Voici le deuxième article sur mes escapades provençales, accompagné de visuels réalisés dans le cadre d’un stage organisé par l’aquarelliste-peintre-carnettiste et maître de stages, Alain Marc accompagné d’un groupe de participant(e)s sympathiques.
Je vais aborder ici deux sites antiques, le Pont Flavien à Saint-Chamas et le Temple de Diane, situé sur le Domaine de Château-Bas, à Vernègues.
Je commence donc par cet ouvrage du Ier siècle, qui enjambe la Touloubre, sur lequel passait la voie romaine qui partait de Marseille et rejoignait la via Domitia en Arles. Il a été restauré au XVIIIe siècle et, de nos jours, plus aucune route ne le traverse, ses dimensions ne correspondant plus aux gabarits actuels, même pour une circulation à sens unique. La voie moderne passe à quelques mètres pour le plus grand plaisir des promeneurs qui ont ainsi tout à loisir de l’admirer… et de le dessiner ou peindre.
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D’une largueur de 6 m, d’une longueur de 25 m 40, la portée de l’arc est de 12 m 45. Pour la petite anecdote, le portique nord a été réparé en 1949 suite aux dommages causés par l’armée américaine en 1945.
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Direction plus au Nord, aux portes de la Durance et du Luberon, se trouve le Domaine château Bas, une propriété provençale authentique du XVIIIe Siècle, conçue à une époque ou les concepteurs, les architectes au premier rang, savaient ce que le Beau voulait dire.
Ci-dessous, côté cour…
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… et côté jardin. Le végétal vient parfaitement s’harmoniser avec le lapidaire, pour former un ensemble magnifique.
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Le domaine cache un autre trésor, le Temple de Diane.
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Il date, très certainement de le période entre la 30e et 20e décennie avant notre ère et s’intégrait dans un ensemble composé d’habitations, de bâtiments thermaux et agricoles. Il se place face à une source grâce à laquelle fut très certainement choisi l’emplacement de ce monument. Il fut probablement et logiquement dédié à une divinité culte de l’eau de son emplacement près de la source.
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Un escalier, avec quelques marches encore présentes au XVIème Siècle permettait l’accès à l’édifice.
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Une chapelle, dédiée à Saint-Césaire, à l’architecture romane provençale, a été ajoutée au mur oriental du Temple.
C’est donc sur 4 visuels graphiques que j’achève cette publication.
Voici le premier article sur mes escapades provençales, accompagné de visuels réalisés dans le cadre d’un stage organisé par l’aquarelliste-peintre-carnettiste et maître de stages, Alain Marc accompagné d’un groupe de participant(e)s sympathiques.
Ci-dessous, une vue de Vernègues et des ruines de son château…
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… suivie par deux visuels sur un endroit appelé « Coste Fère », dans les Alpilles, non loin d’Eyguières. A constater le nombre d’automobiles plus nombreuses stationnant d’une année sur l’autre, cet endroit sec, ou alternent oliviers, genets, pins parasol, cyprès, plutôt confidentiel au départ, d’après Alain, devient de plus en plus connu.
Il nous arrive d’y rencontrer des chèvres, plus ou moins à l’état sauvage, mais aussi d’autres animaux, comme des ânes.
J’ai choisi de traiter le lieu tout d’abord dans un style dit « conventionnel », puis, plus libre. A chacun et chacune d’apprécier le rendu qui aura sa préférence.
Il nous arrive d’y rencontrer des chèvres, plus ou moins à l’état sauvage, mais aussi d’autres animaux, comme des ânes.
J’ai choisi de traiter le lieu tout d’abord dans un style dit « conventionnel », puis, plus libre. A chacun et chacune d’apprécier le rendu qui aura sa préférence.
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Non loin de la coule un canalet qui vient d’un aqueduc passant à proximité des arènes d’Eyguières.
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A la fin des années 1920, pour remplacer une structure démontable et remontable au gré des dates de spectacles taurins, un particulier décida de financer la construction d’arènes « en dur » sur le site d’ un ancien moulin à recense communal datant de 1787. Ces arènes devirent municipales à la fin des années 1950 et 600 personnes peuvent y prendre place, non seulement pour assister à des corridas mais aussi à diverses autre évènements culturels, comme des concerts.
