l’ardoise, par exemple. Il existe une autre manière de procéder qui s’appellent les voliges.

Les voliges sont des planches de bois fines plates de 10 à 20 mm d’épaisseur, utilisées en charpente et couverture de toiture et destinées à supporter des tuiles plates ou des tuiles en ardoises qui sont cloutées.

Elles sont fixées les unes à côté des autres, avec parfois un petit espacement, sur les chevrons.

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8 – La différence entre un parquet traditionnel massif et un parquet stratifié.

Le parquet traditionnel massif est composé entièrement en bois massif, aux essences comme le chêne ou le hêtre, par exemple. Il est conçu pour durer et il peut être poncé pour être rénové plusieurs fois, ce qui lui donne un aspect plus authentique, patiné et chaleureux. Son coût reste plus élevé que le parquet stratifié, il est plus sensible à l’humidité et nécessite une pose techniquement parlant plus pointue.

On en trouve dans les beaux appartements haussmanniens parisiens, par exemple, avec un assemblage à chevrons, ou dits « à points de Hongrie ».

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Il peut être également à lattes, comme on peut le découvrir sur le visuel ci-dessous.

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Aménagement d’appartement, travail personnel dans le cadre d’une commande pour un architecte (rénovation d’un bâti ancien)

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Le parquet stratifié , d’1 cm d’épaisseur maximum, est constitué de lames présentant un empilement de plusieurs couches ou de plusieurs strates fines qui peuvent être en bois massif ou en aggloméré. La couche supérieure peut être en imitation bois ou en bois massif. Son coût est moins onéreux et les modèles hauts de gamme offre une bonne résistance à l’usure quotidienne, contrairement aux modèles bas de gamme avec des lattes qui ont tendance à se désolidariser et à se gondoler avec le temps. Il n’est pas ponçable et une fuite d’eau, causée par un chauffe-eau défectueux peut lui être fatal, même pour les modèles de bonne qualité.

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Aménagement d’un salon, travail personnel

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Le parquet traditionnel, de 3 cm d’épaisseur, dégage une patine et une authenticité que n’offrira jamais le parquet stratifié, encore moins pour les modèles en vinyle qui les imite et restent, à mon avis, très kitch. J’ai toujours pensé que c’est plus authentique de choisir un matériau pour ce qu’il est plutôt que pour ce qui veut être, exception faite du trompe l’œil qui s’intègre dans une dimension artistique. A ce sujet, la déco de l’Hôtel du Palais à Biarritz assemble harmonieusement le marbre et le marbre en trompe l’œil.

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C’est tout,… pour le moment !!!

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Sédentarité ou mobilité

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (9-2) : l’habitat par rapport au mode de vie.

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Dès les premières constructions de son habitat, l’homme a eu à choisir entre mobilité et pérennité, et ce à travers les siècles. De quelles manières a été guidé ce choix ? Par quels matériaux s’est-il exprimé ?

La mobilité aura été d’abord la caractéristique de l’habitat humain, de par le besoin de se nourrir, par la chasse et ou la cueillette de végétaux, fruits dits « sauvages » et légumes comestibles. La maitrise du feu a permis ensuite non seulement de pouvoir mieux digérer, mais aussi de se chauffer et de s’éclairer (ce qui a permis les peintures rupestres dans les grottes, par exemple).

Par la suite les modes de vie, les contraintes environnementales, climatiques, les ressources disponibles et les systèmes sociaux qui sont apparus au fur et à mesure que les sociétés humaines s’organisaient, ont déterminé le choix entre la mobilité et la pérennité.

Selon les options choisies, les matériaux de construction n’ont pas été les mêmes.

Pour les sociétés nomades, l’habitat correspond à une vision immédiate et cyclique du temps, déterminé par les saisons, les pâturages. Les matériaux doivent être donc légers, démontables et transportables, comme de nos jours, les yourtes des peuples nomades asiatique ou les tentes des Touaregs.

Matériaux privilégiés : bois, branchages, peaux animales, feutres, tissus végétaux, cordes, os. Ils sont légers, faciles à monter et à démonter. Idéaux pour des déplacements fréquents.

Pour les sociétés sédentaires, la conception de l’habitat s’inscrit dans la projection dans le futur, autrement dit, la mise en place d’une transmission dans la continuité. Les matériaux doivent être résistants, comme la pierre et ils sont choisis dans le cadre de la recherche d’un habitat durable, protégeant les récoltes, les individus et les biens sur le long terme

Matériaux privilégiés : pierre, terre crue, brique, puis mortier et béton. Le bois, utilisé également dans un premier temps, a été abandonné, pour cause d’incendies. Ainsi, le Pont Neuf est le… plus ancien pont de la capitale dans la mesure où il a été décidé de ne plus faire construite des ouvrages en bois.

Ces matériaux sont lourds, résistants au temps, la pierre en particulier (comme le Pont du Gard, ou le pont romain d’Argenton sur Creuse, utilisé bien après la chute de l’Empire d’occident, ou encore le pont antique de Saint-Chamas, dans les Bouches-du-Rhône, traversé par les automobiles encore après la Libération en 1945.

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pièces graphiques, travail personnel

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Un climat inhospitalier oblige à des solutions souples et adaptables alors qu’un territoire stable qui offre des ressources abondantes incite à se sédentariser et à envisager des constructions durables, qui deviennent un marqueur d’identité, de pouvoir, d’enracinement dans des sociétés centralisées et hiérarchisées. 

Les matériaux utilisés par les civilisations sédentaires rendent donc possible la construction de maisons fixes, lesquelles groupées forment un village, puis une ville et impliquent une main-d’œuvre qualifiée appelée à travailler dans le cadre d’une planification.

Il n’est cependant pas judicieux d’opposer forcément l’habitat nomade et l’habitat sédentaire. Dans certaines sociétés et dans certains cas de figure, des structures avant tout conçues pour un mode de vie sédentaire peuvent être adaptées à la mobilité si les impératifs économiques amènent à tout remettre en question. Je pense à la maison alsacienne à colombages qui est en fait un « kit » et qui peut être démontable pour être remontée ailleurs. On en trouve de très beaux exemples d’habitats remontés à l’Ecomusée, près de Mulhouse.

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A l’inverse des exemples précédemment cités, les individus appelés « gens du voyage », donc nomades, ont un habitat non démontable, mais mobile : la roulotte, laquelle, hélas, a tendance à disparaître au profit de caravanes ou camping-cars standardisés.

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Pour conclure, ce sont les modes de vie, le rapport du territoire au temps, les contraintes naturelles et l’organisation sociale qui ont amené, les stigmatisations hélas de certains groupes d’individus, avec des conséquences dramatiques parfois (comme ce fut le cas pour les pogroms), qui ont amené, qui amènent et qui amèneront les civilisation a choisir entre la mobilité et la pérennité. Il est à noter cependant que les civilisations nomades ont tendance à se sédentariser ou semi sédentariser. L’habitat est alors le reflet des choix exprimés à travers les matériaux qui révèlent à la fois le savoir-faire technique et la manière dont l’individu se projette dans son environnent. Les fermes dans le Massif du Jura en sont un très bel exemple.

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pièce graphique, travail personnel

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Nicolas globe croqueur et photographe.

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Le capital culturel dans la création architecturale

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (9-1) : ce qu’il faut avoir pour savoir exercer dans ces professions.

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En tant que créateur, qu’est ce qui apporte une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture et de l’architecture intérieure dans la conception d’un projet de qualité ?  

Un « bagage » culturel, complété par des connaissances techniques et une approche critique, permettent au créateur d’être « armé » pour apporter des réponses pertinentes et créatives sur l’approche d’un projet afin d’en obtenir un résultat de qualité.

Une bonne connaissance de l’histoire de l’architecture et de l’architecture intérieure en est la base essentielle. S’informer sur les styles, les œuvres et les courants déjà existants, qui représentent une source inépuisable d’inspiration permet ensuite d’apporter des réponses personnelles innovantes, originale et pertinentes. Elle permet aussi de réinterpréter et conceptualiser en puisant dans un vaste réservoir d’idées, de formes, de matériaux.

Le contexte historique, économique, culturel, et social ainsi que les innovations apparues à différentes époques sont les leviers qui expliquent le pourquoi des choix non seulement portés les formes, les organisations spatiales, les partis pris décoratifs, mais également sur l’obligation de certains renoncements. Par exemple, l’absence de la construction de la deuxième tour de la cathédrale de Strasbourg s’explique par la nature du terrain qui ne permettait pas d’en supporter la charge. Pour le projet de la cité idéale imaginée par Riquet sur le canal du Midi au Seuil de Naurouze, le constat de l’envasement dans le bassin principal apporté par les eaux captées sur la Montagne Noire et l’insuffisance des connaissances techniques pour envisager leur évacuation n’auraient pas permis aux embarcations d’y stationner. Le projet avait donc été abandonné.

Un créateur averti sur certaines contraintes lui permet d’anticiper sur des éventuels renoncements et de proposer un projet cohérent avec ce qu’impose l’environnement.  

Une relative bonne connaissance des références historiques (personne ne connait tout, cela se saurait !!!) permet un regard critique sur les références du passé mais aussi sur les tendances du présent. Il devient possible alors de défendre des choix de conception à l’aide d’arguments solides et cohérents.

Il est essentiel de tenir compte de l’évolution des modes de vie, des usages, des fonctionnalités dans les espaces définis de manière à savoir anticiper la conception des espaces mieux adaptés aux besoins contemporains tout en prenant en compte l’équation de la mémoire et de l’identité des lieux. Cela concerne particulièrement les projets de réhabilitation et de rénovation. La reconversion en campus universitaire des bâtiments et de la tour, conçus par l’architecte René Lefébure dans les années 1930, de l’ancienne imprimerie du magazine « L’Illustration » à Bobigny en est un exemple.

Afin d’espérer pouvoir pérenniser son projet, un créateur doté de solides valeurs culturelles aura peut-être la chance de donner plus de sens et de profondeur à son projet, par ce que l’architecture ne se limite pas qu’à une intention fonctionnelle et esthétique, mais aussi devient un symbole, une référence, comme l’exemple de Bobigny cité plus haut.

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Représentations graphiques de l’imprimerie de la revue « L’Illustration » à Bobigny

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Aspect non négligeable avant d’entamer toute démarche de projet :

Il s’agit du « profil » du client et dans quelle catégorie il s’inscrit.

1 / Clients au capital économique plus faible et au capital culturel plus important :

La pièce maîtresse va être la bibliothèque, visible dans le salon. Le reste du mobilier peut être dit « de seconde main » avec une place importante de la couleur.

Présence aussi de nombreuses affiches et mise en valeur de ce qui représente la culture.

Goût artistique prononcé dans des espaces généralement plus petits.

Le plutôt manque de moyens va être compensée par une hyper personnalisation esthétique et une mise en avant des supports de culture, comme le lecteur vinyles, par exemple.

Présence de plantes vertes.

La télévision n’est généralement pas d’une dimension excessive.

2 / Clients au capital économique plus fort et au capital culturel plus faible :

Ce qu’on appelle les « nouveaux riches », comme des participants aux émissions de télé dite « réalité » issus d’un milieu, certes respectable, cependant pas forcément particulièrement étoffé culturellement parlant, mais qui ont acquis un gros capital économique en peu de temps.

Intérieurs avec de grands espaces et de belles hauteurs sous plafonds mais avec une esthétique minimaliste et mise en valeur de matériaux chers et ostentatoires, comme le marbre ou du mobilier laqué blanc.

Il faut voir les marques et la télévision est mise en valeur grâce à ses proportions gigantesques.

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3 / Clients au capital économique et culturel important :

Un idéal, selon moi, d’autant que je n’en fait pas partie.

Habitent dans des grands appartements haussmanniens, aux généreux volumes et belles hauteurs sous plafonds, aux cheminées, lambris moulures et beaux parquets de grande qualité.

Esthétique discrète, minimaliste et non ostentatoire, avec des meubles d’une grande valeur qui sont pratiquement ou sont carrément des œuvres d’art, en réalité dits « hors de prix ».

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La télévision, est soi discrète, ou soit cachée par une œuvre d’art ou par un meuble amovible, soit présente mais avec la projection d’une œuvre d’art.                                                                 

Le « Quiet Luxury » ou « Old Money » est très prisé également et se caractérise par des volumes dit « cathédrale » et des matériaux à dominante mat et sombres.

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Même si elles sont plus ou moins singées parfois, les références en décoration des personnes ayant la chance d’appartenir cette catégorie inspirent les personnes des trois autres.

4 / Clients au capital économique et culturel plus faible :

Intérieurs propres et bien rangés.

Mobilier chiné ou récupération de ceux de la famille, ou encore acheté dans des magasins Ikéa, But ou Conforama.

Place importante accordée aux objets transmis par la famille et des photos de famille.

Recherche de distinction par la technologie de masse comme l’installation de rubans LED au plafond.

Chauffe-eau et tuyauts apparents dans la cuisine.

L’intérieur a pour fonction de créer un environnement défensif par rapport à l’extérieur.

En conclusion :

Bien entendu, les catégories ne sont pas figées, les clients peuvent également rentrer dans les « cases » de deux ou plusieurs d’entre elles, voire les quatre.

Mes visuels numériques ci-dessous, d’un salon et d’une salle à manger pourraient correspondre à une synthèse entre la catégorie 1 et 3.

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Pour ce qui concerne les prestations d’un architecte d’intérieur ou d’un décorateur, les catégories 2 et 3 sont sensées les concerner d’avantage, un peu moins pour la première et plus rarement pour la quatrième. Cependant, il est intéressant de travailler avec cette dernière afin de chercher à concilier la recherche du « beau » avec un budget serré.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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En annexe, deux vidéos sur les 4 catégories citées plus haut.

1 / Capital économique plus faible et capital culturel plus important.

2 / Capital économique plus important et capital culturel plus faible.

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3 / Capital économique et capital culturel au maximum (l’idéal !!!).

4 / Capital économique et capital culturel plutôt modeste.

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L’architecture intérieure et quelques indices sur la pratique de la profession

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (8) : définitions de cette profession.

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1. Lors de sa mission, les leviers (les moyens) dont dispose l’architecte d’intérieur.