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Direction Eygalières, avec un premier spot offrant une vue sur le village et le Mont Ventoux en arrière-plan…
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… suivi d’un second spot en arrivant par la route d’Eyguières,…
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… et d’un troisième à partir de la Chapelle Saint-Sixte, tout juste restaurée.
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Datant du XIIe Siècle, le porche, qui nous a permis de nous abriter d’un orage, a été ajouté en 1629, apportant, selon, moi, un touche architecturale élégante. L’ensemble est surmontée d’un clocher-mur à une seule baie campanaire. Pour rappel, ce monument se trouve sur un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
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Pour terminer, je vous présente quatre visuel d’Ansouis, avec son magnifique château.
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C’est tout,… pour le moment !!!
Nicolas globe croqueur (et photographe).
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Retrouvez ma publication sur le même sujet sur le blog des Urban sketchers France en cliquant ici.
Le « Domaine de Petite », à Grans et les environs.
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Je vous prépare pour les six mois qui viennent, une série d’articles sur mes escapades provençales, en particulier celles en compagnie de l’aquarelliste-peintre-carnettiste et maître de stages, Alain Marc et d’un groupe de stagiaires sympathiques.
Pour débuter, je vous présente différentes pièces graphiques et photographique du « Domaine de Petite », à Grans,notre lieu d’hébergement. Cette bâtisse provençale de la fin du XVIIIe Siècle, ayant été, il fut un temps, un domaine agricole, avant d’accueillir des collectivités, se situe dans un agréable parc arboré.
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En voici donc mes diverses interprétations graphiques, et comme toute propriété digne de se nom qui se respecte, tout commence par un somptueux portails d’entrée.
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Vient ensuite le bâtiment principal proprement dit (travaillé sur un carnet de voyage ou sur un cahier d’écolier qui me sert aussi à prendre des notes)…
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… ou encore sur une nappe en papier ne servant que pour un seul repas, à l’aide d’un stylo bille gentiment offert à chacun d’entre nous par la maison.
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D’autres propriétés se dressent aux alentour du domaine, au milieu de vignes ou de champs de blés.
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Notre groupe de stagiaires n’était pas le seul, loin de là. Nous avons côtoyé non seulement des policiers municipaux …
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… mais aussi des scolaires du primaire, ce qui nous a fait nous interroger sur quel monde nous allons leur laisser.
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Pour terminer, quelques vues des environs et en particulier un très bel endroit comme la Provence en regorge, le château d’Estoublon, au pied des Alpilles .
Par un samedi ensoleillé et presque estival de juin, rendez-vous était donné par Delphine Priollaud-Stoclet (Atelier de la Salamandre) au pied de la statue de Saint-Louis pour une sortie graphique autour du château de Vincennes.
Datant de 1906 et située à l’origine dans l’église de Saint-Louis-en-l’Île, à Paris, cette sculpture a été déplacée en 1971 à l’angle Nord-Ouest château de Vincennes (hors les murs). Ce souverain, qui réforma la justice royale, était considéré comme « le justicier suprême ». Cependant, ce n’était pas un tendre non plus, surtout sur ceux qu’il considérait comme ne s’inscrivant pas dans le Christianisme, que se soient les musulmans, les juifs, ou les cathares.
Je découvre ici et la que un français sur dix descendrait de Saint-Louis. Mes recherches sur les sites « MyHeritage » et surtout « Geneanet », et le regroupement d’informations avec celles des autres abonné(e)s sur ces sites me permettraient de supposer que j’en fasse partie. Cependant, comme je considère que je fais de la généalogie mais que je ne suis pas un généalogiste professionnel, je déduit que cette ascendance comme est plus probable que certaine (voir sur ce lien).
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Apparté terminée concernant Saint-Louis, « revenons à nos moutons ».
Voici le déroulé de la journée. Nous avons commencé par saisir des silhouettes de passant(e)s sur l’avenue Carnot…
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… avant de poursuivre sur le château.
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Pour terminer, ci-dessous, trois vues globales du monument, une photographique et deux graphiques.
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Enfin je n’ai pas décidé de quitter les lieux sans quelques photos dans le secteur, moi qui adore l’architecture, que ce soient des immeubles haussmanniens avenue Carnot, éclectiques entre haussmannien et Art nouveau au 32 avenue du Général de Gaulle ou une demeure intéressante, selon moi, située passage Jean Bastide.