Les leviers se définissent sur le plan relationnel, créatif sans oublier le volet technique et une exigence dans la recherche du fonctionnel.

Tout d’abord, un souci d’organisation de l’espace, en repensant, si besoin, la distribution des pièces, des circulations, des ouvertures, des volumes afin d’optimiser la surface disponible. Cela passe par la création, modification ou suppression de cloisons, par une intervention sur les hauteurs sous les plafonds ou faux-plafonds ou alors, proposer des espaces modulables.

Une intervention sur le gros œuvre peut être possible, comme remplacer une partie d’un mur porteur par une poutre porteuse pour agrandir une pièce, tout en prenant soin de faire appel aux professions compétentes, comme celle d’un bureau d’études, pour étudier la faisabilité et vérifier si elle est réalisable ou non. Attention ! pour un appartement, toute modification sur le gros œuvre est soumise aussi au vote des copropriétaires lors d’un assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Cela entraine un rallongement de temps dans la réalisation d’un projet.

Viennent ensuite le choix des matériaux, des couleurs et, d’une palette chromatique adaptée (pas plus de 10 couleurs de préférence, ce que recommandent certains magazines spécialisés, mais chaque projet a sa spécificité), la sélection des revêtements, des textures, des finitions.

L’architecte d’intérieur définit, en phase avec son client, l’ambiance, la luminosité et la perception des volumes. Les matériaux peuvent aussi s’inscrire dans des contraintes techniques, environnementales, et/ou budgétaires.

Il peut intégrer également du mobilier de série ou sur mesure. Pour cela, il est contraint d’adapter l’espace aux usages du client, sans oublier une identité esthétique affirmée. Le mobilier permet aussi de structurer l’espace.

L’éclairage est aussi important. En harmonisant lumière naturelle et éclairage artificiel l’architecte d’intérieur contribue à une « mise en scène » par la mise en valeur des volumes, et, non seulement, crée des ambiances, mais aussi améliore le confort visuel.

Le plan technique n’est pas à négliger non plus, puisque l’architecte d’intérieur, informé des normes, des contraintes du bâtiment et du budget, peut ainsi concevoir un projet réalisable, conforme à la réglementation et économiquement cohérent.

La relation avec le client et les intervenants est importante, pour la réussite d’une mission. Elle se traduit par l’écoute, la compréhension des besoins, et contribue à harmoniser les relations entre les différents acteurs d’un projet (artisans, fournisseurs, bureaux d’études).

Pour conclure, l’architecte d’intérieur dispose de leviers combinant créativité, technique et gestion humaine, clés de la réussite pour apporter à un espace une fonctionnalité, une esthétique, afin de satisfaire son client.

2. Différence entre un architecte d’intérieur et un décorateur.

L’étendue de leur mission, leur niveau d’intervention et leurs compétences techniques ne sont pas les mêmes.

La mission de l’architecte d’intérieur consiste à concevoir et transformer les volumes intérieurs en agissant sur la structure essentiellement non porteuse, la distribution des pièces, les circulations, l’éclairage, l’ergonomie et les usages. Il intervient non seulement sur la création ou la suppression de cloisons, la conception de mobilier qui peut être sur mesure, comme précisé plus haut, mais aussi sur la coordination des travaux, en tenant compte de la dimension technique et réglementaire, ainsi qu’un suivi de chantier. Il se base sur des plans, ce qui lui permet de penser le projet dans sa globalité.

La mission du décorateur, quant à lui, c’est l’intervention sur l’aspect esthétique d’un lieu existant, sans intervenir sur sa structure. Son travail consiste à choisir des couleurs, des matériaux, du mobilier, des textiles, des objets décoratifs afin d’apporter des ambiances en mettant en valeur un espace, sans y modifier son organisation et ses volumes. Il peut se baser sur des plans, mais présenter des perspectives d’ambiance accompagnées de planches de présentation dites « planches de tendances » ou « mood boards » (type de collage qui peut être composé d’images, de texte et d’échantillons de matériaux selon le choix de son créateur).

Les deux professions sont complémentaires, d’ailleurs, dans les grandes agences, ils travaillent souvent « de concert », mais l’architecte d’intérieur dispose d’un champ d’action plus large que celui du décorateur.

A noter cependant que les compétences demandées à un décorateur s’inscrivent largement dans celles d’un architecte d’intérieur.

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Planches et perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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3. Signification et rôle du « Maître d’œuvre ».

Le maître d’œuvre est la personne ou l’entité en charge de concevoir, coordonner et suivre la réalisation d’un projet de construction, de rénovation dans le cadre de la demande du commanditaire, c’est-à-dire un client, une fratrie ou des associés, appelé(s) maître(s) d’ouvrage.

La personne peut être un architecte, un architecte d’intérieur et l’entité peut être un bureau d’études ou une entreprise spécialisée.

Toute mission du maître d’œuvre commence par la mise en place d’un projet, par l’analyse des besoins, l’élaboration des plans et visuels d’ambiance, des choix esthétiques, rendus possibles s’ils sont réalisables techniquement parlant, et de l’estimation des coût (dans la pratique, souvent sous-estimés, hélas). La phase suivante consiste à préparer le dossier de consultation des entreprises et de proposer au client des artisans, même si ces derniers peuvent parfois aussi souhaiter en proposer, pour des raisons d’affinité. Sur ce point, par le « bouche à oreille », un bon artisan est précédé par sa réputation et souvent le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage s’accordent sur le choix de celui-ci.

Pendant la durée du chantier, le maître d’œuvre coordonne l’intervention des différents partenaires, organise les réunions régulières, vérifie la conformité des travaux par rapport aux plans, au budget, aux délais et aux normes en vigueur. Sa position d’interlocuteur clé entre le client et les entreprises, garantit le bon déroulement dans l’avancement du projet afin de répondre aux attentes du client

4. Différence entre une maîtrise d’ouvrage privée et une maîtrise d’ouvrage publique.

La différence repose sur l’identité du commanditaire. S’ajoutent les intentions du projet et l’encadrement juridique.

La maîtrise d’ouvrage privée désigne une personne physique ou qui commande un projet pour le faire réaliser avec son propre financement, qu’il soit issu de ses économies et/ou d’un emprunt contracté auprès d’une banque ou après d’un autre particulier, par exemple.

La personne physique peut être un particulier qui fait rénover son appartement ou un promoteur qui veut faire construire un ou des immeubles de logements, un commerçant qui veut faire transformer sa boutique ou un restaurateur qui souhaite faire aménager un local.

Un chef d’entreprise qui représente lui-même ou un groupe de personnes, comme un conseil d’administration peut aussi être considéré comme un maître d’œuvre privé, dans le cadre d’un projet en aménagement de bureaux

La maîtrise d’ouvrage publique concerne une personne ou un groupe de personne représentant un organisme public, qui engage des sommes qui ne sont pas issues de ses ou de leurs propres revenus. Il a pour mission d’agir au mieux dans le cadre de l’intérêt général.

Les projets sont financés par des fonds public dans le cadre de règles bien établies, comme le concours des appels d’offre. Les projets dans le secteur scolaire ou hospitalier entrent dans ce cadre.

Ce sont les intérêts individuels ou économiques avec une organisation plus flexible qui déterminent la maîtrise d’œuvre privée alors que la maîtrise d’ouvrage publique concerne l’intérêt collectif avec des procédure réglementaires très encadrées.