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C’est tout,… pour le moment!!!
Nicolas globe croqueur (et photographe).
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La publication « Delphine au 11ème Symposium international Urban sketchers à Auckland, avril 2023 » sur ce lien.
L’Alhambra et le Generalife en graphisme et en photos argentiques.
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Alors que mon ami aquarelliste Alain Marc reviens d’Andalousie ou il a organisé un stage s’intitulant « Les routes du Califat » en mai 2023, et qu’il nous a fait partager de nombreux « lives » sur Facebook, à l’attention de celles et ceux qui n’ont pas pu se joindre à cette expérience exceptionnelle, je vous fait partager ici mes photos argentiques de l’Alhambra et du Generalife à Grenade, prises en … 1992, et complétées par quelques pièces graphiques.
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Cette acropole médiévale est la plus majestueuse et raffinée dans le monde méditerranéen. Elle est située sur le plateau de la Sabika qui domine la ville de Grenade, et se compose de quatre parties incluses dans son enceinte fortifiée : l’Alcazaba, les Palais Nasrides, les jardins du Generalife, et le dernier ajout suite à la « reconquista », qui n’est pas des plus heureux bien que sos architecture soit intéressante, le Palais de Charles Quint.
Les Palais Nasrides se divisent en plusieurs parties : le Mexuar, le palais de Comares, le palais des Lions et les logis de l’Empereur.
Deux cours se distinguent, la cour des Myrtes, ci-dessous et la cour des Lions.
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Je focalise particulièrement sur la Cour des Lions, qui se singularise par son élégance et qui m’a inspirée quelques versions dessinées et aquarellées. Je précise qu’en 1989, il n’était pas nécessaire d’obtenir une accréditation avec une tonne de formulaires à remplir pour pouvoir s’exprimer artistiquement dans l’enceinte de cet ensemble exceptionnel.
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Le volet végétatif, bien évidement, vient s’ajouter à l’élégance lapidaire du lieu, avec les jardins du Generalife.
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Je terminerai par le portique de la Tour des Dames, dans les jardins du Partal, qui m’a inspirée une version graphique et que mon ami Alain Marc a représenté en aquarelle lors de son passage avec ses stagiaires en mai 2023 (et que j’introduis ici aves son aimable autorisation), suivi d’une de ses vidéos (en cliquant sur le lien).
Dans le Palais de l’Alhambra , la cour des Lions et un plafond figuratif. A noter que si l’Islam interdisait les représentations figuratives, en revanche, il était parfaitement admis qu’un artiste non musulman puisse en peindre, ce qui est le cas ici :
La disparation d’un « vagabond du Canal du Midi » comme il aimait se définir.
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Le 17 octobre 2022, cela fait six mois déjà, au moment ou je met en ligne cette publication, que nous apprenions avec une très grande tristesse, la disparition d’un des personnages le plus atypique que j’ai eu à rencontrer sur le Canal du Midi, Robert Mornet.
A son crédit, la construction d’une réplique d’une embarcation de 1818 qui transportait les passagers sur le cours d’eau, en partant d’une « page blanche », par ce qu’au départ, il n’avait aucune connaissance dans la construction navale. C’est en se documentant consciencieusement avant, puis au fur et à mesure de la construction de son chef-d’œuvre, qu’il a pu réaliser cette réplique à l’identique. Sa seule concession au monde moderne aura été l’ajout d’un moteur.
Commencée en 2006… dans son jardin près du Vigan, c’est à dire loin du Canal du Midi, l’embarcation fut mise à l’eau en 2011 à Sète après avoir été transportée par convoi exceptionnel depuis son lieu de construction d’origine.
Un précepte qui lui tenait beaucoup à cœur était celui de « transporter les idées et les hommes », et c’est pourquoi il naviguait régulièrement à la belle saison sur le Canal du Midi et organisait des visites sur sa barque.
Il ne se contentait pas que du canal de Riquet puisqu’il l’emmenait aussi ailleurs, je pense à la Loire notamment. Il m’avait aussi évoqué, l’idée du Canal de Panama mais je ne suis pas certain qu’il ait eu la possibilité de concrétiser cette intention.