5. Exemple d’un cas concret : élaboration d’une proposition d’honoraires.

Réalisation un devis pour un éventuel futur client, fleuriste de profession.

Ce dernier souhaite l’aménagement de sa nouvelle boutique située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville.

Le local mesure environ 60 m2, et le budget maximum est de 85 000 HT.

Un forfait de 900 € HT est proposé pour l’élaboration du dossier EDL. Pour le reste, le taux de rémunération habituel pour ce genre de mission des de 9 pour cent, répartis comme suit :

ESQ : 2%, soit 1700 € HT.

APS : 2%, soit 1700 € HT.

PRO, suivi de chantier, le pourcentage restant, 4%, soit 3400 € HT.

Calcul du montant du devis.

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6. Signification de l’abréviation APS ?

Il s’agit d’un Avant-Projet Sommaire.

L’APS correspond à une approche d’un projet qui succède à la phase du state de l’analyse du projet et des premières esquisses au cours de laquelle le maître d’œuvre (architecte ou architecte d’intérieur) introduit les grandes lignes afin de définir l’organisation générale des espaces, les principes d’aménagement, les intentions esthétiques ainsi que les premières options techniques.

L’APS inclut généralement des plans simplifiés, des esquisses plus élaborées que celles de la phase précédente, une première estimation du coût des travaux et une vérification de la faisabilité du projet par rapport au programme et au budget du client.

Cette étape permet de valider l’idée générale du projet avant d’entamer des études plus détaillées comme l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-projet Détaillé).

Important : en partant d’une « page blanche » et dans la démarche d’éviter des « coquilles » au moment du chantier, il est évidemment préférable de faire établir, par un géomètre, un fond de plan précis d’état des lieux, qui nécessite un relevé sur site très rigoureux et qui demande une somme de travail non négligeable. L’architecte d’intérieur ou l’entreprise n’ayant pas les moyens de s’offrir de tels services devra s’y atteler, ce qui représente un facteur temps non négligeable. Partir sur un APS, pour poursuivre ensuite sur un APD (Avant-Projet Définitif), un PRO (Projet de Conception générale), un DCE (Dossier de Consultation des Entreprise) puis un DOE  (Dossier des Ouvrages Exécutés) sans une base avec des fonds de plan exacts risquent d’entrainer, au moment du suive de chantier, le constat d’une impossibilité d’installer un équipement ou un module qu’un artisan aura fait construire préalablement (j’ai hélas été témoin de ces situations pendant mes 35 années de salariat, par ce que certains maîtres d’ouvrage étaient pingres). « Si le travail n’est pas bien fait, il faudra le refaire » déclarait feu le Chef Paul Bocuse.

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Perspectives d’ambiance dans le cadre d’APS réalisées pendant mes 35 années de salariat

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7. APS : Cas pratique pour un client fleuriste.

Vous continuez à travailler pour un client fleuriste, d’ailleurs votre travail est déjà bien entamé. En effet, vous avez réalisé un état des lieux complet, et votre client vous a validé le choix d’esquisse.

Dans le cadre de l’APS, détaillez et expliquez les documents que vous allez fournir à votre client.

La boutique est située au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, en centre-ville de Tours.

Le local, tout en longueur, actuellement, vide, mesure environ 60 m2. Il est tout en longueur. Il dispose d’une façade côté rue de 3 m 50 de large, ainsi que d’une petite cour fermée à l’arrière.

Pour ce client fleuriste, dans le cadre de l’APS, et après la prise de connaissance de l’état des lieux et de la validation de l’esquisse, je vais fournir au client un ensemble de pièces graphiques et techniques claires et pédagogiques afin de lui permettre de comprendre et d’adhérer au projet, d’en valider les principes et d’anticiper la suite de la mission.

– Je fournis un plan d’aménagement du local (généralement à l’échelle 1/50e pour une petite surface ou 1/100e pour une plus grande) représentant l’aménagement général de la boutique de 60 m². Pour ce cas précis, j’opterai pour le choix de l’échelle 1/50e.

J’aurais pris soin, préalablement de me baser sur un fond de plan juste soit à partir d’un relevé sur place et retranscrit sur un plan, soit en ayant fait appel à un géomètre qui m’aura fourni son fond de plan d’après ses propres relevés « in situ ».

Afin de permettre au client de visualiser ce que sera le fonctionnement de sa boutique, je lui établis le document suivant qui montrera :

La répartition des espaces : espace de vente, vitrine côté rue, espace dédié à la préparation florale, l’espace de stockage, sans oublier l’accès à la cour arrière par lequel passeront les poubelles.

Les circulations à l’intérieur du local. Attention, pour ce qui s’agit de l’espace de vente, ne pas oublier d’intégrer les normes d’accès aux personnes à mobilité réduite.

L’implantation du mobilier (le comptoir, les présentoirs, les étagères, la chambre froide à température positive éventuelle, qui est plus que conseillé pour un fleuriste).

Le commerçant pourra ainsi visualiser le fonctionnement de sa boutique au quotidien.

– Je fournis aussi un plan de zonage et de circulation, dans le cadre de la recherche d’un confort de travail, matérialisé par des « pavés » de couleurs différentes afin de distinguer ce qui est accessible à la clientèle, ce qui n’est réservé qu’au personnel et les flux clients et les flux de travail.

– Je fournis ensuite des élévations intérieures, afin de se projeter dans l’espace et exploiter la hauteur sous plafond, complétées par une coupe longitudinale dans le sens de la longueur du local (voire d’autres coupes si nécessaire).

Je pourrai ainsi mettre en avant le traitement des murs avec les modules adaptés, les hauteurs du mobilier, et le rapport entre le sol, les volumes et la lumière, bien que ce point soit d’avantage mis en valeur par la présentation de perspectives en 3D, faites à la main et/ou en infographie (ou le mix des deux).

– Je complète par l’ajout de pièces graphiques qui sont « flatteuses », à savoir les perspectives 3D évoquées plus haut afin d’illustrer l’ambiance générale de la boutique, dévoiler le style souhaité, de mettre en valeur de la vitrine de 3 m 50 sur la rue et indiquer le lien visuel avec la cour arrière.

Cette phase du travail permet au client de se projeter émotionnellement dans son futur commerce.

– Je n’oublie pas non plus de fournir une planche d’ambiance, ou mood board, incluant les matériaux choisis, les couleurs dominantes, les textures compatibles avec un univers végétal, et les principes d’éclairage avec une lumière chaleureuse permettant la mise en valeur des fleurs et plantes.

– J’ajoute aussi une notice descriptive sommaire, apport indispensable aux pièces graphiques dans laquelle je détaille le concept général de la boutique, les choix d’aménagement dans les contraintes d’un local aux formes allongées et à la façade étroite et les principes techniques comme l’éclairage ou la ventilation.

– Je termine par fournir une estimation budgétaire prévisionnelle sommaire du coût des travaux, par grands postes : démolition, aménagement, mobilier, éclairage… afin de permettre de vérifier si le budget du client permet la réalisation ou non du projet. Une réponse positive offre la possibilité de poursuivre vers l’APD (Avant-Projet Définitif ou Avant-Projet Détaillé).

– Pour conclure, et avant d’entrer dans la phase plus détaillée et technique, les pièces inclues dans l’APS définissent une base de validation dans un projet et permettent au client, fleuriste pour ce cas précis, de comprendre l’organisation de son futur lieu de travail, son ambiance et son fonctionnement.

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Boutique de fleurs et plantes, visuel générée par l’IA

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Bonne année 2026

Faites de votre vie un rêve et d’un rêve une réalité.

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Je commence cette publication, par la citation de Saint-Exupéry : « Faites de votre vie un rêve et d’un rêve une réalité ». Et si beaucoup de doutes m’ont traversé, c’est qui m’aura plutôt motivé en cette année 2025, par forcément évidente, par ce que concerné par un licenciement économique après 31 ans dans une même entreprise.

Je ne me suis pas laissé et ne me laisse pas abattre dans la mesure ou j’entreprend des formations de perfectionnement dans le but de me réinsérer de nouveau dans le monde du travail (eh oui, même à 60 ans, il faut y croire).

Je vous ai fait et vous ferai partager d’ailleurs quelques publications relatives à ces formations, sur des sujets en architecture, ou en design.

Par ailleurs, passé un merveilleux séjour en Espagne avec mon ami aquarelliste Alain Marc, qui nous a emmené à Madrid, et à Tolède.

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La Puerta del Sol, à Madrid

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Vous avez pu découvrir mes publications sur la capitale espagnole et l’Escurial en 2025 et je vous prépare celle sur et les moulins de Consuegra et Tolède au printemps 2026.

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La belle gare de Tolède, d’inspiration mauresque

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2025 aura été aussi l’occasion de faire connaissance avec un autre aquarelliste, Christophe Dubesset, avec qui j’ai partagé un séjour sur l’Ile de Ré en août.

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Le pont de l’Île de Ré depuis Rivedoux-plage

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Mon objectif de relier Paris à Tours à vélo, commencé en 2021, aura aussi été atteint, après avoir longé le canal d’Orléans et la Loire à partir de cette ville.

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Bief du Milieu de Grignon sur le canal d’Orléans

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Le fleuve à Chaumont-sur-Loire

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Et pour ce qui s’agit des canaux, j’ai également longé, à l’automne, le canal de l’Ourcq de Paris à Meaux.

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Canal de l’Ourcq, sur le bief de Fresnes-sur-Marne

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De nombreux projets détermineront ma feuille de route pour l’année qui commence et celles qui suivront. Je ne manquerai pas de vous en faire part sur mes publications.

Bonne et heureuse année 2026 à toutes et à tous, qu’elle vous soit heureuse et belle à défaut d’espérer un monde meilleur, ce qui reste une utopie.

Nicolas globe croqueur (et photographe).

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Différents liens relatifs à cette publication.

Echappées ibériques 2025 (1) : lien sur un nouvel onglet.

Echappées ibériques 2025 (2) : lien sur un nouvel onglet.

Un été à l’Île-de-Ré : lien sur un nouvel onglet, et lien sur le site des Urban Sketchers France.

De Paris à Tours à vélo en 14 étapes :lien sur un nouvel onglet.

La Loire à vélo par Nicolas : lien sur un nouvel onglet.

Sur le canal de l’Ourcq : lien sur un nouvel onglet.

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En bonus, les vœux de mon ami aquarelliste Alain Marc, une de mes sources d’inspiration.

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et sur ce lien.

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Deux études de Land Art

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (7-1) : d’un travail de Nils Udo à une composition personnelle.

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1 / Analyse d’une œuvre de Land Art de Nils Udo.

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Titre de l’œuvre : Riss à Cordellava, pétales appelées « langues de feu ».

Artiste, Nils Udo, né en 1937, d’abord peintre, puis se spécialisant dans le Land art à partir des années 1970.

Année de conception : 1990, lieu, Île de la Réunion.

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Description de l’installation :

Création dans un paysage volcanique composé de coulées de lave solidifiée et de fissures dans la roche, verticales et horizontale. Disposition de part et d’autre de la fissure la plus prononcée de pétales rouges appelées « langues de feu » (une référence à la lave du volcan en fusion).

Contraste entre les nuances de gris de la lave solidifiée et la couleur des pétales, complété d’un relief incurvé qui rappelle une vague d’eau ou la dune d’un paysage désertique.

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Description des éléments naturels qui composent l’installation paysagère.

La lave solidifiée se compose principalement de silicates de fer et de magnésium. En refroidissant, elle se contracte, et crée des fissures et des craquelures, comme on peut le découvrir sur la photo ci-dessus. Les pétales dites « langue de feu » sont issues de la végétation tropicale avoisinante, et plus particulièrement du poinsettia, d’un rouge intense, très présent dans le paysage naturel environnant.

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C’est d’ailleurs sans doute pourquoi Nils Udo a porté son choix sur ces pétales, pour le contraste avec la lave solidifiée. Une recherche de complémentarité de couleurs a sans doute aussi motivé l’artiste puisque les pétales s’harmonisent avec les nuances grises-vertes du minéral, surtout à certaines heures de la journée.

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Ce que les éléments naturels mis en scène révèlent.

La lave solidifiée signifie que la nature a toujours le dernier mot, par contre, sur un temps très long. Les matières minérales symbolisent l’austérité, la dureté, voire temporairement l’hostilité. Elles nous démontrent qu’elles sont très difficilement transformables (très difficiles de sculpter dans de la pierre volcanique). D’ailleurs, ce n’était pas l’intention de l’artiste, à savoir transformer la nature, mais plutôt de nous sensibiliser à ce que contient le paysage, et la fissure, cicatrice au sol, symbolise la terre en transformation, une faille, une trace de tension interne. Pour l’accentuer, Nils Udo a choisi d’aligner les pétales de part et d’autre de celle-ci. C’est ici la seule intervention humaine dans la création de cette œuvre éphémère.

A l’invincibilité du minéral s’oppose la fragilité des pétales rouges de poinsettia, disposées de manière à nous donner l’illusion d’une lave qui sort du volcan, autrement dit, comme si celui-ci respirait encore. Elles symbolisent non seulement la beauté passagère, la délicatesse du monde vivant, particulièrement celui de la flore, mais aussi la fragilité et l’éphémère face à la brutalité minérale.

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Les éléments naturels « metteurs en scène ».

L’organisation naturelle, juste complété par la discrète intervention humaine de Nils Udo qu’aura été, pour rappel, de placer les pétales autour de la fissure. Cela peut se définir comme une théâtralisation.

Le décor principal : la lave solidifiée, dégageant une atmosphère qui absorbe la lumière et évoquant une ambiance figée, propre à la puissance récurrente du volcan, quand il se réveille.

La ligne directrice : la fissure qui donne une direction au regard et suggère une circulation. Elle peut évoquer une narration par ce que c’est par elle que l’énergie semble circuler.

Les actrices de la scène : les pétales, malgré leur couleur rouge vif et leurs formes qui évoquent les flammes, la chaleur. Elles n’en restent pas moins un symbole de vie passagère en opposition à la pérennité du minéral.