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Ma première rencontre avec Robert a eu lieue en 2014 en compagnie de Jean-François, un « compagnon de route du net » d’autrefois, avec lequel j’ai collaboré sur son blog du canal du Midi pendant sept ans, mais qui a été peu à peu rattrapé par ce que j’appellerais le « grand découragement » alors qu’il avait mis en place des outils magnifiques et sur des sujets divers et variés, sur les thèmes de la Garonne, de l’Albigeois, et de Louisa Paulin, une poétesse occitane.
Jean-François, Robert et moi-même avions « refait le monde », et il m’a beaucoup appris concernant ce canal et le fonctionnement de ces barques de poste.
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Voici ce que j’ai pu en retenir :
Tout d’abord, le terme « poste » appliqué à cette barque, qui n’a très certainement jamais transporté de courrier, correspond à une unité de mesure de 4 lieues soit 15,2 km environ. Cependant, la lieue n’était pas uniforme à travers le pays et 4 lieues correspondaient plutôt, selon les dires de Robert, à une distance entre 12 et 14 km dans le Languedoc.
Les origines sociales et professionnelles des passager(e)s étaient variées, du temps de ce moyen de transport le plus sur et le plus rapide pour aller de Toulouse à Sète. Il y avait même une première classe. Les riverains côtoyaient aussi bien des artisans, commerçants, magistrats, militaires, marins etc…
Tous les passagers pouvaient emprunter les barques de poste sauf ceux qui exerçaient la profession de bourreau.
Les barques partaient du Port Saint-Sauveur à Toulouse (1ère planche de photos ci-dessous), et arrivaient au port d’Agde (2ème photo ci-dessous), juste avant l’écluse ronde (pièce graphique ci-dessous).
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Une embarcation ne franchissait pas d’écluse à partir de 3 bassins, pour économiser de l’eau. Ce qui revient à dire que, depuis Toulouse, les correspondances étaient assurées. Je conclue donc, qu’en cumulant ces correspondances, les dinées et les couchées, 11 barques étaient nécessaires pour l’intégralité du trajet jusqu’à Agde.
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J’en déduis donc que le voyage devait se dérouler de la façon suivante. Si un lecteur ou une lectrice plus calé(e) que moi sur le sujet m’indique d’éventuelles erreurs, je suis prêt à les corriger suivant les informations qui me seront fournies.
1er jour : Toulouse Castelnaudary.
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1ère barque : du Port Saint-Sauveur à l’écluse de Négra (dînée). Pour rappel, « dînée » signifiait « déjeuner ».
2ème barque : de l’écluse de Négra à l’écluse de Laurens, à 3 bassins, située sur le versant méditerranéen.
3ème barque : de l’écluse de Laurens à l’écluse de Saint-Roch à Castelnaudary, à 4 bassins (couchée).
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2ème jour : Castelnaudary-Trèbes.
4ème barque : de l’écluse de Saint-Roch à l’écluse du Vivier, à 3 bassins.
5ème barque : de l’écluse du Vivier à l’écluse de Béteille (dînée).
6ème barque : de l’écluse de Béteille à l’écluse de Trèbes, à 3 bassins (couchée). Il est à noter que jusqu’en 1810, le canal ne traversait pas Carcassonne.
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3ème jour : Trèbes-Le-Somail.
7ème barque : de l’écluse de Trèbes à l’écluse de Fonfile (ou Ranchin), à 3 bassins.
8ème barque : de l’écluse de Fonfile (ou Ranchin), au cabaret de La Redorte, sur le bief de Jouarres (dînée).
9ème barque : du cabaret de La Redorte, sur le bief de Jouarres, au Somail, sur le grand bief (couchée).
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4ème jour : Le-Somail-Agde.
10ème barque : du Somail aux escalier d’écluses de Fonsérannes, à Béziers (dînée).
Diligence pour parcourir les 700 m entre le point culminant des escaliers d’écluses à l’écluse Notre-Dame.
11ème barque : de l’écluse Notre-Dame à Agde, en passant par le site remarquable que sont les ouvrages du Libron.
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Agde était la 4ème couchée pour les voyageurs qui poursuivaient vers Sète.