Enfin, la mise en scène se définit aussi par le contraste : sombre/clair, dur / fragile, froid/chaud, immobile à moyen terme, dans l’échelle du temps pour la lave du volcan / vivant à court terme dans la même échelle du temps pour les pétales qui seront amenées à se faner, à se dessécher, et à se décomposer, du moins beaucoup plus rapidement que le minéral, qui finira lui aussi par être modifié et érodé par un autre élément naturel, l’eau.

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Mon ressenti, forcément subjectif et personnel, face à cette œuvre d’art.

Humilité face à la force de la nature, aussi un dialogue avec elle, une approche sans artifices, une source inépuisable d’inspiration. C’est à l’être humain de s’adapter à la nature pour être en harmonie avec elle et non le contraire, comme longtemps les temps modernes nous l’ont fait croire, dès la Révolution industrielle, par exemple.

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Pour conclure.

Ce qui m’intéresse le plus, c’est la démarche choisie, c’est-à-dire une intervention après avoir observé un lieu. Il a su utiliser uniquement des éléments naturels pour finaliser son travail. Cela prouve que la nature reste une source d’inspiration inépuisable pour tout artiste qui souhaite créer, par ce qu’elle fournit tous les éléments pour cela, comme le feuillage, les branches, les fleurs.

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2 / Ma proposition personnelle autour d’un arbre.

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Description : labyrinthe en pétales de coquelicots autour d’un arbre. Ci-dessous, la vue globale de ma proposition.

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Ma proposition vient-elle révéler ou transformer le paysage existant ?

Elle n’a pas la prétention de transformer de manière pérenne le paysage. Vouloir le transformer exigerait très certainement, avant de le valider, des autorisations administratives auprès des organismes habilités, plus encore s’il s’agissait d’un site naturel classé. Il révèle, en revanche, une partie d’un paysage. Le résultat éphémère issue du parti pris choisi, consiste à placer des pétales de coquelicots autour d’un arbre en s’appuyant sur la trame d’un labyrinthe circulaire.

Tout au plus, au préalable, l’usage d’une tondeuse ou débrousailleuse sur la surface circulaire aura été nécessaire afin de mettre toutes les chances de mon côté et de placer les pétales correctement.

En revanche, cette intervention révèle le paysage environnant, qui reste intact. L’arbre choisi, autour duquel s’articulent les pétales, est mis en valeur. La structure du lieu est également mise en valeur par l’horizontalité qui est soulignée. Une intervention qui a pour aspiration, je l’espère, à nous amener à voir un paysage autrement.

Ici, un décor principal, le paysage, un point central qui détermine un axe, l’arbre, et un cheminement, le labyrinthe. Cette création peut nous amener à dialoguer avec un lieu et son environnement proche. La véritable transformation s’opèrera dans la tête de individus qui découvriront cette création, par le regard qui lui sera porté.

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Description, en quelques lignes, de mes intensions.

La mise en valeur du lieu. Le labyrinthe circulaire de pétales nous invite à diriger le regard et vers l’arbre, cœur du dispositif et lui donner une place centrale, on pourrait dire presque sacrée, dans le but de souligner son rôle de repère dans le paysage.

Une réflexion personnelle intérieure par une déambulation qui nous engage dans une relation intime avec le lieu, le temps et le rythme de la nature, d’autant plus que le labyrinthe nous suggère un cheminement lent et méditatif.

Recherche d’un contraste entre les coquelicots et l’herbe verte sur laquelle il repose, d’une part, et entre ces pétales et l’ensemble de l’environnement. Une richesse voulue par une distinction chromatique forte mais harmonieuse avec la verdure environnante.

Certaines personnes pourront y trouver aussi une dimension symbolique et spirituelle, en transformant un espace naturel en lieu de réflexion et de contemplation. Le cercle et le labyrinthe évoquent des notions universelles : cycle de la vie, retour à l’origine, chemin intérieur.

Ce projet revêt une dimension éphémère, vouée à disparaître à court terme, comme, par exemple, aux premières rafales de vent. Il s’inscrit dans une démarche respectueuse de l’environnement qui n’en sera pas altéré durablement par ce qu’aucune transformation permanente n’est opérée.

J’évoquais les autorisations administratives plus haut, mais il est nécessaire de s’assurer qu’avant de concrétiser quelque projet de Land art quels qu’il soient, il est nécessaire d’obtenir l’autorisation du propriétaire du terrain, si le lieu retenu se trouve sur une propriété privée.

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Matériaux utilisés.

Ici, point de matériaux, mais ce petit pavot sauvage à fleur rouge vif présent à proximité : le coquelicot, en grande quantité, certes !!!

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Le titre.

« Rituel pour un arbre ».

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Nicolas globe croqueur (et photographe).

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3 / Pour aller plus loin : Les nouvelle approches de la création architecturales et paysagères.

Le processus créatif :

Le processus créatif est le chemin qui conduit d’une idée à sa réalisation, sa traduction plastique et visuelle. Il constitue toute la démarche de progression entre la naissance d’une idée et sa concrétisation finale : sa mise en forme.

Installations paysagères :

Souvent éphémères, ces œuvres appelées « installations paysagères » se posent et s’inscrivent dans le paysage un instant : elles sont traversées par le visiteur, qui peut les arpenter, les expérimenter, mais la plupart du temps, elles ne sont visibles et lisibles qu’après leur disparition, sur supports visuels (photographie, vidéo).

Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) :

Même si ces nouveaux outils de communication tels que la vidéo, la photo, etc., rendent plus visible l’art ou son contenu, il n’en reste pas moins que tout art s’accompagne d’un regard critique.

Et c’est bien cette notion de message qui compte et qui reste source de toute expression artistique : ce que l’artiste a voulu dire, questionner et évoquer, et son expression plastique et esthétique n’en sont que renforcées.

Le processus :

Les architectes acceptent l’idée que la forme de leur édifice puisse résulter d’une écriture graphique libre, hasardeuse, sans principes esthétiques convenus, sans trames ni principe constructif qui structure la réflexion de l’architecte.

En résultent alors des projets aux formes extravagantes ou agressives, des formes étirées, déstructurées, qui font la singularité de nombreux édifices d’aujourd’hui.

La place du corps :

Tout le travail de l’architecte consiste donc, certes, à concevoir une volumétrie faite d’espaces dédiés à des fonctions distinctes, intégrés dans l’environnement qui l’entoure, mais doit aussi intégrer dans sa construction la question des usages à l’intérieur même de cette volumétrie.

En ce sens, la fonctionnalité redevient une question très importante pour les architectes, pourtant mise de côté pendant certaines années.

Les déplacements, les circulationsentre espaces, font le « rythme » de l’architecture ; les « pleins » qui composent les murs et volumes s’écrivent donc avec et autour des « vides ».

Nous parlons d’« espaces servis » (les pièces à vivre) et d’« espaces servants » (les circulations : couloirs, escaliers).

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« Louis Ghost »

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (6-3) : une signature Philippe Starck.

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On ne présente plus Philippe Starck, né en 1949, et qui est un « touche à tout », autrement dit qu’il est intervenu et intervient sur les domaines qui vont de l’architecture à la création d’objets design dits « domestiques », comme son presse-citron, par exemple, en passant par des aménagements d’établissements recevant du public, comme le Café Coste à Paris ou de la création de mobilier, comme le fauteuil « Louis Ghost » que j’ai choisi de vous présenter.