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Au fur et à mesure des années, mieux aménagées et plus sures, les barques de poste sont devenue plus rapides, et il n’était plus question d’en changer aux écluses à bassins triples. Le remplacement des chevaux par des moteurs, et la mise à flot des derniers modèles à quille, plus maniables et pouvant transporter jusqu’à 135 passagers, ont permis à ces embarcations de relier Toulouse à Sète en 36 heures à partir de 1834. L’objectif de rapidité s’est faite au détriment de la recherche d’économie d’eau, d’autant plus que les manœuvres d’éclusage sont devenues aussi plus rapides.
L’arrivée du chemin de fer aura sonné le glas du mode de transport des barques de poste et en 1858, un an après l’ouverture de la ligne Toulouse-Sète, le service s’est arrêté définitivement. A noter aussi que c’est en 1858 qu’a été mis en service l’aqueduc de l’Orb, lequel complété par la porte de garde du Pont Rouge permet, depuis, de protéger le Canal du Midi des crues du fleuve.
Un panoramique sur le quart-Sud-Est de la capitale et de la « petite ceinture ».
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C’est sur un visuel de fin d’après midi du 13e arrondissement de Paris à partir du Kremlin-Bicêtre que je vous fait part de cette publication de mars 2023.
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La lumière rasante du soleil nous fait ressortir plusieurs époques architecturales, étalées sur une soixantaine d’années, numérotées comme suit.
1 / Le « Manhattan », ou plutôt, le « Chinatown » Parisien (années 1960-1970) :
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Dans les années soixante, pénurie de logements combinée à une forte croissance démographique obligent, est lancée par la la Mairie de Paris, l’Opération dite« Italie 13 », dans un secteur en lieu et place des usines automobiles Panhard.
Initialement devant séduire une classe moyenne ou plutôt aisée qui n’est finalement jamais venue, les pouvoirs publics ont cru bien faire en optant pour un urbanisme vertical avec dalle dans le but d’assembler les différentes fonctions qui font qu’un quartier ne devienne pas un quartier dortoir : habitat, bureaux, commerces, écoles, équipement de loisirs.
L’esthétique de ces tours, qui s’avèrent mal vieillir, qui plus est, énergivores et aux charges d’entretien élevées, n’a pas séduit, mais alors, pas du tout, la population ciblée (et je la comprend très bien), ce qui s’est ressenti sur les objectifs de vente qui n’ont jamais été atteints.
Encore une de ces réalisations « géniales » de deux de ces décennies que je ne porte pas particulièrement dans mon cœur sur le plan de l’esthétique architecturale : les années soixante et soixante-dix. Au passage, les concepteurs de ces quartiers ne sont pas non plus venus y habiter.
Dès 1975, l’Opération est arrêtée pour s’orienter dans la réhabilitation du bâti ancien, ce qui fait que le projet est resté inachevé. Les logements ont donc été mis en location et ce sont en majorité des réfugiés d’ex-Indochine qui viendront s’y installer, d’où la dénomination de « Chinatown ».
2 / La Bibliothèque Nationale de France « François Mitterrand » (années 1990) :
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Cette bibliothèque, voulue par le 21e président de la république française, François Mitterrand, inaugurée en 1995, et qui abrite une des plus importantes collections au monde (en données 2023), a été conçue par l’architecte Gilles Perrault.
3 / La tour hertzienne TDF du Fort de Romainville, aux Lilas (années 1980) :
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Située sur la commune des Lilas, livrée en 1984, d’une hauteur de 141 mètres et conçue par l’architecte Claude Vasconi. Elle remplace la tour TDF du site des Buttes-Chaumont détruite après le démantèlement des studios éponymes pour une opération immobilière.
4 / Les tours « Mercuriales » à Bagnolet (années 1970) :
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Architectures évidemment inspirées de celles des tours jumelles du World Trade Center de New York qui n’existent plus aujourd’hui. Je ne reviendrai pas sur le contexte de leur disparition, nous les connaissons que malheureusement fort bien. L’ensemble, conçu par les architectes Serge Lana et Alfred H. Milh, fut livré en 1977. Destinées à l’activité tertiaire, elle devaient être le point de départ d’un quartier d’affaire de l’Est Parisien, en contrebalancement du quartier de la Défense. Le premier choc pétrolier de 1973 en a décidé autrement.
5 / Les tours « Duo » , Paris 13e (années 2010-2020) :
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Livrées en 2022 et conçues par l’architecte Jean Nouvel, elles accueillent essentiellement des bureaux et un restaurant panoramique. Dans l’ordre de la hauteur des tours, la tour « Duo numéro un » se place en troisième position après la Tour Eiffel et la Tour Montparnasse dans la capitale.
Réflexions personnelles, sur ce qui peut devenir contagieux si l’on n’y prend pas garde.
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Cela fait dix ans que je publie sur des blogs, d’abord des blogs collaboratifs, puis sur celui-ci, qui aura dix ans au mois de juin.
Cependant, je ne l’ai vraiment activé que depuis 2017 après avoir peu à peu délaissé une collaboration pourtant commencée avec très grand enthousiasme dans un esprit d’échanges et d’amitié, sur un blog très intéressant (dans lequel je n’étais qu’un des participants et non administrateur), consacré à un cour d’eau languedocien qui serpente dans 3 départements, sans oublier un 4e ou coulent les rigoles qui permettent de l’alimenter.
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Ce blog, je le redoute avec une certaine tristesse, est voué à une probable disparition. La non publication des vœux de 2023, par exemple, ne fait que confirmer mes craintes, et le dernier article paru date de juillet 2022.
Ayant constaté un « grand découragement » allant crescendo au fil du temps de la part d’un partenaire et administrateur très estimé auprès duquel j’ai pourtant beaucoup appris, et subodorant de voir « partir en fumée » toute mes publications sur ce support de part ses intentions implicites d’envisager de tout arrêter, j’ai décidé de poursuivre sur celui-ci.
Après tout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Loin de moi, pourtant, de prétendre maitriser toute la complexité d’un support internet (mon ancien partenaire le maitrisait et le maitrise toujours mieux que moi), au moins suis-je ici certain, tant que j’y apporterai ma participation financière, surtout, point qu’il faut d’abord prendre en compte, de ne pas voir disparaître, un beau matin, ce que la somme importante de travail m’a demandée et me demande pour pouvoir publier ici.
Il est important d’avoir des projets dans la vie, qui sont menés avec plus ou moins de succès avec cependant des objectifs atteints ou non.
Certain(e)s ont pour objectif de traverser la France à pied, par exemple, objectif qui s’est concrétisé pour les uns, et qui le racontent sur un blog, alors que pour d’autres, cela s’arrête aux publications d’intention sur les réseaux sociaux et cela n’ira jamais plus loin.
Aucun jugement de valeur cependant, la vie réservant des imprévus qui, hélas, obligent parfois à renoncer, et beaucoup trop de paramètres que je ne connais pas, ne me permettent pas de jeter l’opprobre à qui que ce soit, surtout de façon hâtive, et je ne demande à personne de se justifier.
Cependant, je serais toujours gré à tant à celles et ceux qui ne ne limitent qu’à parler qu’à celles et ceux qui agissent, qui plus est, si les objectifs sont atteints, de me donner de l’inspiration pour agir à mon tour pour me donner l’envie d’aller de l’avant. Dans cette deuxième catégorie, vers laquelle mes préférences vont, j’ai une pensée particulière pour mon ami Alain Marc, aquarelliste, mais il n’est pas le seul. Ces dispositions sont les mêmes lors de mes participations aux sorties de Christian Colin (comme ce fut le cas lors de voyages à Venise, qu’il organise chaque année fin août, début septembre)…
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… ou encore Dominique Gioan qui organise tout les jeudis des sorties sur Sauve et alentours, dans le Gard.
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A lire les publications sur les site d’Alain et des autres, à les côtoyer lors des stages ou des sorties journalières, m’inspire chez moi un « Grand encouragement » à vouloir avancer, progresser, à commencer par avoir toujours envie de publier ici. Loin de moi de me prendre pour un artiste, au moins je suis capable d’aller plus loin.
Comme quoi, on a besoin des autres pour vouloir avancer, dans un esprit de réciprocité, à savoir que j’ose également espérer inspirer autrui.
J’ai le projet de traverser la France, non pas à pied, mais à vélo (électrique), a commencer par le trajet Paris-Tours, en suivant plus ou moins la Scandibérique, sans pour autant me fixer une « dead line » dans le temps.