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Aux origines : Dans le cadre d’une collaboration entre le designer et l’enseigne italienne Kartell, spécialisé dans la vente de mobilier contemporain, le fauteuil date de 2002 et fera partie d’éléments qui symboliseront très probablement le design du début du XXIe siècle. Il prend pour modèle le modèle du fauteuil à médaillon inventé par le menuisier en sièges Louis Delanois en 1769. Sans doute un clin d’œil de Philippe Starck pour la dénomination de son siège !!!???

Caractéristiques : 54 cm de largeur, 94 cm de hauteur, 67 cm de hauteur pour les accoudoirs, 47 cm pour l’assise, et pesant 5 kg 4. Pour le procédé de fabrication, le polycarbonate est injecté dans un moulage. Ce polymère dispose d’excellentes propriétés mécaniques et d’une résistance thermique permettant une utilisation entre −100 °C et 120 °C, qui fait de ce fauteuil tant un meuble d’intérieur que d’extérieur. Il est empilable.

La silhouette d’un fauteuil emprunté à un style du passé, à savoir le style Louis XVI, qui symbolise l’ordre, la rationalité et le pouvoir aristocratique, se voit transposée grâce au choix d’un matériau transparent issu d’une création industrielle mise au point en 1953 par les chercheurs Schnell, Bottenbruch et Krimm.

Pour l’analyse proprement dite, le siège est réduit à une pure forme graphique qui se réfère au souvenir d’un style dans une présence réduite au minimal, et révèle la distance qui nous sépare du modèle historique. La transparence confère à l’objet une dimension spectrale, autrement dit, sans la présence du bois, des textiles et des ornements, le fauteuil est visible mais presque désincarné.

La prouesse technique que permet le bicarbonate, offre la possibilité à Starck de sceller une rencontre entre l’héritage du luxe du passé et la logique industrielle contemporaine. Ainsi, une icône du pouvoir absolu d’autrefois peut être reproduite en milliers d’exemplaires. Ce qui relevait de la fabrication artisanale, donc plus rare, est transposé dans la fabrication industrielle en série. L’objet, et plus précisément le meuble du XVIIIe siècle, signe de distinction et de prestige social, devient un produit plutôt de masse (par ce son coût reste, quand même assez élévé), sans pour autant banaliser son prestige. La portée symbolique en est amplifiée et ce fauteuil pourra très certainement être considéré comme une icône du design contemporain, qui ne s’interdit rien, pas même de revisiter les formes du passé.

Ci-dessous, un de mes visuels numériques d’une salle à manger dans lequel j’ai intégré ce modèle. La bibliothèque encastrée est de la marque Lundia, le fauteuil sous la lampe est le modèle « Egg », conçu en 1958 par Arne Jacobsen, la table est une version haute du modèle « Coffee Table » conçue par Isamu Noguchi en 1944 pour Herman Miller. Elle est éclairée par la lampe suspendue « Ar Arco » qui a vu le jour à la fin des années 1940 grâce aux frères Castiglioni, qui repose sur un pied en marbre de Carrare blanc. A droite se dresse un bahut « Riflesso », issu de l’imagination de Charlotte Perriand en 1939.

Pour terminer, une création sculpturale d’après la seconde guerre mondiale, « L’Homme de la Mancha », de Jean Marc, Roger Bienvenue Carrière, résistant, poète, sculpteur, peintre et conteur occitan.

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Pour en revenir au « Louis Ghost », la révolution dans sa conception réside aussi sur le fait que le moulage soit monobloc. D’autres créations antérieures ont été aussi conçues en polymère, mais en pièces détachées ensuite assemblées. Je pense, par exemple, à la chaise « Universale » (1967) du designer italien Joe Colombo (1930-1971).

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Pour en faire une lecture qui se réfère à la pensée de Jean Baudrillard, le fauteuil Louis Ghost devient un signe culturel, un marqueur social, un élément du vocabulaire visuel de la modernité. D’ailleurs, s’il rencontre un succès certain dans les magazines, les hôtels design et les espaces institutionnels, c’est qu’il tient à sa capacité à communiquer immédiatement en devenant lisible au premier regard, identifiable sans ambiguïté, et même presqu’un logo, penseront certains. L’objet-usuel symbolise ainsi un élément d’un système de signes, un vecteur de reconnaissance et de connivence.

Pour conclure, « Louis Ghost » est non seulement un fauteuil mais participe à un dispositif critique comme une réflexion matérialisée sur le statut de l’objet dans un monde où l’image domine l’usage, où le symbole prévaut sur la fonction, et où le design devient le lieu privilégié d’une interrogation sur la culture elle-même. À la fois présence et absence, hommage et déconstruction, icône et fantôme, il condense en une seule pièce les questionnements qui ont traversé, traversent et traverseront le design du XXIᵉ siècle.

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Nicolas globe croqueur.

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« Lotus »

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture(6-2) : présentation d’un prototype innovant.

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« Lotus » est une installation qui fut présentée à la Corderie dans le cadre de la biennale d’Architecture de Venise en 2008.

Création de l’architecte et urbaniste irako-britannique Zaha Hadid (1950-2016), « Lotus » représente une réalisation qui illustre ce qu’est le mouvement déconstructiviste auquel elle était une figure.

Le déconstructivisme assume pleinement une rupture avec les traditions techniques et figuratives qui ont été, d’une certaine manière, la « matrice » dans la création architecturale.

« Lotus » est le fruit d’une fusion entre le mobilier et l’architecture, et aussi même aussi entre une sculpture et une architecture.

Aux caractéristiques suivantes, à savoir une création aux modules fragmentaires, avec des structures dépliables, une esthétique organique et fluide, il est tout à fait évident que le but recherché est avant tout d’adapter l’architecture à l’individu et non le contraire. L’espace n’est ainsi plus figé mais se plie ou s’ajuste, en fait, comme une fleur de lotus qui déploie ses pétales en quelque sorte. On part de l’objet vers l’espace et non l’inverse.

Pour ce qui s’agit de sa conception, c’est avant tout l’usage de logiciels de dessin assisté par ordinateur en trois dimensions, d’une part, et, d’autre part, le choix de matériaux composites et légers. La fibre de verre, la fibre de carbone, ou les résines polymères avec des panneaux sandwiches haute résistance ont permis les formes courbes et continues impossibles à réaliser avec des matériaux traditionnels. Peut-être un jour cela sera possible si un procédé industriel est inventé !!!???

La structure pliante en fragments et les articulations permettant différentes postures, autorise des modules à usage combinés comme un lit qui peut devenir un bureau, ou une paroi qui peut être un mobilier.

Les procédés de fabrication numériques comme la découpe CNC (dispositifs de fraisage automatisés qui fabriquent des composants industriels sans assistance humaine directe), également le thermoformage (technique permettant la réalisation de formes d’un matériau par chauffage) et le moulage composite, peuvent rendre, si c’est souhaité, chaque pièce unique tout en étant produite industriellement.