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Au moment de la publication de cet article, le trajet Paris-Dordives a été déjà réalisé depuis juin 2021, en sept étapes (Paris / Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-le-Roi / Corbeil-Essonnes, Corbeil-Essonnes / Melun, Melun/Samoreau (Fontainebleau), Samoreau (Fontainebleau) / Moret-sur-Loing, Moret-sur-Loing / Nemours et Nemours / Dordives).
J’atteindrai bientôt le Canal d’Orléans et l’acquisition d’un vélo plus performant en autonomie me permettra d’éviter d’avoir des batteries à plat en plein milieu d’un parcours.
Pour en revenir sur le sujet de la traversée de la France à pied, voici le blog de Patrice, que je vous invite à découvrir, et qui est parti du village de Lamanère, dans les Pyrénées-Orientales, pour terminer son périple au village de Bray-Dunes, dans le Nord.
Pour découvrir d’autres expériences pédestres ou cyclistes, je vous invite à taper sur les moteurs de recherche « Traverser la France à pied », ou « Traverser la France à vélo », par exemple., tant de richesses insoupçonnées existent dans notre beau pays (et ailleurs aussi !), pour découvrir, par exemple, le canal cité plus haut ou des sites pittoresques comme Cordes-sur-Ciel.
Voici, ci-dessous, deux visuels aquarellés réalisés par moi-même, inspirés du film « Rémi sans Famille » sorti en 2018, qui est certes une fiction romancée, mais qui reflète les conditions autrement plus difficiles que celles d’aujourd’hui, dans lesquelles les saltimbanques itinérants traversaient la France à pied au XIXe Siècle.
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Pour terminer, une petite vidéo sur un itinéraire pédestre d’un bout à l’autre de la France.
Tout mes meilleurs vœux pour cette année qui débute, et que celles et ceux qui pratiquent une activité picturale puissent toujours puiser leur inspiration autour de la créativité.
En 2022, voici ce que je vous avais écrit :
« Écrire ce que je compte faire, et, au possible, tenter de rester le plus fidèle possible sur ce que j’avance », tel est ce qui me motive pour continuer à trouver l’inspiration que je tenterai au mieux de vous faire partager sur ce blog ».
Je reconnais ne pas avoir été totalement fidèle à ce que j’avançais l’année qui viens de se terminer, notamment sur des publications promises sur l’Île-Maurice, sur Sauve, et sur, au moins, une sortie que je m’était promise de faire avec Christian Colin. Je vais tenter de remédier à cela en 2023.
Je me suis bien rendu à Sauve au printemps dernier, et j’ai donc, « dans mes cartons » quelques pièces graphiques que je compte bien compléter, avant de vous les présenter, en allant retrouver Julia Kaulbach, et Dominique Gioan les beaux jours revenus.
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Cependant, c’est avec plaisir que j’ai pu me rendre en Provence fin mai-début juin 2022 pour y retrouver mon ami Alain Marc, et je compte bien renouveler l’expérience cette année, en attendant, peut-être, pour 2024, l’Andalousie.
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Ci-dessous, quelques visuels de cette magnifique ville de Séville.
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Pour août 2023, j’ai un autre voyage de prévu, L’Île Maurice (à moins que, d’ici là, il y ait de nouvelles restrictions sanitaires strictes, il faut s’attendre à tout).
En guise de « mise en bouche », voici deux visuels de demeures coloniales, une vue depuis l’Île au Cerf, une autre sur les nénuphars géants du Jardin Botanique de Pamplemousse et une dernière sur un temple indien.
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J’aurai aussi le plaisir de retrouver Delphine Priollaud-Stoclet (que je n’ai pas revue depuis le premier confinement), le samedi 25 mars 2023 dans le cadre d’une sortie qu’elle organisera à Paris, aux alentours du Centre Beaubourg, avec comme thème « Scènes de ville, ville en scène ».
Ci dessous, un visuel réalisé lors d’une sortie Urban sketchers à Narbonne en juin 2022.
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Pour terminer, et pour en revenir au titre de cette publication, voici une sculpture de Jean Marc, le père d’Alain Marc, avec une colombe symbolisant un sujet qui reste d’actualité, mais pas forcément dans le bon sens, notamment avec la guerre en Ukraine. Je crains que ce pays ne connaisse de nouveau une année cauchemardesque. Je vous invite d’ailleurs à découvrir la publication d’Alain à ce sujet en cliquant sur ce lien.