Cette installation, qui reste, à mon avis, encore au stade du prototype (comme un « concept car » pour l’automobile), représente de nouvelles pistes de réflexion dans l’approche de l’architecture et de son évolution. Il s’opère un glissement progressif de l’architecte vers un rôle de modeleur d’espaces transformables. « Lotus » semble être la concrétisation de la recherche d’une volonté de brouiller, voire d’effacer la frontière entre le contenu et le contenant, entre le mobilier et le bâtiment, et plus généralement, entre objet et espace.

Si le parti pris est futuriste, peut-être extraterrestre, même si je pense qu’il se réfère aussi au monde des insectes, ce projet est avant tout une réflexion humaniste et cherche à redonner à l’habitant un pouvoir d’action sur son espace, une liberté de transformer son environnement selon ses usages, ses rythmes, ses humeurs.

Pour conclure, certes, si « Lotus » contribue à une vision nouvelle du vivre-ensemble et du rapport au milieu habité, libérée des contraintes de l’espace qui s’imposent à l’architecture, il en reste cependant une, sur lequel l’habitant ne peut pas avoir un pouvoir d’action, en fait, que personne ne pourra jamais dominer et qui aura toujours le dernier mot, le climat.

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Nicolas globe croqueur.

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La question de l’image

2025-2026, art, peinture, décoration et architecture (6-1). Extrait d’un texte de Chloé Braunstein et Claire Fayolle (in Hors-Série « Beaux Art Magazine » : « le design »).

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« Les objets sont aujourd’hui des icônes, ou des copies d’icônes, conçus comme des images à partir d’images et pour l’image. Ils indiquent formellement leur changement de statut, ainsi que Philippe Starck le précise : « La fonction est indispensable à tout objet, même le plus futile. Mais il faut bien comprendre que, parfois, l’objet n’a pas la fonction que l’on croit. Par exemple, savoir lire que l’automobile transporte des symboles mais pas des personnes, ou que mon presse-citron n’est pas fait pour presser des citrons, mais pour amorcer une conversation ». En cela, il suit les pas de Jean Baudrillard, qui, dans les années 1970, avançait déjà : « Ce qui est consommé, ce ne sont pas les objets, mais la relation qui se consomme dans la série d’objets qui la donne à voir » (1).

Starck montre que l’objet a perdu son statut initial d’ustensile pérenne, qu’il est devenu signe de reconnaissance, d’appartenance et de connivence. L’objet pourrait presque se contenter de n’être qu’une image, support d’une marque au concept, mettant ainsi en cause sa propre matérialité. Et le designer est là, au milieu de cette complexité sémiologique, pour donner du sens et du contenu, et faire que le courant passe entre l’objet-outil et son utilisateur.

De son côté, le philosophe François Dagognet affirme que, contrairement à l’objet, l’image est souvent perçue comme « irréelle, fantomatisante, fugitive, alors que nous apercevons en elle l’équivalent du réel, mais délesté de sa pesanteur, de ses inutilités. Avec elle, il nous reste que l’essentiel. » (2).

(1) « Le système des objets », Jean Baudrillard, éd. Gallimard, 1968. (2) « Les Dieux sont dans la cuisine. Philosophie des objets et objets de la philosophie ». »

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Le texte nous sensibilise sur le fait que, dans le design contemporain, l’objet a une tendance à glisser vers un statut d’image symbolique, en évacuant en partie, l’essentiel, c’est-à-dire, sa fonction matérielle. Designers, philosophes et sociologues semblent constater qu’avant d’utiliser les objets, nous cherchons à en consommer les signes, les symboles et, surtout, les relations qu’ils représentent.

Chloé Braunstein et Claire Fayolle, en s’appuyant sur les pensées du designer Philippe Starck et des philosophes Jean Baudrillard et François Dagonnet, tentent d’apporter une analyse pertinente sur notre rapport aux objets de design et en particulier sur l’évolution que nous avons ou que nous pouvons avoir de leur perception. Tout d’abord considérés comme ce qu’ils doivent être, c’est-à-dire des outils, s’ajoute une dimension iconographique et peuvent même devenir des supports symboliques.

Petite parenthèse au résumé des principales idées de ce texte, il est à souligner aussi que, selon les références culturelles que tout à chacun a plus ou moins eu la chance ou pas de recevoir dans son éducation et de son instruction, il apparait impossible que la perception soit la même d’un individu à un autre. Pour exemple, dans le film « Intouchables », le personnage campé par Omar Sy dérobe une pièce précieuse et raffinée qu’est un Œuf de Fabergé pour l’offrir à sa mère de fiction qui n’a, hélas, pas reçu les codes pour en apprécier la valeur, étant donné qu’elle le compare à… un Kinder surprise (sic) !!!

Pour en « revenir à nos moutons », c’est l’image et seulement elle qui détermine la production des objets contemporains avec pour objectif d’être immédiatement reconnaissables pour qu’ils puissent être signifiants, donc obligatoirement photogéniques, quitte à faire passer au second plan, son utilité. Autrement dit, vendre avant de se soucier de ce que cela peut être bénéfique pour le consommateur. Dans le domaine alimentaire, ce que sont appelés « les fruits et les légumes moches » n’entrent pas dans les critères des circuits commerciaux par ce que ne répondant pas aux critères définis et imposés, alors que leur goût reste identique, voire peut-être meilleur que ce qui est considéré esthétiquement comme présentable.

Philippe Starck souligne la fonction symbolique, et la perception qui peut être, selon moi, plus ou moins consciente, et que des objets peuvent avoir des fonctions supplémentaires inattendues, comme pour l’exemple de l’automobile, ou des fonctions qui en font presque oublier celle pour laquelle il a été créé, comme pour l’exemple du presse-citron.

L’objet est devenu un signe, un marqueur social, qui doit avant tout « raconter une histoire ». Pour en revenir au domaine alimentaire, et plus précisément des spiritueux, il n’a pas fallu attendre les XXe et XXIe siècle pour s’interroger sur le rapport au produit. Dans le film, « Le souper », qui se passe en 1815, essentiellement axé sur le dialogue entre Talleyrand (interprété par Claude Rich), et Fouché (interprété par Claude Brasseur), la scène avec le cognac est absolument savoureuse. Le second ingurgite, d’une manière un peu rustre, le breuvage à la vitesse de celui qui boirait du petit lait, à la grande désolation du premier qui tente de lui expliquer, et de le convaincre sans y parvenir, que boire du cognac, c’est d’abord raconter une histoire.

Le texte poursuit par l’analyse que fait Jean Baudrillard sur la manière de consommer les objets qui repose avant tout sur les relations symboliques qu’ils incarnent, ce qui dépasse leur simple utilité, au point même, peut-être, de la faire presque passer pour insignifiante.

L’analyse se poursuit par la matérialité de l’objet qui devient secondaire au profit du support conceptuel ou au vecteur d’identité visuelle qu’il représente. Le designer a donc pour mission de redonner du sens de manière à clarifier les enjeux symboliques afin de maintenir et, surtout, de redéfinir et renforcer le lien entre l’objet et l’utilisateur.

François Dagonnet pousse la réflexion en opposant l’objet à l’image, souvent perçue comme irréelle, fugitive, voire subjective, même si elle retient l’essentiel du réel, débarrassée de ce qui pourrait se définir comme une lourdeur matérielle, et elle peut posséder une puissance d’évocation et de signification qui dépasse parfois l’objet lui-même.

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Nicolas globe croqueur.

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